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    photo de Annie  Annie Pietri

    Dans cette histoire criminelle qui touche de près Louis XIV, le Roi demande à Louis Alexandre Bontemps de mener une enquête "moderne". Qu`est-ce que cela signifie en cette fin de 17ème siècle ? Comment se résolvaient les enquêtes à la cour du Roi ?

    Je ne suis pas une grande spécialiste du droit au 17è siècle, mais en résumé, à cette époque lorsqu`on était accusé d`un délit quelconque, on devait prouver son innocence. Aujourd`hui, le tribunal doit apporter la preuve de la culpabilité du suspect. C`est en demandant au héros du roman de fonctionner de cette manière que Louis XIV veut expérimenter ce qu`il appelle une enquête « moderne ». Bien sûr, cela relève de la fiction. Dans mon scénario, il fallait que je trouve un moyen pour justifier le fait que le roi ne confie pas l`enquête au chef de sa police, mais au héros qui n`a rien à voir avec la police.


    L`histoire commence par la découverte du corps sans vie d`Appolline de Flez-Cluzy. Comment présente-t-on ce type de macabre découverte à des jeunes lecteurs ? Quelles limites vous imposez-vous dans la description de ce genre de scènes ?

    Je ne m`interdis rien, à priori, mais je n`ai pas non plus envie de me lancer dans le genre « gore ».
    En l`occurrence, ce qui arrive à la...




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    • Livres 5.00/5
    Par SagnesSy, Aujourd'hui

    Madame Bovary de Gustave Flaubert

    Le monde est cruel, Emma.
    Ah, Emma.
    C’est la seule chose vraie que t’aura jamais dite Rodolphe, "Le monde est cruel, Emma.". Tu t’ennuies à périr et brodes sur les improbables figures masculines qui traversent ta vie. Charles, en premier lieu. Il est rustique et lourdaud, mais il t’aime pourtant, et ta mort aura raison de lui. Léon, ensuite, mais c’est trop tôt encore, tu n’es pas prête. Rodolphe alors, qui s’y trempe sans s’égarer, savourant pourtant ta beauté et tes élans fougueux.
    "… et, au milieu du silence, il y avait des paroles dites tout bas qui tombaient sur leur âme avec une sonorité cristalline et qui s’y répercutaient en vibrations multipliées."
    Quand il t’abandonne si lâchement, tu es même prête à t’enflammer pour n’importe quel pantin :
    "Un bel organe, un imperturbable aplomb, plus de tempérament que d’intelligence et plus d’emphase que de lyrisme, achevaient de rehausser cette admirable nature de charlatan, où il y avait du coiffeur et du toréador."
    C’est pourtant Léon que le destin replace sur ta route, et il te donne son coeur, ébloui, si jeune.
    "Souvent, en la regardant, il lui semblait que son âme, s’échappant vers elle, se répandait comme une onde sur le contour de sa tête, et descendait entraînée dans la blancheur de sa poitrine."
    Mais tu les effraies tous, Emma, tu es trop exaltée, trop pressante, trop envahissante. Tu calomnies ce que tu as adoré :
    "Mais le dénigrement de ceux que nous aimons nous en détache quelque peu. Il ne faut pas toucher aux idoles : la dorure en reste aux mains."
    Tu t’emballes, tu exagères, tu ne comprends plus rien.
    "- Je l’aime, pourtant ! se disait-elle.
    N’importe ! elle n’était pas heureuse, ne l’avait jamais été. D’où venait donc cette insuffisance de la vie, cette pourriture instantanée des choses où elle s’appuyait ?… Mais il y avait quelque part un être fort et beau, une nature valeureuse, pleine à la fois d’exaltation et de raffinements, un coeur de poète sous une forme d’ange, lyre aux cordes d’airain, sonnant vers le ciel des épithalames élégiaques, pourquoi, par hasard, ne le trouverait-elle pas ? Oh ! quelle impossibilité ! Rien, d’ailleurs, ne valait la peine d’une recherche; tout mentait ! Chaque sourire cachait un bâillement d’ennui, chaque joie une malédiction, tout plaisir a son dégoût, et les meilleurs baisers ne vous laissent sur la lèvre q’une irréalisable envie d’une volupté plus haute."
    Tu t’obstines, pourtant. Léon n’est pas celui que tu croyais, tu ne sais pas ce que tu croyais. Tu n’as aucune pensée pour ta fille, ton mari, ton père, ta belle-mère. Tu n’habites pas ta vie, tu n’es pas même présente dans tes rêveries, tu es une demande permanente et impérieuse d’un autre chose indéfini, d’un sens à ce qui n’est pas ta vie, mais ton néant.
    "Mais comment pouvoir s’en débarrasser ? Puis, elle avait beau se sentir humiliée de la bassesse d’un tel bonheur, elle y tenait par habitude ou par corruption; et, chaque jour, elle s’y acharnait davantage, tarissant toute félicité à la vouloir trop grande. Elle accusait Léon de ses espoirs déçus, comme s’il l’avait trahie; et même elle souhaitait une catastrophe qui amenât leur séparation, puisqu’elle n’avait pas le courage de s’y décider.
    Elle n’en continuait pas moins à lui écrire des lettres amoureuses, en vertu de cette idée, qu’une femme doit toujours écrire à son amant.
    Mais, en écrivant, elle percevait un autre homme, un fantôme fait de ses plus ardents souvenirs, de ses lectures les plus belles, de ses convoitises les plus fortes; et il devenait à la fin si véritable, et accessible, qu’elle en palpitait émerveillée, sans pouvoir néanmoins le nettement imaginer, tant il se perdait, comme un dieu, sous l’abondance de ses attributs."
    Et tout finit mal, Emma, très mal, sauf pour le pharmacien qui incarne si bien la provincialité.
    Emma, ma soeur, ma triste amie, mon abusée, tu existes à présent pour l’éternité, par la grâce d’un magicien du nom de Gustave Flaubert.
    "Toute la valeur de mon livre, s’il en a une, sera d’avoir su marcher droit sur un cheveu, suspendu entre le double abîme du lyrisme et du vulgaire."
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    • Livres 3.00/5
    Par TheWind, Aujourd'hui

