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Laurent Binet, lauréat 2015

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    photo de Astrid  Astrid Manfredi


    Votre roman se déroule dans un cadre très sombre, celui d’une banlieue sauvage et désespérée. Quelle expérience avez-vous de la banlieue ? Sur quoi vous êtes-vous appuyée pour donner vie à ce décor ?


    En premier lieu, je suis animée par une insatiable curiosité pour les êtres humains, sans discrimination et quels que soient leurs horizons. Par ailleurs, j’ai eu l’occasion, dans ma jeunesse notamment, de fréquenter divers milieux, dont celui de la banlieue. La cocotte-minute frémissait déjà et on sentait que le vent allait tourner. Un vent aussi rouge qu’impitoyable, issu d’un fort sentiment d’abandon et de rejet. C’est quelque chose qui m’a beaucoup marquée. Après, c’est une histoire de littérature et de liberté, celle du romancier, qui par le travail de l’écriture peut s’approprier n’importe quel milieu s’il sait l’écouter et l’observer un peu.



    Vos personnages sont brisés et semblent enfermés dans un quotidien auquel ils ne voient pas d’issue possible. C’est le manque d’espoir qui précipite la chute ?


    Oui. Pour eux, l’espoir c’est vouloir. Vouloir quelque chose puisque l’avenir n’est pas un mot qui fait partie de leur vocabulaire. La petite barbare et sa bande de jeunes animaux féroces ne veulent rien d’autre qu’accumuler des biens, ces biens vides et rutilants qu’exposent les vitrines des magasins. Ils...




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    • Livres 4.00/5
    Par Hekahm, Aujourd'hui

    Le jouet du prédateur de Sascha Buzmann

    Au-delà de l'horreur, un témoignage très touchant. Sascha nous raconte ses 86 jours de séquestration, la relation avec son bourreau ainsi que sa lente reconstruction, ses bas, ses hauts. Ce témoignage met également en avant l'importance d'informer et de prévenir : enfants, parents, professionnels (police, justice, etc.) ; il fait état du rapport de notre société avec les criminels où la presse entend parfois plus démontrer les raisons (et les pseudo excuses) du comportement d'un psychopathe plutôt que les violences physiques ou psychologiques des victimes.
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    • Livres 4.00/5
    Par Presence, Aujourd'hui

    Crossed Volume 6 TP de Garth Ennis

    Ce recueil comprend 3 récits indépendants, réalisés par 3 équipes différentes. Il rassemble les épisodes 19 à 28 de la série "Crossed", initialement parus en 2012/2013.

    ***
    *** "The fatal englishman" (4 épisodes, scénario de Garth Ennis, dessins et encrage de Raulo Caceres) - Dans la campagne anglaise, 4 soldats progressent vers un objectif que le lecteur découvrira ensuite. Alors qu'ils observent le territoire qu'ils s'apprêtent à franchir, ils aperçoivent un groupe d'enfants sous la responsabilité d'un adulte qui est en train de les affubler d'une croix rouge à la peinture, sur le visage, en les exhortant à proférer des mots orduriers. Il espère qu'ainsi le petit groupe pourra tromper les zombies Crossed qui sont sur le point de fondre sur eux. Harry et ses 3 compagnons vont faire un bout de chemin avec le vicaire Dennis et les 5 enfants dont il a la charge.

    Garth Ennis a créé le concept des Crossed et a écrit la première histoire posant les bases de ce monde. Il revient à nouveau pour un récit mêlant ses thèmes favoris : une horreur explicite, répugnante et sanglante, et la condition militaire. Dans ce monde, un mauvais choix peut signifier la mort soudaine de n'importe quel personnage aux mains (ou plutôt aux dents) de zombies vicieux et obscènes au-delà de tout entendement. Le lecteur va découvrir petit à petit l'objectif de ses soldats très doués pour la survie dans ce milieu hostile. Il devient vite évident que le groupe d'enfants n'est là que pour la décoration et pour incarner les victimes sans défense. L'enjeu du récit se trouve dans l'image que ces soldats ont d'eux-mêmes et la confrontation de leurs convictions à celles de l'homme d'église. Ennis ne fait aucun mystère de ses propres convictions, et le vicaire Dennis est ridiculisé du début jusqu'à la fin, ses croyances étant écartées comme autant de fables sans fondement, et le clergé étant réduit à une bande de profiteurs enclins à abuser de leur position de confiance pour maltraiter les enfants. Ce n'est pas très nuancé comme propos ou comme position.

