AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Philippe Aronson (Traducteur)Emmanuelle Aronson (Traducteur)
EAN : 9782330137113
288 pages
Éditeur : Actes Sud (07/10/2020)
3.21/5   48 notes
Résumé :
Laissant derrière eux New York, de lourds effluves de scandale et le spectre de la ruine financière, Frances Price (veuve foutraque aussi belle qu’acerbe) et son fils unique Malcolm (loser à tous les étages) larguent les amarres en compagnie de Small Franck, le chat (réincarnation maussade du défunt mari). Direction Paris, où une dernière bataille doit être livrée, qui pourrait bien être synonyme d’autodestruction… Une virée mère/fils désopilante, que seul un Patric... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
3,21

sur 48 notes
5
2 avis
4
7 avis
3
4 avis
2
1 avis
1
2 avis

ODP31
  19 décembre 2020
Par ici, la sortie.
Non, Il ne s'agit pas du remake franchouillard du dernier caprice anglais.
Frances Price ne quitte pas l'Europe, elle s'y réfugie. Veuve haute perchée, l'irrespectueuse dame doit quitter New York en urgence avec ses valises, son fils Tanguysé mais qui s'appelle Malcolm, et un vieux chat noir suicidaire, Small Frank, qui tire la couverture du livre à lui, car il est la réincarnation du défunt mari, un avocat à la réputation sulfureuse.
Pourquoi ce départ précipité ? La grande bourgeoise a dépensé sans compter et si une attestation de déplacement avait été exigée à l'époque, elle aurait coché la case « Banqueroute, créanciers aux miches ».
Frances largue les banquiers, les amarres et part pour une croisière en transatlantique burlesque avec son fils, son chat, ses dernières économies et ses souvenirs. Sur le pédalo de luxe, on est loin du Vendée Globe Challenge ou du Titanic, les bras en croix sur un air castrateur de Céline Dion. La croisière s'amuse et ses passagers abusent.
Objectif Paris ensuite pour prolonger cette oisiveté destructrice. Jeter l'argent par les fenêtres pour éviter de sauter soi-même. Un sacerdoce qui exige une très mauvaise hygiène de vie. Une cure pour inadaptés sociaux.
Des rencontres décalées avec des personnages accessoires aussi extravagants qu'une voyante en contact avec la mort avant même l'arrivée de la 5G ou une expatriée américaine démente qui s'incruste comme une punaise de lit, électrocutent le récit d'un mauvais esprit qui a su muscler mes rictus.
Patrick deWitt aime les voyages littéraires. Après le Far-West avec « Les Frères Sisters », porté à l'écran par Jacques Audiard et l'univers Gothique avec « Heurts et malheurs du sous-majordome Minor », il détourne avec humour un nouveau genre : la tragédie de moeurs.
Sous la surface artificielle de la vie de cette veuve pas si joyeuse, stagne des eaux mélancoliques où barbottent tous les acteurs du roman. C'est le bonsaï rigolo qui cache la forêt amazonienne. Les dialogues se fument sans filtre et le récit du passé éclaire les élans désabusés du présent. le désespoir par le rire.
Les pages méritent aussi d'être tournées par nos doigts cornés par le papier pour comprendre le rapport très particulier de cette mère pas très digne avec ce fils apathique qui fuit l'amour car cela consomme beaucoup trop d'énergie.
Par son rythme, ce roman qui pétille comme du champagne éventé de fin de soirée, m'a fait penser par sa folie aux films réalisés par Blake Edwards.
Tchin Tchin pour rester dans le flou !

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          821
MissFantomette
  19 avril 2021
Tout avait plutôt bien commencé entre nous...
Cet ouvrage est un très bel objet... comme souvent chez cet éditeur.
Une jolie couverture dont le félin regard, perçant, attire inexorablement le nôtre. Un beau papier couleur sable, un format atypique...
Me voici séduite !
Mais... il y a un mais... la rencontre ne fut finalement pas du tout à la hauteur des espérances ainsi suscitées !
