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EAN : 9782358720625
250 pages
Éditeur : La Fabrique éditions (22/10/2014)
3.78/5   48 notes
Résumé :
À ceux pour qui la fin d’une civilisation n’est pas la fin du monde ;
À ceux qui voient l’insurrection comme une brèche, d’abord, dans le règne organisé de la bêtise, du mensonge et de la confusion ;
À ceux qui devinent, derrière l’épais brouillard de « la crise », un théâtre d’opérations, des manœuvres, des stratégies – et donc la possibilité d’une contre-attaque ;
À ceux qui portent des coups ;
À ceux... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
MurmuresNumeriques
  19 décembre 2020
Cette fois encore, je n'ai pas résisté à l'envie de partager la quatrième de couverture que je trouve très parlante.
Ce livre est bien antérieur à « Maintenant » dont je vous parlais il y a peu.
L'appel est pourtant proche : appel à tous ceux qui sont prêts à bouger, prêts à « prendre les armes » pour faire changer le monde.
Un cri révolutionnaire.
On nous parle du mouvement des places, des alternatives contemporaines, de tous ceux qui se lèvent enfin. L'accent est mis sur des propositions « nouvelles » de gouvernement, ou de systèmes de vie en commun.
L'exposé est très documenté, « con de Camus ».
Si je rejoins l'envie générale de « tout faire bouger », leur vision extrêmement pessimiste de l'écologie me fait un peu mal. Même si je ne peux leur donner tort sur la vacuité du désir de protection, et de nombre d'actions, la survie de l'espèce me semble tout de même un point important…
Cet ouvrage est paru chez La Fabrique, et est paru en huit langues simultanément, j'aime beaucoup ce geste ! Se dire que le monde partage la nécessité du changement et de la réunion des bonnes volontés. Comme ils le disent « il n'existe pas d'espéranto de la révolution ».
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ErnestLONDON
  19 mars 2017
Sept après « L'insurrection qui vient », le Comité invisible reprend la plume pour « déchiffrer un monde où la confusion a fleuri sur le tronc de la méprise. » Les insurrections sont venues mais pas la révolution. (...)
Ce texte est revigorant tant les certitudes sont un piège confortable et le doute une nécessité vitale. Il ne s'agit pas plus qu'avec d'autres d'en attendre une vérité mais de se confronter à des analyses redoutables pour trouver son propre chemin. Ce livre ébranle et pourtant il incite à revenir à lui souvent.
Article complet en suivant le lien.
Lien : http://bibliothequefahrenhei..
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CRISTALLINO
  11 mai 2020
Une image de notre société passée au vitriol, un livre décapant, il ne faut pas tout prendre à la lettre mais c'est une aide à penser notre société
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critiques presse (2)
Liberation   27 octobre 2014
Sept ans après «L’insurrection qui vient», le Comité invisible publie «A nos amis», un nouveau pamphlet politique et poétique sur les révolutions d'aujourd'hui. Et de demain.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeMonde   20 octobre 2014
Plus épais, plus hétérogène, plus théorique aussi, l’ouvrage, dont la traduction est en cours en huit langues (anglais, japonais, farsi, chinois, hébreu,…), manifeste l’ambition de susciter le même retentissement que L’Insurrection qui vient. […] Comme lui, il affiche une prose d’inspiration anarchiste, proche du style des situationnistes.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
StevoStevo   30 novembre 2015
" La nouveauté, c’est que nous vivons une époque où l’apocalyptique a été intégralement absorbée par le capital, et mise à son service. L’horizon de la catastrophe est ce à partir de quoi nous sommes présentement gouvernés. Or s’il y a bien une chose vouée à rester inaccomplie, c’est la prophétie apocalyptique, qu’elle soit économique, climatique, terroriste ou nucléaire. Elle n’est énoncée que pour appeler les moyens de la conjurer, c’est-à-dire, le plus souvent, la nécessité du gouvernement. Aucune organisation, ni politique ni religieuse, ne s’est jamais avouée vaincue parce que les faits démentaient ses prophéties. Car le but de la prophétie n’est jamais d’avoir raison sur le futur, mais d’opérer sur le présent : imposer ici et maintenant l’attente, la passivité, la soumission."
