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EAN : 9782080431301
928 pages
Flammarion (18/10/2023)
4.17/5   122 notes
Résumé :
L'histoire des ducs de Bourgogne est une véritable aventure militaire, politique et artistique, qui relève autant du conte de fées que d'un Game of Thrones. La raconter est un joli défi dont Bart Van Loo s'est emparé et qui nous entraîne sur les routes médiévales, de la Scandinavie des Burgondes à Dijon, en passant par Bruxelles, Gand, Bruges et Lille. D'une plume enjouée et érudite, Bart Van Loo fait revivre avec passion ces grands ducs téméraires et ambitieux, don... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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Dès mon adolescence, le pan d'histoire consacré aux ducs de Bourgogne m'a toujours fasciné, je me devais dès lors de lire ce livre de Bart van Loo.
J'en sors ravi !

Je me targuais de bien connaître cette période historique mais à la lecture du premier chapitre, qui me plonge dans les prémisses de la naissance du Duché, avant l'apparition de Philippe le Hardi, je découvre une histoire que je ne connaissais absolument pas. Ce chapitre est dense : en trente pages, il parcours un millénaire !
À partir de Philippe le Hardi, j'ai pu me retrouver en terrain mieux connu, pouvant retracer la descendance de celui-ci jusqu'à Philippe II d'Espagne mais j'avais encore beaucoup à apprendre…

C'est un livre très bien documenté, faisant recours à de nombreuses reprises à des citations des chroniqueurs de l'époque (en ancien français), s'attachant à tous les aspects de la vie quotidienne (la mesure du temps, la cuisine, les repas, les tournois, …),

de nombreuses pages sont consacrées à l'art : les peintres (les frères van Eyck bien entendu mais aussi Melchior Broederlam, Roger van der Weyden, Hugo van der Goes, Hans Memling), les sculpteurs (Claus Sluteur principalement), les poètes (Christine de Pizan, Charles d'Orléans, François Villon). le livre est agrémenté de belles photographies de ces oeuvres d'art.

le portrait de l'époque est global, aux faits historiques, aux luttes intra-familiales, aux batailles, l'auteur n'oublie pas d'ajouter des pages consacrées aux vins de Beaune, à la moutarde de Dijon, à l'industrie drapière flamande.

Bart van Loo est manifestement féru d'étymologie, nombreux sont les mots dont il en retrace l'origine.

Il parvient également à truffer d'humour un livre d'histoire, ce qui en agrémenté la lecture, le livre comprend plus de six cent pages, sans les annexes mais je les ai dévorées avec plaisir.

Ajoutons encore l'importance des annexes : une chronologie, une notice sur les principaux personnages historiques, une bibliographie importante précédée d'un guide de lectures, les arbres généalogiques et les lignées des maisons de France, d'Angleterre, du Saint Empire Germanique et de Bourgogne, et des cartes.

Il me donne envie de revoir ou de découvrir les lieux où cette histoire s'est déroulée : Dijon, Beaune, Dole, la chartreuse de Champmol, Gand, Bruges, Courtrai, Malines et Lierre notamment.
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Voyager, retrouver des lieux connus et appréciés , des villes aimées( Dijon, Lille, Gand, Bruges, Bruxelles), grâce à ce gros livre où s'entremêlent la grande et la petite histoire politique, qui évoque les arts et la culture à la fastueuse cour des ducs de Bourgogne. Un ouvrage dotée d' illustrations hautes en couleurs ( je retrouve les splendeurs du musée des Beaux Arts de Dijon) , savamment choisies . Après cette lecture, envie de voyager, à nouveau, dans ces contrées, avec un oeil plus aguerri  !
Un récit fort bien documenté , raconté et traduit avec un humour , celui d'un Belge, évidemment !

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L'histoire des Bourguignons, de Philippe le Hardi à Philippe le Beau, dans une somme fort bien documentée. Cela se lit comme un passionnant roman d'aventures, mais pour ne pas se perdre dans la masse d'informations que contiennent ces 600 pages de lecture, il vaut mieux prendre quelques notes…

Bart van Loo est un écrivain et conférencier belge. Né en Flandre, sa langue maternelle est le néerlandais mais il a étudié la philologie romane à l'université d'Anvers pour ensuite enseigner le français comme langue étrangère. C'est un francophile, marié à une Bourguignonne.

