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Apprenez-en plus sur Guillaume Apollinaire

17 février 2017

Dossier auteur

Considéré comme l’un des plus grands poètes français du début du XXe siècle, Apollinaire se place au carrefour des tendances esthétiques qui traversent son siècle. Ami des peintres, ce poète, romancier et critique d’art, incarne la transition qui s’est opérée dans la poésie française entre 1900 et 1920.

Liste de lecture en vidéo

16 février 2017

liste

Garnements, turbulents, trublions, agités, hyperactifs, nerveux, ou encore le poétique trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité, ou le non moins tentant trouble oppositionnel avec provocation... La littérature connait ces enfants depuis bien longtemps et nous en offre des portraits toujours très tendres.

Le saviez-vous ? Jean Teulé en vidéo

14 février 2017

Information

Nouveau format vidéo : quelques anecdotes amusantes à propos de l'écrivain Jean Teulé en images.

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Jouez pour la Saint-Valentin

13 février 2017

Communauté

A l'occasion de la Saint-Valentin, on vous propose de remporter une box pleine de surprises ! Pour ce faire, il suffit de nous rejoindre sur Twitter ou Instagram et de répondre à notre question avec le #babelioromance, avant le 17/02.

L'humour noir en BD

13 février 2017

liste

Voici quelques idées de BD à l'humour grinçant, proposée MarjorieD, l'une de nos membres. N'hésitez pas à ajouter vos suggestions.

#Liste de lecture en vidéo

09 février 2017

liste

Des souris de laboratoire au Qi démesuré, des héros surdoués, des petits précoces qui mènent l'enquète... Quel que soit le genre littéraire, le thème de l'intelligence fascine, au point de devenir parfois le personnage principal des romans.Merci à musaraneus pour sa liste !

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Les hommes salmonelle sur la planète porno
17 février 2017
Les hommes salmonelle sur la planète porno de Yasutaka Tsutsui
★★★★★
★★★★★
J'avoue avoir coché ce livre à la dernière MC de Babelio (que je remercie ici, ainsi que les éditions Wombat) à cause du titre et la couverture jouisseuse que je trouve gaiement aguichante et cocasse.

Yasutaka Tsutsui, voix reconnue de la SF et du fantastique au Japon, a récolté plusieurs prix pour ses oeuvres, souvent empreintes d'humour (noir) et de surréalisme, parfois à la limite de l'absurde. Cette novella (de 90 pages), éditée pour la première fois en 1977, ne fait pas exception et "mocking weird" sont probablement les mots qui la définissent le mieux.

Une "fine" équipe de scientifiques japonais s'est installée sur la planète Porno, ainsi surnommée puisque n'importe quel être vivant y fornique ou stimule sexuellement n'importe quel autre sans barrières entre espèces.
Quand la biologiste tombe enceinte parce qu'elle a inhalé des spores de "un engrosse-veuve", plante particulièrement active, le chef de groupe envoie deux scientifiques et Yohachi (réputé être un chaud lapin) demander conseil auprès les Nunudiens, seule communauté d'humanoïdes autochtone. Pour les rejoindre les trois hommes doivent traverser marais, prairie, jungle et affronter faune et flore aussi saugrenues qu'excitées et survoltées par la concupiscence.

Ce n'est pas pour autant un texte proprement érotique, plutôt une comédie déjantée sur la sexualité qui, mine de rien, pousse à la réflexion sur le sexe... débridé, libre, refoulé ? Et qui dit sexe, pense accouplements, d'où peuvent résulter à l'occasion des fruits qui, dans ce recit, évoluent de façon pour le moins insolite.
Évolution et dégénération de ces rejetons hybrides deviennent alors débat et controverses entre les deux scientifiques tout au long de leur aventure pédestre.
J'ai moins apprécié ces passages de l'histoire un peu trop alourdie de darwinisme et autres théories contraires ("à la Konrad Lorenz") qui me sont parfois passés par-dessus la tête.