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lanardlanard   22 septembre 2016
Tout est local, y compris le global; encore faut-il le localiser. L'hégémonie néolibérale provient précisément de ce qu'elle flotte dans l'air, se répand par d'innombrables canaux le plus souvent inapparents et semble invincible parce que insituable. Plutôt que de voir Wall Street comme un rapace céleste dominant le monde comme hier Dieu, nous aurions tout à gagner à localiser ses réseaux matériels comme relationnels, à suivre les connexions d'une salle de marché jusqu'à leur dernière fibre. On se rendrait compte que les traders sont simplement des cons, qu'ils qu'ils ne méritent pas même leur réputation diabolique, mais la connerie est une puissance en ce monde. On s'interrogerait sur l'existence de ces trous noirs que sont des chambres de compensation comme Euronext ou Clearstream. Identiquement pour l’État, qui n'est peut-être au fond, comme l'a avancé un anthropologue, qu'un système de fidélités personnelles. L’État est la mafia qui a vaincu toutes les autres, et qui a gagné en retour le droit de les traiter en criminelles. Identifier ce système, en tracer les contours, en déceler les vecteurs, c'est le rendre à sa nature terrestre, c'est le ramener à son rang réel. Il y a là aussi un travail d'enquête, qui seul peut arracher son aura à ce qui se veut hégémonique.
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CRISTALLINOCRISTALLINO   11 mai 2020
Ce n’est pas le monde qui est perdu, c’est nous qui avons perdu le monde et le perdons incessamment ; ce n’est pas lui qui va bientôt finir, c’est nous qui sommes finis, amputés, retranchés, nous refusons le contact vital avec le réel. La crise n’est pas économique, écologique ou politique, la crise est avant tout celle de la présence. À tel point que le must de la marchandise – l’iPhone et le Hummer, typiquement – consiste dans un appareillage sophistiqué de l’absence. D’un côté, l’iPhone concentre en un seul objet tous les accès possibles au monde et aux autres ; il est la lampe et l’appareil photo, le niveau de maçon et l’enregistreur du musicien, la télé et la boussole, le guide touristique et le moyen de communiquer ; de l’autre, il est la prothèse qui barre toute disponibilité à ce qui est là et m’établit dans un régime de demi-présence constant, commode, retenant en lui à tout moment une partie de mon être-là. On a même lancé récemment une application pour smartphone censée remédier au fait que « notre connexion 24h/24 au monde digital nous déconnecte du monde réel autour de nous ». Elle s’appelle joliment GPS for the Soul. Le Hummer, quant à lui, c’est la possibilité de transporter ma bulle autistique, mon imperméabilité à tout, jusque dans les recoins les plus inaccessibles de « la nature »; et d’en revenir intact. Que Google affiche la « lutte contre la mort » comme nouvel horizon industriel, dit assez comme on se méprend sur ce qu’est la vie.
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stekasteka   22 octobre 2014
Nous ne sommes pas contemporains de révoltes éparses, mais d'une unique vague mondiale de soulèvements qui communiquent entre eux imperceptiblement. D'une universelle soif de se retrouver que seule explique l'universelle séparation.
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jay2_3jay2_3   12 février 2015
La logique de l'accroissement de puissance, voilà tout ce que l'on peut opposer à celle de la prise du pouvoir. Habiter pleinement, voilà tout ce que l'on peut opposer au paradigme du gouvernement. On peut se jeter sur l'appareil d'État; si le terrain gagné n'est pas immédiatement rempli d'une vie nouvelle, le gouvernement finira par s'en ressaisir
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Vidéo de Comité invisible
A quelques semaines de la publication en anglais du livre, un chroniqueur de la chaine ultraconservatrice Fox News appelle à lire ce livre dangereux afin de «connaître l'ennemi». Version sous-titrée.
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