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EAN : 9782221240779
336 pages
Éditeur : Robert Laffont (12/03/2020)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 95 notes)
Résumé :
La romancière Clarissa Katsef quitte son mari à la suite d’une découverte qui l’a profondément bouleversée et peine à trouver un nouveau toit. La chance semble tourner lorsqu’elle est admise, contre toute attente, dans la très convoitée résidence pour artistes CASA. Mais est-ce vraiment une chance ?
Après quelques jours passés dans son superbe appartement, au huitième étage d’un immeuble ultramoderne, elle éprouve un malaise diffus, le sentiment d’être observ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  24 mai 2020
C'est mon huitième livre de cette romancière rencontrée à un festival du livre à Saint- Louis près de Mulhouse , où elle dédicaçait «  Rose» en 2011, son oeuvre de l'époque.
Depuis la lecture de «  Elle s'appelait Sarah,» je n'ai pas cessé de lire cette romancière franco - anglaise.
Si les thèmes explorés sont toujours les mêmes à savoir la douleur du deuil, l'empreinte des lieux, les maisons, le poids des secrets , les changements climatiques , le lecteur découvre un roman d'anticipation qui nous entraîne dans un futur inquiétant , l'univers de l'intelligence artificielle, des drones et robots ....
Paris a été endommagé par des attentats, la Tour Eiffel n'existe plus , remplacée par un hologramme illuminé le soir.
Après la rupture violente avec son deuxième mari : François dont on découvrira les motifs dans des chapitres dédiés à des carnets intercalés avec la nouvelle vie de cette écrivaine Clarissa......
Elle emménage dans un appartement luxueux , ultra moderne avec vue imprenable sur la ville bouleversée construit dans l'ancienne zone d'attentats grâce au CASA : centre de synergie artistique... réservé aux artistes ...
Quel est cet organisme ?
Ce lieu privilégié est censé lui permettre de continuer son oeuvre.....?
Elle bénéficie d'une assistante - robot personnelle qui lui lit ses mails et effectue toutes sortes de tâches, nommée Madame Dalloway en référence à Virginia Woolf ,Ombre Fascinante qui plane sur le livre comme Romain Gary, d'ailleurs .
Beaucoup de références littéraires hantent et inspirent cette oeuvre.
L'auteure dissèque avec talent ,humanité, profondeur et humour ses personnages , sa fille Jordan, sa petite fille très proche d’elle, son premier mari américain Toby, François , son deuxième mari , décrits minutieusement .

..

Elle mène une intrigue diabolique, explore les menaces qui pèsent sur notre intimité, notre liberté et notre libre- arbitre ...
Où «  La littérature n'avait plus sa place, où des individus de tous âges , tous milieux , de toutes nationalités postaient la vidéo de leur suicide. Où lire ne réconfortait plus, Lire ne guérissait plus » «  Alors pourquoi Continuait - elle à écrire? Elle écrivait pour laisser une trace , même si elle ignorait qui la recueillerait . » ....
Sans rien dévoiler je dirai que la fin déçoit un peu , je ne suis pas adepte des romans de science fiction apocalyptique .
Le lecteur reste en proie à ses questionnements.
Cependant ce roman d'anticipation suscite une réflexion intense sur l'écriture , le pouvoir des lieux, les intrusions cauchemardesques dans notre vie personnelle , le malaise, le chagrin, les doutes ou la puissance d'une imagination trop fertile ?
Peut - être un prochain livre tranchera t- il ces questions?
« Les fleurs de l'ombre » ont été écrites simultanément en français et en anglais .
Le chat de l'histoire«  Chablis » ne rassure pas.... pour moi, amoureuse des chats....
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Commenter  J’apprécie          396
Eve-Yeshe
  31 mai 2020
Clarissa Katsef vient de quitter son mari après avoir découvert qu'il avait une double vie. Elle en a l'habitude mais cette fois, il semblerait que ce soit plus grave, puisqu'elle décide de faire ses valises illico presto et se met à la recherche d'un appartement. Lors d'une réception, quelqu'un lui parle d'une résidence flambant neuve réservée aux artistes. Étant elle-même écrivain, elle tente sa chance et après un « interrogatoire orienté » sa candidature est acceptée alors qu'elle n'y croyait guère.
