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ISBN : 2709659514
Éditeur : J.-C. Lattès (23/08/2017)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Au début du XXe siècle, entre la Sibérie et le désert du Taklamakan, paysages grandioses dont la démesure fait écho à celle des passions humaines, un homme part sur les traces d’un autre. Le lieutenant Verken doit, pour le compte du gouvernement français, arrêter un archéologue explorateur, Emile Thelliot.
Au fur et à mesure qu’il s’approche de sa proie, l’officier découvre un grand maître, un homme passionné, un esprit dont l’érudition et la mémoire défient ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  02 avril 2018
Nous voici transportés en l'an 1920, entre la Sibérie et le désert du Taklamakan, oú la guerre fait rage, entre les armées Rouge et Blanche , aprés la révolution d'octobre 1917.
Au sein de cette fureur guerrière , lors de chevauchées , de combats meurtriers et brûlants, se trouvent des soldats français venus soutenir l'armée blanche.
Tel Verken, à qui l'on confie le soin de rechercher Émile Thelliot , un archéologue , possédé d'une hâte brûlante, pressé, car ces terres vierges aiguisaient les ambitions de tous.
Il désirait ne pas se faire voler ' ses trouvailles " par ses rivaux.
Ceux- ci avaient un visage et un drapeau : Suédois, Anglais Allemands qui avaient l'appui de gros industriels .
Lui, à Paris avait dû se battre pour arracher trois sous....
L'Asie Centrale était si petite sur les cartes françaises !
Il veut être le premier , ceci l'oblige à se rendre sur les chemins sanglants de la guerre ....
Verken , lui, a gagné l'Asie pour fuir son passé ....il continue de chevaucher toujours plus loin , rendant tout retour impossible .
Au fil de la traque d'Emile Thelliot , l'hostilité de Verken se transformera .....en fascination pour le rêve sans aucune limite de ce maître de l'orientalisme, ambitieux à l'extrême, emporté par sa folie et sa folle course aux découvertes, n'en disons pas plus .... ._ " On s'écharpe pour des ruines?
-_l'âge des pierres n'interdit pas les passions .-_
C'est un roman à la folie envoûtante, qui ressemble au lent déroulé d'un film ,______ dans un univers inconnu et de grands espaces _______, doté de paysages magnifiques, à l'aide d'une narration de toute beauté , raffinée, oú les mots sont ciselés et les images parfois poétiques .
En contant une épopée violente faite de combats , de tranches de vie et de chevauchées à travers une Sibérie Grandiose l'auteur, avec fougue , mêle la géographie et l'histoire entre réel et imaginaire !
C'est un premier roman , découvert par hasard , aux éditions Jean- Claude Lattés.
" Agir , c'est connaître le repos " .....
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Limoncella
  09 février 2018
Les Vents noir - Arnaud de la Grange
Éditions JC Lattès / Le Masque
L'Academie Littéraire de Bretagne Pays de Loire attribue le Grand Prix Jules Verne 2018 à Arnaud de La Grange pour son roman.
Ce prix lui a été remis le 11 juin 2018 à Nantes lors de l'Assemblée solennelle de l'Academie.
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Rien ne laissait présager que je puisse lire un tel roman. Mais parfois des rencontres lumineuses contiennent vraiment des promesses...
"Un roman à la folie séduisante qui va cogner votre âme."
Une narration raffinée, poétique parfois, avec des mots ciselés, au service de descriptions esthétiques, et réalistes, qui donnent corps à la dimension surhumaine de ce récit, et à notre humilité face à la démesure de ses paysages.
L'envie d'aller chercher derrière les mots les merveilles qui s'y cachent nous prend tout au long de ce roman où une poésie confronte l'histoire à la géographie.
Les Vents noirs m'a fascinée par la beauté de ses paysages, la violence nécessaire qui en ressort avec toutes nos interrogations, et son style qui ne faiblit jamais.
" Il est parfois difficile de discerner la part de la volonté et celle de la fatalité. ..
Quels événements un homme a-t-il déclenchés ? Quels autres l'ont emporté ? "
(Extrait)
On aime accompagner les héros de ce roman, acteurs de chevauchées, de combats et de tranches de vie, à travers une Sibérie grandiose ; héros qui fuient devant des éléments et/ou événements mais qui sont, comme l'a écrit Jean Giraudoux, " ceux qui magnifient une vie qu'ils ne peuvent plus supporter".
" C'est la chaude loi des hommes de tutoyer le mal et de changer
les ennemis en frères"- Paul Eluard -dans une nature aussi violente qui les décape avec ses vents et ses sables (noirs).
