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Bernard Delvaille (Traducteur)
ISBN : 2264023899
Éditeur : 10-18 (06/07/2000)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Quelques mois après la mort mystérieuse de Vera, Everard Wemys se remarie avec Lucy, de vingt ans sa cadette.
Mais le souvenir omniprésent de Vera, les doutes relatifs à sa mort (accident, suicide, voire crime ?) font planer sur le couple, qui s'est installé à la campagne, dans la grande maison où eut lieu le drame, une ombre noire que ni l'un ni l'autre ne parviendront à chasser.
Après "Avril enchanté", Vera est le 7e titre de cette dame des lettres ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Audreyy
  21 juin 2012
Ce livre, répertorié comme classique en est un mais au style très simple. L'écriture et le style m'ont d'ailleurs fait penser à Jane Austen seulement je l'ai trouvé avec moins de longueurs.
Le livre s'ouvre avec la mort du père de Lucy. Durant cette journée, elle rencontre un homme plus âgé qu'elle, malheureux car il a perdu sa femme il y a peu de temps. le journaux en ont même parlé, il s'agit d'un suicide. Ces deux drames vont rapprocher les deux protagonistes et ils vont tomber amoureux. Très vite, ils vont se marier et emménager ensemble, dans la maison où Everard Wemys a perdu sa femme, ce qui gêne Lucie mais elle ne dit rien.
On va très vite s'apercevoir de l'autre facette de Everard qui m'a énormément exaspérée. Devant ses propos envers sa femme, envers ses domestiques, on ne peut avoir que du ressentiment envers lui et on se prend de pitié pour Lucy. Cet homme est un tyran, plus on apprend à le connaître et plus des questions débarquent : Est-ce à cause de lui que Véra, son épouse s'est suicidé? Était-ce vraiment un suicide? Une ambiance sombre plane sur ce couple dans cette maison qu'on finit par trouver lugubre.
Il n'y a pas beaucoup de personnages donc il est très facile de s'y retrouver. le roman tourne autour de Everard et de Lucy. On fait aussi la connaissance de la tante de Lucy, Mrs Entwhistle, la seule parente qui lui reste. Son personnage m'a beaucoup plu. Alors qu'elle apprécie cet homme au début, elle finit par se poser des questions à son sujet mais tente de respecter le choix de sa nièce. Il y a les domestiques et la présence de Véra qui est omniprésente à l'histoire. Lucy pense bien souvent à elle, surtout dans cette maison et le lecteur s'interroge beaucoup à son sujet.
La fin est tout sauf prévisible. J'en est d'ailleurs été énormément surprise. Elizabeth von Arnim m'a scotchée sur place devant cette histoire sombre et prenante. En conclusion, un bon roman de cette auteure.
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BenedicteBiblio
  19 août 2016
Déniché en occasion, ce court roman me faisait de l'oeil depuis un petit moment déjà. Mon amour pour les années 20, le ressenti d'une intrigue à la Rebecca (Daphné du Maurier) auront eu raison de moi. Un autre argument : cette couverture qui est juste sublime ne donne-t-elle pas, à elle seule, envie de se plonger dans le roman ? Si je n'ai pas eu le coup de coeur tant espéré, la faute à une fin un peu trop ouverte à mon goût, j'ai apprécié suivre le quotidien de Lucy. La plume d'Elizabeth von Arnim est quant à elle simple, mais efficace : j'ai été on ne peut plus ravie de la découvrir. Si Vera n'a pas la force de Rebecca, la noirceur de l'intrigue est bien là. J'ai d'ores et déjà hâte de retrouver l'auteure. Peut-être avec Avril enchanté ou Elizabeth et son jardin allemand.
En vacances en Cornouailles, Lucy doit rapidement faire face au décès de son père. Elle rencontre alors Everard Wemys, qui vient de perdre sa femme, Vera, dans un accident. Touchés de plein fouet par un drame aussi douloureux qu'inattendu, ces deux êtres finissent par se rapprocher. Pour finalement sauter le pas, et se marier. Everard emmène alors Lucy aux Saules, sa maison de campagne dans laquelle Vera est tombée du balcon du second étage. Accident ou suicide ? Nul ne le sait.
