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  • Par Malaura, aujourd'hui


    Mots d'amour : Les plus poèmes et textes de la littérature française pour dire de Julie Bardin

    Mes heures perdues - Félix D’ARVERS (1806-1850)

    L’heure que j’avais attendue,
    Le bonheur que j’avais rêvé
    A fui de mon âme éperdue,
    Comme une note suspendue,
    Comme un sourire inachevé !
    Depuis lors, triste et monotone,
    Chaque jour commence et finit :
    Rien ne m’émeut, rien ne m’étonne,
    Comme un dernier rayon d’automne
    J’aperçois mon front qui jaunit.
    Et loin de tous, quand le mystère
    De l’avenir s’est refermé,
    Je fuis, exilé volontaire !
    - Il n’est qu’un bonheur sur la terre,
    Celui d’aimer et d’être aimé.

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  • Par segrob, hier


    La forêt des 29 de Irène Frain

    Dans l'épopée de Djambo, la naissances des premières communautés, la grandiose immolation des femmes, des hommes et des enfants de Khejarli, j'ai vu un miroir tendu aux angoisses de notre temps. Le message de Djambo, son approche rationnelle des rapports entre l'homme et la Nature, son refus du fatalisme, son appel à la responsabilité individuelle et collective m'ont paru d'une actualité et d'une urgence absolues. Certains de mots avaient plus de cinq siècles et j'avais l'impression de les avoir entendus le matin même. D'un jour à l'autre, il est devenu mon contemporain ; et de la même façon, à deux cent quatre-vingts ans de distance, j'ai vu en Amrita Devi ma soeur de planète.

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  • Par Madimado, hier


    Trois vies chinoises de Dai Sijie

    Au jour de sa retraite définitive, avant de rendre l’âme, le vieux conteneur rougira encore, avec raison, de l’échange qui eut lieu devant sa porte.

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  • Par Madimado, hier


    Trois vies chinoises de Dai Sijie

    Ce qu’elle aimait dans le patinage, c’était la danse. Elle préférait me voir tourner, tourner, sur un seul pied, et dessiner, d’un seul trait de lame sur la glace, une colombe d’un mètre cinquante.

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  • Par Madimado, hier


    Trois vies chinoises de Dai Sijie

    Comme jamais dans sa vie, il ressentit à la poitrine une douleur qui secoua ses flancs maigres à les faire éclater. La clé lui échappa, tomba à terre et rebondit.

