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EAN : 9782213705064
256 pages
Éditeur : Fayard (24/02/2021)
4.31/5   53 notes
Résumé :
« Je marche dans la rue en levant les yeux au ciel. Il paraît que c’est ultra-efficace pour éviter de pleurer. J’inspire à fond. J’écoute battre mon cœur. Je viens d'entrer dans un tunnel immense… C’est le début du grand huit. Il va falloir que je m’accroche.
Longtemps, je n’ai pas voulu voir, pas voulu savoir. J’étais dans le déni et la mauvaise foi. J’ai joué à merveille mon rôle d’actrice lumineuse, pétillante et légère. J’avais une double vie : celle ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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lolols28
  01 juin 2021
Un livre vrai,sincère, sans " pathos" . J'y ai retrouvé mes mots et mes maux....les parents d'enfants différents se reconnaîtront dans ce parcours du combattant, la bêtise administrative, l'incompréhension généralisée . Les larmes montent souvent , mais ça fait du bien
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BrunoVerdin
  21 avril 2021
.....Si j'imagine des personnes narcissiques comme debout, de plein pied, rocheuses et assurées de leurs évidences, et à tout ce qui est autre, qualifié de "tendre", susceptibles à l'érosion de leurs carnations ; j'oppose narcissique à commun, ordinaire ; rocheux à fluet, évaporant et susceptible à sensible. Je choisis ce qui est au bord de la vie par le côté où ce n'est pas de la vie pour n'en savoir que de mieux ce qu'elle est contre ce qu'elle est de plus par simple représentation chosifiée, charnelle, lourde, enlevée des couleurs de l'esprit, bétonnée de certitudes et de principes et qui est la panne du manège du manège en panne. Je lis ce livre comme de voir les clignotements d'une guirlande et je finis de le lire et je découvre, surpris, la guirlande toute allumée et de toutes couleurs. La fête, le rafraichissement, un assouvissement émergé et heureux. Mes yeux s'ajoutent à la guirlande.
.....Le monde des adultes et de la société est davantage porté par les raisons que par les aspirations, par les conformités et les resserrements qui sont, de base, les besoins de servir les aspirations et les envies. Mais des besoins qui prennent des valeurs d'exigences et d'existences et les besoins deviennent d'aides et d'obstacles ; d'aides et de services, de conseils avisés ; d'obstacles par leurs accessibilités dispersées et confus d'utilités.
.....L'histoire est difficile à résumer parce qu'elle est la longueur de la même histoire. Son rythme est imposé d'entrée, c'est concret, fringuant, et son déroulement coquasse, riche, détaillée. L'histoire est belle parce qu'elle n'est pas de prendre parti, de juger ; l'histoire est toute ouverte, découverte, montrée. Aider son enfant à s'épanouir est ici vraiment la force d'une mère et cette force est incroyable et la mère est incroyable. Faire la vie durant neuf mois et la façonner des années qui seront longues... J'ai bien du mal à le raconter parce que l'auteure évoque ce qui est de surface, conséquent et joli avec un bleu de mer grand et un bleu de ciel limpide ; le ressenti profond, sombre, asphyxiant et mille fois lourd, et j'ai bien de le dire avec mes subtilités, ma manière, mes conceptions.
..... Les péripéties balancées et secouées, les travers d'une jeunesse inconcevable - que dans les romans -, comme inventées, de déboires d'être encore plus futiles ou dérangeants et d'espoirs d'être plus concrets mais de ne pas venir. D'arriver enfin de souhaiter, de vouloir et de croire, tout cela en même temps ; d'assembler tout ce qui est dissolu pour que cela soit de vérité et de réalité ; qu'un nouveau matin soit un vrai matin ; qu'un sens d'exister ne soit plus qu'un bout de ciel mais de coeur et de conscience ; que la vie soit belle et devienne trop grande à combler que de soi ; qu'une raison apparaisse et fasse l'aurore de l'horizon de toujours regarder et de ne jamais perdre de voir ; qu'advienne une paix, un silence qui fait la paix, un silence qui fait un début, une paix qui promet une sérénité de la vie.
..... La promesse arrive avec le visage de la promesse mais la promesse derrière le visage de la promesse. Et 10 années longues de s'ajouter à celles déjà vécues, une vie zigzagante. La belle robe blanche et rose restera sur le mannequin, le printemps n'existe plus, les oiseaux redeviennent des dinosaures, le bonheur est le trou d'air du chaînon de la chaîne, la féérie est un flash, ça dégringole, tout se défait, tout est à refaire. Et le monde se refait mais il est re-monde, il est encore monde, le monde change de ne pas changer. C'est de ne pas se refaire qu'il se fait. le monde est et il est une fatalité, une mascarade.
..... le café est noir et le sucre est blanc, le café c'est la vie et le café est servit. le blanc est sucré et le sucré se mélange au café, c'est le gros tourbillon du blanc et du café, c'est la soumission au tourbillon. C'est de manquer de démasquer aux infra-lumières envahies par trop de lumières, c'est de manquer de connaître le miel derrière les piqûres, de découvrir la face et les yeux de la magie, le sacré du sucré.
..... Ici il est le livre qui fait l'échange du littéraire pour la vérité, il n'en est pas moins plaisant de lecture et appétissant - un spaghetti long -, un livre qui n'a pas de redondances et qui avance pointes en avant, tonique et priant, défiant la pause parce qu'il y a de la sueur à perdre et parce que l'allégorie est un art difficile, le contemplatif n'est pas convié, cela est même de l'estoc, tout le temps. Il est à tous de trouver le vers profond dans la pomme, il ,est à peu de manger cette même pomme. Oublier de craindre ce petit vers est ce qui amène à la pétulance de vivre. de caractériser le vers par le vers et la pomme du vers est de ne plus considérer la pomme pour la pomme. Montrer une différence n'est qu'une différence de voir, et être humain par les différences c'est ce que nous sommes, nous le sommes tous. Les différences ne nous enlèvent pas d'être tous humains. Et quelque fois être humain et emprunté d'ingénuité divine ? Oui, le sucré blanc.
