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ISBN : 2350874427
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (01/03/2018)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 92 notes)
Résumé :
Sentinelle de la pluie est un roman d’une rare intensité dramatique où Tatiana de Rosnay déploie une tension psychologique magnifiée par un cadre apocalyptique renversant. Elle fait surgir de l’ordinaire bouleversé, l’insubmersible pouvoir de l’amour et de la rédemption.

La famille Malegarde est réunie à Paris pour fêter les 70 ans de Paul, le père, arboriste de renommée internationale. Sa femme Lauren prépare l’événement depuis deux ans, alors qu’imp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  26 mars 2018
Paul Malegarde et Lauren, son épouse, ont donné rendez-vous à leurs deux enfants, Tilia et Linden, à Paris pour fêter leurs 40 ans de mariage et les 70 ans de Paul.
Les parents vivent dans la Drôme où Paul , célèbre connaisseur des arbres, n'hésite pas à parcourir le monde pour la défense d'arbres précieux. Ils utilisent le mot "arboriste" dans le livre. Il aime particulièrement les tilleuls: il en a planté de nombreux dans son domaine et a baptisé ses enfants Linden et Tilia, noms des tilleuls dans une autre langue.
Nous en connaîtrons la raison à la toute fin du livre.
Paul arrive dans Paris et ses enfants voient qu'il a perdu son dynamisme. Il semble tout désorienté.
Paris est envahi par des pluies diluviennes et la crue de la Seine est plus que menaçante. Cela ajoute de la lourdeur à l'ambiance.
A chaque étape de la montée des eaux, l'auteur nous décrit le niveau sur la statue du zouave du pont de l'Alma. Je suppose que le titre "Sentinelle de la pluie" vient de la célèbre statue toujours prise comme référence dès que la Seine monte.
Linden, célèbre photographe professionnel a une vie privée qui ne plaît pas à son père mais jamais il n'a osé lui avouer son secret.
Tilia a été victime d'un accident terrible dans sa jeunesse et en traîne encore les séquelles physiques et psychologiques.
Lauren porte un secret dans sa vie personnelle et amoureuse.
Au début de chaque partie du roman, figure une jolie feuille avec dessous un extrait célèbre de la littérature et directement après un extrait de deux, trois pages bien mystérieuses en italique qui déboucheront sur un autre secret, je ne vais pas le dévoiler. D'ailleurs, l'auteure ne dit pas tout ouvertement à ce sujet. A nous d'amener nous-mêmes nos conclusions.
On l'a compris : Tatiana de Rosnay nous livre un roman où chaque membre de la famille porte ou un drame ou un secret avec comme cadre pour révéler tout cela un Paris envahi par la Seine comme au tout début de cette année 2018.
J'ai lu tous les romans de l'auteure et celui-ci s'approche de l'intensité de ses premiers ouvrages.

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jeannalbertina
  11 mars 2018
Déception en lisant le nouveau roman de Tatiana de Rosnay : Paris submergé par une crue historique de la Seine est certes un cadre intéressant. A ceci s'ajoute le huis-clos d'une famille d'abord dans l'hôtel puis dans la chambre d'hôpital. Mais l'auteur ne fait qu'aligner des clichés : le fils homosexuel, la fille seule survivante d'un accident, le gendre alcoolique,la tante suicidée par dépit amoureux, l'AVC du père, le secrets ... Trop c'est trop ! Aucune surprise quant à la fin, cousue de fil blanc. L'écriture est plate, voire laborieuse.
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ninachevalier
  07 avril 2018
Admirons tout d'abord la couverture glacée, colorée, en phase avec le sujet,ainsi que la photo de Tatiana de Rosnay adossée à un arbre, à la fin du livre, apportant une touche de « glamour » ! La carte de Paris indiquant les zones inondables donne le ton. Quant aux citations poétiques accompagnées d'un dessin de feuille d'arbre, qui ponctuent chacun des chapitres, elles offrent au lecteur une pause lénifiante.
Tatiana de Rosnay nous plonge dans le mystère en insérant une série de textes en italique. On s'interroge dès la première page. Qui est ce personnage :
qui décline une merveilleuse ode poétique aux arbres, son refuge, « son royaume » ?
qui a besoin de se soulager en consignant «  cette histoire » ?
Puis qui convoque des souvenirs heureux avec sa baby-sitter, Suzanne ?
