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ISBN : B00184G1GO
Éditeur : (30/11/-1)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 76 notes)
Résumé :
EXTRAIT :

La Courbe de tes yeux
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  19 mars 2015
Paul Eluard est un des seuls poètes que je lis sans m'ennuyer.
Tous ses mots me parlent, aussi bien quand il parle de l'amour que quand il évoque la nature.
J'avais fait sa connaissance en avant-dernière année du lycée où nous n'étudiions que les poètes.
En Belgique, quand on nous demandait: "En quelle année es-tu?"
On répondait: " En poésie". Joli, non?
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EcureuilBibliophile
  25 avril 2017
Poète de la première moitié du XXéme siècle, dadaïste puis surréaliste il est proche notamment d'Aragon et de Breton.
Il ouvre la voix à l'engagement des artistes : il défend une pratique artistique active dans l'optique de faire changer la société dans « le bon sens » vers un objectif qu'il désire.
Il navigue autour du partie communiste, finissant par s'en faire exclure.
La Capitale de la Douleur est son premier recueil publié. Il y exprime à la fois son mal être et son amour, parfois fou, parfois blasé. Pour moi ces textes sont optimistes, au delà de la lassitude qui l'environne il cherche le bonheur. S'il ne le trouve que de manière très temporaire dans les bras d'une femme, dans un tableau ou entre amis, au moins le trouve-t-il. J'aime ces fulgurances, presque joyeuses, qui s'enchevêtrent dans des textes beaucoup plus sombres.
Il savait sans doute que Gala s'éloignait de lui… Leur histoire prendra définitivement fin quand elle s'installera avec Dali… Mais pour l'instant un lien nu navigue encore entre eux. C'est ce lien qu'il dissèque une dernière fois dans « l'amour, la poésie » avant d'abandonner tout à fait.
Plus encore que cet amour voué à l'échec, j'adore sa vision du monde : il en dresse un portrait sombre… mais espère pouvoir le changer. Je lis une confiance en l'humanité qui me surprendra toujours haha !
Encore une fois (comme pour le A de ce défi haha) j'ai lu ce texte chez Gallimard poésie mais cette fois pas de reproches de mon coté. Tout va bien.
J'aime bien cette collection, peut-être pour ses couvertures blanches que je trouve assez élégantes, peut-être parce qu'elle nous offre des livres denses, qui prennent peu de place et qui sont très maniables.
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Acerola13
  24 mars 2013
Petit recueil acheté à Évian après avoir visité l'exposition qui s'y donne en ce moment sur ce poète, Capitale de la douleur regroupe un corpus de petits poèmes à lire à tout moment, en tout lieu, à toute heure.
Si les rimes ne sont pas présentes, Éluard ne nous en emporte pas moins dans son imaginaire et dans sa réalité -brutale- de l'amour.
Envoûtant !
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StephanieIsReading
  13 juillet 2019
Voilà un autre recueil de poèmes qui me parle et dont je me délecte de temps à autre.
La poésie surréaliste est toujours, d'une certaine manière, insaisissable et opaque. Mais si l'on ne s'arrime pas à la compréhension littérale des textes, on se laisse aisément embarquer par les sons, les couleurs et les formes qui font sens.
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FallanG
  03 février 2013
trop émouvant..
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   25 février 2014
Si je vous dis : « j’ai tout abandonné »
C’est qu’elle n’est pas celle de mon corps,
Je ne m’en suis jamais vanté,
Ce n’est pas vrai
Et la brume de fond où je me meus
Ne sait jamais si j’ai passé.

L’éventail de sa bouche, le reflet de ses yeux,
Je suis le seul à en parler,
Je suis le seul qui soit cerné
Par ce miroir si nul où l’air circule à travers moi
Et l’air a un visage, un visage aimé,
Un visage aimant, ton visage,
À toi qui n’as pas de nom et que les autres ignorent,
La mer te dit : sur moi, le ciel te dit : sur moi,
Les astres te devinent, les nuages t’imaginent
Et le sang répandu aux meilleurs moments,
Le sang de la générosité
Te porte avec délices.

Je chante la grande joie de te chanter,
La grande joie de t’avoir ou de ne pas t’avoir,
La candeur de t’attendre, l’innocence de te connaitre,
Ô toi qui supprimes l’oubli, l’espoir et l’ignorance,
Qui supprimes l’absence et qui me mets au monde,
Je chante pour chanter, je t’aime pour chanter
Le mystère où l’amour me crée et se délivre.

Tu es pure, tu es encore plus pure que moi-même.
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marina53marina53   13 mars 2014
Jours de lenteur, jours de pluie,
Jours de miroirs brisés et d’aiguilles perdues,
Jours de paupières closes à l’horizon des mers,
D’heures toutes semblables, jours de captivité,

Mon esprit qui brillait encore sur les feuilles
Et les fleurs, mon esprit est nu comme l’amour,
L’aurore qu’il oublie lui fait baisser la tête
Et contempler son corps obéissant et vain.

Pourtant j’ai vu les plus beaux yeux du monde,
Dieux d’argent qui tenaient des saphirs dans leurs mains,
De véritables dieux, des oiseaux dans la terre
Et dans l’eau, je les ai vus.

Leurs ailes sont les miennes, rien n’existe
Que leur vol qui secoue ma misère,
Leur vol d’étoile et de lumière
Leur vol de terre, leur vol de pierre
Sur les flots de leurs ailes,

Ma pensée soutenue par la vie et la mort.
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MalauraMalaura   15 avril 2012
Entre tous mes tourments entre la mort et moi
Entre mon désespoir et la raison de vivre
Il y a l’injustice et ce malheur des hommes
Que je ne peux admettre il y a ma colère

Il y a les maquis couleur de sang d’Espagne
Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce
Le pain le sang le ciel et le droit à l’espoir
Pour tous les innocents qui haïssent le mal
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marina53marina53   15 mars 2014
Dormir, la lune dans un œil et le soleil dans l’autre,
Un amour dans la bouche, un bel oiseau dans les cheveux,
Parée comme les champs, les bois, les routes et la mer,
Belle et parée comme le tour du monde.

Puis à travers le paysage,
Parmi les branches de fumée et tous les fruits du vent,
Jambes de pierre aux bas de sable,
Prise à la taille, à tous les muscles de rivière,
Et le dernier souci sur un visage transformé.
+ Lire la suite
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marina53marina53   25 avril 2014
Elle avait dans la tranquillité de son corps
Une petite boule de neige couleur d’œil
Elle avait sur les épaules
Une tache de silence une tache de rose
Couvercle de son auréole
Ses mains et des arcs souples et chanteurs
Brisaient la lumière

Elle chantait les minutes sans s’endormir.
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Vidéo de Paul Éluard
Il n'y a plus de preuves de la nuit, Paul Eluard
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