Ces hommes aventuriers, observateurs, attirés par l'extrême qui fuient le présent et ses démons, suivent leurs rêves et pas le monde, pour réaliser leur destin, mais ce retour vers leur destin n'est pas toujours possible !
Souhaitable ?
Entre réel et imaginaire, vécu et redécouverte,
c'est dans l'écriture précise et très documentée de ce récit que l'auteur a dû trouver sa joie....et peut-être aussi d'écrire le roman qu'il aurait aimé lire.
Je me souviens d'avoir trouvé du Sylvain Tesson et du Jean-Christophe Rufin dans les quelques lignes de sa 4e de couverture avant d'ouvrir ce livre...mais l'auteur qui a promené ses mots sur tous les horizons de cette terre oubliée de Dieux, y a t il aligné un soir le niveau de son verre pour trinquer comme Sylvain Tesson du côté de la Sibérie ...
" Il n'y a personne qui soit en harmonie parfaite avec soi-même" disait Corto Maltèse en Sibérie Hugo Pratt.
Quel est le prix à payer pour leur soif d'absolu nous demande l'auteur sur la 4e de couverture..c' est peut-être de renoncer au bonheur comme l'écrit Louis Aragon (Aurélien)
Ce livre qui a été mon coup de coeur de la fin d'année, ce roman d'un auteur Arnaud de la Grange que j'ai rencontré en même temps, ce grand reporter, qui a maintenant dans sa main le crayon de l'écrivain...!
Ce roman que je vous conseille.
Que je relirai avec toujours autant d'intérêt.




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itzamna
  27 décembre 2017
J'ai quitté la Sibérie de Sylvain Tesson pour rejoindre celle de Arnaud de la Grange. J'ai laissé derrière moi la quiétude et la solitude des bords du lac Baïkal pour rejoindre la violence de la guerre qui fait rage entre les armées blanche et rouge de la Russie d'après la révolution d'octobre de 1917. Au milieu de cette fureur guerrière, se trouvent des soldats français venus soutenir l'armée blanche. C'est le cas de Verken à qui l'on confie la mission de rechercher Emile Thelliot, un archéologue que le désir farouche d'être le premier à faire des découvertes essentielles conduit sur des chemins ensanglantés.
Le livre contient de nombreux récits de chevauchées à travers la Sibérie puis les déserts, de combats violents dans des territoires immenses et grandioses où les armées peuvent cheminer de longs jours sans croiser quiconque. J'ai aimé accompagner Verken dans ses combats et dans sa quête identitaire. J'ai aimé ses rencontres fraternelles avec les cosaques. Certains des lecteurs du Comité de lecture s'en sont lassés, moi c'est ce que m'a donné envie de poursuivre ma route. A l'inverse, quand d'autres lecteurs se sont passionnés pour le personnage de Thelliot et le pouvoir d'attraction qu'il exerce sur Verken, j'avoue que cette relation lointaine (puisque les deux personnages ne se "rencontrent" qu'à la toute fin du livre) ne m'a absolument pas intéressée. Je n'ai pas perçu la plus value de l'archéologue dans ce récit. Il m'a semblé que le combat que menait Verken contre ses démons était suffisant.
La sale guerre, en Europe, a laissé des traces chez les soldats : ils ne pouvaient pas revenir chez eux comme si de rien n'était. Ils ont été transformés, blessés, traumatisés... On prend conscience avec le destin de Verken à quel point le retour à la vie "normale" était impossible. L'ancien lieutenant a bien compris que rien ne pourrait le ramener à son passé : il a cherché une autre voie, à travers la Sibérie, et à la recherche d'une figure paternelle à jamais perdue. Dans ce roman, Arnaud de la Grange fait sentir à son lecteur combien il peut être difficile, voire impossible, un jour, de faire demi-tour. On ne sait pas bien ici, pour Verken comme pour Thelliot, à quel moment L Histoire bascule : ont-ils eu un moment la possibilité de tout arrêter et de faire demi-tour, de rentrer ? A chaque étape de leur parcours, le lecteur se dit qu'il est encore temps de choisir la vie, l'amour et la lumière, la vérité... Mais l'un comme l'autre continuent à chevaucher toujours plus loin, rendant tout retour impossible. Et nous laissant avec cette ultime question : pourquoi ?
