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    photo de Stéphanie  Stéphanie Hochet

    La phrase latine "vulnerant omnes, ultima necat" ("Toutes blessent, la dernière tue") est au cœur de votre roman. Que signifie-t-elle pour le narrateur ?

    Le narrateur découvre cette phrase latine lors d`un voyage en Italie. Cette inscription se trouve sur les cadrans solaires de l’Antiquité, elle désigne les heures qui passent, le temps qui file et finit par tuer. Elle est frappante car assez mystérieuse : son sens n’est évident que si on sait où elle a été gravée. Mon narrateur est touché par ce mystère, la phrase écrite aurait-elle un autre sens si les pronoms « elle » ou « elles » désignaient autre chose que « le(s) heure(s) » ? Attiré par cette ambiguïté linguistique, il décide que c’est avec cet adage qu’il va profaner sa peau en se la tatouant sur le plexus solaire.


    Le narrateur reste mystérieux tout au long du roman. Pouvez-vous nous le présenter en quelques mots ?

    Pour un œil extérieur, ce personnage a sûrement tout d`un homme discret. Je donne libre cours à ses pensées (la narration à la première personne me facilitant la tache), mais il est du genre mutique. Il dessine pour la presse et pour son ami tatoueur Dimitri, personnage qu’il admire et craint tout à la fois. Il aime les femmes mais n’a jamais voulu s’attacher à l’une d`elles et à l’âge de 46 ans, il s’interroge sur ce qu’il laissera derrière lui.





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    • Livres 0.00/5
    Par Laviniaa, Aujourd'hui

    D'acier de Silvia Avallone

    Anna et Francesca ont treize-ans-presque-quatorze. Ce sont les reines de leur quartier. Elles sont belles et rayonnantes. Les garçons sont à leurs pieds et les filles les jalousent royalement. Seulement, sous cette façade, elles cachent des blessures et des secrets douloureux. Leurs pères sont tous les deux des hommes horribles. Celui d'Anna est un voyou un peu voleur, cherchant n'importe quel trafic pour se faire de l'argent. Quant à celui de France.. C'est un homme violent qui ne se contrôle absolument pas. La jeune fille et sa mère en font bien trop souvent les frais.

    Et elles sont différentes, beaucoup. Francesca est aussi blonde qu'Anna est brune. France est solitaire et plutôt silencieuse alors qu'Anna est ambitieuse et entraînante. Mais elles s'aiment, profondément. D'un amour infini et qui, croient-elles, ne s'arrêtera jamais.

    Mais les choses changent. Un garçon vient s'interposer entre elles et leur monde s'effondre. Rien n'est plus pareil. Leurs vies s'écroulent petit à petit sans qu'aucune ne fasse un geste pour retrouver l'autre.

    Arriveront-elles à surmonter ça?

    J'avais très envie de lire ce livre, depuis très longtemps, bien avant sa sortie en poche par les Editions J'ai Lu.

    Et ce fut un coup de coeur. Mais un gros, un vrai, un qui vous prend et ne vous lâche plus. J'ai été complètement remuée par ce livre, j'en suis sortie complètement retournée, la tête à l'envers. Pour tout vous avouer, j'ai du passer les 3/4 du livre en apnée, le souffle complètement coupé par l'attente, par l'envie de savoir l'avenir des ces deux enfants-femmes. C'en est même difficile pour moi de synthétiser mon ressenti..

    "Les filles de leur âge, les boudins que leur propre vision dans le miroir plongeait dans la crise totale, les détestaient. Anna et Francesca, leur beauté, elles te l'envoyaient dans la gueule. Chaque putain de minute, il fallait qu'elles te prouvent qu'elles étaient mieux que toi, qu'elles avaient gagné, à priori et pour toujours."

    On pourrait penser que ce livre est une ode à la jeunesse et à la beauté et bien c'est tout le contraire. C'est l'histoire de l'envers du décor qui est d'une noirceur profonde. C'est un village perdu dont les habitants rêvent d'ailleurs. Mais pourquoi? Leur vie est simple mais grise. L'aciérie, cette usine où tous les hommes travaillent, c'est leur monde. Ils arrêtent l'école tôt, trop tôt, et finissent là-bas. Quant aux filles.. Enceintes, à la cuisine. Rien ne bouge, personne ne bouge. Ils restent là et regardent leurs vies passer. Cette vie qui s'écoule et qui se ressemble. C'est un monde fermé, un monde minuscule. Un enchaînement sans fin. Certains en sortent puis reviennent. D'autres acceptent et ferment les yeux. Attendent que le temps passe. Que leur soit-disant destinée s'accomplisse. Cette route toute tracée.

    Mais c'est aussi une histoire d'amitié. C'est fusionnel, beau et attendrissant. Des déchirements aussi - de la jeunesse, beaucoup.

