Par le_Bison, Aujourd'hui
Les Pornographes
de
Akiyuki Nosaka
- Le « spécial » ?
- Le « spécial », j’ai rien contre. Non, c’est le fait qu’on peut toucher qui me plaît pas. Y a pas, un bain turc, cela doit être un bain turc et pas autre chose.
Ce que je veux dire, c’est que les filles qui bossent dans un sauna c’est des techniciennes, quoi. Leurs dix doigts, ils doivent leur servir à exciter les zones sensibles des mecs pour leur procurer du plaisir, c’est comme ça que ça devrait se passer, normalement. Seulement voilà, elles se font titiller, hein, et ça je dis que c’est une façon de camoufler leur manque de savoir-faire, tiens, c’est comme qui dirait un cuisinier qui non seulement n’utiliserait pas de bonite séchée ni de laminaires pour son bouillon mais qui te ferait passer tout ça à coups d’assaisonnements chimiques. Une fois qu’elles se sont laissées mettre le doigt, c’est au tour du gars à réclamer plus et d’une chose l’autre, on en arrive à quoi, dis-moi ? Eh oui, à la baise, ni plus ni moins. Non, ça va pas, alors pas du tout, j’admets pas que le « spécial » devienne un machin dans ce genre, sinon qu’est-ce que ça voudra dire « un bain turc », je te demande un peu ? Y’a des putes pour ça ! Non, voilà, tu t’allonges sur la table de massage, là, u peu comme un bébé si tu veux, et tu laisses faire l’autre sans jamais intervenir, les yeux fermés, sans penser à rien : la tête qu’a la fille ? A quoi elle pense ? rien à chiquer. Sentir ses doigts qui se promènent à la découverte d’un point vital viril que tu te connaissais pas – que même ta bobonne ou une autre n’a peut-être jamais remarqué-, les sentir qui te câlinent… Voilà ce que j’appelle le vrai plaisir du « spécial ». Pour tout te dire, tiens, dans le « spécial », c’est l’homme seul qui doit prendre son pied, la femme, elle doit rien éprouver.
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Par line70, Aujourd'hui
Bouquiner : Autobiobibliographie
de
Annie François
[...] face à la lecture non seulement les citoyens ne sont pas égaux, les hommes et les femmes départagés, mais le même individu ne réagit pas toujours pareillement. Le livre peut être savoureux ou indigeste, le lecteur rassasié ou affamé. Son appétit est fonction de son tempérament, mais aussi des saisons, des circonstances, des lieux, de l'entourage, du calme, du bruit, du manque, de l'abondance, de l'amour, de la haine. Il suit les mouvements de l'humeur et du coeur, les fluctuations du moral et du physique.
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