L'auteur nous fait découvrir avec fougue un univers inconnu, celui des extrêmes et des grands espaces. Comme une grande épopée, on traverse les terres à cheval ou à dos de chameau, en train blindé ou en radeau : j'ai été passionnée par cet aspect du récit. On ressent l'engouement de l'auteur pour ces contrées si stupéfiantes, ces territoires des extrêmes. Ce récit ne sera pourtant pas un coup de coeur car je n'ai pas été intéressée par ce Thelliot dont l'aventure a même apporté de la confusion à ma lecture. Cela n'en reste pas moins un très bon premier roman dont on parle peu dans la blogosphère, mais que je vous invite vivement à découvrir.
Lien : https://itzamna-librairie.bl..
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Squirelito
  24 février 2019
Quand on débute la lecture de ce premier roman d'Arnaud de la Grange, on se demande soudainement si l'ombre de Dante ne s'est pas infiltrée dans le journaliste tant on croit arriver aux portes de l'enfer : « On pendait ici les hommes comme ailleurs on accroche du linge à sécher ».
Mais cette première phrase explique peut-être tout, elle symbolise à la fois la géhenne des guerres et celle de ceux qui la font, comme le lieutenant Verken. Un personnage très complexe, attachant, et qui en dit long sur les blessures de l'âme face aux Hadès des temps modernes. Verken est d'apparence très dure mais se cachent des failles beaucoup plus sensibles ; c'est un écorché vif, marqué par la première guerre mondiale, puis par les errances mensongères de son père, le décès prématuré de son frère, par tout ce qui l'entoure, attiré par les batailles tout en s'effrayant de sa noirceur.
Appelé pour retrouver en Sibérie puis au Taklamakan l'archéologue Emilie Theliot qui semble avoir sombré dans la folie, il participe à des manoeuvres dans la Russie qui se meurt. La Sibérie est le théâtre de combats sanglants entre des factions de différentes couleurs qui n'en sont plus, subsistent seulement les « Noirs » au goût de cendre, les « Rouges » au goût du sang, les « Blancs » au goût du néant. Nous sommes en 1919 en pleine guerre civile, les républicains et les monarchistes avec l'aide de quelques puissances occidentales affrontent les Bolcheviks.
Dans la région du Xinjiang ce n'est guère mieux, c'est l'époque des « seigneurs de la guerre », la nouvelle république de Chine est divisée depuis la chute de l'empire ; au Taklamakan, la « mer de la mort » prend toute sa dimension et pas seulement pour ses vents de sable. Vents noirs, vents mauvais, vents contraires.
Dans ce fatras le lieutenant continue à aller de l'avant, à combattre sans se retourner, non pour se retrouver comme Orphée (car c'est plutôt son amante Victoria qui déclamerait « que faro senza Verken) mais pour éviter de revenir en arrière. Pétri d'une cavalcade interne, il préfère chevaucher par monts et par vaux à la recherche de l'égarement des hommes.
Récit à l'écriture recherchée et, très fourni en détails historiques et archéologiques, il devient envoutant au fil des pages et se déroule un peu comme un long métrage, on voyage à la fois dans la misère de la violence des combats et la vaillance des cosaques, on ressent un vertige livresque entre montagnes, beauté des paysages et l'histoire des hommes. Une histoire qui se fond dans l'image des aigles : « Les débris du nid étaient éparpillés sur le sol. Les deux aigles adultes se tenaient l'un à l'autre sur le mur voisin, gémissant comme des hommes pleurant la mort d'un proche. Si fiers et hargneux le jour d'avant, les rapaces étaient maintenant humbles et démunis. Il avait fallu que dans leur chair ils soient frappés ».
Réussite romanesque et on escompte un second opus pour se délecter d'histoire, d'évasion, mais aussi de petites phrases qui arrivent comme de belles petits claques.
Une petite noisette me dit d'ailleurs que l'attente ne va pas être très longue…
Lien : https://squirelito.blogspot...
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Pixis
  29 octobre 2017
J'ai admiré la qualité d'écriture de ce livre. Pourvu que l'auteur en publie un second... je l'attends avec impatience.
Et puis, cerise sur le gâteau, l'histoire est intéressante et tient en haleine même si au début elle paraît longue à s'installer.
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critiques presse (1)
LeFigaro   08 septembre 2017
Arnaud de La Grange sait combien la géographie peut peser sur la nature humaine. Le grand reporter côtoie depuis longtemps les grands espaces, le romancier montre qu'il sait les faire aimer.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   01 avril 2018
" Antekov était une brute, et de la pire espèce .Molle et sucrée.Tout en lui était épais et spongieux, la silhouette, la voix, les maniéres.
