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ISBN : 2253100234
Éditeur : Le Livre de Poche (13/03/2019)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.13/5 (sur 326 notes)
Résumé :
Sentinelle de la pluie est un roman d’une rare intensité dramatique où Tatiana de Rosnay déploie une tension psychologique magnifiée par un cadre apocalyptique renversant. Elle fait surgir de l’ordinaire bouleversé, l’insubmersible pouvoir de l’amour et de la rédemption.

La famille Malegarde est réunie à Paris pour fêter les 70 ans de Paul, le père, arboriste de renommée internationale. Sa femme Lauren prépare l’événement depuis deux ans, alors qu’imp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (122) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  26 mars 2018
Paul Malegarde et Lauren, son épouse, ont donné rendez-vous à leurs deux enfants, Tilia et Linden, à Paris pour fêter leurs 40 ans de mariage et les 70 ans de Paul.
Les parents vivent dans la Drôme où Paul , célèbre connaisseur des arbres, n'hésite pas à parcourir le monde pour la défense d'arbres précieux. Ils utilisent le mot "arboriste" dans le livre. Il aime particulièrement les tilleuls: il en a planté de nombreux dans son domaine et a baptisé ses enfants Linden et Tilia, noms des tilleuls dans une autre langue.
Nous en connaîtrons la raison à la toute fin du livre.
Paul arrive dans Paris et ses enfants voient qu'il a perdu son dynamisme. Il semble tout désorienté.
Paris est envahi par des pluies diluviennes et la crue de la Seine est plus que menaçante. Cela ajoute de la lourdeur à l'ambiance.
A chaque étape de la montée des eaux, l'auteur nous décrit le niveau sur la statue du zouave du pont de l'Alma. Je suppose que le titre "Sentinelle de la pluie" vient de la célèbre statue toujours prise comme référence dès que la Seine monte.
Linden, célèbre photographe professionnel a une vie privée qui ne plaît pas à son père mais jamais il n'a osé lui avouer son secret.
Tilia a été victime d'un accident terrible dans sa jeunesse et en traîne encore les séquelles physiques et psychologiques.
Lauren porte un secret dans sa vie personnelle et amoureuse.
Au début de chaque partie du roman, figure une jolie feuille avec dessous un extrait célèbre de la littérature et directement après un extrait de deux, trois pages bien mystérieuses en italique qui déboucheront sur un autre secret, je ne vais pas le dévoiler. D'ailleurs, l'auteure ne dit pas tout ouvertement à ce sujet. A nous d'amener nous-mêmes nos conclusions.
On l'a compris : Tatiana de Rosnay nous livre un roman où chaque membre de la famille porte ou un drame ou un secret avec comme cadre pour révéler tout cela un Paris envahi par la Seine comme au tout début de cette année 2018.
J'ai lu tous les romans de l'auteure et celui-ci s'approche de l'intensité de ses premiers ouvrages.

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jeannalbertina
  11 mars 2018
Déception en lisant le nouveau roman de Tatiana de Rosnay : Paris submergé par une crue historique de la Seine est certes un cadre intéressant. A ceci s'ajoute le huis-clos d'une famille d'abord dans l'hôtel puis dans la chambre d'hôpital. Mais l'auteur ne fait qu'aligner des clichés : le fils homosexuel, la fille seule survivante d'un accident, le gendre alcoolique,la tante suicidée par dépit amoureux, l'AVC du père, le secrets ... Trop c'est trop ! Aucune surprise quant à la fin, cousue de fil blanc. L'écriture est plate, voire laborieuse.
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Annette55
  11 mai 2019
J'ai lu « Rose, » « Boomerang, » «  Elle s’appelait Sarah»,( mon préféré ) , Le Voisin » et « Son-carnet-rouge » de Tatiana de Rosnay .
C'est l'histoire d'une famille : les Malegarde plus que celle des inondations , des pluies diluviennes qui s'abattent sur la ville Lumière.
L'auteur décrit avec minutie le zouave immergé jusqu'à la taille, le fleuve indocile , la Seine qui s'est transformée en un monstre boueux à l'appétit insatiable, les berges englouties , les poubelles et autres troncs d'arbres qui défilent , caracolants , heurtant des fondations, le Pont Royal tronqué enjambant de justesse le courant rugissant, les hordes de photographes qui braquent leurs appareils vers les flots ....