    Il devient vite apparent qu'Ennis n'est pas revenu aux Crossed juste pour une histoire qui tâche. Les échanges verbaux entre Harry et Dennis permettent de découvrir de vrais individus, avec une histoire et des convictions. On retrouve la propension d'Ennis à écrire de longs dialogues pendant lesquels les personnages exposent leur point de vue, mais ici ses passages disposent d'un rythme enlevé, et de modes d'expression adulte (pas en quantité de mots orduriers, mais dans la façon d'interpeler l'interlocuteur). Dans ce cadre très gore, Ennis expose le rôle de la soldatesque dans l'histoire du Royaume Uni, à la fois en rappelant que cette nation (comme toutes les autres) s'est bâtie au prix du sang de ses soldats, mais aussi en faisant ressortir comment les mêmes soldats ont embrassé l'impérialisme britannique imposant cette suprématie culturelle chez les "sauvages". Comme à son habitude, Ennis évite le discours simpliste pour évoquer une réalité complexe et peu reluisante, loin d'une dichotomie simpliste (sauf pour la religion).

    Ces 4 épisodes sont illustrés par Raulo Caceres, toujours très impressionnant. S'il conserve des tics pornographiques pour l'anatomie des femmes, c'est le seul de ses défauts. Il dessine avec une attention impressionnante portée au détail, et une inventivité dans le gore et l'immonde peu commune. Grâce à lui, le lecteur ne peut pas se complaire dans une position de voyeur se repaissant des actes barbares des Crossed. La force des dessins de Caceres est telle qu'ils génèrent un malaise devant ces atrocités. À force de cette accumulation de tortures et de mutilations dégénérées, le lecteur finit par éprouver du respect pour artiste capable de s'astreindre à une tâche aussi avilissante pour l'esprit que de devoir concevoir de telles images souillant l'esprit.

    Garth Ennis et Raulo Caceres ne font pas semblant et réalisent une histoire viscérale et intelligente, mêlant horreur immonde, et réflexion sur la nature des individus exerçant le métier de soldat. 5 étoiles.

    ***
    *** "Livers" (scénario de David Lapham, dessins et encrage de Miguel A. Ruiz) - Amanda (l'héroïne de l'insoutenable Psychopath) a fini par accepter de se joindre à Frank et son fils pour essayer de survivre aux hordes de zombies Crossed. Après une attaque plus efficace que les autres, elle les quitte et aboutit dans une ville où elle croise la route de Montana, un monsieur qui a survécu, mais dont l'esprit a trouvé une méthode originale pour s'adapter à cet environnement mortel qu'est le monde peuplé de Crossed. Elle accepte de rejoindre le petit groupe composé de Montana et 2 autres hommes, tous les 3 cliniquement fous.

    David Lapham poursuit l'histoire d'Amanda qui avait survécu aux traitements infligés par Lorre, en indiquant que sa santé mentale en a pris un coup, et en la faisant interagir avec 3 autres personnes cliniquement folles, mécanisme d'adaptation psychique de défense leur permettant d'accepter de vivre sous la menace constante des Crossed. Comme à son habitude, Lapham est tout aussi à l'aise qu'Ennis pour imaginer des situations immondes et abjectes pour ses personnages (Amanda donnant de sa personne physiquement et psychologiquement). Mais très vite, le lecteur se désintéresse de sa situation qui la mène de situation racoleuse, en situation dégradante, aux mains de gugusses trop hauts en couleurs pour être crédibles (que ce soit celui en armure moyenâgeuse, celui qui se prend pour Indiana Jones ou celui ayant régressé au stade d'homme des cavernes), sans parler de leur base secrète à l'agencement bien fignolé. Lapham a toujours l'art et la manière pour imaginer des situations insoutenables, mais le scénario demande trop de crédulité au lecteur dans une approche racoleuse.

    Miguel A. Ruiz est un dessinateur compétent, moins viscéral que Caceres, mais capable de donner une apparence consistante aux situations immondes du scénario. Par contre, il ne peut pas transformer cet agrégat de scènes putassières en un spectacle digeste, ou moins racoleur. Sa maîtrise approximative de la morphologie féminine transforme également plusieurs passages en scènes de film porno fauché. 1 étoile.

    ***
    *** "Conquers all" (2 épisodes, scénario de Simon Spurrier, dessins et encrage de Raulo Caceres) - Serena Long est une femme officier de police, responsable du suivi des criminels en liberté surveillée. L'un de ses derniers dossiers concernait Mattias, un tueur à gage au service d'une mafia locale. Mattias a été transformé en Crossed, mais sa forte consommation de kétamine a opéré un changement dans la chimie de son cerveau lui permettant de conserver une forme d'autonomie partielle, par rapport aux pulsions dégénérées qui submergent les Crossed. Serena Long est barricadée dans un réduit de l'hôtel de police, alors que dehors c'est la fête des Crossed. Sur son ordinateur, elle suit la progression de Mattias (par le biais du GPS de son bracelet de cheville) qui se rapproche inexorablement d'elle.

