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    photo de Astrid  Astrid Manfredi


    Votre roman se déroule dans un cadre très sombre, celui d’une banlieue sauvage et désespérée. Quelle expérience avez-vous de la banlieue ? Sur quoi vous êtes-vous appuyée pour donner vie à ce décor ?


    En premier lieu, je suis animée par une insatiable curiosité pour les êtres humains, sans discrimination et quels que soient leurs horizons. Par ailleurs, j’ai eu l’occasion, dans ma jeunesse notamment, de fréquenter divers milieux, dont celui de la banlieue. La cocotte-minute frémissait déjà et on sentait que le vent allait tourner. Un vent aussi rouge qu’impitoyable, issu d’un fort sentiment d’abandon et de rejet. C’est quelque chose qui m’a beaucoup marquée. Après, c’est une histoire de littérature et de liberté, celle du romancier, qui par le travail de l’écriture peut s’approprier n’importe quel milieu s’il sait l’écouter et l’observer un peu.



    Vos personnages sont brisés et semblent enfermés dans un quotidien auquel ils ne voient pas d’issue possible. C’est le manque d’espoir qui précipite la chute ?


    Oui. Pour eux, l’espoir c’est vouloir. Vouloir quelque chose puisque l’avenir n’est pas un mot qui fait partie de leur vocabulaire. La petite barbare et sa bande de jeunes animaux féroces ne veulent rien d’autre qu’accumuler des biens, ces biens vides et rutilants qu’exposent les vitrines des magasins. Ils...




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    • Livres 0.00/5
    Par oblo, Aujourd'hui

    Un endroit où aller de Robert Penn Warren

    Publié en 1977, Un endroit où aller est le dernier des romans de Robert Penn Warren, dernier-né (en 1905) d’une génération de géants d’auteurs américains originaires du Sud. Penn Warren y décrit l’itinéraire – la vie, finalement – de Jediah Tewksbury, originaire de Dugton, Alabama. L’évènement fondateur de cette vie est la mort du père, rapportée comme suit : ivre sur sa charrette, il tente d’uriner sur ses mules et bascule, chute et se tue de façon ridicule. Toutefois, ceux qui rapportent cette histoire ajoutent que le père Tewksbury n’urinait pas, mais se masturbait tout simplement, ce qui n’enlève rien au comique tragique de la situation.

    Dégoûté par les moqueries de ses camarades à propos de cet événement, poussé par sa mère hors de ce Sud qui ne fabrique rien de bon, Jed vit une dernière soirée dans le Sud où, invité au bal par Rozelle Hardcastle, véritable princesse du lieu, il tourne le dos à cette dernière au moment de la première danse. Il ne se rendra compte que bien plus tard qu’il fut, cette soirée, utilisé par ladite Rozelle.

    Homme de science, Jediah échoue à Chicago où il suit les cours d’un professeur de littérature médiévale d’origine allemande dont il partage la vie. La guerre survient et Jed s’engage. Il sert en Italie où il lutte contre les nazis. L’expérience est violente, traumatisante : Jed abat à bout portant un officier nazi qui se drape de son orgueil. De retour aux Etats-Unis, Jed devient professeur d’université. Respecté dans sa vie professionnelle, c’est toutefois dans sa vie personnelle – et amoureuse notamment – que se joue sa vie.

    La langue dont use Penn Warren se veut à la fois simple et savante. Simple quand elle se fait le reflet de ce vieux Sud, notamment à travers les lettres de la mère de Jed. Savante quand Jed se fait l’écho de références culturelles majeures, notamment européennes, issues de la peinture et de la littérature. Dante, notamment, occupe une place majeure dans le roman, puisqu’il est le thème d’étude de Jed dans sa thèse (Dante et la métaphysique de la mort : tel est le titre de la thèse, écrite dans un état d’excitation morbide alors que sa première épouse, Agnès Andresen, se meurt).

    Le récit de Penn Warren est en fait une imbrication de plusieurs récits. Ceux-ci sont parfois violents, non dénués d’humour, et l’ensemble forme un puzzle qui ne forme qu’image unie à la fin du récit. En cela, le roman de Penn Warren est un roman de la mémoire, fait des souvenirs du narrateur, et dont l’assemblage est une tentative pour trouver un sens à la vie.
    Un endroit où aller, c’est donc l’histoire d’un homme qui fuit le Sud et erre, sa vie durant, à la recherche d’un endroit où aller. Le roman interroge aussi le rapport fondamental de l’homme à la terre, sa terre natale, qui n’est pas forcément la terre où il peut s’épanouir.
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    • Livres 4.00/5
    Par Acr0, Aujourd'hui

    Enfin insécurisée: Vivre libre malgré le totalitarisme sécuritaire de Eve Ensler

    « Enfin insécurisée, vivre libre malgré le totalitarisme sécuritaire » d’Ève Ensler est un texte qui retrace sa vie au contact d’autres femmes ayant connu des souffrances. Ces rencontres heurtent sa vision calibrée américaine et elle commence alors à changer. Elle revient sur cette évolution et son point de vue.
    (chronique complète : http://livrement.com/2015/07/16/enfin-insecurisee-vivre-libre-malgre-le-totalitarisme-securitaire-eve-ensler/)
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    • Livres 0.00/5
    Par sailormoon, Aujourd'hui