Que de points communs avec Rebecca, qui est un de mes romans préférés ! Une héroïne un peu gauche, et naïve. Une grande demeure. le fantôme d'une ancienne épouse. Les similitudes s'arrêtent pourtant là. Car Elizabeth von Arnim s'intéresse surtout aux rouages du mariage. Une fois le couple installé aux Saules, la jeune Lucy déchante rapidement. Everard n'est plus l'homme charmant des débuts. Égoïste voire tyrannique, il n'a de cesse de grandement fatiguer notre héroïne entre ses sautes d'humeur et ses demandes constantes d'affection. Lucy ne sait alors plus vraiment sur quel pied danser. Il est rare qu'un personnage masculin provoque autant de rejet chez moi. C'est pourtant ce que j'ai ressenti avec Everard. J'ai également été agacée par le semblant d'apathie de Lucy (qui est tout simplement amoureuse…). Impuissante, miss Entwisthle, la tante de Lucy, voit peu à peu sombrer sa protégée.
L'intrigue se fait donc très sombre et cruelle pour notre héroïne. Face à cette réflexion concernant l'amour, mais surtout la tyrannie conjugale, vient se greffer le mystère autour du décès de Vera. Accident ? Suicide ? Meurtre ? Elizabeth von Arnim n'apporte pas de réponse bien définie. Au fil de sa lecture, le lecteur est pourtant en mesure de construire son hypothèse, ce qui est extrêmement intéressant. J'ai beaucoup moins apprécié la fin ouverte de ce roman. Même si l'on sait désormais quel sera le quotidien de Lucy, j'en attendais peut-être autre chose. Au moins une petite note d'espoir.
En bref, Vera est un roman plutôt noir qui vaut surtout pour son atmosphère. Si j'ai dévoré ce récit, j'aurais souhaité trouver des personnages plus nuancés ainsi qu'une fin moins ouverte. L'aura de Vera, l'ancienne épouse (adorée ou détestée ?) ajoute pour autant une vraie plus-value à l'atmosphère glaçante de ce récit rédigé dans les années 20.
Lien : https://labibliothequedebene..
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Chantilly34
  25 janvier 2014
Littérature classique du début du XXè siècle, ambiance très british, le style d'Elizabeth von Arnim est à la fois très poétique et très précis dans ses descriptions.
Si "Avril enchanté" est léger et souvent humoristique, "Vera" est beaucoup plus noir, plus dramatique aussi dans les relations entre Everard Wemyss, 45 ans (endeuillé par la disparition de sa femme dans des circonstances suspectes ayant fait la une des journaux) et Lucy, jeune fille de 22 ans (qui vient elle-même de perdre son père), qu'il va prendre sous son aile jusqu'à en tomber rapidement amoureux et l'épouser.
Une belle histoire d'amour !
Sauf que..... Que cet homme est exaspérant !!!.... Avec Lucy, il est plein d'attention et de sollicitude, mais très vite il y a en lui quelque chose qui dérange... Manipulateur, il va tout faire pour obtenir ce qu'il veut et se montrer sous son véritable jour une fois qu'il l'aura obtenu : il devient alors détestable, ignoble, odieux, méprisant et méprisable.... Quant à Lucy, elle est amoureuse, innocente et naïve, toujours prête à lui pardonner, se sentant toujours coupable...
Grandement autobiographique, Elizabeth von Arnim dénonce la tyrannie masculine et la soumission aveugle d'une femme amoureuse et nous laisse sur notre faim/fin, nous laissant imaginer (sans mal) le destin de la jeune mariée auprès d'un époux despotique.....
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nathalie_MarketMarcel
  19 avril 2019
Le père de Lucy vient de mourir et elle se retrouve étrangement seule et dépourvue devant la vie. Quand soudain surgit un homme sur le chemin, qui vient de perdre sa femme, et qui lui propose de partager leur chagrin. Peu à peu, ils en viennent à s'aimer et ils se marient, malgré l'effroi de tout l'entourage de la jeune femme.
L'effroi ? Car Everard a vingt ans de plus que Lucy, que sa femme est morte dans des circonstances étranges et scandaleuses, qu'il a une opinion simple sur tout et est très satisfait de lui. Car elle est une toute jeune femme dans une société où elles sont si faciles à broyer.
Cela a un petit air de Rebecca bien sûr et le lecteur se prend à guetter les points de convergence. Il n'y en a guère en réalité, à part cette personnalité trouble du mari et une maison pleine de menaces. le point de vue du récit alterne entre celui de Lucy, de sa tante et d'Everard, ce qui permet au lecteur d'approcher les différents personnages. Elle est amoureuse et est aveugle à tout ce qui est négatif, la tante est impuissante et lui ne pense qu'à lui. Cette alternance est assez habile et nous plonge au coeur du malaise. Nous voyons le piège se refermer inexorablement sur Lucy sans rien pouvoir y faire.
Le récit est également servi par une grande ironie, très anglaise, à l'égard de tous les personnages et de leurs préjugés. Cette ironie s'applique également aux grands romans sentimentaux où l'amour déboule sur un chemin dans les yeux d'un inconnu (en réalité, non !).
