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Le génie d'Erik Satie par Stéphanie Kalfon

17 janvier 2017

entretien

"Il y a quelques années, j’ai entendu une Gymnopédie de Satie, qui m’a totalement figée. La mélodie et son rythme ont gelé en moi comme un flocon d’émotions, qui est resté ainsi, longtemps, à m’attendre… jusqu’au jour où je me suis réveillée avec cette question : pourquoi cette Gymnopédie continue-t-elle de jouer quelque part dans mon esprit ?" Découvrez l'interview de Stéphanie Kalfon.

C'est encore Noël sur Babelio

16 janvier 2017

Masse Critique

Nouvelle opération Masse Critique en vue. Rendez-vous mercredi 18 janvier à 7h pour une opération spéciale fiction et non-fiction.

Le Prix des Lectrices 2017

16 janvier 2017

Information

Babelio est partenaire du Prix des Lectrices lancé par les éditions Milady. Votez dès maintenant pour votre roman préféré parmi les 10 titres en lice et tentez de remporter de nombreux cadeaux.

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A la rencontre des membres de Babelio

11 janvier 2016

entretien

"Je touche à tout avec bonheur et gourmandise : classique, contemporain, français, étranger, essai, bande dessinée, album jeunesse (si possible avec des lapins dedans !), science-fiction, horreur (surtout si c’est Stephen King)" Découvrez la bibliothèque de Lili_Galipette, membre Babelio depuis 2009.

Assassin's Creed© : entretien vidéo

09 janvier 2017

entretien

Entretien vidéo avec Matthiew J. Kirby à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com, le 2 décembre 2016 pour son roman Assassin's Creed, The last descendant, édité chez Bayard Jeunesse.

Fêtez l'anniversaire de Kim Jong Il avec Aurélien Ducoudray

10 janvier 2016

entretien

Sélectionné pour les pépites du festival de Montreuil 2016 pour son album L'anniversaire de Kim Jong Il, aux éditions Dupuis, Aurélien Ducoudray nous a accordé un entretien. Découvrez l'interview de l'auteur à propos de son dernier ouvrage.

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Grossir le Ciel
14 janvier 2017
Grossir le Ciel de Franck Bouysse
  • 5/ 5
Tout d'abord, je remercie canel et Eric76 de m'avoir fait découvrir ce roman et cet auteur. :-)
Quelle claque !! J'en reste toute abasourdie... Ce livre n'est pas qu'un simple polar-fiction, c'est certes noir, mais un roman également sociologique et profondément psychologique.
Un huis-clos en pleine campagne cévenole, entre neige et brouillard, solitude et labeur, routine et silence, solidarité et méfiance, rudesse et simplicité, angoisse et soupçons...
Une plume saisissante de réalisme et de poésie (jours qui passent, actes quotidiens, paysages), qui raconte la fierté d'hommes blessés, la solitude préférable au chaos du monde, une relation entravée par un secret de famille et de terribles traumatismes.
Époustouflant. Magistral.
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Hadamar
16 janvier 2017
Hadamar de Oriane Jeancourt Galignani
  • 3/ 5
Il porte encore le triangle rouge sur les stigmates de son corps rompu, souillure indélébile de cinq années de camps, de survivance. Il traîne son passé, son existence dans les plaies béantes d’un pays vaincu, déchiré, silencieux de connivences, lourd de mensonges. « Dans la nouvelle Allemagne (…) il faudra feindre de ne pas se connaître, de ne pas se haïr, de ne pas espérer la mort douloureuse de l’autre ». Oublier, reconstruire, chercher les vivants, les survivants. Il erre, « qui est-il désormais dans cette ville ? Un parmi d’autres, qui cherche des traces », des lambeaux de vie. Franz n’est plus qu’un fantôme poussé par un espoir ténu retrouver son fils Kasper, abandonné aux jeunesses hitlériennes quelques années plutôt. Au milieu des souvenirs, des disparus, la mémoire se cherche, les certitudes vacillent au gré des rencontres, les doutes tanguent au rythme du corps de cette femme qui s’offre à lui. Si les cambrures parlent, les langues se taisent, se terrent derrière un orgueil obséquieux. Seul un nom résonne, nimbé de mystère létal, de non-dits oppressants, Hadamar. Lieu de convergence de ces ballastexistenzen, « ceux que l’on devait laisser de côté, exclure du train de la vie, de la force. Les incapables, les fragiles, les diminués. (…) Personne ne s’était donné la peine de le définir, mais on savait qu’il s’agissait des invisibles, les idiots, les fous, les gênants ». Terminus nauséabond de ces cortèges de bus gris, Franz possède encore un vague souvenir de ce lieu enfoui dans son passé, un vieil hôpital pour déficient. Inexorablement les pas de son fils le mènent vers ce lieu honni, « en entrant ici, on perdait son nom ». En poussant les portes de sa quête, Franz ouvrira les lèvres d’une cicatrice indélébile celée derrière un cataplasme captieux. "Ils ont cru à l’hiver 42, qu’ils réussissaient à tout effacer de ce qui avait été organisé ici. En quelques coups de truelle".

