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ISBN : 2070417352
Éditeur : Gallimard (14/02/2001)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 105 notes)
Résumé :
Ce n'était pas la première fois que les hommes mettaient Dieu hors de lui. Le visage fermé, le regard sombre, les mains derrière le dos, il faisait les cent pas dans son éternité. Il se disait que sa vie serait meilleure sans les hommes. Il leur avait tout donné. Et d'abord l'existence. Il finissait par se demander s'il avait bien fait de les tirer du néant.
La tentation lui venait de les abandonner à eux-mêmes. On verrait bien ce qu'ils deviendraient s'il se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
dancingbrave
  08 août 2017
un peu déroutant, ce roman philosophique fait le point sur l'état actuel de la foi de l'Homme en Dieu.
Des chapitres courts, denses, paraissant simples mais pourtant lourds de sens.
Me voici de nouveau embarqué avec Dieu...ou plutôt "déjà embarqué" car je ne lis pas les ouvrages D Ormesson dans l'ordre chronologique qu'aurait dû constituer mon quadriptyque Ormessonien (Le rapport Gabriel – un jour je m'en irais sans en avoir tout dit – comme un chant d'espérance - guide des égarés)

Cette fois Dieu ne semble pas le personnage principal, Il apparaît vulnérable, faillible dubitatif, humain en un mot :

Consterné et déçu, Dieu rumine :
Les hommes armés de leurs sciences, de ce qu'ils croient comprendre de l'univers, ne voient dans les mathématiques que la preuve de la banalité de leurs mondes alors qu'ils devraient y comprendre la présence de Dieu. Les hommes donc se détournent de Dieu et Dieu, dont l'homme est l'image, agit comme eux réagiraient : il en prend ombrage et fomente leur disparition :
L'homme est d'une telle prétention qu'il préfère croire en la mort de Dieu qu'en la sienne propre alors qu'elle est inéluctable.
Dieu envoie donc Gabriel sur terre pour qu'il lui dresse un rapport sur l'Homme. le hasard fait que Gabriel choisi Jean d'Ormesson comme sujet d'enquête.
Gabriel sait tout de Jean mais ce qu'il veut savoir plus intimement c'est son enfance; ce moment pur de la vie; celui durant lequel la connexion à Dieu est encore établie...
S'ensuit une flopée embolisante d'anecdotes autobiographiques plus où moins croustillantes et intéressantes qui, je l'avoue, m'ont déçu et ennuyé.
Un peu comme si le coeur du sandwich de 315 pages était insipide alors que le pain de dessus et de dessous de quelques dizaines de pages est si bon, riche et généreux.
Heureusement que l'immense talent d'écrivain, de penseur et de philosophe de l'auteur est bien là pour aider à avaler le tout. Je n'ose comparer cette maestria à la mayonnaise...mais c'est un peu ça.
Toujours est-il qu'armé de son rapport pétrit de l'amour qu'il porte aux hommes, Gabriel rejoint l'Eternel et tente de le convaincre....
Dieu décidera-t-il de la disparition de notre monde ? Ça je ne veux le révéler car cette fin là m'a redonné foi dans la virtuosité de Jean d'Ormesson.
Un ouvrage en ton mineur – mais quelle brio encore, que le ton mineur de Jean d'Ormesson - que je classerais donc dans mon quadriptyque mais sur lequel je ne reviendrai pas, je crois.
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lecassin
  01 avril 2012
On pourrait penser que Dieu est mort…
Ou bien a t-il tout simplement décidé d'abandonner les hommes à leur triste sort ?
Rien n'est moins sur…
J'en veux pour preuve l'envoi sur Terre de l'archange Gabriel - dont ce n'est pas la première mission délicate, rappelez-vous l'annonce faite à Marie - afin de rédiger un rapport sur l'humanité ; le rapport Gabriel, on l'aura compris.
Sur Terre ? Oui mais pas n'importe ou : pas chez moi, pas chez vous, bien sur ; chez Jean d'Ormesson, soi-même…
« le rapport Gabriel » est avant tout l'occasion, après « La douane de mer » et « Histoire du Juif errant » pour Jean d'Ormesson de se raconter à nouveau.
