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Élisabeth Badinter (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253088846
Éditeur : Le Livre de Poche (01/09/2010)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Isabelle de Bourbon-Parme, petite-fille de Louis XV, épousa en 1760 le futur empereur joseph II. Cette jeune femme d'une intelligence exceptionnelle séduisit la cour de Vienne et tomba éperdument amoureuse de... sa belle-soeur, l'archiduchesse Marie-Christine. Ses lettres et billets, découverts par Élisabeth Badinter - qui les présente ici dans une passionnante introduction -, révèlent une personnalité hors du commun, douée d'un véritable talent d'écriture. Et l'on ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
leinavaleski
  24 octobre 2014
C'est sur conseil de Coquelicote que je me suis lancée dans cette lecture. Aimant l'Histoire et les romans épistolaires, j'étais impatiente de commencer et je ne regrette pas car c'est un livre génial.

On commence par une biographie d'Isabelle qui est admirable. J'accroche rarement à ces textes qui sont souvent trop lourd en informations. Mais ici, il y a ce qu'il faut d'éléments pour nous en apprendre sur Isabelle sans nous noyer sous les détails. Cette préface fut un plaisir à lire.

C'est vraiment domage de ne pas avoir la correspondance en entier mais rien que les lettres d'Isavelle furent l'objet de moments savoureux. Je suis vite tombée sous le charme de cette femme, de son caractère, de sa vie (qui fut bien trop courte) et de sa plume. Les lettres qu'elle écrit sont révélatrices d'elle-même et de ses centres d'intérêts parfois surprenants (la santé semblait beaucoup les préoccuper à l'époque). Malgré certains termes, il n'y a rien de vulgaire, que ce soit dans le récit des problèmes intestinaux des uns et des autres ou dans les alusions aux plaisirs de la chair. Je n'ai pas les réponses de Marie Christine mais je pense qu'elle devait être moins enflammée que sa belle soeur. Mais à voir ses textes, je comprends pourquoi elle était aimée et pourquoi elle fut tant regrettée...

