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L'or des Malatesta
HanaShinoLili29 mai 2016
L'or des Malatesta de Laurent Ladouari
  • Livres 4.00/5
Tout d'abord, je tiens à remercier les éditions HC pour l'envoi de ce roman en service presse!



L'or des Malatesta se déroule dans un univers de science-fiction, pas si éloigné de notre siècle, où une ville désignée sous le nom de "la Capitale" regroupe les classes aisées de la société tandis que les classes les plus pauvres vivent séparées de l'autre côté du Mur. A sa mort, Julien et Tancrède apprennent qu'ils sont les fils et héritiers de "Charogne", célèbre mafieux qui leur cède son faramineux héritage à la condition qu'ils portent son nom, Malatesta. Si Tancrède accepte, Julien s'y refuse. Sept ans plus tard, le magot demeuré introuvable échappe à l'Etat et une frénésie sans précédent va gagner la ville et même au-delà.



Pour être tout à fait honnête, les premières pages ont été laborieuses. J'avais lu Cosplay, premier roman qui se passait dans le même univers mais qui mettait en scène le personnage de Katie Dumas face à un jeu révolutionnaire qui sauvait une entreprise de la faillite. Ma lecture remontant à plusieurs années, il m'a été difficile de remettre protagonistes, lieux et péripéties passées. Finalement, j'ai réussi à me remettre dans le bain.



Sur certains aspects, ce livre me fait penser à la série Game of Thrones de George R. R. Martin (en largement moins violent, quand même), c'est-à-dire qu'il met en scène l'affrontement des riches et des puissants en quête d'argent et de pouvoir. Il est vrai que l'on a plus affaire à un univers de science-fiction et que les Starks et les Lannisters sont remplacés par de grosses multinationales.



Katie Dûmas cède donc sa place de personnage principal à Tancrède. Son excentricité agace autant qu'elle intrigue ; j'ai apprécié ce personnage dont l'intelligence et les talents de stratèges ne font aucun doute. J'ai aussi aimé que l'école de Nonpareil et ses élèves soient autant présents, car c'est l'une des facettes du récit qui m'a le plus passionné. D'autant plus que les Fondateurs m'ont particulièrement plu, surtout Ayako. Dans l'ensemble, l'univers construit par l'auteur est solide, cohérent et d'une richesse phénoménale.



Reste que L'or des Malatesta est un sacré pavé comptant près de 800 pages et pas toujours évident à lire et à comprendre. Même s'il n'est pas nécessaire d'être un expert en géopolitique pour lire ce roman, les thèmes économiques et politiques ne sont peut-être pas le plus relaxant à lire, le soir avant de dormir. Ce livre est comme un immense puzzle dont on remet peu à peu les pièces en place : on change de lieux et de personnages d'un chapitre à l'autre sans comprendre le lien qui les unit, et ces liens deviennent visibles au fur et à mesure qu'avance l'intrigue. Alors oui, parfois il faut un peu de patience pour réussir à tout démêler.



La fin est complètement inattendue, et m'a laissée sonnée. Passé le cap des 50 dernières pages, je ne pensais pas assister à un tel renversement de situation! Cette fin appelle à une suite qui me donne envie de poursuivre dans cette série.



En guise de conclusion, je tiens à souligner que la couverture est splendide. Cela ne fait pas la qualité du fond, mais j'apprécie énormément le travail du maquettiste.
Lien : http://readusblog.canalblog.com/archives/2016/05..
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Crépuscule Ville
ambreava29 mai 2016
Crépuscule Ville de Lolita Pille
  • Livres 2.00/5
Un livre que je n'ai pas réussi à terminer.. Une déception alors que les deux autres livres de Lolita Pille font parti de mes livres préférés.
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Serat
Iris2feuilles29 mai 2016
Serat de Vincent Palacio
Dans un monde anthropomorphique qui ressemble au notre, on suit l'histoire d'un homme rat pris dans la tourmente née du meurtre de son frère. Dans cette société basé sur la cohabitation des carnivores, herbivores et omnivores, la violence est banale. On est loin de Zootopia ! Ame sensibles, s'abstenir : beaucoup de sang, un viol,usage de stupéfiants, des scènes cruelles, comme celles où les omegas, la plus basse caste, sont passés à tabac gratuitement, mais qui servent un superbe roman, ce genre de petites perles sur lesquelles on tombe par hasard. 

