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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Un coeur faible de F. Dor Dosto Evski

    On avait l’impression que lui aussi n’était pas encore parvenu à maîtriser son émotion ; il prenait une autre plume, s’agitait sur sa chaise, changeait de position et se remettait à écrire. Mais sa main tremblait et se refusait à le servir.

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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Un coeur faible de F. Dor Dosto Evski

    Arkadi Ivanovitch s’approcha de son lit sur la pointe des pieds et s’y assit ; bientôt il voulut se lever de nouveau, mais il n’en fit rien, de peur de déranger son ami ; cependant, il tenait à peine en place. Son émotion était grande ; apparemment, la nouvelle du mariage l’avait complètement bouleversé ; son enthousiasme ne s’était pas encore évanoui.

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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Un coeur faible de F. Dor Dosto Evski

    Deux jeunes amis, tous deux fonctionnaires dans la même administration, habitaient ensemble au troisième étage d’un immeuble. Ils se nommaient Arkadi Ivanovitch Néfédévitch et Vassia Choumkov…

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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Les Nuits Blanches de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

    Je pensais qu’après cela il viendrait chez nous de plus en plus souvent, mais pas du tout ; il cessa presque tout à fait ; une fois seulement par mois, il venait nous inviter à l’accompagner au théâtre. Nous y allâmes encore deux fois, mais je n’étais pas contente.

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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Les Nuits Blanches de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

    Mon Dieu quelle joie ! Nous nous apprêtâmes et partîmes aussitôt. La babouschka disait qu’elle ne verrait pas la pièce mais qu’elle entendrait la musique. Et puis, c’est une bonne vieille. Elle voulait surtout m’amuser, car toute seule, elle n’y serait pas allée.

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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Les Nuits Blanches de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

    – Ne vous ennuyez-vous pas toute la journée, seule avec la babouschka ?
    Je ne sais pourquoi je rougis. Je me sentais honteuse et humiliée. Il me déplaisait qu’un étranger me fît cette question. Je voulus m’en aller sans répondre, je n’en eus pas la force.

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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Les Nuits Blanches de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

    Notre locataire nous envoya ensuite Pouschkine. Et je pris un goût extrême à la lecture. Et je ne rêvai plus d’épouser un prince chinois.
    Les choses en étaient là quand un jour il m’arriva de rencontrer notre locataire dans l’escalier. Il s’arrêta. Je rougis. Il rougit aussi, puis sourit, me salua, demanda des nouvelles de la babouschka et si j’avais lu ses livres.

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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Les Nuits Blanches de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

    Je me levai aussitôt tout en rougissant, sans savoir pourquoi. Mais j’oubliai que j’étais épinglée et, au lieu de retirer doucement l’épingle pour que le locataire ne s’en aperçût pas, je tirai avec tant de force que le fauteuil de la babouschka se mit en route. Je devins, de rouge, cramoisie et m’arrêtai, clouée en place, et me mis tout à coup à pleurer. J’étais si désolée qu’en ce moment j’aurais volontiers renoncé au monde.

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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Les Nuits Blanches de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

    Je me tus très pathétiquement. Je me rappelle que je fis un grand effort pour éclater de rire. Je sentais en moi des idées diaboliques remuer, ma gorge se serrait, mon menton tremblait, mes yeux étaient humides... Je m’attendais à voir Nastenka rire la première de son gai et irrésistible rire d’enfant, et je me repentais déjà d’être allé si loin, d’avoir raconté ce que je tenais depuis si longtemps caché dans mon cœur.

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  • Par coco4649, aujourd'hui


    Vaguedivague de Pablo Neruda

    LES MOUCHES
    ENTRENT PAR UNE BOUCHE FERMÉE


    …D'où le sel sort-il
    ce regard transparent ?

    Où ont dormi les charbons
    qui se sont levés obscurs ?

    Et où, où le tigre achète-t-il
    des rayures de deuil, des rayures d'or ?

    Quand le chèvrefeuille
    a-t-il commencé à connaître son parfum ?

    Quand le pin s'est-il rendu compte
    de sa finalité odorante ?

    Quand les citrons ont-ils
    la même doctrine du soleil ?

    Quand la fumée a-t-elle appris a voler ?
    Quand conversent les racines ?

    Comment est l'eau dans les étoiles ?
    Pourquoi le scorpion envenime-t-il ?
    Pourquoi l'éléphant est-il bénin ?

    Sur quoi médite la tortue ?
    Où l'ombre se retire-t-elle ?
    Quel chant répète la pluie ?
    Où vont mourir les oiseaux ?
    Et pourquoi les feuilles sont-elles vertes ?

