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Par ReveriesEmilie, Aujourd'hui
Elle s'appelait Sarah
de
Tatiana De Rosnay
Ce roman est poignant. J'ai pleuré comme une madeleine plusieurs fois. Je l'avais mis de côté parce que je m'attendais à cela et il fallait que je sois prête, dans ma tête, pour ce genre de lecture.
Autant vous dire que je l'ai encore plus apprécié, car ça fait plus d'un mois que j'avais envie de le lire.
Cette histoire est si triste et en même si pleine d'espoir, qu'on se laisse porter.
Il y a des retours en arrière, pendant un petit moment, on commence un chapitre avec Sarah, puis un autre avec Julia, jusqu'à qu'il n'y ait plus que Julia qui narre.
Je suis heureuse de la fin et je ne m'attendais pas à cela en plus.
Je suis encore plus ravie du coup.
C'est quand même dingue ce qu'un lourd secret de famille peut faire, une fois qu'il est dévoiler !
Le sujet de la rafle de Vél d'Hiv est si peu évoqué de nos jours, que de relire tout ce qui a pu se passer, m'a rapidement fait monter les larmes aux yeux.
J'ai pensé à tout ces pauvres gens, enfants,... qu'on arrachait de leurs foyers, tout ça pour une maudite étoile jaune !
Je suis d'origine polonaise, on m'a raconté pas mal de choses sur les camps de déportations, mais de le lire, à chaque fois, ça me plonge dans cette enfer. Et on se dit trop souvent, à tord, que la France n'a pas joué de rôle là-dedans et bien, avec ce livre, on apprend que si, la France aurait pu faire autrement, elle a contribué à cette boucherie qu'est le massacre des juifs.
J'ai apprécié suivre Julia dans ses recherches, son entêtement à trouver les réponses à ses questions. Sa fille, Zoé, est super mignonne et fait bien plus que son âge. Elle est d'une grande aide pour Julia.
Quant au mari de Julia, Bertrand, je ne l'ai pas plus aimé que cela, mais bon, c'est son rôle qui veut cela, je pense.
Si vous ne l'avez pas encore lu ou que vous hésitez, foncez ! Ce livre est une pure merveille d'émotion et en même temps d'histoire.
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Par GuillaumeTM, Aujourd'hui
Journal de deuil : 26 octobre 1977 - 15 septembre 1979
de
Roland Barthes
Il est de ces livres qui entrent quelques fois totalement en résonance avec ce que l'on peut vivre sur une période donnée, celui-ci en fait partie. Publié en 2009, près de 30 ans après sa rédaction, Roland Barthes nous fait part de son chagrin à la disparition de sa mère survenue le 25 octobre 1977. C'est en fin de compte une sorte de travail nécessaire et salutaire pour faire son deuil.
Ce livre de Roland Barthes, d'une grande impudeur, n'était certainement pas destiné à être publié mais le lecteur est de cette race avide, il est comme les vers rongeant la peau d'un cadavre, il se repaît de la chair même de ses écrivains favoris, oubliant peut-être que parfois les textes sont rédigés avec le sang même de leurs auteurs. La preuve en est la publication du roman inachevé de Nabokov édité la première fois en 2009 ou bien « Le premier homme » d'Albert Camus.
C'est le premier livre de Roland Barthes que je lis, il m'est donc difficile de pouvoir juger son style par rapport à son œuvre. Je puis juste en dire qu'il est rédigé dans un style clair, précis, sans esbroufe d'aucune sorte et surtout, très important, ne versant jamais vers un pathos qui serait ici malvenu et indécent au vu du sujet traité tant l'auteur se montre à découvert, tel qu'il est, en homme acculé par le tragique de la vie.
Épictète disait qu'il fallait considérer chaque chose sur cette terre comme des emprunts, y compris les êtres chers trop tôt disparus afin d'en être le moins affecté possible. Tâche au combien difficile ! Mais si on y parvient, on passera au mieux pour un fils indigne, au pire pour un sans-cœur, pour un Meursault incapable de pleurer aux funérailles de sa mère.
Livre donc très personnel d'une délicatesse et d'une beauté mélancolique, à ne pas lire sous le coups de la déprime.
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Par Sanchan, Aujourd'hui
London WC2
de
Gilles Sebhan
Sur la couverture il est écrit "roman", pourtant nous ne sommes pas tout à fait dans un roman, du moins pas au sens traditionnel du terme. Il s'agit plus d'un récit.
(...)
Et là encore je me dis que du coup, London WC2 n'est pas non plus un récit...
Un roman autobiographique. Oui, voilà. Je pense que c'est le terme qui convient le mieux. A la lecture de London WC2 j'ai retrouvé quelque chose de Sartre dans Les Mots, ou de Breton dans Nadja. Un mélange d'autobiographie et d'imaginaire. Les deux sont si savamment mêlés qu'on ne sait jamais tout à fait quelle est la part de vrai dans ces souvenirs...
J'ai trouvé ce texte parfaitement original, une sorte d'OVNI (du moins par rapport à mes lectures habituelles).
Tout d'abord la forme. L'auteur nous perd sans arrêt entre la réalité et la fiction.
(...)
On passe du coq à l'âne, d'un évènement à un autre, comme si nous suivions le fil d'une pensée en formation. Un fil d'Ariane, un souvenir en amenant un autre même s'il ne semble pas y avoir de réel lien chronologique.
Sur le fond maintenant. Que dire? Là aussi j'ai été perturbée. En lisant la 4ème de couverture, je pensais me trouver là face à un roman qui me ferait découvrir la folle vie londonienne à l'époque de la déferlante punk. Et bien pas tant que ça.
(...)
Pour conclure (car il faut bien le faire à un moment), je dirais que ce texte est perturbant. Il nous ballade d'un bout à l'autre, sans jamais que l'on sache bien où l'on va, ni même où l'on est. C'est un texte sexuel, brut, prenant.
Je pense que sa lecture va me marquer. Je viens de le terminer, il me faudra donc un peu de temps pour voir ce qu'il va m'en rester. Mais ce n'est, en aucun cas, un texte qui m'a laissé indifférente!
Merci aux Impressions Nouvelles pour cette découverte surprenante!
Plus d'infos par là:
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