AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Babelio défie la rentrée littéraire


Avez-vous déjà lu... toute la rentrée littéraire ?

Impossible, dites-vous ? Pas si sûr...

Cette année encore, Babelio vous propose de mettre la main à la pâte pour participer à un grand défi collectif : critiquer l'intégralité de la rentrée littéraire.

Le principe est simple : vous trouverez sur cette page la liste de tous les livres qui paraissent à l'occasion de la rentrée 2019, classés par état : ceux déjà critiqués sur Babelio et ceux qui ne le sont pas encore. Ensuite, il s'agit simplement de vous faire plaisir en critiquant les ouvrages de votre choix, tout en essayant de vous concentrer sur ceux qui n'ont pas encore été critiqués.

Que vous en lisiez un, deux, ou trente, chaque critique compte. L’an dernier, nous avions critiqué 85% de la rentrée. Tous ensemble, nous parviendrons peut-être à faire mieux cette année !

Pour échanger sur vos choix d'ouvrages, partager vos avis et plus généralement parler ensemble du défi, n'hésitez pas à rejoindre le groupe de discussion dédié.

Parés pour l'aventure ?

NB : Certains de ces livres seront présents dans l’opération Masse Critique de rentrée, mais pour le reste, on compte sur vos lectures personnelles !


LES TITRES DE LA RENTREE DÉJÀ CHRONIQUÉS (324) Voir plus

ILS ATTENDENT LEUR PREMIERE CRITIQUE (185) Voir plus

Critiques et avis
Francis Rissin
  23 septembre 2019
Francis Rissin de Martin Mongin
Ce (premier) roman fut repéré sur le blog de Nicole puis celui de Papillon, et cela suffisait à me tenter. Surtout qu’elles n'en disaient pas trop, se contentant de tenter avec des histoires de neurones grésillant de plaisir ou pétillant (et je confirme que les miens furent aussi à la fête), et de donner comme références Antoine Bello ou le Binet de La septième fonction du langage. Me voici encore bien d'accord, si l'on considère l'originalité de la forme, le côté jubilatoire, l'écriture fluide, l'imagination sans faille, le sujet sans autofiction aucune (ouf!), l'ambiance 'tu tourneras les pages'. J'ajouterai juste que ça m'a aussi fait penser, dans le genre bluffant, à Roman fleuve d'Antoine Piazza.



Mais qui est donc ce Francis Rissin, dont le nom apparaît subitement sur des affiches collées nuitamment dans les moindres villages français? Un candidat à quelque chose? Un homme providentiel? Onze chapitres vont en dévoiler un peu, sans trop de chronologie, laissant parler différentes voix pas forcément en accord, pour un tout vertigineux. Rien que le premier texte, une conférence de séminaire dont l'auteur narre sa recherche frustrée d'un livre n'existant probablement pas, est déjà un grand moment de lecture! Ensuite, hé bien, le lecteur est bien baladé, de textes fascinants en textes quasi hallucinés. Une fête au centre Pompidou, une prison de haute sécurité et sa guillotine, voilà des moments inoubliables. Mais faut-il prendre pour argent comptant les récits autour de Francis Rissin? L'on peut y détecter une quasi hagiographie, voire des tournures des Évangiles ou de l'Ecclésiaste... L'on flirte parfois avec l'imaginaire.

Le tout -le début du moins- se déroule dans une monde qui ressemble fortement au notre, avec ses imperfections, ses privilégiés, ses attentes frustrées. Faut-il un homme fort à la Napoléon ou De Gaulle? Voire un dictateur?



Bref, jetez-vous sur ce roman ! Je ne dirais pas Votez Francis Rissin, parce que, comme vous le découvrirez au cours de la lecture, (mais chut).
Lien : https://enlisantenvoyageant...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
L’été meurt jeune
  23 septembre 2019
L’été meurt jeune de Mirko Sabatino
Les Pouilles, Italie du Sud, années 60. Primo, le narrateur a perdu son père, mort très jeune d'un cancer, il vit avec sa soeur, sa mère, sa grand mère. Mimmo vit avec un père absent qui enchaine les séjours en hôpital psychiatrique et une mère qui voit en son fils le futur pape. Et Damiano, fils d'agriculteur et d'une mère ex-actrice, très séduisante, en détresse car enfermée chez elle par son mari jaloux.



