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Jean-François Balaudé (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253067091
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/1994)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 78 notes)
Résumé :
Par sa liberté de pensée et de ton, Épicure (341-270 av. J.-C.) a scandalisé de son vivant, et pour des siècles. Ses adversaires dénonçaient son ignorance et sa grossièreté, quand il s'agissait pour lui de rompre avec un mode de savoir cumulatif et d'exercer un regard critique sur toutes les traditions culturelles. La simplicité de sa philosophie, soutenue par une démarche des plus rigoureuses, vise à donner à chacun la possibilité de réaliser le bonheur. C'est cett... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Davalian
  22 mars 2016
Épicure appartient à ces références que l'on cite à tour de bras, sans la plupart du temps, avoir lu quelque chose de lui. Grace aux éditions le livre de poche nous pouvons désormais approcher les grands principes de ce philosophe à moindre coût et en un temps record. La quatrième de couverture est d'ailleurs pour le moins tentante.
Dommage que cette tentation fasse long feu et que l'éditeur nous entraîne dans une lecture pour le moins décevante.
Les commentaires de Jean-François Balaudé tiennent ici une grande place. L'introduction représente ainsi plus des deux tiers de l'ouvrage. La parole est laissée libre à Épicure dans trois lettres, quelques maximes et sentences. Il est toutefois regrettable que cette partie-là ne soit pas laissée au premier plan permettant ainsi de reléguer les commentaires à une place qui leur serait plus propice.
La lecture des préceptes est pour le moins éclairante dans le sens où nous sommes loin de ce qui est communément admis de cette doctrine. le bonheur n'est d'ailleurs pas le seul thème que l'auteur évoque puisqu'il est également question de physique, de biologie, d'atomes, de rapports aux dieux du lien avec la mort, entre autres thèmes.
Le principal inconvénient de cette édition tient à son caractère décousu. L'introduction, trop longue, s'apparente à une glose qui parfois donne l'impression de se perdre. Nous n'avons affaire ici qu'à la seule partie survivante de l'oeuvre du maître. Les manques pénalisent également l'analyse en donnant une vision partielle, pourtant l'auteur tente de combler au mieux cette lacune.
En somme voici un livre à lire… mais en commençant par la fin. La pensée d'Épicure doit être lue ne serait-ce que pour savoir de quoi il est question. Cette démarche serait d'ailleurs tout à fait épicurienne, dans le sens ou cette philosophie accorde beaucoup d'importance... aux résumés ! Un long détour par les explications pourra ensuite être une aide à la méditation et à la réflexion. Une lecture à recommander donc malgré tout.
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Nayac
  30 juin 2016
Peut être plus que le texte même, j'ai apprécié la longue introduction de JF Balaudé, qui permet de bien situer quelques un des points clefs de l'épicurisme, de le mettre en perspective, et de remplacer le sens communément donné à cette philosophie par une description précise.

Sans prétendre résumler en quelques lignes cette introduction, j'en ai sretiré quelques éléments:

- Vérité absolue des sensations... mais qui sont très vite bridées par le "calcul épicurien"...

- ...calcul qui consiste à comparer la valeur du plaisir pressenti avec les désagréments directement ou indirectement lié à ce plaisir (calcul que ne renieraient pas les économistes libéraux via leur "valeur d'utilité"!)


- Epicure distingue deux catégories de plaisirs. Une première , le plaisir de mouvement", qui n'est pas le bien suprême, mais qu'il n'est pas illégitime de poursuivre (certes pas d'interdit, mais pas de franche incitation!... surtout si l'on croise cela avec l'attitude du sage qui doit rejeter la profusion, tous les excés par rapport au minimum nécessaire: on est très loin de l'épicurisme de recherche continue des plaisirs et des sensations du sens commun!) .
En revanche, le plaisir "stable" , le plus grand, que l'on perçoit lorsque la douleur a disparu, est la catégorie à privilégier.

- Enfin face à la critique fondée sur l'existence réelle de la souffrance, même pour le sage (par exemple maladie), Epicure appelle à se remémorer les plaisirs éprouvés antérieurement (par exemple le plaisir des discussions avec ses amis).

Finalement, l'épicurisme serait il une philosopie du rêve et du souvenir?
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vincentf
  04 juillet 2010
Suis-je épicurien ? Sans doute faut-il répondre à la normande, peut-être bien que oui, fort possible que non. Que veut dire être épicurien ? Adhérer à sa physique, à ses explications souvent loufoques parfois étonnamment modernes des phénomènes naturels ? Certes non. Adhérer à son rationalisme, à sa mise à distance des mythes, des dieux, de la mort ? Plus séduisant.
L'expérience en tant que base de la pensée, voilà sans doute l'apport crucial de l'épicurisme, la critique de tout discours, de toute autorité non évidente, voilà une attitude qui me convient. Et l'éthique ? Chasser les troubles, se contenter de plaisirs simples, voilà qui est sage. Echo dans mon esprit : trop sage. Certes, l'épicurien ne souffre pas, certes il ne regrette rien et la mort ne change pas grand chose pour lui. Il est si peu vivant. Mon esprit peut adhérer. le reste se frustre. Parfois la quête d'un plaisir amène plus de mal que de bien. On souffre pour une illusion, on tombe amoureux. Boum. On se brûle les ailes. On rêve (ça n'a rien de divin, ce sont des simulacres, juste de la matière, Epicure a sans doute raison, mais ça ne change rien). On se damne pour atteindre l'inaccessible et on a le sentiment de vivre, de se perdre, mais le sacrifice nous transcende, alors qu'Epicure nous endort. Vivre sans trouble, est-ce le bonheur ? Dénormandisons la réponse : non.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
finitysendfinitysend   13 janvier 2013
Le dieu n'est pas à craindre ; la mort ne donne pas de soucis ; et tandis que le bien est facile à obtenir , le mal est facile à supporter .
Nb : Dieu au sens de théos comme essence du divin .
Ou bien comme dieux , au pluriel .
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brigetounbrigetoun   01 avril 2012
Par ailleurs, nous considérons l’autosuffisance elle aussi comme un grand bien, non pas dans l’idée du faire avec un peu en toutes circonstances, mais afin que, dans le cas où nous n’avons pas beaucoup, nous nous contentions de peu, parce que nous sommes légitimement convaincus que ceux qui ont le moins besoin de l’abondance sont ceux qui en tirent le plus de jouissance, et que tout ce qui est nature est facile à acquérir, alors qu’il est difficile d’acquérir ce qui est sans fondement. Car les saveurs simples apportent un plaisir égal à un régime d’abondance quand on a supprimé toute la souffrance qui résulte du manque, et du pain et de l’eau procurent le plaisir le plus élevé, lorsqu’on s’en procure alors qu’on en manque.
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PiatkaPiatka   22 août 2013
Dans la recherche commune des arguments, celui qui est vaincu a gagné davantage, à proportion de ce qu'il vient d'apprendre.
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colimassoncolimasson   09 décembre 2013
Ce qui est bienheureux et incorruptible n’ pas soi-même d’ennuis ni n’en cause à un autre, de sorte qu’il n’est sujet ni aux colères ni aux faveurs ; en effet, tout cela se rencontre dans ce qui est faible.
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PiatkaPiatka   30 août 2013
A propos de chaque désir, il faut se poser cette question : quel avantage en résultera-t-il si je ne le satisfais pas ?
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Dans la catégorie : EpicurismeVoir plus
>Philosophie et disciplines connexes>Philosophie antique, médiévale, orientale>Epicurisme (21)
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