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    • Livres 5.00/5
    Par LeaTouchBook, aujourd'hui


    Les Soldats de l'aube de Deon Meyer

    Sincèrement vous me voyez en train de trouver à redire sur un livre qui a reçu de respectables grands prix ? Et par un écrivain dont j’attends les livres comme des cadeaux de noël ?

    Pour aiguiller votre attention car le résumé lecteur ci-dessus ne rend pas complètement l’ambiance du roman. Je me permets juste de rajouter que ce n’est que l’amorce du livre.

    Ici pour le prix d’un roman policier vous avez : Une étude clinique du héros, des détails historiques sur les guerres menées par l’Afrique du Sud contre des pays limitrophes, une leçon de vie donnée par la mère de « Zep » (Quelque part dans les années ni chair ni poisson qui sont celles de l’enfance…), une description détaillée de la vie dans une ville minière, des histoires d’amour, des actions guerrières… Un incroyable roman à tiroirs, génial !

    Le héro est humain à souhaits, brisé et à la recherche d’un deuxième souffle, il va rencontrer ou plutôt se rencontrer dans tous ces événements qui vont le bouleverser. Les deuxièmes et troisièmes rôles sont des premiers rôles en puissance. Vous aimerez les découvrir.

    L’écriture ? Je voudrais avoir le millième des capacités de M. Deon Meyer pour vous faire rêver. Encore un indice, M. Michael Connelly dit : « J’admire les livres de Deon Meyer, je les attends et je les dévore », que dire de plus ? D’ailleurs que faites-vous encore là à lire ma modeste production ? Courrez, chers lecteurs, vous procurer ce MAGNIFIQUE livre.

    Lecteurement vôtre,


    Lien : http://leatouchbook.blogspot.fr/2014/08/les-soldats-de-laube-deon-meyer.html

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    • Livres 4.00/5
    Par LeaTouchBook, aujourd'hui


    L'Audience de Oriane Jeancourt-Galignani

    L’audience. Voilà un titre prometteur surtout pour une juriste, un résumé déconcertant traitant d’une thématique, d’une polémique intéressante : celle des mœurs, de la loi différente qui régit les hommes, divergente entre les espaces et époques.

    A contrario de ce que l’on aurait pu craindre, l’histoire ne se concentre aucunement sur les relations sexuelles entre Debbie et ses élèves. L’histoire est focalisée sur la question du jugement. Juger ses pairs, ses concitoyens sur un acte aussi privé soit-il. Combinant avec grâce l’ensemble des pensées de chaque acteur de cette audience et les retours en arrière afin de mieux comprendre comment un avocat ou un journaliste peut modifier par les mots des faits réels, l’auteur a vraiment su me convaincre de l’innocence de Debbie.

    La question est là : est-ce que cette loi de 2003 est légitime ? En prenant un fait divers et en en forgeant un roman Oriane Jeancourt Galignani s’attaque à nos idées préconçues, préjugés pour nous démontrer que rien n’est simple, rectiligne. La preuve en est dans la science humaine qu’est le droit où selon les jurés, le juge, les faits une personne sera condamnée ou non. Ce sujet m’a vraiment touché comme vous pouvez le constater, si vous avez lu attentivement le résumé vous avez constaté que ces élèves étaient majeurs, ils avaient une conscience de leurs actes, de même lorsqu’on lit ce roman on comprend que tous on eu un rôle à jouer et rien n’est jamais anodin ou si simple.

    Au-delà donc de ce thème, j’ai beaucoup aimé suivre l’ensemble des points de vue : le mari, la journaliste, le juge, les jurés et les avocats mais jamais celui de l’accusée. Cette dernière restant silencieuse et invoquant le 5ème amendement perturbe toutes les lois du procès, et il est possible de se demander : qui ne dit mot consent ? Pourtant la peur est sous-jacente avec ce personnage central de même que son passé qui la tourmente encore. J’ai rarement eu un aussi grand flot de haine pour un personnage que pour la mère de Debbie. Lorsque même votre mère se met à vous juger, un amour sensé être inconditionnel, que vous reste t-il ? On ressent une vraie empathie envers l’injustice qui se déroule.

    L’écriture est efficiente, elle permet de se concentrer principalement sur le déroulement des évènements, nous ne sommes pas perturbés ni par un manque de vocabulaire ni par un flot de phrases pompeuses. Tout est juste, droit, direct, beau dans la simplicité.

    Un roman fort, puissant, intense sans action mais tout dans l’ambiance, dans l’attente d’un verdict qui viendra finalement clore une excellente lecture.



    Lien : http://leatouchbook.blogspot.fr/2014/08/laudience-oriane-jeancourt-galignani....

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    • Livres 5.00/5
    Par brebisemplumee, aujourd'hui


    Miséricorde de Jussi Adler-Olsen

    Quand j'ai débuté ce livre, j'avais une autre histoire en tête. En fait, je me suis tout simplement trompée de livre. Oups.
    Mais je n'ai pas regretté mon choix.

    Ce livre ce situe sur deux époques, à quelques années d'intervalles et les chapitres se succèdent soit sur une époque, soit sur l'autre.