Cabot d'Ormesson ? Pensez-vous…Jean d'Ormesson s'aime bien. Et après tout, on ne décrit bien que ce qu'on aime…
L'auteur décrit à l'Archange les diverses institutions qui ont façonné sa vie: la noblesse dont il est issu, le Quai d'Orsay où officiaient les siens, la rue d'Ulm … Le Figaro et la NRF, évidemment, auxquels il est toujours resté fidèle. Il lui fait visiter le château de Saint-Fargeau, Venise et ses canaux , la salle à manger du Ritz…
Mais aussi et surtout, il lui présente une foule de célébrités: Roger Caillois, Jean Prouvost, Raymond Aron, Pompidou, Aragon, Sartre, Blondin...
Tout ça dans le style incomparable de l'auteur, élégant, érudit, un brin pédant parfois - c'est là qu'il agace - toujours brillant.
Bref un ouvrage qu'on peu qualifier d'autobiographique ; et qui ne manque pas d'autodérision. Pour ma part, c'est ce D Ormesson là que j'aime.
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babycomeback44
  13 septembre 2014
Bon démarrage le sujet est habilement travaillé: Un dialogue en toute simplicité (et humilité?) avec un envoyé de dieu rien que ça! Mais mon intérêt c'est émoussé lorsque j'ai compris que c'était une autobiographie...genre qui ne trouve pas grâce à mes yeux. Je l'ai donc refermé prématurément. Premier livre lu de ce grand écrivain. Ecriture soignée fine delicate avec des pointes d'humour mais avec un rythme un peu trop lent. Dommage
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zabeth55
  24 juillet 2012
Dialogue entre Dieu et Gabriel.
Lassé de l'ingratitude des hommes, Dieu envoie son ange favori sur terre pour les observer et le charge de lui fournir un rapport complet afin de savoir s'il continue à s'occuper d'eux ou non.
Gabriel descend sur terre et choisit une île où séjourne… Jean d‘Ormesson lui-même !
Il lui demande de lui expliquer sa vie.
Original moyen pour l'auteur de nous offrir son autobiographie.
Je connaissais Jean d'Ormesson pour l'avoir entendu à la radio ou vu à la télé, mais n'avais jamais rien lu de lui. Et bien, son écriture est à son image : fine, intelligente, pleine d'humour, sympathique, délicieuse (d'ailleurs cet adjectif est très présent dans le livre), précieuse …..
D'accord, certains passages sont un peu longs, mais les dialogues avec Gabriel permettent qu'ils ne soient pas trop pesants, et on y apprend plein de choses.
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Groucho
  27 décembre 2014
Du très très bon Jean d'Ormesson. J'ai adoré ce livre. le style est toujours vif et alerte, les anecdotes truculentes sont irrésistibles.
Les références historiques, littéraires, spirituelles, politiques sont finement ciselées. Un livre remarquable.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
GrouchoGroucho   27 décembre 2014
.../...
Il y avait trois écrivains que je souhaitais ardemment voir entrer sous la Coupole.
Le premier était une femme : Marguerite Yourcenar ; et il est permis de dire que la bataille fut chaude.
Le deuxième était communiste : Aragon.
.../...
Et un des regrets de ma vie est de ne pas avoir assisté à la réception sous la Coupole de l'auteur du Fou d'Elsa et du Paysan de Paris.
.../...
Le troisième était Aron qui méritait bien, j'imagine, ce qu'on appelle une "élection de maréchal."
Avec l'autorisation d'Aron, je procédais à une enquête auprès de mes confrères. Le résultat tomba comme un couperet et j'allai faire mon rapport à l'auteur de L'Opium des intellectuels, de Penser la Guerre et de l'Introduction à la philosophie de l'Histoire.
- Vous avez contre vous cinq catégories différentes.
La première : les antigaullistes. Ils sont encore nombreux et puissants quai Conti.
La deuxième : les gaullistes. Ils ne vous pardonnent pas de vous séparer du Général sur plusieurs points décisifs.
La troisième : les antisémites. Il en subsiste quelques uns.
La quatrième : les juifs. Ils se méfient de vous, ils trouvent que ça va bien comme ça et qu'il ne faut pas exagérer.
Tout cela est surmontable, mais le cinquième groupe est mortel pour votre candidature : il est composé de tous ceux à qui vous avez fait comprendre un jour ou l'autre que vous étiez plus intelligent qu'eux.
Aron se mit à rire et ne se présenta pas. Je crains qu'il n'ait eu raison.
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GrouchoGroucho   26 décembre 2014
Lucien Guitry jouait dans un théâtre dont les frais étaient couverts par un mécène dont le snobisme était le moindre défaut.
