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    photo de Frédéric  Frédéric Aribit

    Dans Trois langues dans ma bouche, le narrateur redécouvre, presque subitement, la langue de son enfance, c`est-à-dire le basque, une langue qu`il n`a jamais vraiment apprise. Comment expliquer cette redécouverte ? Que provoque-t-elle pour le narrateur ?

    C`est comme une mémoire enfouie qui revient à travers quelques mots en basque que le narrateur entend de la bouche de sa mère, à la manière d`une madeleine de Proust.


    Par accident, on retrouve parfois des pans entiers de mémoire qui surgissent, qui jaillissent à partir de quelques mots entendus au hasard d`une conversation. Les mots font rejaillir des souvenirs, et inversement les souvenirs font rejaillir toute une langue. Au départ ce sont quelques bribes seulement, quelques comptines d`enfance peut-être, et tout à coup c`est un rideau qui tombe et un théâtre de souvenirs qui s`ouvre derrière. Et il redécouvre alors une langue oubliée.

    La langue basque a d`ailleurs ceci de particulier que c`est une langue menacée qui aurait pu disparaître de la surface de la Terre. C`est la métaphore même de la langue de l`enfance, que nous avons tous sue puis parfois oubliée. C`est en cela qu`il ne s`agit pas d`une autobiographie : cela n`aurait pas eu de sens de raconter ma vie...



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    • Livres 0.00/5
    Par JoyeuxDrille, Aujourd'hui

    Bloody Miami de Tom Wolfe

    Dans la droite lignée du "Bûcher des vanités", cette virée wolfienne en Floride est impertinente, décapante, cynique et drôle. Le constat est amer, aussi, d'une Amérique qui se communautarise, bien loin du melting-pot originel. Une Amérique en perte de repères et de valeurs, où le journalisme produit de l'eau tiède, où la pornographie est partout, où l'art ne sert qu'à se montrer. Savoureux roman.
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    • Livres 4.00/5
    Par thedoc, Aujourd'hui

    La femme aux pieds nus de Scholastique Mukasonga

    « La femme aux pieds nus », c’est la mère de Scholastique Mukasonga, Stefania, morte sous la lame des Hutus lors du génocide de 1994 au Rwanda. L’auteur revient sur ses souvenirs d’enfance et rend hommage à sa mère à travers la description de leur vie quotidienne.

    Leur vie, à l’époque décrite, c’est celle dans le Bugesera, cette région insalubre où les Tutsis, rescapés des massacres ethniques qui avaient déferlé en vagues successives sur le pays depuis 1959, ont été déportés au début des années 1960, lorsque les Hutus ont pris le pouvoir. A Gitagata, la vie n’est pas facile. La terre n’est guère propice à la culture, les habitants sont privés d’élevage faute de posséder une vache et les jeunes miliciens hutus sont toujours à l’affût pour les persécuter, voire pire. La première préoccupation de Stefania est d’ailleurs de protéger ses enfants. Toujours aux aguets, elle imagine toutes sortes de stratagèmes pour les cacher, que ce soit dans la maison ou dans la brousse. Sauver les enfants, rien n’est plus important. Les brimades, les arrestations et les saccages sont monnaie courante. Mais il faut survivre quoiqu’il arrive.

    Stefania, c’est cette mère qui ne s’est jamais avouée vaincue. Relogée dans la maison de Tripolo, ce logis des Blancs fait de tôles et d’angles droits, elle décide de rebâtir son inzu, cette hutte de bambou toute en rondeurs. Au cœur de sa maison, elle veille sur sa famille en effectuant chaque jour les mêmes gestes : souffler sur les braises avant l’aube pour raviver le feu, balayer la maison et la cour avec un faisceau d’herbes fines, surveiller la potée de haricots qui cuit lentement sur les trois pierres du foyer. C’est également dans ce lieu qu’elle raconte et transmet à ses enfants tout son savoir ancestral. Ainsi, en mémoire de sa mère, Scholastique Mukasonga nous fait partager cette vie traditionnelle à la campagne, celle des femmes rwandaises : la longue culture du sorgho et la fabrication de sa bière, ou encore le soin apporté aux plantes médicinales, tâche réservée aux femmes dans leur petit potager. Le dimanche, à l’heure des réunions entre femmes, dans l’ikigo, l’arrière-cour qui est le domaine des femmes, les discussions vont bon train. Stefania, marieuse réputée, apporte son avis sur les qualités et défauts des jeunes filles bonnes à marier, sur les grossesses qui tardent à venir chez les jeunes couples. C’est le moment aussi où l’on commente les signes du progrès qui arrivent jusqu’à Gitagata : les toilettes de Félicité, le port des caleçons chez les jeunes filles ou encore le kanta qui garde les cheveux bien noirs. Si la modernité se répand, il reste cependant des rites traditionnels qui eux seuls peuvent effacer les atrocités commises sur les jeunes filles tutsies. Le viol, utilisé systématiquement lors du génocide par les hutus, était déjà la menace qui planait sur les jeunes filles tutsies dans les années 1960. Mais là aussi, en invoquant les Esprits, les femmes savent conjurer le mauvais sort.
    Stefania et les autres femmes, ce sont ces « gardiennes de la vie », pour qui solidarité et entraide ne sont pas de vains mots.