    Le retour des morts de John Ajvide Lindqvist

    Retravaillant à sa façon le mythe du zombie (comme il l’avait fait avec les vampires dans Laisse-moi entrer, auquel je n’avais que moyennement accroché), John A. Lindqvist a réussi à écrire une superbe fable à la poésie macabre, très proche dans ses thèmes de la série des Revenants, qui était passée sur Canal + il y a 3 ans en faisant beaucoup de bruit (d’ailleurs, j’attends la suite… il serait temps…).

    Comme dans la série de Canal, nous sommes ici en présence de morts qui reviennent à la vie, et de l’étude de la réaction des vivants qui les entourent. Sauf que, contrairement à la série dans laquelle les morts revenaient dans l’état où ils étaient au moment de leur décès (en clair: pas décomposés), ici, les morts reviennent dans l’état dans lequel ils sont au moment où se produit le phénomène (en clair: décomposés…). Je suis d’ailleurs bien contente d’avoir lu cette histoire plutôt que de l’avoir vu à l’écran, parce que les morts en décomposition, j’ai du mal. Et certaines scènes du livre sont très dures, limite insoutenables – mais pourtant, j’ai adoré ce roman!

    Nous suivons plus précisément 3 familles: une grand-mère et sa petite-fille, qui assistent au retour du grand-père (dépendant depuis plusieurs années au moment de sa mort), un ancien journaliste qui voit revenir son petit-fils décédé accidentellement et qui a des relations assez conflictuelles avec sa fille (la mère de l’enfant), et enfin un jeune père qui perd sa femme juste avant qu’elle ne revienne d’entre les morts. L’auteur a alterné les chapitres autour de ces 3 groupes de personnages afin d’étudier différents types de réactions que pourraient engendrer un évènement de ce genre dans la réalité. Il faut bien noter que ce n’est pas un récit apocalyptique, les morts (renommés « revivants ») n’attaquent pas les vivants, ils se contentent… d’être, pacifiquement.

    Si j’ai beaucoup aimé cette histoire, ce n’est pas un coup de coeur car j’ai eu du mal à accrocher avec l’une des familles, celle de la grand-mère et de sa petite-fille. Je n’ai pas réussi à m’attacher à l’adolescente, et la grand-mère part dans un délire mystique qui ne m’a absolument pas convaincue. Elle est persuadée que c’est l’Apocalypse et que la Vierge lui est apparue pour réunir des gens et les sauver… je dois avouer que je suis vraiment passée à côté de ces personnages :/ pourtant, je suis certaine que c’est un type de réaction (se tourner vers la religion) qui pourrait tout à fait arriver, c’est juste que je n’y ai pas été sensible.

    Les autres personnages m’ont tous touchée à leur façon. Le grand-père et son petit-fils sont particulièrement émouvants et j’ai vraiment souffert pour eux. Ce sont aux scènes qui les concernent que je pense en mentionnant des passages durs. Mais le père de famille qui se retrouve seul avec son fils après la mort de sa femme – une des seules revivants capables de parole – m’a émue également.

    Les scènes d’horreur sont inhérentes au thème proposé (la résurrection des morts) mais elles servent l’histoire et ne sont pas là pour faire peur, plutôt pour questionner et interroger le lecteur. Comment réagirions-nous si nos proches décédés devaient revenir soudainement à la vie? Serions-nous capable de les aimer de la même façon? Serions-nos aveuglés par l’amour que nous leur portions de leur vivant? Souhaiterions-nous qu’ils retrouvent la quiétude de la mort plutôt que de retrouver une simili-vie?

    Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce récit horrifique qui aborde un sujet « à la mode » (les zombies) avec un angle assez novateur (même s’il n’est pas complètement original: on le retrouve dans Les revenants ou encore le livre Face à eux de Jason Mott), qui préfère nous ramener à nos propres questionnements qu’à poser un jugement. J’ai trouvé ça très intéressant et intelligent. J’ai lu certaines critiques qui reprochent le manque d’explication sur le phénomène: effectivement, c’est peu expliqué, mais le but de l’auteur était ailleurs et l’explication n’a que peu d’importance et est vraiment secondaire. Ca ne m’a pas gênée du tout. Par contre, la fin part un peu en jus de boudin, ça m’a un peu déçue (en fait, il n’y a pas vraiment de fin…), mai, l’un dans l’autre, c’est vraiment un livre qui m’a plu :)
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  • Par noor, Aujourd'hui

    Blizzard de Fauve

    Tu te demandes si tu es une bête féroce ou bien un saint
    Mais tu es l'un, et l'autre
    Et tellement de choses encore
    Tu es infiniment nombreux
    Celui qui méprise
    celui qui blesse
    celui qui aime
    celui qui cherche
    Et tous les autres ensemble
    Trompe-toi
    sois imprudent
    tout n'est pas fragile
    N'attends rien que de toi
    Parce que tu es sacré
    Parce que tu es en vie
    Parce que le plus important n'est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d'être