    La reine violée, tome 3 : Les chevalières de Sans Mercy de Chantal Touzet

    « Femme perdra la France, vierge la sauvera, l'une de l'autre sortira. »

    Cette prophétie dite de Merlin serait à l'origine d'un des mystères qui planent encore autour de notre bien fameuse Pucelle.
    Comme tout mystère, il paraît bien difficile de délier le vrai du faux !
    Toujours est-il que Chantal Touzet a choisi, elle, dans ce troisième volet de « La reine violée » de croire en cette prophétie.
    Non, Jeanne d'Arc ne serait pas née à Donrémy en Lorraine. Non, Jeanne d'Arc ne serait pas la fille de Jacques d'Arc et d'Isabelle Romée. Non, Jeanne d'Arc ne serait pas fille de simple laboureur...
    Voilà qui nous remue un peu !
    Mais l'Histoire est loin d'être immuable. Il convient toujours de prendre du recul quant à certaines anciennes « vérités » annoncées. C'est cela aussi qui la rend si passionnante. On pourrait penser qu'une fois la messe dite, les historiens peuvent se la couler douce, mais c'est loin d'être le cas. Entre hypothèses et contre hypothèses, il y aura toujours du pain sur la planche !
    Mais revenons à nos moutons, enfin, plutôt à notre bergère.

