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    • Livres 3.00/5
    Par Hamisoitil, aujourd'hui


    Sang blanc de Noémi Krynen

    Bon, bon, bon, voici une histoire intéressante mais un peu lente à démarrer pour un petit livre comme celui-ci. Il faut vraiment attendre bien les 3/4 du livre pour avoir un peu de mouvement dans ce trou perdu du Vercors.
    Je dis ça parce qu'au final, j'attendais avec impatience l'action, ainsi que le dénouement et l'auteure Noémi Krynen, le fait avec brio puisqu'elle nous fait bien patienter. Du coup, l'histoire devient vachement addictive vers le milieu du livre quand certains éléments arrivent enfin, l'un après l'autre pour finalement te laisser croire que c'est peut-être ça ou pas. On devient limite détective. On mène un peu, doucement l'enquête avec Edouard qui vient de perdre ses parents dans un accident de voiture. Bien longtemps qui l'a quitté cette ville pour devenir dentiste à Paris. Alors quand il apprend cette triste nouvelle, il décide de revenir dans la maison familiale. Mais depuis son retour, les meurtres s’enchaînent.
    Nous suivons également une autre histoire en parallèle, une histoire qui débute dès les premières pages du livre. L'histoire de Cassandra.
    Deux histoires, deux polices d'écriture pour bien différencier tout ça mais qui se joignent, s'assemblent pour ne former qu'un.
    Alors au début, on ne comprend pas trop où l'auteure veut en venir. On capte les deux histoires, on sait qu'il y a un lien mais quoi ?! Et bien évidemment, c'est sur ça que l'auteure joue. Délicatement bien fait. Elle ne s'attarde pas sur les détails mais sur certains détails qui peuvent mettre la puce à l'oreille.

    En conclusion :
    Un petit thriller prévisible une fois que tout est capté mais qui accroche le lecteur, même si pour moi, le début a été long à se mettre en place. J'avais d'ailleurs trouvé le personnage principal un peu fade mais il s'est vite révélé très intéressant vers la fin:)

    Je recommande même si ce n'est pas un coup de coeur !!

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    • Livres 4.00/5
    Par sarahorchani, aujourd'hui


    Divorce à la musulmane à Viale Marconi de Amara Lakhous

    C'est la rencontre entre le sicilien Christian Mazzari recruté pour débusquer une filière terroriste et une égyptienne Safia/Sofia.

    Par Issa/Christian Mazzari nous avons une photographie de l'immigration en Italie.


    Par Safia/Sofia nous entrons dans l'univers d'une femme rêvant d'émancipation mais entravée par son mari. Une égyptienne pour qui l'Italie est synonyme de liberté mais se rend compte qu'elle en est exclue car enfermée par son mari. Cette femme garde sa curiosité. Elle veut s'intégrer en Italie. Ce qui l'intéresse c'est d'en apprendre davantage du pays où elle vit. C'est même une priorité au dessus de suivre Al Jazira et compagnie.

    Les histoires de ces personnages sont aussi un prétexte pour l'auteur de faire des mise au point pour défaire les préjugés, les fausses idées du monde arabo-musulman. Les préjugés sont plus difficiles à défaire qu'un atome selon Einstein. Mais l'auteur y parvient avec beaucoup de subtilité, d'humour, et d'érudition. C'est un roman de genre populaire qui parvient à faire passer des informations . Un autre regard sur des sujets qui occupent quotidiennement l'actualité. Mais vraiment pas ennuyeux. Au contraire, la narration est captivante. L'écriture est fluide. On rit parfois, on a des frissons d'autres fois. On y apprend. Le livre n'est pas très gros mais il est rempli d'idées sur l'immigration, l'islam;, le monde arabe, les femmes; l'Italie, l'Occident mais avec un regard terriblement amoureux de la liberté et jetant à bord les bêtises d'où qu'elles viennent. Un très bon moment de lecture. Il me donne envie de lire son premier livre Choc des civilisations pour un ascenseur Piazza Vittorio. De l'intelligence et de l'humour qui nous offre une belle pause au milieu de cet époque de discours simplistes voulant monter les uns contre les autres.