Je n'avais jamais entendu parler de Vincent Palacio, et mes recherches sur la toile ne m'ont pas apporté grand choses, a part une biographie sur le site de l'éditeur, et une vilaine critique très assassine de son premier roman (pas encore lu). Ce qui frappe d'abord, c'est le style : incroyablement fluide, jonglant du registre familier au soutenu, parfois carrément poétique, ou tout simplement drôle. on lit ce gros pavé très facilement. Les influences qui sont citées dans la bio sont parfaitement assimilées, et donne à l'écriture un gout d'originalité rafraichissant. Il y a des audaces de mises en page assez folles, comme ces onomatopées ou ces incroyables passage "en simultané" où on a la description de l'action d'un côté et les paroles de la musique qui passe au meme moment de l'autre. On sent que l'auteur s'est amusé à faire résonner le texte.

On suit une galerie de personnages allant du grotesque à l'inquiétant, on se les imagine bien, comme dans un dessin animé Disney, à la fois réaliste et cartoon. Les (superbes) illustrations aident beaucoup pour ça. Il y en à peu, c'est leur seul défaut.

A mon avis, le roman en soi est une déclaration d'amour sincère à la musique, en particulier le rock, avec ces belles descriptions, mais il y a aussi une réflexion intéressante sur notre société actuelle : pubs assommante, sur-consommation frénétique, tensions raciales et politique, médias envahissants. A l'heure actuelle, entre les attentats et les grèves, c'est un roman qui fait frissonner ! Quant au style, j'en ai déjà parlé, c'est très fort, j'avoue, j'ai fait des études de lettres, et je n'ai pas pu m'empecher d'y aller de ma petite analyse stylistique, il y a des subtilités qui passe inaperçues mais qui ont du donner du fil à retordre à l'auteur ! Exemple : Sur 400 pages pas une seule métaphore en rapport avec des animaux (« il est fort comme un boeuf, rusé comme un renard »), dans le monde de Serat, c'est parfaitement logique ! C'est le genre de choses qui aide à s'immerger dans ce monde, comme les nombreux mots inventés, qui m'ont rappelée Orange Mécanique et le langage des droogies. D'ailleurs, c'est ce roman qui m'est le plus revenu à l'esprit en lisant Serat : une orange mécanique animalière ;) ! D'ordinaire, je n'écris pas de chroniques, revues, etc, mais pour une fois je fais une exception. En plus d'être une très bonne surprise, c'est un peu un coup de foudre pour une plume. Je pense qu'aider un jeune auteur quand il est doué, c'est plutot sympa , et ça doit l'encourager à écrire encore ! A lire absolument !
Lien : http://www.housemadeofdawn.com/#!serat/c193t
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Bellevue
PLUMAGILE29 mai 2016
Bellevue de Claire Berest
  • Livres 3.00/5
Dans ce roman, on suit la descente dans l'enfer de la folie d'Alma, la narratrice qui, le jour de ses trente ans, se trouve confrontée à toutes ses peurs, ce qui fait monter la panique en elle et la pousse à des comportements désordonnés et extrèmes. L'action est resserrée sur peu de temps, quelques jours avant son anniversaire et les quelques jours d'hospitalisation en psychiatrie.



Je n'ai pas éprouvé de sympathie particulière pour ce personnage d'Alma, malgré sa solitude désespérée et le fait qu'elle soit écrivain. Sans doute pour coller au plus près des pensées de la jeune trentenaire, l'auteur utilise un langage très cru dans certains passages, pas vraiment ma tasse de thé ! Il y a une réflexion intéressante sur cet âge (charnière ?), où déjà des choses ne seront plus mais où subsistent encore beaucoup de possibles.



Alors comme j'avais envie de savoir la fin, je suis allée au bout de ce court roman, mais il ne m'a pas vraiment emballée ni convaincue.
Lien : http://la-clef-des-mots.e-monsite.com
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Mémoires d'un tricheur
Ambages29 mai 2016
Mémoires d'un tricheur de Sacha Guitry
  • Livres 3.00/5
C'est exactement ce que je voulais dire à ce professeur :



« Quelle est la première pensée qui peut germer dans la cervelle d'un homme puni pour n'avoir pas triché ?

Tricher !

Parfaitement. »



Donc Monsieur le Professeur, je vous demande de bien vouloir entendre le cri de cet enfant puni injustement... N'en faites pas un tricheur, s'il vous plait.