    Dans cette société rwandaise traditionnelle, tout repose sur les relations entre les voisins, sur des usages de politesse, de respect et de solidarité. Tout le monde se connaît, du plus jeune au plus vieux. On travaille ensemble dans les champs, on partage les repas de famille, on célèbre en communauté les événements heureux et malheureux. Et c’est toujours dans cette proximité quotidienne que le génocide de 1994 s’est produit. Les politiques et les militaires se sont appuyés sur ces relations de voisinage pour trouver les tueurs idéaux. Galvanisé par des discours de haine, le voisin est devenu le bourreau. Et c’est également de ce fait que de nombreux tribunaux populaires, les gacacas, ont vu le jour au lendemain du génocide. Tu as tué ton voisin, alors ton juge sera ton voisin. Ton avocat sera ton voisin. Le procureur sera ton voisin.

    Stefania, son mari et ses enfants sont ainsi morts assassinés chez eux. Scholastique Mukasonga n’était pas là. Ses mots servent aujourd’hui à faire son deuil. Ils servent également à faire revivre sa mère, ces femmes, ces hommes et ces enfants qui partageaient autrefois des pratiques et des histoires. Que Madame Mukasonga se rassure. Comme sa mère, elle a réussi à transmettre à son lecteur une autre vision du Rwanda que celle du génocide. Un Rwanda rempli des couleurs des pagnes des jeunes filles, des rires des enfants au milieu du sorgho, de l’odeur des pipes et du bruit des femmes qui discutent, discutent, discutent…
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    • Livres 5.00/5
    Par Morcego, Aujourd'hui

    Je cherche l'Italie de Yannick Haenel

    Chaque instant, et chaque détail compte dans cette errance tantôt contemplative, tantôt observatrice, tantôt désenchantée, tantôt hallucinée, tantôt pleine de colère...La réalité du narrateur. Ce beau regard de l'auteur, en fait Un récit magnifique à la pensée intègre, sans convention, mais avec conviction de l'instant, des moments indéfinis entre présent et passé, mais pour quel futur ? Les mots s'accordent au moindre détail. Une écriture élancée, mais sans légèreté, comme la beauté... Parcourir Florence de cette façon est un vrai plaisir pour le lecteur. L'art et la politique se superposent en tableaux lumineux et sombres entre les phrases de Yannick Haenel, Georges Bataille et tant d'autres... Magnifique
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Dernières citations RSS

  • Par caro64, Aujourd'hui

    L'affaire Eszter Solymosi de Gyula Krúdy

    Jamais il n’a été très bon d’être juif mais à cette époque là, être juif à Tiszaeszlàr, c’était pire que d’être chien.

  • Par caducrot, Aujourd'hui

    Tobie Lolness, tome 2 : Les yeux d'Elisha de Timothée de Fombelle

    Avant de quitter le cratère, Tobie parcourut du regard cette plaie immense. On aurait dit l'antre d'un dragon. Il se demanda si l'arbre pourrait se relever de ce mal. Un coup de vent fit chanter un bouquet de feuilles au-dessus d'eux. Cette berceuse rassura Tobie.

    Le dragon était parti. L'arbre tenait encore debout. Il chantait même.
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  • Par coco4649, Aujourd'hui

    Capitale de la douleur (suivi de) L'amour la poésie de Paul Eluard

    NOUVEAUX POÈMES

    PREMIÈRE DU MONDE
    À Pablo Picasso


    Captive de la plaine, agonisante folle,
    La lumière sur toi se cache, vois le ciel :
    Il a fermé les yeux pour s'en prendre à ton rêve,
    Il a fermé ta robe pour briser tes chaînes.

    Devant les roues toutes nouées
    Un éventail rit aux éclats.
    Dans les traîtres filets de l'herbe
    Les routes perdent leur reflet.

    Ne peux-tu donc prendre les vagues
    Dont les barques sont les amandes
    Dans ta paume chaude et câline
    Ou dans les boucles de ta tête?

    Ne peux-tu prendre les étoiles?
    Écartelée tu leur ressembles,
    Dans leur nid de feu tu demeures
    Et ton éclat s'en multiplie.

    De l'aube bâillonnée un seul cri veut jaillir,
    Un soleil tournoyant ruisselle sous l'écorce,
    Il ira se fixer sur tes paupières closes.
    Ô douce, quand tu dors, la nuit se mêle au jour.

    p.97-98
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