    Il y a deux personnages principaux, une femme et un homme.
    La femme, la victime, est une politique très en vogue de son époque. Elle se fait enlever on ne sait pas pourquoi ni comment. Mais nous, lecteurs, savons qu'elle est en vie.
    L'homme, le policier, est un flic qui a subit un traumatisme récent, blessure, plus perte de ses coéquipiers. Il est acariâtre, imbuvable, mais bon dans son boulot... quand il veut bien s'y mettre. Pour s'en débarrasser, son supérieur lui donne une promotion. Il est le chef des affaires presque classées. Il est seul dans son unité, avec comme aide un homme à tout faire.

    Donc, on alterne, d'abord régulièrement, puis de moins en moins, entre les deux points de vue.

    C'est un livre prenant, qui vous tiens jusqu'au bout. A mi-chemin du livre, vous vous doutez de qui est le méchant dans cette histoire, mais le suspense reste entier jusqu'au bout. C'est un bon livre policier (pas trop gore).

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    • Livres 0.00/5
    Par Aufildesplumes, aujourd'hui


    Une forme de vie de Amélie Nothomb



    Lien : http://aufildesplumes.blogspot.fr/2014/08/une-forme-de-vie-damelie-nothomb.html

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    • Livres 4.00/5
    Par bountyfrei, aujourd'hui


    Contes des Royaumes, tome 1 : Poison de Sarah Pinborough

    Quand j'ai vu les couvertures VO en hardcover de Poison, je me suis dit "HIIIIII, il me le faut ohmondieuohmondieu c'est trop beau *.* ". Et quand j'ai vu la version de Milady.... Bah direction la Fnac! Et donc me revoilà avec une réécriture de conte, celui de Blanche-Neige...

    Oubliez ce que vous aviez déjà lu/vu de la version édulcorée de Disney (il faudrait que je me fasse les véritables contes), et retrouvez Blanche-Neige, douce princesse hyper naïve dans un royaume tenu par sa belle-mère, tandis que son père est parti en guerre contre le royaume d'à côté. Entre meurtre, sexe, détails un tantinet gore, ce livre n'est pas à mettre entre les mains de tout le monde.

    On retrouve également Aladdin, dans le rôle du méchant, cruel et un peu meurtrier sur les bords, ainsi que Lilith en temps que belle maman, La sorcière de Hansel et Gretel en arrière-grand-mère de Lilith... Bref beaucoup de mélanges de contes, mais qui colle bien, et c'est là tout le principal.

    Cependant, en vérité il n'y a rien de bien transcendant. C'est bien écrit, c'est fluide, agréable à lire, mais voilà, c'est tout. Grosso modo, vous prenez trois contes et une légende démoniaque, vous rajoutez des meurtres, du sexe, des sentiments, du coeurcoeurlove, vous mélangez le tout et vous avez Poison. Ce n'est pas LA lecture du siècle, ce n'est pas du tout innovant! Sarah Pinborough joue la carte de la sécurité en restant dans les sentiers battus et ne s'en écarte pas. Si vous voulez de la nouveauté, un truc qui révolutionne le genre, ce n'est pas ici que vous serez satisfait.

    Et pourtant, le tout se laisse lire, du moment qu'on apprécie le premier tome, on se laisserait bien tenter (comme moi, quoi, mon portefeuille va finir par fuguer). Mais si vous avez d'autre priorités livresque, concentrez vous sur celles-ci plutôt que sur Poison.

    En bref, si je devais lui mettre une note sur 20, je mettrais 13, voir 14, mais pas au delà!


    Lien : http://onceuponatime.ek.la/poison-sarah-pinborough-a109089952

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    • Livres 3.00/5
    Par Soleney, aujourd'hui


    La vampire, tome 2 : Sang noir de Christopher Pike

    Six semaines se sont écoulées depuis les événements du premier tome. Ray s’adapte tant bien que mal à sa nouvelle condition et Sita s’attache de plus en plus à lui. Mais d’inquiétantes rumeurs sur des meurtres à Los Angeles leur prouve qu’ils ne sont pas les seuls vampires sur Terre, et tout porte à croire qu’ils ne seront pas aussi pacifistes que Yaksha…

    Ce deuxième volume est un peu comme un reflet amélioré du premier. Le schéma est plus ou moins le même : l’héroïne parle beaucoup (trop) d’elle dans les premières pages, rencontre un opposant, le combat, rentre chez elle, enquête parce qu’il y a quelque chose d’étrange, s’en suivent toutes sortes de péripéties, et fin du volume sur l’agonie du personnage principal. Au niveau sentimental, c’est la même chose : rencontre d’un potentiel amant, drague, séduction, combat, agonie de cet amant, transformation en vampire. L’auteur n’a pas été très inventif…

