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EAN : 9782843378065
133 pages
Éditeur : Anne Carrière (07/01/2016)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 26 notes)
Résumé :
3 heures du matin. Assis dans un fauteuil sous le rond de lumière d’un abat-jour, un homme de 50 ans donne le biberon à son nourrisson de 3 mois. Entre eux: un demi-siècle et 96 kilos de différence.
D’un côté un homme mûr, encore tout étourdi de cette paternité tardive. Revigoré par cette vie naissante, mais mesurant combien la sienne sera balisée désormais, et projeté brutalement dans un avenir lointain: il aura 80 ans quand cet enfant en aura 30. Confiant d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  13 juin 2016
3h03 au réveil. Des petits couinements. D'abord lointain. Puis plus distincts et surtout plus pressants. Il sait que c'est à lui d'y aller. Que sa femme, après tout ça, a besoin de repos. 3h03, c'est une bonne heure pour se balader pieds nus sur le carrelage froid de la cuisine. Ce papa fait les gestes, presque les yeux fermés. Prendre le biberon, y verser la dose de lait premier âge, ajouter l'eau et faire chauffer gentiment. Il ne lui reste alors plus qu'à aller chercher ce petit être, tel un oisillon, qui en a marre d'attendre. Après avoir changé la couche, il s'installe dans les bras du gros fauteuil-club et Oscar dans les siens. Dans l'ombre silencieuse de l'abat-jour, c'est un moment propice pour en venir aux confidences, aux doutes, aux joies et aux espoirs et s'épancher sur ce p'tit bonhomme qui risque bien de changer sa vie...
François d'Épenoux se livre avec émotion et tendresse. Au cours de cette nuit, presque magique, où s'entremêlent les souvenirs passés et les questionnements, l'auteur, le temps d'un biberon, raconte ce petit être entré dans sa vie et ce qu'être un papa à 50 ans. Oscillant entre fiction et réalité, ce roman est une véritable déclaration d'amour d'un père pour son fils. Heureux d'être papa, bien sûr, mais parfois inquiet pour son futur et désolé d'être maladroit. Des confidences susurrées au coeur de la nuit, des mots à la fois poétiques et drôles, une relation attachante et un amour sincère.
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ssstella
  05 février 2016
Le jour du choix, lors du dernier masse critique, je n'ai pu me connecter assez tôt... et ce livre n'est pas celui que je souhaitais. Mais finalement, le hasard fait bien les choses... je l'ai beaucoup aimé ce petit bouquin.
Il ne faut pas se fier à son titre et à sa couverture "cucul la praline" qui laissent imaginer les péripéties d'un papa qui ne saurait par quel bout prendre son bébé. Non, ce n'est pas de l'humour... ce livre c'est de la tendresse.
La tendresse d'un papa plus si jeune qui se lève au milieu de la nuit pour donner le biberon. Ce n'est pourtant pas très facile de rester éveillé, alors papa rêvasse en s'adressant à Oscar. Il lui parle de voitures, de voyages ; il revient sur sa naissance qui n'a pas été simple ; il lui dit ce qui est important dans la vie pour ne pas avoir de regrets.
Le lait descend doucement dans le biberon, pourtant nous voilà déjà à la fin... avec un épilogue surprenant.
Cette fin, je la ressens comme un appendice superflu, mais maintenant c'est comme ça... il faut des titres stupides et des fins étonnantes aux livres pour qu'ils se vendent et soient appréciés. Pourtant, entre ces deux artifices, on savoure ces jolis mots, ces phrases émouvantes, cette vision d'un moment de vie qui doit se déguster... simplement.
Merci aux organisateurs de l'opération Masse Critique et aux éditions "Anne Carrière" pour cet envoi fort apprécié.
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stokely
  06 juin 2016
Une petite lecture tout en douceur qui se lit avec bonheur et délectation on suit ici un papa qui se lève pour donner le biberon à son enfant à 3 heures du matin.
Tout le long de la tétée du bébé son père se remémore le moment de la naissance de celui-ci.
Une écriture tendre, émouvante, j'ai même ralenti ma lecture au milieu du livre afin de la poursuivre ce matin et ainsi me faire passer un joli trajet dans les transport .
C'est par ce livre que je découvre l'auteur et je n'hésiterais pas à renouveler l'expérience!
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LeaTouchBook
  17 mars 2016
Avis de Scarlett (Chroniqueuse chez Léa Touch Book) :
J'affectionne particulièrement ce que j'appelle les livres « doudou », et le terme n'est pas péjoratif je vous préviens, loin de là. Doudou, pour savoir dire, écrire les choses de la vie très simplement et si justement. Ces livres qui vous donnent le sentiment que, eh oui, on n'est pas seul au monde, car d'autres ont ressenti comme nous, avant nous et le feront après nous. Parce qu'un auteur par le thème qu'il choisit et sa façon de l'approcher fait écho en vous, vous donne la douce impression de mieux respirer, vous donne envie de sourire, de rire, de pleurer…
Les jours areuh est un de ces livres. L'histoire est simple mais pas banale, ce n'est jamais banal de regarder la vie prendre vie. Cet homme qui donne à trois heures du matin le biberon à son tout jeune enfant et qui le questionne et qui se questionne dans cette heure et ce calme si propice à cet échange silencieux et délicat. On voyage dans les souvenirs de la naissance de ce petit Oscar, on vit chaque étape de ce biberon ou le sommeil surprend le papa autant que le bébé, ou le regard posé sur une photo vous fait voyager en Californie, tout cela écrit de manière fluide, naturelle.
