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    De cape et de crocs, tome 11 : Vingt mois avant raconte les aventures d`Eusèbe le lapin, l`un des personnages secondaires de la série De Cape et de Crocs. Ses nombreuses tentatives pour raconter son récit sont l`un des running gags de la série. Aviez-vous déjà son histoire dans un coin de la tête ? Souhaitiez-vous depuis longtemps la raconter ?

    L`engouement des lecteurs pour Eusèbe s`est manifesté très tôt. Lors des premières séances de dédicaces, on nous posait déjà des questions sur les raisons de sa condamnation aux galères. Nous avons alors eu l`idée de dévoiler son passé dans un album. Jean-Luc n`ayant pas le temps de le dessiner parallèlement à la série, nous avons décidé de le garder pour la fin. L`histoire d`Eusèbe s`est étoffée au fil des tomes et des indices que nous y avons disséminés, et l`album s`est finalement transformé en diptyque.


    Si Eusèbe a toujours été très apprécié des lecteurs, la série reposait jusqu`alors sur les charismatiques personnages de Don Lope et Armand. Aviez-vous des doutes sur le fait qu`Eusèbe puisse porter à lui tout seul ce diptyque ?

    Le passage de personnage secondaire à principal était en effet risqué. A la fois valet de comédie, faire-valoir kawaii et deus ex machina, Eusèbe offrait un...




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    • Livres 5.00/5
    Par Presence, Aujourd'hui

    Ex Machina, tome 2 : Tag de Brian K. Vaughan

    Ce tome contient les épisodes 6 à 10 de la série, parus en 2005. Il fait suite à Les premiers cent jours (épisodes 1 à 5) qu'il faut avoir lu avant. Tous les scénarios sont de Brian K. Vaughan, les dessins de Tony Harris, l'encrage de Tom Feister et les couleurs de JD Mettler.

    24 juillet 2001, Mitchell Hundred (qui a rendu publique son identité secrète) rencontre Jackson Georges, son officier de liaison avec la NSA (National Security Agency). 24 mars 2002, Hundred célèbre un mariage de plus, et cette obligation répétitive qui vient avec sa fonction lui donne déjà la nausée. Il recroise Suzanne Padilla la journaliste qui s'était invitée dans sa voiture officielle. Puis il confronte ses idées sur le système scolaire à celles de Dave Wylie (son premier adjoint). Dans les tunnels du métro, 2 ouvriers de maintenance découvrent le cadavre d'un chien crucifié et éventré, ainsi qu'un étrange symbole peint sur le mur. Un proche d'Hundred lui propose de célébrer le mariage homosexuel d'un pompier ayant apporté sa contribution aux opérations de sauvetage du 11 septembre 2001.

    Avec cette deuxième histoire, le mode narratif de Brian K. Vaughan devient un peu plus apparent. L'élément qui ressort le plus est l'importance des conversations entre les personnages. Cela commence avec la conversation entre Hundred et Georges pour expliquer comment les agences de sécurité ont géré l'existence de ce superhéros du point de vue de la sécurité nationale. Harris conçoit un découpage assez vivant qui s'appuie sur un mouvement de caméra permettant de varier le décor, en arrière plan, puis sur la remise d'un objet de l'un à l'autre ce qui introduit un peu de mouvement. Vaughan clôt cette scène avec de l'action ce qui permet d'établir un équilibre entre ces conversations un peu théâtrales et le média visuel qu'est la bande dessinée. La réception après le mariage introduit un nouveau décor, et un dialogue crédible mêlant mondanités entre personnes ne se connaissant que de vue, et tentative d'approche plus ou moins gauche. Pour cette scène ci, il apparaît le talent de Tony Harris pour créer des visages crédibles d'individus, des tenues de soirée élaborées, sans donner l'impression d'avoir été tracées à partir d'un magazine de mode, etc. Par contre lors de la scène suivante, un face à face entre Hundred et Dave Wylie, Vaughan propose une discussion délicate et bien menée sur la qualité de l'éducation alors qu'Harris a bien du mal à trouver une mise en scène intéressante.