    Par conséquent, les défauts sont les mêmes – mais en moins prononcés : la narratrice tourne beaucoup moins longtemps autour de son nombril, elle ne fait pas une liste aussi complète de ses pouvoirs (ce dont je suis très reconnaissante à l’auteur !), le style de ce dernier semble s’améliorer, les personnages secondaires me paraissent plus profonds, plus travaillés (notamment Ray, à la fois enthousiasmé par ses pouvoirs, mais aussi dégouté de sa nature de vampire ; à la fois amoureux de Sita, mais également repoussé par son manque d’empathie). La relation entre les deux personnages principaux est quelque peu ambiguë. Ils s’aiment, mais l’un reproche des choses à l’autre, et l’autre ne se prive pas de tourner autour d’autres hommes (je n’arrive toujours pas à m’y faire). C’est ce côté-là de l’héroïne qui m’agace le plus. Bien qu’en couple avec Ray (qu’elle a presque arraché des bras de Pat, rappelons-le), elle s’amuse à séduire l’agent Drake et lui avoue même qu’elle le trouve mignon (quand lui la dit ravissante…). Elle joue même à un jeu sensuel avec Seymour, son autre ami, qui lui, s’est enfin dégotté une copine.
    Pourtant, elle AIME Ray, comme elle n’a jamais aimé depuis 5 000 ans – comme elle dit. Ça me donne l’impression que l’auteur s’acharne à mettre des bâtons dans les roues de tous les couples par l’entremise de Sita. C'est-à-dire, il y a toujours une dimension séductrice chez elle, quel que soit la situation (couple, pas couple, marié, pas marié). Il faut que la personne soit repoussante pour qu’elle ne cherche pas à le draguer – à l’image du grand méchant de cette histoire. Ça fait peut-être partie de son caractère, mais du fait de ses sentiments envers Ray, ça paraît… gratuit. Inutilement et stupidement gratuit. C’est une drôle vision de l’amour.

    Il y a un personnage secondaire que je n’ai absolument pas trouvé crédible : Seymour. Comment peut-il refuser les avances de Sita au profit d’une autre fille et finalement rêver d’elle nue la nuit ? Il y a (encore une fois) une dimension séductrice entre eux qui est tout à fait hors de propos. Et comment peut-il être « radieux » et super content de la voir quand elle l’éjecte brutalement de son lit pour le réveiller ? N’importe qui me faisant ça se prend une bonne raclée, qu’importe le degré d’affection que je lui porte. Non, décidément, ce personnage n’est pas crédible. En fait, il ne sert à rien dans l’histoire. Il aide la protagoniste, mais normalement c’est le rôle de Ray de la soutenir. Il partage son secret, mais à un degré beaucoup moins fort que ce dernier. Il lui apporte de l’affection, de l’amitié (une sorte de « béquille amoureuse »), mais là encore il empiète sur le rôle de Ray. Il apparaît relativement peu – uniquement quand l’héroïne est dans une impasse et ne sait pas quoi faire. Elle qui a 5 000 ans vient demander les conseils d’un p’tit jeune qui s’avère avoir toujours raison. Et c’est très agaçant, les persos qui ont toujours raison…

    Finalement, le plus grand intérêt que j’ai retiré de ces deux livres, ce sont les informations qu’ils donnent sur l’Inde de 3 000 av. J.-C. (lieu et époque de naissance de Sita). Je ne connaissais rien à la religion de ce peuple, et c’est comme ça que j’en ai appris un peu plus sur Vishnou, Krishna et compagnie. Les moments de flash-back où notre héroïne évoque sa jeunesse sont pour moi les plus intéressants, car on sent que l’auteur a fait quelques recherches – ou alors qu’il aime particulièrement cette culture. Il y a même quelques moments philosophiques qui m’ont plu où reviennent ces grandes questions : Krishna est-il Dieu ? Sommes-nous des âmes damnées ? Quel sort nous sera réservé après la mort ? Avons-nous encore une âme ? Sommes-nous encore humains ?

    Je ne pense pas continuer cette série. Peut-être éventuellement que je la prendrai en bibliothèque si je la trouve, mais je n’achèterai pas les livres, c’est certain. Beaucoup trop de défauts m’ont sauté à la figure, même si l’auteur réussi plus ou moins à gérer le suspense et à maintenir de l’action tout du long. C’est vrai qu’il n’y a pas (ou peu) de temps mort, mais l’héroïne m’est antipathique, le scénario est répétitif, et s’il refait un tome basé là-dessus ce sera vraiment très ennuyeux…

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    • Livres 5.00/5
    Par gouelan, aujourd'hui


    Rose de Tatiana de Rosnay

    Nous sommes à l'époque des grands travaux de rénovation de Paris, travaux d'embellissement et de modernité absolument indispensables pour en faire une ville moderne et salubre.

    Rose est née dans cette ville, elle est attachée viscéralement à la maison de son mari Armand. Les évènements majeurs de sa vie se sont déroulés au sein de cette demeure, transmise de père en fils.

    Cette maison est décrite comme un personnage à part entière de la famille; elle est imprégnée des joies et des souffrances de ses hôtes, elle vibre de leurs émotions, chaque pièce rappelle un souvenir.

    Par ses lettres adressées à son mari défunt, Rose raconte le cauchemar qu'elle vit avec la destruction du Paris qu'elle connaissait. Elle se sent comme une étrangère dans cette ville.