Nous voici donc conviés à monter à bord d'une croisière Paris New-York avec une mère et son fils, la vieille dame étant en pleine déroute financière.
Le tout en compagnie du fameux chat qui justifie, donc, la couverture.
Le rythme est lent. A l'image d'une croisière, me direz-vous ?! (C'est sans doute pourquoi je n'en fais jamais !)
Truculence exagérée des dialogues : pas accroché...
Excentricité délibérée des personnages : non plus.
Tout cela m'a semblé « forcé » et un peu vain.
J'ai embarqué difficilement à bord de ce roman au style volontairement farfelu... et je dois avouer que je n'ai pas achevé le voyage (ce qui est très rare chez moi).
J'ai profité d'un instant d'inattention du chat pour m'éclipser à bord d'un canot de sauvetage ;)
Bon, pour cette fois, j'ai eu le flacon... pas l'ivresse !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          232
MadameTapioca
  21 octobre 2020
L'histoire s'ouvre à New York. Frances, riche veuve, apprend qu'elle est bientôt ruinée. Elle décide de déménager à Paris dans l'appartement d'une amie avec Malcolm, son fils trentenaire, et leur chat, Small Frank. Une galerie de personnages tous plus givrés les uns que les autres vont intégrer la vie (déjà bien décalée) de Frances et Malcom.
Cette petite histoire farfelue qui met en scène un duo mère/fils très inattendu, un chat atypique et des seconds rôles délicieusement excentriques, est un petit délice. Les dialogues sont toujours drôles, (presque) chaque scène est amusante et cela donne une lecture ludique et corrosive. Comédie satirique et impertinente qui oscille entre farce et tragédie, « French Exit » brille par le sarcasme et l'absurdité.
Le ton est donné dès les premières pages et même si j'ai trouvé que ça s'essoufflait un peu par la suite, ce moment de lecture gentiment déjanté et caustique m'a emballé. Patrick deWitt est tranchant, pétillant et s'il n'était pas canadien, j'aurais bien résumé l'esprit de ce livre en vous disant que c'est « so british ».
Traduit par Emmanuelle et Philippe Aronson
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Corboland78
  22 février 2021
Patrick deWitt est un écrivain et scénariste canadien né sur l'île de Vancouver en 1975 qui vit actuellement à Portland dans l'Oregon avec sa famille. French Exit est son nouveau roman.
Frances, la soixantaine et veuve de Franklin Prices avocat plus ou moins vertueux mais grassement rétribué en son temps, se retrouve fort déconvenue quand elle réalise que son héritage a fondu au soleil par ses dépenses inconsidérées. Obligée de quitter son somptueux logement à Manhattan, elle accepte la proposition de son amie Joan qui lui prête un appartement à Paris. Frances, son fils Malcom « un pauvre type made in USA » et le chat Small Franck embarquent sur un navire en direction de l'Europe
Si vous aimez les romans farfelus, en voici un !
Frances est une excentrique et une mère castratrice tenant sous son joug, un Malcolm qui se la coule douce, sans but précis dans la vie, ayant une liaison éthérée avec sa fiancée Susan, bien entendue détestée par Frances. Lors de la croisière, mère et fils vont faire la connaissance de Madeleine, une voyante qui prévoit la mort. A Paris, le matou va s'échapper, au désespoir de Frances qui engage Julius, détective privé, pour retrouver la voyante qui par ses dons de médium pourrait entrer en relation avec Small Franck, car j'ai oublié de vous dire que la bête est en fait la réincarnation de l'époux décédé ! Là, vous commencez à voir le côté farfelu évoqué plus haut.
Par moments, j'ai songé à P.G. Wodehouse (mais en moins drôle quand même), le rythme est enlevé, les dialogues sont percutants, les personnages sont tous excentriques ou « grave » originaux et l'appartement parisien va devenir un gentil asile de zinzins, outre mère et fils, viendront s'y empiler, madame Reynard une expatriée américaine qui se cherche de la compagnie à Paris, Susan et son nouvel ami Tom, le détective et la voyante… et quelques autres figures de passage. Les situations abracadabrantes s'enchainent, mais derrière ces invraisemblances, on comprend que Frances a un but, un projet qui la sortira de sa situation difficile actuelle et dont je ne vous dirai rien.
