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Patrice G
Homme, France
Lecteur inscrit le 24/09/2016

Cette surenchère vers les sommets de la conscience humaine et de la beauté littéraire si pleinement vue de Stefan Zweig, mieux que personne, à propos de Tolstoï quand il écrit ceci : "Mais plus cruel pour lui-même, dans une heure infiniment secrète, Tolstoï, cet implacable génie de l'exploitation du moi, est allé jusqu'à suspecter la sincérité de sa volonté", j'ai envie, passeur minus, de l'illustrer par un extrait de préface inédite de Tolstoï écrite en 1908, il a alors 80 ans, parole prophétique s'il en est : "Je ne puis me taire. Personne n'écoute mes cris ni mes supplications, mais je ne cesserai jamais d'accuser, de crier et de supplier jusqu'au dernier jour de ma vie, si près de son terme. Je le ferai encore dans mon agonie. Il me faut donner issue à ce sentiment qui me torture, qui est fait de compassion, de honte, d'étonnement, de terreur, et auquel vient s'ajouter encore une indignation qui atteint presque à la haine, sentiment que je suis forcé de considérer comme légitime, persuadé qu'il est suscité en moi par une force morale supérieure. Voici donc que mon désir est de l'exprimer comme je peux et comme je dois le faire.."
Dans son dernier souffle deux ans plus tard, Tolstoï souffla trois mots, et dans ces trois mots, il y avait "vérité" .
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