    Au début de ce troisième tome, Chantal Touzet revient sur l'épisode qui est à l'origine de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons : l'assassinat du Duc Louis d'Orléans, frère cadet de Charles le Fol par son cousin bourguignon Jean sans Peur, en 1407. Eh oui, non contents d'être aux prises avec leurs voisins (et cousins) anglais, les grands seigneurs de France vont se payer le luxe d'une petite guéguerre fratricide...
    C'est dans ce contexte qu'on poursuivra le destin de la reine Isabeau de Bavière. Amante de son beau-frère Charles sauvagement assassiné, elle aurait pu se ranger définitivement du côté des Armagnacs défendant le clan Orléans contre les Bourguignons, mais Isabeau est avant tout une femme de caractère - qui ne supporte guère la tyrannie du comte Bernard d'Armagnac, devenu connétable - et là voilà oscillant entre les deux camps, tantôt fière louve, tantôt pauvre brebis égarée. C'est finalement vers Jean sans Peur qu'elle se tournera, vers les Bourguignons et vers leurs alliés... les Anglais.
    On l' a longtemps considérée comme la pire des traîtresses, la pire des traînées, reniant son fils, vendant le Royaume de France aux Anglais...Chantal Touzet brosse ici le portrait d'une femme ardente prise dans la tourmente de la guerre de Cent ans, subissant plus souvent les volontés d'hommes assoiffés de pouvoir, suivant son instinct de mère et surtout de femme amoureuse au détriment sans doute d'une réelle perspicacité politique.

    Et la bergère dans tout ça, me direz-vous ?
    Eh bien, la bergère ne serait autre qu'une enfant royale née des amours illégitimes d'Isabeau de Bavière et de son beau-frère Louis d'Orléans, sauvée des envies meurtrières du Fol roi Charles VI par celle qui jouera un rôle non négligeable en cette période bien troublée, la duchesse d'Aragon, Yolande d'Anjou.
    Je ne vous en dirai pas plus...


    Bien évidemment, on y croit ou on y croit pas...
    Peu importe finalement. L'histoire est troublante, l'Histoire bien plus encore...
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    • Livres 3.00/5
    Par nameless, Aujourd'hui

    Celle qui en savait trop de Linwood Barclay

    Le personnage principal inventé par Lindwood Barclay, ainsi que le thème du livre sont originaux, rarement exploités dans le polar : Keisha Ceylon, jeune femme opportuniste qui a du mal à joindre les deux bouts a créé sa petite entreprise, qui lui permet d'améliorer son ordinaire ainsi que celui de son fils Matthews, qu'elle élève seule, le papa ayant préféré retourner faire la guerre en Afghanistan plutôt que d'assumer sa paternité. Dotée d'une fine psychologie, elle s'est auto-proclamée medium-chercheuse-d'âmes-perdues, et moyennant une rémunération qu'elle juge légitime, escroque sa clientèle vulnérable, lors de deuils, disparitions, assurant, grâce à ses flashes, pouvoir donner des indications pour retrouver un être cher évaporé, mettre en contact les vivants et les morts, ou faire revivre des vies antérieures. Keisha est la reine de l'arnaque divinatoire.

    Bien que malhonnête, elle reste sympathique, justifiant ses activités par une espèce de tradition familiale, sa mère ayant avant elle, encaissé des pensions de retraités défunts grâce à ses soins expéditifs, et soigneusement enterrés dans le jardin de la maison de retraite où elle bossait. Keisha justifie également ses activités délictueuses par le réconfort qu'elle apporte à ses clients dans la détresse, car comme elle le dit : “Tout le monde a ses croyances. Ce sont des stratégies d'adaptation. Elles nous aident à faire face au monde extérieur”.

    C'est ainsi qu'elle arrive chez Wendell Garfield, telle une démarcheuse qui vient fourguer sa camelote, “prête à décocher son sourire de compassion. C'était la première impression qui comptait. Il fallait paraître sincère, et donc ne pas exagérer le sourire. Qui devait être tout en retenue. Ne pas découvrir ses dents. Pas un de ces sourires stupides de ménagère modèle ou illuminés de Témoin de Jehovah”. Wendell Garfield s'est montré désespéré à la télé par la disparition de sa femme, et représente une proie toute indiquée pour Keisha. Mais tout ne se passera pas comme prévu. Des complications vont surgir, et telle est prise qui croyait prendre pourrait bien être la conclusion de cette histoire, dans laquelle la morale n'est pas omniprésente.

    L'écriture est leste, les dialogues souvent teintés d'humour. Certes les rebondissements sont un peu capillo-tractés, et les liens entre les personnages un peu faciles. Mais “Celle qui en savait trop” n'en reste pas moins une agréable et distrayante lecture qui permet de meubler une ou deux soirées après des journées de dur labeur, sans se prendre la tête.
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