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François Dupuigrenet Desroussilles (Traducteur)
EAN : 9782264023292
174 pages
Éditeur : 10-18 (12/09/1999)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Elizabeth est une jeune femme anglaise, mariée à un noble Allemand. Elle a trois bébés, et vit en Allemagne.

Mais Elizabeth ne se fait pas à la vie des nobles allemands. Parler "gens de maison", respecter une étiquette trop stricte, tout cela l’ennuie. Aussi a-t-elle décidé, en accord avec son mari, de vivre dans une grande maison à la campagne, ou elle peut cultiver son jardin.

Avec l’aide d’un jardinier, quand même, il ne serait pas d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Taraxacum
  02 septembre 2013
Elizabeth von Arnim ne s'appelait pas Elizabeth, à l'origine, mais le succès de ce double romancé fut elle qu'elle finit par se faire appeler ainsi plutôt que May, son prénom d'origine!
Lassée de la ville et du milieu où son mariage l'a faite entrer, l'Allemagne aristocratique des années 1890, Elizabeth renaît dans la propriété de son mari à la campagne, renaît tellement qu'elle y tombe amoureuse du jardin. Débarrassée de son époux qui n'y met jamais les pieds, elle s'attelle à redonner vie et splendeur au lieu, au rythme des saisons. En forme de journal, ce texte narre à la fois ses pérégrinations horticoles, ses espoirs, ses échecs, les fortunes qu'elle engloutit en semences diverses (tellement qu'elle y consacre l'argent de ses toilettes et est prête à vendre ses parures pour acheter bulbes et rosiers), son manque total d'intérêt pour la chose domestique, qui scandalise d'ailleurs ses employés de maison, qui la trouvent carrément excentrique.
C'est le portrait d'une société disparue, l'Allemagne d'avant 1914, vue par les yeux d'une Anglaise, en même temps qu'une ode superbe aux bonheurs des jardins et de la solitude paisible, un livre à savourer lentement, sarcastique parfois et toujours plein d'esprit.
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Ys
  13 août 2016
Des jardins, on loue surtout les anglais, ibénis par la grâce des dieux de la pluie. Pourtant, c'est en Allemagne que cette Anglaise a trouvé le sien, un peu par hasard. Cinq années de mariage, cinq années de ville, étouffantes, comme gâchées, et au détour d'une visite, la découverte de cette vieille demeure de campagne où personne ne songeait plus à aller. Elizabeth adopte les lieux aussitôt, elle va en faire son nid, son refuge, sa passion, bien loin des contraintes assommantes de la vie sociale et des mondanités. A son jardin, elle se consacre toute entière, avec un enthousiasme jamais entamé malgré les revers de fortune : les rosiers qui dépérissent, les semis qui ne prennent pas, les sécheresses prolongées, le gel mordant de l'hiver, les jardiniers incompétents... sans compter les visiteurs importuns et l'incompréhension de son époux, un comte allemand aussi rigide qu'hermétique aux excentricités de Madame.
Car, bien entendu, une femme qui préfère ses plantations aux potins des salons ne peut être qu'une grande excentrique !
Conté au fil des mois à la manière d'un journal, c'est un petit texte délicieux que ce Jardin allemand. Une ode aux plaisirs simples de la solitude, aux beautés de la nature, mais aussi une chronique pleine d'esprit, qui égratigne sans pitié les maris imbus de leur sagesse, les mondains assommants, les amis envahissants... et, ma foi, la quasi totalité de l'humaine engeance. Elle n'épargne à peu près personne, Elizabeth - pas même elle-même, au fond, sous ses airs de supériorité désinvolte -, et si ses goûts la tournent vers d'autres plaisirs, plus simples, son ton n'est pas sans me rappeler parfois celui De Wilde. Elle en a l'égocentrisme assumé, le mordant raffiné, le badinage faussement frivole, le goût des aphorismes bien tournés, le sens aigu de la beauté, aussi.
Une petite bulle de pur bonheur à savourer au jardin... avant de filer à la jardinerie la plus proche pour rafraîchir de toute urgence vos pots ou plates-bandes. (Je mets au défi l'amateur de jardinage d'y résister !)
Appréciable bonus dans l'édition 10/18 : un intéressant petit texte introductif de Forster, qui en 1905 passa quelques mois chez la comtesse Von Arnim comme répétiteur d'anglais, et quelques photos pour achever de planter le décor.
Lien : http://ys-melmoth.livejourna..
