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Babelio défie la rentrée littéraire


Avez-vous déjà lu... toute la rentrée littéraire ?

Impossible, dites-vous ? Pas si sûr...

Cette année encore, Babelio vous propose de mettre la main à la pâte pour participer à un grand défi collectif : critiquer l'intégralité de la rentrée littéraire.

Le principe est simple : vous trouverez sur cette page la liste de tous les livres qui paraissent à l'occasion de la rentrée 2021, classés par état : ceux déjà critiqués sur Babelio et ceux qui ne le sont pas encore. Ensuite, il s'agit simplement de vous faire plaisir en critiquant les ouvrages de votre choix, tout en essayant de vous concentrer sur ceux qui n'ont pas encore été critiqués.

Que vous en lisiez un, deux, ou trente, chaque critique compte. L’an dernier, nous avions critiqué 86% de la rentrée. Tous ensemble, nous parviendrons peut-être à faire mieux cette année !

Pour échanger sur vos choix d'ouvrages, partager vos avis et plus généralement parler ensemble du défi, n'hésitez pas à rejoindre le groupe de discussion dédié.

Parés pour l'aventure ?

NB : Certains de ces livres seront présents dans l’opération Masse Critique de rentrée, mais pour le reste, on compte sur vos lectures personnelles !


LES TITRES DE LA RENTREE DÉJÀ CHRONIQUÉS (462) Voir plus

ILS ATTENDENT LEUR PREMIERE CRITIQUE (54) Voir plus

Critiques et avis
Les Indécis
  27 juin 2022
Les Indécis de Alex Daunel
Ceci est un roman assez original sur la vie après la mort. Max vient de mourir et il arrive dans un lieu, le paradis ? on ne sait pas vraiment et il doit choisir dans quel personnage d'un genre littéraire il veut être réincarner.



Oui mais voilà, Max ne sait pas, il est un indécis. Alors tout au long du livre, il va être accompagné pour trouver qui il pourra inspirer en tant que personnage.



Ce livre est assez poétique voir même philosophique. Il fait réfléchir à la place qu'on occupe sur Terre et aux choses essentielles de la vie. Est ce qu'avoir de l'argent est si important ? C'est dommage d'ailleurs que ce ne soit pas creuser un peu plus.



Malgré que les sujets abordés restent un peu trop en surface, on voit bien que Max laisse une place importante à l'amour car 3 femmes qu'il a connu seront évoqués dans le roman et ont de l'importance dans sa vie et ses choix.



J'ai aimé ce roman que j'ai pris plutôt de façon légère et sans vraiment me creuser la tête pour savoir qu'elle était le but de ce texte. Et une question nous taraude tous en le lisant alors je vous la pose :



Et toi tu te réincarnerait en quel genre littéraire si tu pouvais choisir ? Ou en quel personnage ?



Elise__♥



Instagram : etliselesmots
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L'orpheline de Foundling
  27 juin 2022
L'orpheline de Foundling de Stacey Halls
Je suis plutôt mitigée a la fin de ma lecture. Autant j'ai adoré les sorcières de Pendle, autant ici tout a été beaucoup trop facile et couru d'avance.

C'est agréable et sympathique à lire, mais la fin chamallow, que j'avais vu venir, a eu raison de mon enthousiasme...

Malgré tout, entre deux thrillers, ce bouquin passe bien. C'est sans prise de tête, et la plume de l'auteure est vraiment belle.

Mais, il y a beaucoup trop de noms de villes/rues/comtés, qui n'ajoutent pas grand chose au récit si ce n'est de l'embrouille... C'est londoniens, ce ne sont pas des noms que nous avons l'habitude d'employer, du coup pour ma part ça m'a un peu embrouillée. Cela ajoute également des longueurs au récit...