Mais qui évoque un traumatisme subi, quand il avait quatre ans, difficile à mettre en mots ? D'un texte à l'autre, l'auteure aiguise notre curiosité en distillant avec parcimonie des mots tels que: «  le jour où c'est arrivé », « abomination » qui préfigurent le pire. L'énigme s'éclaircira avec le dénouement et nous tient en haleine.
Paris est le lieu où converge la famille Malegarde. Retrouvailles d'autant plus attendues qu'ils doivent fêter les 70 ans du père, «  l 'Arboriste ». Tatiana de Rosnay nous fait arpenter la capitale, bientôt « une cité aquatique », tout en brossant le portrait de chacun des membres de cette famille dispersée.Le père, Paul, éminent spécialiste de la sauvegarde des arbres rares. La mère, toujours aussi séduisante, Lauren, américaine. Deux enfants aux prénoms d'arbres : le fils Linden , photographe de renom international, installé aux USA ( à la vocation précoce) dont on suit le parcours;la fille Tilia,( basée à Londres avec sa fille Mistral,« la Magicienne »), qui a su convaincre leurs parents de laisser son frère venir à Paris, consciente de son calvaire au collège à cause de sa différence. Par contre elle reste pour son cadet un mystère, « une ostrogothe », jusqu'à ce que les vannes se déversent.
Linden revisite son enfance aux côtés de ce père peu disert , admirateur de Giono et nous fait partager leur bonheur de communion avec la nature, au contact des arbres. Un enchantement. Quand il visionne une vidéo mettant à l'honneur son père,filmé dans son paradis, il réalise l'étendue de sa notoriété et de son influence. Il est troublé d'entendre ses propos dithyrambiques et scientifiques sur les arbres, qui « peuvent anticiper »,communiquer entre eux,« des encyclopédies vivantes », et ses inquiétudes. Un plaidoyer des plus convaincants qui incite à les respecter et les protéger.
On connaît l'engagement de l'auteure pour son soutien au Refuge et à la cause gay.Ici , elle développe une réflexion sur le harcèlement scolaire subi par Linden parce qu'il est homo et sur la différence. Situation identique chez Philippe Besson (1) et Jean-Philippe Blondel (2). C'est chez sa tante Candy qu'il fait son coming out, se sentant en confiance, révélant sa souffrance, sa solitude. L' aveu,plus tardif, à sa mère est reçu avec des larmes.Un douloureux choc pour elle . Trouvera-t-il l'occasion de le révéler à son père ? L'écrivaine explore les non-dits entre la fratrie, entre le père et le fils, les secrets de famille( nombreux).
Les langues vont-elles se dénouer cette fois ?
Le repas familial à peine commencé, tout bascule. L'ambiance conviviale tourne au drame. Ne déflorons pas les rebondissements en cascades qui déferlent sur cette famille aux abois. Mais leur angoisse va crescendo tout comme la montée des eaux qui atteint son climax. Même le lecteur est sur le qui -vive !

La Seine,que Sacha ( le petit ami de Linden) a connue indolente, est devenue un personnage à part entière, «  un monstre boueux à l'appétit insatiable » que Linden va immortaliser avec son Leica. Il capture non pas des mannequins mais le zouave, « immergé jusqu'à la taille », et ce vieil homme qui pleure devant la catastrophe.
L'écrivaine met en exergue l'art de la photo : «  le hasard heureux d'un instant, l'art d'en saisir la magie dans son viseur », domaine qui lui est familier.
La narratrice donne voix à la colère de la Seine en furie dont on perçoit «  le sinistre gargouillement ». Elle insiste sur le désordre climatique, l'inquiétude grandissante pour tous ceux qui sont menacés. Très bien documentée, elle nous instruit quant à la gestion de la crue par le plan Neptune. On ferme des musées, des ponts, le métro, on annule des manifestations, on dresse des barrages, des passerelles, des estrades de fortune. Panne d'électricité. L'armée présente en renfort. On circule en barques.
Un hôpital à évacuer. Récit d'autant plus prégnant et réaliste que chacun a en mémoire des images de berges submergées, de milliers de caves inondées, de personnes hélitreuillées. L'enfer.Les chaînes d'infos pratiquent la surenchère.