    Les hordes d'ouvriers ressemblent à une armée d'hommes armés de pioches et de pelles, avec à leur tête le baron Haussmann et l'Empereur . Paris ressemble à un champ de bataille avec ses avalanches de briques, ses éboulements.
    Ces hommes sont comme des envahisseurs , avides de pouvoir, arrogants, en quête de gloire. Ils démantèlent les existences de ces parisiens qui n'ont d'autre choix que l'exil. Le nouveau Paris ne sera pas pour eux.

    Rose est entourée de personnages attachants et on découvre à travers eux, le Paris d'autrefois, avec ses boutiques et la chaleur humaine de ses occupants.

    À travers ces lettres , elle nous dévoile son secret le plus douloureux, enfui au fond d'elle depuis tant d'années.

    Très beau roman épistolaire, dans lequel on ressent les émotions de ses habitants de ce Paris de 1850 , leur désarroi face aux décisions arbitraires.
    Rose , Alexandrine la fleuriste, et Gilbert le chiffonnier sont attendrissants, ils se comprennent et se respectent, on devine sans en connaitre les détails, qu'ils trainent avec eux un passé douloureux .

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    • Livres 5.00/5
    Par PatLyne, aujourd'hui


    Tempête blanche de Douglas Preston

    Tempête Blanche de Preston & Child est un livre remarquable à bien des égards. L'histoire et l'enquête ou devrais-je dire les enquêtes parallèles auxquelles on doit trouver un lien, font de ce suspense un véritable plaisir littéraire. Jamais on ne se lasse des interventions de l'inspecteur Pendergast. Les personnages d'ailleurs sont impressionnants par leur caractère à la fois complexe et fort. Ils sont attachants. Le lien mystérieux établi et suggéré entre la mort des mineurs et un écrit de Conan Doyle donne une autre dimension au suspense.
    Roaring Fork, au Colorado. Une jeune étudiante, Corrie Swanson, qui enquête sur la mort de onze mineurs dévorés en 1876, dit-on, par un ours mangeur d'homme évite 10 ans de prison grâce à l'inspecteur Pendergast. .Dans le même temps, un pyromane assassine des familles importantes de la région, créant de l'inquiétude dans la population. Pendant son enquête, Pendergast découvre un lien entre la mort des mineurs et un texte de Conan Doyle. Que nous révélera l'enquête? Qui est le pyromane? Lisez Tempête Blanche pour le savoir. Bonne lecture!

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    • Livres 4.00/5
    Par gill, aujourd'hui


    Ville sous globe de Hamilton E.

    Un matin de juin la bombe est tombée sur Middletown.
    Seulement la bombe a raté. Raté ? Est-ce bien sûr ?
    Tout autour de Middletown, la campagne a disparu.
    Des plaines couleur ocre, plates et désertiques, s'étendent jusqu'à l'horizon.
    Le monde extérieur ne répond plus.
    La lumière solaire, rouge, terne, ne réchauffe plus qu'imparfaitement une atmosphère devenue très froide.
    Le jeune physicien Kenniston et son chef Hubble se lancent dans une exploration des alentours de la ville.
    Ils ne tardent pas à découvrir, protégée par un immense globe de verre, une cité qui semble avoir surgi du futur !
    Une seule explication s'impose : au lieu de pulvériser les êtres et les choses, la bombe a pulvérisé le temps et l'espace.
    Middletown a été, avec tous ses habitants, projetée au crépuscule du monde...
    Ce treizième volume de la mythique collection du "Rayon Fantastique" est un excellent roman de science-fiction.
    Son auteur, Edmond Hamilton est un malicieux conteur d'histoires.
    Il semble nous proposer un récit post-apocalyptique assez classique mais dès les premières pages, il brouille les pistes et nous emmène, à travers le temps et l'espace, au gré de sa fantaisie, dans une odyssée originale et passionnante.
    La peinture des personnages n'est pas approfondie.
    Carol, la fiancée de Kenniston est présentée du bout de la plume et leur histoire d'amour, un peu amère, un peu ratée, n'est que tout juste évoquée.
    Mais ce n'est que pour donner plus de force au récit, pour donner du relief à la formidable aventure que va vivre cette ville du Connecticut.
    Au final, "ville sous globe" est un excellent moment de lecture, très classique, sans réel moment de surprise mais qui, pourtant, n'est pas vraiment ce qu'il semble être et tient plus que ses promesses.
    Derrière cette très belle couverture un peu "kitsch", se cache un petit bijou du genre.

