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    photo de Stéphanie  Stéphanie Hochet

    La phrase latine "vulnerant omnes, ultima necat" ("Toutes blessent, la dernière tue") est au cœur de votre roman. Que signifie-t-elle pour le narrateur ?

    Le narrateur découvre cette phrase latine lors d`un voyage en Italie. Cette inscription se trouve sur les cadrans solaires de l’Antiquité, elle désigne les heures qui passent, le temps qui file et finit par tuer. Elle est frappante car assez mystérieuse : son sens n’est évident que si on sait où elle a été gravée. Mon narrateur est touché par ce mystère, la phrase écrite aurait-elle un autre sens si les pronoms « elle » ou « elles » désignaient autre chose que « le(s) heure(s) » ? Attiré par cette ambiguïté linguistique, il décide que c’est avec cet adage qu’il va profaner sa peau en se la tatouant sur le plexus solaire.


    Le narrateur reste mystérieux tout au long du roman. Pouvez-vous nous le présenter en quelques mots ?

    Pour un œil extérieur, ce personnage a sûrement tout d`un homme discret. Je donne libre cours à ses pensées (la narration à la première personne me facilitant la tache), mais il est du genre mutique. Il dessine pour la presse et pour son ami tatoueur Dimitri, personnage qu’il admire et craint tout à la fois. Il aime les femmes mais n’a jamais voulu s’attacher à l’une d`elles et à l’âge de 46 ans, il s’interroge sur ce qu’il laissera derrière lui.





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    • Livres 2.00/5
    Par nathalie.ki, Aujourd'hui

    La délicatesse de David Foenkinos

    C'est du Barbara Cartland .. remis au goût du jour.
    Plutôt bien écrit .. il est vrai.
    Distrayant .. une fois.

    • Livres 5.00/5
    Par Inessa, Aujourd'hui

    Avant toi de Jojo Moyes

    En lisant le résumé on sait tout de suite à quoi s’attendre. Je savais que l’histoire serait triste, je savais que ce roman me toucherait au plus profond de moi-même mais jamais je n’avais imaginé que ce serait à ce point. Rien ne m’avait préparé à cela. C’est une histoire si belle et si émouvante, de celles qui ne peuvent laisser indifférent. Une histoire qui pourrait arriver à n’importe qui car on a vraiment l’impression de lire un roman basé sur des faits réels et c’est donc avec le cœur lourd et au bord des larmes que j’ai refermé mon livre.

    Si Avant toi est un roman qui aborde les thèmes de l’euthanasie et du droit à la mort, il ne faut cependant pas le résumer uniquement à cela. Car c’est avant tout l’histoire de deux personnes exceptionnelles. Lou Clark est une jeune femme tout ce qu’il y a de plus ordinaire et qui vient de perdre son travail. Elle a des goûts vestimentaires assez étranges et tous, y compris ses proches, la considèrent comme une brave fille mais qui n’a aucune ambition. Will Traynor quant à lui avait tout pour lui : il était beau, brillant et un riche homme d’affaires. Mais il a tout perdu du jour au lendemain suite à un accident de la circulation qui l’a rendu tétraplégique. Rien ne les avait destinés à se rencontrer et pourtant ils vont finir par se trouver puis se réconforter l’un l’autre.

    J’ai tout de suite adoré ces deux personnages : je les ai trouvés si réels au point que c’en était même assez déstabilisant. Je me suis tout de suite prise d’affection pour Lou, cette jeune femme de 26 ans... Lire la suite sur le blog.
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    • Livres 0.00/5
    Par Laviniaa, Aujourd'hui

    D'acier de Silvia Avallone

    Anna et Francesca ont treize-ans-presque-quatorze. Ce sont les reines de leur quartier. Elles sont belles et rayonnantes. Les garçons sont à leurs pieds et les filles les jalousent royalement. Seulement, sous cette façade, elles cachent des blessures et des secrets douloureux. Leurs pères sont tous les deux des hommes horribles. Celui d'Anna est un voyou un peu voleur, cherchant n'importe quel trafic pour se faire de l'argent. Quant à celui de France.. C'est un homme violent qui ne se contrôle absolument pas. La jeune fille et sa mère en font bien trop souvent les frais.

