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    • Livres 0.00/5
    Par fx131, aujourd'hui


    Coyote attend de Tony Hillerman

    L'un des meilleurs Hillerman devenu un classique .
    Pourtant ici il ne se passe pas grand chose , le rythme est lent , et malgré cela ce roman est un bijou.
    Oui c'est un faux polar , comme pratiquement tout les livres de Hillerman.
    Il préfére l'intrigue psychologique , le rappel des coutumes indiennes qui disparaissent , ect.
    On peut ne pas adhérer au style de ce roman , mais force est de constater qu'il s'agit d'un opus majeur qui met la concurence trés loin.
    Il y a une intelligence dans l'écriture d'Hillerman que l'on ne trouve pas ailleurs .
    Sa voix est singuliére et brillante .
    Et ce livre est magnifique .

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    • Livres 0.00/5
    Par Laviniaa, aujourd'hui


    ENTRE FRERES DE SANG de ERNST VON HAFFNER

    Les Frères de sang vivent tant bien que mal à Berlin. Des adolescents de seize à dix-neuf ans, presque tous enfuis de l'Assistance, ce sont des gamins paumés, affamés, désespérés. Heureusement, ensemble on est plus forts. Alors ils essaient tant bien que mal de gagner quelques sous, de se trouver une chambre pour la nuit. Certains tournent mal, d'autres résistent et s'en tiennent à leurs convictions, quitte à retomber plus bas quelques temps. C'est la misère profonde.. mais est-il réellement possible d'en sortir?

    Ce roman a été écrit en 1932 et, paraît-il, décrit parfaitement la situation de milliers de jeunes en Allemagne à l'époque. Des gamins nés pendant ou après la première guerre mondiale, orphelins ou presque, abandonnés de tous en tout cas. L'état les enferme jusqu'à leur vingt-et-un ans et les envoie ensuite pointer au chômage. Malheureusement, peu supporte cet enfermement et beaucoup finissent par s'échapper. Mais pour quoi? Pour finir à trainer dans la rue, à vendre ses propres vêtements pour trouver une paillasse pour la nuit, vendre son corps même pour acheter un petit pain rassis et ne pas mourir de faim. C'est d'une intensité réelle et malsaine, d'une vérité déplaisante et effrayante. En lisant ce roman, on ne peut qu'avoir froid dans le dos, le destin de ces adolescents est tellement horrible qu'on préférerait presque fermer les yeux et oublier que ça s'est réellement passé, ou presque.

    J'ai été très étonnée par la modernité de l'écriture et du ton utilisé. Malgré un certain classicisme et une narration à la troisième personne, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Je ne dirais pas que je me suis profondément attachée à chacun, ne fut-ce que parce qu'on n'apprend pas réellement à les connaître, on suit plutôt les personnages tels qu'ils sont là sur le moment, sur leurs actes et sur leurs moyens de survie. On s'émeut, on s'attriste néanmoins, même si c'est plutôt pour toute cette génération perdue.

    C'est le genre de texte à lire, le genre de texte qui vous trotte en tête et qu'on n'oublie jamais réellement. Ce n'est pas un roman sentimental, pas un roman personnel, pas un roman sensationnel.. Juste la vérité crue, sans artifices. A lire, pour ne pas oublier, pour ne pas les oublier.


    Lien : http://mamantitou.blogspot.be/2014/10/entre-freres-de-sang-dernst-haffner.html

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    • Livres 0.00/5
    Par fx131, aujourd'hui


    Le Vent sombre de Tony Hillerman

    Hillerman est lui aussi l'un des auteurs qui prouvent le niveau d'excellence du roman de genre américain.
    Ces polars qui mettent en scéne des indiens sont des bijous.
    A l'image de celui ci qui mélent une histoire de meurtre et une étude sociologique .
    La psychologie des personnages est l'un des points essentiels chez Hillerman et particuliérement dans cet opus .
    On à ici une histoire d'une profondeur rare , intelligente , avec un suspense trés bien construit .
    Tout ce qu'il faut pour un grand polar , ce que ce trés bon opus est sans aucun doute .
    Brillant .

