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EAN : 9782290339152
88 pages
J'ai Lu (05/04/2004)
3.82/5   28 notes
Résumé :
De l'oeuvre d'Épicure, pourtant très abondante, ne restent que trois lettres et quelques maximes.
Si les " pourceaux d'Épicure " s'adonnent sans limites au plaisir et si l'épicurisme est une morale du libertinage, la philosophie du maître n'en est pas moins un des systèmes fondateurs de notre pensée occidentale. Le matérialisme d'Épicure est tout entier tourné vers un bonheur sans détour - la Lettre sur le bonheur, la plus célèbre des trois lettres qui nous s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Pavlik
  06 juin 2022
Contrairement au stoïcisme, qui s'acoquina fort bien avec le christianisme, la pensée d'Epicure fut combattue par les chrétiens, ce qui explique peut-être que, de son oeuvre, ne nous est parvenu que trois lettres et quelques maximes.
C'est finalement assez injuste pour lui car sa pensée ne correspond en rien à l'interprétation erronée qu'en firent certains. Suivre les préceptes d'Epicure, ce n'est pas se vautrer dans tous les plaisirs que la vie a à offrir. Lui-même avait une vie des plus simples. Mais, des siècles avant Freud, Epicure reconnut le plaisir (et la douleur) comme un principe de vérité. La recherche du plaisir et l'évitement de la douleur seraient donc ce qui nous guide, et la source de la vertu.
En réalité, ce que recommande Epicure n'est pas l'excès mais l'évitement, avant tout, de la douleur, qui procurera un état de calme et de repos (ataraxie) qui est pour lui le plaisir ultime. Et si, en plus, on peut s'en jeter un derrière la toge de temps en temps, s'en ruiner sa santé, on va pas se gêner.
Sinon, Epicure recommande de ne pas vivre dans la crainte des dieux et de la mort, cela ne concerne pas les vivants pour lui. Voici sans doute un point qui échauffa fortement les oreilles des chrétiens...
Tout ceci est fort bien résumé dans la lettre à Ménécée. Les deux autres lettres montrent un Epicure qui théorise sa conception de la physique et des lois de la nature. C'est moins funky à lire, c'est vrai, mais cela montre, au-delà du fait que les grecs anciens avaient compris que l'univers est infini et que l'atome existe, qu'il n'y avait pas pour eux de frontières nettes entre sciences, philosophie et théologie et qu'un philosophe s'autorisait à réfléchir à tout.
Pour conclure, je laisse le mot de la fin à Sénèque qui, bien que stoïcien proclamait : «Pour moi, je pense et j'ose le dire contre l'opinion des nôtres, que la morale d'Épicure est saine, droite et même austère pour qui l'approfondit… Je dis qu'elle est décriée sans l'avoir mérité »
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jeanparapluie
  26 décembre 2013
Texte grec, traduction et notes, très bien faites, pour tout savoir sur notre maître Epicure !
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
PavlikPavlik   22 mai 2022
Car les dieux existent, attendu que la connaissance qu'on en a est évidente. Mais, quant à leur nature, ils ne sont pas tels que la foule le croit. Et l'impie n'est pas celui qui rejette les dieux de la foule : c'est celui qui attribue aux dieux ce que leur prêtent les opinions de la foule.
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PavlikPavlik   23 mai 2022
Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de philosopher. Car jamais il n'est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme.
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SachenkaSachenka   03 novembre 2012
Nulle douleur du corps ne dure longtemps sans quelque interruption : si elle est au plus haut degré, elle finit bientôt ; si elle dure plusieurs jours, elle a des moments de repos. Les maladies qui durent ont des repos qui font plus de plaisir quela douleur n'a fait de mal.
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fargus52fargus52   14 mars 2008
Accoutume-toi à penser que la mort, avec nous, n a aucun rapport ; car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est privation de sensation.
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Jean-DanielJean-Daniel   15 mai 2020
La philosophie est une activité qui, par des discours et des raisonnements, nous procure la vie heureuse.