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    • Livres 4.00/5
    Par MelM, aujourd'hui


    Pandora Project de Yuna Minhaï Dekebat

    17/20

    Ensaï, catapulté sans aucun souvenir dans une ville hostile, le corps et l'esprit torturés par ce passé qui lui échappe, ce présent terrifiant où de jour en jour il se sent sombrer dans la douleur et la folie, ce futur si incertain. Chaque jour est un supplice auquel il tente d'échapper, sa chair et son âme tourmentées par des souvenirs enfouis qui tentent douloureusement de se frayer un chemin vers son esprit. Dans cette ville dans laquelle il n'est pas le bienvenu, Ensaï va voir sa vie changer. Mais pourra-t-il accepter les découvertes qu'il y fera?
    Heather, à l'aube de sa nouvelle condition de guide de son Clan, dans les Dunes d'Ekkar, subit elle aussi une amnésie soudaine, fragilisant son esprit et l'emmenant à douter d'elle-même. Elle tentera par tous les moyens de faire renaître sa mémoire enfouie, tout en luttant contre la Guerre qui menace d'exploser au sein même de son Clan. Arrivera-t-elle à puiser en elle la force de se souvenir, afin de sauver son peuple?

    Pandora Project est un roman qui sort vraiment de l'ordinaire, alliant un univers fantasy/fantastique dans lequel la magie possède une place privilégiée à un monde dystopique unique. Un univers dans lequel il faut prendre le temps de se plonger, qu'il faut apprendre à "apprivoiser", à comprendre et, par la suite, à aimer. Dès les premières pages, le lecteur est totalement immergé dans cet univers, duquel il ne sait rien, un univers vraiment très riche et unique qui sort vraiment de l'ordinaire et dans lequel on peut donc se sentir un peu perdu au départ. Heureusement, cette sensation n'est que passagère et une fois passées les incertitudes et autres petites incompréhensions, de plus grandes interrogations naissent dans l'esprit du lecteur et la curiosité joue alors un rôle important dans l'addictivité du roman. On prend extrêmement de plaisir à se plonger dans les pages de ce récit riche, magique et passionnant, l'envie d'en savoir plus grandit à fil des pages et ce roman se dévore assez rapidement.

    Un autre des points forts de ce roman réside dans l'écriture de l'auteur. Yuna Minhaï Dekebat possède une plume très riche et néanmoins très poétique, très artistique. L'auteur utilise beaucoup de descriptions, que l'on peut parfois trouver un peu longues, mais qui sont néanmoins nécessaires à l'univers et qui permettent de se plonger entièrement dans celui-ci, de le comprendre et d'avoir au final l'impression de vivre aux côtés des personnages. Comme pour l'univers, une fois le (court) temps d'adaptation passé, la lecture de cette plume devient un vrai régal, les mots glissent presque tout seuls et les pages défilent sous nos mains. De plus, le choix d'utiliser la troisième personne pour la narration, bien qu'un peu déroutant pour moi au début, permet au l'auteur de passer de un personnage à l'auteur, de jongler et donc de donner un maximum d'informations au lecteur, et cela est au final très réussi et très intéressant. Autre point à soulever, l'auteur relève le défi de réussir à narrer aussi bien les scènes de combat, physique ou psychologique, que les scènes plus tendres, d'amitié par exemple.

    Au fil des chapitres, nous apprenons donc à connaître les différents personnages. Ensaï, perdu, sans aucun souvenir, qui débarque dans une ville inconnue et hostile, et qui va néanmoins réapprendre à vivre et à faire confiance. C'est un personnage auquel je ne me suis attachée qu'au fil de la lecture, me paraissant un peu sauvage au début. Son combat pour la mémoire et sa douleur, lorsque celle-ci reprend vie, aussi bien physique qu'émotionnelle m'ont néanmoins touchée et je me suis sentie beaucoup plus proche de lui dans la seconde partie du roman. Au contraire d'Ensaï, je me suis très vite attachée à Heather, en quête elle aussi de certains de ses souvenirs, elle en possède néanmoins assez pour nous apporter des réponses et donc permettre au lecteur d'évoluer plus facilement avec elle au début. Au final, deux personnages très complexes et très approfondis, que j'ai beaucoup aimée et qui m'ont touchée par leurs combats, leur humanité et leurs caractères auxquels on peut s'identifier assez rapidement.
    Au niveau des personnages secondaires, ils ne sont pas en reste, et sont eux aussi approfondis et desquels nous connaissons aussi quelques bribes de passé grâce à de nombreux et très intéressants flash-backs. Ienzo, un Newporter, un Exilé qui tente de survire par tous les moyens mais surtout un personnage au grand cœur qui sait voir le bien chez ceux qui doutent d'eux-mêmes. Un allié de poids pour nos personnages principaux, Ienzo est touchant et émouvant, un superbe personnage. Autre personnage que j'ai beaucoup aimé et que j'aurai aimé connaître plus en profondeur, il s'agit de Nate, un personnage dévoué à Heather, courageux et qui, comme tous les autres personnages secondaires, possède un rôle clé à jouer.

    Un univers riche et passionnant mais aussi et surtout une histoire intrigante, menée d'une main de maître dès les premières pages. Énormément d'interrogations se bousculent dès le début du roman et rendent accro au roman. Les révélations, bien que certaines soient prévisibles, sont néanmoins très intéressantes et en accord avec l'esprit du roman. Le genre fantasy magique prend de plus en plus de place au fil des pages et est très bien mis en place et exploité, avec les descriptions et les explications parfaites pour ne pas se sentir perdu mais au contraire immergé dans l'univers coloré et passionnant que nous livre l'auteur. Le rythme de l'action s'accélère au fil de notre progression dans le récit, les rebondissements succèdent aux éblouissantes découvertes et sont toujours plus nombreux à l'approche de la fin du roman. L'ambiance devient plus sombre, plus oppressante et promet un final plein de retournements de situation.