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    • Livres 3.00/5
    Par DOMS, aujourd'hui


    Cadres noirs de Pierre Lemaitre

    De Pierre Lemaitre, j’ai d’abord découvert le fabuleux « au revoir là-haut » et son regard porté sur les personnages, sur l’Histoire, celle des peuples qui s’écrit avec la multiplicité des individus et avec la vie et le sang des hommes, puis « robe de marié », ma première expérience Lemaitre en polar / thriller. D’où bien sur mon envie d’en découvrir plus de cet auteur dont j’ai apprécié le regard affuté sur la société, sur les travers humains, l’analyse psychologique des personnages, un brin cynique et jamais larmoyante même quand tout est sombre.
    Avec Cadre Noirs, non, nous ne faisons pas une incursion dans le monde du Cadre Noir de Saumur, mais bien plutôt dans celui bien noir de la vie des cadres en entreprises, ces entreprises capables de broyer les individus pour arriver aux objectifs fixés par des actionnaires, des gestionnaires, des patrons bien éloignés des réalités et des souffrances du terrain.
    Ici, nous allons suivre les pérégrinations d’Alain Delambre, la cinquantaine, âge critique pour trouver du travail car considéré depuis longtemps comme un sénior par l’entreprise. C’est un cadre RH au chômage depuis plus de quatre ans. Lui qui a été capable d’accepter toutes sortes de petits boulots sous-payés et bien en deçà de ses capacités, pour rester un peu actif, et alors qu’il désespère, une lueur d’espoir va lui permettre d’envisager un poste à sa mesure. Pour cela il va devoir se plier à un jeu de rôle méprisable envers les cadres de l’entreprise qui pourrait l’embaucher.
    Mais tout va soudain déraper, et si parfois l’emballement d’Alain Delambre m’est apparu impossible, j’ai cependant eu envie de connaitre et de comprendre pourquoi et comment il allait pouvoir s’en sortir. L’analyse du monde du travail, de l’entreprise, le rejet des séniors par le monde des RH et du management, la psychologie du chômeur de longue durée, le machiavélisme, le séminaire de motivation parfaitement débile, mais aussi le désespoir, la manipulation, la vie d’une famille qui dérape quand les rôles sont difficile à tenir, parce que dans la couple l’un des deux ne trouve plus sa place, tout est bien analysé, décortiqué, transposé en une intrigue qui prend le lecteur et ne le lâche plus, même si par moment on n’y croit pas, on a du mal à comprendre la bêtise de ce personnage qui se dévoilera peut être bien plus malin et surprenant que prévu.

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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, aujourd'hui


    Bol d'air de Serge Joncour

    Un vent glacial pour l'accueillir mais personne sur le quai de cette gare qui lui semble plus petite. Depuis le départ du train, le silence règne. Il reconnaît alors le bruit de la voiture bien avant de la voir. Son père prend le temps de s'en extraire, s'approche de son fils, Philippe. Une poignée de main pour tout salut, comme s'ils s'étaient pas vus de la veille. Dix kilomètres pour atteindre la maison, une maison en pleine campagne, loin de tout, et sa mère est là, dans la cour, à faire de grands gestes enthousiastes. Récupéré et entouré à pleins bras, l'étreinte le met mal à l'aise. Un coup d'oeil sur la maison, le jardin maintenant qui fait n'importe quoi. L'odeur du bon poulet fermier accompagné de purée se dégage de la cuisine. Sa mère est évidemment contente de retrouver son fiston. Mais, lui est juste venu pour quelques jours. Se ressourcer, prendre un bol d'air. Il a laissé ses soucis à Paris...

