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EAN : 9782888905677
84 pages
Éditeur : Paquet (25/09/2013)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Dans un futur proche, la « Plaie Blanche » a presque complètement décimé l’humanité, et la civilisation n’est plus qu’un doux souvenir. L’Europe toute entière est devenue une zone de danger, où la survie n’est plus possible qu’à l’intérieur de villes ou de villages fortifiés. Les règles sont importantes dans la zone de danger. Même un enfant sait cela. Jusqu’à ce qu’il devienne adolescent... Paresse, insubordination, manque de discipline, violence : Zack et Archer G... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Sejy
  27 septembre 2013
Decorum : fin de civilisation. Un poste avancé, village grossièrement fortifié, cerné de tours de surveillance. Clairsemés, boiteux, des poteaux télégraphiques survivants disputent l'horizon aux bâtiments abandonnés, aux ponts et routes désaffectés crachant leurs rares carcasses de véhicules dévorées par la végétation. En mode grand spectacle, le trait livre des pastorales ciselées, aguichantes, esquissant le portrait d'un territoire fantôme reconquis par la nature. La couleur déploie sa vague chlorophyllienne, noie une mosaïque de vestiges évocateurs, festivités eschatologiques consommées d'un nouveau mojo postapocalyptique, obsédant, irrésistiblement invitatif : ça y est, vous y êtes ! Soudain le chant d'une sirène hurlant le danger exhorte à roder votre art de la fugue ; sans hésitation, courez ! Car ici, depuis longtemps, Sapiens a troqué son leadership contre une place de met de choix au buffet garni de la chaîne alimentaire. Et, quand le maillon du dessus est de sortie, il ne fait pas bon traîner ses guêtres en pleine zone de menace…
Déjà une décennie que le péril a surgi du froid. Que la « peste blanche » échappée de Sibérie a frappé, décimé. Homme après homme, ville après ville. Quand l'ouverture nous livre ses premières cases : les frangins Goodwoody, orphelins aux pédigrées encombrés, déboulent à « Fort Apache », une des colonies reliques de l'humanité déclinante. La dernière chance pour ces deux brebis galeuses…
Parlons franc ! D'emblée, le scénario libère une impression familière, la mémoire de chemins déjà empruntés où l'appréhension guette un ennui mortifère. Sauf ! En étirant avec talent la cordelette du temps, dénudant son univers par brides, installant pas à pas ses personnages dans un climat souvent insoucieux, Benjamin von Eckartsberg instille la curiosité puis une appropriation bientôt évidente. La mise en bouche accrocheuse, suffisamment pour se laisser chatouiller par ses relatives imperfections, séduit tout à fait dans un récit qui resserre ses desseins autour des spécimens de l'espèce adolescence. Augurant des karmas marqués du filigrane William Golding, arborant les promesses d'une anticipation intimiste, plus proche de l'humain, l'histoire ébauche les contours d'un changement de statut espéré dont l'oeuvre dissémine les premières pousses dans son incroyable esthétisme.
Les mains du dessinateur – en l'occurrence de l'illustrateur - façonnent des planches à la beauté asphyxiante. Parenthèse : sans m'exhiber Ayatolah du dessin dans ton gros nez labellisé « bd à papa », je confesse un goût certain du classicisme crayons-feuille blanche et quelques réactions épidermiques voire d'imbéciles préjugés quand l'infographie courtise le neuvième art. Alors heureux que moi ! Car j'ai rencontré un gourou… et je mourrai moins idiot (euphémisme). Prince du mulot, thaumaturge de la tablette graphique, alchimiste du stylet, ou qu'ajouterais-je encore : les compositions de Thomas von Kummant sont simplement éblouissantes. Chaque case suggère une profondeur démentielle, libérant son lecteur abasourdi dans des cadrages virtuoses, dans la sophistication, la générosité du détail et une lumière exceptionnelle de maîtrise. Où la scénographie définitivement périlleuse devrait se parer d'ombre ou de désespoir, elle puise régulièrement ses couleurs à l'insouciance inhérente aux caractères des jeunes personnages, dans leur inspiration à vivre intensément. Esquivant un rendu graphique au style parfaitement réaliste, chacun des visages parvient néanmoins à insuffler un degré d'émotion, d'existence prêtant la respiration au papier. Les tempéraments archétypes, les remarques, les comportements banals ou les situations moins attendues en résonnent plus vrais.
L'immersion est totale, le pouvoir d'attraction irrémédiable.
Chronique d'un carton annoncé ?
Gung Ho ! Osons le pari !