Il faut dire que nous sommes dans un pays dévasté par des attentats commis par des drones, alors que les jeux olympiques de 2024 allaient commencer. Des immeubles, ont été éventrés ainsi que la tour Eiffel qui est toujours en chantier. La résidence CASA a été construite sur une zone particulièrement touchée et le but est de faire revenir les gens, dans des conditions de surveillance extrêmes : tout est verrouillé, tenu par des robots et autres joyeusetés : on ouvre la porte avec son empreinte oculaire, dans la salle de bain, sur le miroir, une plaque où Clarissa doit poser sa main tous les jours pour évaluer son état de santé, et cerise sur le gâteau, une « voix » (le style des voix d'un GPS mais cent fois plus sophistiquée car paramétrée après un interrogatoire non moins rigoureux.
Passionnée par Romain Gary et Virginia Woolf, Clarissa a visité leurs maisons car elle est attirée par les lieux et leur mémoire ainsi que leur influence sur ceux qui les occupent, surtout quand il s'agit d'écrivains qui ont choisi d'y mettre fin à leurs jours.
En hommage, elle a choisi comme pseudonyme le nom de Clarissa Katsev et appelé son robot Mrs Dalloway.
« Elle avait hésité au début entre Mrs Danvers et Mrs Dalloway, avant que sa vénération pour Virginia Woolf ne prenne le dessus. »
Très vite, elle se sent mal dans cet appartement luxueux mais déshumanisé, avec l'impression d'être épiée en permanence, et finit pas dépérir. Il y a des disparitions mystérieuses, des bruits inexpliqués, une psy férue d'informatique qui joue les garde-chiourmes, big brother n'est pas loin…
En fait, je n'avais pas tellement envie de lire ce roman car les chroniques ne semblaient guère enthousiastes et surtout ce thème me fait peur (la surveillance via les e-mails les applications, l'intelligence artificielle, les réseaux sociaux et leurs dérives ne m'inspirent que méfiance et cette lecture ne va arranger ma confiance. Mais, je voulais me faire ma propre opinion, et les romans que j'ai lus pendant le confinement sont assez éloignés de ce qui me plaît d'habitude.
Cette uchronie tient la route, et au passage tient plutôt en haleine et on a envie de savoir le fin mot de l'histoire : délire ou réalité ? et Clarissa empêtrée dans ses mariages, ses relations familiales compliquées et ceux qui doutent de sa santé mentale, c'est plutôt amusant.
En fait, je me suis beaucoup plus intéressée à tout ce qui concerne Virginia Woolf et Romain Gary que j'aime beaucoup, leurs citations servant de trame au récit, les relations familiales complexes de Clarissa, le deuil qu'elle a subi, ses mariages, et surtout son bilinguisme et la manière dont Tatiana de Rosnay a construit son intrigue sur ce thème, ainsi que les allusions au Brexit, à l'Europe qui se décompose, au dérèglement climatique qui a fait disparaître les plages, les canicules, bref ce qui nous attend si on continue « à regarder ailleurs pendant que la maison brûle ».
Le miel qui coûte aussi cher que le caviar car introuvable, ou encore les fleurs qui sont toutes artificielles car la végétation a tiré sa révérence, même les arbres sont synthétiques, cela fait froid dans le dos…
Petit bémol : j'avoue une certaine ambivalence comme je l'ai dit, car l'auteure accorde beaucoup de place aux derniers moments de ces deux auteurs qu'elle aime, au détriment de l'histoire en elle-même, (je me suis rendue compte que j'ai surtout souligné essentiellement leurs citations !) et cela ne suffit pas pour emporter le lecteur, par contre, cela donne envie de lire les biographies qui leur sont consacrées.
