-
Par Jeanmarcel, Aujourd'hui
Tout ce qui meurt
de
John Connolly
Gros coup de cœur pour un ex-flic devenu détective privé : Charlie Parker. Il s’agit du héros des romans de John Connolly dont la plupart sont déjà parus en France.
Réfugié dans l’état du Maine après le meurtre de sa femme et de sa fille, il tente de reconstruire sa vie.
Pour arrondir ses fins de mois il mène quelques enquêtes, au départ anodines, mais qui le conduisent chaque fois à affronter son passé …et des tueurs en série pas piqués des vers !
Ses souvenirs l’assaillent sans cesse, des fantômes viennent lui rendre visite au cours de ses investigations, bref notre héros est toujours sur des charbons ardents.
Quand les difficultés sont insurmontables et que les coups pleuvent, Parker fait appel à ses amis. Et c’est là que le récit devient vraiment original.
Le détective, surnommé Bird comme le célèbre musicien de jazz, peut compter sur deux personnes efficaces et fidèles : Louis et Angel.
Louis est un géant noir, une sorte de Samuel Jackson, tueur à gages de son état. Après avoir beaucoup tué pour l’argent, il a décidé de suivre le droit chemin: il tue désormais pour la bonne cause.
Angel est un petit râblé, du type De Niro, cambrioleur professionnel et, quand le besoin s’en fait sentir, flingueur redoutable.
Louis et Angel sont homosexuels et vivent un amour tumultueux, jonché de cadavres.
Leur seul ami est Parker. Un petit coup de fil, ils traversent les États-Unis pour venir à sa rescousse et faire le ménage.
John Connolly est irlandais et travaille à l’Irish Times. Pour faire un clin d’œil à Stephen King il a situé l’action de ses romans dans l’état du Maine et la région de Bangor.
Le Maine a vu débarqué les premiers colons européens au 17ème siècle. Ils ont amenés avec eux leurs vieilles croyances ainsi que leurs vieux démons.
C’est l’état américain où les sectes sont les plus nombreuses. Il y règne une atmosphère inquiétante d’autant que c’est une région très peu peuplée, bordée a l’est par l’océan atlantique et a l’ouest par le lointain Québec.
Les sombres forêts cachent bien des secrets que Parker et ses amis auront du mal à décrypter.
Les sectaires, gourous et autres charlatans vont trouver à qui parler.
A lire sans attendre :
Tout ce qui meurt
…Laissez toute espérance
Le baiser de Caïn
Le pouvoir des ténèbres
> lire la suite
-
Par nomarque, Aujourd'hui
Les Cantos d'Hypérion, tome 1 : Hypérion 1
de
Dan Simmons
Ce roman de science-fiction est surprenant, tant pas les récits emboîtés, que par la quête poursuivie par les sept pèlerins envoyés sur la planète Hypérion.
-
Par Malabar_, Aujourd'hui
Tragédies salutaires
de
Dario Bicchielli
Avant toute chose, je tiens à remercier l'auteur qui a eu la gentillesse de me faire parvenir son ouvrage.
Friand de nouvelles et de poésies, j'ai entamé la lecture de ce recueil avec enthousiasme. Malheureusement, je n'ai pas vraiment accroché au style de l'auteur. Plutôt amateur d'un certain minimalisme, j'ai éprouvé quelques difficultés avec des phrases chargées d'adjectifs, des tournures grandiloquentes et des jeux de mots omniprésents. Cependant, j'ai bien conscience qu'il s'agit d'un parti pris, d'un risque assumé. Le style est de toute façon une chose très subjective: tel lecteur adorera, tel autre détestera.
Plus gênantes néanmoins sont les rares fautes d'orthographe présentes (rien de grave, sûrement quelques coquilles passées inaperçues).
Enfin, j'ai préféré les nouvelles aux poèmes, même si j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages et aux situations.
Mais il n'y a pas que du négatif dans ce recueil, loin s'en faut.
L'auteur fait preuve de beaucoup d'humour et d'imagination et surtout, il a un talent certain pour les retournements de situation. Les chutes sont toutes parfaitement amenées et je dois avouer que je me suis fait cueillir à chaque fois. Bon point aussi, l'originalité de la conception de l'ouvrage, parsemé de "digressions interludiques".
En conclusion, je n'ai pas été emballé par ces Tragédies Salutaires mais mon avis n'engage que moi. Il suffit de jeter un oeil aux précédentes critiques pour voir que cet ouvrage a déjà trouvé son public.
> lire la suite