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19 juillet 2016

quiz

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Prix du roman FNAC

19 juillet 2016

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07 juillet 2016

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08 juillet 2016

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Défi d'écriture de juillet/août : L’été

06 juillet 2016

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Si le soleil a du mal à s'imposer dans le ciel en ce moment, nous avons décidé de lui forcer la main. Pour ce faire, nous vous proposons un défi d'écriture sur le thème de : L'ETE. Retrouvez tous les détails dans le forum.

Babelio est partenaire des 68 premières fois

05 juillet 2016

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Cette année, Babelio est partenaire de la seconde édition des 68 premières fois, ce challenge littéraire qui récompense les premiers romans les plus méritants de la rentrée littéraire.

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Le diable sur les épaules
Tatooa23 juillet 2016
Le diable sur les épaules de Christian Carayon
  • Livres 5.00/5
Pour un premier roman, c'est du lourd. du très lourd. Et dans tous les sens du terme !

Sur fond d'après-guerre de 14/18, dans un village paumé dans les Causses, déjà bien amoché par ses morts à la guerre, les meurtres se succèdent. Camille, la jeune maîtresse d'école, a un ami enquêteur qu'elle appelle à la rescousse, Martial. Lui est amoureux d'elle depuis toujours, et elle le fut de lui, mais, parti à la guerre puis faire des études au loin, celle-ci s'est fiancée à Edouard, lasse de l'attendre.

Voilà à peu près la trame, plutôt simple, de l'histoire. Mais ici, ce n'est pas tant l'histoire, ni l'intrigue policière qui est au centre de ce livre, c'est le village. Son atmosphère, ses habitants. Et c'est là que Christian Carayon fait preuve d'une puissance évocatrice peu commune.

Par ses descriptions, sa capacité à nous dépeindre des personnages vivants, forts, psychologiquement très aboutis, physiquement remarquables, j'ai été totalement immergée dans l'ambiance très glauque de ce roman. La lourdeur des relations humaines dans un petit village, des rancoeurs, les secrets inavouables, les gros et petits "péchés" des uns et des autres, plus ou moins connus de tous mais que l'omerta protège, très franchement, on s'y croirait !

Alors oui, il est vrai que j'ai su assez tôt "qui" était le meurtrier. Mais ce n'est pas cela l'important dans ce livre. L'important c'est la justesse de l'évocation d'ensemble de tous ces gens, précise, sans fard, sans illusions. Personne n'est tout blanc, personne n'est tout noir (à part les Gresse, et surtout la vieille Henriette, rapace et mauvaise, qui contamine toute sa famille, forcément), tout est dans les nuances de gris chez les autres. Tout est dans le dit ou le non-dit, les blessures cachées et les apparences, les clair-obscurs de cette vie de village "autarcique". Cette ambiance m'a rappelé le film "la maison assassinée", si d'aucuns s'en souviennent, car c'est également ce qui m'en a marquée...

Bref, un vrai tour de force, pour un premier roman, c'est tout à fait exceptionnel. L'auteur vient d'en sortir un second, je guette (le poche, lol, puisque mon homme a adoré et qu'il n'a pas de liseuse, lui... (pas encore, on va dire...)).
Je me dois d'ajouter que, si ce livre m'a autant touchée, c'est aussi que je connais un épisode de mon histoire familiale pas très reluisant du même acabit que ce que qui arrive aux deux frères Pujol dans ce livre... qui date à peu près de la même époque et qui concerne ma grand-mère et une sienne nièce (qui en plus porte le nom de famille d'un des personnages du livre). C'est fou comme les orphelins de l'époque servaient d'esclaves à la famille qui leur restait... Une honte...
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Confiteor
Merik22 juillet 2016
Confiteor de Jaume Cabré
  • Livres 4.00/5
On entre dans Confitéor à pas feutrés, suffoqué à l'avance par les 800 pages à ingurgiter, inquiet qui plus est des difficultés à surmonter, dans la narration notamment. Surtout quand on s'est renseigné au préalable.
On y entre aussi comme au cinéma, et le spectacle nous subjugue dès les premiers fondus narratifs qui bousculent le temps, sortes de flash-back littéraires, entre enfance du narrateur, inquisition, guerres mondiales, présent et j'en passe.
Il faut certes un temps d'adaptation à ce Confitéor. Quoique...
La complicité s'installe vite dès lors que l'on comprend à qui l'on a affaire : un narrateur fou, génial ou surdoué, capable dans une même phrase de parler de lui-même, Adrià, au je comme au il, tout en superposant plusieurs strates du passé, mais qui insidieusement respecte le lecteur, lui fait confiance, le flatte en l'invitant à le suivre dans les méandres tortueux de sa mémoire aujourd'hui défaillante et galopante, inter-connectée à la moindre association d'idées, à la plus folle pensée arborescente.
Et l'on est vite emporté par ce maelstrom narratif. Les personnages, qu'ils soient réels ou imaginaires, foisonnent. Les histoires s'enchaînent et s'emboîtent, les petites dans la Grande. Les objets ont une vie, et font souvent figures de transition dans le temps, avec dans le rôle principal un violon, le premier fabriqué par Storioni, dont la folle épopée servira de garde-fou, de fil conducteur à ce tourbillon romanesque.
Il est périlleux de résumer tout cela, il faut juste avoir le courage d'entrer dans les mémoires d'Adrià, et se laisser emporté par ce roman hors normes, sans être anormal pour autant. Un roman narmol, peut-être bien. Époustouflant à coup sûr. Et qui n'oublie pas d'être drôle.
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Tristessa
CrazyMan25 juillet 2016
Tristessa de Jack Kerouac
  • Livres 4.00/5
« Ô, Éternité Dorée, comme je le sais, que la mort c'est ce qu'il y a de meilleur mais : « Non, je t'aime, ne meurs pas, ne me laisse pas… Je t'aime trop » ».
Un amour inhalé dans les pas de la brumeuse Tristessa, vestale éthérée. Une passion incomplète entre deux fix de belle Hélène, une adoration mortifère, destructrice, « séduire un ange en enfer, cela vous donne le droit de descendre avec lui encore plus bas, là où c'est pire, ou alors peut-être y aura-t‐il un peu de lumière, un tout petit peu, tout en bas ». Tristessa, vierge mexicaine au halo opiacé, « Madone triste et bleue et mutilée », déesse psychotrope injectée de misère et de douleurs. « Elle a des milliards de raisons de ne pas comprendre, des milliards de raisons qui nagent dans le flot laiteux de ses pensées enfouies dans sa souffrance ».