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    • Livres 5.00/5
    Par moertzombreur, aujourd'hui


    Luz ou le Temps sauvage de Elsa Osorio

    A veinte años, Luz
    Luz arrive à Madrid avec Ramiro et son fils, elle fixe un rendez-vous à un homme ; elle lui raconte son histoire... «Sur le chemin de ses souvenirs elle était arrivée à l'entrée d'un couloir sombre (...) ». La première partie revient sur l'année 1976, la dictature règne en Argentine : enlèvements, tortures, disparitions, assassinats arbitraires, tout cela s'exerçant en toute impunité par les castes aisées de la junte militaire. Dans la deuxième partie, c'est la période trouble de l'après dictature, tandis que la plupart des criminels sont absous, un mouvement courageux - les Grand-Mères de la Place de Mai - manifeste sa volonté de faire toute la lumière sur le destin des membres de leur famille qui ont disparus. La troisième partie revient aux années 95-98, cette partie-là est plus centrée sur l'enquête proprement dite, comment Luz parvient à remettre ensemble les chaînons manquants de son existence, « il y avait un vide, un manque de quelque chose que je ne connaissais pas. Comme la peur quand il n'y a pas de danger précis. Quelque chose d'informe qui me guette tout le temps », elle y met toute son énergie afin de ne pas se perdre et découvrir
    enfin qui elle est. La narration s'attache à raconter les origines de Luz, l'histoire des différents acteurs de son destin tragique, comme un exemple sublimé de l'histoire de tout un pays. Le récit est construit, par des retours dans le passé, alternant le point de vue des différents acteurs, à la première ou à la troisième personne, l'italique servant aux commentaires de Luz et de Carlos durant la relation qu'elle est en train de lui faire. Le roman voit intervenir différents couples dont les agissements nous font découvrir un large spectre de la nature humaine, du plus ignoble au plus honorable, l'écriture d'Osorio est toute simple, sans pathos, elle dégage une émotion d'une force qui emporte complètement le lecteur. Lire ce livre c'est comme se pencher sur une abîme de ténèbres qui nous paraît sans fond, on y plonge, s'enfonçant dans une horreur insoutenable, et soudain une petite lumière remonte vers nous, elle nous prend par la main et nous ramène vers la surface. On referme ce livre heureux mais la gorge serrée, les garçons ne pleurent pas ? C'est bien connu, mais c'est des conneries...

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    • Livres 5.00/5
    Par moertzombreur, aujourd'hui


    Lone Sloane les 6 voyages de Lone Sloane de Collectif

    L'extraordinaire univers de Lone Sloane
    Le Trône du Dieu Noir – Les Îles du vent sauvage – Rose – Torquedra Varenkor – Le Pont sur les étoiles – Ô Sidarta – Terre.