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Videos de Épicure (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Épicure
L'édition de "Le jardin perdu", annoncée comme étant de la main d'un supposé mais introuvable jardinier-philosophe anglais d'origine islandaise, Jorn de Précy [1837-1916], se referme sur la note de l'éditeur, laquelle révèle la mystification littéraire : « Depuis sa sortie en 1912, ce court et brillant essai circule presque clandestinement en Angleterre. Faut-il s'étonner que ce texte soit resté méconnu en France jusqu'à nos jours ? Sans doute. A moins que son “traducteur”, fin connaisseur de l'art des jardins anglais du XIXe siècle, n'en soit le véritable auteur… »
Ledit « traducteur », Marco Martella, malin mystificateur d'origine italienne, présente le fictif de Précy comme suit : « On sait peu de choses sur Jorn de Précy. […] Discret, isolés de ses contemporains, vivant presque comme un ermite, de Précy a influencé en profondeur l'art des jardins, notamment anglais. […] Né à Reykjavík […], Jorn de Précy quitte l'Islande en 1854. […] Il visite Rome et la Toscane. Il passe un an à Venise et deux à Paris. Là, il entame une carrière d'écrivain dont il ne reste malheureusement aucune trace. Les frères Goncourt font de lui un portrait teinté d'ironie dans leur Journal, où ils évoquent un “jeune Islandais au regard absent, perdu dans quelque rêve étrange, mais capable de s'émouvoir jusqu'aux larmes s'il se trouve nez à nez avec une rose à peine éclose ou un chêne séculaire au Jardin des plantes”. En 1861, il s'installe en Angleterre. […] en 1865 il achète le jardin de Greystone. […] de Précy était un jardinier-philosophe […]. Il se moquait volontiers des penseurs “professionnels” de son temps, se méfiait des théories et des systèmes philosophiques et se limitait, le plus souvent, à énoncer ses idées sans chercher à les approfondir ou à les étayer. […] il essayait avant tout d'incarner une vision du monde, une philosophie de l'homme, un idéal de vie. Ainsi, Greystone est, toute proportion gardée, l'héritier des grands jardins philosophiques du passé, comme ceux d'Epicure ou d'Erasme de Rotterdam. […] The Lost Garden est un traité singulier. […] Publié à deux mille exemplaires, à compte d'auteur, il ne fit l'objet d'aucune critique dans la presse spécialisée à sa sortie. Mais ces deux mille livres continuent à circuler. […] » Et le prétendu de Précy d'introduire plus loin son joli opuscule comme suit : « […] Un jour (quel âge avais-je ? quatorze, quinze ans ?), tandis que je marchais sans but sur les collines dépouillées, perdu dans je ne sais quelles pensées tourmentées, comme cela arrive souvent à l'adolescence, je me trouvai devant une poignée de bouleaux. Ils formaient un cercle. Un cercle parfait, comme dessiné au compas. L'écorce argentée, rayée de noir, attira mes yeux puis ma main. A l'intérieur du cercle, illuminées par un rayon de soleil, au milieu de l'herbe et de la mousse, apparurent les corolles mauves de cyclamens minuscules. Elles m'invitaient à rentrer dans cet enclos. Et une fois à l'intérieur, je ne sais quelle joie m'envahit […]. Etais-je dans la demeure d'un elfe ou d'une de ces nombreuses créatures innommées qui habitent notre île ? Assis sur ce tapis moelleux, appuyé contre un tronc, je fermai les yeux. Lorsque je les rouvris, il me sembla, sans que je sache pourquoi, que l'univers entier s'offrait à ma vue. Je pouvais voir plus loin que la vallée étalée devant moi, au-delà de la crête rougeâtre des volcans, jusqu'à la mer où un bateau de pêche naviguait paisiblement, et même au-delà, aussi étrange que cela puisse paraître, vers les côtes de l'Europe. La terre si vaste au-dehors et ce cercle heureux, comme un ventre maternel, un lieu protégé... “C'est donc cela, un jardin...”, me dis-je, la gorge serrée. […] Il m'arrive encore aujourd'hui, lorsque je me promène dans mon lieu, d'éprouver, comme cette toute première fois, la sensation que dans le jardin le monde peut trouver, comme par magie, un ordre heureux. Si j'étais philosophe, je dirais même : un sens. Mais quel est ce sens, en quoi consiste cette joie débordante, cette surabondance de vie ? Encore aujourd'hui, je ne saurais le dire.
[…] »
0:04 - Préface 2:10 - Genius Loci 6:22 - Conclusion
Référence bibliographique : Marco Martella, le jardin perdu, Éditions Actes Sud, 2011
Image d'illustration : http://europeangardens.eu/wp-content/uploads/2017/11/Photo-bio.jpg
Bande sonore originale : Carlos Viola - Rest in Peace
Site : http
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