La critique professionnelle a vu dans ce roman une satire sociale – c'est d'ailleurs le sous-titre du bouquin, « Une tragédie de moeurs ». Moi, qui suis moins finaud que ces cadors, j'y ai surtout vu une loufoquerie oedipienne. C'est souriant toujours, très drôle parfois et j'ai passé un bon moment durant cette lecture. Point.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Lililine
  19 novembre 2020
Que j'aime Patrick DeWitt !! Après Les frères Sisters et Heurs et Malheurs..., j'attendais impatiemment ce roman et je n'ai pas été déçue. Où allait-il nous entraîner, après le far-west et le roman gothique ? Cette fois, c 'est du côté de la haute bourgeoisie new-yorkaise, avec cette mère indigne, Frances, provocante et inconséquente, et son fils Malcolm, mou et ambigu. Leur mari et père est mort, ils forment ensemble depuis plusieurs années un duo bizarre et fusionnel. Mais Frances a dilapidé la fortune de son mari, et les voilà ruinés. Dernier refuge : Paris, et l'appartement de Joan, l'unique amie de Frances. Embarquant en paquebot, ils filent droit vers la ville Lumière, où les attendent une incroyable série d'aventures : rencontre avec une drôle de nécromancienne illuminée, un détective privé poissard, une veuve maladroite, des migrants aux abois... Si ces rencontres sont amusantes, elles sont surtout émouvante : à mesure que leurs dernières économie fondent et que leur drôle de cercle amical s'élargit, Frances et Malcolm deviennent plus humains, plus touchants, et nous parlent des douleurs qui ont marqué leurs parcours, "avant" la pauvreté, ce qui nous fait comprendre beaucoup de choses sur cette fameuse "upper class" et l'immense solitude des "privilégiés". L'écriture de Patrick DeWitt n'a pas son pareil, vraiment, et les dialogues, le comique de situation, l'émotion qui vous saisit par surprise font de ce nouveau roman, un nouveau chef d'oeuvre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60

Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   14 juillet 2021
L’appartement de Joan se trouvait à la pointe est de l’île Saint-Louis. Situé au cinquième étage, il était agencé en deux parties : d’un côté deux chambres reliées par un long couloir étroit, et de l’autre une modeste cuisine, une salle de bains, et un salon. Il était fonctionnel, mais sans rien de grandiose, et Frances se sentit abattue en le découvrant : comparé à l’appartement luxueux qu’elle et Malcolm avaient possédé auparavant à deux pas de là, c’était une autre histoire. « Au moins, ici, on comprend ce que signifie à part dans « appartement » », lâcha Malcolm, mais sa mère demeura taciturne. Ils ne parvinrent pas à dormir cette nuit-là et se levèrent avant le lever du jour. Il n’y avait rien à manger, ni café ni thé ; ils s’habillèrent et partirent à l’aventure.
Être à Paris leur sembla différent des fois précédentes : désormais, ils se trouvaient là parce qu’ils n’avaient pas le choix, et la ville était censée être leur nouveau lieu de vie. Tous deux isolés dans leur silence, ils se sentaient incapables de lancer un sujet de conversation. Les commerçants levaient leurs rideaux de fer et nettoyaient les trottoirs au tuyau d’arrosage. Frances avait froid. « Et si on visitait une église ? », suggéra-t-elle. Songeant à la vue par ce lumineux jour d’hiver, Malcolm proposa le Sacré-Cœur.
« Le Sacré-Cœur, c’est Las Vegas, répliqua Frances.
– Notre-Dame ?
– Pour faire la queue avec les abrutis ?
– Saint-Sulpice ?