    Quand tout va mal, qui n'a pas envie d'aller se réfugier dans la maison de son enfance? Aller retrouver ses parents qu'on délaisse sans s'en rendre compte? Redécouvrir les paysages de sa jeunesse? Philippe, gérant d'une entreprise à Paris, revient sur les traces de son passé et retrouve des parents vieillis. Des retrouvailles timides, les raisons de sa venue cachées mais des parents toujours les bras ouverts, si heureux de voir leur fils qui redevient par là-même un adolescent. Serge Joncour dépeint tout en délicatesse et justesse ce retour aux sources. Il se dégage tant de sensibilité, d'amour et de tendresse dans ce petit roman qu'évidemment on voudrait prolonger ce séjour à la campagne. Les non-dits sont éloquents, les gestes maladroits parfois mais l'amour est là, presque retenu. Porté par une écriture délicate et douce, ce roman fleure bon les parfums de l'enfance.

    Quel Bol d'air!

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    • Livres 5.00/5
    Par Madame_lit, aujourd'hui


    L'énigme du retour de Dany Laferrière

    Résumé
    Le narrateur quitte son pays, Haïti, à l’âge de vingt-trois ans en raison du régime politique. Il s’établit à Montréal, ville du Nord. Il revient trente-trois ans plus tard en terre haïtienne, après un long exil, pour annoncer à sa mère la mort de son père. Avant son retour, il fait une escale à New York, là où est mort son paternel. De retour au pays natal, dans un Haïti contemporain, il renoue avec les membres de sa famille (sa mère, sa sœur, son neveu), ses amis et ceux de son père. Il se promène sur le territoire pour revenir à ses sources, il le nomme, le décrit, se l’approprie. Il constate que la désespérance pave les routes de son pays mais elle n’a pas réussi à s’infiltrer dans la dignité de ses habitants.

    Critique
    J’ai adoré l’écriture de Dany Laferrière, son jeu poétique, la richesse de son vocabulaire. Ce dernier entraîne le lecteur dans un voyage au bout de la nuit à travers une réflexion poétique de qualité. Ainsi, il aborde, en autres, le deuil, l’exil, le temps, l’espace, la vie, les sens :
    Chaleur insupportable
    Une cuvette blanche remplie d’eau
    dans la pénombre de la chambre.
    Trois mangues à côté.
    Je les dévore torse nu.
    Et me lave ensuite le visage.
    J’avais oublié le goût de la mangue à midi (p. 146-147).
    Grâce à ce récit, j’ai rendu visite à mes fantômes car comme l’écrit Laferrière, il est difficile d’oublier la mort qui imbibe le visage de son père.

    Enfin New York où je l’ai vu dernièrement tout raide dans un costume d’alpaga noir avec une magnifique cravate de même couleur. Toujours élégamment mis. Comme ceux de sa génération. Le seul trait personnel : ce sourire épinglé sur son visage, témoin de l’ultime spasme de douleur (p. 275).
    Comment ne pas se sentir interpellé? Tout être humain, un jour, est confronté à la perte des siens, à cet appel redouté dans la nuit.
    La nouvelle coupe la nuit en deux.
    L’appel téléphonique fatal
    Que tout homme d’âge mûr
    Reçoit un jour.
    Mon père vient de mourir.

    J’ai pris la route tôt ce matin.
    Sans destination.
    Comme ma vie à présent (p. 13).

    Je vous recommande ce livre magnifique, d’un homme qui n’a pas eu peur d’aller au bout de son petit matin. Je vous laisse sur cette dernière citation qui m’a marquée.
    Pas trop sûr d’être
    dans un temps réel
    en m’avançant vers
    ce paysage longtemps rêvé.
    Trop de bouquins lus.
    Trop de peintures vues.
    Regarder un jour les choses
    dans leur beauté nue.

    Toujours trop d’espoir devant soi.
    Et trop de déceptions derrière soi.
    La vie en ce long ruban
    qui se déroule sans temps morts
    et dans un mouvement souple
    qui alterne espoir et déception (p. 284).