    La fin est grandiose, pleine de rebondissements, d'action, mais aussi de sentiments en tous genres. L'auteur n'hésite pas à faire des choix difficiles, aussi éprouvant pour le lecteur que pour les personnages. Une fin magistrale, qui remet en questions beaucoup des certitudes des personnages mais qui leur permet aussi d'entrevoir un avenir différent. Une fin qui, bien que dure par certains aspects, est aussi très belle et poignante. J'ai adoré cette fin qui m'a semblé presque apaisante.

    Les +: l'univers riche et unique, l'écriture de l'auteur, l'histoire, les personnages, les rebondissements, le rythme de l'action, les interrogations,...
    Les -: le temps d'adaptation nécessaire au début du roman

    En conclusion, c'est un très bon roman que nous propose ici l'auteur, possédant un univers riche et passionnant, une histoire vraiment très intéressante et prenante, des personnages complexes et approfondis auxquels on s'attache assez rapidement. Une intrigue palpitante et au rythme s'accélérant au fil des pages, énormément d'interrogations, de découvertes, de retournements de situations mais aussi d'émotions, le tout porté admirablement bien par une plume profonde et artistique. Petit bémol vite oublié, le temps d'adaptation nécessaire à l'immersion dans le roman, heureusement le roman se révèle vite à la hauteur.


    Lien : http://story-of-books.blogspot.com/2014/08/chronique-pandora-project-de-yuna....

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    • Livres 0.00/5
    Par Kathlyn, aujourd'hui


    Un avion sans elle de Michel Bussi

    Oui cela a fonctionne sur moi. L'alternance du journal de Grand-Duc avec la realite presente creee un suspense permanent qui rend ce livre assez addictif.
    L'histoire est plutot originale et meme si l-ecriture n'a rien de remarquable, selon l'auteur lui meme ce n'etait pas le but recherche.

    Je ne dirais pas du tout que ce livre est un chef d'oeuvre mais l'auteur a selon moi atteint son objectif de tres bon divertissement.

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    • Livres 3.00/5
    Par omenanteau, aujourd'hui


    Patong Beach, Soleils noirs & nuits blanches de Franck Poupart

    Je suis tellement en phase avec le héros né vers 1964, cadre moyen dans les services, français qui vit le sentiment du déclassement par rapport aux baby boomers, déceptions sentimentales...
    Que je suis très mal placé pour critiquer objectivement.
    J'ai aimé ce héros à la Houelbecq, qui sent une deuxième chance se promettre à lui dans ce pays que je fantasme en secret: la Thaïlande.
    Un bon livre, un bon suspens qui se nourrit de la réalité dramatique de ce pays (déjà 10ans !)
    L'auteur n'est pas un de ces touriste mâle occidental qui ne prend la Thaïlande que pour un bordel géant. Il aime ce pays.
    Bien écrit, pas mal de référence littéraire
    Un bon bouquin qui mérite plus qu'une diffusion confidentielle
    Je suis content d'être le premier à mettre une critique sur ce site
    Bonne chance à ce livre.

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    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, aujourd'hui


    Le Sens du vent de Iain M Banks

    Le sens du vent .

    Ce roman agite un des univers futuristes parmi les plus dépaysant de ceux crées par l'auteur et c’est aussi un des plus réussis parmi ceux du cycle de la Culture .
    La culture est une société ultra futuriste où les intelligences artificielles ont un droits de citoyenneté .

    L'intrigue est assez solide : un refugié d'une belliqueuse civilisation trouve asile dans : « la culture « .
    Il compose une symphonie à la très forte charge symbolique pour sa civilisation d'origine et cela en fait une cible de premier choix pour l'émissaire de ses compatriotes auprès de la Culture .
    Cette symphonie est d'ailleurs dédié au conflit qui fit rage dans : Une forme de guerre ..

    La Culture société hédoniste qui fait grand cas du bien-être et de l'épanouissement de ses ressortissants aurait-elle des choses à se reprocher qui pèseraient sur sa conscience .. ?
    Toute tendant à la perfection qu'elle semble être , possède-t-elle une conscience morale et un sens pratique de l'éthique en action ?
    C’est le thème principale de ce texte , morale et politique , les principes éthique et la réalpolitique des états ...

    Une intrigue incontestablement solide , avec des personnages taillés sur mesure ainsi qu’à la perfection . Des personnage et une intrigue tout à fait à la hauteur de cet univers époustouflant qui désoriente notablement le lecteur .

    La Culture , une civilisation gérée par des IA crédibles est une fois de plus confrontée à un univers étranger et autre .
    La donne idéologique de la Culture quand elle « contacte « une civilisation du dehors , est à nouveau décliné et développé et c'est donc un peu : variation sur un thème .