Dans l'ensemble, ce roman m'a quand même plu, même si l'intrigue me laisse sur ma faim, il m'a surtout donné une furieuse envie de commencer enfin à lire l'oeuvre de Virginia Woolf que je remets depuis des années au lendemain (la procrastination est très difficile à soigner chez moi !) et je ne sais pas si c'était le but de l'auteure… J'ai l'impression de tourner en rond en rédigeant cette chronique, j'en suis désolée…
Il y a longtemps que je n'avais pas lu un roman de Tatiana de Rosnay, depuis « Elle s'appelait Sarah » en fait, car il y avait toujours une certaine frustration, je trouvais les sujets trop « faciles » avec parfois une impression de romance qui me laissait sur ma faim, donc je n'en ai pas lu beaucoup…
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Robert Laffont qui m'ont permis de découvrir ce roman qui tranche complètement avec les livres précédents de Tatiana de Rosnay.
#LesFleursdelombre #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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isabelleisapure
  20 avril 2020
Tatiana de Rosnay situe l'action de son dernier opus dans un futur inquiétant, où une partie de Paris a été détruite par de terribles attentats. A la place des immeubles haussmanniens se dressent des buildings ultra modernes, dont CASA, résidence d'artistes à l'accès est strictement réservé à quelques privilégiés.
Contre toute attente, Clarissa Katsef se voit attribuer un luxueux appartement, ultra moderne avec vue imprenable sur une ville bouleversée mais toujours majestueuse, pour un loyer des plus modiques.
Ce lieu privilégié devrait permettre à Clarissa de poursuivre son oeuvre littéraire. Elle voue une passion sans borne à Romain Gary et à Virginia Woolf.
Tout n'est pas si simple. Peu à peu Clarissa se sent prisonnière de ces lieux, elle a jour et nuit l'impression d'être surveillée sous la coupe d'une assistante virtuelle envahissante, qu'elle a baptisé Mrs Dalloway.
Entre deux chapitres nous présentant le quotidien de Clarissa, nous découvrons dans un carnet de notes, les raisons de la rupture avec son mari qui l'ont profondément blessées, la laissant au bord du dégout et absolument incapable de pardonner.
Tatiana de Rosnay signe un roman totalement addictif, le climat s'alourdit au fil des pages. On sent le piège qui se referme. L'intelligence artificielle trouve une place prépondérante à travers cette maison connectée.
La psychologie des personnages est disséquée avec minutie.
J'ai particulièrement aimé la relation étroite que Clarissa entretient avec sa petite fille.
Tatiana de Rosnay donne une grande place au travail d'écriture à travers Virginia Woolf et Romain Gary.
Un bon moment de détente pour lequel je remercie NetGalley et les Editions Robert Laffont.
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montmartin
  26 mars 2020
Merci aux éditions Robert Laffont et à Babelio pour l'envoi de ce roman.
Depuis sa séparation avec François, Clarissa une romancière cherche un appartement qui pourrait être une sorte de refuge, un endroit où elle se sente bien, qui l'abrite, qui la protège. Elle pense l'avoir trouvé à CASA une résidence réservée aux artistes. Une sécurité absolue, des caméras dans toutes les pièces. Elle vit seule avec Chablis son chat et Mrs Dalloway une assistante virtuelle. Chablis fait le dos rond, les oreilles aplaties comme s'il sentait une présence. Clarissa a l'impression que quelqu'un l'observe en permanence.
Tatiana de Rosnay nous entraîne dans un futur apocalyptique, des quartiers entiers de Paris ont été dévastés par des attentats, la tour Eiffel a été remplacée par un hologramme qui s'illumine le soir. Les robots se substituent aux humains. L'écriture est fluide et l'atmosphère suffisamment inquiétante pour intéresser le lecteur.
Je ne suis pas adepte des romans de science-fiction où règne l'intelligence artificielle. Mais compte tenu de la qualité des romans précédents de Tatiana de Rosnay, j'espérais un roman dont le suspens me tiendrait en haleine jusqu'au bout. Hélas ! La fin est complètement bâclée et le lecteur se retrouve abandonné au bord de la route.