Le ton du dernier texte est différent : il est bien plus sérieux, bien plus profond. C'est là, à mon avis, qu'on voit toute l'intelligence d'Isabelle et toute l'étendue de son don d'observation. Il y a un fossé entre ce qu'elle montre d'elle et ce qu'elle pense réellement.
C'est une femme très intéressante, captivante même, qui mérite d'être connue et ce livre est parfait pour remplir cette fonction.
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sassenach
  17 mai 2011
Isabelle de Bourbon-Parme, petite-fille de Louis XV, épouse l'archiduc d'Autriche Joseph, après avoir passé son enfance en Espagne et son adolescence en Italie. La jeune femme, très fine psychologue, sait se faire aimer de tous mais se découvre un amour pour sa belle-soeur, l'archiduchesse Marie-Christine, avec qui elle échange de nombreuses lettre enflammées …
Même si ce n'est pas ma période historique préférée et que je n'en connais que peu de choses, je suis toujours curieuse d'en apprendre plus et de découvrir des personnages hors normes. Et Isabelle de Bourbon-Parme fait partie de ces oubliés de l'Histoire alors que sa modernité, ses dons pour les relations humaines et sa plume acérée auraient pu la conserver parmi les références de cette époque. Qui plus est, il semble qu'elle ait commis un bon nombre d'écrits, dont un sur l'éducation, mais ceux-ci sont tombés aux oubliettes malgré leur justesse. Ici, ce sont les lettres qu'elle a adressées pendant trois ans, de 1760 date de son mariage à 1763 date de sa mort, à sa belle-soeur dont elle était tombée amoureuse. Il faut donc se dire qu'on ne va découvrir qu'un seul côté de la relation, celui d'Isabelle car les lettres de Marie-Christine ont disparues et il n'y en a qu'une d'elle dans ce recueil, et cette uni-latéralité, si je peux l'appeler ainsi, ne facilite pas vraiment la lecture. le langage très fleuri, parfois très cru, et souvent très ampoulé de l'époque ne m'a pas aidée non plus ! Mais c'est surtout la répétition de l'assurance de ses sentiments et de leurs petits problèmes de santé (car finalement, les grands problèmes, ceux qui entrainent la mort de différentes personnes de leur entourage, ne sont pas tant abordés que ça) ont fini par me lasser. Heureusement, il y a quelques réflexions sur la vie de la cour et sur la psychologie de la famille royale, qui prouve combien Isabelle était douée pour comprendre et manipuler son entourage, mais ces moments ont été trop peu nombreux à mon goût ! Néanmoins, malgré une lecture un peu poussive, je ne la regrette pas car elle m'a permis de découvrir cette jeune femme disparue trop tôt !
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Demoiselle-Coquelicote
  18 mai 2013
Ce sont des lettres, des billets et des petits mots écrits par Isabelle de Bourbon-Parme à sa belle-sœur l'archiduchesse Marie-Christine, introduits par une préface d'Elisabeth Badinter. Ce petit livre est à mon sens une vraie merveille. La préface permet de bien se situer dans le contexte historique par une biographie de quelques dizaines de pages qui nous fait découvrir Isabelle, petite-fille de deux rois, Louis XV de France et de Philippe V d'Espagne. Intelligente et très cultivée, elle fut mariée au futur empereur Joseph II, fils de l'impératrice d'Autriche Marie-Thérèse et frère aîné de Marie-Antoinette (et oui, tout se croise, et tout se recoupe !). Lors de son passage à Versailles avec sa mère, elle gagne le cœur de son grand-père de roi et éblouit tout le monde. La mort de sa mère alors qu'elle n'a que 17 ans la laisse amère, ses réflexions déjà la poussent à des pensées morbides. Elle assure plusieurs fois qu'elle ne vivra pas longtemps. À son arrivée à Vienne, elle séduit autant qu'à Versailles, si ce n'est plus, et toute sa belle-famille l'adore, y compris son époux, pourtant réputé peu aimant. Elle analyse la cour, les gens autour d'elle, et sait par quel bout les prendre. Mais très vite une chose inattendue se produit : elle tombe amoureuse de l'une de ses belles-sœurs, Marie-Christine.
Après une introduction passionnante, Elisabeth Badinter nous laisse avec la plume d'Isabelle. Ses lettres et billets ont été précieusement conservés par par Marie-Christine après sa mort. Car en effet elle mourut jeune, même pas 22 ans. La variole la frappe peu après son second accouchement et elle décède en quelques jours. Sa deuxième fille est morte lors de l'accouchement, la première survivra sept ans à sa mère avant de mourir de pneumonie. Elle meurt en laissant son marie désespéré, qui se remariera pourtant mais n'aura pas de descendance.
Malheureusement, le livre ne nous donne que les mots d'Isabelle. Il semble que Marie-Christine ait détruit ses propres réponses, apeurée sans doute des conséquences si quelqu'un venait à les lire, bien qu'elle n'ait jamais répondu positivement à l'amour d'Isabelle, resté ardent mais à sens unique, et platonique. Les lettres sont rangées par ordre chronologique autant que possible, car certaines ne sont pas datées ou très abîmées.
Leur lecture m'a amenée juste à côté d'Isabelle, dans son cœur même, qu'elle bride mal finalement, dans son amour impossible mais magnifique, difficile à comprendre à l'époque et toujours aujourd'hui. Je me suis sentie extrêmement proche de cette jeune femme torturée, elle me fascine par son intelligence et sa sagesse malgré son jeune âge. J'aimerais beaucoup en apprendre encore plus sur elle, malheureusement peu d'ouvrages portent sur ce sujet. Celui-ci est très bien écrit, plaisant à lire et facile d'accès. Je le conseille à tout le monde, y compris ceux qui ne sont pas passionnés par l'Histoire, car il pourrait bien les faire changer d'avis.