Elle décrit les hôpitaux évacués et l' hélitreuillage des personnes comme le père de notre héros Linden qui lui rend visite ...
Pour l'anniversaire de son père Paul , 70 ans , et l'anniversaire de leurs quarante ans de mariage , Lauren d'origine américaine , réunit sa famille à Paris , Linden est venu de San Francisco pour l'occasion et Tilia , leur fille de Londres...
Dans ce Paris menacé par la crue l'auteur explore avec talent le drame familial, chaque détail est travaillé , la tension monte comme les eaux...
Failles béantes, secrets , douleur cachées sont mises à jour : l'amour inconditionnel de Paul pour les arbres, sa passion dévorante ....son admiration pour Jean Giono .
Blessures et révélations en cascade: Linden raconte son histoire , revisite son enfance auprès d'un père assez mutique ..
Brillant photographe à San Francisco où il vit avec Sacha , son amour, il a longtemps caché son homosexualité sauf à sa tante tant aimée Candy qu'il perd tragiquement
Sa soeur Tilia revit un traumatisme grave et ancien qui la ronge ...
Comme toujours l'auteur fait la part belle à la nature , la splendeur des arbres , ce qui les différencie ,le friselis du feuillage, le gazouillis des oiseaux....et bien d'autres merveilles ...
Un roman dense , émouvant , aux nombreuses révélations sociales et familiales , dédié à la nature , aux dangers des phénomènes et catastrophes naturelles, à la non communication, aux réminiscences , à la compréhension de l'autre et / où à son acceptation , où l'urgence va bientôt délier les langues , le journal intime de cette famille fera revivre un passé occulté ....
Une espèce de remise à plat en grand de la cellule familiale, surtout l’image d’une fratrie, captivante, pétrie de rebondissements, bien travaillée que l'on a du mal à lâcher ...
Peut être que les nombreuses descriptions des quartiers de Paris atteints par la crue peuvent lasser ou ennuyer certains lecteurs , les évocations du vacarme assourdissant de Manhattan ....la tempête de 1999 ...
«Quand je suis parmi vous
Arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi- même ,
Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute
Et qui m'aime . »
Victor-Hugo, Aux arbres »

.
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Jeanfrancoislemoine
  22 juillet 2018
Le roman "Sentinelle de la pluie",de Tatiana de Rosnay relate la rencontre,à Paris,de Paul Malegarde dont on va fêter les soixante dix ans,son épouse Lauren,américaine de soixante et un ans,leur fils,Linden,brillant photographe de New York et leur fille Tilia,vivant à Londres,aux crochets d'un mari riche mais alcoolique.
Paris,la ville lumière, connaît au même moment la crue du siècle et c'est dans un décor apocalyptique que Paul va être victime d'un AVC qui va bien entendu,bousculer tous les beaux projets.
Pris au piège, par l'eau et l'état de santé du père, les protagonistes de l'histoire vont alors revivre un passé qu'ils s'étaient efforcés d'occulter jusqu'alors.
Dès lors s'engage un combat violent:au fur et à mesure de la dramatique montée des eaux dévastatrices, les barrages se fissurent et laissent peu à peu remonter à la surface,les mensonges,les non-dits,les trahisons,les regrets,les remords,les confessions.....
Tatiana de Rosnay excelle dans l'art de mettre en avant les thèmes qui lui sont chers,les relations familiales,sociales,la compréhension, l'acceptation de l'autre....
C'est avec le talent qu'on lui connaît qu'elle nous amène sur son terrain.Il y aura des révélations, de l'émotion dans ce roman où le sourire se fait rare.L'être humain est complexe et T de Rosnay aime à fouiller le tréfonds des âmes.
La construction est bien maîtrisée ,fluide et offre,en parallèle, une autre histoire dont on connaîtra l'explication à la fin.
le style de l'auteure est toujours aussi efficace .Un petit reproche cependant:à mon sens,certaines situations,certaines descriptions sont un peu longues,voire peu utiles donc un peu ennuyeuses.Heureusement,le dénouement final,bien que prévisible,est à la hauteur.