Par contre, j'ai pris mon pied en m'amusant des situations burlesques quand bêtes et végétaux s'en prenaient à nos trois compères qui avec plus ou moins de béatitude se faisaient farfouiller les parties... que l'auteur n'hésite pas à nommer sans jamais être vulgaire.
Une Porno-parodie scientifictive sans aucune raideur qui flagelle !
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Amelia
18 février 2017
Amelia de Kimberly McCreight
★★★★★
★★★★★
Un livre que je n'ai pas lu d'une traite (565 pages quand même), faute d'en avoir totalement le loisir, mais que je n'ai plus lâché à partir de la seconde moitié !
Une situation cauchemardesque qu'aucun parent, aucune mère, ne souhaite vivre et que Kate va devoir affronter cruellement : l'annonce du décès brutal de son enfant. Suicide ? Homicide ? Accident ? La vie d'Amelia, 15 ans, semblait en apparence ordinaire, celle d'une ado plutôt bien dans ses baskets...
C'est un roman choral qui déroule les mois, les semaines, les jours et les heures précédant le suicide "présumé" d'Amelia dans l'enceinte de son lycée. Kate, cette maman célibataire active, effondrée et rongée par la culpabilité, cherchant à découvrir la vérité, m'a vraiment touchée. L'identification se fait naturellement, tant l'adolescence est un état qui peut facilement nous (parents, adultes) échapper, dépasser, laisser de côté... Comme le manque de dialogue ou d'attention peut être nuisible à cet âge fragile, où les mascarades masquent trop bien les émotions, la pudeur empêche les confidences, les réseaux sociaux sont l'exutoire par excellence, le groupe "tue" l'individu, la cruauté côtoie l'amitié éternelle, l'amour est assassin (!)
Un rythme soutenu, un scénario haletant, servi par une plume enlevée (langage sms en prime) et sensible. Une immersion dans le système pervers des "clubs" extra-scolaires (typiquement américain ?), des secrets d'adultes révélés trop tard, la lâcheté d'un système scolaire élitiste... Tout ce qui conduit au drame terrible, et horriblement crédible.
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Celia en la Revolución
17 février 2017
Celia en la Revolución de Elena Fortun
★★★★★
★★★★★
C'est l'histoire d'un livre pour enfants que l‘on croyait perdu. Recherché depuis des années par les collectionneurs et les curieux , il est enfin réédité par les éditions Renacimiento.
Son auteure, Elena Fortún (1886-1952) est issue de la bonne société espagnole. Dès 1928, elle publie dans la revue Gente Menuda les aventures d'une petite fille de la classe moyenne prénommée Celia, qui va rapidement devenir une héroïne plébiscitée par les enfants et leurs parents. Celia a quinze ans lorsque la guerre éclate. Au lieu de taire cette période susceptible de heurter la sensibilité de ses jeunes lecteurs, Elena Fortún plonge son personnage dans les tourments de la guerre civile de 1936 à 1940.
Segovia, Madrid, Valencia, Albacete, Barcelone, puis la France et l'Amérique du sud... Comme des milliers d'Espagnols, l'héroïne des romans jeunesse prend le chemin de l'exil. La romancière termine la rédaction de son ouvrage en 1943 en Argentine où elle s'est réfugiée. Ses souvenirs sont encore très présents et ce qui rend sans doute le roman si vivant. Républicaine de coeur qui n'a jamais milité- Andrés Trapiello parle d'elle comme d'elle comme d'une des voix de la "Tercera España"- l'auteure se livre à travers les aventures de Celia, tout en gardant la fraîcheur de son personnage, cette jeune fille qui lutte chaque jour pour sa survie, raconte les privations et les angoisses des Espagnols sous les bombes.
Elena Fortún aurait pu intituler son roman Celia en la guerra mais Celia en la revolución est le titre sans équivoque qu'elle a choisi de lui donner. Dans une préface plus qu'enthousiaste, le romancier Andrés Trapiello (Plus jamais ça) compare Celia en la revolución à A feu et à sang de Manuel Chaves Nogales, et nous éclaire sur les vicissitudes que connut cette oeuvre interdite en 1944 par le régime franquiste en même temps que les autres romans de la série, puis autorisée de nouveau quelques années plus tard, ainsi que sur la triste existence de Fortún, marquée par un mariage malheureux, par la perte d'un fils de dix ans, par l'exil puis les suicides de son époux et de son second fils.

