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Gall hubert Le (Autre)Jean-Louis Poirier (Traducteur)
EAN : 9782251453590
120 pages
Les Belles Lettres (21/10/2022)
3.78/5   232 notes
Résumé :
"Dire qu'il est trop tôt ou trop tard pour faire de la philosophie, cela revient à dire que l'heure d'être heureux n'est pas venue encore ou qu'elle a déjà passé." Le bonheur est la fin de l'existence humaine. Qui le niera ? Mais il est plus difficile de tirer au clair les moyens d'y parvenir.

Il faut lire ce texte inoubliable pour découvrir que la pensée et l'amitié sont les seuls vrais havres du sage. Pour être heureux, renouons ave Épicure.
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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Denis_76
  21 avril 2018
Bon, Epicure... Telle est sa réputation de bon vivant, que je voulais savoir s'il était une sorte de Philippe Noiret (Alexandre le bienheureux ), ou Gérard Larcher de l'Antiquité... Ou, plus près de lui, un Obélix dévorant un sanglier...Mais pas du tout ! D'abord, il a un visage sévère, oblong et barbu comme les autres philosophes antiques, et ensuite, ses propos dans la Lettre à Ménécée... D'abord qui est Ménécée ?
.
C'est un Grec de la mythologie. Donc, c'est un peu comme si Epicure faisait une lettre à lui-même, ou une prière à un esprit, car les personnages de la mythologie n'ont jamais été en chair et en os, ... si ?
.
Bref.... Dans ce livre, on sent une théorie aussi "sérieuse" que chez les autres philosophes, avec des choses communes, et d'autres originales. J'essaye d'analyser, je ne résume pas :
1 ) Les principes communs :
-- La mort n'est rien, juste une privation de sensations.
-- Si le désagrément encouru à cause du plaisir est supérieur à celui-ci, laisse tomber !
-- Vive la simplicité ! Il faut se contenter de peu.
-- Etre pieux est bon (alors qu'il est accusé de ne pas être pieux ).
-- Les actions que nous faisons sont en partie en notre pouvoir.
-- Il vaut mieux bien raisonner qu'avoir de la chance (fortune ).
-- La fonction tant décriée sur lui du désir (et de l'épicurisme, même pendant l'Antiquité, ne se résume qu'à des actions confortables pour le corps et l'âme (voir ma citation ), en écartant tous les plaisirs lubriques et ceux de la table : ce n'est pas loin d'Epictète et des stoïques qui s'opposent à lui, finalement, car lui comme eux, veut parvenir à l'ataraxie !
.
Ses principes que je trouve originaux par rapport à certains autres philosophes antiques :
-- La prudence est une qualité supérieure à la réflexion philosophique.
-- Dans nos actions, plusieurs "forces" peuvent entrer en jeu :
1 ) la fortune (les dieux ? le hasard ) ;
2 ) la nécessité, sans doute comme décrit dans la citation que j'ai recopiée ;
3 ) notre pouvoir, notre volonté, déjà cité.
.
Finalement non, Epicure n'est pas Philippe Noiret !
Hélàs, une grande partie de l'oeuvre d'Epicure a été détruite. Heureusement que nous avions Diogène Laërce et Lucrèce pour sauver le peu qui reste !
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Luniver
  31 mai 2013
Bien que ça soit très explicite dans le titre, je ne m'attendais pas au départ à lire une vraie lettre : c'est à dire que sur un petit livre de 70 pages, il y a 35 pages de présentation, 25 de notes, et seulement 10 qui constituent le texte d'Épicure.
Ces dix pages suffisent cependant pour avoir un bon aperçu de la philosophie épicurienne : ne pas craindre la mort, qui est absence définitive de sensations, et qui ne peut donc pas nous toucher ; et rechercher le plaisir, non pas dans les jouissances immédiates (comme on le pense trop souvent), mais « du fait, pour le corps, de ne pas souffrir et, pour l'âme, de ne pas être troublée. »
On reste tout de même un peu frustré par la brièveté du texte, surtout qu'Épicure n'a laissé comme oeuvres que deux autres lettres, et qui ne concernent que l'astronomie et la physique.
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Lesperanza
  11 décembre 2022
Lecture scolaire en philo tronc commun.
Un texte antique sur le bonheur… bon. À première vue, je ne peux nier que cela ne m'intéressait pas plus que ça. Mais c'est une oeuvre courte, donc je n'allais pas m'en plaindre.
C'est donc certes très court. Mais très dense.
Lors de ma première lecture, j'ai eu l'impression de ne pas comprendre grand chose. de saisir quelques idées par ci par là qui me parurent intéressantes, mais bon… pour être honnête, je n'ai pas fait l'effort d'aller voir chaque note développée à la fin de l'oeuvre.
Ceci dit, il a donc fallu que je me replonge dedans… J'ai donc relu le texte, pris le temps de lire les notes d'explications ainsi que la présentation (première fois que je surlignais et écrivais dans un livre d'ailleurs...) Je suis aussi allée lire des explications sur internet pour m'éclairer encore davantage.
(et résultat : j'ai eu 16 à mon contrôle de lecture !)