La romancière évoque aussi les crues de 1910 et 2016. Elle pointe la responsabilité de ceux qui accordent des permis de construire en zones inondables et fustige les promoteurs. Elle s'interroge aussi sur l'utilité des 4 lacs réservoirs en amont.
Elle ravive également notre mémoire en ressuscitant avec intensité le déchaînement des éléments lors de la terrible tempête de 1999.
Roman sonore qui mêle à la fois les cliquetis des couverts au restaurant, « le vacarme assourdissant de Manhattan, le tintamarre des chantiers, les hurlements des sirènes, les coups de klaxons », des « injures sifflantes ». S' y ajoutent «  le bourdonnement d'une abeille, «  le cri-cri des cigales », « le gazouillis des oiseaux »,«  le friselis du feuillage », le mugissement de la mer,mais aussi le ruissellement de la pluie incessante, « les bips mécaniques », les gémissements à l 'hôpital ». Et soudain une musique s'invite, celle de David Bowie ! Va-t-elle être un stimuli pour le père ?
Tatiana de Rosnay signe une bouleversante saga familiale dont les retrouvailles, censées être festives, ne se déroulent pas sous les meilleurs auspices, puisque dans un Paris apocalyptique, sous les eaux. Loin d'être un long fleuve tranquille, le récit est doublé d'une intrigue haletante, rythmé par les bulletins météo et de santé du patriarche, ce qui instille un suspense bientôt insoutenable. Linden a trouvé une oreille bienveillante auprès d'Oriel, une amie d'étude, a pu s'épancher au sujet de sa tante, sa confidente, qu'il aimait tant et qui lui manque. Il a aussi pu compter sur la complicité, le soutien de Mistral, et sur l'amour de son compagnon Sacha.
Un roman original, dense qui célèbre avec passion les arbres, la flore, traversé par les innombrables arômes qu'exhale l'Arboretum. C'est submergé d'émotion que l'on quitte la famille réunie,soudée, enfin capable de se dire «  Je t'aime », délestée de leurs souvenirs toxiques.
La boîte, rapportée par Linden à la demande du père, a livré ses secrets, comme un testament. Un récit qui offre une méthode pour dompter son stress, sa peur : convoquer « une chose, un lieu ou une personne aux vertus rassurantes » ! On devine l'attachement de « notre prolifique franglaise » pour la Drôme ( ses champs de lavande, d'oliviers,d'abricotiers) et les paysages provençaux qui rappellent la Toscane, «  son Manderley à elle », confie-t-elle dans le Magazine Lire.
Les lieux comme les murs sont mémoire.
(1) Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson Julliard
(2) La mise à nu de Jean-Philippe Blondel Buchet-Chastel


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spleen
  25 avril 2018
C'est sans doute cette pluie incessante depuis de si nombreuses semaines qui a inspiré le thème du nouveau roman de Tatiana de Rosnay , quoique j'imagine qu'il lui a fallu sans doute plus qu'une fin d'hiver pluvieuse pour en venir à bout !
Il pleut sur Paris, on scrute les pieds du Zouave du pont de l'Alma et la crue de 1910 est dans toutes les mémoires .
Pas de chance pour Paul et Lauren Malegarde qui avaient décidé de fêter les 70 ans de Paul et leur anniversaire de mariage avec leurs deux enfants : Linden , photographe à New-York et Tillia , artiste peintre à Londres .
Et il n'y a pas que les dérangements climatiques qui vont perturber ce séjour, car la famille Malegarde va vraiment devoir faire face à de dramatiques incidents , en même temps ces événements seront comme une remise à plat des non-dits inévitables dans une cellule familiale avec des personnalités hors du commun et aboutirons à la révélation des secrets ...
J'ai aimé les délicats dessins de feuilles rappelant la passion et le métier du patriarche Paul , une sorte de forestier comme Peter Wohlleben , l'auteur de la vie secrète des arbres , et le petit texte du début de chaque chapitre mais j'ai trouvé un peu lourde l'accumulation des ennuis arrivant à cette famille !
Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Paul Verlaine
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JulieVasa
  11 mars 2018
🔸Cela faisait trois ans que je l'attendais… le voici enfin, aujourd'hui en librairie, le tout nouveau roman de Tatiana de Rosnay, Sentinelle de la pluie, aux Éditions Héloïse d'Ormesson. Quel plaisir de retrouver la plume de cet auteur que j'apprécie tant, cette fois-ci à nouveau dans une fiction, après la magnifique biographie qu'elle avait consacrée à Daphné du Maurier (Menderlay for ever, Albin Michel/Éditions Héloise d'Ormesson, 2015) !