Mon coeur de Maman a tout de même était empoigné par l'histoire d'Eliza, par son destin et sa vie.4Ca n'a pas été un coup de coeur, pour sûr. Mais je n'ai pas non plus détesté cette lecture. Juste que tout est un peu trop Disney...
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Les confluents
  27 juin 2022
Les confluents de Anne-Lise Avril
« Un confluent est un point de rencontre, de communication, de réunion, entre deux consciences qui se trouvent, (…) qui apprennent à s’aimer, se fortifient, tout comme le cours d’eau né de la confluence de deux autres prend parfois un nom nouveau »



Anne-Lise Avril débute son ouvrage avec cette définition, sa définition du confluent. Pour renseigner le lecteur qui se demanderait, pour poser les bases. Et là, avec cet avant-propos tout en italique, on sait que l’on va se lancer dans la découverte de quelque chose de beau.



📖 Nous partons à la découverte du monde d’aujourd’hui et constatons (si ce n’est pas déjà fait) qu’il va mal. On découvre aussi le monde de demain, de ce qu’il pourra être et aussi de se que nous pourrions en faire. Avril nous expose à l’horreur d’un monde qui s’éteint en se concentrant sur quatre personnages qui tentent, à leur échelle, de changer les choses. 𝗟’𝗮𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗲𝘀𝘁 𝘁𝗿𝗶𝘀𝘁𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝗺𝗶𝘀 ! 𝗣𝗼𝘂𝗿𝘁𝗮𝗻𝘁, 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝘂𝗻 𝗹𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗱’𝗲𝘀𝗽𝗼𝗶𝗿 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗰𝗲̀𝗱𝗲 𝗹’𝗮𝘂𝘁𝗿𝗶𝗰𝗲. C’est en Jordanie que Liouba va rencontrer Talal. Elle écrit, elle veut mettre en lumière les peuples qui agissent pour la préservation de la planète, le renouvellement de notre écosystème. Lui, est photographe, parce que parfois un regard exprime bien plus que les mots. Nous rencontrons aussi deux frères et soeurs dont les parents ont disparus et à qui ils ont laissé les gènes du changement et de l’espoir.



Il y a cette alchimie, cette connexion entre Liouba et Talal.

Mais tel les confluents, parfois la vie sépare les âmes pour mieux les faire se retrouver.

« Car il y a des amours qui naissent du néant et qui n’ont d’existence que dans les limbes. Des amours morts-nées. Ces amours-là ont la saveur exquise et douloureuse de ce qui est impossible »



Ce premier roman est d’une beauté sans nom.

La plume est poétique tout en nous exposant à des constats effrayants.

Que pouvons-nous faire à notre échelle ?

Quel monde laissons nous à nos enfants ?



Je ne peux que vous recommander ce livre qui m’a totalement transporté.

Qui est alarmant sans être moralisateur.
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Furies
  27 juin 2022
Furies de Julie Ruocco
Difficile à croire que Julie Ruocco signe ici son premier roman.

Le sujet est puissant, maitrisé, l’histoire est marquante, émouvante, les personnages sont attachants. Nul doute que l’autrice entre sur la scène littéraire en se plaçant directement du côté des écrivains que l’on oubliera pas.



📖 Bérénice n’a pas terminé ses études d’archéologie. Ce n’était pas vraiment ce à quoi elle s’attendait. Elle, elle voulait dépoussiérer la terre, chercher, trouver des trésors. Mais déjà, elle avait une âme de voleuse lorsqu’elle garde pour elle la découverte d’une pierre représentant une Furie lors de ses dernières recherches. Elle est maintenant devenue « trafiquante ». Elle est envoyé aux quatre coins de la planète pour piller.

On pense donc parcourir dans ce roman une histoire de trafiquants d’oeuvres d’arts. Et puis pas du tout !

La vie de notre héroïne prend un tournant lorsque, envoyée à Palmyre, elle assiste à un attentat. Alors quelle cherche un moyen de rentrer en France, une petite réfugiée lui est confié.

En parallèle, nous rencontrons Asim, pompier syrien devenu fossoyeur puis faussaire de passeport.

Bien sûr, les deux personnages vont se rencontrer. Mais nous sommes loin d’imaginer une grande histoire d’amour. Le sujet n’est pas là.



Le sujet, c’est la guerre, c’est la faim, c’est la pauvreté, c’est la survie d’un peuple qui en a assez d’être à genoux, c’est les règles de notre monde.

𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰̧𝗮𝗶𝘀𝗲, 𝘂𝗻 𝘀𝘆𝗿𝗶𝗲𝗻, 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝘃𝗼𝗻𝘁 𝘀𝗲 𝗺𝗲́𝗹𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗶 𝘀’𝗲́𝗰𝗿𝗶𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗹𝗲 𝘀𝗮𝗻𝗴 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝗺𝗲̂𝗺𝗲 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗻𝗶𝘁𝗲́.



Alors que nous avons assidûment appris nos leçons d’Histoire, les médias actuels et Julie Ruocco dans cet ouvrage, nous prouve que le temps s’efface rien. Que l’histoire se répète malgré les apprentissages. Que nous n’apprenons rien !



Et surtout, notre autrice laisse une place méritée aux combattantes. Aux femmes qui sont les grandes oubliées. Nous parlons des batailles, des hommes au front, des noms masculins comme grands vainqueurs. Mais qu’en est-il des femmes ? De leur aide ? De leur chagrin ? De leur recherche d’un mari parti, d’un frère, d’un fils ?



“𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝗳𝗮𝘂𝘅 𝗱𝗲 𝗽𝗲𝗻𝘀𝗲𝗿 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗮 𝗴𝘂𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗹’𝗼𝗻 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝘀𝗮𝗶𝘀𝗶𝗿 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝗱𝗮𝘁𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝗲́𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝘂𝗻 𝘁𝗿𝗮𝗶𝘁𝗲́. 𝗘𝗻 𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀, 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝗺𝗺𝗲𝘀 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲́𝗲𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘀𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗾𝘂’𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗻’𝗮 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗰𝗲𝘀𝘀𝗲́. »



Bravo ! Ce roman mérite d’être mis en lumière parce qu’à travers les mots, nous ressentons l’épuisement des peuples, la colère de l’autrice, son engagement. Nous sentons la sueur du dur labeur.

J’espère qu’il vous marquera autant qu’il le souhaite.

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Mahmoud ou la montée des eaux
  27 juin 2022
Mahmoud ou la montée des eaux de Wauters Antoine
C’est un ouvrage qui se lit comme on égrène un chapelet. Mot après mot, avec dévotion. Prière, prose, poésie, peu importe. Il faut se laisser porter par l’émotion de ces phrases, courtes, écrites par la nécessité du souvenir. Comment parler de la douleur sans la dévoyer, sans la mettre à distance par les règles du langage ? Ne faut-il mieux pas se taire ? (« Un monde où il n’y a plus de retraite possible (…) Quels mots pour dire une terre qui survit au massacre de l’enfant ? »)

Antoine Wauters fait le choix de la mélopée et des lamentations. À la lecture de son récit, je m’imaginais Mahmoud, dressé sur sa barque, seul au milieu de l’eau, tourné vers le ciel, s’épuisant à raconter.

Raconter quoi ? La Syrie et son martyr, né de la folie meurtrière d’un homme, Bachar, l’étudiant londonien un peu gauche, que rien ne destinait à la barbarie du pouvoir. Il était doux, timide et, « Maintenant, il regarde les gens dans les yeux quand il leur parle. Au fond des yeux. Et se tient droit comme le fil d’une épée ». Quel pacte faut-il signer ? Quel mauvais dieu faut-il invoquer pour abandonner son peuple à la barbarie ? Le texte interroge.

Mahmoud vit avec sa solitude (« La lune est pleine là-haut. Alors qu’ici tout est décombre. Fume vieillard. Oublie tes cairns. Oublie la mort »). Il a le temps de jauger son malheur, ses amours perdus, ses espoirs déçus, les vers qui l’ont emprisonné et ce printemps trompeur, aube d’un hiver infini.