    Oh! qu'est-ce que tu fais? Arrête!
    Qu'est-ce qu'il t' prend d' faire des trucs pareils?
    Pourquoi tu te fais du mal comme ça?
    Qu'est ce qui ne va pas? Parle-moi, tu sais que tu peux tout me dire
    Mais nan mais c'est des conneries tout ça tu le sais
    Regarde-moi dans les yeux. Regarde-moi.
    On s'en branle, c'est pas important
    Moi je te trouve magnifique. Depuis la première fois que je t'ai vue
    D'ailleurs, je ne m'en suis toujours pas remis
    Et puis comment je ferais sans toi moi?
    Et puis comment l'univers il ferait sans toi?
    Ca ne pourra jamais fonctionner. C'est impossible
    Alors faut pas pleurer! Faut pas pleurer. Parce que ça va aller je te le promets, ça va aller
    Parce qu'on est de ceux qui guérissent,
    de ceux qui résistent,
    de ceux qui croient aux miracles
    Pas de ceux qui disent que lorsque les tables bougent, c'est que quelqu'un les pousse du pied
    Mais un jour tout ça on n'y pensera même plus
    On aura tout oublié, comme si ça n'avait pas existé

    En attendant passe tes bras autour de mon cou si tu veux
    Pendant que je te répète ces phrases qui nous donnaient de l'élan
    Tu te souviens? Tu te souviens?

    Tu nous entends le Blizzard? Tu nous entends?
    Si tu nous entends, va te faire enculer
    Tu pensais que tu allais nous avoir hein?
    Tu croyais qu'on avait rien vu?
    Surprise connard!

    Tu nous entends la Honte? Tu nous entends?
    Si tu nous entends fais gaffe quand tu rentres chez toi toute seule le soir
    On pourrait avoir envie de te refaire la mâchoire avec des objets en métal
    Ou de te laver la tête avec du plomb, qu'est-ce que t'en dis?

    Tu nous entends la Tristesse? Tu nous entends?
    Si tu nous entends, c'est que toi aussi, tu vas bientôt faire ton sac
    Prendre la première à gauche, deuxième à droite, puis encore à gauche et aller niquer ta race
    Félicitations! Bravo!

    Tu nous entends la Mort? Tu nous entends?
    Si tu nous entends sache que tu nous fait pas peur, tu peux tirer tout ce que tu veux
    On avance quand même, tu pourras pas nous arrêter
    Et on laissera personne derrière, on laissera personne se faire aligner
    Tout ça c'est fini!

    Tu nous entends la Dignité? Tu nous entends?
    Si tu nous entends sache qu'on a un genou à terre et qu'on est désolés
    On est désolés de tout ce qu'on a pu te faire, mais on va changer!
    On va devenir des gens biens, tu verras!
    Et un jour tu seras fière de nous

    Tu nous entends l'Amour? Tu nous entends?
    Si tu nous entends, il faut que tu reviennes parce qu'on est prêts maintenant, ça y est
    On a déconné c'est vrai mais depuis on a compris
    Et là on a les paumes ouvertes avec notre cœur dedans
    Il faut que tu le prennes et que tu l'emmènes

    Tu nous entends l'Univers? Tu nous entends?
    Si tu nous entends, attends-nous! On arrive
    On voudrait: tout comprendre, tout savoir, tout voir, tout vivre
    On cherche la porte du nouveau monde pour pouvoir s'y fondre en grand

    Tu nous entends toi qui attends? Tu nous entends?
    Si tu nous entends souviens toi que t'es pas tout seul
    Jamais
    On est tellement nombreux à être un peu bancals un peu bizarres
    Et dans nos têtes il y a un blizzard
    Comme les mystiques losers au grand cœur
    Il faut qu'on sonne l'alarme, qu'on se retrouve, qu'on se rejoigne
    Qu'on s'embrasse, qu'on soit des milliards de mains sur des milliards d'épaules
    Qu'on se répète encore une fois que l'ennui est un crime
    Que la vie est un casse du siècle, un putain de piment rouge
    Nique sa mère le Blizzard
    Nique sa mère le Blizzard
    Tout ça c'est fini.

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  • Par Hivy, Aujourd'hui

    La mort heureuse de Albert Camus

    Meursault, toujours assis, sentit alors combien le bonheur est près des larmes, tout entier dans cette exaltation où se tissent l'espoir et le désespoir mêlés d'une vie d'homme.

  • Par Pixie-Girl, Aujourd'hui

    Voisin, Voisine de Angela Behelle

    Enfin tranquille, à moi le week-end !
    Trop contente, je pousse le son de la radio et je me lance dans une sorte de danse africaine au beau milieu de mon salon. Je remue des fesses en chantant et en lançant les bras en l’air, je virevolte et, soudain, je m’arrête net.
    Le beau gosse se marre devant le spectacle idiot que je lui offre
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