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ISBN : 2234085810
Éditeur : Stock (22/08/2018)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Les mots des autres m’ont nourrie, portée, infusé leur énergie et leurs émotions. Jusqu’à la mort de mon frère, le 14 octobre 2015 à Montréal, je ne voyais pas la nécessité d’écrire. Le suicide d’Alex m’a transpercée de chagrin, m’a mise aussi dans une colère folle. Parce qu’un suicide, c’est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux.
Moi, je ne voulais pas m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  10 juin 2018
Lorsqu'on apprécie une critique littéraire , ayant pignon sur rue dans une des revues les plus lues au sein de la presse féminine et dont les interventions radiophoniques ou télévisées sont toujours reçues avec plaisir, il peut être tentant de découvrir le personnage de l'autre côté de la barrière, avec pour seul indice le titre (pré-rentrée littéraire , avare de quatrième de couverture).
Olivia de Lamberterie a donc pris la plume. Pour coucher sur le papier un épisode récent et douloureux. A visée thérapeutique? Peut-être pas. Même si le chagrin est encore là, l'absence s'est inscrite comme un fait indéniable et irréversible. C'est une perte intolérable , avec une souffrance en cascade qu'alimente la détresse de toute la famille qui avait en commun l'amour de ce frère qui n'a pas pu supporté le poids de son existence.
Et curieusement , malgré l'empathie que l'on peut ressentir face à la peine confiée, et ce d'autant que l'on a connu la même perte, le récit n'est pas plombant. Car derrière les larmes , derrière la colère, l'on entend la voix que les ondes nous ont rendue familière, et malgré tout, l'humour peut apparaître entre deux sanglots et au delà de la crainte d'une malédiction moins occulte que génique, et les questions induites sur le risque pour les générations futures.
C'est aussi l'occasion d'en savoir un peu plus sur la femme, sur son enfance et l'on retrouve avec bonheur des évocations des moeurs et habitudes des années 60.
Le texte est truffé de titres de livres et de chansons, une sorte d'ancrage dans la réalité, lorsque les piliers de ce qui constitue nos vies sont sapés à la base.

Bercée au fil des phrases par la musique de cette voix que je connais bien, j'ai parcouru avec plaisir et compassion ces confidences intimes qui modifieront sans doute la qualité des futures apparitions professionnelles de l'auteur, mais pas de façon négative, loin de là.

Merci aux éditions Stock et à Netgalley pour leur confiance
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Ladybird123
  11 octobre 2018
Olivia de Lamberterie exorcise à travers ce roman le chagrin lié à la perte de son frère. Ce roman autobiographique est noir, parfois gris, tant la peur et la souffrance sont palpables dans les lignes, à l'image des veines gorgées de douleur.
Alex est le frère sur lequel la fatalité d'une famille abonnée au suicide semble s'abattre. Il souffre depuis toujours. Il se sent vide, dénué d'énergie, d'envie. Il tente plusieurs fois de mettre fin à ses jours. Il comate entre deux tentatives avortées.
La dépression prend pour ce frère un tout autre visage. Il se pense né ainsi. Sa personnalité entière lui semble noire et désintégrée. Dysthymie. Forme de dépression légère sur le long terme.
Devant la fragilité d'Alex, Olivia tangue entre peurs et espoir. Et toujours remplie d'amour pour ce frère tant aimé.
Avec toutes mes sympathies (la formule canadienne pour sincères condoléances), Olivia raconte la souffrance, le manque, le deuil. Ce roman est enrichi de références littéraires et musicales ce qui le rend tout à fait pertinent.
Ça manque à mon sens d'un peu de lumière (que l'on retrouve seulement à la toute fin). L'aspect personnel, thérapeutique peut-être, amène malgré tout un respect sincère pour cette femme qui s'est débattue dans une mer de cendres et finira par s'y lover en paix quand on accepte de laisser les morts vivre en nous.
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La_Bibliotheque_de_Juju
  15 octobre 2018
La classe.
Une classe folle.
Ce sont les premiers mots qui me viennent à la lecture de ce récit.
Je ne connaissais pas Olivia de Lamberterie. Je ne regarde pas Télématin. Je ne lis pas ELLE (ni LUI d'ailleurs). Mais peu importe. J'ai dû vivre dans une grotte ces dernières années et me réveiller ce matin, chez mon libraire, en découvrant ce livre.
Je ne connaissais donc la brillante chroniqueuse/ critique littéraire qui offre là son premier ouvrage.
J'ai découvert une femme terriblement honnête avec elle-même. Une femme emplie de sa vérité. J'ai découvert son métier, sa famille, des bribes de son coeur, des morceaux d'âme.