François d'Epenoux dans une écriture douce, drôle et affectueuse nous donne un moment de lecture précieux. Ce livre est fait de petites touches de vie si puissamment décrites dans leur simplicité qu'elles nous font font vibrer .On trouve aussi dans ce livre des moments d'une drôlerie savoureuse. le texte est court mais condensé .Un doudou je vous dis. Un petit legs que l'auteur offre à son fils et que l'on s'approprie nous aussi très facilement.
Et avant d'oublier, entre les courses, le travail, les ennuis et le journal de vingt heures : pour pouvoir embrasser un petit pied ou un petit doigt ou une petite joue potelée, courrez chez votre voisine, appelez votre cousine, demandez à votre collègue de retour de maternité, et même si vous n'aimez pas les bébés, celui que vous croiserez aura surement un air de celui que vous étiez.
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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Stemilou
  11 février 2016
Que vais-je bien pouvoir vous dire sur ce livre dont le titre ne reflète pas du tout son contenu bien plus subtil. Ce petit ouvrage ne raconte pas, comme je l'imaginais, les aventures d'un jeune papa face au grand évènement qu'est la venu d'un enfant et le changement du quotidien qui l'accompagne; mais plutôt l'histoire tendre d'un papa qui se remémore la venue difficile de son fils et lui prodigue quelques conseils pour aborder la vie, le tout entre 3h03 et 4h11 du matin le temps d'un biberon et de changer une couche, entre état de veille et endormissement. Un tête à tête entre un père qui n'en est pas à son premier enfant et un bébé tout neuf, un petit champion qui s'est battu contre la mort.
Un récit émouvant sur les sentiments d'un père, sur ses émotions lorsqu'il porte son enfant et l'incroyable tendresse face aux mouvements du bébé, c'est avec humour parfois que l'auteur décrit certains évènements:
Dans ma main qui te soutient, je viens de ressentir non pas un rot, hélas, mais la légère vibration d'une digestion précipitée. Soudaine, libératoire. Tu en gazouilles d'aise et tes babils, comme tes cheveux, chatouillent mon oreille. Quant à moi, je suis bon pour te changer avant de te recoucher. Mais de l'imperceptible séisme qui vient de secouer ta tuyauterie interne, je souris à mon tour. Absorption, digestion, évacuation, tel est ton fonctionnement, simple et attendrissant. Un vrai moteur à explosion.
La fin de l'ouvrage, l'épilogue, est assez surprenant, je ne m'attendais pas à une fin digne d'un bon roman à suspense, quant au contenu il est juste assez poétique et tendre pour apprécier le moment d'un biberon à 3h du matin.
Lien : http://stemilou.over-blog.co..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
ssstellassstella   05 février 2016
C'est d'ailleurs ça, le paradoxe de la paternité tardive. Ce monde aventureux que je ne parcourrai plus le pied léger ni sans entrave, c'est aussi toi qui m'en consoles, tant il se montre chaque jour un peu plus violent et désespérant. Et c'est d'une paume apaisée qu'en caressant ton crâne j'en épouse les contours, la douce rotondité, les forêts primaires, la chaleur soyeuse. Petite tête. Petite terre. Jamais je ne te conseillerai assez de l'explorer au plus vite, notre merveille de planète bleue. Faute de quoi tu arriveras à destination avec le regret de ne pas en avoir assez vu. Le cœur pesant de n'être certes pas encore vieux, mais plus tout à fait jeune. Loin du fondant crémeux qui a constitué le meilleur de ta vie. Ce sera alors presque fini. Pas de deuxième chance. Pas de deuxième tour. je sais de quoi je parle, tant ta vie même, je te l'ai dit, met la mienne en perspective.
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ssstellassstella   07 février 2016
Et surtout, de foncer droit devant, de découvrir le monde, vite. Je te l'ai dit, dépêche-toi, dépêche-toi ! La course contre la montre est engagée, mon petit garçon. La course contre les monstres, aussi. Ceux qui bétonnent, braconnent, déconnent, spéculent et ravagent au nom de ce fric roi que tu ne vas pas tarder à connaître. Ceux qui rasent la planète pas gratis, histoire de lui faire une tête bien glabre, bien lisse, bien propre, une vraie tête de trader, de guerrier, de boucher, de salaud en col blanc. Une vraie tête de vainqueur.
Eh oui, ce sera ça ton monde, mon amour. Un Luna Park dévasté par des enfants sales, désespérants et cupides.
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marina53marina53   13 juin 2016
Vous êtes magiques, vous, les enfants! Et paradoxaux! Vous renvoyez à l'imagerie de la famille traditionnelle, voire un tantinet bourgeoise, alors qu'en vérité vous avez un vrai don pour mettre le foutoir partout où vous passez, un foutoir salutaire, car tout sauf plan-plan! Même si vous nous épuisez, soyez-en remerciés.
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marina53marina53   13 juin 2016
On ne cherche rien et on se trouve. On ne sait pas qu'on est prêt, et c'est sans doute à cela, par la suite, que l'on mesure combien on l'était. Et dès lors que l'on est emporté, plutôt que de résister, on lâche prise – là encore, sans même s'en rendre compte, car se rendre compte de ce que l'on fait, c'est déjà s'en éloigner.
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marina53marina53   13 juin 2016
Je sais trop qu'il en va de la nuit comme de la vie: on ferme les yeux une seconde et on est emporté dans un tourbillon qui nous dépasse. Le temps de comprendre et de se réveiller, il est trop tard: les heures, les mois et les années sont déjà derrière nous.
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Videos de François d'Épenoux (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François d'Épenoux
François d’EPENOUX est romancier et scénariste. Il a déjà publié huit livres dont Le réveil du cœur, prix littéraire des Maisons de la presse en 2014. Deux de ses romans ont été adaptés au cinéma par Jean et Louis Becker : Deux jours à tuer et Les papas du dimanche.
autres livres classés : paternitéVoir plus
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