    Simon Spurrier est le scénariste en charge de la série dérivée de Crossed, à commencer par Wish you were here 1, un peu moins crade que la série principale, un peu moins extrême. Sauf que pour ce récit, le dessinateur est Raulo Caceres dont l'inventivité dans l'immonde ne faiblit pas. Il éprouve toujours quelques difficultés à s'éloigner des clichés pornographiques pour représenter l'anatomie féminine (en particulier la poitrine de Serena, ou cette femme nue attachée par du fil barbelé). Il est toujours sans concession dans sa représentation de la dépravation vicieuse, violente, barbare et obscène des comportements des Crossed.

    En situant son action en pleine manifestation de Crossed, Spurrier se conforme à l'état d'esprit de la série mère. Il n'en oublie pas un scénario en bonne et due forme, prenant comme base un amour improbable entre cet officier de possible et un tueur à gages façonné par une enfance traumatique. Le ton du récit est adulte, dans le sens où les relations décrites font appel à des comportements crédibles. Sans être révolutionnaire, Spurrier dresse un portrait convaincant de cette relation complexe où Serena Long est fascinée par la liberté d'esprit apparente de Mattias, sans pour autant oublier ses actes criminels.

    Simon Spurrier et Raulo Caceres racontent une histoire de Crossed malsaine à souhait, avec une intrigue consistante et élaborée. 4 étoiles.
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    • Livres 4.00/5
    Par Presence, Aujourd'hui

    Great Pacific, tome 1 : Trashed! de Joe Harris

    Il s'agit du début d'une série indépendante. Ce tome comprend les épisodes 1 à 6, initialement parus en 2012/2013. Le scénario est de Joe Harris, les dessins et l'encrage de Martin Morazzo, et la mise en couleurs de Tiza Studio.

    Il y a 2 semaines, Chas Worthington III chassait le lion à la sagaie en compagnie de guerriers Massaï dans la brousse africaine. Juste après il rejoint son campement de base où l'attend Alex, son secrétaire particulier (et son ami d'enfance). Worthington va fêter son anniversaire le lendemain, il est à la tête d'une des plus compagnies pétrolières de la planète, héritée de son père. Sur le chemin du retour, il s'arrête dans l'Oklahoma pour saluer son oncle et lui expliquer ce qu'il projette. Worthington a décidé de s'approprier le continent flottant constitué de déchets (vortex de déchets du Pacifique Nord) qui s'étend à peu près sur la taille de l'état du Texas, et de le faire reconnaître comme état souverain. Il lui faut encore réussir à disposer des fonds correspondants. Pour coloniser ce continent d'un genre particulier, il a fait développer un outil technologique baptisé "Hydrocarbon remediation operation" en abrégé "HERO"). 2 semaines plus tard, Chas Worthington est tout seul abandonné et un peu amoché sur un monceau de déchets en plein Pacifique Nord, face à une mouette à 2 têtes.

    Joe Harris a composé un récit très malin qui s'adresse aux grands adolescents mais aussi aux adultes. Il incorpore des éléments qui l'inscrivent dans la littérature pour jeunesse : l'âge du héros, sa capacité à manipuler le directoire de l'entreprise pétrolière, le gadget technologique de science-fiction, 2 éléments surnaturels intervenant en cours de récit. Si le lecteur adulte peut passer outre ces éléments ciblant un public déterminé, il découvre un récit bien construit imaginatif, évoquant par certains cotés l'esprit d'aventure qui existe dans les romans de Jules Verne. Harris associe cette entreprise peu commune de découverte d'un nouveau continent, avec la mise en application d'un plan qui réserve bien des surprises.

    Harris a donc choisi un lieu principal pour son histoire qui sort de l'ordinaire, une sorte de nouveau continent moderne (le vortex de déchets) composé de 7 millions de tonnes de déchets. Le point de départ est étonnant et les 2 créateurs parviennent sans difficulté à rendre plausible l'installation de la base de vie. Morazzo se décarcasse pour dessiner avec minutie l'agrégat de déchets de petite taille formant un no man's land plus ou moins stable. S'il n'est pas possible de reconnaître la nature exacte de chaque déchet, le lecteur dispose d'assez d'éléments pour se projeter dans cet environnement artificiel, preuve de l'inconséquence de l'être humain.

