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André Velter (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070365719
Éditeur : Gallimard (12/03/2009)

Note moyenne : 4.57/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Paul Éluard aimait lire les poètes. Il affirmait que la plus belle anthologie est celle que l'on compose pour soi, et il a réalisé en ce domaine l'une des plus toniques et surprenantes explorations de la poésie française à travers les siècles. En ce qui concerne son oeuvre personnelle, il a également, à pusieurs reprises, proposé des choix par lesquels il entendait suggérer un parcours allant de recueil en recueil et qui révélait à l'évidence l'unité foncière de sa ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  19 mai 2015
Une anthologie d'Eluard par Eluard...et préfacée par André Velter!
Depuis "Je fis un feu" - un des premiers poèmes, sombre et désespéré, écrit juste après la dévastation de 14-18 - jusqu'aux strophes lumineuses de" La mort l'amour la vie", on parcourt librement les espaces légers et toujours ouverts de la poésie d'Eluard.
Une poésie jamais facile et toujours accueillante, innovante sans volontarisme, éternelle sans traditionalisme, si violemment humaine et si aérienne pourtant qu'elle s'envole, dans un grand froissement d'images inattendues..
On aime Aragon parce qu'on le comprend, qu'on le chante et qu'il s'imprime dans nos mémoires, mais on aime Eluard par ce qu'il nous surprend, chante en nous un air impossible à apprendre et ouvre à nos coeurs un espace sans mémoire, intensément vivant.
"J'ai eu longtemps un visage inutile,
Mais maintenant
J'ai un visage pour être aimé
Un visage pour être heureux"
C'est fort comme un talisman, non?
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Wozniaksandy
  24 novembre 2017
Voilà un très beaux recueils de poésie à mes yeux !
Une anthologie composée d'un choix de poèmes entre 1914 et 1951 fait par Paul Eluard lui-même peu de temps avant sa mort.
Par sa voix, Eluard sait se faire aimer. On le suit d'émotions en désirs, d'engagements en solidarités vers toujours plus de lumière où la raison trouverait satisfaction. Au fil du livre, on sent son éloignement de l'écriture surréaliste pour se rapprocher de lui-même ; être sensible dans un monde de blessures ... Cette anthologie personnelle, préserve la liberté, la vivacité, la fougue et l'ardeur du poète.
Avec Paul Éluard, le poème se découvre, l'obscur y est limpide. le désespoir porte une rose entre les dents. La femme, et avec elle toutes les femmes, habite poétiquement le monde…

Un très bel ouvrage que je recommande au passionné de poésie ou ceux qui aimerait en découvrir plus sur Paul Eluard.
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frandj
  17 mars 2019
Indiscutablement Paul Eluard fait partie de mes poètes préférés. Le présent recueil est une grande anthologie de sa production entre 1914 et 1951, une période qui couvre presque toute sa vie. Communiste, il a écrit des textes, influencés par son orientation politique, que je trouve bien tournés. Mais ce sont surtout ses autres poésies, inspirées notamment par l'amour, qui me ravissent. Ecrites simplement dans une langue limpide, elles me semblent éloignées des outrances du surréalisme pur et dur. Elles sont imprégnées de sentiments universels et ont l'apparence d'une grande sincérité.
Comme je ne sais pas bien formuler mes impressions, je vais m'en rapporter aux phrases si justes du préfacier de ce livre: « Avec Eluard, le va-et-vient de l'instinct et de l'intelligence, du pulsionnel et du raisonné, a quelque chose d'électrique, de soudain, de très naturel également. Il possède ce don de devin, dans lequel Rimbaud voyait toute la singularité du poète mais, de ce don, il n'entend pas en faire un privilège, c'est pourquoi il n'use que de la langue commune, la langue de tous. Ce qui ne l'empêche nullement de dévoiler comme personne la magie simple des mots par ailleurs sans prestige ».
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LouSayahazar
  19 avril 2014
Une anthologie de poèmes choisis par l'auteur lui-même. Forts et sincères, ses textes sont bouleversants d'émotions. Paul Eluard se met à nu sous notre regard bienveillant et compréhensif. Je vous invite sincèrement à découvrir le mouvement de ses phrases, ses inflexions et ses harmonies, qui expriment toutes la liberté et l'amour.
Un livre que je garde toujours sur ma table de chevet, un véritable manuel pour la vie.
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magdala
  19 mai 2012
un véritable concentré d'ELUARD. toute sa magie en un seul volume.
ses chemins, ses rêves, sesz contradictions. bref, à n'avoir qu'un livre de cet auteur, c'est celui ci.
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Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
MoovanseMoovanse   11 août 2015
Larmes des yeux, les malheurs des malheureux,
Malheurs sans intérêt et larmes sans couleurs.
Il ne demande rien, il n’est pas insensible,
Il est triste en prison et triste s’il est libre.