Je ne vous raconte pas les histoires qui entourent la jeunesse de cet enfant. Oui moi sa mère, je compte aussi ses turpitudes ...onze morts ! « Les raconter – alors que l'on aurait du mal à les compter » ...Je sais bien que cela peut paraître énorme, mais je vous assure qu'il n'avait pas volé les billes.



Pardon ...? Vous n'y comprenez rien ?



Je vous pardonne, c'est pareil pour lui lorsqu'il suit vos cours. Mais s'il vous plait, arrêtez de mettre des mots dans son cahier de correspondance. Je sais bien qu' « un ''mot'', c'est sacré. » Moi-même, je lui dis toujours « on n'a pas le droit de garder pour soi un mot drôle » et les vôtres le sont assurément.



Mais pas autant que ceux de Sacha Guitry.
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L'heure bleue
OLDB29 mai 2016
L'heure bleue de Elsa Vasseur
  • Livres 3.00/5
J'ai reçu ce livre grâce à une masse critique spéciale, et j'en remercie énormément Babelio ainsi que les éditions Robert Laffont.



Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre en commençant ce livre, je n'avais absolument aucune idée du style et en fait, je crois que je ne le sais toujours pas...

C'est l'histoire de Zoé,une jeune femme de 17 ans qui part en "vacances" avec une camarade de classe, Lise. Celle-ci l'a invité en Grèce, dans la maison de vacances de sa famille pour s'occuper de son neveu, Ben. Mais l'histoire de famille de Lise n'est pas toute simple, entre les histoires des parents, et de Rose et Adam, on voit bien que quelque chose cloche.



Je ne sais pas vraiment quoi en dire pour être honnête. J'ai l'impression que c'est le genre de livre qu'on lit sur la plage pour passer le temps, sans s'attendre à une superbe histoire. C'est un peu ce que j'ai ressenti. Je ne pense pas que je l'aurais lu si je n'avais pas eu la chance de le recevoir.

L'histoire est sympa, mais je ne sais pas, il m'a manqué quelque chose.C'est juste l'histoire d'une famille, il n'y a pas de rebondissement, il n'y a pas de péripéties, c'est juste plat.



Les personnages ne sont pas attachants du tout. A part Zoé et Adam, on ne les approfondit pas vraiment, ce que je trouve dommage. En fait, c'est ça, j'ai l'impression de ne jamais être entrée dans l'histoire, j'ai juste observé une vie de famille un peu tordue, rien de plus.



En résumé, est-ce que je le recommanderai ? Je ne pense pas. En fait, je n'ai pas vraiment vu l'intérêt de ce livre. Mais attention, je ne parle que pour moi, il a probablement plu à beaucoup de monde, tout ce que je dis n'engage que moi, et n'est surtout pas à prendre méchamment.

Je n'avais jamais lu d'histoire telle que celle-ci, et je pense que c'est tout simplement le style et l'écriture qui ne m'ont pas plu.
Lien : http://dreamingreadingliving.blogspot.fr/2016/05..
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Être ici est une splendeur
cbougeau29 mai 2016
Être ici est une splendeur de Marie Darrieussecq
  • Livres 5.00/5
Peu après avoir rendu visite au Douanier Rousseau je prenais le chemin de la librairie du musée d’Orsay. Je fus immédiatement attiré par ce visage énigmatique et tendre. Je n'ai pas encore lu Marie Darrieussecq et ne connais pas Paula Modersohn-Beckeret, il ne m'aura fallu que quelques phrases pour que Paula reparte avec moi.  

" Rencontrer une femme, c’est pour Rilke un voyage dans l’étrange. Il décolle, comme un aéroplane. Il est pris par quelque chose de plus grand que lui - le ciel, la beauté. II chute vers le haut. »



Un livre passionnant, pour raconter, nous raconter la vie courte, intense, fulgurante de Paula.  Une courte existence de joies, de peines, d’amours et de persévérance.  Être ici est une splendeur est bien plus qu’une biographie, c’est un hymne à la femme,  à cette femme qui posera son regard de femme  à travers la peinture sur la femme, la maternité et des portraits d’enfants.



Marie Darrieussecq par petites touches, à travers  des extraits de lettres, de journaux intimes, de phrases courtes, de réflexions  nous dévoile l’existence de cette artiste. Une femme artiste qui peint ce qu'elle voit.