Primo, Mimmo et Damiano, trois amis, persécutés et violentés par des jeunes plus grands qu'eux du village. Pour se défendre et surtout se venger, les trois amis décident de passer un pacte qui va lui entrainer dans un enchainement de colère, de douleur, de violence et de drame.



Des gamins, dans cette Italie du Sud des années 60, il est difficile de ne pas penser à Elena Ferrante en ouvrant ce roman. Car "L'été meurt jeune" raconte l'histoire d'une amitié et la fragilité de celle-ci avec le temps, les actions et les drames qui en découlent. Les personnages sont attachants, les événements sont distillés tout au long des pages, les secrets et les révélations sont percutantes avec une graduation intense et maitrisée.



Un roman autour d'une bande d'adolescent liés par un pacte de sang, une histoire d'amitié mais surtout de vengeance. Un roman dans l'air de temps qui parle de fait divers qu'on voit souvent dans les médias : le mal être des jeunes, le harcèlement, le suicide, les violences sexuelles au sein de l'église...



La plume de Mirko Sabatino est faite de suspense et d'angoisse. Un angoisse qui grandit au fil des pages pour arriver a un point de non-retour. Un auteur qui connait bien les Pouilles, et qui nous livre des paysages incroyables, un village pittoresque qui tourne autour de l'église, du patriarcat et du pouvoir des familles.



Un premier roman fort, dur, haletant, qui va crescendo en peignant une jeunesse non épargné par son milieu social, par son histoire, avec un passage a l'âge adulte délicat. Une belle tragédie contemporaine où l'été meurt jeune !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Un dimanche à Ville -d'Avray
  23 septembre 2019
Un dimanche à Ville -d'Avray de Barberis Dominique
C'est au dernier moment que j'ai pris connaissance de cette masse critique de septembre. J'ai choisi ce livre de Dominique Barberis dans l'urgence, ne sachant rien d'elle (j'ai dû consulter plus tard Wikipédia pour apprendre qu'elle était une femme). À ma décharge je dois avouer que je lis peu mes contemporains sauf à l'occasion des masses critiques de Babelio.

Alors pourquoi mon choix s'est porté sur ce livre ? Sans doute pour le titre qui a réveillé mes souvenirs d'enfance. De ce jour qui était synonyme de solitude, de vide et d’inquiétude. Le dimanche naissait l'appréhension de la semaine à venir. Le soir j'aurais voulu tomber malade.

C'est aussi le nom de Ville-d'Avray qui sonne bien à mes oreilles. J'imaginais une ville au bord de la Seine (je dois revoir ma géographie) où j'aurais pu regarder passer les péniches le ventre plein de sable ou de charbon, avec au loin le cri du train passant dans un tunnel sans déranger des vaches pensives.

Ce tableau impressionniste était effacé par la couverture en noir et blanc d'un homme sous un parapluie, au milieu de la chaussée humide, que des réverbères éclairaient d'un halo mystérieux. Qui est-il ? où va-t-il ?



"L'autre dimanche, je suis allée voir ma sœur".

C'est ainsi que débute un Dimanche à Ville-d'Avray qui nous parle de la nostalgie de l'enfance, des bonheurs simples, mais aussi du temps qui passe, des occasions manquées, des regrets inutiles, de l'incompréhension des êtres, de la difficulté de communiquer en créant une atmosphère de confidence.

Claire-Marie a-t-elle raison d'en demander plus à la vie, d'être à la recherche d'un bonheur factice et sans doute illusoire ? Elle sait si peu sur cet homme qui rentre dans sa vie par effraction alors que le bonheur est devant elle dans son pavillon de banlieue avec sa fille, dans des petits riens, de petites habitudes, des bonheurs minuscules qui deviennent grands une fois perdus.

Les personnages des deux sœurs sont formidables de justesse sous la plume de Dominique Barbéris qui trouve le ton précis pour recréer cette ambiance de confidence au cœur de ce jour languide.