..... A chacun de naître du juste " ego " qui fait la conscience de soi, d'être de la vie, et par delà d'avoir les enthousiasmes des occupations et les éclats de bonheurs survenant. Il y a d'être bienheureux de la vie, pas bienheureux pour la vie. La vie est un état de nous-mêmes, un sentiment de nous-mêmes, un sentiment incarné, pas une raison, pas une volonté, pas un fructifiant obligé pour le regard d'autrui. La vie est un souffle à caresser et d'envies à être caresser. " Etre " est d'intelligence d'exister et " avoir " est de profiter d'être. Avoir est d'avoir une vie belle, avoir est d'avoir une vie pleine, avoir est de toutes les qualités d'être pour la vie. Si la vie est dévouée, inspirée, intervenante par ses affections est réelle, accomplie, reconnue de l'univers et elle est de proche et bien chaude. L'univers propose la vie et l'être humain est le désigné de l'univers, l'être humain est le privilège. Ce que nous faisons, ce que nous avons de ce que nous faisons semble d'intelligence mais de quelle intelligence est-ce ? C'est la vie qui est d'intelligence et elle l'est de première intelligence, une intelligence qui n'est pas la nôtre. La nôtre d'intelligence est de ressentir la vie, de l'embellir avec des valeurs, de profondément la respecter, de lui allouer des intentions divines cachées à la consistance, voilées à l'apparence, invisible à la science, par l'âme voulue d'être éternuée, re-pédalée pour la lumière, éblouir.
..... Des nuages ont craqué en haut de la montagne. Une rivière nouvelle est apparue pour un voyage, pour une histoire à voyager. Une descente dan- geureuse avant une longueur plus plate et plus calme aux ravissements et aux délices des découvertes. Un morceau de nuage ne s'est pas transformé et suit et trotte érratiquement le cours de l'eau. La rivière le reconnait, plus près du ciel, au-dessus de la terre, entre ciel et terre, c'est un flocon d'âme qui est le sien. Impossible qu'il descende, c'est page à page que l'auteure le raconte, c'est page après page que je m'attache avec elle mais ma tête reste près du nuage, mes pieds tâtent et posent le sol et je m'allonge, je grandis, je suis je deviens un géant, comme elle, comme d'autres.
..... Je ne suis pas un vrai géant, je n'en ai que les imaginations, les impressions, l'idée, les traces mais moins anciennes. Les vrais géants sont ces personnes comme sacrifiées de n'avoir de bonheurs exclusifs et sincères qu'avec leurs poussins jaunes de tout, dorés de préciosités, chéris d'envies, d'encore d'envies, d'avances d'envies, de dettes d'envies. Et leurs affections ne se mesurent pas et ne se décomptent pas parce qu'elles viennent de tout là-haut des montagnes. Ces fondeuses de neige bravent la vie intensément par chaque instant acculées d'humilités, de charités. Ces personnes trouvent pour eux-mêmes en eux-mêmes, quand il n'y a qu'elles, les affections puisées aux glaciers des montagnes qui sont les blancheurs et les hauteurs du monde d'en-dessous qui est le monde des personnes arrimées, qui est le monde des personnes d'être mieux terre à terre. Pourtant elles sont intarissables, torrentielles souvent, intactes toujours ces affections. Elles sont une capitale de dévouements.
..... Une capitale de dévouements et de charités. de charité pour se laisser prendre ce qui est de soi, parce que la personne seule qui aspire le don de la vie en a le besoin, et plus que l'envie, elle en a et les besoins et les envies. Etre de charité n'est pas de décider de donner, cela est d'être charitable. Etre de charité n'est pas de troquer, n'est pas de concéder, n'est pas de donner en plus non plus. Etre de charité est d'être jusque de n'être plus de soi, c'est d'être de présence, d'être présent de gré jusque de force de gré, de devenir sacré à l'instant ; c'est d'arriver que d'être parti, c'est d'arriver d'avant de partir, c'est d'arriver au même moment que de partir mais pas après de partir, c'est raté, c'est zéro, c'est beaucoup trop tard, il faut recommencer. Cela ne s'append pas, cela n'est qu'une simple disposition de la nature d'effacer la largeur de l'importance, de faire l'étirement dans l'autre sens, au dedans du milieu, dans la profondeur, d'inverser l'abscisse et l'ordonnée, être dans l'essentiel, un autre monde, être sucré, de ne pas être interprété d'être un interprète, c'est d'être dans le vide du moment, dans l'apparition, c'est d'être fortuit et prompt pour quelqu'un, une chance valide, c'est d'être une ouverture plus grande que l'espace occupé et d'en être disparu, n'être que de conception accréditée aux besoins et aux idées de son vis-à-vis, de soi-même dans l'autre, pour l'autre, d'être un miroir déformant mais un miroir à son existence et pas seul trop souvent, être un appuis, une réalité vraie.
.....Ces personnes-là sont d'hommages, de prières, de dévotions, pour nous ; pas encore de fiertés et de reconnaissances par la société ; de regards adorés, de regards chanteurs, mais d'un peu, par les mentalités. Et puis l'étranger sauf qui, aux regards oubliés, distraits, est prit de flagrante innocence, passe...
..... Bravo les géants, vous êtes de racines à l'humanité ce que nous sommes de saisons, une fois l'an d'un jour pédant, par cupidité et insouciance. Les remerciements et les compliments ne sont pas vos engrais, ils en sont nos désherbants de vous, il est donc fada de le tenter. Quand même ! ... quelque-chose... ( un soupir intraduisible )... ( je ne sais plus rien ) je vous aime comme ça, je vous aime comme vous êtes, ma réponse de vous le dire.
.....Et puis il y a ces dernières pages qui repeignent d'une couche de beauté l'ensemble du récit et qui en font le vernis tendrement soupiré... Yo ! Une écriture fine et jolie ( dentelée ? ) qui est comme les vents soufflés le printemps, un envol de coccinelles ou un départ de savoir voler.
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LesMissChocolatinebouquinent
  19 mars 2021
Être parent est bien difficile, on y va à l'instinct, on se trompe souvent et puis on recommence. Des tentatives à la pelle en espérant que l'on élève au mieux son enfant dans le tourbillon de notre société. Alors quand ce précieux cadeau n'est pas conforme aux normes de notre société, on déjante rapidement.
Être parent d'un enfant merveilleux, s'est emprunté un chemin chaotique que l'on se doit de franchir avec force, courage et conviction. On l'accepte ou non. le déni. Un vilain mot, péjoratif qui vous renvoie à la figure que vous êtes un mauvais parent aux idées préconçues et aux idéaux des grandes envergures. Mais ce déni est davantage précieux quand la conscience s'éveille.