Au premier abord la lecture est un peu déroutante, surprenante dans le rythme, mais au final elle est fulgurante. 



"Les femmes n'ont pas de nom. Elles ont un prénom. Leur nom est un prêt transitoire, un signe instable, leur éphémère. Elles trouvent d'autre repères. Leur affirmation au monde, leur être là, leur création, leur signature, en sont déterminés. Elle s'inventent dans un monde d'homme, par effraction.



Paula achèvera sa vie à de 31 ans  en prononçant  un seul mot  Schalde ! (Dommage), née à Brême, elle aura fait de nombreux séjour à Paris   et  il faudra attendre 2016 pour que la capitale lui rende hommage  au Musée d'art moderne de la ville de Paris,  Paula Modersohn-Becker L’intensité d’un regard du 8 avril au 21 août 2016.


Lien : https://dunlivrelautre.blogspot.fr/2016/05/etre-..
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Le grand marin
michfred29 mai 2016
Le grand marin de Catherine Poulain
  • Livres 4.00/5
Lili est en fuite: elle fuit Manosque-les-couteaux. Un événement qu'on devine violent, douloureux, la chasse vers la mer.



L'Alaska et la grande pêche- la morue, le flétan- l'attendent pour une aventure au bord du monde, au bout de tout. The Last frontier.



Kodiak, c'est le nom du port de pêche des ultimes embarquements. Là que se retrouvent marins, fous de pêche,alcooliques en rade, bums, et desperados.

Peu de femmes. Des barmaids et des femmes d'escale. Et parfois des femmes de mer. Des affamées de vent, de houle, de tempêtes et de mouettes criardes.



Lili.



Petite runaway , Lili est maigrichonne , "moineau" comme ils l'appellent, à bord, les joues recuites de vent et de soleil comme une indienne, toute fragile, pleine de larmes et de rires qui sortent d'elle en désordre au gré des émotions- et pourtant si forte, si dure à la douleur- la main percée et empoisonnée, la côte cassée, la jambe douloureuse, son corps menu est une blessure qui lentement s'endurcit, se cautérise, se noue de forces nouvelles, tressées serré comme une drisse..



Car elle veut faire sa place sur le Rebel : elle dort par terre dans son duvet mouillé, vide les poissons jusqu'à la nausée, mange leur cœur cru et palpitant comme une barbare, court sur le pont mouillé sans perdre l'équilibre, lutte contre les rafales, écarquille les yeux tout grands quand elle fait son premier quart, love les cordages avec soin... Elle n' est encore qu'une bleue..sur les bateaux on dit "green". Elle s'amarine.



Avec les hommes du bord, il ne faut pas attirer sur elle les regards, les gestes supérieurs ou irrespectueux, mais gagner leur estime, mais gagner leur confiance, mais gagner la rude place de compagnon de bord ou de bordée. Savoir descendre bières ou whiskies sans sourciller quand , la pêche finie, les marins partent en virée dans les bars pour "repeindre la ville en rouge".



Ne pas se laisser troubler non plus par les regards fauves de l'homme-lion, le "grand marin" du titre, ce Jude plein de blessures et de souffrances secrètes, qui peut bien gagner son cœur, posséder son corps, mais jamais aliéner cette folle liberté que la mer, la pêche et la rude vie de marin lui donnent comme un cadeau royal - avec la solitude magnifique qui l'accompagne.



Le grand marin est un livre unique: une femme y vit une aventure d'homme, sans perdre pour autant sa féminité ni sa fragilité, ni sa capacité d'aimer.



La passion de la mer la dévore , la mutile et la forge. La passion de la pêche lui donne une famille, un statut, une place, mais largue pour jamais ses amarres.



Lili ne pourra jamais attendre un homme dans une maison, comme une "petite femelle", elle n'ira même pas le rejoindre dans un port plus clément, et le grand marin, lui, n'aura pas la patience de l'attendre.



La mer et la grande pêche ont fait d'eux d'éternels vagabonds des mers, heureux seulement dans le balancement des vagues, au milieu des cris d' oiseaux, des écailles sanglantes et des éclats argentés des grands poissons.



Se lit sans modération, comme boivent les marins, pour oublier qu'ils sont à terre.



Il y a , c'est vrai, des longueurs, des redites, et la fin se perd un peu dans les brumes et les remous...mais c'est comme un navire qui chercherait sa route dans les tempêtes et, qui, faute de cartes, s'abandonnerait au vent pour le pousser loin des côtes dangereuses...