Le mécène depuis longtemps caressait un rêve fou : se montrer à déjeuner chez Maxim's avec Lucien Guitry qui était une légende.
Avec la même obstination, l'acteur se refusait au fantasme du raseur.
Un soir, pourtant le mécène qui venait à nouveau de signer à l’ordre du théâtre un chèque qui ne prêtait pas à rire, parvint à arracher en échange, une promesse à Guitry : ils déjeunerait ensemble, chez Maxim's, vendredi à midi et demi.
A peine rentrer dans sa loge, Lucien Guitry se tourne vers son habilleuse et lui jette à très haute voix :
- Vous allez envoyer sur-le-champ à cet épouvantable raseur, un petit bleu chargé de lui faire savoir sans mâcher les mots qu'il n'est pas question, pour moi de déjeuner avec lui chez Maxim's, à midi et demi...
A ce moment, derrière lui, dans la glace de l'habilleuse, il aperçoit le raseur qui a oublié ses gants dans la loge et qui revient les chercher.
- ... parce que ce jour là, précisément, poursuit Guitry, ce jour là, précisément...
Et montrant dans un grand geste, le mécène pétrifié, il achève enfin sa phrase :
- ... je déjeune avec Monsieur.
.../...
Et quelle est cette chute ? demanda Gabriel.
- Le vendredi, à dix heures du matin, le mécène reçoit un petit bleu de Guitry :
"Vous avez été témoin mon cher ami, des efforts que j'ai déployé pour me débarrasser du raseur qui voulait m'empêcher de déjeuner avec vous, chez Maxim's, aujourd'hui, à midi et demi. Il s'obstine, hélas ! Il insiste. Il ne veut pas me lâcher. J'ai du céder : je ne pourrais pas déjeuner avec vous, chez Maxim's, aujourd'hui à midi et demi."
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dancingbravedancingbrave   06 août 2017
(L'archange Gabriel parle des hommes):
Ce qui prête à rire, me dit-il, c’est la suffisance et l’insuffisance de vos soucis de chaque jour. Je ne parle pas des plus mesquins, qui touchent au ridicule. Je parle des plus nobles, des plus élevés. L’ambition, la conquête, le pouvoir absolu, l’édification et la défense des empires et des Églises, l’esprit de compétition et le lucre sont des choses si dérisoires que l’histoire pourrait rougir de leur servir de théâtre. [...] l’absurde a pris le pas sur le sens de l’univers et de toute existence, le désordre des esprits et des cœurs a atteint l’intolérable quand la folie des hommes a dépassé toutes les bornes.
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GrouchoGroucho   27 décembre 2014
Après le cardinal de Richelieu, les rois de France et l'empereur Napoléon, le président de la République est le protecteur de l'Académie française où personne ne peut être élu sans être agréé par le Président.
De Gaulle s'opposa toujours à l'election de Saint-John Perse
...:...
et longtemps à celle de Paul Morand, ambassadeur de Pétain. Il finit par accepter celle de Morand, mais refusa de le recevoir.

Quand Michel Debré fut élu, mes fonctions de directeur me firent une obligation de l'accompagner à l’Élysée pour le présenter au président de la République.
Je savais en me rendant avec Michel Debré rue du faubourg Saint-Honoré, qu'il s'agissait d'une plaisanterie : François Mitterrand, adversaire irréductible du général de Gaulle, onze fois ministre de la IVe République avant de devenir président de la Ve dont il n'avait cessé de dénoncer l'infamie, n'avait nul besoin de moi pour connaître intimement Michel Debré, Premier ministre du Général, fidèle entre les fidèles, père de cette Constitution que François Mitterrand avait si longtemps vomie avant de l'incarner dans les moindre détails.
Je me doutais bien que la rencontre allait être explosive. elle fut pire que ce que je craignais.
.../...
- Bah ! me dit-il, entre François Mitterrand et moi, il était impossible que les choses se passent bien. Chacun de nous deux en sait bien trop sur l'autre et nous nous détestons tous les deux.
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dancingbravedancingbrave   04 août 2017
Les hommes sont aussi passagers que l’histoire, que leurs croyances successives, que leurs sociétés, que leurs empires, que leurs maisons et leurs vêtements : ils sont un miracle qui ne durera pas, une merveille évanescente. Ils brillent quelques millions d’années, et puis ils disparaissent.

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"La bibliothèque idéale de l'homme cultivé de notre temps" - Jean d'Ormesson
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