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    photo de Delphine  Delphine Bertholon

    D`où vous est venue l`idée de l`insensibilité physique du personnage principal de votre roman ? Aviez-vous entendu parler d`un tel cas réel, avez-vous fait des recherches médicales ?

    J`aime beaucoup les perturbations sensorielles. J`avais déjà exploré l`hyperacousie dans L`effet Larsen (hypersensibilité au bruit) et, dans une moindre mesure, l`achromatopsie (daltonisme extrême) dans Twist. Si l`hyperacousie est une affection réelle et terrible, je l`avais traitée dans le roman de manière symbolique : quand le sens de la vie est atteint, le sens physique est touché. J`ai poussé cette idée plus loin, avec une maladie qui n`existe pas – en tout cas, pas à un tel degré. Pour l`héroïne des Corps inutiles, cette affection est psychosomatique et, d`un point de vue romanesque, métaphorique. Je suis partie du fait que les victimes de violences, en particulier sexuelles, évoquent souvent l`impression d`un corps anesthésié.


    Votre héroïne cumule les particularités physiques : cheveux roux, yeux vairons… Ce qui lui arrive était-il trop exceptionnel pour arriver à un personnage au physique plus banal ? Est-ce une forme d`adéquation entre son apparence et son âme torturée ?

    Au contraire, j`ai voulu parler d`un fait...




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    • Livres 5.00/5
    Par delisse44, Aujourd'hui

    La fureur de Pierre Lafargue

    De Pierre Lafargue j'avais lu le "Sermon sur les imbéciles", qui est une merveille de drôlerie et d'esprit, ainsi que "L'honneur se porte moins bien que la livrée", livre inclassable et brillantissime d'un tout jeune auteur (20 ans à l'époque je crois). J'ai adoré, lu et relu!

    Avec "La Fureur", on a la confirmation d'un très grand écrivain, et j'y trouve ce que je préfère en tant que lectrice: l'humour, une imagination débridée et un style de folie! Merveilleux et prodigieux.
    Et avec ça je découvre l'existence des belles éditions Vagabonde qui publient ce livre et "Le jeu de la bague", du même auteur (je n'ai pas encore lu), bref ma semaine est plutôt réussie!
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    • Livres 0.00/5
    Par JCOates, Aujourd'hui

    Les Rougon-Macquart, tome 5 : La faute de l'abbé Mouret de Emile Zola

    La faute de l’abbé Mouret est le cinquième tome des Rougon-Macquart (après La Fortune des Rougon, La Curée, La Conquête de Plassans). Le roman met en scène Serge Mouret, fils de François Rougon et Marthe Mouret, tous deux morts dans La conquête de Plassans. C’est dans ce roman que nous avions fait connaissance pour la première fois avec Serge. Le jeune garçon tombait gravement malade et l’abbé Faujas s’occupait de lui, en lui inculquant les principes de la religion, ce qui allait conduire le jeune Serge à entrer dans les ordres. Lorsque commence l’action de La faute de l’abbé Mouret, Serge est prêtre dans un petit village perdu dans les collines, près de Plassans. Il vit avec sa sœur Désirée, simple d’esprit. Serge reçoit un jour la visite de son oncle, le docteur Pascal, qui lui propose de l’accompagner au Paradou, une immense propriété avec un jardin magnifique, où il doit se rendre pour soigner le gardien Jeanbernat. Lorsque Serge tombe de nouveau gravement malade, son oncle l’envoie au Paradou pour sa convalescence. Il rencontre alors la belle Albine dont il tombe amoureux. Le roman raconte le tiraillement de Serge Mouret entre sa foi et son amour pour Albine.