Un bon livre pour réfléchir.
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ninachevalier
  07 avril 2018
Admirons tout d'abord la couverture glacée, colorée, en phase avec le sujet,ainsi que la photo de Tatiana de Rosnay adossée à un arbre, à la fin du livre, apportant une touche de « glamour » ! La carte de Paris indiquant les zones inondables donne le ton. Quant aux citations poétiques accompagnées d'un dessin de feuille d'arbre, qui ponctuent chacun des chapitres, elles offrent au lecteur une pause lénifiante.
Tatiana de Rosnay nous plonge dans le mystère en insérant une série de textes en italique. On s'interroge dès la première page. Qui est ce personnage :
qui décline une merveilleuse ode poétique aux arbres, son refuge, « son royaume » ?
qui a besoin de se soulager en consignant «  cette histoire » ?
Puis qui convoque des souvenirs heureux avec sa baby-sitter, Suzanne ?
Mais qui évoque un traumatisme subi, quand il avait quatre ans, difficile à mettre en mots ? D'un texte à l'autre, l'auteure aiguise notre curiosité en distillant avec parcimonie des mots tels que: «  le jour où c'est arrivé », « abomination » qui préfigurent le pire. L'énigme s'éclaircira avec le dénouement et nous tient en haleine.
Paris est le lieu où converge la famille Malegarde. Retrouvailles d'autant plus attendues qu'ils doivent fêter les 70 ans du père, «  l 'Arboriste ». Tatiana de Rosnay nous fait arpenter la capitale, bientôt « une cité aquatique », tout en brossant le portrait de chacun des membres de cette famille dispersée.Le père, Paul, éminent spécialiste de la sauvegarde des arbres rares. La mère, toujours aussi séduisante, Lauren, américaine. Deux enfants aux prénoms d'arbres : le fils Linden , photographe de renom international, installé aux USA ( à la vocation précoce) dont on suit le parcours;la fille Tilia,( basée à Londres avec sa fille Mistral,« la Magicienne »), qui a su convaincre leurs parents de laisser son frère venir à Paris, consciente de son calvaire au collège à cause de sa différence. Par contre elle reste pour son cadet un mystère, « une ostrogothe », jusqu'à ce que les vannes se déversent.
Linden revisite son enfance aux côtés de ce père peu disert , admirateur de Giono et nous fait partager leur bonheur de communion avec la nature, au contact des arbres. Un enchantement. Quand il visionne une vidéo mettant à l'honneur son père,filmé dans son paradis, il réalise l'étendue de sa notoriété et de son influence. Il est troublé d'entendre ses propos dithyrambiques et scientifiques sur les arbres, qui « peuvent anticiper »,communiquer entre eux,« des encyclopédies vivantes », et ses inquiétudes. Un plaidoyer des plus convaincants qui incite à les respecter et les protéger.
On connaît l'engagement de l'auteure pour son soutien au Refuge et à la cause gay.Ici , elle développe une réflexion sur le harcèlement scolaire subi par Linden parce qu'il est homo et sur la différence. Situation identique chez Philippe Besson (1) et Jean-Philippe Blondel (2). C'est chez sa tante Candy qu'il fait son coming out, se sentant en confiance, révélant sa souffrance, sa solitude. L' aveu,plus tardif, à sa mère est reçu avec des larmes.Un douloureux choc pour elle . Trouvera-t-il l'occasion de le révéler à son père ? L'écrivaine explore les non-dits entre la fratrie, entre le père et le fils, les secrets de famille( nombreux).
Les langues vont-elles se dénouer cette fois ?
Le repas familial à peine commencé, tout bascule. L'ambiance conviviale tourne au drame. Ne déflorons pas les rebondissements en cascades qui déferlent sur cette famille aux abois. Mais leur angoisse va crescendo tout comme la montée des eaux qui atteint son climax. Même le lecteur est sur le qui -vive !

La Seine,que Sacha ( le petit ami de Linden) a connue indolente, est devenue un personnage à part entière, «  un monstre boueux à l'appétit insatiable » que Linden va immortaliser avec son Leica. Il capture non pas des mannequins mais le zouave, « immergé jusqu'à la taille », et ce vieil homme qui pleure devant la catastrophe.