Il fait un triste temps, il fait une nuit noire
À ne pas mettre un aveugle dehors. Les forts
Sont assis, les faibles tiennent le pouvoir
Et le roi est debout près de la reine assise.

Sourires et soupirs, des injures pourrissent
Dans la bouche des muets et dans les yeux des lâches

Ne prenez rien : ceci brûle, cela flambe !
Vos mains sont faites pour vos poches et vos fronts.

* * *

Une ombre...
Toute l'infortune du monde
Et mon amour dessus
Comme une bête nue.



Paul Eluard, (Mourir de ne pas Mourir. 1924) - p71
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Nastasia-BNastasia-B   16 novembre 2016
J'avoue je viens de loin et j'en reste éprouvé
Il y a des moments où je renonce à tout
Sans raisons simplement parce que la fatigue
M'entraîne jusqu'au fond des brumes du passé
Et mon soleil se cache et mon ombre s'étend

Vois-tu je ne suis pas tout à fait innocent
Et malgré moi malgré colères et refus
Je représente un monde accablant corrompu
L'eau de mes jours n'a pas toujours été changée
Je n'ai pas toujours pu me soustraire à la vase

LE CHÂTEAU DES PAUVRES.
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coco4649coco4649   04 février 2015
UNE POUR TOUTES

Une ou plusieurs
L'azur couché sur l'orage
La neige sur les oiseaux
Les bruits de la peur dans les bois revêches

Une ou plusieurs
Dans les coques de glaise on a semé des corbeaux
Aux ailes fanées au bec de tremblement de terre
Ils ont cueilli les fantastiques roses rousses de l'orage

Une ou plusieurs
La collerette du soleil
L'immense fraise du soleil
Sur le goulot d'une clairière

Une ou plusieurs
Plus sensibles à leur enfance
Qu'à la pluie et au beau temps
Plus douces à connaître
Que le sommeil en pente douce
Loin de l'ennui

Une ou plusieurs
Dans des miroirs câlins
Où leur voix le matin se déchire comme un linge

Une ou plusieurs
Faites de pierre qui s'effrite
Et de plume qui s'éparpille
Faites de ronces faites de lin d'alcool d'écume
De rires de sanglots de négligences de tourments ridicules
Faites de chair et d'yeux véritables sans doute

Une ou plusieurs
Avec tous leurs défauts tous leurs mérites
Des femmes

Une ou plusieurs
Le visage ganté de lierre
Tentantes comme du pain frais
Toutes les femmes qui m'émeuvent
Parées de ce que j'ai souhaité
Parées de calme et de fraîcheur
Parées de sel d'eau de soleil
De tendresse d'audace et de mille caprices
De mille chaînes

Une ou plusieurs
Dans tous mes rêves
Une nouvelle fleur des bois
Fleur barbare aux pistils en fagot
Qui s'ouvre dans le cercle ardent de ses délires
Dans la nuit meurtrie

Une ou plusieurs

Une jeunesse à en mourir
Une jeunesse violente inquiète et saturée d'ennui
Qu'elle a partagé avec moi
Sans se soucier des autres.

p.137-138-139
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patrick75patrick75   18 février 2016
L'EGALITE DES SEXES

Tes yeux sont revenus d'un pays arbitraire
Où nul n'a jamais su ce que c'est qu'un regard
Ni connu la beauté des yeux, beauté des pierres,
Celle des gouttes d'eau, des perles en placards,

Des pierres nues et sans squelette, ö ma statue,
Le soleil aveuglant te tient lieu de miroir
Et s'il semble obéir aux puissances du soir
C'est que ta tête est close, ö statue abattue

Par mon amour et par mes ruses de sauvage,
Mon désir immobile est ton dernier soutien
Et je t'emporte sans bataille, ö mon image,
Rompue à ma faiblesse et prise dans mes liens.
+ Lire la suite
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patrick75patrick75   19 février 2016
Ta chevelure d'oranges dans le vide du monde,
Dans le vide des vitres lourdes de silence
Et d'ombre où mes mains nues cherchent tous tes reflets,
La forme de ton cœur est chimérique
Et ton amour ressemble à mon désir perdu.
O soupirs d'ambre, rêves, regards.

Mais tu n'as pas toujours été avec moi. Ma mémoire
Est encore obscurcie de t'avoir vue venir.
Et partir. Le temps se sert de mots comme l'amour.
+ Lire la suite
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Vidéo de Paul Éluard
Il n'y a plus de preuves de la nuit, Paul Eluard
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