    L'amateur du thème du contact que je suis à énormément apprécié cette délicieuse ménagerie d'extraterrestres et d'artificiels .
    Les aspects géopolitiques et ceux en rapport avec la culture et la civilisation du bouquin sont délicieux et c'est un de mes meilleurs moments passés en compagnie de bestioles aliens intelligentes ( quelquefois un peu trop pour moi !) ....

    Cette partie du cycle dont les différents tomes peuvent s'appréhender séparément se tient sur un orbital .
    C'est un immense habitat artificiel qui vogue dans l'espace et qui est quasiment une planète artificielle.
    Cet environnement est somptueux et totalement captivant tout simplement .

    Cet aspect est posé de façons crédibles :
    L'auteur nous fait même visiter la tuyauterie et c’est savoureux .
    Les très solides qualités de ce texte ne doivent pas minorer une réalité incontournable : il n'est pas si simple d'embarquer dans cet univers .
    Les thèses géopolitiques et diplomatiques , le caractère ultra futuriste de la civilisation , l'étrange complexité de certaines bestioles ou de certaines IA , les méandres de l’intrigue :
    font que cet univers est difficile d'accès .

    Ce n'est pas que le QI requis pour piger le topo ne soit trop élevé , non on arrive à suivre ...
    Mais c'est plutôt que cette complexité exquise gêne un peu le plaisir . En toute franchise je dois avouer que j'ai surtout apprécié ce roman en relecture ..

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    • Livres 0.00/5
    Par catheia, aujourd'hui


    A tous ceux qui - La Comédie de Saint-Etienne - Le Renard du nord de Noëlle Renaude

    La pièce "A tous ceux qui!" rassemble une famille sur trois générations, un dimanche d'été dans les années 40, c'est à dire au sortir de la guerre. On rencontre d'abord les plus jeunes pour finir avec l'aîné, centenaire.
    La particularité est que chacun va s'exprimer dans un monologue de plus ou moins une page, à tour de rôle, livrant son angoisse, son obsession, son drame intime, sa douleur... On a ainsi au final le point de vue de chacun.
    On sent tout le poids de la guerre et cet héritage si lourd à porter pour revenir peu à peu à la vie. La guerre a laissé des traces et chacun en est marqué à sa façon.
    Le texte est touchant de vérité et d'humanité. A travers leurs seules paroles, les personnages prennent corps, existent, et on s'apitoie sur eux ou bien ils nous agacent.
    Un très beau texte à découvrir!

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    • Livres 0.00/5
    Par tatooa2001, aujourd'hui


    Waylander, Tome 1 de David Gemmell

    Alors, dans ce livre, il y a deux choses agaçantes : et d'une, il y a abus de "deus ex machina" dans ce tome, je suis bien d'accord avec Alfaric. Il serait même laborieux de les énumérer !
    Et de deux, il manque un soupçon d'humour, tout y est ultra-sérieux, or justement ce qui m'avait plu dans Légende et Le roi sur le seuil, c'est l'humour dans les situations désespérées.
    Ici, il n'y en a pas du tout et il m'a manqué cruellement.

    Un peu trop d'action tue l'action, si j'ose dire, surtout quand le héros s'en sort par miracle un peu trop souvent..
    Curieusement, alors que Waylander aurait pu être un personnage à la "Druss", là, il y a un léger ratage. Je n'arrive pas à m'expliquer le fait que je ne m'y suis pas attachée, il me manque quelque chose.
    Gemmell semble avoir voulu décrire un monde dur, des hommes rudes et des temps désespérés, mais du coup, pour moi du moins, c'est "trop" tout ça, sans doute !
    Nous avons un assassin pur et dur, insensible et héroïque dans des situations désespérées dont il se tire grâce aux miracles sus-cités.
    Une pléthore de personnages secondaires fait également qu'on se disperse et qu'on s'y perd un brin, d'autant que ces personnages ne sont guère plus attachants...

    Ceci dit, le livre, du fait de chapitres courts et d'action ininterrompue, se lit vite et facilement, et se laisse lire plutôt agréablement en dépit de ses défauts.
    En fait, dans le genre, on a vu mieux depuis, mais je pense que Gemmell était un précurseur, ici, en matière d'assassin comme héros (je ne sais pas quand il a écrit ce bouquin, mais c'était avant les Vlad Taltos, salauds gentilshommes et autres assassin's creed, ça c'est sûr !).
    En fait il a voulu écrire une genèse à tout ce qui suit, son "Légende" (curieusement d'écriture antérieure mais plus réussi), mais il a voulu trop en mettre, du moins c'est l'impression que ça donne vu d'ici, et ça donne un bouquin un peu plus brouillon et moins concis que Légende.

    Ma note : 3,5 (4 sur Babelio).

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    • Livres 0.00/5
    Par didier1964, aujourd'hui


    Eloge de l'énergie vagabonde de Sylvain Tesson

    Un mélange d'aventure et de réflexions philosophiques, personnellement j'ai adoré !

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    • Livres 5.00/5
    Par pilou62200, aujourd'hui


    Le Grand Meaulnes de Alain-Fournier


    Le grand Meaulnes est un livre extraordinaire : il nous fait pénétrer dans le monde merveilleux des rêves de notre jeunesse. Il nous emmène, nous transporte dans nos espoirs de jeunesse les plus profonds : ceux de l'inconscience et de l'amour pur.