C'est un livre davantage nourri de sensations, d'impressions que d'action , ce qui rend à cet ouvrage un air de tableau impressionniste tant par l'évocation des étangs entre chien et loup que par la présence de la jeune fille qui joue du piano la fenêtre ouverte sur le jardin au grand cèdre.

On pourra être sensible à cette France apaisée, sans bruits ni fureur, sans pour autant oublier que dans ce pays un rappeur a chanté : pendez les blancs, pendez les blancs, pendez les ...



Merci à Babelio et aux Éditions Arléa pour l'envoi de ce livre. Remerciements particuliers à Lise aussi mystérieuse que Marc Hermann...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Soif
  23 septembre 2019
Soif de Amélie Nothomb
J ai certainement la chance de ne pas lire un de ses livres chaque année et ai abordé celui-ci avec curiosité et esprit de découverte. Soif est rempli d ingéniosité avec une touche de provocation et de surcroit subtilement bien écrit ce qui en fait un roman dense . On se heurte au début aux phrases très courtes mais rapidement l on comprend qu il est nécessaire de lire très doucement car l autrice choisit et pèse ses mots.

Commenter  J’apprécie          00
De pierre et d'os
  23 septembre 2019
De pierre et d'os de Bérengère Cournut
Deux ans après Née contente à Oraïbi (Le Tripode, 2017), un premier roman-conte initiatique racontant le passage à l’âge adulte d’une jeune fille hopi, un texte qui nous avait déjà enchanté, Bérengère Cournut – qui, entretemps, a aussi exercé ses talents d’écrivain en menant un jeu d’échange littéraire avec Pierre Cendors, répondant à l’un de ses textes par le très beau Par-delà nos corps, paru au printemps dernier, mais aussi le scénario d’un album jeunesse qui vient d’être édité – revient dans l’actualité littéraire de cette rentrée avec ce récit, d’une inspiration proche… Si l’on passe des Hopis aux Inuit, on y retrouve, en effet, un même croisement des genres entre roman d’aventure, conte initiatique, récit d’apprentissage, et une histoire portée, là encore, par une protagoniste féminine, une toute jeune femme dominant peu à peu les épreuves grâce aux forces qu’elle découvre en elle-même, mais aussi, enfin, l’utilisation sans lourdeur d’un gros travail de recherches documentaires, pour restituer les légendes ou les chants, les expressions de l’âme d’un peuple. Ici, Uqsuralik, une adolescente inuit, se découvre une nuit, suite à une fracture de la banquise, séparée de sa famille, en compagnie de ses seuls chiens. Au milieu du froid et de la nuit polaire, la voici contrainte pour survivre d’avancer à la rencontre d’autres êtres vivants. Cette errance à travers le monde arctique lui fera côtoyer, parfois avec violence, les animaux et les hommes qui l’habitent, apprenant, en même temps que son voyage spirituel la fait découvrir au lecteur, le langage de la secrète harmonie qui doit lier ces différentes créatures, si elles veulent pouvoir s’épanouir au cœur de cette nature extrême. Et on se laisse volontiers convaincre, en ces temps d’urgence climatique et de menace pour la banquise, par cette leçon de sagesse, séduit par la magie du conte, les sortilèges poétiques de l’écriture de Bérengère Cournut. Une petite merveille, oui, ce texte, que vient de couronner le Prix des lecteurs de la FNAC, et qu’accompagne, cerise sur le gâteau, un très beau cahier de photos, célébrant les Inuit et leur environnement, à la fin du roman.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Opus 77
  23 septembre 2019
Opus 77 de Alexis Ragougneau
Opus 77 est envoûtant.

Grâce à ce concerto, nous découvrons dans ce livre l'histoire d'une famille de musiciens. A travers les 4 mouvements, nous nous plongeons dans les souvenirs, les sentiments et le questionnement de Ariane, la fille de la famille, et cela, de manière très fluide. C'est comme si j'avais écouté ce morceau, et en fermant les yeux, j'avais vécu cette histoire.



J'ai trouvé ce personnage très attachant. Nous ressentons très bien l'amour qu'Ariane a pour sa famille, son dévouement pour essayer d'aider chacun d'entre eux et son inquiétude face à son impuissance pour l'unir.