    Toutefois l'intrigue permet de dépasser le caractère théâtral des conversations, car cette histoire présente de nombreuses autres facettes. Comme dans le tome précédent, Vaughan continue d'utiliser son héros pour évoquer des sujets de société éminemment politiques. Le lecteur a le plaisir de découvrir que la position d'Hundred (et donc de Vaughan) sur le mariage homosexuel n'a rien de manichéen et ou de primaire. La décision d'Hundred s'appuie sur des convictions étayées par une réflexion construite. Il est possible de ne pas partager le point de vue d'Hundred, mais il n'est si pas facile que ça de réfuter ses arguments. Vaughan expose ce point de vue au travers de différentes discussions entre membres de l'équipe d'Hundred, avec les 2 futurs mariés qui vont affronter une tempête médiatique (souvenez-vous du couple marié à Bègles), et par le biais de questions / réponses lors d'une conférence de presse. Cette façon de développer cette intrigue assure une variété dans les décors, ainsi que la possibilité de mettre en avant les capacités réelles d'Harris de représenter des individus différents à l'identité visuelle marquée, ainsi que de croquer des expressions de visages justes et agréables à regarder.

    Au fil des discussions et des actions d'Hundred, Vaughan et Harris font apparaître plusieurs de ses traits de caractères, développent sa personnalité, en font un personnage très séduisant et charmeur, mais aussi un politicien professionnel. Pour les rares scénaristes de comics qui incluent un homme politique dans leur histoire, l'approche est presque toujours la même : il s'agit d'un individu qui n'a que ses intérêts à l'esprit, et qui est invariablement corrompu à un degré plus ou moins élevé par le pouvoir dont il est le dépositaire. Ici, les créateurs ont choisi une approche plus intelligente dans laquelle Mitchell Hundred est bien un héros dans le sens où il consent des sacrifices personnels pour le bien d'autrui. Hundred n'a rien de quelqu'un né de la dernière pluie, ou de naïf. Il sait que chacune de ses décisions sera commentée, déformée, critiquée, détournée et utilisée contre lui. Vaughan le dépeint comme un individu ayant de fortes convictions (plus morales que politiques) et qui souhaite faire bouger les choses, ou au moins améliorer des situations grâce aux pouvoirs temporels dont il est le dépositaire transitoire par le biais des élections. Ce qui rend Hundred et ses actions crédibles est à la fois son pragmatisme cynique, et le fait que son premier objectif n'est pas d'être réélu. Du coup, il peut vraiment prendre des décisions courageuses, avec des conséquences significatives.

    Il ne faut pas croire que ces épisodes ne renferment que des débats d'idées ou des confrontations d'opinions. Vaughan a conçu une série qui allie quelques problématiques d'une municipalité, à la découverte d'un personnage principal charismatique, avec une composante de science-fiction (les étonnants pouvoirs de Mitchell Hundred), ainsi que des enquêtes de type policières (d'où proviennent les graffitis évoqués par le titre ?), et des séquences d'action. Chacune de ces composantes est liée aux autres de manière organique et le tout forme une lecture addictive, renforcée par le désordre chronologique.