Goutte à goutte, les sentiments saignent, les mots hésitent, se diluent dans les effluves artificielles, dans la pluie incessante de Mexico. Les regrets jaillissent, piqûres mélancoliques nimbées de poudre blanche. « Je ne veux plus voir cette ville de Mexico où l'on patauge dans la pluie et les flaques, je ne me plains pas, ça m'est égal, tout ce qui m'intéresse c'est de rentrer me coucher, mourir ».« Elle ne s'est jamais affaiblie, la pluie fine qui n'avait brisé aucune sérénité — Je ne lui ai pas dit que je l'aimais mais quand j'ai quitté le Mexique j'ai commencé à penser à elle et j'ai commencé à le lui dire, dans des lettres, je le lui ai presque dit tout à fait, et elle a écrit aussi, de jolies lettres espagnoles, elle disait que j'étais gentil et qu'il fallait vite revenir, s'il te plaît — Je suis revenu en hâte mais c'était trop tard, j'aurais dû revenir au printemps, j'ai failli le faire mais je n'avais pas d'argent, je n'ai fait alors que frôler la frontière mexicaine, juste le temps de sentir l'atmosphère nauséeuse du Mexique — et j'ai continué jusqu'en Californie où j'ai vécu dans une hutte où venaient tous les jours des visiteurs dans le genre jeunes moines bouddhistes et je suis parti vers le Nord jusqu'à la Pointe de la Désolation et j'ai passé un été maussade dans des contrées sauvages, je mangeais seul, je dormais seul — je me disais : « Bientôt je retournerai vers l'étreinte tiède de Tristessa » — mais j'ai trop attendu ».

Entre poésie et sentiments rapiécés, Tristessa nous invite dans une relation impossible entre Kerouac et la prostituée Esperanza Villanueva. Dans un Mexique miséreux, souffreteux, les êtres erratiques survivent dans la religion ou le réconfort d'une cuillère chauffée à la bougie. « On tourne dans la ruelle puante où se trouve la pauvre maison de Tristessa, un bâtiment sans étage — On passe sous des robinets qui fuient, entre des seaux et des petits garçons en baissant la tête sous le linge qui sèche, on arrive devant une porte en fer ouverte, on entre dans la cuisine où la pluie traverse les planches du toit — ça dégouline dans un coin sur un tas de caca de poule — Miracle, voilà le petit chat rose qui pisse sur des piles de gombo et de grain — La chambre est entièrement dévastée, comme si des fous étaient passés par là, des journaux déchirés par les poulets qui ont picoré du riz et des bouts de sandwiches traînent sur le plancher ». Un roman fort, confus comme un désir inassouvi, comme un shoot interrompu.
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fnitter22 juillet 2016
Chronique du tueur de roi, 1ère journée : Le Nom du vent de Patrick Rothfuss
L'étiquette, c'est un ensemble de règles que les gens utilisent pour pouvoir se montrer grossiers en public les uns envers les autres.
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Nastasia-B24 juillet 2016
Vie de Joseph Roulin de Pierre Michon
Roulin […] compta tout cet argent proposé. Il avait un jardinet, les enfants étaient grands ; pour les gnôles, la cuite est vite atteinte à un prix fixe, le salaire y suffisait. Et que peut-on acheter ? Tout, quand on a appris ; ce n'était pas son cas.
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Nastasia-B22 juillet 2016
Naissance d'un pont de Maylis de Kerangal
Summer aura le vertige en découvrant la démesure du paysage, […] elle soufflera longuement face vers le sol, les mains sur les genoux, crachera par terre à plusieurs reprises, une fois redressée, enjambera la glissière pour faire quelques pas dans la plaine rose, poudrée, presque lunaire dans la lumière rasante de l'aube, une peau. Elle se figera un court instant pour écouter le silence perforé par les rares voitures qui blindent dans son dos, silence minéral où chaque bruit sonne distinctement et pollinise l'espace — un caillou roule, une branche craque, un scorpion gratte le sol —, un vrai silence de chat sauvage, alors la nuit en levier fera monter le jour, étirant l'espace au plus loin, comme un écran qui se tend, et l'horizon sera soudain si proche que Summer avancera son bras pour y porter la main, touchée elle-même, et percevant soudain des bruits de pas humains elle sursautera, le chauffeur sera, c'est bon miss ? Ils retourneront à la voiture, Summer baissera la vitre puis se laissera aller contre la banquette.

Marcher dans la nuit violette.
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