Hélène de Fougerolles ne nous délivre pas un « énième » récit sur l'autisme mais un témoignage fort émouvant et bouleversant. Elle se met à table, nous balance son enfance, ses parents toxiques, son sentiment de l'abandon, ses désillusions et ses désirs enfouis au coeur de ses entrailles empêchant de voir l'essentielle, sa fille Sacha. Tout au long de ses années, elle entreprend sa reconstruction pas à pas. Entre apaisement et colère, Hélène de Fougerolles souhaite plus que tout offrir à sa fille un monde merveilleux où la différence n'en serait pas une. Un cri intense mêlant l'incompréhension et l'envie, la volonté d'être la mère parfaite de Sacha. Un combat féroce vers l'acceptation libératrice.

J'ai passé une de mes nuits à ses côtés. J'ai ri, j'ai pleuré, j'ai crié au rythme de ses confidences. Un témoignage terriblement sincère sans crainte du jugement. Et puis étant la maman d'un petit garçon autiste (à huit ans il est toujours) je me suis retrouvée dans ses mots. Ce moment crucial où, par fierté elle ne pleure pas devant l'équipe enseignante. Moi, je n'ai pu que pleurer devant l'absurdité du corps enseignant. Et puis ce fameux papier de la MDPH qui vous annonce, noir sur blanc, que votre enfant est handicapé. La stupeur et l'incompréhension, tout comme l'auteure, m'ont saisie. Et le dernier où le corps médical vous accuse d'être une maman trop protectrice lui passant tous les caprices. Si les médecins en sont friands, moi, ils me sont venus de mon mari.