    La mise en page alterne un agencement classique des cases avec des pages complètement « ouvertes », où le dessin déborde et s'organise vers un vertige. « Pour nous, professionnels, Druillet a fait exploser le récit illustré et l'a fait sortir du cadre étroit de ses petites cases. Les échos de cette explosion ne sont pas près de s'éteindre », comme le dit René Goscinny dans sa préface.
    L'architecture spatiale des vaisseaux, ainsi que celle des univers étranges rencontrés, sont dans une démesure surhumaine, des sculptures démoniaques ou divines, sont d'inspiration orientale et paraissent antiques dans leur minéralité luisante. La couleur est parfois psychédélique ou bien d'une noirceur inquiétante. Les cases sont travaillées et liées à leur contenu par une stylisation de leurs bordures, il y a des pleines pages organisées autour d'une symétrie. L'encrage, et notamment la figure de Lone Sloane, se fait plus épais, plus carré, on découvre aussi l'explication de ses yeux rouges, un éclair de folie. Et toujours les références à Lovecraft (un exemple dans le premier voyage : sa rencontre avec « celui qui cherche »). Après un voyage insolite sur un trône de pierre, Lone Sloane se retrouve à nouveau dans la position du « misérable maillon » face à des enjeux où le combat se déroule entre des entités divines et cosmiques. Druillet utilise pour la première fois des doubles pages que l'on doit lire en inclinant la BD sur la tranche, il utilise aussi des références classiques de la SF en parlant de robotique et d'un vaisseau mi-orgue dirigé par une I.A. prénommée Rose. La vision la plus titanesque des voyages est celle de cette « muraille » ancrée sur des étoiles où l'attend une épreuve de plus qui lui permet de se dépouiller de ses souillures, il y rencontre aussi un extraordinaire Dragon de l'éther qui lui permet de retrouver son vaisseau Ô Sidarta, la dernière histoire est d'un délire encore plus grand, laissant déjà entrevoir la folie graphique qui anime Urm le Fou ou Vuzz... Cela annonce aussi l'aventure suivante qui se tiendra sur la planète Delirius, « au sein d'un carnaval d'enfer et de folie, une longue saga où la mort guette à
    chaque instant ».

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    • Livres 3.00/5
    Par moertzombreur, aujourd'hui


    La valse oubliée. de Anne Enright

    The Forgotten Waltz
    Gina nous raconte l'histoire d'un adultère. L'écriture est étonnante, elle se raconte à la première personne, avec beaucoup d'humour et une brutalité franche dans la manière dont elle relate les événements, de tout ce qu'elle peut ressentir au moment de les vivre, tout en les contrastant en permanence avec son ressenti actuel. Ce mélange de détachement et d'ironie, est un masque qui s'effrite peu à peu, derrière se tient une compassion fébrile, une fragilité poignante, mais aussi des explosions de rage froide, de solitude impatiente, qui la rende parfois un peu antipathique, mais tellement humaine au fond. La texture du récit est particulière, les phrases forment un patchwork, mélange d'émotions fugitives et de perceptions du temps, de paysages, de petites phrases ou attitudes. Cette mosaïque narrative donne un rythme particulier, les minuscules détails s'accumulant, la relation de petites phrases cinglantes, la crudité de certaines descriptions, tout cela fait qu'on oscille entre rire et larme. L'auteur parvient ainsi à transformer une tranche de vie banale en une expérience de lecture très vivante, une part de vérité brille au détour d'une phrase,
    et vous surprend. On se rend compte peu à peu que le court prologue est comme un instantané de toute l'histoire qui nous est racontée, et peu à peu, à mesure que les pensées de Gina nous relate précisément celle-ci, par petites touches, la tension dramatique monte, une série de flashs puis un fondu au noir...
    Petit Jeu Chaque chapitre porte le nom d'une chanson, essayez donc de retrouver les interprètes originaux, mon score : 3 sur 19... je suis trop nul !
    There will be peace in the valley - Love is like a cigarette - Sunny Afternoon - will you love me tomorrow - Too-Ra-Loo-Ra-Loo-Ral (Thats An Irish Lullaby) - In these shoes ? - Secret love - Kiss me honey, honey kiss me - The Shoop shoop song (It's in his kiss) - Dance me to the end of love - Ev'ry time we say goodbye - Crying in the chapel - how can I be sure - stop ! in the name of love - money (that's what I want) - save the last dance for me - Paper roses - knocking on Heavens Door - the things we do for love.