L'écrivaine met en exergue l'art de la photo : «  le hasard heureux d'un instant, l'art d'en saisir la magie dans son viseur », domaine qui lui est familier.
La narratrice donne voix à la colère de la Seine en furie dont on perçoit «  le sinistre gargouillement ». Elle insiste sur le désordre climatique, l'inquiétude grandissante pour tous ceux qui sont menacés. Très bien documentée, elle nous instruit quant à la gestion de la crue par le plan Neptune. On ferme des musées, des ponts, le métro, on annule des manifestations, on dresse des barrages, des passerelles, des estrades de fortune. Panne d'électricité. L'armée présente en renfort. On circule en barques.
Un hôpital à évacuer. Récit d'autant plus prégnant et réaliste que chacun a en mémoire des images de berges submergées, de milliers de caves inondées, de personnes hélitreuillées. L'enfer.Les chaînes d'infos pratiquent la surenchère.
La romancière évoque aussi les crues de 1910 et 2016. Elle pointe la responsabilité de ceux qui accordent des permis de construire en zones inondables et fustige les promoteurs. Elle s'interroge aussi sur l'utilité des 4 lacs réservoirs en amont.
Elle ravive également notre mémoire en ressuscitant avec intensité le déchaînement des éléments lors de la terrible tempête de 1999.
Roman sonore qui mêle à la fois les cliquetis des couverts au restaurant, « le vacarme assourdissant de Manhattan, le tintamarre des chantiers, les hurlements des sirènes, les coups de klaxons », des « injures sifflantes ». S' y ajoutent «  le bourdonnement d'une abeille, «  le cri-cri des cigales », « le gazouillis des oiseaux »,«  le friselis du feuillage », le mugissement de la mer,mais aussi le ruissellement de la pluie incessante, « les bips mécaniques », les gémissements à l 'hôpital ». Et soudain une musique s'invite, celle de David Bowie ! Va-t-elle être un stimuli pour le père ?
Tatiana de Rosnay signe une bouleversante saga familiale dont les retrouvailles, censées être festives, ne se déroulent pas sous les meilleurs auspices, puisque dans un Paris apocalyptique, sous les eaux. Loin d'être un long fleuve tranquille, le récit est doublé d'une intrigue haletante, rythmé par les bulletins météo et de santé du patriarche, ce qui instille un suspense bientôt insoutenable. Linden a trouvé une oreille bienveillante auprès d'Oriel, une amie d'étude, a pu s'épancher au sujet de sa tante, sa confidente, qu'il aimait tant et qui lui manque. Il a aussi pu compter sur la complicité, le soutien de Mistral, et sur l'amour de son compagnon Sacha.
Un roman original, dense qui célèbre avec passion les arbres, la flore, traversé par les innombrables arômes qu'exhale l'Arboretum. C'est submergé d'émotion que l'on quitte la famille réunie,soudée, enfin capable de se dire «  Je t'aime », délestée de leurs souvenirs toxiques.
La boîte, rapportée par Linden à la demande du père, a livré ses secrets, comme un testament. Un récit qui offre une méthode pour dompter son stress, sa peur : convoquer « une chose, un lieu ou une personne aux vertus rassurantes » ! On devine l'attachement de « notre prolifique franglaise » pour la Drôme ( ses champs de lavande, d'oliviers,d'abricotiers) et les paysages provençaux qui rappellent la Toscane, «  son Manderley à elle », confie-t-elle dans le Magazine Lire.
Les lieux comme les murs sont mémoire.
(1) Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson Julliard
(2) La mise à nu de Jean-Philippe Blondel Buchet-Chastel


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critiques presse (4)
Actualitte   01 juin 2018
Paris : connu, familier, inoffensif. Qui devient le théâtre d'une lente descente dans l'ombre de la vie. Cette ombre qui nous suit partout, derrière, à côté, mais qui dans Sentinelle de la pluie s'impose et révèle failles et douleurs cachées.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeJournaldeQuebec   28 mai 2018
Écrivaine de talent, très habile pour saisir chaque détail, le décrire à la perfection, sans jamais créer de surcharge ou de longueurs, Tatiana de Rosnay a patiemment travaillé ce livre.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LePoint   14 mars 2018
La romancière revient en experte de la psychose avec « Sentinelle de la pluie », magistral drame familial dans un Paris menacé par la montée des eaux.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeFigaro   09 mars 2018
Auteur du best-seller phénoménal Elle s'appelait Sarah, et de nombreux succès, elle ne conçoit pas son métier sans prise de risque. En témoigne son nouveau roman, «Sentinelle de la pluie».