S'il faut trouver un thème à ce livre, il évoque la perte d'un frère tant aimé. Il raconte une soeur, une femme. Une âme.
D'une classe folle. Celle du sentiment. Celle d'aimer. Dans cette retenue. Cette façon de parler de l'autre, des autres. de soi. Sans se cacher. Sans larmoyer. Une classe folle ans l'art de faire vivre l'absent. Cette manière de le rendre consistant, brillant dans le prisme d'un livre hors du temps et qui le raconte.
Un livre qui ne se lamente pas. Un ouvrage qui offre tellement de belles nuances. le portrait d'une femme d'aujourd'hui. Traversé d'anecdotes. Littéraires. Familiales. Il y a de la lumière dans le récit de ce deuil insupportable.
Et souvent, des éclairs de « génie ». Des fulgurances. de ces phrases qu'on note dans un carnet, de peur de les oublier. Des pages belles. Émouvantes. Réelles. Confidences.
Le livre d'une amoureuse des mots. Une prise de risque. Et finalement, tellement à lire. Si peu à dire. Pour ne pas galvauder un livre qui mérite d'être lu. Sans à priori.
Le récit d'une maladie réelle. Destructrice. Dont les plaies ne sont pas visibles. Ce mal de vivre qui a fini par tuer Alexandre.
J'ai plongé dans ce livre. Comme en apnée. J'en suis ressorti grandi. Ému, évidemment. Mais fort de cette résilience. de cette capacité à mettre des mots, vrais et sans effet de manche, sur des bouleversements intimes. Cette façon de véritablement rendre hommage. Dans le sens le plus noble de cette expression.
A lire. S'il vous plaît.
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Bazart
  22 août 2018
"Sympathique" ( bien que comme le dit l'auteur dans son livre, le mot fait référence au sympathie qu'on utilise au Canada pour exprimer ses condoléances à quelqu'un) , c'est l'image que renvoie forcément Olivia de Lamberterie, critique littéraire et rédactrice en chef adjointe au magazine Elle France, dans ses différentes interventions médiatiques du Masque et la Plume où elle a toujours paru bien plus bienveillante et avenante que ses collègues masculins ou à Télématin où elle illumine les matins des amoureux de la littérature.
Mais évidemment, elle n'est pas seulement que sympathique, Olivia, et c'est évidemment ce à quoi son premier roman ( plutôt catalogué comme un "récit") s'attache à peindre, à aller voir les félures et les douleurs qui se cachent derrière son sourire.
Cette grande souffrance, elle porte un nom ou plutot une cause : la mort tragique de son frère Alex, qui s'est suicidé à l'automne 2015 après des années passés à lutter contre une dépression particulièrement violente.
Alex, être aussi fragile que génial que sa frangine va s'attacher à nous raconter pendant plus de 200 pages. le lecteur va faire connaissance avec une personnalité à fleur de peau, victime d'une maladie que les médecins mettront plusieurs années à diagnostiquer, et sans lui donner le traitement adéquat.

On avait eu la chance de rencontrer Olivia sur Lyon pour la présentation de la rentrée littéraire des Editions Stock en juin dernier, une présentation qui donnait forcément envie de mettre ce roman en haut de notre PAL de la rentrée littéraire, et nous n'avons pas été déçu de notre lecture, bien au contraire! ..

Ne désirant pas forcément " faire le deuil" comme tous les âmes plus ou moins bien intentionnées le lui proposaient de faire, Olivia de Lamberterie a éprouvé le besoin viscéral de faire revivre Alex par écrit dans ce récit aussi vibrant qu' à fleur de peau.
On découvre ainsi à quel point la dévoreuse de livres qu'est Olivia depuis de nombreuses années a parfaitement réussi à s'imprégner des auteurs qu'elle idolatre, pour construire un récit aussi sincère qu'intime.
Un récit parsemé d'un humour salvateur qui fait reculer tout pathos et le mélo, tout en parvenant à rendre particulièrement poignant son final rendant un hommage bouleversant à son frère qu'on est heureux d'avoir connu à travers ce fort beau livre.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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montmartin
  10 octobre 2018
Son frère n'est pas un homme à appeler au secours, mais un homme à se tuer. La vie n'est pas son truc. Quand son frère a-t-il chaviré, existe-t-il un point de rupture ou le découragement a-t-il envahi ses veines en douce. Il s'est mis à boire beaucoup, le cercle vicieux s'est enclenché, le mal-être au bureau, le mal-être avec l'alcool, le mal-être dans son couple, embarqué dans un épisode sans happy end. On ne peut empêcher les gars de son espèce de se suicider, est-ce d'ailleurs un service à leur rendre. C'est son caractère, il est noir, il est sombre, il n'aime plus rien. Alex s'est jeté d'un pont, il était la personne la plus intègre, il était beau fantaisiste et bienveillant, il était dénué de méchanceté et très intelligent.