Hélène de Fougerolles délivre son témoignage. Bienveillant et d'une honnêteté sans faille montrant du doigt les aberrations d'une société qui se dit ouverte, tolérante et bienfaisante. « Liberté, égalité, fraternité » ne s'applique pas face à la différence. Un récit émouvant qui au-delà de l'apparence de l'actrice, j'ai découvert une femme combative, pleine de générosités avec ses failles et ses blessures.
Lien : https://lesmisschocolatinebo..
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Manonee03
  17 mai 2021
Crie maman, de rage, d'affliction, d'espoir. Crie du plus profond de ton coeur. Libère-toi de ce poids, tu verras ensuite ça ira mieux.   
  
Pleure maman, tu en as le droit. Tu n'es pas faible, au contraire, tu es humaine. La vie n'est pas toujours facile, la société n'est pas toujours gentille.   
  
Doute maman, tu peux te tromper de chemin, tu peux tomber. le plus important c'est de se relever.  
  
Ris maman, car c'est aussi et surtout ça la vie : la joie, la gaieté, l'humour. Même quand le présent est orageux et le futur rempli de nuages, le soleil subsiste.  
  
Écoute ton coeur maman, vis tes émotions. Ressens chaque sentiment, laisse la vie faire. Observe.   
  
Je vais bien maman, je peux y arriver. Et toi aussi. Nous sommes fortes. Rien n'est grave. Tout est expérience.  
  
Aime maman. Aime comme je t'aime.  
  
Et t'inquiètes pas, maman, ça va aller. Nous vivrons heureuses. Au-delà des préjugés, au-delà des différences.   