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  • Par gigi55, hier


    De la démocratie en Amérique, tome 2 de Alexis de Tocqueville

    VUE GÉNÉRALE DU SUJET
    Je voudrais, avant de quitter pour jamais la carrière que je viens de parcourir, pouvoir embrasser d'un dernier regard tous les traits divers qui marquent la face du monde nouveau, et juger enfin de l'influence générale que doit exercer l'égalité sur le sort des hommes ; mais la difficulté d'une pareille entreprise m'arrête ; en présence d'un si grand objet, je sens ma vue qui se trouble et ma raison qui chancelle.
    Cette société nouvelle, que j'ai cherché à peindre et que je veux juger, ne fait que de naître. Le temps n'en a point encore arrêté la forme ; la grande révolution qui l'a créée dure encore, et, dans ce qui arrive de nos jours, il est presque impossible de discerner ce qui doit passer avec la révolution elle-même, et ce qui doit rester après elle.
    Le monde qui s'élève est encore à moitié engagé sous les débris du monde qui tombe, et, au milieu de l'immense confusion que présentent les affaires humaines, nul ne saurait dire ce qui restera debout des vieilles institutions et des anciennes mœurs, et ce qui achèvera d'en disparaitre.
    Quoique la révolution qui s'opère dans l'état social, les lois, les idées, les sentiments des hommes, soit encore bien loin d'être terminée, déjà on ne saurait comparer ses œuvres avec rien de ce qui s'est vu précédemment dans le monde. Je remonte de siècle en siècle jusqu'à l'antiquité la plus reculée ; je n'aperçois rien qui ressemble à ce qui est sous mes yeux. Le passé n'éclairant plus l'avenir, l'esprit marche dans les ténèbres.
    Cependant, au milieu de ce tableau si vaste, si nouveau, si confus, j'entrevois déjà quelques traits principaux qui se dessinent, et je les indique :
    Je vois que les biens et les maux se répartissent assez également dans le monde. Les grandes richesses disparaissent ; le nombre des petites fortunes s'accroît ; les désirs et les jouissances se multiplient ; il n'y a plus de prospérités extraordinaires ni de misères irrémédiables. L'ambition est un sentiment universel, il y a peu d'ambitions vastes. Chaque individu est isolé et faible ; la société est agile, prévoyante et forte ; les particuliers font de petites choses, et l'État d'immenses.
    Les âmes ne sont pas énergiques ; mais les mœurs sont douces et les législations humaines. S'il se rencontre peu de grands dévouements, de vertus très hautes, très brillantes et très pures, les habitudes sont rangées, la violence est rare, la cruauté presque inconnue. L'existence des hommes devient plus longue et leur propriété plus sûre. La vie n'est pas très ornée, mais très aisée et très paisible. Il y a peu de plaisirs très délicats et très grossiers, peu de politesses dans les manières et peu de brutalité dans les goûts. On ne rencontre guère d'hommes très savants ni de populations très ignorantes. Le génie devient plus rare et les lumières plus communes. L'esprit humain se développe par les petits efforts combinés de tous les hommes, et non par l'impulsion puissante de quelques-uns d'entre eux. Il y a moins de perfection, mais plus de fécondité dans les œuvres. Tous les liens de race, de classe, de patrie se détendent ; le grand lien de l'humanité se resserre.
    Si parmi tous ces traits divers, je cherche celui qui me parait le plus général et le plus frappant, j'arrive à voir que ce qui se remarque dans les fortunes se représente sous mille autres formes. Presque tous les extrêmes s'adoucissent et s'émoussent ; presque tous les points saillants s'effacent pour faire place à quelque chose de moyen, qui est tout à la fois moins haut et moins bas, moins brillant et moins obscur que ce qui se voyait dans le monde.
    Je promène mes regards sur cette foule innombrable composée d'êtres pareils, où rien ne s'élève ni ne s'abaisse. Le spectacle de cette uniformité universelle m'attriste et me glace, et je suis tenté de regretter la société qui n'est plus.
    Lorsque le monde était rempli d'hommes très grands et très petits, très riches et très pauvres, très savants et très ignorants, je détournais mes regards des seconds pour ne les attacher que sur les premiers, et ceux-ci réjouissaient ma vue ; mais je comprends que ce plaisir naissait de ma faiblesse : c'est parce que je ne puis voir en même temps tout ce qui m'environne qu'il m'est permis de choisir ainsi et de mettre à part, parmi tant d'objets, ceux qu'il me plait de contempler. Il n'en est pas de même de l'Être tout-puissant et éternel, dont l'œil enveloppe nécessairement l'ensemble des choses, et qui voit distinctement, bien qu'à la fois, tout le genre humain et chaque homme.