🔸La famille Malegarde se réunit à Paris pour célébrer les 70 ans du père, Paul, et les 40 ans de mariage qui l'unissent à Lauren. Une ville comme point de rencontre d'une famille éclatée géographiquement, entre des parents vivant à Vénozan dans la Drôme, une fille, Talia, qui vient de Londres, et Linden, le fils, photographe à la renommée internationale dont les attaches sont désormais à San Francisco. Un moment de retrouvailles qui s'annonçait sous les meilleurs hospices. Et pourtant… rien ne va se passer comme chacun pouvait l'imaginer. D'abord parce que Paul, cet amoureux des arbres, homme de la terre, apparaît très vite extrêmement diminué, tout comme son épouse qui va être affectée par une pneumonie fulgurante. Ensuite parce que chacun des personnages recèle en lui des faiblesses, autant de secrets cachés aux autres qui ont contribué à rendre la communication très complexe entre eux tous même si l'amour les liant ne fait aucun doute. Enfin, et surtout, en raison d'un déchaînement des éléments et d'une crue de la Seine en particulier qui vont rendre ce séjour totalement apocalyptique !
🔸Tatiana de Rosnay signe ici un livre digne des pires scénarios catastrophes, qui aurait pu paraître totalement farfelu il y a peu encore mais qui après deux crues consécutives de la Seine, semble des plus plausibles et même visionnaire pour cet auteur qui avait commencé à écrire son roman bien avant les derniers débordements du Fleuve dans la capitale, personnage à part entière du livre. Les voici donc tous en plein coeur de Paris, alors que le niveau de la Seine monte dangereusement au rythme des tensions qui les animent. Et si, justement, cette situation les contraignant tous à demeurer ensemble était l'occasion de faire tomber les masques ? Et si ces pertes de repères spatio-temporelles étaient le moment pour chacun d'en revenir à l'essentiel ? Face à l'impossibilité de contenir davantage leurs émotions et, dans une sorte d'urgence, chacun va enfin se révéler aux autres et se mettre à nu.
🔸Tout le talent de Tatiana de Rosnay réside dans sa manière de nous transporter à travers l'histoire de ses personnages malmenés ou magnifiés par les éléments dans un environnement qui les dépasse. Une histoire portée par une écriture des plus réalistes qui fait ressentir au lecteur, aux sens propre et figuré, le cauchemar vécu par les protagonistes du roman. Plusieurs des thèmes chers au coeur de Tatiana sont à nouveau abordés dans Sentinelle de la pluie, à commencer par Paris qu'elle avait déjà si bien décrite dans son roman Rose et où, là aussi, il était difficile pour certains de quitter leurs quartiers en dépit des circonstances.
🔸Si le lecteur assiste en spectateur impuissant à ce déchaînement des éléments tout à la fois effrayant et fascinant, ne craignez aucunement de sombrer dans un cauchemar sans issue en ouvrant ce livre. " Fluctuat net mergitur " (il est battu par les flots mais ne sombre pas) : la devise latine de Paris pourrait bien être celle de la famille de Malegarde...
🔸À l'heure du tout connecté, des rythmes effrénés et de l'information en temps réel, ce roman rappelle la suprématie de la nature face à l'homme qui ne peut que composer avec et demeurer humble, réapprendre l'art d'être patient. " Quand la nature se mettait en colère, avait un jour dit Paul, il n'y avait rien que l'homme puisse y faire. Absolument rien ".
🔸Si vous faites partie de ces lecteurs qui appréciez lire un livre avec la bande originale ayant accompagné son auteur pendant son écriture, alors vous écouterez sans aucun doute David Bowie en boucle, cet artiste si cher au coeur de Paul Malegarde. Et si comme moi, vous tournez à regret la dernière page de Sentinelle de la pluie, triste de quitter ces personnages si attachants, rassurez-vous, Linden a un compte Instagram que je vous invite à consulter très vite pour partager encore davantage avec lui !
Lien : https://www.facebook.com/jul..
