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EAN : 978B00NYK8HGM
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)
3.83/5   50 notes
Résumé :
Capitale de la douleur est le premier recueil de Paul Eluard, il parait en 1926. Ce recueil comprend une centaine de poèmes, dont les deux tiers avaient déjà été publiés dans des plaquettes antérieures. Le titre originel prévu était "L'art d'être malheureux" mais au dernier moment Eluard lui substitua "Capitale de la douleur", appellation plus poétique. Mais quelle est cette Capitale, Paris où réside le poète et où il vit douloureusement ou Gala, son épouse, qui est... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
frandj
  26 mars 2017
Actuellement, je redécouvre avec bonheur les poètes français du début du XXème siècle. Décidemment, la nébuleuse surréaliste a été particulièrement douée, féconde et novatrice. Paul Eluard a été l'un des plus grands, transformant tout ce qu'il touchait en (vraie) poésie.
"Capitale de la douleur" (quel beau titre !) rassemble des textes écrits entre 1914 et 1926, généralement courts. Certains sont d'une forme plus hardie que les autres, mais tous sont lisibles facilement. Quelques-uns me semblent des petits chefs d'oeuvre, d'autres accrochent un peu moins mon attention, mais presque tous sonnent très bien. On y trouve des fulgurances et des images doucement suggestives, qu'il faut se garder d'analyser trop rationnellement. Je mets en citation un ravissant petit poème ("Suite") issu de "Répétitions", qui me parait typique.
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Myriam3
  30 mai 2021
Amour et souffrance: Paul Eluard explore, par ses poèmes, ces sentiments amoureux qui le bouleversent et le mènent d'un extrême à l'autre. La figure aimée, la muse - Gala, qu'il rencontrera dans un sanatorium et épousera avant qu'elle ne partage son amour entre lui et l'artiste Max Ernst, et deviendra, finalement, la muse et l'épouse de Salvador Dali - est évoquée ici par les courbes de son corps, mais surtout par la pureté, l'infini qu'Eluard voit en elle, son caractère insaisissable qui la meut en autant d'images poétiques qui font la force de ces poèmes.
Inspiré par le Dadaïsme et le Surréalisme - mais ne pratiquant pas l'écriture automatique - Eluard multiplie les correspondances à la nature, les associations inattendues qui provoquent chez le lecteur des sentiments complexes, confus.
Je connaissais déjà certains de ces poèmes pour les avoir étudiés en classe, il s'avère que c'étaient les plus faciles à interpréter. Pour les autres, il vaut mieux juste se laisser guider, relire ceux qui touchent quelque chose en nous, et se laisser bercer par leur étrangeté.
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Mondaye
  06 mars 2016
De beaux poème, mais je dois reconnaitre que je préfère les poèmes plus formel, comme les sonnets, les odes, où le rythme est comme une vague qui coule, régulière, où le sens est plus aisé a percevoir.
C'est le premier recueil de poèmes surréalistes que j'ouvre et si je ne suis pas violemment déçue, je reste assez perplexe, un peu perdue.
Les textes sont très beaux, mais trop déroutants.
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Laureneb
  06 octobre 2021
Je le dis humblement, je n'ai pas les compétences pour comprendre la poésie surréaliste, et je suis restée assez froide devant certaines images, parce que je ne les ai pas comprises, ne voulant passer non plus du temps à comprendre et à décrypter les métaphores. Ronsard me séduit, Hugo me transporte ou Verlaine me touche au coeur, mais là, si je reconnais la rupture avec des formes de poésie plus traditionnelle, cela n'a pas fonctionné sur moi. Je dois être une conservatrice...
Peut-être aussi que j'ai eu du mal à être touchée, car ce recueil se place sous le signe de la douleur, mais sans lyrisme : le Je du Narrateur est relativement à distance, il ne met pas directement son coeur à nu - "il ne livre pas [sa] vie à [nos] huées" comme écrivait Leconte de Lisle. En effet, on ne peut pas forcément associer le Narrateur à L Auteur, même si un poème s'intitule "Mourir de ne pas mourir". Or, c'est un poème vide, sans mot, qui ne comporte que son titre et une dédicace signée "P.E".
Le Narrateur souffre, mais il ne le dit pas clairement. Plutôt que de pleurer devant nous, il procède par allusion, titrant plusieurs poèmes "Nul", et invoquant des images de bûchers ou de fouet faisant, de guerre aussi et de malédiction. On pense donc à des scènes de torture. Et le Narrateur convoque des images de brouillard, d'ombre, de lointain, de transparence, de fuite. La thématique de la mer revient plusieurs fois, comme un horizon inatteignable. Je me suis donc demandée si la "capitale" dont il était question n'était pas aussi la tête du Narrateur, faisant allusion à des souffrances psychologiques en convoquant l'étymologie - le nom de Paris n'apparaît qu'une fois, dans le titre d'un poème, "Paris pendant la guerre", qui, me semble-t-il, évoque une statue allégorique, belle mais guerrière . Enfin, "Douleur" rime avec "lenteur, terreur, malheur" dans le poème mystique "Silence de l'Evangile".
Cette souffrance est liée à une femme assez évanescente. Elle n'a pas de prénom, pas de pensée, elle ne semble être qu'une apparence physique, mais morcelé : ses seins, sa bouche, ses yeux, apparaissent plusieurs fois, dans le rêve ou le souvenir, dans le lointain encore une fois, passant et s'éloignant. Significativement sans doute, un poème placé quasiment au coeur de l'oeuvre s'appelle "Celle qui n'a pas la parole". L'aimée est donc un corps nu sans sentiment et sans voix.
Finalement, rédiger une critique m'a permis de mieux ressentir le recueil, d'avoir l'impression de l'avoir mieux compris même si ses images me restent pour nombre d'entre elles obscures - et c'est cela la poésie, j'ai ressenti des choses sans toutes les analyser.
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Marti94
  19 septembre 2018
C'est un plaisir d'écouter les poèmes de Paul Eluard dit par Gérard Desarthe même si je les trouve plutôt graves.
"Capitale de la douleur" est le premier recueil de Paul Eluard, paru en 1926. Ce recueil comprend une centaine de poèmes alors que dans ce livre audio il n'y a que vingt poèmes choisis. Et comme toutes les sélections il y a quelque chose d'un peu frustrant.
Paul eluard évoque sa vie douloureuse avec Gala, son épouse, qu'il met sur un piédestal mais qui le fait souffrir parce qu'elle le trompe. On sait aussi qu'elle le quittera plus tard pour Salvador Dali qu'elle épousera.
Alors qu'il se savait délaissé par celle qu'il aimait, la passion va guider ses mots.
Je dois avouer que ces mots j'aurais aimé les lire plutôt que de les écouter pour m'imprégner de leur rythme et pouvoir les relire plusieurs fois.
Mais cela reste un moment très agréable.
Lu en septembre 2018
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   27 octobre 2018
L'eau se frottant les mains aiguise des couteaux.
Les guerriers ont trouvé leurs armes dans les flots
Et le bruit de leurs coups est semblable à celui
Des rochers défonçant dans la nuit les bateaux.