    Il est naturel de croire que ce qui satisfait le plus les regards de ce créateur et de ce conservateur des hommes, ce n'est point la prospérité singulière de quelques-uns, mais le plus grand bien-être de tous : ce qui me semble une décadence est donc à ses yeux un progrès ; ce qui me blesse lui agrée. L'égalité est moins élevée peut-être ; mais elle est plus juste, et sa justice fait sa grandeur et sa beauté.
    Je m'efforce de pénétrer dans ce point de vue de Dieu, et c'est de là que je cherche à considérer et à juger les choses humaines. Personne sur la terre ne peut encore affirmer d’une manière absolue et générale que l’état nouveau des sociétés soit supérieur à l'état ancien ; mais il est déjà aisé de voir qu'il est autre.
    Il y a de certains vices et de certaines vertus qui étaient attachés à la constitution des nations aristocratiques, et qui sont tellement contraires au génie des peuples nouveaux qu'on ne saurait les introduire dans leur sein. Il y a de bons penchants et de mauvais instincts qui étaient étrangers aux premiers et qui sont naturels aux seconds ; des idées qui se présentent d'elles-mêmes à l'imagination des uns et que l'esprit des autres rejette. Ce sont comme deux humanités distinctes, dont chacune a ses avantages et ses inconvénients particuliers, ses biens et ses maux qui lui sont propres.
    Il faut donc bien prendre garde de juger les sociétés qui naissent avec les idées qu'on a puisées dans celles qui ne sont plus. Cela serait injuste, car ces sociétés, différant prodigieusement entre elles, sont incomparables.
    Il ne serait guère plus raisonnable de demander aux hommes de notre temps les vertus particulières qui découlaient de l'état social de leurs ancêtres, puisque cet état social lui-même est tombé, et qu'il a entraîné confusément dans sa chute tous les biens et tous les maux qu'il portait avec lui.
    Mais ces choses sont encore mal comprises de nos jours.
    J'aperçois un grand nombre de mes contemporains qui entreprennent de faire un choix entre les institutions, les opinions, les idées qui naissaient de la constitution aristocratique de l'ancienne société ; ils abandonneraient volontiers les unes, mais ils voudraient retenir les autres et les transporter avec eux dans le monde nouveau.
    Je pense que ceux-là consument leur temps et leurs forces dans un travail honnête et stérile.
    Il ne s'agit plus de retenir les avantages particuliers que l'inégalité des conditions procure aux hommes, mais d’assurer les biens nouveaux que l’égalité peut leur offrir.
    Nous ne devons pas tendre à nous rendre semblables à nos pères, mais nous efforcer d'atteindre l'espèce de grandeur et de bonheur qui nous est propre.
    Pour moi qui, parvenu à ce dernier terme de ma course, découvre de loin, mais à la fois, tous les objets divers que j'avais contemplés à part en marchant, je me sens plein de craintes et plein d'espérances. Je vois de grands périls qu'il est possible de conjurer ; de grands maux qu'on peut éviter ou restreindre, et je m'affermis de plus en plus dans cette croyance que, pour être honnêtes et prospères, il suffit encore aux nations démocratiques de le vouloir.
    Je n'ignore pas que plusieurs de mes contemporains ont pensé que les peuples ne sont jamais ici-bas maîtres d'eux-mêmes, et qu'ils obéissent nécessairement à je ne sais quelle force insurmontable et inintelligente qui nait des événements antérieurs, de la race, du sol ou du climat.
    Ce sont là de fausses et lâches doctrines, qui ne sauraient jamais produire que des hommes faibles et des nations pusillanimes : la Providence n'a créé le genre humain ni entièrement indépendant, ni tout à fait esclave. Elle trace, il est vrai, autour de chaque homme, un cercle fatal dont il ne peut sortir ; mais, dans ses vastes limites, l'homme est puissant et libre ; ainsi des peuples.
    Les nations de nos jours ne sauraient faire que dans leur sein les conditions ne soient pas égales ; mais il dépend d'elles que l'égalité les conduise à la servitude ou à la liberté, aux lumières ou à la barbarie, à la prospérité ou aux misères.
    p. 451 - 455