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   26 mars 2018
J'ai confié ma terreur à l'arbre. Il m'en a délesté et m'a fait sien. L'arbre m'a maintenu debout. Il m'a enfermé en lui. Jamais je ne m'étais senti aussi protégé. Jamais rien ni personne n'avait veillé à ma sauvegarde de cette façon-là.
...
Et là, au cœur du tilleul, je savais qu'aucun monstre, aucune horreur, jamais ne me trouverait.
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Annette55Annette55   11 mai 2019
« Les arbres ont une mémoire. Ils peuvent anticiper. Ils peuvent assimiler les informations. Nous savons depuis un certain temps qu’une forêt est un réseau complexe qui partage ses données , un milieu où les arbres veillent les uns sur les autres .
Chez l’arbre tout est lent, la façon dont il pousse, dont il se développe.
Nous avons oublié l’art de la patience .
Personne ne peut réellement comprendre cette lenteur et l’âge vénérable que les arbres sont capables d’atteindre.
Certains arbres ont des milliers d’années. En fait , les arbres constituent « l’antithèse » absolue de cette Folle Époque de vitesse qui est la nôtre . »
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jeunejanejeunejane   13 avril 2018
Linden éteint la télé. Les prophéties de l'experte le perturbent. Peut-être est-il temps de partir. Peut-être devraient-ils tous fiche le camp d'ici, tant que l'eau est encore sous les genoux du zouave.
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rkhettaouirkhettaoui   06 mars 2018
Les arbres étaient tout aussi vivants que les êtres humains, avait expliqué Paul à son petit garçon, le soulevant pour qu’il puisse à son tour toucher la surface rugueuse. Les arbres doivent se battre pour survivre, lui avait expliqué son père, ils le doivent en permanence : pour trouver de l’eau, de l’espace, de la lumière, pour se protéger de la chaleur, de la sécheresse, du froid, des prédateurs ; ils doivent aussi apprendre à se défendre contre les orages, et plus les arbres sont grands, plus ils donnent prise au vent. Debout sous le soleil, leurs racines plongeant dans le sol humide, les arbres semblent avoir un mode de vie très simple, mais en réalité les choses sont bien plus subtiles ; les arbres peuvent anticiper, ils ont conscience des saisons, de la luminosité, des changements de température. Ils propagent d’énormes quantités d’eau, ils canalisent la pluie à mesure qu’elle tombe, ils possèdent un pouvoir que l’homme doit respecter. Les humains ne seraient rien sans les arbres, affirmait son père.
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jeunejanejeunejane   26 mars 2018
Linden s'était tu à nouveau, un long moment. Son souffle avait dessiné un nuage cotonneux sur la vitre froide. Candice attendait. La bulle s'était extirpée de son corps, elle s'était libérée. Il avait dit : " Ça ne va pas te plaire." Autre silence...
Il avait éprouvé de la peur, de la détresse, de la solitude, et puis, chose étrange, du soulagement.
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Vidéo de Tatiana de Rosnay
A l'occasion de la 11ème édition du salon international du livre en format livre de poche Saint-Maur En Poche, la journaliste Jacqueline Pétroz recevait sur la scène de la Griffe Noire les deux auteurs française Alexandra Lapierre et Tatiana de Rosnay pour nous parler de leurs héroïnes...
Manderley for ever de Tatiana de Rosnay aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/39185-divers-litterature-manderley-for-ever.html
Avec toute ma colère de Alexandra Lapierre aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/143624-divers-litterature-avec-toute-ma-colere.html
Fanny Stevenson de Alexandra Lapierre aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/21541-poche-fanny-stevenson.html
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#soutenezpartagezcommentezlgn Merci pour votre soutien et votre amitié qui nous sont inestimables. @Gérard Collard @Jean-Edgar Casel
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