– Allez, d’accord. »
En réalité, Frances préférait Saint-Sulpice à toutes les autres églises de Paris ; c’était précisément l’endroit auquel elle avait pensé initialement. Mais elle était gênée d’aimer quelque chose d’aussi irrésistiblement attrayant. Par chance Malcolm jouait le jeu, songea-t-elle. Ils traversèrent l’île Saint-Louis, puis remontèrent le boulevard Saint-Germain. La ville se réveillait, la circulation s’intensifiait ; Frances prit la main de Malcolm dans la sienne.
Saint-Sulpice était sombre et majestueuse, l’air lourd et humide. Comme s’ils avaient reçu un signal, ils se séparèrent à l’entrée, Frances partant dans le sens des aiguilles d’une montre, Malcolm s’éloignant en sens contraire. Elle s’arrêta, admirative, devant chaque chapelle de la nef ; elle glissa un billet dans une boîte en bois portant l’inscription Chapelle des Âmes-du-Purgatoire. Elle alluma un cierge et le planta sur l’autel avant d’en scruter la flamme tout en songeant à l’étrange relation qu’elle entretenait avec la religion.
La religion n’avait pas existé durant son enfance ; en vérité, elle avait pour la première fois mis le pied dans une église au moment de l’enterrement de sa mère. Elle avait quinze ans, et elle avait éprouvé une certaine puissance à se tenir debout au-dessus du corps de son bourreau. Levant les yeux vers l’admirable cage thoracique du Christ, elle avait murmuré : « Je suis bien contente qu’elle soit morte. Merci de l’avoir tuée. » Elle ne s’attendait pas à obtenir de réponse, et elle ne pensait pas avoir un besoin de dialogue, mais après avoir quitté l’église, elle s’était sentie soulagée. Au fil des ans, elle avait trouvé bénéfique de se rendre à l’église de temps à autre afin de partager ses pensées les plus sombres.
Aux funérailles de Franklin, elle s’était sentie inaccessible, ce qui ne signifiait pas pour autant forte, mais plutôt résistante, hermétique – telle une barre de plomb. Dans la mesure où elle était expressément indésirable, elle s’était faufilée discrètement dans la foule, visage dissimulé derrière un voile. Une fois installée non loin du cercueil – fermé, naturellement -, elle avait ôté son voile et toute l’église s’était retournée pour voir, et s’étonner bouche bée de son audace. Carlson Wallace, le bras droit de Franklin qui avait repris les rênes de la société, avait émergé de l’assistance et s’était dirigé vers elle, non pas pour la saluer mais pour la mettre dehors, manu militari si nécessaire. Il lui avait saisi le bras, puis menée vers la sortie. Après quoi, il l’avait laissée sur le parvis de l’église avant de retourner à la cérémonie. Il avait regardé Frances comme si elle était un démon susceptible de devenir violent. Le son grandiloquent d’un orgue avait accompagné son départ. Elle avait jeté son voile dans une poubelle et pris la direction du parc, sous la douceur d’un soleil d’automne.
Les bancs à Saint-Sulpice étaient en réalité des chaises en chêne avec des assises en paille, maintenues solidairement les unes aux autres par de longs tasseaux fixés aux pieds. Frances prit place ; sa chaise ginça, craqua bruyamment, d’un coup sec. Elle ôta ses gants et croisa les mains sur les genoux. À voix basse, le visage essentiellement tourné vers le plafond, elle formula son projet secret, articulé en deux parties. Prononcer ces mots fut un soulagement, mais cela provoqua aussi en elle un certain émoi car son dessein devint soudain concret ; elle eut le sentiment d’enclencher un compte à rebours.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Charybde2Charybde2   14 juillet 2021
Durant les années suivantes, insolite touche finale à un tableau qui l’était déjà, on raconta que Frances, cette beauté drôle et farouche, avait tranquillement perdu l’esprit et croyait désormais que son chat était la réincarnation de Price. Mais le détail était piquant et il fut colporté, encore et encore, pour le plus grand plaisir à la fois du public et de ceux qui s’y employèrent.