    Le temps humain, tantôt espoir, tantôt déceptions….
    Bonne lecture!

    https://madamelit.wordpress.com/

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    • Livres 0.00/5
    Par meeva, aujourd'hui


    Anthroporama de Diego Aranega

    Hilarant… Non, tout juste si j’ai ri une ou deux fois et souri le reste du temps.

    Mais, il est vrai que c’est bien vu, c’est une bonne caricature des travers de la société, à travers neuf « reportages », sur des sujets qui prêtent à réflexion, et surtout à dérision.

    Dérision parfois parce que les choses évoluent tellement vite qu’elles nous semblent totalement décalées peu de temps après.

    L’auto-défense, les émissions culinaires, le concept low-cost « inversé » pour les riches, les agences de pub, les années 80, internet, les jeunes…


    Si vous voulez rire de bon cœur :

    « Nan pis ce qui était génial dans les OK Magazine, c'était aussi la variété des rubriques. Tiens, exemple "Rubriques petites annonces". [...] Vous avez vu ?! Y avait les adresses PERSO des meufs ! Et vous savez comme moi ce que ça veut dire quand une meuf vous laisse son adresse PERSO ! La potentialité de tous ces contacts me rendait dingue. Si j'avais eu le fric pour me payer une ramette de papier à en-tête Snoopy, je leur aurais répondu à toutes, et là, mon billet que j'aurais été dépucelé minimum 300 fois avant mes quinze ans. Rahh putain, c'était la belle vie. J'avais pas peur du sida vu que j'étais solosexuel. C'était COOL. »



    C’est vrai, rappelons-nous comme c’était la belle vie les années 80 :
    Quand tu voulais découvrir « d’autres gens », tu pouvais prendre un « correspondant » dans les petites annonces des magazines, justement.
    Tu passais une heure à rédiger une lettre, en général t’avais fait un brouillon pour pas qu’y ait trop de ratures, puis t’envoyais la lettre que le facteur se chargeait de remettre à son destinataire.
    Le temps qu’il te réponde, que la réponse te parvienne, en à peine une semaine, t’avais pu échanger déjà quelques banalités. Cool…
    Si jamais tu faisais preuve d’un peu d’humour noir ou de cynisme dans ta lettre, soit tu croisais les doigts pour qu’il soit compris, soit tu passais pour une lourdingue en ajoutant « j’rigole » entre parenthèses.

    Ou bien tu pouvais devenir cibiste mais c’était très codifié et pas de conversation privée possible.


    Finalement, les « jeunes » utilisent bien plus l’écrit que nous au même âge, mais sous une autre forme. Et puis, les émoticônes représentent une vache de progrès dans l’utilisation de l’écrit.



    Babelio est avant tout un réseau social, j’ai donc été sensible au témoignage de Chantal. Ne ressemblant pas moi-même à un mollusque baveux, hargneux et débile (enfin je cumule pas toutes ces tares au même moment en tout cas), j’ai donc la chance d’avoir 79 amis babelio.
    Mais combien parmi les 79 remarquent même ma présence ou mon absence ici ?

    Amitié, d’après wiktionary : « sentiment réciproque qui engage deux personnes l’une envers l’autre »…
    Ah bah vu tous les gens avec qui on s’ignore réciproquement, ça me fait plein d’amis en fait !





    Comme David et Jonathan sont évoqués dans le livre, pour l’inspiration musicale, c’était tout trouvé. Et puis en effet, une petite piqure de rappel, quand on a envie de dire que ce que les jeunes écoutent aujourd’hui, c’est nul… ils ont de qui tenir faut dire… Et si vous écoutez ça, dites-moi ce qui est le pire : l’air ou les paroles ?

    « […]
    Est-ce que tu viens pour les vacances
    Moi je n’ai pas changé d’adresse
    Je serai je pense
    Un peu en avance
    Au rendez-vous de nos promesses
    […]
    Et c’que j’ai pensé à toi
    Les nuits d’hiver ou j’avais froid
    J’étais un goéland
    En exil de sentiments »

    Extrait de « Est-ce que tu viens pour les vacances », David et Jonathan :
    https://www.youtube.com/watch?v=m0MgGUnLsdo



    Et comme c’est de saison, bonnes vacances à ceux qui en ont !