Une goulée d'air salin, une claque ébouriffante, une rencontre époustouflante.



Elle est grande, la petite Lili...

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Le Maître des illusions
whynotgrove29 mai 2016
Le Maître des illusions de Donna Tartt
  • Livres 1.00/5
Ouf, c'est fini, 705 pages pourquoi ? je me le demande encore. Même si Il ne restait que 150 pages, je ne changerais pas d'avis, peut-être une étoile de plus. J'appréhende maintenant la lecture du "Chardonneret". Je pense qu'il va rester un bon moment au fond de la pile de mes prochains livres. A moins que quelqu'un arrive à ma faire changer d'avis. En tout cas bon courage ...
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La semaine des sept douleurs : Evangile noi..
laigneletdavid29 mai 2016
La semaine des sept douleurs : Evangile noir dans la ville rose de Solenn Colléter
Pour moi qui suis Toulousain, c'est vraiment très agréable de suivre l'enquête dans des lieux que l'on connait. Comme beaucoup de romans qui parlent de la religion celui là nous pose également de nouvelles questions sur le catholicisme, et paradoxalement il peut nous rapprocher des évangiles et en même temps nous éloigner du dogme catholique classique.

Bonne lecture ;)
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Buffalo Belle
cdi-schuman29 mai 2016
Buffalo Belle de Olivier Douzou
  • Livres 5.00/5
Annabelle n'aime pas trop les jeux soi-disant "de filles". Elle préfère ceux qu'on destine aux garçons. Mais pourquoi n'aurait-elle pas le droit de faire ce qu'elle veut? D'être ce qu'elle souhaite? Pourquoi devrait-elle se plier aux stéréotypes? Et d'ailleurs, pour aller plus loin, pourquoi devrait-elle choisir entre être une fille ou être un garçon? Ne pourrait-elle pas simplement être?

Cet album très réussi, destiné aux jeunes ados plus qu'aux petits (ou avec un accompagnement), pose la question de l'identité sexuelle. Derrière l'histoire toute simple et rédigée de façon très poétique, l'auteur joue sur la sémantique pour illustrer son propos: "il" et "elle" se mêlent; au lecteur de dénouer les fils et d'en tirer les conséquences.

Un petit objet à faire circuler absolument. Un vrai coup de cœur!
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Martha Jane Cannary (la vie aventureuse de ..
Kakemphaton29 mai 2016
Martha Jane Cannary (la vie aventureuse de celle que l'on nommait Calamity Jane), Tome 1 : Les années 1852-1869 de Christian Perrissin
  • Livres 4.00/5
A découvrir : un personnage hors du commun !
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Content, fâché !
lapinou_family29 mai 2016
Content, fâché ! de Amélie Faliere
  • Livres 5.00/5
Nathan comme un grand est une collection autour de la manipulation, pour encourager la motricité fine, l'observation et la déduction à un âge où apprendre passe par l'action et le toucher.

Content, fâché ! est un livre ludique pour jouer avec ses émotions. Au fil des pages, l'enfant peut mettre des mots dessus et apprendre à mieux les connaître : colère, fierté, étonnement, tristesse et joie. sur chaque page de gauche, on trouve un exemple de situation où il y a une émotion; sur la page de droite, on voit l'émotion représentée sur le visage du personnage en gros plan.

Grâce à la manipulation des magnets sur la dernière page, l'enfant peut reproduire sur la tête du personnage des expressions très variées qu'il peut s'approprier ou inventer.

Il est conseillé à partir de 3 ans.
Lien : http://lapinoufamily.blogspot.fr
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Longue marche Coffret en 3 volumes : Tome 1..
nezauvent29 mai 2016
Longue marche Coffret en 3 volumes : Tome 1, Traverser l'Anatolie ; Tome 2, Vers Samarcande ; Tome 3, Le Vent des Steppes de Bernard Ollivier
L'un des plus beaux récits de marche et pourtant, j'en ai lu beaucoup. Le style de Bernard Ollivier est incomparable : ses descriptions ne lassent pas, ses pérégrinations non plus. Les voyageurs se doublent rarement d'écrivains, un bonheur !

Sa capacité à aller vers l'autre, sa faculté d'adaptation à des cultures éloignées de la nôtre, ses interrogations, sa modestie, non, je n'exagère pas, ce type a le talent de vous rendre meilleur ou plutôt, il vous oblige à tirer le meilleur de vous-même.

