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ISBN : 2253128066
Éditeur : Le Livre de Poche (20/03/2013)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 516 notes)
Résumé :
Hélène, la cinquantaine paisible, mène une vie sans histoire auprès de son mari, de son fils, de sa fille et de ses petits-enfants.
Une épouse modèle, une femme parfaite.
Un jour d'été caniculaire à Paris, sur un coup de tête, elle cède aux avances d'un inconnu. L'adultère vire au cauchemar quand, au lit, l'amant sans nom meurt d'une crise cardiaque.
Hélène s'enfuit, décidée à ne jamais en parler et, surtout, à tout oublier. Mais dans son affol... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (122) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  10 avril 2019
Un petit 5/10 me semble être une honnête moyenne pour ce bref roman sur fond de thriller psychologique. Bref, vite lu et vite oublié. Rien de transcendant dans cette histoire de femme aldutère enfermée dans les affres de la peur et du chantage.
La belle Hélène est une femme cinquantenaire, mariée, mère de deux enfants, elle ne souffre ni d'ennui ni de solitude (déjà la, le bât blesse) et se rue sans raison manifeste dans les bras d'un homme rencontré au hasard. L'intro c'est déjà plat il me semble.
Évidemment pour en faire un thriller, le conquérant tout nu comme un ver rendra son dernier souffle dans les bras de la belle Hélène pas si sainte qu'elle n'en a l'air. Bien sûr, elle oubliera dans la chambre d'hôtel son sac à mains.
D'une simplicité puérile à une suite d'évènements sans surprise, la spirale de la peur s'enclenche. Sur 185 pages, on oublie la culpabilité et la honte. On fait fi de toute rationalité et de tout bon sens, et nous voilà embarqué dans Spirales.
Le plus dérangeant est ici à mes yeux que ce roman ressemble à une pâle copie de l'éponyme nouvelle de Stefan Zweig « La peur ». Sauf qu'avec Tatiana de Rosnay, la mayonnaise ne prend pas, du moins pour peu qu'on se soit penché sur le roman de Zweig. Insipide, surfait, sans profondeur, du babillage uniforme sans réelle surprise. Je me montre large sur la cotation car le roman se lit sans déconvenue, l'écriture est simpliste mais accessible. Mais on est très, très loin d'un Zweig qui dissèque les sentiments tortueux avec finesse et psychologie...
Si vous voulez de la bonne, jetez-vous sur la peur de Zweig plutôt que sur Spirales.
A bon entendeur...
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Aela
  22 septembre 2013
L'intrigue n'est pas originale mais le roman est bien construit, très bien écrit et il se lit très agréablement.
Même si le dénouement n'apporte pas vraiment de surprise.
Tatiana de Rosnay a le don de nous tenir en haleine avec des personnages bien campés, très contrastés et la tension psychologique nous entraîne tout au long du récit.
Des personnages que rien ne devait rapprocher au départ:
Hélène, dame respectable d'une cinquantaine d'années, épouse d'un éditeur connu mène une vie tranquille auprès de son mari, de ses enfants et petits-enfants.
Elle est ce qu'on appelle "une femme parfaite" avec une vie bien réglée s'orchestrant en fonction de ses proches; elle ne mène pas de vie professionnelle propre.
Oui mais voilà.. Un jour tout bascule...
Hélène rencontre un inconnu qui l'entraîne dans une aventure brève mais débridée.
L'adultère va vite virer au cauchemar quand l'inconnu décède brutalement d'une crise cardiaque en présence d'Hélène...
Hélène s'enfuit mais commet une regrettable erreur.
Je n'en dis pas plus.. C'est haletant même si la fin est un peu trop prévisible à mon goût.
Tatiana de Rosnay nous livre un beau portrait de femme, femme quinquagénaire ( comme l'auteure..) qui nous fait penser aux héroïnes glacées de Hitchcock par son côté "glamour" mais vulnérable..
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ladesiderienne
  14 janvier 2019
Après "Le coeur d'une autre" que j'avais trouvé moyen, je rencontre une nouvelle déception dans ma découverte de Tatiana de Rosnay.
Hélène, la cinquantaine bien-pensante, est entièrement dévouée aux autres. Elle se consacre à des activités de bénévolat pour différentes associations et à l'organisation de réceptions en tous points parfaites pour les invités de son mari, éditeur. Mais que lui a-t-il pris, lors d'une visite à une amie malade, de se laisser séduire par un inconnu, dans le bien-nommé Passage du Désir ? La chance n'était pas avec elle, ce jour-là, puisque l'homme est mort dans ses bras d'une crise cardiaque. Affolée, Hélène s'est enfuit oubliant son sac dans l'appartement. Cette faute inavouée va l'entraîner dans la spirale de la culpabilité, lui faisant prendre conscience également de la réalité de sa solitude et du poids des convenances dans son existence.
