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EAN : 9782081232082
208 pages
Flammarion (07/09/2011)
3.75/5   14 notes
Résumé :
L'épicurisme est un art du bonheur. Qu'est-ce que le bonheur ? La réponse épicurienne est bien connue : une vie de plaisir. Thèse souvent mal comprise car loin de faire l'apologie de tous les plaisirs, Épicure ne recommande que les plaisirs simples. Le mode de vie frugal et raisonnable qu'il prône est tout le contraire d'une vie de débauche. Les textes réunis ici portent essentiellement sur la morale et sur la physique. Pourquoi la quête de bonheur passe-t-elle par ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
soun59
  16 septembre 2016
Un texte très instructif à la fois sur les visions du mondes de l'époque, sur la logique et surtout sur la naissance de la philosophie du plaisir.
Quel dommage que tant de textes d'Epicure (ainsi que ceux des cyrenaïques) aient disparus. Un mal imputable à la domination du platonisme et du néo platonisme.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Luciano_AlvaroLuciano_Alvaro   15 octobre 2014
Il faut donc consacrer ses soins à ce qui produit le bonheur, tant il est vrai que, lorsqu'il est présent, nous avons tout, et que, lorsqu'il est absent, nous faisons tout pour l'avoir.
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laborolaboro   01 janvier 2020
C'est en effet quand nous souffrons de l'absence de plaisir que nous avons besoin du plaisir. Mais quand nous ne souffrons pas, nous n'avons plus besoin du plaisir. Voilà pourquoi nous disons que le plaisir est principe et fin de la vie bienheureuse.
...
Quand donc nous disons que le plaisir est la fin, nous ne parlons pas des plaisirs de débauchés ni de ceux qui consistent dans les jouissances, mais du fait, pour le corps, de ne pas souffrir et, pour l'âme, de ne pas être troublée.
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soun59soun59   16 septembre 2016
Nous sommes nés une seule fois, et il n'est pas possible de naître deux fois ; ne plus être dure nécessairement l'éternité ; mais toi, qui pourtant n'est pas maître du lendemain, tu renvoies à plus tard ce qui donne de la joie ; or la vie est ruinée par l'attente et chacun, parmi nous, meurt dans l'affairement.
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soun59soun59   16 septembre 2016
Il ne faut pas gâter ce qui est présent par le désir de ce qui est absent, mais prendre en compte le fait que ce qui est présent, également, était appelé de nos voeux.
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soun59soun59   16 septembre 2016
Celui qui déclare que tout arrive par nécessité ne peut lancer aucune accusation contre celui qui déclare que tout n'arrive pas par nécessité, car il dit que cela même arrive par nécessité.
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Vidéo de  Épicure
L'édition de "Le jardin perdu", annoncée comme étant de la main d'un supposé mais introuvable jardinier-philosophe anglais d'origine islandaise, Jorn de Précy [1837-1916], se referme sur la note de l'éditeur, laquelle révèle la mystification littéraire : « Depuis sa sortie en 1912, ce court et brillant essai circule presque clandestinement en Angleterre. Faut-il s'étonner que ce texte soit resté méconnu en France jusqu'à nos jours ? Sans doute. A moins que son “traducteur”, fin connaisseur de l'art des jardins anglais du XIXe siècle, n'en soit le véritable auteur… »
Ledit « traducteur », Marco Martella, malin mystificateur d'origine italienne, présente le fictif de Précy comme suit : « On sait peu de choses sur Jorn de Précy. […] Discret, isolés de ses contemporains, vivant presque comme un ermite, de Précy a influencé en profondeur l'art des jardins, notamment anglais. […] Né à Reykjavík […], Jorn de Précy quitte l'Islande en 1854. […] Il visite Rome et la Toscane. Il passe un an à Venise et deux à Paris. Là, il entame une carrière d'écrivain dont il ne reste malheureusement aucune trace. Les frères Goncourt font de lui un portrait teinté d'ironie dans leur Journal, où ils évoquent un “jeune Islandais au regard absent, perdu dans quelque rêve étrange, mais capable de s'émouvoir jusqu'aux larmes s'il se trouve nez à nez avec une rose à peine éclose ou un chêne séculaire au Jardin des plantes”. En 1861, il s'installe en Angleterre. […] en 1865 il achète le jardin de Greystone. […] de Précy était un jardinier-philosophe […]. Il se moquait volontiers des penseurs “professionnels” de son temps, se méfiait des théories et des systèmes philosophiques et se limitait, le plus souvent, à énoncer ses idées sans chercher à les approfondir ou à les étayer. […] il essayait avant tout d'incarner une vision du monde, une philosophie de l'homme, un idéal de vie. Ainsi, Greystone est, toute proportion gardée, l'héritier des grands jardins philosophiques du passé, comme ceux d'Epicure ou d'Erasme de Rotterdam. […] The Lost Garden est un traité singulier. […] Publié à deux mille exemplaires, à compte d'auteur, il ne fit l'objet d'aucune critique dans la presse spécialisée à sa sortie. Mais ces deux mille livres continuent à circuler. […] » Et le prétendu de Précy d'introduire plus loin son joli opuscule comme suit : « […] Un jour (quel âge avais-je ? quatorze, quinze ans ?), tandis que je marchais sans but sur les collines dépouillées, perdu dans je ne sais quelles pensées tourmentées, comme cela arrive souvent à l'adolescence, je me trouvai devant une poignée de bouleaux. Ils formaient un cercle. Un cercle parfait, comme dessiné au compas. L'écorce argentée, rayée de noir, attira mes yeux puis ma main. A l'intérieur du cercle, illuminées par un rayon de soleil, au milieu de l'herbe et de la mousse, apparurent les corolles mauves de cyclamens minuscules. Elles m'invitaient à rentrer dans cet enclos. Et une fois à l'intérieur, je ne sais quelle joie m'envahit […]. Etais-je dans la demeure d'un elfe ou d'une de ces nombreuses créatures innommées qui habitent notre île ? Assis sur ce tapis moelleux, appuyé contre un tronc, je fermai les yeux. Lorsque je les rouvris, il me sembla, sans que je sache pourquoi, que l'univers entier s'offrait à ma vue. Je pouvais voir plus loin que la vallée étalée devant moi, au-delà de la crête rougeâtre des volcans, jusqu'à la mer où un bateau de pêche naviguait paisiblement, et même au-delà, aussi étrange que cela puisse paraître, vers les côtes de l'Europe. La terre si vaste au-dehors et ce cercle heureux, comme un ventre maternel, un lieu protégé... “C'est donc cela, un jardin...”, me dis-je, la gorge serrée. […] Il m'arrive encore aujourd'hui, lorsque je me promène dans mon lieu, d'éprouver, comme cette toute première fois, la sensation que dans le jardin le monde peut trouver, comme par magie, un ordre heureux. Si j'étais philosophe, je dirais même : un sens. Mais quel est ce sens, en quoi consiste cette joie débordante, cette surabondance de vie ? Encore aujourd'hui, je ne saurais le dire.
[…] »
0:04 - Préface 2:10 - Genius Loci 6:22 - Conclusion
Référence bibliographique : Marco Martella, le jardin perdu, Éditions Actes Sud, 2011
Image d'illustration : http://europeangardens.eu/wp-content/uploads/2017/11/Photo-bio.jpg
Bande sonore originale : Carlos Viola - Rest in Peace
Site : http
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