    Le lecteur évolue donc dans cette grande zone d'ordures du Pacifique, sans pouvoir échapper à sa réalité. Néanmoins le propos d'Harris n'est pas alarmiste, encore moins de faire culpabiliser le lecteur. Il emmène le lecteur dans une partie stratégique aux tours et détours inattendus, pleine de suspense. Chas Worthington se révèle un fin stratège ayant les moyens de ses ambitions peu communes, avec une vision frappée au coin du bon sens. En particulier il sait que ses projets n'aboutiront que s'il est capable de dégager un profit au sens capitaliste du terme. Ici le héros n'envisage pas l'écologie comme une utopie parée de jolies petites fleurs, mais bien comme un paramètre à intégrer dans les réalités économiques. Par certains cotés, cette aventure peu faire penser à la série "Largo Winch" pour sa partie d'intrigue dans le monde politique et entrepreneurial. Cet aspect reste compréhensible par tout le monde dans la mesure où Harris s'intéresse avant tout aux mouvements tactiques des uns et des autres, l'aspect aventure et découverte restant prépondérant.

    L'approche graphique du dessinateur argentin Morazzo évoque également plus une bande dessinée franco-belge qu'un comics. Il n'y a pas de héros bodybuildé ou habillé en collant moulant et le personnage féminin principal Zoe dispose d'une taille de poitrine normale. Outre de représenter des individus normaux, la force de Morazzo est de réussir à faire croire à chacun des environnements, à commencer par ce continent de déchets plastiques. Morazzo privilégie une approche réaliste, légèrement simplifiée, sans volonté d'avoir un rendu photographique, et sans exagération de type comique (pour les expressions des visages) ou dramatique (pour les séquences d'action). Son degré de minutie évite aux dessins d'être fades, et permet une immersion de bon niveau dans cette histoire peu banale.

    Dans cette première partie, Harris et Morazzo racontent une histoire originale assez dense qui évoque les récits d'aventure d'antan dans un contexte moderne, en dosant avec soin les éléments de science-fiction pour ne pas exiger un niveau trop important de suspension consentie d'incrédulité de la part du lecteur. À la lecture, l'intention de cibler un public assez précis peut atténuer légèrement le plaisir de lecture des plus grands.

    Pour plus d'information sur la grande zone d'ordures du Pacifique

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vortex_de_d%C3%A9chets_du_Pacifique_nord

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/09/le-7e-continent-de-plastique-ces-tourbillons-de-dechets-dans-les-oceans_1696072_3244.html
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  • Par Nastasia-B, Aujourd'hui

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    Tout le monde était tondu à neuf, les oreilles s’écartaient des têtes, on était rasé de près ; quelques-uns même qui s’étaient levés dès avant l’aube, n’ayant pas vu clair à se faire la barbe, avaient des balafres en diagonale sous le nez, ou, le long des mâchoires, des pelures d’épiderme larges comme des écus de trois francs, et qu’avait enflammées le grand air pendant la route, ce qui marbrait un peu de plaques roses toutes ces grosses faces blanches épanouies.

    Première partie, Chapitre IV.
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  • Par ClaireG, Aujourd'hui

    Un été sans les hommes de Siri Hustvedt

    P. 190 - Nous devons tous nous accorder de temps à autre la fantaisie de nous projeter, une chance de nous vêtir des robes et d'habits de ce qui n'a jamais été et ne sera jamais.

  • Par coco4649, Aujourd'hui

    D'une saveur mortelle : Anthologie 1943-1993 de Gaston Puel

    L'âme errante 1992

    À Robert Sabatier *


    Quand le gel attise les étoiles,
    Si légères dans la nuit d'hiver,
    Volettent les cendres des poètes.

    Ils furent des morts discrets
    Un paquet-poste pour cercueil,
    Une lettre pour épitaphe.

    Maintenant ils ont fait leur nid,
    Cherchez-les dans la devinette,
    Chasseurs dans l'arbre blottis.

    Ne riez pas, perdez-vous dans les branches,
    C'est ainsi que Pétrarque rejoignait
    Celle par qui le laurier le ceignit.

    Ne riez pas, les chasseurs sans fusil,
    Tête en bas, nous écoutent et déboulent
    Comme des lièvres d'entre les mots.

    Ils sont l'oubli, le vent,
    S'il pleut ils sont la pluie
    Qui ne supplie personne.

    J'écris vos noms, amis, soyez heureux,
    Tout est sans nom, tout est poussière
    Dans l'invisible où rien ne meurt.

    p.155

    * et à la mémoire de Robert Rovini, Serge Micheneau,
    Henri Dufor et quelques autres que l'oubli a recouverts.

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