AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070454266
Éditeur : Gallimard (20/06/2013)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 216 notes)
Résumé :
Première parution en 1947.

Dessins de Man Ray illustrés par les poèmes de Paul Éluard.

Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
chartel
  04 septembre 2014
Mais qu'est-ce que ces critiques sur Babelio à propos des Mains libres ? Un recueil qui se lit « trop vite » ? des poèmes « trop courts » ? Depuis quand une oeuvre poétique se juge-t-elle à l'aune de sa longueur ? A-t-on plus de plaisir à engloutir un litre de piquette que de stimuler ses papilles avec la simple gorgée d'un grand cru ? Je trouve, au contraire, que cette brièveté est une force. Ce recueil se présente comme une oeuvre simple, dépouillée, libre de toute lourdeur formelle. de plus, il faut bien lire la page de titre : « Dessins de Man Ray illustrés par les poèmes de Paul Eluard. » le poème devient ici illustration et c'est cette posture qui est intellectuellement et artistiquement excitante. Car on lit les poèmes d'Eluard en tant que tel, avec la curiosité de savoir ce qu'il entend par illustration littéraire. On remarque ainsi qu'illustrer n'est pas la transposition textuelle de tel ou tel élément de description, mais plutôt un accompagnement du dessin par des résonnances, des similitudes et des correspondances.
Les Mains libres , c'est petit… comme un petit bijou !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          283
Mahpee
  02 novembre 2014
S'il est vrai que les poèmes de Paul Eluard sont parfois abstraits, il n'en reste pas moins qu'ils nous interrogent. Ils ne nous parlent pas forcément au premier abord mais c'est la marque de fabrique des surréalistes, se poser les bonnes questions et trouver ou pas une réponse, le début d'un sentier qui ouvre des horizons nouveaux.
Les magnifiques dessins de Man Ray, dans le plus pur style surréaliste, s'accordent avec bonheur aux poèmes de Paul Eluard et font de ce recueil un petit bijou qu'on ne se lasse pas de feuilleter.
Commenter  J’apprécie          311
araucaria
  17 avril 2014
Ce recueil de poèmes est illustré par Man Ray. Il se lit très vite car les poèmes sont très courts. Justement peut-être un peu trop brefs, pareils parfois à des citations, alors je suis restée un peu sur ma faim.
Lien : http://araucaria20six.fr/
Commenter  J’apprécie          341
ATOS
  05 octobre 2013
Image et poésie. Lignes en mots, courbes en marge. Image. Image et poésie. Exaltation du visible et du lisible. Figure antique, l'ekphrasis n'a jamais cessé d'évoluer. Quittant le descriptif elle n'a jamais cessé de tendre vers l'harmonique.
C'est au 20 e siècle que sa libération s'est opérée.
Appolinaire, Cendras, Delaunay, Breton, Miro, Ponge, Char, Michaux, de Chirico, Picasso, Ernst, Eluard, Man Ray. Et tant d'autres. ..
L'image et l'écrit n'ont plus alors à se répondre, ni à se dire, mais naturellement ils ont à s'entendre.
« Les Mains libres », ouvrage d'art, regroupant textes d' Paul Eluard et dessins de Man Ray en est un parfait exemple.
Il ne faut pas rechercher l'illustration des formes. Il s'agit là de contempler une composition.
Les deux formes se détachent l'une de l'autre. Non pas pour s'écarter l'une de l'autre mais pour s'entendre à se compléter l'une l'autre et de cette façon leur permettre de naturellement se sublimer.
Cet écart, si l'on peut le nommer ainsi, cette respiration de l'esprit, ce vide si l'on tente un rapprochement avec la grande tradition de la peinture chinoise, permet à l'une et l'autre forme de parfaitement se détacher, se «  juste à poser », pour que l'une et l'autre entrent en résonance et que naturellement se crée un attachement entre elles.
C'est en ce détachant du descriptif que cette figure a trouvé sa forme la plus pure.
Deux objets, poésie et image, créent alors l'espace nécessaire afin que se fasse entendre l'harmonie de leur accord, tel la montagne avec le fleuve, tel l'arabesque avec le trait. Nous voyons ainsi naître de l'union de deux arts différents un art à part entière.
C'est alors qu'apparaît la troisième image, la vision intérieure née de l'harmonie de l'ensemble ainsi devant nous, composée.
En fuyant la concordance mimétique, Man Ray et Eluard créent une évidente et pure sonorité.
Chaque « objet » pouvant « être » indépendamment l'un de l'autre, mais se trouvant sublimés par leur rapprochement, comme si celui ci en créant un « chant » magnétique faisait entrer chaque objet, le visible et le lisible, en vibration, provoquant ainsi la sonorité de leur accord.
Et cette figure n'est pas réservée à la poésie et à l'image, elle peut être produite par tous les objets : image et musique, couleurs entre elles, formes entre elles, lumière et geste, peinture et nature, matière et parfum, corps et langage, rythme et silence, etc …. La composition repose sur l'accord et non sur l'objet.
« Les Mains libres » c'est justement cela, l'évocation de ce «  tout possible » de l'Art , chant libre que Paul Eluard et Man Ray nous font ici magnifiquement entendre.
Astrid Shriqui Garain
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Analire
  21 juin 2014
Je doute que ce livre puisse intéresser grand monde (sait-on jamais), mais au vu de l'étude approfondie que j'en ai faites en cette dernière année de lycée, je me dois bien de poster une petite chronique pour exprimer mon ressenti.
Au premier feuilletage de ce recueil de poèmes, nous pouvons dire unanimement que rien ne semble avoir ni queue ni tête. Les mots sont lancés sur le papier sans connivence, les dessins sont aussi étranges qu'intriguant. Pour s'imprégner de l'atmosphère surréaliste des deux auteurs, une connaissance minimale de leurs pratiques, du mouvement auquel ils font partis, est requise, sans quoi Les mains libres devient vide indolore.
Pour débuter, il est juste de préciser que Man Ray, jusqu'alors photographe, s'est lancé dans le dessin, et à débuter la réalisation du recueil avec ses nombreux énigmatiques dessins. Paul Eluard a alors entreprit d'illustrer les dessins de Man Ray ; dure réalisation, qui ne doit ni dénaturer l'oeuvre, mais révéler aux lecteurs les infimes détails que le talentueux dessinateur a incorporé à ses oeuvres. La tâche est ardue quand l'on pense à la complexité du mouvement surréaliste. Ce groupe d'hommes ont dans l'esprit de se séparer des conventions, de ne pas suivre la tradition des oeuvres et de casser les genres.
Au niveau des poèmes, les significations sont nombreuse et souvent relatives à chacun. Il n'existe en effet aucune description précise de telle ou telle oeuvre, le lecteur est dans son bon droit de laisser courir son imagination au grès des pages. Néanmoins, certains poèmes de Paul Eluard laisse percevoir des pointes de ressentiments personnels, comme Main et fruits ou le mannequin, qui renvoient à l'époque nostalgique de l'enfance de l'auteur. Man Ray fait pareil au niveau des dessins et laisse quelques indications personnelles sur la date, le lieu de production de l'oeuvre (tel Lans dans le dessin du poème Fil et aiguille), ou il y appose un titre personnel que Paul Eluard reprendra dans ses poèmes (comme Burlesque ou le temps qu'il faisait le 14 mars).
Les deux auteurs entretiennent un dialogue muet entre dessin et poème. Ils jouent également sur la fausse simplicité des dessins, avec une illustration poétique qui chamboule et dérange la compréhension. Les mains, thème central du recueil, sont omniprésent dans les dessins ou poèmes, chaque fois changeantes, originalement mises en scène, elles sont l'organe commun aux deux hommes pour la production du livre. D'autres sujets reviennent sans cesse, comme les femmes ; présentées sous différentes formes, elles sont tantôt femmes-objets, femme-nature, fécondée, qui donne la vie, dominée, femme qui s'offre ou source de désirs. En jouant autour de ces deux thématiques principales, ils y rajoutent des plus globales, comme le temps qui passe, les rencontres, la solitude et l'isolement, la découverte ou la nostalgie.
Je ne qualifierais pas ce livre d'un livre à proprement parler, mais plutôt d'une oeuvre d'art, qui doit être regardée, déchiffrée, comprise et admirée. Prenez le temps d'apprécier à sa juste valeur les représentations artistiques que nous offrent les deux hommes surréalistes. Usez de votre imagination, pénétrez votre âme et faites surgir de vos entrailles les sentiments les plus viles que vous ressentez à l'encontre de ce recueil. Je ne peux que vous souhaiter bonne chance et que poids de l'imagination soit avec vous.
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
MoovanseMoovanse   03 août 2015
Elle est noyau figue pensée
Elle est le plein soleil sous mes paupières closes
Et la chaleur brillante dans mes mains tendues