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    • Livres 0.00/5
    Par Verdorie, aujourd'hui


    Aussi libres qu'un rêve de Manon Fargetton

    En cette fin du 21ème siècle, la "Loi des Dates de naissance" (impliquant une procréation contrôlée par l'état), détermine l'avenir professionnel des adolescents et crée ainsi une société des classes sans aucune liberté de passer de l'une à l'autre.
    Le futur métier et le cursus scolaire de chaque enfant sont attribués selon le mois de naissance, janvier étant réservé aux carrières valorisantes comme politiciens ou stars... décembre aux mains-d'œuvre obligés d'affronter la pollution galopante.

    Bien qu'éduquées sur un pied d'égalité par leurs parents, les jumelles Silnoa et Silnei ressentent fortement l'injustice d'un tel régime, l'une étant née le 31 décembre avant minuit, l'autre le premier janvier à 00h17. Elles aspirent intimement, l'une comme l'autre, à un métier et une vie qui correspond à leur nature...
    La correspondance par mails de Silnoa avec un garçon qui n'ose lui avouer qui (!) il est réellement et sa rencontre avec Kleano, un ado réfractaire à l'ordre établi, vont être à l'origine d'une révolte...

    Manon Fargetton avait écrit ce roman de SF pour la jeunesse a l'âge de 18 ans et on sent très bien son enthousiasme à l'égard de la lutte pour la liberté, ainsi que les "reliefs" d'une adolescence qu'elle venait à peine de quitter : la peur de l'avenir et du devenir, l'espoir juvénile d'un monde meilleur, mais aussi les premiers sentiments amoureux qui définissent tout autant le rôle dans la liberté d'agir.


    Merci Mladoria d'avoir accepté la liberté de choisir dans ma PAL.

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    • Livres 3.00/5
    Par DOMS, aujourd'hui


    Thèse sur un homicide de Diego Paszkowski

    Paul Besançon, brillant étudiant en droit, suit pendant un été le stage du célèbre professeur Roberto Bermudez à l’université de Buenos Aires, stage qui se déroule pendant huit cours les vendredi soir. A priori, tout pourrait être clair et simple, un étudiant brillant qui vient se perfectionner en droit pénal, un professeur renommé et pourtant un brin alcoolique depuis que sa femme l‘a quitté, une intrigue ordinaire.
    Mais non, tout d’abord, nous apprenons que les parents de Paul l’ont envoyé en Argentine car ils ne savent plus comment gérer ce fils particulièrement étrange et avec qui ils ne ressentent aucune affinité, bien au contraire. Paul voue une admiration malsaine à une actrice connue, Juliette Lewis, et celle-ci devient rapidement le fil rouge de l’intrigue. Ensuite, Roberto professeur connu et reconnu, a une personnalité bien tranchée et est très exigeant. Alors bien évidement le lecteur s’attend à voir s’affronter ces deux personnalités tout au long de ces chapitres qui se succèdent en dévoilant en alternance le point de vue de chacun des deux protagonistes. Et c’est bien ce qui arrive, mais quel ennui j’avoue. Le roman est composé de phrases qui tiennent d’une logorrhée interminable, sur des adresses, des cafés, du thé Earl Grey, des nombres de pas ou de marches pour atteindre un objectif, nombre de pas sans cesse comptés, qui sont là sans doute pour accentuer le côté un peu délirant du personnage principal mais qui en fait n’apportent rien aux chapitres.