    Le roman est divisé en trois parties. La première nous présente les personnages, en particulier Serge dont on découvre l’intensité de la foi. Celle-ci se traduit par une adoration extrême portée à la Vierge Marie, décrite à la fois comme une mère, une sœur, une fiancée. Le prêtre officie dans un village perdu dont les habitants ne descendent que d’une seule et même lignée. Serge est un jeune homme très sérieux, plus humain que l’autre figure religieuse du roman, frère Archangias, qui nourrit une haine viscérale à l’égard des femmes, vicieuses et tentatrices. À l’opposé de ses personnages aux préoccupations mystiques, on trouve Désirée, sœur simplette de Serge. Elle passe ses journées avec les animaux dans la basse-cour, se roulant dans la boue, vivant presque comme un animal. Son monde est purement terrestre, à l’abri de tout artifice. Serge ressent d’ailleurs un profond malaise quand il finit par accepter de la suivre dans la basse-cour. Les odeurs de vie, d’instinct animal, lui font perdre pied.

    La deuxième partie du roman a failli me faire abandonner la lecture. Je n’ai pas trouvé le Zola que j’apprécie dans ces descriptions romantiques. Serge passe sa convalescence au Paradou. Il est alors seul avec Albine dans toute cette partie. Lorsqu’il revient peu à peu à lui, il renaît. Nouveau-né au monde, Albine doit lui réapprendre la marche et la parole. Pendant un très très long moment, Serge n’ose pas s’aventurer dans le jardin malgré les sollicitations d’Albine. Quand finalement il y parvient, Zola nous offre de longues, très longues descriptions de toutes les variétés de fleurs, plantes, arbres, témoins privilégiés de la naissance de l’amour entre les deux jeunes personnages. La nature est alors personnifiée, tour à tour amie et menaçante. Ce que j’aime chez Zola, ce sont les images, le fait que la nature ou le décor se trouvent en adéquation avec l’état d’esprit des personnages, avec l’ambiance du roman. Mais ici tous ces signes m’ont paru manquer de subtilité. On comprend très vite où l’auteur souhaite nous mener avec ses longues descriptions de plantes humanisées. Tout est trop évident, presque trop gros, on passe pas loin d’une caricature du naturalisme. Serge et Albine sont les nouveaux Adam et Ève, vivant très heureux au Parad(ou), jusqu’au jour où ils succombent à la tentation et se découvrent nus, coupables, pécheurs. Frère Archangias (dont le nom ne doit rien au hasard non plus) les surprend et accable Serge pour ses péchés avant de le ramener à sa vie de prêtre. Je me suis sentie étouffée dans ce huis-clos. Les descriptions sont longues et pénibles, qu’il s’agisse de la nature environnante ou de la naissance de l’amour entre Serge et Albine. Ce n’est pas dans ces passages romantiques qu’excelle Zola d’après moi.

    Dans la troisième partie, Serge reprend sa vie de prêtre avec encore plus d’austérité. Il remplace ses statuettes de la vierge Marie par des crucifix. Au Paradou, il avait transposé son adoration de la Vierge sur Albine. Il l’aimait comme une idole. De retour dans la foi il rompt avec Marie comme il a rompu avec Albine. Désormais c’est Dieu qu’il loue et adore. Mais lorsque Albine, malade depuis son départ, vient le trouver, Serge est tiraillé. Dans une hallucination, il voit la nature détruire l’église, comme si l’amour triomphait. Mais Serge se complait finalement dans une position de pécheur, acceptant les souffrances que lui procurent son tiraillement comme une pénitence divine.

    Dans ce roman, Zola oppose la religion à la vie. Les figures religieuses sont présentées comme austères, superstitieuses et enfermées dans leur monde. À travers le personnage détestable d’Archangias, l’auteur exprime tout le mal qu’il pense de la religion. La troisième partie, plus vivante, m’a fait oublier l’ennui de la seconde. Et même s’il ne restera sans doute pas parmi mes préférés, c’est un roman encore une fois magistral.