Je n'ai pas du tout réussi à entrer dans cette histoire, n'éprouvant aucune empathie pour les personnages. C'est ce que j'avais déjà reproché à l'auteure dans "Le coeur d'une autre", elle tombe trop facilement dans la caricature. Ici, les personnages évoluent dans un milieu petit-bourgeois stéréotypé. Hélène est englué dans la carcan des apparences. Que dire du mari qui ne sait pas se faire à manger lorsque sa femme est souffrante ? J'ai eu l'impression de faire un retour dans le temps alors que ce roman date seulement de 2004.
Malgré les chapitres très courts et l'écriture agréable de Tatiana de Rosnay, je suis restée de glace face aux déboires d'Hélène, ne ressentant pas l'adrénaline promise par ce titre que l'on m'avait présenté comme un thriller psychologique à la Hitckock. Et la fin, faut-il en parler ? J'ai eu du mal à lui trouver une rationalité. Si mon interprétation est la bonne , je trouve le procédé plutôt facile, d'où ma note de 8/20.
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verobleue
  04 avril 2014
« Spirales » de Tatiana de Rosnay, dresse le portrait psychologique de la respectable, serviable et distinguée Hélène Harbelin. Cinquante ans, une vie passée à se dévouer aux autres et une ligne de conduite irréprochable.
En se rendant chez une amie malade, elle fait la rencontre d'un inconnu, cède à une impulsion irrésistible, entre chez lui. Ils font l'amour, mais hélas, l'amant succombe à une crise cardiaque. Paniquée, Hélène s'enfuit en laissant derrière elle son sac à main.
S'ensuit une spirale de mensonges et de mauvais choix dans laquelle Hélène se laisse entraîner pour conserver les apparences sereines d'un milieu bourgeois, pour éviter que le vernis social ne s'écaille, pour tenter d'échapper à la réalité. Garder la tête haute, faire face quoiqu'il arrive : « Never complain, never explain »
Après un début prometteur, l'histoire et le rythme s'essoufflent, certains passages manquent de crédibilité pour s'y laisser entraîner aveuglément et me laissent perplexe.
C'est le portrait intéressant d'une bourgeoise prisonnière d'une vie lisse et sans saveur, qui aimerait qu'on s'intéresse un peu plus à elle, qui rêve d'un peu de piment dans son quotidien et qui voit sa vie basculer avec cet adultère éphémère.
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diablotin0
  31 janvier 2016
Le titre de ce livre est bien trouvé, il s'agit bien de la spirale de culpabilité !
Ce petit livre est oppressant exactement comme dans un cauchemar. La vie tranquille, trop tranquille d'Hélène bascule après un adultère. On va alors vivre auprès d'Hélène la spirale du cauchemar...
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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   14 janvier 2019
Rouge. Luisant. Rouge carmin. Brillant. Épais. Onctueux. Rouge sang. Sang. Sang partout. Paume ouverte sur la moquette imprégnée de sang. Peau blanche et grasse. Peau immobile, cireuse, celle d'une statue. Sang sur les cheveux. Rouge sur noir. Odeur du sang, odeur étouffante, aride, puissante. Peau blanche, veines bleues. Le fœtus. Rabougri. Ratatiné. Ridé comme un vieillard. Le cordon ombilical gorgé de sang. Encore relié à la mère. Fœtus bleu entre les cuisses blanches maculées de rouge. Épaisseur visqueuse du sang. Visage de la fille barbouillé de sang écaillé. Hélène se penche. Odeur insoutenable du sang. Vit-elle encore ? Toucher la jugulaire. Peau poisseuse du cou. Yeux de la fille qui s'ouvrent brutalement, énormes, noirs, horribles, Hélène sursaute, crie de toutes des forces.
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cocacoca   23 octobre 2014
Maintenant, il fallait tout dire à Henri. Avant que la fille rappelle. Il comprendrait. Hélène n'avait pas d'amant fixe, d'homme dont elle était amoureuse, juste ce "coup de sang", cette folie à laquelle elle avait cédé. Il devait connaître ça, Henri. Les hommes connaissaient ça. Mais le reste ? L'homme mort ? Sa fuite à elle ? Elle lui expliquerait aussi. Elle avait eu peur du "qu'en-dira-t-on". C'était idiot, stupide, mais c'était la vérité.
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ladesiderienneladesiderienne   13 janvier 2019
Voilà ce qu'il fallait faire, être froide avec la fille. Glaciale. Voire hautaine.
Hélène froide ? Mais c'est la gentillesse même. C'est un amour, cette femme. Trop gentille, parfois. Hélène, tu devrais être moins gentille avec les autres. Maman, tu te fais trop souvent avoir. Tu ne sais pas dire non, ma pauvre Hélène. Gentille. Quel horrible mot. Fade. Douce. Agréable. Hélène est une femme douce. Agréable. On ne disait jamais d'Hélène : quel caractère ! Quel personnage ! quelle femme ! Non. On disait, quelle gentille personne. Quelle bonne créature, cette Hélène Harbelin. Quelle brave dame.
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beeshopbeeshop   14 janvier 2011
- Avoue tout de même que tu as une vie terriblement protégée, Hélène.