    Rapidement une intrigue se dessine, Paul a décidé de prouver à ce grand professeur et à ce juriste d’exception que la justice est aveugle. Pour cela, Paul fait preuve d’un cynisme, d’un mépris de la vie, de l’individu, pour simplement réaliser son ambition d’être unique et différent, d’arriver à accomplir ce que d’autres n’ont pas réussi. Idée de départ intéressante mais parfois lassante.
    Par contre j’aime assez le dénouement qui s’il n’est pas plus juste que la justice elle-même, satisfait notre soif de voir punir un coupable. Au jeu du tel est pris qui croyait prendre, la manipulation, la finesse, la vengeance, la solidarité, l’intelligence, finissent par avoir raison du machiavélique Paul Besançon. Découvert dans le cadre du prix du meilleur polar des lecteurs de Points, je n’ai pas eu de coup de foudre pour ce roman, dommage, j’aimais assez l’idée de découvrir un autre pays, d’autres auteurs de polars, et je connais très mal ceux d’Amérique latine.


    Lien : https://domiclire.wordpress.com/2015/08/03/these-sur-un-homicide-diego-paszko...

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    • Livres 5.00/5
    Par Faz2000, hier


    Raison et Sentiments de Jane Austen

    C’est avec émotion que je me mets a rédigé cette critique, « Raison et sentiments » est pour moi un coup de cœur. Après une panne de lecture, il m’a sauvé la vie.
    Je crois qu’il n’y a rien a ajouté, Jane Austen est vraiment un extraordinaire écrivain, elle nous plonge dans une époque qui nous est totalement étrangère, totalement fantastique !
    Les deux principales héroïne du livre son deux sœur : Elinor et Marianne Dashwood qui vivent chaque une de son coter une histoire d’amour et les déceptions qui en suivent, l’intrigue au complet porte sur : Vont-elles se marier ? et avec qui ?
    Raconté comme ça, c’est carrément nul, MAIS non pas du tout, on se rend pas compte, avec tout les évènements qu’on vie avec elles, tout les ragots qu’on lit, tout les jugements qu’on a et qu’on reçois . c’est écris dans le style bien propre à Jane Austen, Un style tout a fait indescriptible.
    Ne vous découragez pas avec le nombre de pages qu'il y'a, ça se tourne très vite ;)

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    • Livres 5.00/5
    Par Magdeleine, hier


    Tiré à quatre épingles de Pascal Marmet

    Tiré à 4 épingles :
    J'ai toujours le plaisir de recevoir, dès sa parution, un exemplaire de l'ouvrage, de la part de Pascal Marmet.
    Un Polar bien documenté, qui nous transporte dans des lieux mythiques, le tout avec un brin de sorcellerie.
    Le commandant Chanel, macho, près de la retraite, nostalgique du 36, quai des orfèvres va mener l'enquête.
    Ladite enquête pleine de suspens, dont l'auteur va nous diriger par le -bout du nez- jusqu'au dernier mot. Passionnant ! Rien nous oblige à poser le livre. Il y a comme un aimant qui nous tient en haleine, pour que nous ne le laissions pas choir.
    J'ai adoré, par les mots précis dans les détails faciles à nous mettre en lecture.
    Tous les ingrédients sont là pour que ce ROMAN POLICIER puisse une jour être mis en scène
    pour le plus grand plaisir des lecteurs, et surtout à son auteur.
    Je le recommande.

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    • Livres 0.00/5
    Par sonkoy, hier


    Sous la dalle de Henri-Frédéric Blanc

    Quelle histoire que celle-ci ! Un beau jour, Franck Vernet s’éveille dans un cercueil. Il comprend assez vite qu’il s’est fait enterré vivant. Mais le temps est compté. On ne peut vivre éternellement dans le noir sans manger et sans boire, même si un cercueil peut paraître douillet. Ce sera sans compter avec l’aide d’un téléphone portable trouvé dans la poche de son pantalon qu’il fera tout pour essayer de sortir de cette situation on ne peut plus inconfortable. Mais d’appel en appel, il va vite se rendre compte que son cas est désespéré, et que les gens ne pensent qu’à leur propre petite personne. La mort va se rapprocher tout doucement sans crier gare, alors une lueur d’espoir va-t-elle apparaître ?
    Les longueurs sur les délires et divagations de Franck sont parfois pesantes et sans intérêts sinon de rallonger le roman. Mais je peux vous dire qu’on a hâte de connaître la fin, pour se débarrasser de ce livre au plus vite, de peur qu’il nous porte la poisse, et qu’on nous retrouve mort avec pour livre de chevet Sous la dalle, ce qui serait quand même comme un comble.