Ce livre a été également pour moi, une découverte en ce qui concerne le monde de la musique classique. Les concours et la pression que cela procure au quotidien. Le bonheur intense qu'un musicien ressent lorsqu'il joue de son instrument. Le paradoxe entre le fait que le musicien dévoile sa personnalité au travers de ses prestations mais peut aussi totalement se renfermer sur lui même et se satisfaire d'une relation unique avec son instrument. Et bien sûr, les problèmes que cela peut engendrer lorsque toute une famille est musicienne.



Bref, je pourrais dire encore beaucoup de choses sur ce que ce livre m'a apporté mais je vais m'arrêter là.



Merci à Babelio pour l'envoi de ce livre, je crois que vous aureze compris l'enrichissement que cela m'a procuré.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Le Ghetto intérieur
  23 septembre 2019
Le Ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena
L'auteur a traité ce sujet de l'intérieur, comme le mentionne le titre.

Wincenty, juif polonais, qui refuse d'abord de se reconnaître juif, est devenu Vicente en émigrant au Brésil, en fondant une famille avec Rosita. Et puis, lorsqu'en 1941, il reste longtemps sans nouvelles de sa mère restée à Varsovie, il commence à s'interroger :"Vicente , comme beaucoup de Juifs , commençait simplement de comprendre que l’antisémitisme a besoin de Sémites pour exister , il commençait de se rendre compte que si un antisémite se définit en l’étant , il ne peut pas tolérer qu’un Sémite ne se définisse pas lui - même parce qu’il l’est." A partir de là commence un véritable enfermement, un ghetto intérieur.L'angoisse de savoir sa mère soumise aux exactions nazies lui ôte le verbe. « Se taire . Oui , se taire . Ne plus savoir ce que parler veut dire . Ce que dire veut dire . Ce qu’un mot désigne , ce qu’un nom nomme . Oublier que les mots , parfois , forment des phrases . » Le silence , comme le jeu , espérait - il , l’aiderait à apaiser ses tourments . Il aspirait à un silence si fort , si continu , si insistant , si acharné , que tout deviendrait lointain , invisible , inaudible – un silence si tenace que tout se perdrait dans un brouillard de neige".

« Plus de mots . Plus de langues . Ni allemand , ni polonais , ni yiddish . Ni espagnol ni argentin . Plus de mots . Plus de noms . Plus de noms pour rien . Ni pour la musique , ni pour le piano , ni pour la chaise , ni pour la table . Ni vitrine , ni magasin , ni rue , ni voiture , ni cheval , ni ville , ni pays , ni océan . Ni massacre . Ni douleur . Plus . De . Mots . »



Santiago Amigorena a choisi d'utiliser répétitions et accumulations pour nous amener à partager la douleur causée par la culpabilité que Vicente éprouve ; l'indicible le conduit au bord du suicide, comme rongé de l'intérieur.

J'ai pourtant déjà lu des romans, - témoignages ou fictions- retraçant cette atroce période de notre histoire, j'ai des amis polonais - qui parlent peu de ce que les leurs ont subi.Mais ils en parlent... L'aphasie causée par un bouleversement profond est un angle de vue plus qu'intéressant, très bien traité ici.



+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Traversées
  23 septembre 2019
Traversées de Stanislas Mahé
Je remercie les éditions Joca Seria de m'avoir envoyé cet ouvrage via la masse critique Babelio de septembre 2019.



Que dire de Traversées ? C'est un voyage calme, émotionnel et captivant (lu en deux jours) que j'ai pu vivre via cette lecture.



J'ai en premier lieu adoré le format (inhabituel pour une abonnée aux poches), la couverture froide à l'extérieur contrebalancée par un ton rouge plus chaleureux à l'intérieur ainsi que sa texture si douce. Ça commençait bien, c'est un bel écrin pour une histoire.