L'auteur n'est donc pas un historien professionnel, mais la très abondante bibliographie qu'il inclut à la fin de son ouvrage pourrait le laisser croire ! Ma culture en matière d'histoire est lamentablement insignifiante, je ne me risquerai pas à porter le moindre jugement sur la qualité historique du travail de Bart van Loo. Je me contenterai de rapporter le succès énorme que ce livre à connu dès sa sortie. Sa traduction française a été épuisée quelques semaines après sa parution, menant rapidement à une réimpression. Il faut dire que le charisme de l'auteur a titillé la curiosité de beaucoup de lecteurs, moi y compris, les poussant irrésistiblement à entamer la lecture de ce gros livre.

Le premier chapitre est assez court; il plante le décor en couvrant la période allant de 406 à 1369. le coeur du sujet commence au chapitre 2 avec le mariage de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, avec Marguerite de Mâle, fille du comte de Flandre, le 19 juin 1369, à Gand. Il se termine au chapitre 5 avec le mariage d'un autre Philippe, Philippe le Beau, avec Jeanne la Folle, reine de Castille et d'Aragon. Entre ces deux alliances, on voit les duchés et comtés rivaliser ou s'associer pour dessiner petit-à-petit les frontières d'une grande partie de l'Europe.

Bart van Loo rapporte ces jeux politiques comme un thriller passionnant, mais les aspects culturels et artistiques ne sont pas absents; une vingtaine de pages de reproductions d'oeuvres d'art de l'époque sont d'ailleurs encartées dans le volume.

L'épilogue d'une trentaine de pages est consacré à Charles Quint, « le dernier Bourguignon ». Il est suivi de volumineuses annexes reprenant des notes, une chronologies, des arbres généalogiques et des cartes, une bibliographie et un index.

Je vois que certains lecteurs se sont plaints de la qualité de la traduction (deux traducteurs se sont réparti les parties de chapitres), mais personnellement, je n'ai pas perçu ce désagrément de lecture. le style dynamique m'a porté sans me lasser jusqu'à la fin de l'ouvrage. Néanmoins, j'avoue que j'ai dû souvent me rapporter aux arbres généalogiques pour ne pas me perdre dans ma lecture (mais pourquoi y'a-t-il si peu de prénoms différents pour tous ces monarques !). de ce point de vue, j'aurais également apprécié davantage de cartes montrant clairement les évolutions des alliances. Je dirais qu'il s'agit d'un livre que j'ai pris plaisir à lire mais que je n'aurais pas aimé avoir comme support d'un cours que j'aurais dû étudier (au contraire du remarquable « Istanbul » de Bettany Hughes que j'avais commenté ici en décembre 2019). Pour qu'il m'en reste davantage, il aurait fallu que je prenne quelques notes de synthèse, ce que je n'ai pas fait, mais que je ferais à coup sûr lors d'une prochaine relecture.