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    • Livres 0.00/5
    Par pdemweb1, hier


    Tin Lizzie, tome 1 : La belle de Pontchatowla de Thierry Chaffoin

    La belle de Ponchatowla est la première partie d'un diptyque.
    L'album n'est pas une fresque historique ou géographique sur le Mississippi ou sur la Ford T, mais il rend hommage à l'amitié et gout de l'aventure.
    Dans ce premier tome ,Thierry Chaffoin ( le scénariste) , Dominique Monféry Dessinateur) , Julia Weber ( à la couleur), ont installé les personnages et ils leur ont préparé un défi à venir.
    Les caractères et les intrigues se révèlent facilement grâces aux dessins explicites sans beaucoup de bulles descriptives pour les soutenir. C'est une vraie BD.
    En 1908, le nouveau propriétaire (" le colonel") de la Tin Lizzie ( Ford T) confie à son jeune régisseur Rhod le soin de la transformer en tracteur. Profitant de l'absence du "colonel", Rhod rejoint l'élue de son cœur, Miss Kay à l'autre bout du Mississippi avec la Tin Lizzie. Il est accompagné de Jacke, petit fils du "colonel", enthousiaste de voyager en automobile et de Louis, un employé noir du "colonel" qui veut aussi découvrir le pays. Louis qui semble jouir de beaucoup de liberté pour un noir américain dans le sud des états unis en 1908 , est-ce dû aux souvenirs enjolivés de Jacke ou l'histoire entre Louis et le "colonel" ?
    Le gain du défi devrait permettre de gagner le cœur de Miss Kay ( résultat dans le tome 2 ).
    Les personnages ont de l'épaisseur comme par exemple "Le colonel" qui malgré un premier abord rigide, semble être un fin psychologue.
    Dans le vagabondage de la Tin Lizzie, une carte du Mississippi, avec l'itinéraire aurait été un plus. ( l'album m'aurait instruit en plus de me divertir ) mais sans doute Ponchatowla n'existe pas, cela aurait été un joli nom de ville.

    Merci à la Masse Critique et aux éditions Paquet de m'avoir fait découvrir cet album vivant avec des personnages attachants.

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    • Livres 4.00/5
    Par dgwickert, hier


    Les misérables de Victor Hugo

    Personnages très touchants.
    L'écriture puissante de Victor Hugo fait pardonner les leçons et logorrhées !

    On vit, on baigne dans le XIXè siècle français !

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    • Livres 4.00/5
    Par dgwickert, hier


    Le meilleur des Mondes de Aldous Huxley

    Très bon roman d'anticipation.

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    • Livres 4.00/5
    Par dgwickert, hier


    Les Fourmis de Bernard Werber

    Impressionnante est l'intelligence et l'organisation des fourmis !
    A la suite de cette lecture, une collègue ne tuait plus aucune fourmi !

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    • Livres 3.00/5
    Par peridont, hier


    Bloody Miami de Tom Wolfe

    Un tom wolfe plutot pas mal à la limite du polar. Un peu trop long mais assez plaisant à lire. C est qd mm pas le roman de l année.

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    • Livres 4.00/5
    Par dgwickert, hier


    Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol

    Très bon style.
    L'histoire fait partie d'une trilogie, et participe du quotidien des Français.
    Chacun peut s'y retrouver !

