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    • Livres 4.00/5
    Par Igguk, Aujourd'hui

    La Compagnie Noire, Tome 1, Les Livres du Nord (La compagnie noire, Le château noir, La rose blanche) de Glen Cook

    Ils sont la Compagnie noire, la dernière des compagnies franches de Khatovar. Depuis des siècles, ces guerriers mercenaires honorent leurs contrats sans se soucier du camp où ça les mène car seul la paye les guide… Ou plus rarement la fuite… La compagnie a toujours tenu des annales pour consigner ses aventures et les conserver. Ce sont ces textes que le lecteur découvrira en se plongeant dans cette série, tels que Toubib, médecin et chroniqueur officiel de la compagnie, les a écrits sur cette période.

    Ce sont ces annales que j’ai pu lire dans l’édition intégrale des livres du nord, regroupant les trois premiers tomes de la série de Glen Cook chez L’Atalante. C’est un gros pavé de 1000 pages ponctuées de superbes illustrations crayonnées dépliables par monsieur Didier Graffet, ça peut faire mal au bras quand on doit le tenir mais quand même, il faut avouer que ça pète la classe. Mais depuis les quelques jours que je me traine avec cette brique sous le bras, plusieurs personnes m’ont dit « Ah ouais, j’connais ça, j’ai pas aimé du tout ». L’internaute avisé pourrait être tenté de croire que la compagnie noire est un must vu la réputation qu’il se trimballe, et pourtant dans la vraie vie avec des gens palpables, je croise que des déçus (enfin, trois, si on veut les compter). Après quelques interrogatoires musclés des dits déçus impliquant un annuaire, du feu, une pince à linge, un carré de chocolat et une cuillère en plastique, votre serviteur a découvert un point commun chez ces malotrus : Ils ont tous arrêté leur lecture avant la moitié du premier tome.

    Ceci explique cela, lumière est faite et le monde libre retrouvera sa joie de vivre, je comprends mieux. Car voyez-vous (ou « vois-tu », on s’connait bien maintenant, lecteur de blog), le début du premier tome est effectivement rude. Le parti pris de narrer l’histoire de la compagnie par l’intermédiaire de leurs annales implique de raconter leurs aventures d’un seul point de vue et sous une forme de journal un peu éparpillé comme le ferait un chroniqueur pour de vrai. Mais le début est vraiment déroutant, décousu, bourré d’ellipses un peu acrobatiques et le lecteur imprudent est vite perdu. Mes premiers jours au sein de la compagnie noire furent difficiles, autant le dire, je me demandais d’où venait cette bonne réputation, on nous fait courir partout, on ne nous explique rien, on a l’impression de prendre une histoire compliquée en plein milieu…

    Aaaaaaaaaaah… mais en fait c’est exactement ça ! On prend une histoire complètement en cours de route, c’est tout à fait logique ! Il y a 400 ans de récits avant le livre qu’on a dans les mains, le narrateur va pas se fatiguer à présenter les personnages, c’est ses annales et on est en plein milieu ! Ouais, « roleplay » à fond, comme diraient les rôlistes du fond (les rôlistes sont toujours au fond, allez comprendre…). Maladresse ou structure explosée volontairement, toujours est-il que les 150 premières pages sont un cap à passer. Par la suite les choses se tassent, se recentrent, une intrigue principale émerge et le lecteur s’habitue au rythme de Toubib, il peut apprécier sa narration morcelée, ses réflexions personnelles et surtout la galerie de personnages qu’on voit défiler devant nous.

    Même si la compagnie compte plusieurs centaines de mercenaires, on verra surtout une ou deux dizaines de personnages récurrents qui constituent le « cerveau » de la compagnie, le Capitaine, le Lieutenant, Elmo, Corbeau, Toubib, Candi ou encore Silence, Qu’un-oeil et Gobelin qui sont les sorciers hauts en couleurs de la troupe. On remarque un sens de la camaraderie et de l’honneur très présent dans la troupe de mercenaires, ils comptent les uns sur les autres et on se sent inclus dans cette grande famille, c’est certainement la qualité principale de cette narration : le lecteur a l’impression de faire partie de la Compagnie noire. D’ailleurs ils seront les protagonistes principaux de la première trilogie mais la troupe va beaucoup évoluer dans la suite de la série, on va même changer d’annaliste plusieurs fois apparemment…

    Nous faisons donc la connaissance de cette compagnie au début du récit alors qu’elle se carapate vite fait d’un boulot qui se finit un peu en eau de boudin, et pour s’en sortir nos « héros » vont accepter un nouveau contrat qui les emmènera dans les terres du nord. Leur commanditaire, un certain Volesprit, est un des dix Asservis qui sont sous les ordres de la Dame, une puissante sorcière qui a réussit à s’échapper de sa tombe et compte bien reconquérir son empire. La compagnie sera donc le fer de lance de son armée et devra lutter contre les rebelles qui se dressent sur le chemin de leur patronne. Où est le bien, où est le mal ? On sait pas trop, le contrat est signé donc la Compagnie fait son boulot, on mate la rébellion, on défend les places fortes et on essaye de rester en vie. Les trois livres qui composent cette intégrale concernent ce contrat qui va forcément avoir quelques accrocs. Au-delà du côté militaire et guerrier, on retrouve une intrigue simple mais bien ficelée et satisfaisante composée de complots, de trahisons et de coups bas. La compagnie n’est qu’un pion comme un autre dans les plans de la Dame et des Asservis et ils vont devoir jouer des coudes pour s’en tirer plus ou moins indemnes.