LE SOURD ET L'AVEUGLE.
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aleatoirealeatoire   12 septembre 2019
Inconnue, elle était ma forme préférée,
Celle qui m'enlevait le souci d'être un homme,
Et je la vois et je la perd et je subis
Ma douleur, comme un peu de soleil dans l'eau froide (...)

Le front aux vitres comme le font les veilleurs de chagrin
Ciel dont j'ai dépassé la nuit
Je te cherche par-delà l'attente
Par-delà moi-même
Et je ne sais plus tant je t'aime
Lequel de nous deux est absent

Il fallait bien qu'un visage
Réponde à tous les noms du monde.
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meslinoulautremeslinoulautre   15 novembre 2015
Elle se refuse toujours à comprendre, à entendre, Elle rit pour cacher sa terreur d'elle-même. Elle a toujours marché sous les arches des nuits. Et partout où elle a passé. Elle a laissé l'empreinte des choses brisées.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   31 mai 2016
La courbe de tes yeux

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu
C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d’une couvée d’aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l’innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
+ Lire la suite
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Nastasia-BNastasia-B   26 octobre 2018
Un papillon sur une branche
[…]
Son cœur est lourd, la branche penche,
[…]
Pourquoi pleurer la fleur séchée
[…]
Pourquoi pleurer la pensée tendre ?

LE JEU DE CONSTRUCTION.
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Videos de Paul Éluard (91) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Éluard
Lecture de Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stig Dagerman et concert autour des oeuvres de Théodore de Banville, Gérard de Nerval, Paul Eluard et Rabindranath Tagore.
« C'est l'angoisse de la séparation qui s'épand par tout le monde et donne naissance à des formes sans nombre dans le ciel infini. C'est ce chagrin de la séparation qui contemple en silence toute la nuit d'étoile en étoile et qui éveille une lyre parmi les chuchotantes feuilles dans la pluvieuse obscurité de juillet. C'est cette envahissante peine qui s'épaissit en amours et désirs, en souffrances et en joies dans les demeures humaines, et c'est toujours elle qui fond et ruisselle en chansons. »
L'Offrande lyrique, Rabindranath Tagore, traduit par André Gide.
Ces émotions douces et amères qui nous secouent ne sont-elles pas universelles ? Ne sont-elles pas l'essence même de notre existence ? Deleyaman, groupe franco-américain dans la veine céleste de Dead Can Dance, aborde ces questions vibrantes, parle d'art, d'amour, de beauté et de contemplation comme des réponses à nos contraintes existentielles.C'est une amicale collaboration artistique entre le groupe et Fanny Ardant qui a donné naissance à cette création. Au travers d'un texte lu, elle dialogue avec le groupe sur une musique créée par Deleyaman. Avec le son du doudouk, le groupe d'Aret Madilian interprétera les titres français de sa discographie
Fanny Ardant : voix Béatrice Valantin : voix, clavier Aret Madilian : piano, clavier, guitare, percussion Guillaume Leprevost : basse, guitare Artyom Minasyan : doudouk, plul, pku Madalina Obreja : violon Gérard Madilian : doudouk
Création en partenariat avec le Trianon Transatlantique de Sotteville lès Rouen – Scène conventionnée d'intérêt national art et création chanson francophone.
À écouter – Deleyaman, « Sentinel », 2020. Plus d'informations sur www.deleyaman.com À écouter : https://deleyaman.bandcamp.com/album/sentinel
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