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  • Par segrob, hier


    La forêt des 29 de Irène Frain

    Et j'ai fini par comprendre que la violence ne naît pas des armes, comme on le croît trop souvent. Elle commence avant, c'est la fille des mots qu'on emploie. Les guerres éclatent quand on commence à appeler vraies des choses qui sont fausses. Et fausses des choses qui sont vraies.

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  • Par Madimado, hier


    Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson

    La contemplation, c’est le mot que les gens malins donnent à la paresse pour la justifier aux yeux des sourcilleux qui veillent à ce que “chacun trouve sa place dans la vie active”.

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  • Par Madimado, hier


    Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson

    Un bois n’a jamais refusé l’asile. Les princes, eux, envoyaient leurs bûcherons pour abattre les bois. Pour administrer un pays, la règle est de le défricher. Dans un royaume en ordre, la forêt est le dernier bastion de liberté à tomber.

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  • Par Madimado, hier


    Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson

    Entre l’envie et le regret, il y a un point qui s’appelle le présent. Il faudrait s’entraîner à y tenir en équilibre comme ces jongleurs qui font tourner leurs balles, debout sur le goulot d’une bouteille.

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  • Par Madimado, hier


    Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson

    J’y ai emporté des livres, des cigares et de la vodka. Le reste – l’espace, le silence et la solitude – était déjà là.

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  • Par segrob, hier


    La forêt des 29 de Irène Frain

    Et soyons patients, car le seul lieu des hommes, ce n'est ni leur champ ni leur village, ni leur ville, ni même leur pays. C'est le Temps.

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  • Par segrob, hier


    La forêt des 29 de Irène Frain

    Voici maintenant les éléphants des dignitaires. Le soleil du Rao est partout. Brodé sur la robe des cornacs. Sculpté dans le bois doré des palanquins. Plaqué au centre des boucliers des hommes d'escorte. Gravé sur tous leurs sabres, pointes, poignards, épées. Où qu'on se tourne, les yeux de Bika dardent la mort.

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  • Par segrob, hier


    La forêt des 29 de Irène Frain

    C'est ainsi qu'aujourd'hui, au Pays de la Mort, au détour d'un chemin, vous pouvez encore tomber sur un barde errant qui, entre deux légendes qui n'ont strictement rien à voir, vous dévide d'un seul trait le récit du séjour de Djambo à Bikaner, sa rencontre avec Udo, les intrigues de Binji et celles de Bika, enfin la tragédie qui s'en suivit. Djambo entre alors dans votre vie exactement comme Udo tomba sur lui : vous vous demandez ce qui vous arrive, si c'est le destin, ou le hasard qui vous veut quelque chose. Ou les dieux qui vous mènent, à votre insu, par le bout du nez.

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  • Par segrob, hier


    La forêt des 29 de Irène Frain

    Mais comme disent les Charans : " Le Destin ressemble au chamelier qui conduit la caravane. Dans la désespérante aridité des dunes, lui seul sait où se cache l'oasis. Et pour tracer son chemin, il s'y prend de très loin...

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  • Par segrob, hier


    La forêt des 29 de Irène Frain

    Les pauvres arbres... Eux qui, depuis tant d'années, empêchaient l'eau de s'enfuir du monde. Mais les hommes, partout où ils passent, c'est toujours la même chose, il faut qu'ils s'en prennent aux arbres. C'est plus fort qu'eux...

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  • Par Hearckless, hier


    Arria Marcella de

    J'ai complétement détesté ce livre (cette nouvelle)! Il est ennuyeux jusqu'à la fin, ou presque!
    Il n'y a qu'a la fin où il commence à avoir de l'action et pour le reste de la nouvelle; ce n'est que description !

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  • Par Hearckless, hier


    Harry Potter, Tome 1 : Harry Potter à l'Ecole des Sorciers de J.K. Rowling

    C'est le premier vrai livre que j'ai lu, c'est lui qui m'a donné le gout à la lecture.
    Et grâce à lui, aujourd'hui je lis tout le temps!

    Il est vraiment bien écrit et facile à lire.
    Et Malgré sa couverture assez enfantine, ce livre est pour tout age!

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  • Par Dionysos89, hier


    La Tour Sombre, Tome 1 : Le Pistolero de Stephen King

    Le garçon trouva l'oracle, et l'oracle faillit le détruire.

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  • Par cameliadoc, hier


    Une femme sans histoires de Christopher Priest

    ... Elle avait passé tant d'années à ne se préoccuper que d'elle même! Il y avait d'abord eu ses premières bagarres pour se faire publier, puis la rencontre de Bill, le mariage, et tous ce qui avait suivi. La terre avait continué de tourner dans une espèce de flou lointain.. elle avait toujours mesurer le temps en fonction de ce qu'elle faisait ou de ce qu'elle écrivait à l'époque.. Mais l'agitation du monde extérieur avait toujours occupé une place secondaire dans sa vie; les soucis professionnels et personnels la tenaient à distance...

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