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ISBN : 2330077742
Éditeur : Actes Sud (01/03/2017)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 60 notes)
Résumé :
“Qu’espères-tu de l’existence, Lucy ?
— Ne pas mourir.
— Au-delà de ça. Si tu restes en vie, que souhaiterais-tu qu’il advienne ?
— Que quelque chose m’arrive.”

Mal-aimé, méprisé, mais bien décidé à forcer son destin, le jeune et délicat Lucien Minor, dit Lucy, quitte sans regret sa bourgade natale pour aller prendre l’improbable poste de sous-majordome au château von Aux, lugubre forteresse sise au coeur d’un massif alpin. Avec ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  01 mai 2017
Lucy Minor quitte le domicile familial afin d'entrer aux services du Baron von Aux comme sous-majordome. Arrivé au château, il découvre un lieu sombre et quasi abandonné où n'y réside qu'une cuisinière incompétente Agnès, un majordome étrange Mr Olderglough et un baron affreusement inquiétant. Non loin de ce manoir, il fait la connaissance de Klara dont il tombe éperdument amoureux et de sa famille, Memel et Mewe.
Au château, Lucy doit jongler entre les étrangetés dans le caractère de Mr Olderglough, et les tâches demandées comme chaque matin, à 9h se rendre à la gare, tendre le bras avec la lettre écrite par le baron à son épouse absente et attendre la récupération de cette dernière par le conducteur de train. Ce pauvre Lucy doit également s'assurer chaque nuit d'avoir mis le verrou à sa porte...

Ce livre est complètement décalé et déjanté.😆 Nous avons une sorte de parodie d'Alice au Pays des Merveilles angoissant. le lecteur est littéralement jeté dans un autre univers complètement décousu avec des personnages atypiques et burlesques ; des événements étranges. Une ambiance digne de Bettlejuice ou de Noces Funèbres voire même d'Edward aux doigts d'argent. C'est sombre, c'est drôle, c'est triste, c'est beau, bref... un petit bout de vie relaté de manière poétique. C'est impossible de le décrire comme je le voudrai étant donné la richesse de contenu de ce livre.

Un roman incroyable et tordu où les personnages sont drôles et inquiétants, les aventures inattendues. Au final, je termine cette lecture plutôt ravie par cette bulle de bizarrerie littéraire.😄
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Commenter  J’apprécie          833
Sachenka
  03 octobre 2017
Lire un roman de Patrick DeWitt, c'est comme écouter un film de Tim Burton. C'est entrer dans un univers fascinant qui ressemble un peu au nôtre mais avec une touche d'étrangeté, de malaise et d'horrible émerveillement. J'avais adoré son premier roman, Les frères Sisters. Ce nouvel opus, le sous-majordome, est exactement dans la même lignée. On y retrouve les mêmes types de personnages. D'abord, Lucien Minor, un anti-héros sympathique mais légèrement décalé. Jeune, pauvre, esseulé, au teint maladif. Tout au long de ma lecture, je le visualisais sous les traits de Victor van Dort (La fiancée cadavérique) ou même Ichabod Crane (Sleepy Hollow). Un peu désespéré, il accepte un emploi au château von Aux, aux airs gothiques et isolé dans les montagnes. Là, le protagoniste se retrouve entouré d'une galerie de personnages énigmatiques : l'obséquieux maitre d'hôtel Mr Olderglough, le mystérieux baron, la colérique cuisinière Agnès, l'ingénue femme de chambre Klara (et sa famille protectrice)… Ils sont truculents.