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    • Livres 4.00/5
    Par moertzombreur, aujourd'hui


    Loane Sloane, l'intégrale (coffret 4 volumes) de Phillipe Druillet

    Une aventure de Lone Sloane parue en 1966, rééditée en 1977 aux Humanos avec une courte histoire surraliste écrite par Michel Demuth et une courte aventure, Nova, publiée dans Pilote en 1974. NE FIGURANT PAS DANS CE COFFRET (ouah le tricheur, direz-vous ? m'en balance complètement)
    Cette première aventure de Lone Sloane est un conte de fées sous acides, la plume de Druillet est trempée dans une encre verdâtre, et le récit débute au milieu "des bordels galactiques rutilants de métaux étranges et souillés d'alcools insolites", et se poursuit comme un western classique peuplé de créatures barrées, piquantes, cornues, pointues, mi-aquatiques où la police locale est composée de simili-zombies. Lone Sloane se retrouve piégé par un drôle d'individu, ainsi débute une longue quête dans les souterrains humides d'une citadelle magique où il rencontre un Golem et une Momie géante... Le trait est assez épuré, peu de décors, bien que certaines architectures gigantesques commencent à poindre, des "idoles grimaçantes", mais elles n'envahissent pas encore l'ensemble d'une page. Vient ensuite l'exploration spatiale, dans de
    "grands vaisseaux ailés qui traversent les espaces noirs, messagers de peuplades mythiques d'outre-ciel constructeurs de titanesques cités balsatiques", Druillet est manifestement sous l'influence d'un Lovecraft halluciné et rampant, où nous rencontrons un vaisseau fantôme peuplé de créatures arachnoïdes. Sloane doit délivrer "la fille des dieux des mains du Maudit. Elle détient une puissance cosmique que ce roi veut employer contre l'univers". La dernière épreuve nous plonge dans les royaumes souterrains de Gorth dont l'unique entrée est la bouche d'un Dieu Mort. S'y déploie,
    graphiquement, un thème récurrent chez Druillet, le gigantisme de temples souillés, où résonnent des "chants barbares" et d'innombrables processions" de créatures horrifiques, Sloane y est attendue par une entité hypnotique et insatiable, dans une chambre nuptiale...
    Une petite nouvelle complète ce volume. "Nova (...) vogue dans l'univers offrant ses flancs vieillis aux brûlures de mille soleils. Dans son ventre encore puissant, Sloane le rénégat aux yeux rouges, entouré de ses loups; guette sa proie". Mais cette dernière est une masse gazeuse de nature inconnue, et elle a très faim, ce huis-clos en forme de slasher donne à Druillet l'occasion de déployer sa graphie hallucinée, unique, protéiforme, ses couleurs sales bleues verdâtres où brillent parfois des teintes rouges orangées inquiétantes. "L'ombre du pirate aux yeux rouges s'étend à nouveau sur toute la galaxie..." et nous ne manquerons pas de reparler de ses aventures.
    citations de Maxim Jakubowski et Druillet

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    • Livres 3.00/5
    Par marina53, aujourd'hui


    Les liens du sang de Thomas-H Cook

    David et Diana, deux enfants élevés sous une dictature, celle du Vieux. Despote, schizophrène, paranoïaque, trouvant refuge dans les livres et en récitant sans cesse des extraits, piètre écrivain reniant la qualité des autres, il n'aura de cesse de martyriser ses enfants, surtout David, le bon à rien, l'incapable. Pourtant, tous les deux ont réussi dans la vie. Elle, est mariée à Mark, brillant spécialiste en génétique tandis que lui est devenu avocat, certes dans de moindres affaires. Mais il est heureux ainsi, marié et papa d'une ado. Seulement les choses ont mal tourné. Depuis le jour où Jacob, le fils de Diana et Mark, a été retrouvé noyé dans le lac, face à leur maison. Lui-même malade, personne ne comprend comment il a pu aller jusque là. Aussi, lorsque le verdict est tombé selon lequel le jeune garçon se serait noyé accidentellement, sa maman n'en croit pas un mot. Séparé de son mari depuis cet accident, elle le soupçonne d'en être le responsable. Prise dans le tourbillon de révéler la vérité, elle sombrera peu à peu et son comportement devenu étrange inquiétera son entourage...