Oriane Jeancourt Galignani nous emmène dans les tourments de l’histoire allemande. En suivant son héros Franz, on replonge dans le monde de l’horreur, du nazisme et de l’eugénisme. « Deux lettres séparent Erlösung et Endlösung. La délivrance et la solution finale. Deux lettres qui disent la vision nazie d’une mort travestie sous l’étendard de la liberté ». Un roman qui navigue entre passé et présent sous l’égide de fantômes pour mieux apprivoiser les événements et l’ampleur des faits qui se sont déroulés sous la politique de l’aktion T4.

Sans jamais tomber dans le voyeurisme ou le pathos, la recherche de ce père journaliste, condamné à porter le triangle rouge des prisonniers politiques, pour retrouver un fils qu’il ne connaît plus, nous plonge dans la passivité de masse face à la dictature et ses méfaits. « Personne à Hadamar n’ignore à quoi sont voués les centaines de patients qui débarquent chaque jour des bus à l’arrière de l’hôpital ». « Nous ne pouvions rien faire de toute façon pour empêcher tout ça d’avoir lieu ». « La fumée des morts » d’Hadamar fera plus de 10000 victimes, femmes, enfants mischlinge (à moitié juifs), aliénés… tous périront par le feu et le gaz au nom d’une pensée, d’une idéologie.

« Si l’on a tenté d’effacer leurs noms, les survivants leur donneront les leurs », « faire le récit d’un peuple qui s’est mutilé ».

Lien : https://calameheros.wordpres..
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Blanc sur noir
17 janvier 2017
Blanc sur noir de Ruben Gonzalez Gallego
« Quand j'étais tout petit, je rêvais d'une maman, j'en ai rêvé jusqu'à l'âge de six ans. (…) A neuf je compris que je ne pourrais jamais marcher. Ce fut très triste. Adieu pays lointains, étoiles et autres joies de la vie. Il ne restait que la mort. Lente et inutile ». A quoi peut-on rêver d'autre quand l'horizon s'élève à une forêt de pieds grisâtres et métalliques dans de sordides orphelinats ? Quel avenir envisager quand votre vie d'homoncule s'étire péniblement sur des carrelages crasses et des sols neigeux, quand rejeté par votre famille, les niania vous délaisse à leur tour ? Comment trouver une place dans cette société soviétique qui vante l'utilité des travailleurs ? Naître pour être vouer aux gémonies, mourir seul face à l'hégémonie... ou devenir un héros du quotidien. « Je suis un héros. Il est facile d'être un héros. Quand tu n'as ni bras ni jambes - tu es un héros ou tu es mort. Quand tu n'as pas de parents - compte sur tes bras et tes jambes. Et tâche d'être un héros. Si tu n'as ni bras ni jambes et qu'en plus tu t'es arrangé pour venir au monde orphelin - c'est gagné. Tu es condamné à être un héros jusqu'à la fin de tes jours ». Ruben Gonzalez Gallego sera condamné à être un héros. Trimballé de foyers en hôpitaux, de sols noirs en plafond immaculés de blanc, le jeune Ruben découvre les limites de son possible. Enfermé dans un corps immobile, atteint de paralysie cérébrale, il s'évade dans l'apprentissage quand le système archaïque l'emmure derrière une aliénation factice. « Ce n'est pas si difficile d'être un imbécile, après tout. Tout le monde vous regarde sans vous voir. On n'est pas une personne, on n'est rien ». Blanc sur noir nous relate le cheminement de cet handicapé devenu père, de cet orphelin devenu fils sur le tard. Des bouts de vie pour un bout d'homme. Une chronique des laissés pour compte du communisme de Brejnev où les inutiles viennent s'éteindre dans les maisons pour vieux. Où les illusions sentent le remugle, où le bonheur fleuri au détour d'un cahier ou d'un fauteuil roulant. Des chapitres courts qui oscillent entre incompréhension et colère, un constat misérable d'une société qui promettait la prospérité à son peuple, à ses enfants. « J'approche l'assiette de moi et j'avale machinalement le bortsch. De la merde. Ce bortsch c'est de la merde. Cette purée, c'est de la merde. La vie, c'est de la merde ».
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Guillaume Apollinaire
palamede16 janvier 2017
Guillaume Apollinaire
Le chat

Je souhaite dans ma maison :
Une femme ayant sa raison,
Un chat passant parmi les livres.
Des amis en toute saison
Sans lesquels je ne peux pas vivre.
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palamede17 janvier 2017
Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire
Les chats

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires

Amis de la science et de la volupté
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres ;
L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin ;

Leurs reins féconds sont plein d'étincelles magiques
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.
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palamede16 janvier 2017
La danse des vivants de Antoine Rault
On se trahit autant par ses questions que par ses réponses.
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