Donc que dire, finalement ? J'ai beau aimer la philosophie, je ne suis pas non plus la personne la plus littéraire qui soit. (même si on me rappelle tuot le temps que je lis beaucoup, mais pour moi cela n'a rien à voir...) Ceci dit, cette oeuvre nous permet de bien comprendre en peu de pages les concepts d'Épicure sur le bonheur. J'ai fini par trouver cela intéressant (vraiment), même si je ne peux pas dire que je sois d'accord avec tout ce qu'il affirme. :')
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Bonnynic
  08 juillet 2020
Petit livre très pédagogique sur la fameuse lettre d'Epicure.
Principalement destiné à un public estudiantin, il plaira à toutes les personnes curieuses de philosophie.
Il permet de découvrir l'auteur et son oeuvre à travers les thèmes et les concepts ainsi que des mises en perspectives.
Ludique et pédagogique sont les deux mots qui ressortent après cette lecture.
Cela permet de découvrir les concepts chers à Epicure comme notamment le fait de ne pas craindre la mort car elle n'est rien d'autre que le contraire de la vie, et donc le fait que nous ne la rencontrerons jamais.
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Bydie
  15 janvier 2015
« La Lettre à Ménécée » est un très beau texte d'Épicure, court mais sur lequel il y a tant à dire ! En cette lettre adressée à son élève Ménécée, le philosophe Grec nous résume toute sa sagesse, et les fondements de l'épicurisme. Une véritable méthode du bonheur, quelques règles de conduite simples à assimiler; entre ne pas en avoir après les dieux, ne craindre ni la douleur ni la mort, ou ne satisfaire que les désirs naturels et nécessaires en se faisant néanmoins plaisir (j'ai besoin de manger, je vais manger une pomme de terre parce que j'aime la pomme de terre, et je comble ma faim, ce qui me procure une sensation de plaisir; une petite partie du bonheur. À ne pas confondre avec le stoïcisme, encaisse et tais-toi...), le bonheur - concept tellement vaste et idéal inaccessible semble-t-il - nous tend les bras !
À lire absolument si l'on s'intéresse au bonheur, à l'épicurisme, l'hédonisme; et nécessaire pour comprendre la philosophie d'Épicure, « La Lettre à Ménécée » étant l'un des seuls textes restant du philosophe Grec.
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Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
Luniver
Luniver  
En réalité, il nous arrive de laisser de côté de nombreux plaisirs, quand il s'ensuit, pour nous, plus de désagréments. Et nous considérons que beaucoup de souffrances l'emportent sur des plaisirs, chaque fois que, pour nous, un plaisir plus grand vient à la suite des souffrances que l'on a longtemps endurées. Ainsi, tout plaisir, parce qu'il a une nature qui nous est appropriée, est un bien, et pourtant tout plaisir n'est pas à choisir. De même encore, toute souffrance est un mal, mais toute souffrance n'est pas toujours par nature à refuser. C'est toutefois par la mesure comparative et l'examen de ce qui est utile et de ce qui est dommageable qu'il convient de discerner tous ces états, car, selon les moments, nous usons du bien comme d'un mal ou, à l'inverse, du mal comme d'un bien.
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Jean-Daniel
Jean-Daniel  
Même jeune, on ne doit pas hésiter à philosopher. Ni, même au seuil de la vieillesse, se fatiguer de l'exercice philosophique. Il n'est jamais trop tôt, qui que l'on soit, ni trop tard pour l'assainissement de l'âme. Tel, qui dit que l'heure de philosopher n'est pas venue ou qu'elle est déjà passée, ressemble à qui dirait que pour le bonheur, l'heure n'est pas venue ou qu'elle n'est plus. Sont donc appelés à philosopher le jeune comme le vieux. Le second pour que, vieillissant, il reste jeune en biens par esprit de gratitude à l'égard du passé. Le premier pour que jeune, il soit aussi un ancien par son sang-froid à l'égard de l'avenir. En définitive, on doit donc se préoccuper de ce qui crée le bonheur, s'il est vrai qu'avec lui nous possédons tout, et que sans lui nous faisons tout pour l'obtenir.
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Denis_76
Denis_76  
Parmi les désirs, certains sont naturels, les autres sans fondement, et que, parmi ceux qui sont naturels, les uns sont nécessaires et les autres naturels seulement. Parmi ceux qui sont nécessaires, les uns sont nécessaires au bonheur, d'autres à l'absence de dysfonctionnement dans le corps, et d'autres à la vie elle-même. En effet, une étude rigoureuse des désirs permet de rapporter tout choix et tout refus à la santé du corps et à l'absence de trouble dans l'âme, puisque c'est cela la fin de la vie bienheureuse. C'est en effet en vue de cela que nous faisons tout afin de ne pas souffrir et de ne pas éprouver de craintes.
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Luniver
Luniver  
Quand nous disons que le plaisir est la fin, nous ne parlons pas des plaisirs de débauchés ni de ceux qui consistent dans les jouissances – comme le croient certains qui, ignorant de quoi nous parlons, sont en désaccord avec nos propos ou les prennent dans un sens qu'ils n'ont pas – mais du fait, pour le corps, de ne pas souffrir et, pour l'âme, de ne pas être troublée.