    Les livres ne sont pas sans défaut, après le début chaotique du premier tome tout repart bien et j’ai vraiment accroché, pourtant le rythme peut être parfois déroutant, on sent un auteur qui expérimente à ce niveau-là : le premier tome passe beaucoup de temps au milieu des parties de cartes des mercenaires ce qui lui confère un certain cachet mais on attends longtemps avant que l’action redémarre. Dans la suite, « Le château noir », l’auteur passe plus de pages en compagnie de Shed, tavernier un peu loser sur les bords, que dans la Compagnie qu’on perd vraiment de vue, et le bouquin ne démarre vraiment qu’à sa fin. Mais chaque tome a sa spécificité, sa petite aura propre, et malgré les défauts de structure on s’attache à la Compagnie Noire et on saute d’un tome à l’autre pour savoir comment elle évolue au fil des ans car chaque livre est séparé à chaque fois de plusieurs années.

    La Compagnie Noire est vraiment une série à la saveur particulière, ces trois premiers tomes m’ont convaincu de continuer la saga grâce à son atmosphère et ses personnages attachants. Glen Cook arrive à surprendre le lecteur à chaque tome en changeant de narration, de rythme, de lieux, tout en gardant une identité forte et une immersion vraiment efficace malgré des rythmes souvent bizarres et inattendus. La saga compte treize tomes pour le moment, chez l’Atalante ou chez J’ai Lu. Ces derniers viennent d’ailleurs de sortir la première intégrale en poche, idéal pour se lancer même si pour le coup, il faut des poches vachement balèzes…
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    • Livres 4.00/5
    Par tristale, Aujourd'hui

    Memoria de François-Xavier Cerniac

    Voila une histoire prenante à souhait , qui se lit d'une traite et qui nous entraîne sur le sombre chemin de la vengeance .
    Deli a été maltraité toute sa vie ... jusqu'à sombrer dans une folie destructrice ; Le père de claire ,éminent neurochirurgien va en faire les frais , mais pas seulement lui .
    Ce n'est pas le suspense qui fait que l'on apprécie ce livre ,mais la façon dont c'est raconté .C'est percutant , bien décrit et addictif . Et quand la fin se profile , on a une ouverture sur le livre suivant : l'ami de Claire ,Philippe, a disparu !
    Pas d'autre solution que de lire "les gardiens de Dieu" pour être satisfaite .
    Un auteur a découvrir
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    • Livres 5.00/5
    Par beneee, Aujourd'hui

    Journal d'un ange gardien de Carolyn Jess Cooke

    Une histoire comme je les aime : du suspense, un monde angélique parmi les humains, un thème excellent ! Pour résumer, une très belle découverte livresque, alors qu'au départ je m'attendais à une lecture légère sans plus, genre chick-lit !

    Pour commencer je vais simplement dire que le résumé en révèle trop ce qui peut être un point négatif au départ mais heureusement au delà de ça l'histoire ne fait que nous surprendre du début jusqu'à la fin.

    Suivre la vie de Margot à travers Ruth son ange gardien qui n'est autre qu'elle même est tout simplement passionnant. Dès le départ nous sommes embarqués dans la vie de Margot et tout au long du récit on la suit dans sa vie chaotique, mais le point intéressant et qui fait le charme de l'histoire c'est le fait que ça soit Ruth la narratrice puisqu'elle connait sa vie.
    Ruth est prête à tout pour changer le destin de Margot, l'empêcher de faire certaines erreurs,et tomber trop bas c'est ce qu'elle voudrait mais avoir la fonction d'ange gardien n'arrange pas tout, ce n'est pas aussi idyllique que ce qu'on pourrait penser.

    Je ne m'attendais pas à une fin comme celle-ci mais j'en viens à cette conclusion : Ruth a vu défiler sa vie au travers de Margot, et grâce à cela, elle a pu apprendre de ses erreurs pour ensuite évoluer.

    C'est le personnage de Ruth qui m'a le plus plu, son caractère fonceuse et têtu prête à tout pour ne pas refaire les mêmes erreurs est vraiment appréciable. J'ai aussi beaucoup aimé les rencontres avec les différents anges gardiens des personnages de l'histoire que Ruth rencontrent en suivant Margot, je pense en particulier à l'ange gardien de Théo le fils de Margot, qui m'a le plus surprise par sa provenance.

    Le contexte de l'histoire mélangeant anges et humains est original et même si tout n'est pas simple à suivre avec l'aura, les couleurs et les grades des anges, ça dégage une beauté indescriptible dont on ne se lasse pas. L'auteure a été audacieuse de jouer sur plusieurs plans, puisque tout est pertinent et son écriture est structurée et presque mélodieuse !
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  • Par CHRISREUNION, Aujourd'hui

    Présentations de la philosophie de André Comte-Sponville

    L'humanité n'est pas une essence, qu'il faudrait contempler, ni un absolu, qu'il faudrait vénérer, ni un Dieu, qu'il faudrait adorer : elle est une espèce, qu'il faut préserver, une histoire, qu'il faut connaître, un ensemble d'individus, qu'il faut reconnaître, enfin une valeur, qu'il faut défendre.
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  • Par nameless, Aujourd'hui

    Le journal secret d'Amy Wingate de Willa Marsh

    - Je ne fais pas bande à part, protesté-je. Laisse-moi tranquille. Il est impoli d'inviter des gens chez soi pour leur donner ensuite des ordres. Ils cessent alors d'être invités et deviennent des prisonniers.

    Page 75 - J'ai lu

  • Par CHRISREUNION, Aujourd'hui

    Présentations de la philosophie de André Comte-Sponville

    L'homme n'est pas cause de soi, ni d'abord maître de soi, ni, encore moins, transparent pour lui-même. Il est le résultat d'une certaine histoire, qui le traverse et le constitue à son insu. Il n'est ce qu'il fait que parce qu'il est, d'abord, ce qui le fait (son corps, son passé, son éducation...).

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