Une chose est sûre : après cette lecture, vous ne pourrez plus douter des vertus thérapeutiques de la marche.
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Zazie dans le métro
frandj29 mai 2016
Zazie dans le métro de Raymond Queneau
  • Livres 2.00/5
Raymond Queneau (1903-1976), est un auteur bien connu, cofondateur du groupe littéraire "Oulipo". Il y a longtemps que je voulais lire "Zazie dans le métro" (paru en 1959), dont le titre est très accrocheur et qui n’a rien d’anodin. Je savais a priori que cette oeuvre était très impertinente et volontairement "mauvais genre". De fait, tout au début, j’ai été amusé par son écriture surprenante et parfois triviale; ensuite je me suis habitué à ce style et je m’en suis lassé. Mon intérêt pour l'esprit "potache" caractéristique de Queneau s’est vite émoussé. Quant à l’histoire racontée, étirée au maximum tout le long du livre, elle me semble finalement sans intérêt. Et les personnages ne resteront pas dans ma mémoire. Une très grosse déception pour moi…
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Jamais assez maigre
Soleney29 mai 2016
Jamais assez maigre de Victoire Maçon Dauxerre
Quelle petite fille n’a jamais rêvé d’être magnifique ? Mieux : d’être un mannequin, qu’on la prenne en photo et qu’elle ait le monde de la mode à ses pieds ?

C’est vrai qu’elles font rêver, ces belles jeunes filles déliées et pleines d’assurance. Qui pourrait se douter que derrière cette allure de force et de perfection se cache un univers gangréné, pourri jusqu’à la moelle ?



Car ces modèles qu’on admire sont bien souvent traitées comme des animaux, voire comme des objets par les photographes, stylistes et agences. C’est encore pire quand elles sont jugées trop « grosses » : personne ne veut d’elles et les commentaires acides pleuvent.

Mais ça ne s’arrête pas là. Un exemple ? Victoire doit se lever à 6h pour arriver au lieu du shooting à 7h, et tout ça pour quoi ? Pour constater que toute l’équipe est arrivée au même moment et qu’absolument rien n’était prêt. C’est ainsi que l’auteure et deux de ses comparses ont dû attendre sur une chaise pendant plus de douze heures. « Pourquoi est-ce qu’on nous a fait venir si tôt ? » demande-t-elle. Pour toute réponse, un regard méprisant et hautain, comme si elle devait déjà le savoir.

C’est aussi un monde d’illusion. Combien de fois Vic est invitée (ou plutôt « convoquée ») dans des pièces salles, intimidantes, monstrueusement mal rangées et obscures pour atteindre la partie « studio », avec son éclairage et son fond blanc ? Combien de fois voit-elle les photographes retoucher les photos pour ajouter des joues, des seins et de la chair à ses filles à qui on demande de maigrir plus que de raison ? En vrai, les mannequins sont émaciées. Faméliques. Elles n’ont rien de beau. Certaines semblent sortir des camps de concentration. Toutes ont la hantise de grossir, la peur sourde de ne pas rentrer dans les vêtements, ce lien étrange et malsain avec la bouffe, entre attraction et répulsion, honte et besoin physiologique. Les mannequins sont rarement heureuses.



On est en démocratie et nous vivons dans un pays d’égalité et de fraternité. Alors comment se fait-il qu’un couple de photographes puisse obliger trois jeunes filles à rester des heures en sous-vêtements sur les ponts de Paris en plein automne ? Comment se fait-il que parce que c’est Dior, parce que c’est Chanel, on se permette d’appliquer des produits allergènes et irritants sur les cheveux et la peau de ces dames sans les prévenir ? Comment se fait-il qu’on puisse forcer des jeunes gens à rester assis sans bouger et sans parler sur une estrade lors d’un cocktail pour que n’importe qui puisse à tout moment examiner et toucher les vêtements qu’ils portent ? C’est de l’asservissement. Ils sont traités comme des animaux.

