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ISBN : 2232122263
Éditeur : Editions Seghers (14/11/2002)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 133 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture - Dédiés à l'amour, voici réunis les derniers poèmes de Paul Eluard, qui composent :
- Le désir de durer.
- Le temps déborde.
- Corps Mémorable et
- Le Phénix.
Au-delà de la solitude vaincue, de la détresse dépassée, ces admirables poèmes font des « derniers poèmes d'amour » l'une des plus poignantes œuvres poétiques de tous les temps.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
vincentf
  01 juillet 2010
Il y a dans la poésie de Paul Eluard de l'évidence et du mystère. Tout est limpide et pourtant le sens échappe. Quelque chose d'enfantin, un reste des "yeux de ces enfants qui sont nos yeux anciens", une simplicité, des mots de tous les jours. Eluard, c'est d'abord un rythme inconnu, nouveau, limpide, et c'est le corps, le corps de la femme aimée, objet d'un érotisme sobrement sacralisé. Eluard, c'est l'amour dans ce qu'il a de plus concret, de plus vécu, de plus charnel. C'est le couple, l'union improbable réalisée mais aussi détruite par la mort qui fait déborder le temps, qui fait que le poète ne sait plus si c'est elle qui est morte ou si c'est lui.
Les mots viennent naturellement. Ils ne disent pas grand chose, juste ce qu'il faut. Ils se collent les uns aux autres, infiniment, toujours les mêmes et toujours surprenants. le lecteur entre dans part la plus intime d'un homme, celle qui ne se dit pas mais se murmure, il entre dans lui-même, dans les mots qui disent peut-être l'universelle expérience humaine. Mais il ne sert à rien de parler de la poésie d'Eluard. Il suffit de la lire.
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PascalOlivier
  05 janvier 2014
Y-a-t-il encore de la place pour la poésie dans notre monde ?
Dans notre société hyper-pressée, hyper-technologique, hyper-réaliste, lire (ou faire) de la poésie apparaît comme un acte politique fort. A l'heure ou le mystère n'a plus lieu d'être, qu'il est plaisant et salutaire de lire (ou de relire) des mots qui font appel à notre douce sensibilité plutôt qu'à notre implacable logique.
Découvrir les derniers poèmes d'amour de Paul Eluard est un choc littéraire et sentimental qui fera vibrer les fondations de votre coeur.
Chaque poème est une invitation, une douce berceuse, qui creuse et met à découvert des sentiers inexplorés depuis si longtemps dans notre esprit.
Je ne suis pas certain que l'amour ait trouvé plus bel écrin que les poèmes de Paul Eluard.
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Macabea
  23 novembre 2016
Lorca et Eluard....cascades d'images...d'une grande précision.
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calypso
  25 avril 2017
C'est un recueil réunissant les « derniers poèmes d'amour » de Paul Eluard, initialement publiés séparément. Sa poésie me touche infiniment et son parcours amoureux a donné naissance, selon moi, à quelques-uns des plus beaux poèmes de la langue française. Des poèmes sur la mort et la vie, sur l'éveil au bonheur et l'infini désespoir, sur la beauté du monde et celle de la femme aimée. Des poèmes qui chantent l'amour dans ce qu'il a de plus douloureux et de plus sublime.

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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Cielvariable
  27 avril 2013
Paul Éluard est mon poète préféré et je suis très sensible à sa poésie tout en musique et en subtilité. Toutefois, Derniers poèmes d'amour n'est pas son recueil le mieux réussi.
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Citations et extraits (94) Voir plus Ajouter une citation
line70line70   19 mars 2011
La nuit n'est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l'affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler faim à satisfaire
Un cœur généreux
Une main tendue une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie la vie à se partager.
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palamedepalamede   18 février 2017
La mort l'amour la vie

J’ai cru pouvoir briser la profondeur de l’immensité
Par mon chagrin tout nu sans contact sans écho
Je me suis étendu dans ma prison aux portes vierges
Comme un mort raisonnable qui a su mourir
Un mort non couronné sinon de son néant
Je me suis étendu sur les vagues absurdes
Du poison absorbé par amour de la cendre
La solitude m’a semblé plus vive que le sang