    "La brune et la blonde. Ensemble, toujours et exclusivement. Quand elles sortaient de l'eau, elles se tenaient par la main comme un petit couple. Et au bar, elles entraient dans les toilettes ensemble. Elles se promenaient sur toute la longueur de la plage, se retournant quand elles recevaient un compliment, l'une d'abord, l'autre ensuite. Elles te la faisaient sentir, leur beauté. Elles en usaient avec violence. Et si Anna, quelquefois, te disait bonjour même si t'étais un boudin, Francesca jamais, et jamais elle ne souriait. Sauf à Anna."

    J'ai été émue par la détresse qui se dégageait de tout ça. J'ai été touchée comme rarement, sortie avec une tristesse et une douce mélancolie. Ce qui est également intéressant c'est que j'ai réussi à ressentir autant de choses alors que ce récit n'est pas raconté à la première personne. C'est une narration externe et par plusieurs personnages, des proches mais également des parents ou des admirateurs. C'est assez incroyable de réussir un exploit comme celui-ci avec tellement peu de proximité.

    Je terminerai sur une petite phrase, quelques mots..

    "Avoir été au coeur de la vie, et ne pas l'avoir su."

    Parce que la jeunesse est un bien précieux.

    Je sais que cet article est brouillon et ne reflète nullement tout ce que j'aurais souhaité pouvoir dire. Il est loin d'être à la hauteur de ce que je ressens mais c'est parfois ainsi quand on aime autant. J'ai juste envie de vous conseiller de le lire, mais vraiment vraiment. Parce qu'il en vaut la peine.
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    • Livres 3.00/5
    Par Ysane, Aujourd'hui

    La mélodie du coeur qui bat de Jan-Philipp Sendker

    Bon, ce n'est pas un roman d'amour classique. Julia se rend en Birmanie afin de retouver son père disparu il y a 5 ans. Elle se rend là-bas suite à la découverte d'une ancienne lettre d'amour qui n'a pas été envoyée à sa destinataire qui vit dans le village natale de Tin Win, père de Julia. Peu après son arrivée, elle fait la rencontre d'un homme qui lui narre une partie inconnue de la vie de son père.
    Il y a de beaux moments dans ce livre qui nous amène dans un pays supersititeux et traditionnaliste. Le déroulement de l'histoire accuse une certaine lenteur qui d'un autre côté permet d'intégrer tout doucement le récit. La fin a quelque chose de prévisible mais donne aussi une image d'un amour absolue et pure qui a ravi la romantique en moi!
    Je demeure ambivalente face à ce livre sachant que sans le recommander, je ne pourrais non plus dire de ne pas le lire...
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    • Livres 0.00/5
    Par poildecarotte, Aujourd'hui

    Frances & Bernard de Carlene Bauer

    J'ai adoré ce roman, que j'ai trouvé merveilleusement bien écrit et qui nous présente, des personnages attachants. C'est une plongée dans l'Amérique de la fin des années 50.Les nombreuses références religieuses montrent que l'auteur s'est réellement imprégnée des oeuvres de Flannery O'Connor et de Robert Lowell, dont la correxpondance a inspiré ce roman. Il faut savoir aussi que le premier livre de Carlene Bauer intitulé Not that kind of girl est une réflexion sur le catholicisme à notre époque. C'est à lire !!!!!!!!!!
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  • Par GB, Aujourd'hui

    Du pâté chinois, du baseball et autres lieux communs de Bernard Arcand

    A Babylone , personne n'avait l' idée de coucher suspendu dans le jardin. ( p.30)

  • Par fichetoux, Aujourd'hui

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    Elu le 5 novembre 1968, le républicain Richard Nixon, fervent anticommuniste et ennemi de la contre-culture pacifiste, devient le 37e président des Etats-Unis. Jim n'hésite pas à critiquer sur scène ce fils de quackers, ceux qui s'abstiennent de boire, de danser et de jurer. Ces attaques verbales n'arrangent pas son cas auprès du FBI qui le surveille de près. Deux conceptions opposées du monde s'affrontent. D'une part, celle des garants de la morale judéo-chrétienne ( blanche de préférence) et du culte du veau dollar, les électeurs de Nixon ; d'autre part, celle d'une jeunesse bigarrée, éprise de liberté, d'amour et de transgression.
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  • Par fichetoux, Aujourd'hui

    Jim Morrison de Jean-Yves Reuzeau

    Un magazine marginal mais respecté, Village Voice, surenchérit: "Il n'y avait plus de véritable symbole sexuel masculin depuis que James Dean est mort et que Marlon Brando a pris du bide. Les battements de coeur de Dylan sont plutôt cérébraux et les Beattles ont toujours été trop mignons pour être vraiment sexy. Maintenant surgit Jim Morrison, des Doors. Si mes antennes ne m'égarent, voilà bien longtemps qu'il n'y a rien eu d'aussi fort pour s'emparer de la libido des masses."
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