Ensuite, j'ai apprécié le style du journal intime. C'est bref, incisif, rapide, pas trop de détails inutiles et cela permet de plonger au plus près de la pensée du narrateur. J'ai aimé voyager dans la tête de se vieil homme commentant sa traversée présente et se remémorant sa vie en période de guerre et d'après guerre. J'ai été touchée par les souvenirs qu'il conserve de ses parents ainsi que par l'amour maladroit qu'il porte aux siens. J'ai été émue par ses pensées qui font souvent sourire mais peuvent aussi fendre le coeur. J'ai aimé ne pas tout savoir mais en apprendre assez. J'ai apprécié les personnages secondaires.

Et surtout, jai aimé la fin, d'une grande finesse à mon sens.



Je ne me serais pas tournée vers ce livre sans la masse critique, mais j'ai apprécié le voyage pour toutes les raisons ci dessus et pour le sentiment d'apaisement qu'il m'a procuré. Un ouvrage sans revendication, qui témoigne délicatement de ce qui fût en toute sobriété.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Miss Islande
  22 septembre 2019
Miss Islande de Auður Ava Olafsdottir
Charmante dans son pantalon à carreaux la jeune Hekla, qui par un beau jour de l'année 1963, lestée de sa machine à écrire, débarque de sa campagne à Reykjavik. Elle veut devenir écrivaine. Elle aime le plus beau garçon de son bled, Jon John, un garçon pas comme les autres, qui veut devenir costumier de théâtre.

Hekla et Jon, deux êtres sensibles, prisonniers de leurs conditions, de femme pour elle, d'homosexuel pour lui, qui devront patienter pour réaliser leurs aspirations créatives, dans un pays contre toute attente conservateur, du moins dans les années 60. Comme dit la maman de Hekla, il faut “porter en soi un chaos ....pour pouvoir mettre au monde une étoile qui danse”.





Dans ce quatrième opus que je lis d'elle, comme pour les précédents, je succombe très vite au charme de la prose et de l'histoire. A part ses personnages émouvants de sincérité et de tendresse, l'écrivaine touche ici à la création littéraire à travers Hekla, son petit ami le Poète et sa meilleure amie Isey, “Quand une idée me vient, j'ai l'impression de recevoir une décharge électrique, comme quand on touche le fil dénudé d'un fer à repasser.” La grande question étant, comment évaluer la valeur de cette création ?

J'adore aussi la forme, parsemée de petits poèmes, aux chapitres aux titres insolites, et quand elle gambade avec; comme avec ces phrases inachevées adressées par la maman du Poète à Hekla, coupées et achevées de suite par son fils, un beau ballet de langage.



Je vous invite donc à découvrir si non déjà fait, la conte de Miss Aurore boréal et de son Marin, au titre extravagant qui y donne le ton et sa fin surprenante, magnifique clin d'oeil d'Olafsdottir aux milieux de l'édition islandaise à domination mâle jusqu'au XXI éme siècle. Elle-même en souffrira beaucoup à ses débuts.



Coup de coeur !



“Je suis réveillée.

le poète dort.

En dehors des étoiles qui scintillent au firmament,

le monde est noir.”



“C'est la vérité. Mais pas forcément la réalité .......j'ai tellement envie de continuer chaque jour à inventer le monde”
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          242
Les Amazones
  22 septembre 2019
Les Amazones de Fergus Jim
C'est avec un petit pincement au coeur que je finis cette trilogie...J'avais découvert May Dodd dans le premier opus, Molly Mcgill dans le second, ce dernier volet clôture les histoires de ces deux femmes au fort caractère.

L'auteur reprend son style habituel en proposant les journaux intimes de ces deux femmes. Le rythme est toujours aussi soutenu, la vie de ces femmes blanches au sein de tribus indiennes toujours aussi intéressante et bien documentée. En plus de leur force de caractère, on sent ces femmes plus libérées. Le mouvement #Metoo avant l'heure, un vrai bonheur à lire. C'est fou comme cet auteur sait rédiger en adoptant un point de vue féminin.

Seul frein à ma lecture, le temps passé entre le deuxième et le troisième volet. Ma mémoire m'a fait souvent défaut et j'ai mis un peu de temps à me souvenir à ce qui était arrivé aux personnages dans les précédents opus.

Merci à Jim Fergus pour cette histoire, j'ai eu la chance de le rencontrer dans le cadre de cette sortie, aux éditions Le Cherche-midi et au PicaboRiverBookClub.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10