> voir tous les lecteurs

Lecteurs les plus actifs cette semaine


> tous les quiz littéraires Derniers quiz littéraires


> voir toutes les vidéos / RSS

Dernières vidéos

  • Joël Clerget
    Joël Clerget
    Joël Clerget "Comment un petit garçon devient il un papa ?" Devenir père n'est pas..
  • Mathieu Lauffray
    Mathieu Lauffray
    Angoulême jour 3 - les dédicaces du samedi matin Nicoby et Eric Aeschimann dédicacent à 4 mains..
  • Denis Robert
    Denis Robert
    Avant-première de L'Enquête à Angoulême Le film L'Enquête de Vincent Garenq était..

Devenez jury du concours Nos lecteurs ont du talent
Rendez-vous à Angoulême !
Quand nos membres rencontrent Chimamanda Ngozi Adichie

> tous les entretiensEntretien avec…

    photo de Amélie  Amélie Lucas-Gary

    A l`image du Minotaure dans son labyrinthe, ou du gardien d`hôtel du Shining de Stephen King, le gardien de votre livre est intimement lié à sa Grotte. Existerait-il sans elle ? Où s`arrête le gardien, et où commence la grotte ?

    J`aime bien penser leur relation en terme de volume. Ils sont tous les deux à la fois forme et contre-forme : le gardien invente la grotte et en même temps son récit vient épouser les parois de la cavité. L`un commence exactement où l`autre s`arrête.


    Chapitre après chapitre, la Grotte est tour à tour un refuge, une matrice, un boudoir, un musée, une tombe, un piège, un temple, un portail, un inconscient refoulé etc. Aviez-vous une volonté d`épuisement systématique des significations, à la manière d`un Georges Pérec ou d`un Italo Calvino ?

    J`avais davantage à l`esprit un débordement : occuper tout l`espace et même plus. L`aspect parodique de Grotte tient à cette outrance : il se passe beaucoup trop de choses, et en même temps, c`est assez creux, les mots résonnent. Ce paradoxe me réjouit.
    Je n`entretiens pas de rapport particulier avec l`écriture de Georges Pérec.




> voir plus Bandes dessinées les plus populaires de la semaine



Taniguchi met ici en scène la rencontre entre deux adolescents dans le Japon de l'entre-deux guerres (1925-1932). T...


"Lorsqu'un Don Juan se retrouve prisonnier sur une île remplie de femmes... Céleste Bompard est un « Coq en l'air », un as de la...


La Colline, Alexandria Quelque temps après la Guerre totale. Une autre vie commence pour les surviva...


Kenji avait emprunté de l’argent à des gens qui n’étaient pas une banque pour ouvrir un restaurant qui n’ava...

> voir plus Listes de livres


Dernières critiques RSS

    • Livres 4.00/5
    Par Eleusis, Aujourd'hui

    En finir avec Eddy Bellegueule de Edouard Louis

    Si j’ai dévoré l’ouvrage aussi vite, c’est bien qu’il y a quelque chose en lui qui m’a happée. Il conte l’histoire de ce gamin, Eddie Bellegueule (quel nom !), qui est né dans un petit village picard isolé de tout, et qui se bat pour rentrer dans le moule – un moule déformé par la force des choses – avant de se battre pour en sortir à tout prix. La langue utilisée m’a d’abord surprise, mais je me suis rapidement laissée conquérir – je précise que j’ai découvert ce texte par le biais d’un enregistrement audio, soutenu par la voix d’un acteur. Il est possible que cela ait influencé ma réception, à moi qui ne suis pas habituée à ce genre de média. Le style pourrait paraître simpliste au premier abord, mais il mêle une langue classique, pur produit de l’école et d’une adaptation tardive aux exigences bourgeoises, et la langue d’enfance, piquetée de patois picard et de fautes. Le travail est justement dans le jeu entre les deux, l’une et l’autre se chevauchant sans vraiment réussir à se mêler. La symbiose impossible des langues comme image de deux humanités contradictoires. Les discours entendus par le narrateur, ceux-là même qu’on imagine chez « ces gens-là », qu’on peut entendre, parfois, dans la rue, sont déconstruits, analysés, réécrits.