    Les illustrations de Tony Harris renforcent le plaisir de la lecture. Mis à part ces quelques séquences de dialogues visuellement peu inspirées, Harris s'avère un dessinateur inventif, entièrement appliqué à raconter l'histoire. Pour commencer, il a su concevoir un costume de superhéros pour Great Machine qui semble plausible dans notre réalité, ce qui évite de créer une trop forte distance entre cette époque de la vie d'Hundred, et son mandat de maire. Son approche des tenues vestimentaires est réaliste, sans tomber dans la reproduction servile de magazines de mode. Les invités au mariage sont élégants dans leurs habits de fête, et les ouvriers dans le tunnel du métro disposent d'une dotation vestimentaire adaptée à la nature de leurs tâches. Les séquences d'action transcrivent le niveau de d'énergie et de violence que le lecteur en attend, et Harris n'a pas peur de dessiner les détails quand le scénario augmente le niveau de violence. Comme dans le premier tome, Tony Harris dessine des personnages à la morphologie réaliste, à la silhouette bien proportionnée, sans relever de la perfection plastique. Il a un don certain pour transcrire par le langage corporel le jeu de la séduction consciente ou inconsciente. Il faut également souligner le travail de mise en couleurs de JD Mettler. Il adopte le parti pris de donner une couleur dominante pour chaque scène, déclinée en plusieurs nuances. Cette approche permet de renforcer l'unité de chaque scène, et de donner des repères visuels facilement indentifiables par le lecteur, pour indiquer s'il s'agit d'une scène du temps présent, ou d'une scène du passé (avec des couleurs légèrement délavées).

    Tout n'est pas parfait dans ce tome (quelques mises en pages basiques, et un maire de New York à l'emploi du temps plein de trous, qui résout souvent les affaires lui-même, sans conseillers et autres experts). Mais le niveau de divertissement et d'intelligence est exceptionnellement élevé, à la fois du coté action, et du coté réflexion. Le mandat de Mitchell Hundred se poursuit dans Réalité et fiction (épisodes 11 à 16).
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    • Livres 5.00/5
    Par Presence, Aujourd'hui

    Ex Machina, Tome 1 : Les premiers cent jours de Brian K. Vaughan

    Ce tome contient les épisodes 1 à 5 d'une série indépendante de toute autre. Le scénario est Brian K. Vaughan et les dessins de Tony Harris, encrés par Tom Feister.

    De nos jours, un homme déclare qu'il va raconter les 4 années pendant lesquelles il a été le maire New York, de 2002 à 2005. La scène suivante se déroule en novembre 1976 : le jeune Mitchell Hundred observe sa mère en train de gérer des élections pour une ligue féministe. 2 pages plus loin, le récit a fait un bon au 09 janvier 2002 : lors d'un discours en public Hundred (maire de New York) est victime d'une tentative d'assassinat. Il arrête le tueur en parlant à son pistolet. Il se fait tancer par Rick Bradbury (son garde du corps personnel) pour s'être lancé dans l'action au lieu d'avoir laissé les agents de sécurité s'en charger. De retour au 18 octobre 1999, le lecteur assiste à l'incident qui a permis à Mitchell Hundred d'acquérir sa capacité à se faire obéir des machines. Les allers-retours temporels alternent ainsi permettant de découvrir quelques fragments de sa tentative d'être un superhéros nommé Great Machine, comment il a recruté son directeur de campagne, etc. Dans cette première histoire, en tant que maire, il doit également gérer l'exposition d'une oeuvre d'art (partiellement financée par des fonds publics) créant une forte polémique, et l'assassinat de 2 conducteurs de chasse-neige.

    La façon la plus simple de parler de cette série serait de la décrire comme un croisement improbable entre une série de superhéros adulte dans son traitement, croisée avec une série de politique fiction de type The West Wing, à l'échelle d'une municipalité et non de la Maison Blanche. Ce serait à la fois réducteur et trompeur. Il s'agit donc d'une série terminée en 50 épisodes plus 4 numéros spéciaux publiés en 5 ans d'août 2004 à août 2010, avec un seul et unique scénariste : Brian K. Vaughan, déjà connu pour un passage sur Swamp Thing, la série "Y, the last man" (à commencer par Y le dernier homme, Tome 1) et d'autres encore.