    Ce roman est aussi l’occasion de présenter le docteur Pascal, déjà rencontré dans les précédents tomes, mais que l’on découvre ici comme l’alter ego de Zola, chargé de rendre compte de la mission du naturaliste :

    « Un jour, je pourrai établir un tableau d’un fameux intérêt… »

    « Ça a bien tourné pour la fille, qui est aussi heureuse que sa vache. Ça a mal tourné pour le garçon, qui agonise dans sa soutane. Un peu plus de sang, un peu plus de nerfs, va te promener ! On manque sa vie… De vrais Rougon et de vrais Macquart, ces enfants-là ! La queue de la bande, la dégénérescence finale. »
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    • Livres 5.00/5
    Par horline, Aujourd'hui

    Victor et Macha de Alona Kimhi

    Israël, 1977. Après six années de séparation, ils auraient pu enfin connaître le soulagement d’être réunis. Mais Macha, Victor et Catherine la grand-mère sont comme les plaines désertiques qui les entourent : emplis de silence et de vérité irréductible. Leurs rêves se heurtant à la réalité des immeubles gris construits à la va-vite pour accueillir les "nouveaux-immigrants" dans la banlieue de Haïfa.
    Entre désarroi, colère rentrée et solitude ce sont des êtres abîmés que décrit Alona Kimhi dans son roman. Une famille disloquée qui, un an après la mort des parents, éprouve de grandes difficultés à surmonter le deuil pour les plus jeunes, à s’acclimater au nouveau pays pour Catherine.
    Il y a de la méfiance, de l’intransigeance, de la peur. Comme toute littérature installée sur les failles du présent, l’auteure a choisi de dévoiler la vie intérieure de ses personnages, des vies secrètes intenses, exigeantes, insatiables. Et le lecteur devient voleur des pensées, spectateur ou voyeur des faiblesses de la grand-mère, de la folle obstination de Macha à repousser les autres et de la difficulté du plus jeune à gérer ses émotions. Il n’y a pas de recul, on est pris dans les mailles de ce récit où les personnages sont d’une intensité terrifiante.
    Animé par la puissante lame de fond des émotions, c’est donc un roman lent mais un roman magnifique. Avec une plume endurante et patiente, Alona Kimhi saisit l’intensité de la douleur ou d’une phrase pour raconter la détresse de cette famille. On est fasciné par la précision du langage, par cette écriture qui transperce le papier, l’œil aigu de la romancière qui sonde l’étrange relation entre le frère et la sœur, le chaos de l’esprit chez les adolescents, les désillusions de l’exil.
    Habité par le désenchantement, le récit progresse ainsi avec un sentiment tenace de réalité impitoyable et l’idée que les personnages sont bien impuissants face à elle. Mais on garde l’espoir de voir l’humanité de ces êtres triompher de leurs maladresses et défaillances.
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  • Par Cocotte8017, Aujourd'hui

    Du mercure sous la langue de Sylvain Trudel

    j'ai bien vu que Marilou est à mon goût, qu'elle n'est pas belle comme le jour, mais mille fois plus belle que lui, et que si le jour était une feuille, Marilou serait un millefeuille.

  • Par horline, Aujourd'hui

    Victor et Macha de Alona Kimhi

    Certes, ils étaient tous – à présent et par définition – des Israéliens mais rien ne paraissait plus théorique que ce statut. Encore une manière de se voiler la face. Personne ne considérait la population de son quartier comme « israélienne », pas même les intéressés. Ils restaient cette masse humaine, plus ou moins appréciée, que l’on appelait les « nouveaux-immigrants ». Chaque groupe portait le nom de son pays d’origine les Russes, les Marocains, les Caucasiens, les Roumains et tous se définissaient justement par leur différence. Les Israéliens, eux, formaient un autre peuple, à part, ils habitaient plus loin, de l’autre côté de la ligne de démarcation qui suivait le trajet du 57 et ils étaient, eux, les citoyens légitimes de ce pays.
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  • Par JadeMarie1412, Aujourd'hui

    La Voleuse de livres de Markus Zusak

    Le monde est une usine je vous prie de le croire. Le soleil le fait bouillonner, les humains le gouvernent.
    Et je suis toujours là. Je les emporte.

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