Tenter de résumer le sous-majordome, ce ne serait pas rendre justice au livre. L'intrigue est tortueuse, déborde dans tous les sens. On y suit Lucien Minor qui apprend à se débrouiller dans ce château, qui y fait découverte après découverte (ou secrets, comme ce qui est arrivé à son malheureux prédécesseur...) et qui finit par se rendre utile auprès de tous. Parfois bien malgré lui. Écrit ainsi, ça ne ressemble à rien. C'est que l'essentiel n'est pas là. Ce qui m'a plus attiré dans ce roman, c'est l'atmosphère glauque qui s'en dégage, avec un pied dans le fantastique. J'ai été effrayé, charmé, terrorisé et amusé à la fois. Tout un tour de force ! le protagoniste est un menteur compulsif qui a le don de tomber dans les pires situations, il réussit à s'en sortir bien souvent indemne mais quelle frousse ! C'est que moments dangereux sont atténués par le ton humoristique et les situations toujours plus absurdes. Ceci dit, il faut se laisser mener et pas chercher à comprendre. C'est tellement original et unique. Un livre que je recommande vivement.
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Walden-88
  12 mars 2017
Lucien Minor dit Lucy est un jeune homme frêle et délicat de dix-sept ans. Méprisé par les gens, mal-aimé par sa mère, il décide de quitter son petit village natal de Bury et de forger son propre destin. Il accepte le poste que lui a dégoté le père Raymond, c'est-à-dire un improbable travail de sous-majordome au service du baron von Aux, dans son lointain château. C'est ainsi qu'il prend le train pour s'y rendre et que commencent ses mésaventures.
Arrivé à la gare, il découvre l'immense château qui surplombe le village et y prend ses quartiers sous la houlette de M. Olderglough, un vieux majordome usé. Très vite il se rend compte que la demeure est lugubre et qu'une atmosphère étrange règne au château. Il n'y a que trois domestiques qui y habitent : Agnès, la cuisinière, M. Olderglough et Lucy ainsi que le baron. M. Broom, le prédécesseur de Lucy, a disparu dans d'étranges circonstances et le jeune homme reçoit pour consigne de toujours fermer sa porte à clef avant de se coucher. La nuit, dans les couloirs du château, il entend un homme rôder, hurlant son désespoir. Un soir, il l'aperçoit même cet homme en pleine crise, nu et en train de dévorer des rats vivants. Lucy comprend que cet homme n'est autre que le baron qu'il n'avait jamais vu jusqu'alors. Il est dans cet état depuis que la baronne l'a quitté préférant aller vivre à la ville. Chaque jour, le baron écrit à sa femme des lettres d'amour enflammées, l'implorant de revenir. Sans jamais recevoir de réponse en retour, ce qui le plonge un peu plus dans la folie. Jusqu'au jour où Lucy décide de prendre les choses en main et d'écrire à la baronne. En parallèle, le jeune homme fait la connaissance des gens du village, Mewe et Memel, deux voleurs invétérés mais surtout de la ravissante Klara dont il tombe éperdument amoureux et d'Adolphus, son gênant fiancé.
Il est difficile de synthétiser ce roman déjanté et foisonnant, composé de personnages hauts en couleurs. Lucy, le héros est un jeune homme attachant, dont on se prend d'affection à l'instar de M. Olderglough qui dit de lui qu'il possède « un capital sympathie ». Après le western avec Les frères Sisters, Patrick deWitt revisite cette fois-ci le roman gothique pour notre plus grand plaisir. Avec son humour grinçant et ses dialogues absurdes, le lecteur ne peut que se réjouir de suivre les aventures loufoques du sous-majordome Lucien Minor. Sans oublier certains scènes surréalistes telles que la partouze entre aristocrates ou son expédition dans le Très Grand Trou. Je pense que le style de l'auteur est particulier, on aime deWitt ou on déteste, mais pour ma part, j'adore !!!
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Agillian
  07 juin 2017
Tout d'abord, c'est le titre de ce roman qui a attiré mon attention et m'a séduite, et je ne regrette pas de m'y être fiée !
Quels bons moments passés à suivre les aventures du jeune Lucy, mi-ingénu mi-pragmatique, qui se retrouve totalement dépaysé en entrant au service du baron von Aux, figure mystérieuse d'une gloire qui semble définitivement perdue.