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    • Livres 0.00/5
    Par JCOates, hier


    Plus rien que les vagues et le vent de Christine Montalbetti

    Un Français débarque à Cannon Beach, petite ville de la côte ouest des États-Unis. De cet homme, on ne sait rien, ni son nom, ni ce qui le conduit ici. Le fait est qu’il se trouve dans cette ville, que sur cette ville pèse la menace constante d’un océan déchaîné, mais aussi d’un volcan qui, quelques années plus tôt s’est réveillé, alors que plus personne ne s’y attendait. Comme refuge, il y a le bar de Moses, où l’on rencontre trois hommes, Colter, Shannon et Harry Dean, aux destins cabossés, qui se retrouvent là à boire et parler tous les soirs, intégrant peu à peu l’oreille attentive de notre Français. Celui-ci, narrateur, nous prend à témoin. Il nous installe près de lui pour nous raconter son histoire. Il en perd le fil souvent, et de digressions en digressions, il pose le décor et les personnages. Il relate les confidences de ces trois hommes, répète ce qu’il a entendu, suggère ce qu’il a cru comprendre ou ce qu’il peut imaginer des non-dits. Dès le début, il confesse qu’il aurait pu prévoir la suite, qu’il aurait dû se méfier. Il faudra attendre les derniers chapitres pour la révélation.

    Christine Montalbetti nous livre un roman américain, du fait du lieu choisi comme cadre certes, mais aussi d’un style bien particulier, à la fois soigné et presque familier. Le narrateur parle comme il pense. Ses phrases sont parfois confuses comme on imagine ses pensées et ses souvenirs. On a pu comparer l’auteur à Joyce Carol Oates et il y a du vrai dans cette comparaison : une urgence à dire, quitte à ce que les mots se cognent, se brouillent ; une langue réaliste, parlée, mêlée à un certain lyrisme.

    Ce roman parle de chute, de perte mais surtout de violence, symbolisée par un paysage qui ne laisse aucun répit. On y lit une violence gratuite, qui naît de la rancœur, qui grandit dans un désir de vengeance, qui explose sans raison.Tout au long du roman, l’auteur renvoie l’idée que l’on peut deviner son destin, que les malheurs sont annoncés, si on sait lire les signes. On les ignore bien souvent, se sentant tout-puissant, tout comme face à ce volcan qu’on ne craignait plus. Cette annonce d’une menace omniprésente donne une tension puissante au roman. Parallèlement à ces vies d’hommes, le narrateur évoque l’expédition de Lewis et Clark. Le but de cette digression n’est pas évident, mais elle permet de planter un décor et de reprendre son souffle, coupé par l’annonce d’un drame imminent.


    Lien : https://cafeantidote.wordpress.com/2015/08/03/plus-rien-que-les-vagues-et-le-...

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    • Livres 3.00/5
    Par dgwickert, hier


    Soirée sushi de Agnès Abécassis

    Style très lisible.
    L'histoire :entre Katherine Pancol et Frédéric Dard, l'auteure fait une belle analyse de 3 copines, 3 Françaises libérées, avec leurs problèmes de mecs et d'ados, des femmes qui maitrisent, mais qui au fond sont angoissées, tout cela avec moultes jeux de mots et paraboles.
    3 et demi étoiles.

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    • Livres 4.00/5
    Par Bouvy, hier


    S'inventer un autre jour de Anne Bert

    Six nouvelles, réparties sur deux cent vingt-deux pages, presque de petits romans. Anne Bert nous livre ici des textes violents, enflammés, revendicateurs. Tour à tour, l'accident, la vieillesse, la maladie, le fétichisme, la brisure sociale. Des êtres différents, au corps ou au cœur brisé, à la vie déviée, aux ambitions castrées. Une écriture toute en poésie, une plume merveilleuse. L'auteure nous surprend, prenant des chemins imaginaires qui nous dépassent. Elle nous émeut, nous met la boule au ventre, nous agace, nous tord les tripes. Elle passe de la répulsion à la séduction. Elle nous démontre que différents, nous pouvons encore séduire, aimer, jouir mais aussi, par le même chemin, haïr, détruire, se détruire ou se reconstruire.

    A la fois un ouvrage dérangeant et fascinant. Surtout, comme toujours avec Anne Bert, une écriture merveilleuse et enfin, cet ouvrage publié en numérique pour ceux qui comme moi, aime lire sur tablette.

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