Je voulais désunir la vie
Je voulais partager la mort avec la mort
Rendre mon cœur au vide et le vide à la vie
Tout effacer qu’il n’y ait rien ni vitre ni buée
Ni rien devant ni rien derrière rien entier
J’avais éliminé le glaçon des mains jointes
J’avais éliminé l’hivernale ossature
Du vœu qui s’annule

Tu es venue le feu s’est alors ranimé
L’ombre a cédé le froid d’en bas s’est étoilé
Et la terre s’est recouverte
De ta chair claire et je me suis senti léger
Tu es venue la solitude était vaincue
J’avais un guide sur la terre je savais
Me diriger je me savais démesuré
J’avançais je gagnais de l’espace et du temps

J’allais vers toi j’allais sans fin vers la lumière
La vie avait un corps l’espoir tendait sa voile
Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit
Promettait à l’aurore des regards confiants
Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard
Ta bouche était mouillée des premières rosées
Le repos ébloui remplaçait la fatigue
Et j’adorais l’amour comme à mes premiers jours.

Les champs sont labourés les usines rayonnent
Et le blé fait son nid dans une houle énorme
La moisson la vendange ont des témoins sans nombre
Rien n’est simple ni singulier
La mer est dans les yeux du ciel ou de la nuit
La forêt donne aux arbres la sécurité
Et les murs des maisons ont une peau commune
Et les routes toujours se croisent.

Les hommes sont faits pour s’entendre
Pour se comprendre pour s’aimer
Ont des enfants qui deviendront pères des hommes
Ont des enfants sans feu ni lieu
Qui réinventeront les hommes
Et la nature et leur patrie
Celle de tous les hommes
Celle de tous les temps.
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CielvariableCielvariable   08 janvier 2012
Je t'aime

Je t'aime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues
Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu
Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs
Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas
Je t'aime pour aimer
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas

Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd'hui
Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille
Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir
Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie
Comme on oublie

Je t'aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne
Pour la santé
Je t'aime contre tout ce qui n'est qu'illusion
Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas
Tu crois être le doute et tu n'es que raison
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi.

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OumGOumG   25 mars 2018
A force d’être claire et de donner à boire
Comme on ouvre la main pour libérer une aile
A force d’être partagée et réunie
Comme une bouche qui s’amasse ou qui frissonne
Comme une langue de raison qui s’abandonne
Deux bras qui s’ouvrent qui se ferment
Faisant le jour faisant la nuit et rallumant
Un feu qui couvre mille enfants perdus d’espoir
A force d’incarner la nature fidèle
Forte comme un fruit mûr faible comme une aurore
Débordant des saisons et recouvrant des hommes
A force d’être comme un pré qui hume l’eau
Qui donne à boire à son terrain de haute essence
Innocent attendant un pas balbutiant
Comme un travail et comme un jeu comme un calcul
Faux jusqu’à l’os comme un cadeau et comme un rapt
A force d’être si patiente et souple et droite
A force de mêler le blé et la lumière
Aux caresses des chairs de la terre à minuit
A midi sans savoir si la vie est valable
Tu m’as ouvert un jour de plus est-ce aujourd’hui
Est-ce demain Toujours est nul Jamais n’est pas
Et tu risques de vivre aux dépens de toi-même

Moins que moi qui descends d’un autre et du néant
+ Lire la suite
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OumGOumG   08 avril 2018
MAIS ELLE

Elle ne vit que par sa forme
Elle a la forme d’un rocher
Elle a la forme de la mer
Elle a les muscles du rameur
Tous les rivages la modèlent

Ses mains s’ouvrent sur une étoile
Et ses yeux cachent le soleil
Une eau lavée le feu brûlé
Calme profond calme créé
Incarnant l’aube et le couchant

Pour en avoir connu le fond
Je sers la forme de l’amour
Elle ce n’est jamais la même
Je sers des ventres et des fronts
Qui s’effacent et se transforment

Fraîche saison promesse chaude
Elle est à l’échelle des fleurs
Et des heures et des couleurs
Niveau de force et de faiblesse
Elle est ma perte de conscience

Mais je refuse son hiver
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Vidéo de Paul Éluard
Il n'y a plus de preuves de la nuit, Paul Eluard
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