Malgré ce bémol, je vous recommande la lecture de ce bel ouvrage consacré à cette passionnante période de l'histoire de nos régions. Je mentionnerai aussi Bart van Loo a rédigé quelques suppléments « touristiques » pour le journal « Le Soir », où il invite les lecteurs à découvrir des traces des Bourguignons dans quelques villes et villages de Belgique; trois séries sont parues en décembre 2020, trois autres sont en cours de parution pour l'instant.
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Il y a fort longtemps , par paresse intellectuelle je l 'avoue, que je n avais pas ouvert un bouquin d 'histoire . Ce pavé de plus de 600 pages ne m a pas déçu , l auteur aime bien ses personnages , mais fait preuve d une objectivité de bon aloi et d un humour certain sur les actes et les valeurs de ce moyen âge finissant Les Grands Ducs d 'Occident sont montrés dans leur splendeurs de mécènes des arts , leur vision politique visant a reconstituer le royaume Burgonde du sommet de leur puissance au sanglant échec final , la dynastie semble d'ailleurs marquée par la mort violente et un nuage de folie . Pour le Français du sud , que je suis , bien que n étant pas totalement ignorant de l 'époque et du lieu l inversion de la perspective par rapport a nos Valois est originale et agréable . Un minuscule bémol ( enfin 2 ) ; la Livraison tout frais payé de notre Jeannette nationale aux anglais, est vite glissée sous le tapis , par manque de document parait- il .....Mouais bon.... on va dire ça . le 2°tout petit truc c est le portrait de Louis XI , qui n est pas le sujet de l opus certes , mais l auteur aurait peut-être pu moduler sur l 'avis général sur M. Onze ..l 'universelle aragne , le méchant sournois tapi dans l ombre toussah toussah certes tout cela est vrai mais pas que . Un excellent bouquin d histoire érudit et aisé a lire qui m aura de plus redonné l envie de refréquenter Clio
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Bart van Loo est le digne successeur à la fois de Jules Michelet et d'Henri Pirenne avec cette belle synthèse historique consacrée aux ducs de Bourgogne et à leur époque. Jules Michelet pour le souffle épique, le sens du récit et du portait de ces personnages que furent Philippe le Bon et son fils Charles le Téméraire, inspiré des chroniqueurs du temps, Froissart, Commynes, Chastellain...Henri Pirenne, grand historien belge qui avait perçu toute l'importance de cet épisode bourguignon dans la création d'une identité collective pour les régions de par deça, le Plat pays, les Lage Landen, bref, Belgique et Pays-Bas actuels. le rôle des métropoles du Nord est aussi souligné : Gand la rebelle dont l'industrie textile dépendait de la laine anglaise, Bruges peu à peu ensablée et détrônée par Anvers. le goût du faste : mariages, banquets arrosés de vin de Bourgogne, joyeuses entrées, les ducs aimaient étaler leur richesse dans le faste.
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critiques presse (2)
LeFigaro
07 décembre 2020
Le récit minutieux de la vie et de la mort de ceux qui ont fait du duché de Bourgogne une entité politique si puissante qu'elle rivalisera avec l'Angleterre et le royaume capétien.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique
13 octobre 2020
Plus de 650 pages comme un grand roman d’aventures politiques, un Game of Thrones, où tout est vrai.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Orphelin de son cavalier détraqué, le destrier noir poursuivit seul son chemin. Slalomant entre les cadavres, il disparut dans le brouillard. La bannière ducale gisait à côté du Téméraire. La neige qui tourbillonnait recouvrit la devise brodée en fil d'or. De ce légendaire cri de ralliement : Je lay emprins (je l'ai entrepris), il ne resta bientôt plus aucune trace.
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Dans le célèbre Viandier (paru en 1380), premier chef-d’œuvre culinaire de l’histoire de France, l’auteur et cuisinier Guillaume Tirel ne dit pratiquement pas un mot de la durée de préparation des plats, en dehors d’exhortations religieuses appelant à laisser mijoter un plat en égrenant dix-huit Notre Père ou vingt-trois Je vous salue Marie.
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[Au cours du XIVe siècle] La démocratisation de la foi déclencha une vulgarisation de l’art catholique. Le symbolisme complexe dut céder la place à un réalisme pur et simple; il s’agissait bien plus de vivre la foi que de la professer. Les gens ressentirent par ailleurs le besoin d’en porter des signes sur eux. Ceux qui en avaient les moyens glissaient un livre de psaumes ou de cantiques dans leur poche, les autres un simple chapelet. En ayant laissé la foi entrer dans la sphère privée, en la trimbalant partout et en se mettant à la vivre à sa guise, l’homme occidental permettait à l’individualisme de bourgeonner.
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Ce qui est sûr, c'est que Charles, qui a quelque chose d'un Napoléon raté, paya bien plus tôt le prix de son hubris que le Corse trois bons siècles plus tard. L'histoire enseigne que les souverains aux ambitions démesurées finissent inévitablement par mordre un jour la poussière. La question est de savoir quand; p. 548.
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Plein de déférence, ils regardaient ce roi sans couronne de la monarchie théâtrale bourguignonne, un Philippe le Bon resplendissant, au sommet de son pouvoir. 417.
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Videos de Bart van Loo (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bart van Loo
Nous avons le plaisir de recevoir l'écrivain et conférencier belge Bart van Loo pour son ouvrage Napoléon : l'ombre de la Révolution paru aux éditions Flammarion. Il s'est fait connaître du grand public grâce à ses mini-conférences virtuoses dans de Wereld Draait Door, mais van Loo est bien sûr avant tout un écrivain. Il a publié la trilogie France, très appréciée, ainsi que les best-sellers Chanson et Les Téméraires.
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