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Madame_lit
  04 novembre 2018
Tout d'abord, qui est Elizabeth von Arnim? Mary Annette Beauchamp qui portera plus tard le nom d'Elizabeth von Arnim est née en 1866 en Australie dans une famille assez huppée. Elle est d'ailleurs la cousine de l'écrivaine Katherine Mansfield. Elle épouse en 1861 le compte Graf Henning von Arnim-Schlagenthin, un membre de la société aristocratique prussienne qui fréquente Wagner et son épouse Cosima. Très vite, la comtesse donne naissance à trois filles et en 1896, elle part s'installer dans le domaine du comte Von Arnim à Nassenheide. Elle développe alors une passion pour le jardinage et elle y crée son «jardin allemand». À partir de ce moment, Elizabeth von Arnim voit le jour.
C'est sous ce pseudonyme qu'elle écrit son premier livre : Elizabeth et son jardin allemand qui est publié en 1898 chez Macmillan. le succès est tout de suite au rendez-vous. Dans ce dernier qui est rédigé sous la forme d'un journal intime, elle relate son amour pour son jardin, elle parle, entre autres, de ses petites filles, de son époux qu'elle nomme «l'Homme de Colère», des visites qu'elle doit supporter, du temps qui passe et de la nature qui se modifie au gré des saisons. Elle aborde aussi son amour pour la littérature. le livre s'ouvre ainsi :
7 mai.
Que j'aime le jardin où j'écris ces lignes par une belle fin d'après-midi.
Très rapidement, le lecteur comprend qu'en créant un jardin, c'est un monde à son image qu'Elizabeth façonne. Grâce à son jardin allemand, la jeune femme retrouve le paradis perdu. Elle entre en contact avec son Éden. le jardin, c'est son lieu divin, c'est son oasis, c'est son refuge, c'est son royaume céleste.
Nul ne paraît comprendre, ici, combien le coeur me bat en attendant la floraison de mes roses-thés. Il n'est pas un traité de jardinage allemand qui ne relègue les roses-thés dans les serres, les emprisonnant à vie et les empêchant pour toujours d'être touchées par le souffle de Dieu. (p. 35)
Pour avoir un jardin allemand digne de ce nom, la jeune Elizabeth plonge dans des ouvrages de jardinage, achète des bulbes, conçoit des plates-bandes en fonction des couleurs. Elle lit des ouvrages dans sa bibliothèque et y prend un réel plaisir solitaire.
En arrivant dans la bibliothèque une émotion m'a prise-ma chère bibliothèque, que d'heures heureuses j'y ai passées, à fouiner parmi les livres, à imaginer pour mon jardins des plans mirifiques, à écrire, à rêver, à ne rien faire! (p. 82)
Elizabeth comprend parfaitement son bonheur. Ce dernier est indissociable de son jardin et de ses livres. En ce sens, Elizabeth von Arnim apparaît assez féministe pour son époque. Elle se révolte contre les femmes dont les conversations l'ennuient. Elle préfère de loin sa solitude. Elle n'a pas besoin des autres pour se distraire. Au contraire…
Je suis capable de me distraire toute seule pendant des semaines entières, et je ne m'apercevrais même pas de ma solitude, n'était ce sentiment de paix qui m'envahit. (p. 50)
Je me suis retrouvée énormément dans cette femme. Comme elle, je préfère la solitude aux gens dont la conversation et les valeurs m'horripilent, comme elle, j'adore le jardinage et observer le développement de mes fleurs, comme elle, j'aime la paix entourant l'acte de lire. À sa seule différence, je peux bécher la terre!
De tout mon coeur je voudrais être un homme pour pouvoir m'acheter une bèche et jardiner moi-même. Quel bonheur ce serait de m'occuper de mes fleurs sans perdre un temps précieux à expliquer au jardinier ce qu'il doit faire! (p. 91).
Élizabeth Von Arnim possède un sens de l'observation extraordinaire. Elle était une femme intelligente, forte, qui s'investissait dans son bonheur qu'elle savait être simple (le jardinage et la lecture).Dans Elizabeth et son jardin allemand, j'ai pu ressentir un réel plaisir à retrouver des noms de fleurs, de roses… Qu'il me tarde de retrouver mes fleurs!
Elizabeth von Arnim est morte en 1941 aux États-Unis alors qu'elle avait fui la guerre sévissant en Europe. Elle a fait publier vingt et un romans.
Elizabeth et son jardin allemand a été ma première rencontre avec l'univers de cette écrivaine qui a obtenu la nationalité britannique. Ce ne sera certainement pas ma dernière lecture.
https://madamelit.ca/2018/10/23/madame-lit-elizabeth-et-son-jardin-allemand/
Lien : https://madamelit.ca/2018/10..