Hélène leva les yeux vers son amie, silencieuse. Armelle continua de sa voix perçante, presque agaçante.

- Il ne t’est jamais arrivé quelque chose de grave. Ton mari t’aime encore, ce qui est un miracle de nos jours, tes enfants ont réussi, il y a des petits-enfants, pas de problème d’argent, de santé, vous vivez bien. Tu n’a jamais travaillé, tu n’en as jamais eu besoin, tu ne sais pas ce que c’est la vie d’entreprise. Vous habitez un hôtel particulier, cité des Fleurs, vous avez une villa à Honfleur, enfin tu vois ce que je veux dire, tu ne peux pas te plaindre, Hélène, tu n’as pas le droit de te plaindre. Tout va bien dans ta vie. N’est-ce pas ?

Hélène termina son chocolat lentement. Elle étudia le visage sans relief de son amie, sa blondeur fade, ses bijoux de bourgeoise, son sac de marque.

- Tout va bien dans ma vie, répéta-t-elle, à voix basse.

- Mais oui, entonna Armelle, ses lèvres tachées de cacao aux commissures.

Hélène plaça une main sur le poignet replet de son amie. Puis elle se pencha vers son amie, avec un sourire étrange. Armelle trouva que les prunelles d’Hélène étaient presque jaunes, alors qu’elle les avait toujours crues marron. Le visage d’Hélène était tout près du sien et elle en ressentit un inconfort soudain. Elle avait envie de reculer mais Hélène avançait encore.

- Mais qu’est-ce que tu en sais ? dit Hélène doucement, sans ciller. Qu’est-ce que tu sais de ma vie ?

Pour la première fois, Armelle eut peur d’Hélène. Sans qu’elle puisse expliquer pourquoi.

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clarinetteclarinette   01 juillet 2008
"Il n'a pas bougé. Il est toujours étendu à même le carrelage, les bras en croix, les jambes raides. Pas de bruit. Juste un robinet qui goutte. Le ronronnement du Frigidaire. Sa respiration à elle. Elle le regarde, elle ne fait que cela, le regarder.
Puis elle détache enfin les yeux du polo rouge, de la parka noire, et elle regarde la cuisine, comme si c'était la première fois qu'elle la voyait. Large. Moderne. Pratique. Ordonnée. Une grande table en chêne, lisse, lustrée, malgré les années et le passage turbulent d'enfants et de petits enfants. Elle revoit encore les siens, à cette même table. Leur adolescence lointaine et les petits matins difficiles, muets, paupières gonflées, lèvres boudeuses. Son fils, grognon. Sa fille, avachie. Elle revoit tout cela. Elle ne sait pas pourquoi elle y pense. Elle a l'impression d'un pan de sa vie tout entier qui vient de se terminer. Quelque chose d'irrémédiable. De fini. D'envolé."
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Avec toute ma colère de Alexandra Lapierre aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/143624-divers-litterature-avec-toute-ma-colere.html
Fanny Stevenson de Alexandra Lapierre aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/21541-poche-fanny-stevenson.html
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