    Ce que nous savons est si peu
    et ce que nous présumons est si grand
    et nous apprenons si lentement
    qu’à peine les questions posées nous mourons.
    Il vaut mieux garder l’orgueil
    pour la cité des morts
    au jour des défunts
    et là-bas lorsque le vent parcourra
    les trous de ton crâne
    il te révèlera une telle énigme,
    en te murmurant la place exacte
    de tes oreilles.

    p.149-150

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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Les Nuits Blanches de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

    Je jetai un rapide regard sur elle. Elle était brune comme je l’avais deviné, et fort jolie. Ses yeux étaient encore mouillés de larmes, mais ses lèvres souriaient. Elle me regarda furtivement, rougit un peu et baissa les yeux.

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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Les Nuits Blanches de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

    Je marchais beaucoup, longtemps, de sorte que je finissais par ne plus savoir où j’étais, quand j’aperçus les fortifications. Immédiatement je me sentis joyeux. Je m’engageai à travers les champs et les prairies, je n’éprouvais aucune fatigue. Il me semblait même qu’un lourd fardeau tombait de mon âme.

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  • Par coco4649, aujourd'hui


    Malcolm de Chazal Malcolm de Chazal

    Les robes sont la conversation des hanches.

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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Les Nuits Blanches de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

    Je vous ai déjà dit les trois journées d’inquiétude que je passai à chercher les causes du singulier état d’esprit où je me trouvais. Je ne me sentais bien nulle part, ni dans la rue ni chez moi. Que me manque-t-il donc ? pensais-je, pourquoi suis-je si mal à l’aise ?

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  • Par coco4649, aujourd'hui


    Vaguedivague de Pablo Neruda

    LES MOUCHES
    ENTRENT PAR UNE BOUCHE FERMÉE


    Pourquoi avec ces flammes rouges
    les rubis se sont-ils préparés à flamber ?

    Pourquoi le cœur du topaze
    a-t-il des rayons de miel ?

    Pourquoi la rose s'amuse-t-elle
    en changeant la couleur de ses rêves ?

    Pourquoi l'émeraude se refroidit-elle
    comme une noyée sous-marine ?

    Et pourquoi le ciel pâlit-il
    sur les étoiles de juin ?

    Où achète-t-elle de la peinture fraîche
    la queue du lézard des murailles ?

    Où se trouve le feu souterrain
    qui ressuscite les œillets ?...

    p.148

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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Les Nuits Blanches de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

    Mais je n’oublierai jamais mon aventure avec une très jolie maisonnette rose tendre, une toute petite maison en pierre qui me regardait avait tant d’affection et avait pour ses voisines, mesquines et mal bâties, tant d’évident mépris, que j’en étais réjoui chaque fois que je passais auprès d’elle. Un certain jour, ma pauvre amie me dit avec une inexprimable tristesse : « On me peint en jaune ! les brigands ! les barbares ! Ils n’épargnent rien, ni les colonnes, ni les balustrades... » et en effet mon amie jaunit comme un citron. On eût dit que la bile se répandait dans son corps !

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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Les Nuits Blanches de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

    Je suis très bien aussi avec les maisons. Quand je passe, chacune d’elles accourt à ma rencontre, me regarde de toutes ses fenêtres et me dit : « Bonjour ! comment vas-tu ? Moi, grâce à Dieu, je me porte bien. Au mois de mai on m’ajoutera un étage. » Ou bien : « Comment va la santé ? Demain on me répare. » Ou bien : « J’ai failli brûler, Dieu ! que j’ai eu peur ! »

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  • Par Witchblade, aujourd'hui


    Les Nécrophiles Anonymes, tome 1 : Quadruple assassinat dans la rue de la Morgue de Cécile Duquenne

    Devenir un vampire, c'était évoluer vers la forme d'un esprit dont le corps ne serait que la persistance physique. Le sang, moins qu'un besoin pour l'âme, représentait plutôt un moyen de palier à la dégénérescence de la matière.

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  • Par Kirsten, aujourd'hui


    Les Nuits Blanches de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski

    Depuis déjà trois jours, cette crainte germait en moi sans que je pusse me l’expliquer, et depuis trois jours j’errais à travers la ville, profondément triste, sans rien comprendre à ce qui se passait en moi.

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  • Par fanfanouche24, aujourd'hui


    Une saison de pierre de Jean-Marie Chevrier

    Ainsi, par apports successifs, la ferme où il était né prit les allures d'une folie du XVIIIe siècle qui croulait de greffes ornementales. (...)
    Louise le laissa faire et accepta de se charger des travaux dévolus à un homme pour qu'il puisse poursuivre un rêve qu'elle ne comprenait pas mais qu'elle sentait flatteur parce qu'il tentait de répondre à des questions qu'elle ne se posait pas. (p.19)

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