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Jean-Michel Croisille (Traducteur)Pierre-Emmanuel Dauzat (Éditeur scientifique)
ISBN : 2251799117
Éditeur : Les Belles Lettres (07/02/1997)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Première phrase
I. Nous venons d'indiquer de façon assez complète quelle était la nature des métaux, sources des richesses, et celle des substances qui s'y rattachent, et nous avons relié entre eux nos sujets de manière à parler en même temps de l'immensité touffue de la médecine, des secrets de fabrique, ainsi que de la minutieuse précision de l'art du ciseleur, du sculpteur et du teinturier.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Nastasia-B
  09 juin 2013
Avec ce livre XXXV de son Naturalis Historia, Pline l'Ancien passe de l'Histoire Naturelle à L Histoire des Arts.
Il convient peut-être d'apporter une toute petite précision à la façon dont il entend les mots Histoire et Nature.
Dans l'Antiquité, le terme d'histoire est parfois assez proche du terme actuel d'enquête. Dans le cas présent, il faut probablement entendre le terme histoire comme signifiant " inventaire des connaissances ".
De même, pour Pline l'Ancien, la nature n'est pas la vision poétique, vaguement campagnarde ou sauvage qu'on lui accorde désormais. Il doit plutôt considérer la Nature comme l'ensemble des composantes de l'univers.
On comprend alors mieux pourquoi l'un des trente-sept livres de son Histoire Naturelle soit dédié à l'art de rendre, par la peinture ou le modelage, des éléments " de la nature ".
Pline s'attache donc à nous rappeler la succession des peintres puis des modeleurs qui ont été les plus marquants, représentatifs ou innovants dans leur aptitude à " rendre la nature " ou à " montrer le naturel ". En ce sens, le summum, la quintessence de l'art pour lui est le trompe-l'oeil.
Si, par sa peinture, l'artiste a réussi à tromper un animal ou mieux un homme ou mieux encore un confrère artiste, alors il a atteint à l'essence même de la nature.
C'est une vision probablement très distante de l'acception actuelle de l'art, mais, quand on y réfléchit, c'est une vison très scientifique, qui se propose un critère d'évaluation objectif, quantifiable, falsifiable (au sens scientifique du terme tel que l'évoque Karl Popper, par exemple) et autorisant la comparaison entre oeuvres.
Avec une telle approche, ce n'est donc plus absurde du tout d'inclure une telle section dédiée aux arts plastiques dans un ouvrage de type plutôt encyclopédique et scientifique.
On y apprend aussi quelques (très peu en vérité, je ne veux pas vous faire miroiter monts et merveilles) aspects des techniques employées à l'époque.
Enfin, on y constate que dès l'aube des temps, l'artiste reconnu a bénéficié d'une très grande considération sociale et a été très lié aux hautes sphères du pouvoir ce qui lui permettait déjà à l'époque ces débordements " caractéristiques ". Je parle bien évidemment de l'artiste reconnu car Pline évoque que déjà dans l'Antiquité, l'artiste pouvait végéter dans une forme de misère avant de pouvoir vivre de son art.
Un petit livre assez intéressant sur l'histoire des arts donc, aux époques grecques (surtout) et latines, par un quasi contemporain mais que je ne considère pas non plus comme un ouvrage captivant. Ceci dit, tout cela est affaire de goût, et ce n'est là que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   13 juin 2013
Apelle avait de l'aménité, ce qui le rendit particulièrement agréable à Alexandre le Grand ; ce prince venait souvent dans son atelier et, comme nous avons dit, il avait défendu par un décret à tout autre artiste de la peindre. Un jour, dans l'atelier, Alexandre parlait beaucoup peinture sans s'y connaître : l'artiste l'engagea gentiment au silence, disant qu'il prêtait à rire aux garçons qui broyaient les couleurs ; tant ses talents l'autorisaient auprès d'un prince par ailleurs irascible. Au reste, Alexandre donna une marque mémorable de considération qu'il avait pour lui. Il l'avait chargé de peindre nue, par admiration pour sa beauté, la plus chérie de ses concubines, nommée Pancaspé ; en accomplissant son ordre l'artiste devint amoureux ; Alexandre, s'en étant aperçu, la lui donna : c'était de la grandeur d'âme et un empire sur soi plus grand encore, de la part d'un roi à qui une telle action ne fait pas moins d'honneur qu'une victoire, car il se vainquit lui-même.
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Nastasia-BNastasia-B   11 juin 2013
Admirant un tableau de Protogène d'un travail immense et d'un fini excessif, il [Apelle de Cos] dit que tout était égal entre lui et Protogène, ou même supérieur chez celui-ci, mais qu'il avait, lui, un seul avantage, c'est qu'il savait ôter la main d'un tableau : leçon mémorable, qui apprend que trop de soin est souvent nuisible.
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Nastasia-BNastasia-B   12 juin 2013
Apelle, qui était bon même pour ses rivaux, fut le premier à établir la réputation de Protogène à Rhodes. Celui-ci était sans renommée chez les siens, c'est ce qui arrive d'ordinaire aux produits du pays. Apelle lui ayant demandé combien il demandait de ses œuvres terminées, il en avait dit je ne sais quel prix fort modique ; mais Apelle en offrit cinquante talents et répandit le bruit qu'il les achetait pour les vendre comme si c'étaient les siennes. Par là il fit comprendre aux Rhodiens le mérite de leur peintre et il ne leur céda les tableaux qu'après qu'ils y eurent mis un plus haut prix.
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Nastasia-BNastasia-B   08 juin 2013
Rendre, en peignant les corps, le milieu des objets, c'est sans doute beaucoup, mais c'est en quoi plusieurs ont réussi ; au lieu que faire les contours des corps et bien terminer la limite, là où s'arrête l'objet que l'on peint, voilà qui se trouve rarement exécuté avec succès. Car le contour doit tourner et finir de façon à promettre autre chose derrière lui, et même à faire voir ce qu'il cache.
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Nastasia-BNastasia-B   15 juin 2013
Parmi ses tableaux [à Protogène], on donne la palme à l'Ialysus, qui est à Rome, consacré dans le temple de la Paix. [...] C'est à cause de cet Ialysus, qu'il craignit de brûler, que le roi Démétrius ne fit pas mettre le feu au seul endroit par où Rhodes pouvait être prise ; et en épargnant une peinture il manqua l'occasion de la victoire.
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