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Floccus
  22 juillet 2019

"Le goût pour la compagnie de ses semblables, et la crainte de rester seule, fût-ce pour quelques heures, me sont totalement incompréhensibles. Je suis capable de me distraire toute seule pendant des semaines entières, et je ne m'apercevrais même pas de ma solitude, n'était ce sentiment de paix qui m'envahit. (…) J'aimerais que ma maison fût remplie de gens capables de se distraire par eux-mêmes. Ils seraient accueillis et dépêchés avec une égale bonne humeur, car la vérité m'oblige à dire qu'autant j'aime à les voir arriver, autant il ne me déplaît jamais de les voir s'en aller." (50)
"Comment prendre plaisir à se trouver dans un jardin où l'on risque à tout moment de croiser des gens avec qui on vient de prendre le petit déjeuner, et que l'on reverra immanquablement au déjeuner et au dîner ?" (61)
Je me suis beaucoup plu dans la compagnie d'Elizabeth von Arnim. Nous sommes pourtant toutes deux des êtres sauvages à notre manière, redoutant les visiteurs, fuyant une compagnie qui s'attache de trop, n'ayant qu'une idée en tête : jouir le plus souvent possible d'une fructueuse solitude. Par livre interposé, on ne se dérange pas trop, c'est l'avantage. On peut se rencontrer, se tourner autour, se manipuler, se lire et se relire sans troubler l'onde de nos vies intérieures respectives.
"Entre robes et rosiers jamais je n'hésite." (131)
J'ai souvent eu l'impression de lire mon propre journal intime. Elizabeth von Arnim passe des heures à fantasmer sur des catalogues horticoles, a des difficultés à apprivoiser les ancolies, expérimente sans cesse, guette les moindres floraisons, ose l'échec… comme moi. Son époque et son milieu lui inspirent cependant des réflexions fort éloignées de mes propres préoccupations, mais exprimées avec tant de détachement, voire d'ironie, qu'elle me fait spontanément sourire. Elle est amusante jusque dans ses préjugés de classe, cuisinières et filles de laiteries pâtissent de son esprit vif ! S'adonner aux tâches se rapportant à l'entretien de la maison et de la progéniture ne rentre pas du tout dans ses paramètres.
"Les épouses de pasteurs doivent se faire cuisinières, femmes de ménage, et lorsqu'elles ont des enfants – elles en ont toujours -, servir de gouvernantes de de bonnes d'enfants." (86)
Malheureusement pour elle, je compatis de tout mon coeur, quelle frustration ! le jardinage activement physique ne fait pas non plus partie des activités compatibles avec sa qualité sociale. Et je regarde soudain avec un bonheur immense mes ongles plein de terre et mes mains rêches d'avoir fouissé, planté, arraché, cueilli… le jardinage pour prix de la vaisselle et du ménage ? Je dis mille fois oui !
"Si seulement je pouvais manier moi-même la bêche et le plantoir ! (…) Toute au bonheur de posséder mon propre jardin, et très impatiente de voir fleurir les lieux les plus désolés, il m'est arrivé un beau dimanche de me glisser hors de la maison armée d'une pelle et d'un râteau et bêcher fiévreusement un petit carré de terre afin d'y planter quelques volubilis avant de revenir en toute hâte, rouge et confuse, m'effondrer sur une chaise et me cacher derrière un livre pour préserver ma réputation d'honnête femme." (38)

Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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BenedicteBiblio
  13 mai 2018
J'ai eu l'occasion de découvrir la plume de la romancière Elizabeth von Arnim, cousine de Katherine Mansfield, à l'été 2016. J'avais alors plutôt apprécié l'atmosphère sombre et glaciale de Vera (roman publié en 1921). Dans un tout autre registre, Elizabeth et son jardin allemand (qui possède une large part autobiographique) me faisait de l'oeil depuis un bon moment déjà. Je suis ravie d'avoir enfin pu découvrir ce roman, rédigé sous la forme d'un journal intime. Celui-ci nous plonge en effet dans le quotidien d'Elizabeth von Arnim, et ouvre plus largement une fenêtre sur ce que devait être le vécu d'une femme évoluant dans le monde de l'aristocratie, à l'aube du XXe siècle. Passionnant ! J'ai déniché ce roman en occasion (car je souhaitais absolument le retrouver avec cette couverture que je trouve sublime), et cette lecture constitue un nouveau coup de coeur pour cette année 2018.