Lien : https://withoutmuchinterest...
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AmandineMM
  02 avril 2012
Princesse oubliée et peu connue, Isabelle de Bourbon-Parme a pourtant eu une vie très intéressante, bien que courte. Elizabeth Badinter remédie à cette ignorance dans sa préface très complète : elle n'y développe pas seulement une biographie, mais trace le portrait psychologique de cette femme et l'influence des évènements de sa vie sur son caractère. La lecture des lettres à l'archiduchesse Marie-Christine vient ensuite compléter le tableau et le mettre en mouvement. On y découvre une jeune femme charmeuse et séductrice dans les premières lettres, amoureuse ensuite, parfois jalouse, passionnée, à la santé fragile, tendre et manipulatrice grâce à une bonne connaissance de la psychologie humaine. J'ai beaucoup apprécié ce dernier aspect des lettres et du document intitulé Conseils à Marie : elle y décrit les membres influents de la famille impériale – l'empereur, l'impératrice et son mari, le futur Joseph II – afin que sa belle-soeur sache comment se comporter avec eux pour gagner leur affection et en être bien traitée quand elle ne sera plus là pour la guider. Aux instructions particulières se mêlent d'autres plus générales sur la façon d'être l'amie de quelqu'un, d'une princesse, d'une reine ou de sa mère par exemple. Cela montre une autre facette de cette femme, qui devait sembler bien sage en apparence, mais était très observatrice et possédait une grande finesse psychologique. Par contre, excepté quelques allusions, on apprend peu de choses sur le caractère de l'archiduchesse Marie-Christine dans ces lettres, ce qui peut donc faire regretter l'absence des réponses de celle-ci (et faire espérer qu'on les retrouvera un jour ; il n'y en a qu'une seule dans cette édition). Actuellement, il faut se contenter de celles d'Isabelle de Bourbon-Parme. Sur ces lettres en particulier, il faut savoir qu'il s'agit d'une correspondance quotidienne complète (et non de quelques lettres choisies par l'éditeur) : on y trouve donc de très belles déclarations d'amour, mais aussi des billets pour arranger un rendez-vous et des passages – parfois scatologiques – sur son état de santé ou celui de l'autre. Si le lecteur peut s'y intéresser dans un premier temps, cela peut finir par lasser, comme ce fut le cas pour moi à la fin de ma lecture.
Lien : http://minoualu.blogspot.com..
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liliba
  31 décembre 2010
Impossible de résister à l'attrait du titre quand il m'a été proposé par le livre de Poche ! D'une part, parce qu'une belle histoire d'amour de temps en temps, ça fait du bien, et puis aussi parce que je me délecte depuis toujours de ce langage du 18ème siècle, des tournures de phrases, expressions...
Je n'avais, excusez mon inculture, jamais entendu parler de cette princesse, ni lu un seul de ses écrits. Je me suis donc plongée avec avidité dans la lecture de ce livre. Élisabeth Badinter nous offre ici une préface absolument passionnante, nous relatant non seulement le contexte familial, historique et politique de la naissance d'Isabelle, mais aussi toute sa jeunesse et ensuite sa vie à la cours d'Autriche après son mariage avec l'Archiduc.
On comprend ainsi qu'Isabelle de Bourbon-Parme (1741-1763) était dès son plus jeune âge une personne tout à fait remarquable : petite-fille de Louis XV du côté maternel, et petite-fille de Philippe V d'Espagne du côté paternel, elle aura, si ce n'est une enfance heureuse (père absent et mère trop jeune et peu aimante), au moins une enfance protégée, et surtout l'accès à l'éducation et la culture, ce qui était à l'époque fort rare, qui plus est pour les femmes. Elle était de plus apparemment dotée de tous les charmes et de toutes les qualités : jolie sans être belle, un beau maintien, charmante avec tous, gaie, habile musicienne, peintre douée, capable de chanter en société et de converser en 4 langues... bref, parfaite pour pouvoir conclure un mariage de haut rang. Elle épouse donc le futur empereur Joseph II d'Autriche, et malgré ses quelques appréhensions face à cette famille inconnue et à la nouvelle vie qui l'attend, elle séduit rapidement tout son entourage. Sa belle-mère Marie-Thérèse est en folle, son mari en sera au final très amoureux, malgré ses réticences premières et elle va également gagner le coeur de sa belle-soeur.
Car oui, les deux jeunes femmes (très jeunes : Isabelle a 19 ans quand elle se marie) s'éprennent l'une de l'autre et si Madame Badinter
... Suite sur Les lectures de Lili
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Nostradamus27Nostradamus27   07 juillet 2014
Au XVIIIe siècle, on le sait, la consanguinité des familles
régnantes est toujours la règle. Au point souvent de frôler
l'inceste. Les tares se reproduisent et s'amplifient et les
névroses elles-mêmes, fruits de l'éducation, paraissent
héréditaires. Isabelle n'a pas échappé à cette malédiction.
Petite-fille de Louis XV par sa mère Louise Élisabeth, elle
est aussi celle de Philippe V d'Espagne pas son père l'infant
Philippe.