Le seul bémol que j'ai ne remet pas en cause la réussite du roman, bien au contraire, mais j'ai trouvé que c'était une oeuvre si triste ! Je n'ai aucune envie, moi, de m'enfermer avec Everard. Nous sommes dans un huis-clos. le mariage est ici raconté comme le récit d'une prédation et d'un emprisonnement physique et mental, surtout mental et affectif, et c'est bien déprimant. le roman manque sans doute d'effets de surprise, en étant déterminé par sa fin, et j'ai passé plusieurs pages dans la deuxième partie.
Lien : https://chezmarketmarcel.blo..
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5Arabella
  29 juillet 2016
Lucy vient de perdre son père. Elle fait la rencontre d'un homme dont la femme est décédée il y a quelques jours à peine. Ils se soutiennent mutuellement dans l'épreuve qu'ils vivent tous les deux. Everard devient très vite indispensable à Lucy. Et malgré les circonstances étranges dans lesquelles est morte sa première femme, Vera, et la désapprobation des amis de son père, Lucy ne tardera pas à l'épouser.
Un livre d'Elisabeth von Arnim pas rose du tout. Et même carrément noir. Elle fait franchement peur cette histoire, qui commence d'une façon bien engageante et amusante. On verrait bien un film d'Hitchcock à partir de cette intrigue. Et on n'arrive pas à abandonner le livre avant de l'avoir fini. Un délice un petit peu amer, mais pas moins délectable pour autant.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Josepha_AnhJosepha_Anh   09 septembre 2015
Comme elle était heureuse de ne s'être jamais mariée, d'avoir toujours refusé les offres qu'on lui avait faites lorsqu'elle était jeune fille ! Tout récemment, elle avait rencontré dans l'autobus l'un de ses prétendants d'autrefois, et elle s'était sentie soulagée, en le voyant, de s'être jadis refusée à lui ! Les gens ne vieillissent pas bien, se disait-elle d'un air rêveur. Si seulement Lucy se refusait aujourd'hui à Wemyss, elle ne le regretterait sûrement pas, si dans une dizaine d'années elle devait le rencontrer, par hasard, dans un autobus !
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emmart67emmart67   27 janvier 2013
"Le livre, tombé des mains de Lucy, était encore ouvert, à ses pieds. Si c'est là le soin qu'elle prend des livres, il ferait bien de réfléchir avant de lui confier la clef de la bibliothèque vitrée, pensa-t-il. C'était un livre de Vera. Vera, de toute façon, ne prenait aucun soin de ses livres; elle ne cessait de les relire. Il se pencha, afin d'en voir le titre, voir ce à quoi Lucy avait pu attacher plus de prix qu'à sa conduite envers son mari, durant cette journée. Les hauts de Hurlevent. Il ne l'avait jamais lu, mais il se souvint d'avoir entendu dire que c'était une histoire morbide. Elle aurait pu trouver mieux à faire pour meubler cette première journée dans sa nouvelle demeure que de le laisser seul pour lire un roman morbide!"
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BenedicteBiblioBenedicteBiblio   19 août 2016
La photographie – celle-ci aussi – la poursuivait. Vera et Lucy se regardèrent.
À en juger par les vêtements, elle avait dû être prise une douzaine d’années auparavant. Vera se tenait debout, dans une robe d’après-midi, à col haut ; les plis retombaient sur le tapis et les manches étaient trop larges. Elle semblait grande, et avait des doigts longs et effilés. Ses cheveux sombres étaient tirés en arrière et coiffés en chignon. Le visage était mince, on avait l’impression de n’y voir que les yeux, de grands yeux noirs qui vous fixaient, étonnés ; ses lèvres étaient légèrement crispées, comme si elle se retenait de rire.
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Josepha_AnhJosepha_Anh   21 septembre 2015
Elle ne pouvait plus supporter tant d'indignation de sa part. Peut-être avait-il raison. Mais peu importe ! Qui est dans son droit, au cours d'une dispute avec l'être aimé ? Celui qui aime passionnément préfère toujours être dans son tort ; jamais, non, jamais dans son droit. Qui accepterait de penser que l'être aimé à pu se montrer méchant ? Qui ne s'arrangerait aussitôt pour que ce soit faux ?
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Josepha_AnhJosepha_Anh   21 septembre 2015
C'est l'amour qui l'avait rendue ainsi. L'amour rend pitoyable, tant il fait craindre de blesser l'être aimé. Ce que disent les Ecritures, que l'amour parfait chasse toute crainte, prouvait seulement, à considérer la perfection de son amour pour Everard, que ce texte ignorait tout de la question.
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