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Dernières critiques RSS

    • Livres 0.00/5
    Par Niaco, Aujourd'hui

    Harry Potter, Tome 3 : Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban de J.K. Rowling

    De loin le meilleur tome de la série. Une intrigue intéressante, des relations humaines crédibles et touchantes, le tout dans un nombre de pages raisonnable.

    • Livres 3.00/5
    Par le_Bison, Aujourd'hui

    Amère volupté de Eimi Yamada

    A 26 ans, Eimi Yamada faisait sensation en publiant son premier roman, une nouvelle autobiographique sur une passion sexuelle débordante entre une jeune japonaise et un G.I. américain, noir et déserteur. « Amère Volupté ». Quelques quatre-vingt-dix petites pages qui défilent sous les yeux du lecteur avisé comme autant de positions sexuelles sur un catalogue du Kamasoutra ou autant d’objets futiles sur un catalogue Ikea. Du sexe, de la passion, du sexe, de l’amour, du sexe, de la violence, du sexe. Et autour de cet amour (ou de ce sexe), de l’alcool et de la drogue. Tout mon univers littéraire, en somme. Sauf qu’il m’a manqué un petit plus.

    Mais réduire « Amère Volupté » à de simples ébats passionnés serait justement une vision trop étroite pour ce court roman. Car le titre résume bien la passion de ces deux jeunes gens. De la volupté, des clins d’œil et du charme – sans être aussi poétique que la plume d’un Kawabata. Cette volupté vire le plus souvent à l’orage, à la fougue, au sexe physique et violent sans être aussi sauvage et brutale que la plume d’un Murakami Ryu. De grandes références difficiles à assumer lorsqu’on écrit un tout premier roman. Un premier jet non dénué d’intérêt mais dont on attend toujours une petite flamme d’embrasement qui va surprendre et asphyxier le lecteur. De l’amertume et du regret comme une musique de Chet Baker. Là est le point fort de Yamada : distiller du Chet Baker sur cette passion bestiale. Chet Baker est parfait pour raconter les ébats physiques d’un G.I. et leurs déchéances sexuelles avec tous les abus qui vont ensemble ; Sexe, Drogue et Jazz !
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    • Livres 4.00/5
    Par ChezLo, Aujourd'hui

    Blast, Tome 2 : L'Apocalypse selon saint Jacky de Manu Larcenet

    Polza est toujours interrogé par la police au sujet du meurtre de Mlle Oudinot. Son récit traîne en longueur, les policiers s'y perdent un peu, mais Polza ne lâche rien et raconte sa vie, son corps lourd et massif, ses rencontres, ses accoutumances, ses errements. Il raconte notamment comment il a croisé le chemin de Saint Jacky, un dealer assez violent à ses heures...

    Suite du tome 1 de BLAST, on retrouve notre homme, ses mystères, notre malaise. L'histoire progresse, on en sait davantage sur l'événement dont il est question, ce meurtre non élucidé.

    Sur la forme, j'étais un poil déçue. Bien sûr on retrouve les dessins en gris et noir, bien vivants, mais les dessins en couleurs qui soulignent les pensées sous l'emprise de l'alcool ou des drogues, les rêves, les hallucinations, ces dessins qui donnent une allure si violente, si intense et à la fois si colorée, je les ai trouvé trop rares.

    La quête de l'extase, la vie choisie de vagabond, les maisons abandonnées qu'il fait siennes pour quelques nuits, les coups qu'il reçoit comme la fatalité...
    Un album dérangeant, un degré en dessous du tome précédent d'après moi, et qui pourrait appeler à nouveau une suite...
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  • Par le_Bison, Aujourd'hui

    Amère volupté de Eimi Yamada

    Le bruit de la serrure de la porte qui s’ouvre toute seule. Je suis chaque fois terriblement perturbée par ce cliquetis, je n’ai jamais jusqu’ici entendu une autre personne que moi introduire la clé de l’extérieur. J’attends que la porte s’ouvre sans pouvoir chasser ma frayeur. Et quand enfin, j’aperçois le visage noir de Spoon, je pousse un soupir de soulagement. Spoon, quelque peu troublé par ma réaction, déclare qu’il n’est pas un monstre. J’accueille cette naïve manière de me rassurer avec un sérieux plein de tendresse.
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  • Par le_Bison, Aujourd'hui

    Les Pornographes de Akiyuki Nosaka

    - Le « spécial » ?
    - Le « spécial », j’ai rien contre. Non, c’est le fait qu’on peut toucher qui me plaît pas. Y a pas, un bain turc, cela doit être un bain turc et pas autre chose.
    Ce que je veux dire, c’est que les filles qui bossent dans un sauna c’est des techniciennes, quoi. Leurs dix doigts, ils doivent leur servir à exciter les zones sensibles des mecs pour leur procurer du plaisir, c’est comme ça que ça devrait se passer, normalement. Seulement voilà, elles se font titiller, hein, et ça je dis que c’est une façon de camoufler leur manque de savoir-faire, tiens, c’est comme qui dirait un cuisinier qui non seulement n’utiliserait pas de bonite séchée ni de laminaires pour son bouillon mais qui te ferait passer tout ça à coups d’assaisonnements chimiques. Une fois qu’elles se sont laissées mettre le doigt, c’est au tour du gars à réclamer plus et d’une chose l’autre, on en arrive à quoi, dis-moi ? Eh oui, à la baise, ni plus ni moins. Non, ça va pas, alors pas du tout, j’admets pas que le « spécial » devienne un machin dans ce genre, sinon qu’est-ce que ça voudra dire « un bain turc », je te demande un peu ? Y’a des putes pour ça ! Non, voilà, tu t’allonges sur la table de massage, là, u peu comme un bébé si tu veux, et tu laisses faire l’autre sans jamais intervenir, les yeux fermés, sans penser à rien : la tête qu’a la fille ? A quoi elle pense ? rien à chiquer. Sentir ses doigts qui se promènent à la découverte d’un point vital viril que tu te connaissais pas – que même ta bobonne ou une autre n’a peut-être jamais remarqué-, les sentir qui te câlinent… Voilà ce que j’appelle le vrai plaisir du « spécial ». Pour tout te dire, tiens, dans le « spécial », c’est l’homme seul qui doit prendre son pied, la femme, elle doit rien éprouver.
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  • Par line70, Aujourd'hui

    Bouquiner : Autobiobibliographie de Annie François

    [...] face à la lecture non seulement les citoyens ne sont pas égaux, les hommes et les femmes départagés, mais le même individu ne réagit pas toujours pareillement. Le livre peut être savoureux ou indigeste, le lecteur rassasié ou affamé. Son appétit est fonction de son tempérament, mais aussi des saisons, des circonstances, des lieux, de l'entourage, du calme, du bruit, du manque, de l'abondance, de l'amour, de la haine. Il suit les mouvements de l'humeur et du coeur, les fluctuations du moral et du physique.
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