Bilan : 🌹🌹

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Ce que murmure le vent
  27 juin 2022
Ce que murmure le vent de Amy Harmon
New York, 2001. Anne vient de perdre son grand-père, Eoin Gallagher. Bien plus qu'un grand-père puisque c'est lui qui l'a élevée et lui a transmis la passion des histoires, faisant d'elle aujourd'hui une grande écrivaine. Avant de partir, il lui a fait promettre qu'elle irait répandre ses cendres en Irlande, sa terre natale, au milieu du Lough Gill, dans le village de Dromahair. S'il a tenu des propos qu'elle n'a pas saisis, elle tient à honorer ses dernières volontés et s'envole aussitôt vers Dublin, avant de s'installer au cœur du village de Sligo. À Dromahair, une vieille dame, Maeve, l'aide à trouver le cimetière où sont enterrés ses aïeux et lui confirme, comme son grand-père le lui avait montré sur une photographie, combien elle ressemble à son arrière-grand-mère, Anne, la maman d'Eoin qui a, semble-t-il, trouvé la mort, tout comme son mari, Declan, lors de l'insurrection de Pâques. Dans la barque qu'elle mène au milieu du lough, entourée d'une brume épaisse, Anne fait ses derniers adieux à son grand-père... Quand, soudain, elle entend quelqu'un siffloter, aperçoit trois hommes sur une barque dont l'un d'eux braque un révolver et tire... Elle est secourue par un homme étrangement habillé et se rend compte, peu de temps après, qu'on est en 1921 et que tout le monde autour d'elle la prend pour Anne, son arrière-grand-mère...



Outre un voyage en Irlande, c'est également un voyage dans le temps qui attend Anne Gallagher. Par on ne sait quelle explication, la jeune femme va être propulsé en 1921 et, par sa ressemblance avec son arrière-grand-mère, être prise pour telle. La voici ainsi mère de son grand-père, âgé de 6 ans. En usurpant sa place, elle va, peu à peu, apprendre à le connaître, ainsi que Thomas Smith, le meilleur ami de Declan, et sa belle-mère. Mais elle va également se plonger dans la grande Histoire de l'Irlande alors en conflit avec l'Angleterre. Ce pan historique, d'une incroyable richesse et documentation, est réellement captivant d'autant qu'Amy Harmon entrelace avec beaucoup d'émotions et d'intensité la fiction et la réalité. Les lettres de Thomas Smith, dévoilées à chaque fin de chapitre, donnent parfaitement à voir l'ampleur du conflit. La galerie de personnages, d'une profondeur rare, lumineux et courageux, donne vie et force à ce roman, et la relation entre Anne et Thomas est magnifique. L'atmosphère, si justement dépeinte, nous plonge dans une Irlande d'un autre temps, avec ses coutumes et ses légendes.

Un roman foisonnant et bouleversant...



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Seule en sa demeure
  26 juin 2022
Seule en sa demeure de Cécile Coulon
Après « Une bête au paradis », nous retrouvons Cécile Coulon dans son nouveau roman « Seule en sa demeure ».



J’avais adoré une bête au paradis, vraiment. Il fait parti d’un de mes coups de cœur de l’année 2021, donc autant vous dire que j’attendais beaucoup de ce nouveau roman.



Cette fois-ci, nous sommes dans le Jura, fin 19ème siècle. Une jeune femme, Aimée, épouse Candre, le riche propriétaire du domaine Marchère. 26 ans, orphelin et veuf, il est comme le « bon parti » du coin. Aimée tombe sous son charme et part vivre avec lui, loin de ses parents et de son cousin.



Une fois perdue dans les bois, dans ce domaine aux allures de château gothique, Aimée va se trouver confronter aux joies (ironie) du mariage. Entourées de personne plus froides et fermées les unes que les autres, elle a du mal à s’habituer à être la « Dame du domaine Marchère ». De plus, le mystère entourant le décès de la première femme de Candre ne cesse de s’épaissir au cour du roman.



Encore une fois, armée d’un talent de description incroyable, et d’une écriture très poétique, Cécile Coulon a réussi à nous transporter dans ces bois, avec ces gens, sur ce domaine. J’ai adoré l’écriture, et la façon que l’on a d’imaginer des lieux sombres, oppressants, et repoussants même. L’auteure a définitivement un talent pour cela.

On s’accroche dès le début à Aimée, on se demande ce qui va bien pouvoir lui arriver, on fait des hypothèses, toutes à côté de la plaque, on panique, on stresse, on souffre avec elle. Cette capacité de nous faire avancer AVEC le personnage est tout simplement impressionnante.