Dans un contexte politique et social particulièrement agité et en dépit de la douleur lancinante de la solitude et de l'exil, Elena Fortún a su préserver dans Celia en la revolución toute la spontanéité, la saveur des dialogues, le parler populaire des enfants qui ont fait le succès de sa série. C'est un beau roman sur la guerre civile, un témoignage précieux sur la vie quotidienne à Madrid, un roman initiatique qui parle de l'innocence, des doutes, des premiers émois amoureux, des aléas de la vie quotidienne dans un capitale en guerre, de la peur, de la faim, de la fuite.
Celia en la revolución est un livre destiné aux enfants et aux jeunes adultes, il ne faudrait pas y chercher le pendant espagnol du Journal d'une jeune fille russe à Berlin. 1940-1945 de Marie Vassiltchikov. Mais on y perçoit aisément les expériences personnelles et les sentiments d'Elena Fortún quand Celia évoque la mort du général Eduardo López de Ochoa le boucher d'Oviedo, le défilé surréaliste sur la Castellana de girafes et d'oiseaux de la collection Medinaceli transportés sur des charrettes, ou l'adieu déchirant à Madrid:
« En lo alto de la calle de Alcala, la Puerta se siluetaba sobre el cielo que los primeros rayos del sol enrojecen…y abajo, la Cibeles cubierta de ladrillos sobre los que crece la hierba…y el Palacio de Comunicaciones sin cristales, sucio, roto, harto de bombas.
Lloro, lloro sin poderme contener.
-Vamos, vamos- dice Maria Luisa-. No llores más… ¡ Si has de volver!
¡No, no volveré..! El corazón me dice que no volveré nunca… Lo sé…Papà no puede venir…¡El hombre más honrado y más bueno del mundo!…y yo no me separaré de él. »

Il n'y a plus qu'à souhaiter une traduction française de cet ouvrage qui est sans aucun doute incontournable pour tous ceux qui s'intéressent à la littérature jeunesse et à la guerre civile espagnole.
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palamede18 février 2017
Derniers Poèmes d'Amour de Paul Eluard
La mort l'amour la vie

J’ai cru pouvoir briser la profondeur de l’immensité
Par mon chagrin tout nu sans contact sans écho
Je me suis étendu dans ma prison aux portes vierges
Comme un mort raisonnable qui a su mourir
Un mort non couronné sinon de son néant
Je me suis étendu sur les vagues absurdes
Du poison absorbé par amour de la cendre
La solitude m’a semblé plus vive que le sang

Je voulais désunir la vie
Je voulais partager la mort avec la mort
Rendre mon cœur au vide et le vide à la vie
Tout effacer qu’il n’y ait rien ni vitre ni buée
Ni rien devant ni rien derrière rien entier
J’avais éliminé le glaçon des mains jointes
J’avais éliminé l’hivernale ossature
Du vœu qui s’annule

Tu es venue le feu s’est alors ranimé
L’ombre a cédé le froid d’en bas s’est étoilé
Et la terre s’est recouverte
De ta chair claire et je me suis senti léger
Tu es venue la solitude était vaincue
J’avais un guide sur la terre je savais
Me diriger je me savais démesuré
J’avançais je gagnais de l’espace et du temps

J’allais vers toi j’allais sans fin vers la lumière
La vie avait un corps l’espoir tendait sa voile
Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit
Promettait à l’aurore des regards confiants
Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard
Ta bouche était mouillée des premières rosées
Le repos ébloui remplaçait la fatigue
Et j’adorais l’amour comme à mes premiers jours.

Les champs sont labourés les usines rayonnent
Et le blé fait son nid dans une houle énorme
La moisson la vendange ont des témoins sans nombre
Rien n’est simple ni singulier
La mer est dans les yeux du ciel ou de la nuit
La forêt donne aux arbres la sécurité
Et les murs des maisons ont une peau commune
Et les routes toujours se croisent.

Les hommes sont faits pour s’entendre
Pour se comprendre pour s’aimer
Ont des enfants qui deviendront pères des hommes
Ont des enfants sans feu ni lieu
Qui réinventeront les hommes
Et la nature et leur patrie
Celle de tous les hommes
Celle de tous les temps.
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palamede16 février 2017
Oeuvres Romanesques de Marguerite Yourcenar
[...] L'une des meilleures manières de recréer la pensée d'un homme : reconstituer sa bibliothèque. [...]

(Extrait de Carnets de notes de Mémoires d'Hadrien p. 524).
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Michel Audiard
alberthenri16 février 2017
Michel Audiard
Dans des circonstances que je tiendrai secrètes, une personne dont je tairai le nom m'a dit des choses que je ne peux pas répéter.

Réplique de Jean Carmet dans "Comment réussir quand on est con et pleurnichard".
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