Elle est la fille noire
et son sang fait la roue

Dans la nuit d’un feu mûr.


Le DON - p24

accompagné d'un dessin de Man Ray : femme nue a la posture érotique, tête renversée aux longs cheveux délacés, dos cambré, gorge offerte, tendue vers le désir.


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          344
fanfanouche24fanfanouche24   25 juin 2014
-Femme portative-

D'un effet solennel dans la solitude

Terrestre dérision de la femme
Quand son coeur est ailleurs

Si ce que j'aime m'est accordé
Je suis sauvé

Si ce j'aime se retranche
S'anéantit
Je suis perdu

Je n'aime pas mes rêves mais je les raconte
Et j'aime ceux des autres quand on me les montre.
( Poésie gallimard, février 2014, p.115)
Commenter  J’apprécie          320
patrick75patrick75   20 juillet 2014
L'AVENTURE

Prends garde c'est l'instant où se rompent les digues
C'est l'instant échappé aux processions du temps
Où l'on joue une aurore contre une naissance

Bats la campagne
Comme un éclair

Répands tes mains
Sur un visage sans raison
Connais ce qui n'est pas à ton image
Doute de toi
Connais la terre de ton coeur
Que germe le feu qui te brûle

Que fleurisse ton oeil
Lumière.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
patrick75patrick75   19 juillet 2014
C'EST ELLE

Sur cette étoile de gazon c'est elle
C'est elle dans cette maison déserte
C'est elle dans cette rue sombre
C'est elle sur ce monument
C'est elle parmi ces sauvages
C'est elle sur ce sein mendiant
C'est elle dans la neige là

Toujours derrière un mur
Comme au fond d'un ravin.
Commenter  J’apprécie          170
AnatemneinAnatemnein   13 juillet 2013
Solitaire

J'aurais pu vivre sans toi
Vivre seul
Qui parle
Qui peut vivre seul
Sans toi
Qui
Etre en dépit de tout
Etre en dépit de soi
La nuit est avancée
Comme un bloc de cristal
Je me mêle à la nuit
Commenter  J’apprécie          220
Videos de Paul Éluard (110) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Éluard
Il n'y a plus de preuves de la nuit, Paul Eluard
autres livres classés : poésieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
753 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre
.. ..