À côté de ça, Candre est resté un mystère pour moi du début à la fin. Est-ce un gamin qui a grandi trop vite et trop seul ? Est-ce lui le monstre qui semble peser sur le domaine Marchère ? Est-ce qu’il va faire du mal à Aimée ? Est-ce qu’il est juste complètement à côté de la plaque ? Franchement, je n’arrive pas à me faire une image de cette homme. Il restera une énigme. Et pourtant, je peux dire que ce personnage extrêmement intriguant est presque le coeur du roman. Il est l’incarnation de son domaine, tout le sombre, le glauque associé à sa demeure est relié à lui. L’écriture de l’auteure est si précise, si subtile qu’on imagine presque qu’ils ne font qu’un.



Aimée est le stéréotype de la fille un peut trop jeune, qui part peut-être un peu trop tôt de ses parents, qui part sans savoir quand elle va revenir, la jeune fille timide qui veut faire le bien, qui ne veut de mal à personne et qui se retrouve coincé dans un endroit étrange, qui n’a pas fini de lui donner des cauchemars. Elle est touchante par sa naïveté, j’ai envie de dire, par sa sensibilité.



Je dois avouer que certains éléments appris dans le dernier quart du livre m’ont sciés les pattes. Je m’attendais à certaines révélations, par les indices dissimulés au cours du livre, mais certaines choses…. Je ne m’en remet pas !



J’ai vraiment beaucoup apprécié lire encore une fois Cécile Coulon, son écriture est toujours aussi belle et agréable à lire. Ce n’est pas un coup de cœur, il manquait peut-être un petit quelque chose pour arriver au niveau d’une bête au paradis, mais j’ai tout de même beaucoup aimé.

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Apaiser nos tempêtes
  26 juin 2022
Apaiser nos tempêtes de Hegland Jean
La quatrième de couverture de cette brique de 556 pages a attiré toute mon attention, m’a incité à entamer la lecture de ce livre afin de découvrir les parcours d’Anna et Cerise.

Ces deux jeunes femmes se sont retrouvées face à une grossesse non-désirée et chacune prendra sa décision, Anna choisissant l’avortement tandis que Cerise décide de continuer sa grossesse et de garder l’enfant.

Des décisions peu évidentes, fortes de conséquences, que Jean Hegland décrit parfaitement, donnant beaucoup de profondeur et de crédibilité à ses personnages.

Personnellement, certains passages m’ont semblé longs et répétitifs, une coupe dans le texte aurait certainement pu servir le texte mais, dans l’ensemble, c’est un livre sensible sur un thème difficile mettant au centre du récit et de la réflexion la place de la femme dans la société, dans sa famille, dans son couple ainsi que dans son individualité.
Lien : https://letempslibredenath.w..
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Le voyant d'Étampes
  26 juin 2022
Le voyant d'Étampes de Abel Quentin
Un "mâle blanc" retraité de l'université, alcoolique, ex militant de SOS racisme, divorcé, père d'une fille lesbienne en couple avec une femme racisé.e affronte, après publication d'un ouvrage sur un poète noir communiste victime du Maccarthysme, réfugié en France dans les années 50, et qui fréquentait la bande de Sartre, le déferlement haineux des réseaux sociaux, ces nouvelles puissances.

Le portrait de deux générations politisées, celle du narrateur les années 80 de SOS racisme, et celle des "racisé.e.s woke", "digital natives", lanceurs de raids "petites choses geignardes et souffreteuses" promptes à attaquer en meute, à ostraciser, et à pratiquer la cancel culture ; acide et très drôle. Très contemporain et érudit. On passe un excellent moment.



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Lorsque le dernier arbre
  26 juin 2022
Lorsque le dernier arbre de Michael Christie
Quel bon livre ! J’ai aimé la remontée dans le temps qui permets de comprendre toujours un peu plus et faire les liens nécessaires. Aussi beaucoup aimé la tendresse un peu bourrue qu’on découvre aux endroits où on ne s’y attends pas. L’amour qui prends une forme imprévisible. Et en trame de fond ces arbres, source de vie si forte et si fragile à la fois. Chronique d’une catastrophe annoncée qui nous amène à prendre conscience de la beauté qui nous entoure et des mesures nécessaires pour la préserver. Je recommande fortement et quant à moi je vais surveiller pour d’autres livres de cet auteur que je découvrais ici et qui m’a enchantée.
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