« Pourquoi un artiste devrait-il se justifier ? Sa création parlait d'elle même. Des lecteurs lui demandaient de temps en temps d'expliquer la fin de ses livres. Cela la faisait rire, pleurer parfois, ou la mettait dans une rage folle. Elle écrivait pour inciter à réfléchir, et non pour donner des réponses. »
Sans commentaire.
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spleen
  26 mars 2020
Clarissa vient de quitter son mari et est à la recherche d'un logement ... Cette femme dans la soixantaine, est devenue écrivain il y a une dizaine d'années après avoir été géomètre .Nous sommes dans un futur proche où une vague d'attentats a touché le coeur des principales villes occidentales et la Tour Eiffel , effondrée est remplacée par un hologramme .
Clarissa est intégrée dans le programme CASA fournissant un appartement dans une résidence neuve pour artistes . Bientôt elle a l'impression d'être surveillée , a des nuits perturbées, même le chat est inquiet ...Que cache vraiment CASA ?
On peut voir cette lecture de deux façons , celle qui a mon avis est la plus intéressante où l'auteur par l'intermédiaire de Clarissa explore l'âme des maisons , en particulier les demeures où ont vécu et sont morts Virginia Wolf et Romain Gary . Parcourir les pièces où elle ressent la présence de ces personnalités a une résonance dans mon vécu . Lorsque Clarissa emménage dans un logement neuf, l'atmosphère est toute autre surtout avec les nouveaux gadgets de surveillance , l'absence de mémoire entre ces murs impersonnels lui devient pesante . Chacun a pu vivre les mêmes expériences .
L'autre versant du roman m'a laissé un sentiment plus tiède , c'est à la fois assez banal et surtout nettement moins abouti avec une fin qui n'en est pas vraiment une et abandonne le lecteur au milieu de ses questionnements , dommage .
Je remercie NetGalley et les Éditions Robert Laffont .
#LesFleursdelombre #NetGalleyFrance
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critiques presse (1)
Culturebox   29 avril 2020
Un roman d’anticipation fascinant sur lequel planent l’ombre de Virginia Woolf et Romain Gary doublé d’une réflexion sur l’écriture et le pouvoir des lieux.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
Eve-YesheEve-Yeshe   31 mai 2020
Mrs Dalloway n’apparaissait jamais. Elle n’était qu’une voix. Mais Clarissa savait qu’elle avait des yeux et des oreilles dans chaque pièce. Elle se demandait souvent à quoi Mrs Dalloway aurait ressemblé si elle avait vraiment existé.
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nathavhnathavh   26 mai 2020
De quoi sont faites nos vies, Clarissa ? D'une mosaïque de tendresse, de désirs, de regrets, d'instants qui passent, et des traces que laisse ce monde sur nos émotions, notre intimité, nos rêves.
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Annette55Annette55   24 mai 2020
«  Elle aperçut son reflet dans le miroir et faillit pousser un cri de surprise . Une guerrière lui faisait face, une femme en armure , une femme qui savait que cet homme ne pourrait plus jamais lui faire de mal ou la décevoir. . »
Commenter  J’apprécie          130
nathavhnathavh   26 mai 2020
Alors pourquoi continuait-elle à écrire ? Parce qu'elle n'avait pas le choix, parce que les mots constituaient un rempart, une protection. Elle écrivait pour faire entendre une voix, même frêle, assourdie ; elle écrivait pour laisser une trace, même si elle ignorait qui la recueillerait. Elle écrirait.
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nathavhnathavh   26 mai 2020
La vie des autres s'étalait sous ses yeux comme les alvéoles d'une ruche dans lesquelles elle pouvait butiner à sa guise, en alimentant son imaginaire à l'infini. Chaque ouverture offrait la richesse d'un tableau de Hopper.
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Vous pouvez dès à présent regarder le replay de notre rendez-vous "Livres en Live" avec Tatiana de Rosnay mené sur la page des librairies du groupe Furet du Nord et Decitre
Dans cette rencontre menée par Fabrice Baumann, libraire Decitrepro, Tatiana de Rosnay évoque son dernier roman "Les fleurs de l'ombre" ainsi que de nombreuses anecdotes !
https://www.furet.com/auteur/109359/Tatiana+de+Rosnay
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