    En décrivant l'histoire d'un premier amour qui ne se concrétisera jamais, il nous laisse sur des regrets éternels....

    Mais que ce livre est beau !

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    • Livres 5.00/5
    Par darko, aujourd'hui


    My little Pony, tome 1 : Le retour de la reine Chrysalis, 1ère partie de Katie Cook

    Une pépite d'humour décalé, totalement barge !
    Je me suis régalée à la lecture de ce premier tome.
    Il faut bien regarder dans tout les recoins des planques, le moindre détail est parfait et les références sont légions !
    Je vais très vite lire la suite !

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    • Livres 5.00/5
    Par kathel, aujourd'hui


    Une terre d'ombre de Ron Rash

    Le vallon où habitent Laurel et son frère Hank, est sombre et humide, mais c’est là que leurs parents ont installé une petite ferme, bien des années auparavant. Quoique les habitants de la petite ville toute proche considèrent Laurel comme une sorcière, parce qu’elle porte une tache de naissance, les deux jeunes gens se soutiennent mutuellement, et courageusement, d’autant que Hank est rentré de la Première guerre mondiale avec un seul bras. Ce qui n’empêche pas Laurel de ressentir la solitude du lieu plus fortement que son frère, et de regretter de n’avoir pu poursuivre ses études. Jusqu’au jour où un homme se réfugie dans le vallon. Il est muet, certes, mais joue tellement bien de la flûte, et surtout il la considère comme la jeune femme séduisante qu’elle est, si bien que Laurel sent son cœur fondre. Mais si vous connaissez Ron Rash, vous saurez que nous ne sommes pas dans une version début de siècle de « L’amour est dans le pré »…
    Quel magnifique roman ! Ça faisait un moment que je ne m’étais pas arrêtée au milieu d’un roman pour reprendre mon souffle après de beaux passages, pour les digérer, et en même temps pour ne pas aller trop vite, et depuis, je suis en attente d’un autre livre avec une atmosphère aussi prenante et de personnages aussi forts. Et puis tout n’est pas livré d’un coup, l’histoire se dévoile petit à petit, c’est un grand plaisir de lecture.
    C’est le quatrième roman de cet auteur que je lis et je suis vraiment en admiration devant ce dernier ! J’ai encore des nouvelles en VO en attente et je suis sûre de les aimer.


    Lien : http://lettresexpres.wordpress.com/2014/08/22/ron-rash-une-terre-dombre/

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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, aujourd'hui


    La reine des pommes de Chester Himes

    La Reine Des Pommes, comment vous dire ? Imaginez : c'est un peu comme si vous étiez à bord d'un drôle de corbillard noir lancé à vive allure dans le populeux marché du Harlem des années 1950.

    Laissez-moi d'abord vous parler des personnages de ce roman qui sont tellement attachants qu'on a peine à les voir malmenés. Jackson, d'abord, un rondouillard un brin trop crédule, bonne pâte, mais un peu trop maladroit pour se frotter aux caïds de Harlem.

    Ensuite, son frère (jumeau dans l'histoire mais tellement différent de caractère qu'il ne peut être que faux jumeau), nommé Goldy, qui passe ses journées déguisé en mère de charité à vendre des billets pour le ciel, indic à ses heures perdues, plutôt malin et déluré.

    Il y a aussi Imabelle, beaucoup trop belle et maligne pour être simplement la poule de Jackson. Ajoutez encore deux inspecteurs, aimables comme des fils de fer barbelés, versions noires de l'inspecteur Harry, canardeurs patibulaires et mal embouchés, les inévitables Cercueil et Fossoyeur, personnages récurrents des romans de Chester Himes.

    Mais La Reine Des Pommes, c'est aussi un pasteur à mourir de rire, un croque-mort radin, des voyous toujours prêts à trancher des gorges, des maquerelles travesties, bref, les ingrédients essentiels pour un bon petit cocktail explosif.

    Chester Himes nous fait vivre le Harlem de cette époque à fond de train dans un style parfois proche du burlesque mais toujours suffisamment fort et juste pour nous faire sentir tant la violence que la misère et la condition noire de ce New-York-là.

    Vous ne vous ennuierez pas une seconde, la description très cinématographique et la construction temporelle de la seconde partie peut faire penser et/ou avoir inspiré des films plus récents comme Jackie Brown de Quentin Tarantino.

    Bien sûr, il faut un peu aimer ce genre d'intrigues, mais ce n'est pas une littérature spécifiquement dévolue aux inconditionnels du roman noir ou policier (peut-être même que les aficionados du polar trouveront à redire avec tel bouquin plus ceci, tel auteur plus cela, mais il demeure, à mon avis, un bon roman, haletant et très agréable à lire).

    Ces considérations étant à prendre dans leur jus puisqu'en matière de pommes, je ne suis peut-être pas la reine mais j'en connais un rayon et que donc, cet avis ne signifie-t-il peut-être pas grand-chose.

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