C'est dans une ambiance tantôt gothique et mystérieuse, tantôt burlesque que nous sommes emportés avec Lucy et que nous suivons ses rencontres, toutes hautes en couleurs, et ses errances amoureuses avec la belle Karla.
Que les personnages sont attachants ! du majordome dévoué corps et âme à son travail, aux voleurs à la tire si attachants et bons-vivants, en passant même par le si beau soldat, rivale de Lucy, qui mène une guerre absurde dans les montagnes. Tous sont un délice à découvrir, même les plus antipathiques.
Pour finir, ce qui m'a sans doute le plus charmé, ce sont les dialogues : brefs, prestes et francs , les échanges sont exquis, surtout les réparties de Lucy qui a toujours à coeur de satisfaire son interlocuteur et devient ainsi le roi de l'esquive, fournissant toujours les réponses que l'on attend de lui, laconiquement et efficacement.
Les heurs et malheurs des uns font le bonheur des autres, et ce fut mon cas. Ce roman est une belle réussite, à lire absolument.
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michaelfenris
  05 juillet 2017
Avec Heurs et Malheurs du sous-majordome Minor, de Patrick de Witt (Acte Sud), il y avait bien longtemps que je n'avais pas lu un roman aussi « barré » : le jeune Lucien Minor, dit Lucy, être falot et méprisé par la plupart des habitants de son village - y compris sa mère - décide, de prendre en main son destin. Il accepte un poste de sous-majordome dans un château rébarbatif situé dans les massifs alpins, le château von Aux. N'ayant pour tout bagage qu'un costume élimé et une pipe qu'il se ridiculise à vouloir fumer, il débarque au château et se retrouve sous la coupe du vieil Olderglough, le majordome des lieux, et d'Agnès, femme à tout faire dont la cuisine est pire que tout ce que l'on peut imaginer. Et puis, il y a l'ombre du baron, un être singulier et insaisissable, qui hante les couloirs en se morfondant depuis le départ de son épouse…
Entre voleurs invétérés, marchands sans scrupule, mercenaires guerroyant sans but précis, et aristocrates débauchés s'adonnant à des orgies, le jeune Lucy peine à trouver sa place. D'autant qu'il tombe bientôt amoureux de la jolie Klara, jeune fille du village mais qui semble promise au redoutable chef des soldats, Adolphus.
Un humour très particulier comme seuls les anglais savent le faire baigne ce roman d'un bout à l'autre. Confinants à l'absurde, des situations totalement ubuesques et surréalistes se déroulent à travers les yeux de Lucy. Des dialogues dont on finit par se demander quel en est le but. On pourrait se croire parfois dans un Wodehouse ou un Tom Sharpe. S'il y a par moments certaines petites longueurs, l'ensemble se laisse dévorer à la façon d'un After Eight au moment du thé. Certaines scènes sont juste hallucinantes, comme celle du saucisson coincé dans le bras du costume, ou l'histoire du Très Grand Trou.
Une lecture agréable et un bon moment donc, pour ceux qui, comme moi, apprécient l'humour absurde et parfois cruel.
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critiques presse (4)
Bibliobs   13 juillet 2017
Love story, orgie SM et facéties en rafale... L'auteur canadien des "Frères Sisters" publie un conte loufoque situé dans un étrange château.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaLibreBelgique   06 juillet 2017
Patrick deWitt revient avec une comédie burlesque et délicieusement grinçante.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaPresse   03 février 2017
Patrick deWitt est maître ès liberté. Et cette liberté, il la donne aux lecteurs qui, entre ses lignes à lui, ont de l'espace pour donner libre cours à leur imagination.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeJournaldeQuebec   16 janvier 2017
Une histoire à la fois fantasque et fantastique qui a réussi à nous rappeler les contes du génial écrivain italien Italo Calvino.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   01 mai 2017
Une seconde de silence, et l’attention de Lucy dériva pour s’intéresser à la montagne surplombant le château. Au début, il se contenta d’admirer le spectacle, puis il s’aperçut qu’une espèce d’activité humaine animait la neige : des corps allaient et venaient, des nuages de fumée flottaient dans l’air. “Il y a des gens là-bas, remarqua-t-il.