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Jean-Daniel
Jean-Daniel  
La vraie sagesse, la vraie supériorité ne se gagne pas en luttant mais en laissant les choses se faire d'elles-mêmes. Les plantes qui résistent au vent se cassent, alors que les plantes souples survivent aux ouragans.
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Videos de Épicure (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Épicure
L'édition de "Le jardin perdu", annoncée comme étant de la main d'un supposé mais introuvable jardinier-philosophe anglais d'origine islandaise, Jorn de Précy [1837-1916], se referme sur la note de l'éditeur, laquelle révèle la mystification littéraire : « Depuis sa sortie en 1912, ce court et brillant essai circule presque clandestinement en Angleterre. Faut-il s'étonner que ce texte soit resté méconnu en France jusqu'à nos jours ? Sans doute. A moins que son “traducteur”, fin connaisseur de l'art des jardins anglais du XIXe siècle, n'en soit le véritable auteur… »
Ledit « traducteur », Marco Martella, malin mystificateur d'origine italienne, présente le fictif de Précy comme suit : « On sait peu de choses sur Jorn de Précy. […] Discret, isolés de ses contemporains, vivant presque comme un ermite, de Précy a influencé en profondeur l'art des jardins, notamment anglais. […] Né à Reykjavík […], Jorn de Précy quitte l'Islande en 1854. […] Il visite Rome et la Toscane. Il passe un an à Venise et deux à Paris. Là, il entame une carrière d'écrivain dont il ne reste malheureusement aucune trace. Les frères Goncourt font de lui un portrait teinté d'ironie dans leur Journal, où ils évoquent un “jeune Islandais au regard absent, perdu dans quelque rêve étrange, mais capable de s'émouvoir jusqu'aux larmes s'il se trouve nez à nez avec une rose à peine éclose ou un chêne séculaire au Jardin des plantes”. En 1861, il s'installe en Angleterre. […] en 1865 il achète le jardin de Greystone. […] de Précy était un jardinier-philosophe […]. Il se moquait volontiers des penseurs “professionnels” de son temps, se méfiait des théories et des systèmes philosophiques et se limitait, le plus souvent, à énoncer ses idées sans chercher à les approfondir ou à les étayer. […] il essayait avant tout d'incarner une vision du monde, une philosophie de l'homme, un idéal de vie. Ainsi, Greystone est, toute proportion gardée, l'héritier des grands jardins philosophiques du passé, comme ceux d'Epicure ou d'Erasme de Rotterdam. […] The Lost Garden est un traité singulier. […] Publié à deux mille exemplaires, à compte d'auteur, il ne fit l'objet d'aucune critique dans la presse spécialisée à sa sortie. Mais ces deux mille livres continuent à circuler. […] » Et le prétendu de Précy d'introduire plus loin son joli opuscule comme suit : « […] Un jour (quel âge avais-je ? quatorze, quinze ans ?), tandis que je marchais sans but sur les collines dépouillées, perdu dans je ne sais quelles pensées tourmentées, comme cela arrive souvent à l'adolescence, je me trouvai devant une poignée de bouleaux. Ils formaient un cercle. Un cercle parfait, comme dessiné au compas. L'écorce argentée, rayée de noir, attira mes yeux puis ma main. A l'intérieur du cercle, illuminées par un rayon de soleil, au milieu de l'herbe et de la mousse, apparurent les corolles mauves de cyclamens minuscules. Elles m'invitaient à rentrer dans cet enclos. Et une fois à l'intérieur, je ne sais quelle joie m'envahit […]. Etais-je dans la demeure d'un elfe ou d'une de ces nombreuses créatures innommées qui habitent notre île ? Assis sur ce tapis moelleux, appuyé contre un tronc, je fermai les yeux. Lorsque je les rouvris, il me sembla, sans que je sache pourquoi, que l'univers entier s'offrait à ma vue. Je pouvais voir plus loin que la vallée étalée devant moi, au-delà de la crête rougeâtre des volcans, jusqu'à la mer où un bateau de pêche naviguait paisiblement, et même au-delà, aussi étrange que cela puisse paraître, vers les côtes de l'Europe. La terre si vaste au-dehors et ce cercle heureux, comme un ventre maternel, un lieu protégé... “C'est donc cela, un jardin...”, me dis-je, la gorge serrée. […] Il m'arrive encore aujourd'hui, lorsque je me promène dans mon lieu, d'éprouver, comme cette toute première fois, la sensation que dans le jardin le monde peut trouver, comme par magie, un ordre heureux. Si j'étais philosophe, je dirais même : un sens. Mais quel est ce sens, en quoi consiste cette joie débordante, cette surabondance de vie ? Encore aujourd'hui, je ne saurais le dire.
[…] »
0:04 - Préface 2:10 - Genius Loci 6:22 - Conclusion
Référence bibliographique : Marco Martella, le jardin perdu, Éditions Actes Sud, 2011
Image d'illustration : http://europeangardens.eu/wp-content/uploads/2017/11/Photo-bio.jpg
Bande sonore originale : Carlos Viola - Rest in Peace
Site : http
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