    Et elles sont différentes, beaucoup. Francesca est aussi blonde qu'Anna est brune. France est solitaire et plutôt silencieuse alors qu'Anna est ambitieuse et entraînante. Mais elles s'aiment, profondément. D'un amour infini et qui, croient-elles, ne s'arrêtera jamais.

    Mais les choses changent. Un garçon vient s'interposer entre elles et leur monde s'effondre. Rien n'est plus pareil. Leurs vies s'écroulent petit à petit sans qu'aucune ne fasse un geste pour retrouver l'autre.

    Arriveront-elles à surmonter ça?

    J'avais très envie de lire ce livre, depuis très longtemps, bien avant sa sortie en poche par les Editions J'ai Lu.

    Et ce fut un coup de coeur. Mais un gros, un vrai, un qui vous prend et ne vous lâche plus. J'ai été complètement remuée par ce livre, j'en suis sortie complètement retournée, la tête à l'envers. Pour tout vous avouer, j'ai du passer les 3/4 du livre en apnée, le souffle complètement coupé par l'attente, par l'envie de savoir l'avenir des ces deux enfants-femmes. C'en est même difficile pour moi de synthétiser mon ressenti..

    "Les filles de leur âge, les boudins que leur propre vision dans le miroir plongeait dans la crise totale, les détestaient. Anna et Francesca, leur beauté, elles te l'envoyaient dans la gueule. Chaque putain de minute, il fallait qu'elles te prouvent qu'elles étaient mieux que toi, qu'elles avaient gagné, à priori et pour toujours."

    On pourrait penser que ce livre est une ode à la jeunesse et à la beauté et bien c'est tout le contraire. C'est l'histoire de l'envers du décor qui est d'une noirceur profonde. C'est un village perdu dont les habitants rêvent d'ailleurs. Mais pourquoi? Leur vie est simple mais grise. L'aciérie, cette usine où tous les hommes travaillent, c'est leur monde. Ils arrêtent l'école tôt, trop tôt, et finissent là-bas. Quant aux filles.. Enceintes, à la cuisine. Rien ne bouge, personne ne bouge. Ils restent là et regardent leurs vies passer. Cette vie qui s'écoule et qui se ressemble. C'est un monde fermé, un monde minuscule. Un enchaînement sans fin. Certains en sortent puis reviennent. D'autres acceptent et ferment les yeux. Attendent que le temps passe. Que leur soit-disant destinée s'accomplisse. Cette route toute tracée.

    Mais c'est aussi une histoire d'amitié. C'est fusionnel, beau et attendrissant. Des déchirements aussi - de la jeunesse, beaucoup.

    "La brune et la blonde. Ensemble, toujours et exclusivement. Quand elles sortaient de l'eau, elles se tenaient par la main comme un petit couple. Et au bar, elles entraient dans les toilettes ensemble. Elles se promenaient sur toute la longueur de la plage, se retournant quand elles recevaient un compliment, l'une d'abord, l'autre ensuite. Elles te la faisaient sentir, leur beauté. Elles en usaient avec violence. Et si Anna, quelquefois, te disait bonjour même si t'étais un boudin, Francesca jamais, et jamais elle ne souriait. Sauf à Anna."

    J'ai été émue par la détresse qui se dégageait de tout ça. J'ai été touchée comme rarement, sortie avec une tristesse et une douce mélancolie. Ce qui est également intéressant c'est que j'ai réussi à ressentir autant de choses alors que ce récit n'est pas raconté à la première personne. C'est une narration externe et par plusieurs personnages, des proches mais également des parents ou des admirateurs. C'est assez incroyable de réussir un exploit comme celui-ci avec tellement peu de proximité.

    Je terminerai sur une petite phrase, quelques mots..

    "Avoir été au coeur de la vie, et ne pas l'avoir su."

    Parce que la jeunesse est un bien précieux.

    Je sais que cet article est brouillon et ne reflète nullement tout ce que j'aurais souhaité pouvoir dire. Il est loin d'être à la hauteur de ce que je ressens mais c'est parfois ainsi quand on aime autant. J'ai juste envie de vous conseiller de le lire, mais vraiment vraiment. Parce qu'il en vaut la peine.
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