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critiques presse (4)
Actualitte   01 juin 2018
Paris : connu, familier, inoffensif. Qui devient le théâtre d'une lente descente dans l'ombre de la vie. Cette ombre qui nous suit partout, derrière, à côté, mais qui dans Sentinelle de la pluie s'impose et révèle failles et douleurs cachées.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeJournaldeQuebec   28 mai 2018
Écrivaine de talent, très habile pour saisir chaque détail, le décrire à la perfection, sans jamais créer de surcharge ou de longueurs, Tatiana de Rosnay a patiemment travaillé ce livre.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LePoint   14 mars 2018
La romancière revient en experte de la psychose avec « Sentinelle de la pluie », magistral drame familial dans un Paris menacé par la montée des eaux.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeFigaro   09 mars 2018
Auteur du best-seller phénoménal Elle s'appelait Sarah, et de nombreux succès, elle ne conçoit pas son métier sans prise de risque. En témoigne son nouveau roman, «Sentinelle de la pluie».
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   26 mars 2018
J'ai confié ma terreur à l'arbre. Il m'en a délesté et m'a fait sien. L'arbre m'a maintenu debout. Il m'a enfermé en lui. Jamais je ne m'étais senti aussi protégé. Jamais rien ni personne n'avait veillé à ma sauvegarde de cette façon-là.
...
Et là, au cœur du tilleul, je savais qu'aucun monstre, aucune horreur, jamais ne me trouverait.
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jeunejanejeunejane   13 avril 2018
Linden éteint la télé. Les prophéties de l'experte le perturbent. Peut-être est-il temps de partir. Peut-être devraient-ils tous fiche le camp d'ici, tant que l'eau est encore sous les genoux du zouave.
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rkhettaouirkhettaoui   06 mars 2018
Les arbres étaient tout aussi vivants que les êtres humains, avait expliqué Paul à son petit garçon, le soulevant pour qu’il puisse à son tour toucher la surface rugueuse. Les arbres doivent se battre pour survivre, lui avait expliqué son père, ils le doivent en permanence : pour trouver de l’eau, de l’espace, de la lumière, pour se protéger de la chaleur, de la sécheresse, du froid, des prédateurs ; ils doivent aussi apprendre à se défendre contre les orages, et plus les arbres sont grands, plus ils donnent prise au vent. Debout sous le soleil, leurs racines plongeant dans le sol humide, les arbres semblent avoir un mode de vie très simple, mais en réalité les choses sont bien plus subtiles ; les arbres peuvent anticiper, ils ont conscience des saisons, de la luminosité, des changements de température. Ils propagent d’énormes quantités d’eau, ils canalisent la pluie à mesure qu’elle tombe, ils possèdent un pouvoir que l’homme doit respecter. Les humains ne seraient rien sans les arbres, affirmait son père.
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jeunejanejeunejane   26 mars 2018
Linden s'était tu à nouveau, un long moment. Son souffle avait dessiné un nuage cotonneux sur la vitre froide. Candice attendait. La bulle s'était extirpée de son corps, elle s'était libérée. Il avait dit : " Ça ne va pas te plaire." Autre silence...
Il avait éprouvé de la peur, de la détresse, de la solitude, et puis, chose étrange, du soulagement.
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rkhettaouirkhettaoui   06 mars 2018
Il avait une prédilection pour le noir et blanc, et se chargeait lui-même de ses tirages sous la supervision de M. Fonsauvage. Il avait appris l’ombre et la lumière en expérimentant, tout seul, par tâtonnements. Il ne se destinait pas à la photographie. C’était juste un hobby. Il ne s’était pas rendu compte de la place qu’occupait la photo dans sa vie.
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Vidéo de Tatiana de Rosnay
Tatiana de Rosnay avec Augustin Trapenard dans 21 CM Après l?océan Indien avec JMG le Clézio, Augustin Trapenard traverse la Manche pour aller rejoindre Tatiana de Rosnay sur les terres de sa mère. L?auteure du best-seller Elle s?appelait Sarah (près de 12 millions d?exemplaires vendus) a choisi de recevoir l?équipe de 21CM à Monk?s House, dans le Sussex au sud de l?Angleterre. https://www.actualitte.com/article/monde-edition/tatiana-de-rosnay-avec-augustin-trapenard-dans-21-cm/89079
Première diffusion ce 13 juin à 22 h 35 sur Canal +.
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