Hélène de Fougerolles est une excellente actrice, et j'ai été surprise de découvrir qu'elle est aussi une merveilleuse autrice, dotée d'un don incroyable pour les mots. Chacune de ses phrases m'a bouleversée, m'a touchée en plein coeur. J'ai pleuré bien sûr, sensible que je suis, mais j'ai ri aussi ! J'ai ressenti tout l'amour d'une mère, ses doutes, son désespoir face à la vie qui se jouait d'elle. Mais j'ai surtout aperçu une femme forte qui se bat depuis toujours. L'histoire d'Hélène est douloureuse et sublime à la fois, rempli d'amour, de colère, de sensibilité, d'espoir. Je l'en remercie de nous avoir fait part d'un bout de son voyage, d'avoir mis des mots sur ses maux. Merci de nous avoir partagé ce trop plein d'émotions, et d'avoir pris cette plume pour nous offrir une magnifique leçon de vie.
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Ecureuil73
  19 novembre 2021
Quelle force, quelle aura, tant dans l'écrit que dans cette vie particulière mais oh combien instructive.
On suit la construction de l'enfant, de la femme puis de la mère qu'elle a bien du mal à accepter.
Elle passe par la colère passive, une vie en dents de scie, un déni à toute épreuve et un combat intérieur et extérieur de tous les instants.
Avec une fragilité à fleur de peau, un manque de soutien criant, le parcours de cette personnalité publique est glaçant de vérité mettant souvent à mal, l'amour mère-fille à cause d'une société réductrice. Elle n'hésite pas à égratigner son image, son chemin fût long mais au fil des barrières franchies, elle en ressortait encore plus forte.
Mais de ces épreuves, il en ressort une force vive, une conviction que nous sommes tous différents mais avec les mêmes droits.
Le rythme soutenu de la narration fait que le livre se dévore sans voir défiler le temps.
Hélène de Fougerolles à pris la plume pour changer le regard sur la différence et c'est une belle surprise littéraire.
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critiques presse (1)
LeParisienPresse   19 février 2021
La comédienne, héroïne de la série «Balthazar», publie un livre poignant, dans lequel elle raconte Shana, sa fille de 18 ans.
Lire la critique sur le site : LeParisienPresse
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Jean-DanielJean-Daniel   06 mai 2021
Nous avons tous des raisons de pleurnicher sur notre passé, notre présent ou notre futur. Je ne sais pas quel sera le mien avec Camille, mais j'ai décidé qu'il sera merveilleux. Je suis la seule créatrice de ma vie et là, maintenant, tout de suite, Camille et moi sommes en complétude. La vie n'est pas le passé ni le futur. Et l'instant présent est pour Camille et moi merveilleux. Nous n'avons besoin de rien. Nous jouissons de la vie et de ce qu'elle nous offre, nous la vivons avec joie et gratitude. Le reste m'importe peu.
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Jean-DanielJean-Daniel   05 mai 2021
J'avais tout prévu. Tout planifié. J'aurais un enfant à 30 ans. Camille naît un mois après mon anniversaire. Tout est sous contrôle.
Pourtant, la vie n'est jamais là où on l'attend... Sinon ça ne serait pas drôle.
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lolols28lolols28   31 mai 2021
Nous naviguons d'espoirs en déceptions, et j'ai parfois le sentiment de ne faire tout ça que pour les autres, uniquement pour les autres, pour qu'ils puissent mettre Camille dans une case , bien rangée...Moi non plus, je rentrerais pas dans les cases, et ils ne m'ont pas lâchée, jusqu'à me propose de triple ma troisième.
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BRAEMBRAEM   30 septembre 2021
En réalité, c'est bien plus loin que je vais enfin trouver des réponses : en moi. Car ce n'est pas ma fille qu'il faudra soigner. C'est moi qui devrai apprendre à évoluer. A partir de ce moment où j'en prends conscience, tout change dans ma vie. J'ose plonger à l'intérieur de moi. Je vais tout faire pour y puiser les ressources nécessaires dans le seul but d'accepter cette chance qui m' été donnée.
Accepter ce qui est et non ce que je voudrais qui soit. Accepter les autres, mes faiblesses et les leurs. Accepter que l'on ne puisse changer l'autre, mais que l'on peut changer notre regard sur lui. Accepter que ma fille soit différente.
C'est la clé, et j'aurais dû commencer par là.
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BRAEMBRAEM   30 septembre 2021
Nous avons tous les ressources nécessaires pour pouvoir accéder au bonheur. Nous les constituons, ces ressources, tout au long de notre histoire personnelle.
Pour ma part, je crois que c'est ma grand-mère qui m'a transmis sa gentillesse, son attention, sa douceur et son côté céleste. Elle rigolait tout le temps, ne se plaignait jamais et chantonnais quand elle souffrait.
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