    Il y a quelque chose de très rude dans le quotidien décrit, bien sûr. Mais j’y ai vu aussi, par touches, une forme de tendresse, pour ces parents qui aiment leur fils sans réussir à le dire de la façon dont il aurait pu le recevoir et le comprendre. L’épisode du cousin Sylvain et de la grand-mère laisse tomber les armes pendant un temps, pour dévoiler une simple et triste humanité, avec sa détresse. J’ai pensé, lors de ce passage, aux tropismes selon Nathalie Sarraute, à savoir tout ce qui réside hors des mots, tout ce qui ne peut pas se dire. La réflexion est d’autant plus vraie lorsque les phrases nous manquent, parce qu’il faut « être un dur » – même quand on est une femme, au fond, et qu’on crie à qui veut l’entendre qu’on ne se laisse pas faire – ultime fierté de l’être humain cerné de toutes parts. Comment dire, alors, les mots d’amour et de consolation, comment accepter de laisser tomber le masque… ? La vie, bientôt, continue, avec ses routines aliénantes, et on suit le mouvement.

    Je n’ai d’ailleurs pas été tant choquée par ce que j’ai pu lire. Certains éléments appartiennent à mon propre passé, d’autres concernaient des gens que j’ai connus au collège. Ou alors c’étaient des destins qu’on m’avait déjà racontés. La misère est partout et souvent bien plus proche de notre porte qu’on voudrait bien le croire. Ce qui me gêne davantage, c’est que j’en suis venue, souvent, à douter du recul réel du narrateur. Tour à tour, il analyse avec subtilité l’expérience passée ou recrée l’endoctrinement qui était le sien à l’époque, il a même tous les outils à portée pour ça : une langue travaillée, de l’intelligence, les apports de la sociologie… Mais le livre nous raconte avant tout une fuite et, partant, un rejet d’une part d’identité. C’est une question complexe à traiter pour moi, car elle entre en résonance avec mes propres interrogations, mais je crois qu’un rejet complet est le signe de quelque chose qui n’est, finalement, pas tout à fait réglé. Pour reprendre le propos du narrateur, qui avouait rejeter publiquement tout ce qui pouvait faire penser de près ou de loin à un comportement homosexuel parce que la question était troublante pour lui, le rejet unilatéral de tout ce qui a trait à ses origines montre peut-être mieux que tout combien il y est encore lié. Le négatif d’une image, ça reste, au fond, la même image.

    Reste que le livre est beau, qu’il est fort. Qu’il tape là où il faut, avec l’intensité qu’il faut. Et s’il n’y avait pas eu tout le discours qui s’est créé tout autour, je l’aurais aimé presque sans réserve.
    > lire la suite

    • Livres 0.00/5
    Par sailormoon, Aujourd'hui

    Les derniers enfants de schewenborn 092796 de Gudrun Pausewang

    Rédigé en 1983, publié en France une première fois en 1986 et réédité en 1993, ce livre est désormais très compliqué à trouver, alors qu'il devrait presque être une lecture imposée dans les collèges.

    Je l'avais lu il y a une douzaine d'années en l'empruntant à la bibliothèque de mon quartier (il n'était déjà plus tout neuf), et il m'avait profondément marquée. Comme je suis actuellement dans une phase "recherche des livres que j'ai lus étant plus jeune", il était prioritaire sur la liste, mais je ne me souvenais ni de l'auteur ni du titre, seulement de l'histoire... Après moult recherches infructueuses par mot-clés sur internet, je suis repartie dans mon ancienne bibliothèque (où je n'avais pas mis les pieds depuis le collège), où, miracle, une des bibliothécaires se rappelait du livre, qui avait depuis été bazardé (sinon, c'est pas drôle)... Je suis donc ressortie avec le titre et l'auteur, sachant que le livre n'avait pas été édité depuis 1993, je l'ai cherché sur Amazon où je ne l'ai pas trouvé avant de tomber sur un seul exemplaire d'occasion sur PriceMinister...! Et me voilà finalement avec le livre dans les mains!

    A la relecture, j'étais loin de me souvenir de tout et je pensais le roman plus long (il ne fait que 150 pages). Pourtant, j'ai retrouvé l'ambiance qui m'avait tant marquée. Ce livre pourrait très bien être classé en littérature post-apocalyptique adulte, tant ce qui y est raconté est dur et fait froid dans le dos. On suit l'histoire d'une famille qui se rend en vacances chez les parents de la mère quand une bombe atomique explose, les obligeant à rester chez les grands-parents qu'on ne rencontre jamais (ils ont été tués au moment de l'explosion, n'étant pas chez eux à ce moment-là). Le narrateur, qui a 13 ans, prend les choses avec beaucoup de maturité et décide très vite d'aller aider à l'hôpital du village; entre les brûlés, les mutilés et les personnes atteintes de la "maladie des rayons", il y a de quoi faire. Viennent ensuite les épidémies, les difficultés pour trouver de quoi se nourrir, l'attente des secours qui ne viendront jamais... Les personnages vivent d'abord dans l'espoir qu'il n'y a eu qu'une seule bombe, et qu'ils seront vite secourus, mais les jours deviennent des semaines et les semaines des mois, sans que personne ne vienne. Les morts sont de plus en plus nombreux et on comprend finalement que l'Europe entière a été attaquée et détruite..