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mimouski
  18 janvier 2020
Pas mal du tout ! Vraiment une bonne surprise ! J'ai emprunté le 1er tome grâce aux graphismes et sans grandes attentes sur l'histoire. Je commence ainsi le tome sans a priori et juste en me délectant du style graphique. Ouhh l'environnement a un style de déjà vu, une ambiance apocalyptique avec une menace inconnue, un univers à la Walking Dead rythme Alexandria. Deux personnes principaux, deux frères avec des caractères opposés mais forts qui rendent bien dans l'atmosphère. Je suis rapidement conquise ! Ces brebis galeuses, Archie et Zack, ont été expulsées des précédentes colonies et viennent d'arriver au Fort Apache. On sent qu'ils ont un passé lourd et que cela sera dévoilé dans les prochains tomes. Les auteurs ont bien pesé le ratio mystère/action, juste assez pour que notre intérêt soit titillé. En tout cas, moi il me faut la suite !
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louji
  18 juin 2020
Je zieutais cette BD depuis quelques années, sans m'être plus penchée que ça sur son cas. Puis je l'ai vue réapparaître dans des critiques et j'ai été super hypée, du coup j'ai sauté sur une occasion du T1 (heureusement d'ailleurs, car 30min de lecture à 17€, ça ferait super mal T-T (en plus je prends le temps de bien apprécier les planches…)). Et je suis complètement convaincue.
Déjà, le dessin est vraiment appréciable : le style graphique accroche l'oeil, il est loin d'être commun et il se prête bien à l'univers je trouve ^-^ Les couleurs sont bien présentes, sans être tape-à-l'oeil et les visages diversifiés et expressifs, ce que j'apprécie beaucoup dans la BD. Quant aux paysages, le dessinateur n'est pas radin : rien que la carte en début et fin de tome est détaillée et permet de mieux s'orienter dans le camp.
Le scénario, pour l'instant assez simple, n'en reste pas moins dynamique, avec peu de temps morts, pas de blabla inutile, une répartition des infos équilibrée et pertinente. le T1 n'est toutefois qu'une mise en bouche, je pense que la suite sera bien plus intense. Question originalité, c'est pas forcément le point fort de la BD, mais elle est tellement fraîche, prenante, intéressante… que ça ne me dérange pas plus que ça.
Les personnages… ce T1 est aussi plus une mise en bouche qu'autre chose. On y rencontre les frères Goodwoody, protagonistes de Gung Ho, aussi têtes brûlées et inconscients l'un que l'autre, ainsi que la population de la Colonie n°16 : notamment les bandes d'ados rivales et les adultes chargés de la protection ou de l'organisation sociétale. Zack et Archer, les frères, sont très attachants, présentés comme des ados en force : perdus, mais se serrant les coudes, désobéissants, insouciants, avec un instinct de survie assez négatif. Néanmoins, ce n'est pas gênant, car c'est l'un des piliers de la BD : mettre en scène des ados, avec leur folie, leur insouciance, leur jeunesse, leur fraîcheur. La BD sent vraiment bon les jeunes années, les soirées au coin du feu avec une bière et une guitare… et c'est une véritable bouffée d'air avec l'ambiance tendue et sombre qui règne autour de la Colonie. Les autres personnages sont introduits et on sent tous leur rôle, leurs nuances… ce qui pas mal appréciable. Hâte de voir comment vont évoluer les tensions entre la bande de Holden et celle de Zack.
Lien : https://littcentcinquante.wo..
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Instagramlelapinquilit
  07 mai 2020
Un bon début pour cette BD prévue en 5 tomes. On est immergé dans la nouvelle organisation de la société pour survivre, et l'on peut suivre leur fonctionnement à travers les yeux des deux nouveaux arrivants. le récit est rythmé, nous permet de découvrir de nombreux personnages. J'ai cependant été un peu déçue par le personnage principal que je trouve plus détestable que simplement rebelle. En espérant que cela puisse servir les prochains tomes. Les illustrations sont réussies : les couleurs donnent de la joie dans cette société détruite, et les dessins réalisés à l'ordinateur donnent de la profondeur dans les jeux de lumières. Un début plutôt accrocheur, à suivre dans les prochains tomes.
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mikaelunvoas
  23 mai 2020
Je découvre la série Gung Ho, elle a de légers airs de walking dead, mais le mal qui pousse les gens à vivre dans des villages fortifiés n'est dévoilé qu'à la fin du premier tome. Elle est plutôt destinée à un public adolescent; coté graphisme, Thomas von Kummant développe un style réaliste et coloré. Une lecture qui va faire plaisir au fans de survivalisme.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
beamag87beamag87   04 mars 2019
-Et pourquoi tu nous dessines?
-Pour le tableau des souvenirs. Je fais un dessin de chaque habitant. Il est conservé jusqu'à ce qu'on meure.
Puis, il est accroché là, avec les portraits des autres disparus.
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Videos de Benjamin von Eckartsberg (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benjamin von Eckartsberg
Manga Report au Festival de la Bande Dessinée d'Angoulême. Interview de Benjamin von Eckarstberg et Thomy von Kummant, auteurs de Gung Ho chez Paquet Une interview de deux auteurs qui ont le Gung Ho en eux !
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