Enrobée dans le gras, la cruauté n'en est que plus glaçante . "
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LimoncellaLimoncella   17 janvier 2018
A l'occasion de la sortie Les Vents noirs Arnaud de la Grange s'est livré au Figarovox/Grand entretien et il me semblait intéressant de transcrire ici un extrait de sa réponse à la question : quels sont vos maîtres en littérature.
Et sa phrase(avant de revenir à l'entretien) qui me paraît essentielle est :
POUR ALLER AU BOUT DE SES RÊVES FAUT-IL S' AFFRANCHIR AU MOINS PARTIELLEMENT DE LA RAISON ?
-
Suite :
" Au risque d'être désespérément classique j'avancerai Gracq Giono Gary Kessel et les ogres de la littérature russe. Et bien sûr Conrad. J'ai un énorme faible pour les auteurs qui trempent leur plume dans les veines des hommes, qui ont connu aussi le temps de l'action.
J'ai d'ailleurs été enchanté d'apprendre combien Conrad comptait pour Gary.
Il disait "il m'apporte quelque chose d'absolument irremplaçable : il me dépayse de moi-même.
N'est-ce pas l'essentiel lorsqu on lit un livre ?
Arnaud de La Grange poursuit en disant "j'aime ces personnages Conradiens désenchantés et blessés mais ne renonçant pas à affronter la vie. Ils cheminent souvent à la frontière de la raison et de la folie. Modestement dans Les Vents noirs ces hommes et femmes marchent sur la crête sur le fil.
Un des buts de la littérature à mon sens est de mieux connaître l'homme et ses méandres ...et donc de mieux nous cerner.

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Ce sont de tels extraits qui m'ont permis de mieux comprendre pourquoi l'auteur avait écrit son roman.
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LimoncellaLimoncella   08 janvier 2018
Verken constatait que la jeune femme recherchait désormais sa compagnie. Il n'était plus l'adversaire des premières semaines.
- Verken que voulez-vous vraiment à Theillot ? Demanda-t-elle.
- Rien qui ne puisse vous inquiéter rassurez vous. Repondit-Il avec un rire force.
-pourquoi mentir ?
- je ne feins pas. Et ce n'est pas par sens moral. Par paresse. Plutôt.
- Arrêtez de tout tourner en dérision retorqua-t-elle avec agacement. On a l'impression que vous fuyez les questions autant que vous même !
En colère Victoria avait un charme sauvage qui ravissait l'ancien lieutenant.
La voix de Verken se fit plus hésitante.
- Vous tenez tant à lui ? Demanda -t-il.
-Vous voulez savoir si je l'aime ? Oui d'une certaine façon.
-Pour sa folie séduisante ?
- Parce qu'il suit ses rêves plutôt que le monde.
Une ombre était passée dans la voix de la jeune femme.

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_Ness_Ness   17 août 2017
La terre parfois semblait se redresser sur ses coudes, comme si elle voulait se débarrasser d'une agaçante nuée de sapins posée sur son dos. Elle se faisait colline, elle devenait rocheuse. Puis, elle s'allongeait de nouveau sous son drap ivoirin. Cette immensité inchangée pansait l'âme et l'esprit. Mais au fil des jours, ce sentiment de paix s'effaçait devant une sourde oppression née de l'extrême infini. L'homme d'Occident a besoin de haies, de murs. D'un monde à sa mesure.
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PixisPixis   29 octobre 2017
Durant ces lentes caravanes, le jeune homme (...) avait appris à aimer la nature, le profond de son mystère. Rien ici n'était fixe, même les dunes se déplaçaient au gré du vent. Comment croire encore que les heures soient une mesure univrselle ? Elles se dilataient à l'infini. Verken savourait cette soumission au temps nomade. La vie sans jours ni nuits, scandée par les heures de marche et de pause, les tours de veille et les courts sommeils. Elle se mesurait à la fatigue des chevaux, à la distance entre deux points d'eau. Les grandes interrogations n'avaient pas leur place; Son existence s'était resserrée autour de gestes simples. Un état brut. Le vent, c'était commode, emmenait tout.
(p. 336)
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Video de Arnaud de La Grange (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arnaud de La Grange
Ancien reporter de guerre, Arnaud de la Grange a été correspondant pendant cinq ans dans l'une des régions les plus reculées du monde : le Turkestan chinois. C'est là que se situe son premier roman où en 1918, un ancien soldat français part à la poursuite d'un archéologue gagné par la folie. Mais la défiance se mue bientôt en fascination dans ce décor grandiose où la démesure répond aux passions humaines.
Photo : © Francesca Mantovani
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