— Oui, approuva Memel.
— Qu’est-ce qu’ils font ?
— Ils perdent leur temps.
— À quoi faire ?
— Ils jouent à un jeu idiot.
— Et quel est le but de ce jeu ?
— De tuer sans se faire tuer.
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Alice_Alice_   03 septembre 2017
Malgré tout, il y avait des imperfections. Une certaine tristesse émanait de Klara, ce qui intimidait plus qu'un peu Lucy. Cette tristesse était enfouie mais transparaissait dans chacun de ses mouvements : lorsqu'elle croisait les mains, lorsqu'elle dégageait une mèche de cheveux de son visage pour la glisser derrière son oreille, lorsque ses yeux étaient irrésistiblement attirés vers les espaces ouverts comme à la recherche de quelque chose de familier ou de nouveau, de surprenant. Elle transpirait dans ses silences. Lucy fut surpris de découvrir à quel point il voulait combattre cette tristesse, pour l'atténuer, l'éliminer. Et s'il y parvenait, que trouverait-il à la place ?
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jmquentinjmquentin   04 mars 2017
...il songea alors à la façon dont il occuperait ses journées et décida de se renseigner sur les tâches qu’il aurait à accomplir.
“Plus facile de poser cette question que d’y répondre, répliqua M. Olderglough. Les jours varient, donc nos besoins aussi. En gros, je crois que la charge de travail te semblera légère parce que tu auras certainement beaucoup de temps libre. Mais ensuite vient le sujet de ce qu’on fait pendant son temps libre. Il m’est parfois arrivé de penser que c’était la partie la plus difficile du travail ; et même, la partie la plus difficile de l’existence, tu ne crois pas, mon garçon ?
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AgillianAgillian   05 juin 2017
-Je ne vais pas rentrer à Bury, mon père.
-Quoi ? Et pourquoi pas ?
-En fait, je cherche à retrouver une fille, mon père. Il se trouve que je suis tombé amoureux."
Le père Raymond se pencha vers lui. "Amoureux, tu dis ?
-Oui.
-Et ça se traduit comment ? Je me suis souvent posé la question ?
-C'est à la fois un moment de gloire et une terrible souffrance.
-Ah bon ? Tu ne recommanderais pas à quelqu'un de le vivre alors ?
-Oh si, je le recommanderais vivement. Ce n'est pas pour les âmes sensibles, c'est tout."
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Pixie_dustPixie_dust   12 mai 2017
Un son s'éleva alors, si faible au départ que Lucy n'était même pas sûr de le percevoir. Or, il augmenta vite de volume, pas énormément mais assez pour que Lucy ne puisse plus nier son existence. Il ne savait pas ce que c'était au juste, mais croyait bien pouvoir l'identifier, tout en espérant ardemment se tromper. Hélas, plus le bruit augmentait, plus son soupçon se confirmait et plus il se désolait, car de tous les raffuts possibles à cette heure tardive, en ce lieu isolé, c'était celui qu'il avait le moins envie d'entendre et qui l'emplissait de l'effroi le plus abject. C'était le grognement guttural de quelqu'un qui s'empiffre goulûment.
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Video de Patrick deWitt (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick deWitt
Patrick DeWitt - Les frères Sisters .A l?occasion du Festival International Etonnants Voyageurs 2013, Patrick DeWitt vous présente son ouvrage « Les frères Sisters » aux éditions Actes Sud. Traduit de l'américain par Emmanuelle et Philippe Aronson. http://www.mollat.com/livres/de-witt-patrick-les-freres-sisters-9782330009847.html Notes de Musique : "Pirates Of The Coast" by Black Bones (http://www.myspace.com/blackbonescom)
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