    Laissant très peu de place à l'espoir dans son histoire, il est pourtant évident que Gudrun Pausewang (qui a rédigé le livre en pleine guerre froide, à une époque où la peur d'une guerre atomique était très présente) souhaitait marquer les consciences de ses jeunes lecteurs pour éviter que de tels événements se produisent un jour. Trente ans plus tard, la guerre froide est finie, mais la menace nucléaire n'est pas écartée et ce livre mériterait une réédition, tout comme il mériterait d'être lu par de nombreux collégiens pour les interpeller sur les dangers du nucléaire. En effet, plusieurs fois dans le livre, les adultes sont interpellés par les enfants survivants qui leur reprochent de n'avoir rien fait pour la paix, rien fait pour les sauver...

    Impossible pour moi de résumer ce livre avec une note: dire qu'il est bon n'est pas vraiment approprié, mais une chose est sûre, il est à lire!
    > lire la suite

    • Livres 5.00/5
    Par Artichaut, Aujourd'hui

    Vegan de Marie Laforêt (II)

    Enfin un livre complet et beau et pratique ! Il me semble que tout le monde est d'accord pour le qualifier de "bible". Il peut paraître un peu cher, mais il devient vite irremplaçable. Les recettes vont des basiques à d'autres plus complexes, mais toujours avec des explications claires, et de très belles photographies.
    Sans oublier le chapitre qui fait un point très net sur l'alimentation végétalienne, ainsi que sur le veganisme.
    je l'ai depuis un certain temps maintenant et tout ce que je peux dire est que j'y tiens beaucoup.
    > lire la suite

Dernières citations RSS

  • Par marina53, Aujourd'hui

    La fractale des raviolis de Pierre Raufast

    Quand Jupiter s’envoyait une belle mortelle, écrit Ovide, il se métamorphosait en taureau ou transformait la jouvencelle en plante verte. Délicate attention, destinée seulement à cacher son adultère aux regards de Junon, sa terrible et divine épouse. D'année en année, progressivement, Marc m'a transformée en bonne poire.
    > lire la suite

  • Par marjo88, Aujourd'hui

    La mort d'un père de Karl Ove Knausgaard

    Il était important de bien répartir le lait car, si on arrivait à la dernière tranche de pain sans lait, il était presque impossible de déglutir. Le mieux, c'était bien sur d'en avoir encore après avoir mangé toutes les tartines car le lait n'était jamais aussi bon qu'à ce moment-là, quand il n'avait d'autre fonction que de couler pleinement dans la gorge sans être mélangé à autre chose, ce que je n'arrivais presque jamais à faire: les nécessités de l'instant présent l'emportaient toujours sur les promesses à venir, si séduisantes fussent-elles.
    > lire la suite

  • Par Adenolia, Aujourd'hui

    Flying blues : Carnet d'images de Emmanuelle Han

    Dans ces espaces à la fois si pleins et transitoires,
    je ne sais plus qui je suis,
    il m'arrive même de ne plus croire en rien.

    Seule l'émotion pourrait m'indiquer un chemin,
    mais ces sas font office d'analgésique et je ne peux me soustraire a leur fonction :
    je fondrais en larmes.
    > lire la suite

> voir toutes les etiquettes

Etiquettes les plus populaires

aventure   littérature   récits   roman   fantasy   science-fiction   anticipation   dystopie   fantastique   roman historique   historique   manga   essai   bande dessinée   théâtre   nouvelles   poésie   classique   biographie   autobiographie   jeunesse   littérature jeunesse   roman d'amour   témoignage   histoire   thriller   suspense   romans policiers et polars   contes   société   art   enfance   magie   adolescence   enfants   drame   amitié   mort   femmes   maladie   deuil   enquêtes   humour   religion   musique   horreur   politique   psychologie   peinture   amour   romance   guerre   seconde guerre mondiale   première guerre mondiale   voyages   science   mythologie   famille   vampires   philosophie   meurtre   états-unis   littérature française   littérature américaine   Paris (France)   littérature anglaise   chine   afrique   japon   littérature japonaise   littérature italienne   littérature allemande   moyen-âge   19ème siècle  

> voir plus Les médias parlent de Babelio