M. Baker ignorait si Frances était bel et bien sous l’emprise de cette lubie. Il savait seulement que quiconque était capable de se mesurer à l’extraordinaire Franklin Price – et au dire de tous elle était allée bien au-delà – méritait son respect ; aussi, dès l’instant où ils furent amenés à travailler ensemble, il le lui accorda sans faillir. Ce qui pour elle allait de soi, et la première année de leur collaboration elle le gratifia d’un respect similaire agrémenté de quelques menues gentillesses occasionnelles. Mais le temps passant, et la fortune se fragilisant, M. Baker était devenu à ses yeux l’emblème de la désintégration, et elle s’était peu à peu détournée de l’homme. Leur petit jeu de cache-cache avait ainsi commencé.
Dans la mesure où il s’était efforcé jusqu’au bout de préserver les biens de Frances, M. Baker n’éprouvait aucune culpabilité professionnelle : les dépenses de madame étaient pathologiques. Combien de fois s’était-il manifesté pour l’implorer de se montrer plus frugale, découvrant ensuite que ses mises en garde n’avaient fait que déclencher une fièvre acheteuse d’autant plus extravagante ? Elle acquit des maisons dans des villes qu’elle n’avait nullement l’intention de visiter ; elle fit des dons faramineux à des organismes caritatifs dont elle ne connaissait pas les missions. Le but du jeu pour Frances était la ruine, M. Baker le croyait dur comme fer. Mais en avait-elle conscience ? En d’autres termes, s’efforçait-elle au fond de se distancier de ce qu’on aurait pu considérer comme de l’argent sale ? D’après lui, ce n’était pas l’éthique qui motivait son comportement, mais quelque chose de plus petit, de plus intime, et de plus amer.
Ces derniers mois, il s’était senti mal chaque fois qu’il avait songé à elle car le sujet était sans espoir, et il serait contraint tôt ou tard, il le savait, d’avoir la conversation qu’il redoutait le plus d’avoir avec ses clients. Conversation qui s’amorçait précisément maintenant. Avant même que Frances se fût installée sur une chaise, M. Baker prit la parole :
« Tout a disparu, Frances.
– Comment ça, tout ?
– Tout. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Corboland78Corboland78   22 février 2021
- Donc vous imaginez le double choc pour moi. Le cadavre, et cette créature qui s’en prenait à lui. Parce qu’ils se faisaient du bouche-à-bouche quasiment. Le chat léchait le visage de mon mari en faisant un bruit. – Quel bruit ? – Comme s’il réclamait quelque chose, presque des jérémiades… irrépressibles. C’était tout simplement horrible, insupportable en fait, et j’ai chassé l’animal qui a détalé par la porte d’entrée. Ensuite je suis remontée m’asseoir près de mon mari. Je ne ressentais rien que du désespoir. J’avais l’impression qu’il n’y avait plus rien à faire. Après, j’ai eu envie de partir, puis besoin de partir. (…) Je suis partie. – Où ? – Au ski. – Vous êtes allée skier. – Oui.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Charybde2Charybde2   14 juillet 2021
Frances était couchée, dans sa robe de nuit bleu indigo, les cheveux remontés en chignon. Elle s’examinait dans un miroir de poche tout en s’adressant à Small Frank, assis près d’elle, qui l’écoutait avec ce que l’on pourrait appeler de l’intérêt. « D’une certaine façon, c’est comme partir à la retraite, déclara-t-elle. Même si non, en fait, je n’ai jamais travaillé ; je n’ai donc même pas de rideau à tirer. Et puis, personne ne part à la retraite quand il n’y a plus un sou. » Elle fit une moue fataliste. Elle baissa son miroir et observa Small Frank. « Je ne sais pas trop comment on va réussir à te faire poser une patte en Europe », fit-elle. Elle releva son miroir et aspira ses joues. « Tout ce bel argent. » Elle resta un instant silencieuse avant d’éteindre la lampe de chevet.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Patrick deWitt (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick deWitt
Patrick deWitt - Heurs & malheurs du sous-majordome Minor
autres livres classés : chatsVoir plus
Notre sélection Littérature étrangère Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
17144 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre