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André Chastel (Auteur du commentaire)Christiane Lorgues (Éditeur scientifique)
EAN : 9782702133781
224 pages
Éditeur : Calmann-Lévy (22/04/2003)

Note moyenne : 4.4/5 (sur 5 notes)
Résumé :

Vers 1490, Léonard de Vinci, proche de la quarantaine, établi à la cour de Milan comme peintre, ingénieur et sculpteur, était convaincu de la nécessité de donner un nouveau statut à l'activité de peintre. Les notes qu'il jeta alors, et qui sont conservées dans le manuscrit A de l'Institut de France, attestent cette préoccupation à la fois sur les plans du métier, de la technique et de la th&... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
ElGatoMalo
  31 mars 2014
Une recomposition raisonnée des textes originaux traduits, commentés et mis en relations avec les oeuvres d'un des trois principaux génies de la seconde renaissance italienne par un des plus grands spécialistes français de cette période. Incontournable. de plus, d'autres vies de Léonard écrites par trois contemporains ou immédiats suiveurs, Paul Jove, l'anonyme Gaddiano et Giorgio Vasari, accompagnent le texte. Les reproductions, un peu sombres pour les peintures, ont l'avantage de faire ressortir la matérialité des oeuvres. Par comparaison, l'imposante monographie parue plus récemment chez Tachen a choisi un éclairage plus fort qui "débouche" certains coins d'ombre. Opération assez compréhensible puisque Léonard est à l'origine d'un style d'éclairage que l'on nomme le clair-obscur qui devient après lui, poussé à certaines extrémités, le ténèbrisme. Cependant ce léger excès de lumière lisse la surface pigmentaire. Pour revenir sur l'ouvrage d'André Chastel, il s'agit d'un joyau que l'on se doit de lire (et de posséder) si on s'intéresse à l'artiste.
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Mimimelie
  15 juin 2013
On sait que dès 1490, Léonard envisageait la publication d'un traité de la peinture. Il entreprit d'ordonner ses notes et ses dessins, mais il mourut sans avoir achevé ce travail. Par testament, il léguait ses papiers et tous ses livres à Francesco Melzi, gentilhomme milanais qui fut son disciple et l'accompagna en France. de retour en Italie, celui-ci décida de réaliser le voeu de son maître et se mit à préparer l'édition du Traité, mais mourut à son tour sans avoir abouti.
Ses héritiers dispersèrent les papiers de Léonard. Une grande partie fut acquise par le sculpteur Pompeo Leoni qui sélectionna et fit relier ce qu'il jugea le plus intéressant, formant ainsi ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Codex Atlanticus.
Mais l'histoire des papiers de Léonard a parcouru bien des chemins pour arriver jusqu'à nous, ce que nous raconte ce livre de façon fort intéressante.
On a beaucoup écrit sur l'homme de génie que fut Léonard de Vinci mais nul ne l'a fait avec plus d'autorité que Giorgio Vasari, témoin de son temps et chroniqueur aussi objectif que possible des artistes italiens et de leurs oeuvres. C'est justement la traduction de la vie de Léonard de Vinci par Vasari qui est présentée ici, accompagnée également d'une biographie de Giorgio Vasari lui-même.
Le traité de la peinture, lui-même, est en édition bilingue : le texte original en italien, suivi d'une traduction française.
Bien évidemment, cet ouvrage en se lit pas comme un roman, on y vient au gré de nos curiosités car il est bien difficile pour le non érudit de prétendre suivre clairement le fil de la pensée de Léonard, fil qui semble présent pourtant, à chaque page, en chaque note ou précepte.
Chacun sait que Léonard était doté d'un savoir encyclopédique, mais quelque chose m'a frappée dans ses notes, c'est l'extrême précision de sa pensée, et je ne doute pas que l'enseignement qu'il dispensait à ses élèves devait être riche et de très grande qualité.
Un livre en tout cas du plus grand intérêt pour les artistes qui peuvent y trouver des réponses originales à toutes leurs préoccupations. Par exemple, il y a quelques jours, je me suis encore ressaisie de ce livre, car un ami hésitait à modifier un paysage qu'il venait de terminer, après qu'un autre ami lui ait fait une remarque sur un détail d'une cascade qui ne venait pas bien... Réponse de Léonard : note 62 : “Peintre, je te le rappelle, lorsque tu découvres de toi-même, ou grâce aux critiques d'autrui, certaines erreurs dans tes oeuvres, il faut effectuer les corrections nécessaires, afin que, publiant ton oeuvre, tu ne divulgues pas en même temps ta faiblesse. Ne te trouve pas d'excuse, en te persuadant que tu rachèteras ton infamie dans ton oeuvre suivante. La peinture en effet en meurt pas dès sa création comme la musique, mais restera longtemps témoin de ton ignorance.”
Un ouvrage passionnant pour les amoureux de peinture mais aussi pour tout curieux d'en savoir plus sur cette figure de l'art.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
ElGatoMaloElGatoMalo   31 mars 2014
LE PEINTRE EST MAîTRE DE TOUTE SORTE DE GENS ET DE TOUTE CHOSE.
Si le peintre veut voir des beautés capables de lui inspirer l'amour, il a la faculté de les créer, et s'il veut voir des choses monstrueuses qui font peur, ou bouffonnes pour faire rire, ou encore propres à inspirer la pitié, il est leur maître et dieu ; et s'il veut créer des paysages, des déserts, des lieux d'ombre de frais pendant les chaleurs, il les représente; et de même des lieux chauds par mauvais temps. S'il veut des vallées, s'il veut des hautes cimes de montagnes découvrir de grandes étendues, et s'il veut ensuite voir l'horizon de la mer, il en a la puissance. Et si du fond des vallées il veut apercevoir de hautes montagnes, ou des hautes montagnes les vallées basses ou les côtes, ce qu'il y a dans l'univers par essence, présence ou fiction, il l'a, dans l'esprit d'abord, puis dans les mains. Et celles-ci ont une telle vertu qu'elles engendrent à un moment donné une harmonie de proportions embrassée par le regard comme la réalité même.
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MimimelieMimimelie   16 juin 2013
Ne mérite pas de louanges le peintre qui ne sait bien faire qu'une seule chose, telle qu'un nu, une tête, des draperies, des animaux, des paysages, ou autres détails semblables ; car il ne faut pas être un génie pour arriver, en s'intéressant à un seul sujet et le retravaillant toujours, à bien le faire.
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