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Critique de MarianneL


Cet essai publié en 2001, eut une suite, publiée en 2009, « Les nouveaux intellos précaires ».

Anne et Marine Rambach ont voulu montrer ici le grand écart qui existe entre la reconnaissance sociale, le statut auréolé du prestige des institutions ou des entreprises pour lesquelles ces « intellectuels précaires » travaillent (entreprises de l'audiovisuel ou de la presse, instituts de recherche, universités…), et leurs réelles conditions de vie matérielles. Faisant alors elles-mêmes partie de ce groupe, elles construisent un essai vivant et teinté d'humour, à partir de témoignages.

En 2001, ce livre avait le mérite de mettre l'accent sur cette « catégorie », en réalité très hétéroclite, avant la médiatisation des conflits liés au statut des intermittents du spectacle, de pointer du doigt l'ampleur d'un phénomène qui concerne la culture, les medias, mais aussi le secteur public – universités par exemple, ou encore de montrer qu'un des effets pervers de la précarité est de produire des contenus intellectuels standardisés – ici en particulier dans la presse avec l'omniprésence des pigistes.

Malheureusement cet essai manque d'une analyse rigoureuse de la catégorie qu'il prétend étudier, et donne ainsi à lire un contenu hétéroclite, et de plus très délayé. Il met en lumière les dégâts de la libéralisation mais sans perspective sur la marchandisation et la paupérisation de la culture, dont il est lui-même une sorte de produit … car il faut bien vivre, comme Anne et Marine Rambach l'expliquent avec franchise en introduction.
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