Les deux rois sont respectivement arrière-petit-
fils et petit-fils du Roi-Soleil, tous deux orphelins dès
l'enfance et obsédés par la mort. L'oncle et le neveu ont
plus d'un point commun. Timides, peu intelligents et peu
instruits, ils préfèrent la chasse aux affaires du royaume.
L'un et l'autre prisonniers de leurs sens n'ignorent rien de
l'homosexualité. Ce qui ne les empêcha pas de jouir des
femmes de façon compulsive sans parvenir pour autant à
se guérir de la mélancolie la plus noire.

Philippe V, terrorisé par l'enfer, dévot et obsédé sexuel,
connaît des crises de folie passagères dès la quarantaine.
Il meurt complètement fou, d'une attaque d'apoplexie, le
9 juillet 1746, alors qu'Isabelle est dans sa cinquième
année. Élevée auprès de ses grands-parents, elle n'a pas
pu ne pas entendre les cris de fureur et les hurlements
de terreur de son aïeul. Rien de tel, certes, chez Louis XV,
mais son dernier biographe, Maurice Lever, souligne à
quel point l'homme a souffert de la plus terrible neurasthénie:
«On reconnaît en Louis XV tous les symptômes
de “l'humeur noire” : instabilité, sensibilité à la moindre
variation, brusques passages de la plus folle gaieté à l'abattement,
goût immodéré de l'ombre et du secret. »
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Nostradamus27Nostradamus27   07 juillet 2014
La paix enfin conclue, le traité d'Aix-la-Chapelle signé le
18 octobre 1748 donne le duché de Parme à don Philippe
et Louise Élisabeth. Il est temps de s'installer en Italie et de
retrouver enfin le père qu'elle ne connaît pas. Avant cela,
sa mère, moins pressée d'embrasser son mari qu'on ne
l'aurait cru, a décidé de faire un détour par Versailles.

Il est vrai qu'elle attend depuis neuf ans le plaisir de revoir
son père et sa soeur jumelle, Henriette, qu'elle adore. Le
26 novembre 1748, l'infante de Parme et une nombreuse
suite quittent l'Espagne pour toujours. Isabelle, qui n'a pas
encore huit ans, voyage seule dans un carrosse avec la
marquise de Gonzalès.
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Nostradamus27Nostradamus27   07 juillet 2014
Comparées aux deux grands-pères, les grands-mères
d'Isabelle semblent des modèles d'équilibre. L'une, Marie
Leszczynska, toute soumise, l'autre, Élisabeth Farnèse,
toute dominatrice.

Dans la lignée espagnole, ce sont les
femmes qui gouvernent leur mari et leur pays et les parents
d'Isabelle reproduiront ce modèle. Sa mère Louise
Élisabeth est la fille aînée de Louis XV et sa favorite.
Intelligente et énergique, c'est une femme virile et ambitieuse
qui va apprendre à gouverner durant les sept ans
qu'elle passe en Espagne auprès de sa redoutable belle-
mère, Élisabeth Farnèse.
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TempuslegendaeTempuslegendae   17 janvier 2013
Isabelle de BOURBON-PARME était une princesse philosophe du XVIIIème siècle. Mariée tôt à Joseph II, futur empereur, elle ne tombe pas moins amoureuse de sa belle-sœur Marie-Christine. Un amour qui ne pourra durer car la petite souveraine s’éteindra avant même l’aube de ses vingt-deux printemps. Bien sûr, la trame des correspondances échangées entre les deux femmes ne laissent aucune ambiguïté sur leurs sentiments réciproques. Les petits secrets de la cour de Vienne commenceraient-ils à s’effriter, s'émousser? Il n’y a pas loin.«A quoi servirait de nous être aimées en ce monde, si nous devions être séparées pour l’éternité», plus tard dans cette même lettre écrite en novembre 1763, soit au terme de sa courte vie, elle poursuit: «Peut-être serons-nous séparées, peut-être la mort terminera une vie qui ne m’est chère que parce-que elle vous est consacrée».Ce lien intemporel qui unissait ces deux femmes, a inscrit par son unicité une belle exception dans les grands amours de l’Histoire.
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AmandineMMAmandineMM   28 mars 2012
Épargnez de grâce mon pauvre coeur, l'amour, ce dieu cruel, me persécute ; c'est de vous qu'il se sert pour se venger de moi, qui l'ai si longtemps bravé. N'employez donc pas toutes vos armes si vous ne voulez pas me voir expirer de plaisir à vos pieds. [...] Il est vrai qu[e la mort] serait bien douce, mais n'étant plus, je ne pourrais vous aimer. Laissez-moi donc vivre pour vous adorer éternellement.
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