Dès les premières pages, Elizabeth von Arnim nous chante son amour pour son jardin. Mariée à un comte prussien, il faut savoir que la romancière quittera rapidement Londres pour s'installer en Poméranie, dans le vaste domaine de Nassenheiden. Créer un jardin (et le faire à sa manière), associer les couleurs, gérer les commandes, lui permettra sans doute de s'offrir un refuge bien loin des codes de l'aristocratie de l'époque. Car Elizabeth exècre les règles de bienséance et les mondanités. Solitaire dans l'âme, elle ne se sent bien qu'au milieu des fleurs ou en pleine nature, et vagabondant dans ses pensées. Grâce à ce roman, j'ai beaucoup appris sur la personnalité d'Elizabeth von Arnim mais aussi sur la condition féminine de l'époque… J'ai adoré ce voyage, et même si ce récit autobiographique a été écrit entre mai 1896 et avril 1897 je lui trouve une certaine modernité. Grâce à la construction de son jardin (à une époque où les jardiniers étaient exclusivement des hommes), Elizabeth se libère. Mais écrire reste aussi un moyen de se faire entendre. Elizabeth von Arnim pourra ainsi rédiger que si elle avait la possibilité de manier elle-même la bêche, comme le font les jardiniers (et donc les hommes), elle se sentirait alors pleinement heureuse, comme au paradis. Aussi, si son mari lui interdit formellement de signer ses écrits de son nom, notre romancière anglaise (née en Australie) exprime pour autant ses idées, parfois avec un certain humour.
J'ai donc adoré rencontrer cette femme éprise de liberté, et amoureuse de la nature. Ce roman foisonne de références à des plantes, à des variétés de fleurs, mais pas que… C'est justement ce qui fait tout son intérêt. J'ai beaucoup aimé découvrir ce qu'il en était de la vie familiale d'Elizabeth von Arnim. le portrait qu'elle brosse de son mari (surnommé “L'homme de colère”) est pour le moins pétrifiant. Même dans le monde de l'aristocratie, la vie maritale ne semblait donc pas être de tout repos. Si elle aimait son mari, notre romancière le craignait aussi beaucoup. Via ce roman, le lecteur fait également la connaissance des trois petites filles de l'auteure : “les bébés d'avril, de mai et de juin”. J'ai également apprécié cet aspect du livre, puisqu'il nous fournit quelques indices sur la manière dont on pouvait élever les enfants à la fin du XIXe siècle. Nul doute que je retrouverai l'auteure avec plaisir d'ici quelques temps. Peut-être avec L'été solitaire (1899) ou Avril enchanté (1922) ?
Lien : https://labibliothequedebene..
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
TaraxacumTaraxacum   02 septembre 2013
Quand vous êtes bien nourri, bien vêtu, bien chauffé, et que rien ne vous manque de ce que vous pouvez raisonnablement désirer dans la vie, des désagréments de nature spirituelle vous mettent parfois mal à l’aise, et peuvent vous rendre malheureux. C’en est un, par exemple, de se sentir incapable de communier avec l’âme de son voisin – absurde souci, sans doute, car rien ne prouve qu’il en possède une.
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ladyogaladyoga   20 septembre 2017
Tous ceux qui m'entourent sont persuadés que je suis, pour le moins, une excentrique, car le bruit s'est vite répandu que je passe mes journées à lire dans le jardin sans jamais coudre ni faire la cuisine. Mais pourquoi faire la cuisine quand on dispose d'une cuisinière ?
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maylibelmaylibel   28 juin 2015
Ah, ma chère, les familles sont comme les drogues – fort agréables quand on les absorbe en petites quantités, mais redoutables à long terme. La sagesse conseille de les éviter autant que faire se peut.
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maylibelmaylibel   28 juin 2015
Les livres les plus moroses peuvent acquérir des grâces inconnues pourvu qu’on les lise dehors, de même qu’une tartine beurrée, qui paraîtrait insipide au salon, devient un pur nectar si on la mange sous un arbre.
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fanfanouche24fanfanouche24   29 mai 2018
Les landes aussi sont belles dans leur nudité. L'éternité s'y peut presqu'entrevoir, et le voyageur qui s'y avance à la tombée du jour a le sentiment de se trouver en présence de Dieu même. (Bartillat, 2016, p. 23)
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Videos de Elizabeth von Arnim (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elizabeth von Arnim
La chronique de Gérard Collard - Elizabeth et son jardin allemand
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