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EAN : 9782070406302
287 pages
Éditeur : Gallimard (02/02/2000)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 57 notes)
Résumé :
" J'ai rendez-vous avec mon assassin. C'est mon père et il s'appelle Michel. J'aurai mis près de quarante ans à le retrouver. Une fois encore, je reprends la route. Je ne vais pas bien loin, de Chevaleret à Etoile. Une vingtaine de stations. Je connais la partition : la mort du père, une figure de rhétorique, avec ses morceaux d'émotion rude. Mais quelle mort du père entonner, quand le père n'a jamais existé ?

Le plus simple serait de m'en tenir à la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Vermeer
  11 mai 2017
Quand on lit les autobiographies de Michel del Castillo, une question se pose (soyons un peu provocateurs). Ne vaut-il pas mieux avoir des parents odieux, qui vous méprisent, vous enfoncent et qui ne ne vous apportent aucun amour mais qui ne vous laissent d'autre choix que de vous en sortir par vous mêmes (si vous ne vous êtes pas effondrés avant) que des parents aimants, bienveillants et attentionnés ?
Car Michel del Castillo n'a pas été gâté. Victime de l'époque (guerre civile espagnole et seconde guerre mondiale), il est abandonné très jeune à son sort par ses parents. Son père n'hésite pas à dénoncer sa femme à la Gestapo pour sauver son entreprise. Un homme lâche, odieux, corrompu, attaché uniquement aux apparences. Evidemment, l'enfant paiera toute sa vie ce manque d'amour, ces abandons et son enfance horrible mais il a eu à coeur de montrer à ses parents qu'il pouvait réussir et s'en sortir.
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mustango
  27 mai 2010
Le livre aurait pu s'appeler la Nausée comme le livre le suggère ou "grosse mesquinerie" mais ça fait pas très littéraire. le père de del Castillo est peu commun : en plus de s'être très peu occupé de femme et enfant, il n'a pas hésité à les dénoncer dans les années 40 pour s'en "débarasser", ne pas compromettre sa position chez Michelin et les faire interner au camp de Rieucros à Mende. C'est pas ce biais là que je connaissait del Castillo, par contre j'étais loin d'imaginer les circonstances de l'internement.
Le père est bas, mesquin, raciste, imbu de lui même, fuyant d'un bout à l'autre de son existence.
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sagebooker
  12 mai 2013
Un livre terrible, sec et froid, distillant par descriptions successives de mesquineries le non-amour puis la haine d'un fils pour son père et de ce père pour le fils qu'il découvre, après avoir tout fait pour ne pas le voir. Se remet-on un jour des blessures d'enfance. Pour del Castillo la réponse est clairement "non".
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Miva
  13 mai 2018
L'adulte confronté à la personnalité trouble de son père qui l'a trahi enfant en 1940 et le réclame dans ses vieux jours, l'adulte face à la vérité de son passé qu'il peut enfin reconstituer, l'adulte à l'incroyable bienveillance face à l'incroyable ignominie. L'adulte aimant et reconnaissant qui s'occupe aussi de sa vieille tante veuve et perdue depuis. C'est grâce au couple généreux et attentif qu'elle formait avec son oncle défunt, couple méprisé du père snob et bourgeois, qu'il a pu se reconstruire lorsqu'il a été recueilli encore jeune homme.
Le lecteur confronté à la nature humaine et à l'égoïsme à son paroxysme. Sur fond historique, une lecture caustique de la bourgeoisie autoproclamée bienpensante et des moeurs de ses familles recomposées/décomposées.
A lire après Tanguy, roman autobiographique qui raconte l'enfance et l'adolescence dans le contexte du franquisme, de la guerre et de ses camps, jusqu'au périple qui ramène le jeune homme chez son père en France au début des années 50.
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pyrene09
  24 novembre 2015
Que de mensonges, de trahisons, de haine !
Un fils homo, abandonné par son père, raconte : c'était un calculateur, dénonciateur pendant la guerre pour les camps de la mort, etc.
En fin de vie, ces deux êtres vont néanmoins chercher à se réconcilier, au grand étonnement de leur entourage qui ne comprend pas.
On découvre alors les différentes facettes de tous ces personnages.
Très intéressant à lire !
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
mustangomustango   28 mai 2010
Rémi s'offusque : "on dirait que tu prends plaisir à te démolir!". Pour lui, l'affaire est simple : un homme capable de dénoncer et d'expédier dans un camp la femme qu'il a aimée et dont il a eu un enfant, cet homme est un salaud, point.
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lecassinlecassin   15 juin 2018
J'ai rendez-vous avec mon assassin. C'est mon père et il s'appelle Michel.
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mustangomustango   31 mai 2010
Je me sens anéanti. Nadia et Rémi avaient raison, jusque dans la mort, cet homme conserve le pouvoir de détruire. Il n'a pas changé. Il reste tel qu'ilo a toujours été : malin, certes, pervers, surtout. Mon assassin.
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Bruno_CmBruno_Cm   27 décembre 2016
Qui voudrait aimer l'écorché vif que je me sens être toujours prêt à rentrer dans ma coquille et à me retrancher derrière une bouderie ? Je me passe très bien de toute affection, grimace ma bouche, alors même que mon coeur cogne à mes tempes. Préparé à recevoir un nouveau coup, j'affecte l'indifférence. Je me veux blindé, mais mon armure est fendue de partout.
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Bruno_CmBruno_Cm   27 décembre 2016
Elle ne parlait guère de lui, y faisait rarement allusion ; dans une de ses lettres, j'avais relevé cette phrase : "Il était juste assez méchant pour que je m'intéresse alors à lui.", allusion aux rengaines masochistes dont sa jeunesse fut bercée.
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Vidéo de Michel del Castillo
Michel del Castillo vous présente son ouvrage "Mamita" aux éditions Fayard.
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