    Vaughan a choisi de fragmenter sa narration sur plusieurs années différentes. Le récit principal suit les activités de Mitchell Hundred alors qu'il entame son mandat de maire. Au fur et à mesure les retours en arrière viennent apporter des informations complémentaires sur les actions de Hundred en tant que superhéros, ou jeter un éclairage sur ses relations avec Rick Bradbury (chef de la sécurité), Ivan Tereshkov (surnommé Kremlin, ami de la famille s'étant régulièrement occupé de lui), Amy Angotti (la préfète de police de New York), Dave Wylie (son responsable de compagne et premier adjoint), Candice Watts (la chef de son cabinet), et Juliane Moore (une jeune stagiaire). Son récit est essentiellement porté par les dialogues ce qui met l'inventivité de Tony Harris à rude épreuve. Il se retrouve contraint de devoir trouver des mises en scène et des directions d'acteur pour rendre ces scènes de dialogues vivantes. Pour être honnête, il lui reste des progrès à faire. Le résultat est à mi-chemin du pire (que des cases de têtes en train de parler), et du meilleur (les dialogues prononcés pendant que les cases montrent les actions accomplies en même temps par les personnages). 2 scènes de dialogue sur 3 montrent les activités des personnages et deviennent vivantes ; pour l'autre tiers les personnages sont statiques et les images n'apportent pas beaucoup d'informations supplémentaires.

    À part pour les scènes de dialogues, les pages de Tony Harris sont très agréables à lire. Il apporte un regard dissocié des comics de superhéros, avec des éléments qui prouvent qu'il prête attention à l'architecture, la décoration et l'aménagement intérieur. Les décors ne constituent pas une analyse critique de l'architecture de NewYork, ou un catalogue d'ameublement, mais Harris insère de temps à autre un élément qui dépasse la représentation basique. Par exemple il dessine un escalier métallique en colimaçon qui montre qu'il a une idée assez précise de cet objet dans la réalité. Les fauteuils et la table présents dans le bureau de réunion de la mairie correspondent à ce que l'on peut trouver dans ce genre de pièce. En outre, petit à petit, Harris développe sa capacité à faire exprimer des émotions ou des intentions au travers du langage corporel des individus. La dernière scène entre Hundred et Journal Moore en dit très long sur leurs sentiments, tout en implicite.

    Au début le papillonnage d'une année à l'autre peut être assez agaçant, comme si l'auteur n'arrêtait pas de zapper de peur de perdre l'attention du lecteur, ce qui oblige ce dernier à essayer de reconstituer la chronologie des événements pour s'assurer de ne pas passer à coté d'un lien de cause à effet. Au fil des pages qui se tournent, le lecteur a la surprise de découvrir que Vaughan propose une approche du superhéros Great Machine très réaliste. En gros dans son costume, Mitchell Vaughan est un amateur dont l'efficacité des interventions est limitée par son manque de savoir faire. Hé oui, dans la réalité, le concept de superhéros n'est pas viable. De ce point de vue, sa description des interventions de Great Machine est aussi intelligente que novatrice. Coté politique, le lecteur a l'impression que Vaughan attaque le sujet par un petit morceau. On a du mal à croire que le quotidien du maire de New York se limite à rencontrer son équipe rapprochée (une demi-douzaine de personnes maximum) et qu'il résout par lui-même des situations épineuses. Passé cet aspect un peu simpliste, Vaughan met en scène 2 problématiques (le financement public d'une oeuvre d'art polémique, et le maintien de la viabilité hivernale) qui prouvent qu'il a une connaissance pas si superficielle que ça des missions d'une municipalité. Il traite la résolution de ces 2 conflits d'une manière romancée avec un ou deux raccourcis qui font sourire (les talents d'orateur exceptionnels de Journal Moore), mais ça n'enlève rien à la pertinence de ces problèmes.

    Brian K. Vaughan et Tony Moore agrippent le lecteur pour le projeter dans un récit à la structure temporelle alambiquée. Ils captent ainsi son attention et lui proposent de découvrir le maire de New York qui est un ex-superhéros, en train de gérer une oeuvre d'art polémique cofinancée par la municipalité, et un retard dans le déneigement des rues de la ville. L'histoire se poursuit dans Tag (épisodes 6 à 10).
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    • Livres 5.00/5
    Par Luc-Michel, Aujourd'hui

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