Alors certes, ils sont consentants et ils sont payés. Et certes, personne avant Victoire ne semble avoir tenté de dénoncer le système – ou alors, cela a fait moins de bruit. Il n’en reste pas moins qu’on ne traite pas un être humain de cette manière. L’auteure a raison de se comparer à un cintre : c’est comme ça que ces jeunes filles et ces jeunes hommes sont considérés. Comment peuvent-ils trouver le courage de tout quitter si tout le monde les rabaisse et s’ils ont la malchance de ne pas avoir le soutien de leur famille ? Pour moi, c’est le même principe que les violences conjugales : s’il y a eu mariage, c’est que la femme était consentante. Elle n’en est pourtant pas moins une victime.

Mais qui a décrété que les jeunes filles devaient être faméliques pour être belles ? Quand est-ce devenu à la mode ? Rares sont les hommes qui aiment les femmes dépourvues de rondeurs, alors pourquoi est-ce devenu la tendance ? Mais surtout, SURTOUT, pourquoi exiger d’elles qu’elles frôlent la mort si on leur rajoute des formes au montage ?? Est-ce qu’il y a vraiment eu une ou plusieurs personnes pour dicter cela ou alors la machine s’est emballée ?



Victoire, merci d’avoir eu le courage de te livrer. Merci d’avoir eu l’audace de critiquer le système. Ton livre m’a bouleversée. Je savais déjà que la mode n’était pas un monde très rose, mais jamais je n’aurais cru qu’on nierait vos droits d’humains à ce point. Tu sauves peut-être de nombreuses jeunes filles en montrant les coulisses des podiums. J’espère que ton livre parviendra à faire bouger les choses.
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Face au Dragon: Les Aventures de Gameknight..
Bigfatgrandma29 mai 2016
Face au Dragon: Les Aventures de Gameknight999, T3 de Mark Cheverton
Ouais, ce livre est plus meilleur avec la bataille avec Malacoda et avec le endermen que j'ai oublié le nom
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Défonce verticale : Confessions d'une légende d..
Eniot29 mai 2016
Défonce verticale : Confessions d'une légende de l'escalade de Jim Bridwell
  • Livres 3.00/5
Ce livre est un recueil d'une sélection de récits des aventures de Jim Bridwell, qui fut pendant les années 60 et 70 à l'avant-garde de la renaissance de l'escalade libre.

Autant le dire d'emblée, ce livre s'adresse aux initiés des termes liés à l'escalade, omniprésents dans certains récits d'ascension. Une fois ce détail précisé, la lecture de cette succession de courts chapitres sur des tranches de vie ou des ascensions à travers le monde est plutôt agréable, et rend bien compte des situations décrites. L'écriture est rythmée et dynamique, et nous entraîne sur les parois au côté de l'auteur.

Un regret cependant, le cahier photo à l'intérieur du livre, que j'aurais apprécié plus épais. Globalement, je conseille ce livre à tous les férus d'escalade, mais craint que le langage trop technique rebute les néophytes.
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La Bataille du Nether: Minecraft T02
Bigfatgrandma29 mai 2016
La Bataille du Nether: Minecraft T02 de Mark Cheverton
Je trouve que le 3ème tome est meilleur, car le dragon est ben plus difficile que Malacoda
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Bianca
ludivine-emilia-et-jean29 mai 2016
Bianca de Loulou Robert
  • Livres 1.00/5
…Bianca…. le premier roman de Loulou Robert paru aux Editions Julliard.



Bianca a 17 ans et parce qu’elle ne veut plus vivre elle se retrouve en hôpital psychiatrique. De pages en pages, de jours en jours, nous sommes face à cette jeune fille et son mal-être au milieu d’un système dont on peut se demander s’il est vraiment adapté. Une crise d’adolescence violente et douloureuse que Loulou Robert tente de nous peindre.



J’étais curieuse de découvrir ce livre qui a été encensé dans les journaux, la presse féminine et à la télévision.



Si les premières pages se révèlent prometteuses, j’ai rapidement abandonné les personnages et l’histoire. Des situations et des sentiments racontés avec longueur et parfois pointés de manière un peu caricaturale.



Je ne me suis attachée ni à Bianca, ni à Simon ni à leur amis de galère. Peut-être parce que toute mon enfance mon père qui travaillait en secteur psy me racontait les histoires de ces ados qui souffraient et leur longue quête vers un mieux être. Mais je n’ai pas réussi à trouver des sentiments « vrais ».



Le charme n’a pas opéré de mon côté et de moins en moins au fur et à mesure du livre jusqu’à cette fin que j’ai trouvée un peu bâclée.




Lien : https://emiliaetjean.wordpress.com/2016/05/29/il..
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