« Mon frère était la seule personne à qui je me confiais. Nous étions deux muets qui l'un en face de l'autre retrouvaient l'usage de la parole. »
Un livre émouvant, gai, triste, mélancolique. Olivia de Lamberterie, critique littéraire prend la plume pour savoir où est son frère, juste retrouver sa trace, être sûr que tout va bien pour lui. Ce livre n'aurait jamais dû exister puisqu'il n'aurait jamais dû mourir. Elle écrit donc pour prolonger son existence et s'empêcher de sombrer.
« Oui, la vie continue, mais comment continuer la vie sans lui ? Je tente par tous mes moyens maladroits de transformer son absence en une présence lumineuse. »
Olivia nous parle de leur enfance, de leurs parents grands bourgeois du seizième arrondissement :
« ma mère nous élevait, chez nous les hommes étaient faits pour travailler et l'argent pour être dépensé par les femmes au foyer. »
Olivia s'interroge sur la propension à la mélancolie dans leur famille, existe-t-il un gène du suicide. Elle essaye de mettre un nom sur ce plomb qui lestait la vie de son frère depuis tant d'années. Elle nous fait partager le côté inhumain des urgences psychiatriques. Elle nous parle de l'impuissance des proches face à cette terrible maladie. Un roman plein de délicatesse, plein d'amour, plein de pudeur.
« Si, pour toi, c'est mieux, j'accepte de vivre décapitée. »
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critiques presse (6)
LaLibreBelgique   16 octobre 2018
Dans cet essai, poignant et joyeux, drapé dans la dignité et la sincérité, la célèbre chroniqueuse littéraire de Télématin, du Masque et la plume ou du magazine Elle, dit l'immense chagrin que cette disparition a provoqué en elle, sa détresse mais aussi les souvenirs plus heureux qu'elle a connus avec ce frère solaire.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LActualite   05 octobre 2018
Avec une infinie profondeur, elle apprivoise le fantôme de ce frérot qu’elle connaissait mieux que quiconque, un créateur épatant dont on finit par regretter le départ précipité, sans même l’avoir connu.
Lire la critique sur le site : LActualite
Liberation   12 septembre 2018
La journaliste littéraire de «Elle» qui intervient aussi au «Masque et la Plume» raconte son frère, graphiste de talent à la mélancolie suicidaire.
Lire la critique sur le site : Liberation
Bibliobs   28 août 2018
Elle, si douée pour le bonheur de lire qu'elle pensait ne jamais écrire, a voulu donner à son frère adoré un tombeau de papier. Voici pourquoi cette rentrée littéraire est la première où, abdiquant ses fonctions de critique, elle se consacre à prolonger «le sourire lumineux» d'Alex.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Telerama   24 août 2018
En prenant la plume pour contrer l’absence d’un frère aimé, l’écrivaine élabore une vibrante ode à la vie.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeDevoir   20 août 2018
La fatigue du voyage en avion trouve désormais une résolution singulière pour Olivia de Lamberterie lorsqu’elle débarque à Montréal, la ville qui lui a volé son frère deux fois, raconte-t-elle dans "Avec toutes mes sympathies" (Stock).
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
LadydedeLadydede   17 octobre 2018
Un oiseau noir dont j'ignore l'espèce vient jouer avec la ficelle du store de la fenêtre de mon bureau. Je tente de le photographier. Sa visite me réconforte. Je le guette le matin, c'est complètement idio, mais pas plus que de manger du boulgour.
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LadydedeLadydede   17 octobre 2018
Un frère, c'est tout ce qu'on sait et qu'on ne peut pas dire aux autres.
Mon frère et moi, nous étions transparents comme du verre blanc.
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LadydedeLadydede   17 octobre 2018
Si, pour toi, c'est mieux, j'accepte de vivre décapitée.
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Ladybird123Ladybird123   11 octobre 2018
Autour de moi, je vois beaucoup d’associations conjugales, de « power couples » prêts à toutes les avanies pour escalader leur petite échelle sociale, mais finalement peu de gens qui s’aiment vraiment. Qui pensent la journée, à leur bureau ou au supermarché, au moment où ils s’embrasseront le soir.
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Ladybird123Ladybird123   11 octobre 2018
Le monde s’était rétréci à la taille du cercueil de mon frère, il reprend ses dimensions. Redevenir perméables aux malheurs extérieurs nous rend un peu de notre humanité entamée.
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Videos de Olivia de Lamberterie (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivia de Lamberterie
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