    Dès le début du roman, l'on retrouve Dave face à l'inspecteur Petrie, sans savoir pourquoi il est en garde à vue. Mais il n'a d'autre choix que de se livrer. Raconter ce qu'il s'est passé mais par où commencer? Petit à petit, le jeune homme raconte son enfance bafouée avec le Vieux, obsédé par les livres, les tourments, les blessures, les crises de démence et les humiliations. Marqués au fer rouge, Diana et Dave, s'en sortiront quand même. Pourtant, l'on ressent chez eux une certaine fragilité qui s'accentuera au fil des pages, notamment dans le comportement de cette dernière. La tension est palpable dès les premières pages et l'on est vite plongé dans le récit tourmenté que livre le jeune homme. Thomas H. Cook nous fait douter de la véracité de ce témoignage tant Dave semble lui-même instable. Alternant la confession face au policier et les souvenirs si marquants, ce roman à l'ambiance oppressante met en lumière cette folie.

    Les liens du sang... indéfectibles...

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    • Livres 4.00/5
    Par moertzombreur, aujourd'hui


    L'incluse de Billy Cowie

    foetus in foetu
    Milan est violoniste, il vit à Londres, un matin, alors qu’il se réveille en compagnie d'une amie, il perçoit les mesures d'une symphonie de Beethoven, cela semble provenir de l'intérieur de son corps. Des radios établissent, à sa grande stupéfaction, un diagnostic, étonnant mais pas rare, de gémellité fusionnée. Lors de son propre développement dans le ventre de sa mère, un second ovule fécondé a été pris dans son propre embryon en l'incorporant totalement en son sein. Milan prend conscience, qu'il porte en lui sa propre soeur jumelle depuis 42 ans, et la nomme aussitôt Roma. Une séparation n'étant pas viable pour sa soeur, leur système sanguin étant étroitement interdépendant, les interrogations de Milan se multiplient sur ce que peut bien ressentir sa soeur.
    L'affaire ayant éclatée dans les médias, Milan rompt avec ses médecins pour se consacrer entièrement à Roma, une psychologue et une éducatrice pour polyhandicapés lui expliquent que les sons atténués venant du monde extérieur, les sons provenant de son propre organisme et les composés chimiques venant de son alimentation, ont été la seule compagnie de sa sœur (Roma aime tout
    particulièrement l’alcool, le chocolat et la cigarette !). En suivant leurs conseils il va établir un procédé, à base de morse, pour communiquer avec elle, à l'aide d'une ceinture munie d'une plaque de métal et de dés à coudre, utilisant la musique en première approche, un dialogue s'engage qui va bouleverser son quotidien et ses relations amoureuses, sans compter qu’il doit se remettre à fumer !
    Il y a beaucoup d'amour et de tendresse dans cette relation qui se construit peu à peu, les dialogues sont savoureux, le sujet évoqué est étrange mais jamais glauque, il ouvre une interrogation philosophique vraiment intéressante tout en se lisant comme un conte. Le lexique de Roma se développant, associant un texte en morse à des mots prononcés (à l'aide de nouvelles ceintures) son langage s'enrichit à vue d'oeil, ses connaissances étonnent Milan autant que ses lacunes encore immenses, elle compose de la musique, ils jouent ensemble, elle corrige même un de ses élèves. Le passage où Milan commence à lui lire "Le coeur est un chasseur solitaire" de Carson McCullers, s'arrêtant pour lui expliquer la signification de chaque mot et expressions du titre, dégage une émotion très forte. Un grand merci à ma mère qui m’a fait découvrir ce titre, alors que j’allais passer complètement à côté.

    SPOILER CI-DESSOUS !!!!
    "Milan marche au hasard dans le soir tombant. Il tape sur sa hanche instinctivement. (...) il sent, quelque part, que plus jamais il ne saura aimer la musique. Que ce n'était pas vraiment lui qui l'affectionnait. Il n'a jamais été qu'un musicien de paille."

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    • Livres 5.00/5
    Par moertzombreur, aujourd'hui


    Little Nemo de Winsor Mac Cay

    Little Nemo in Slumberland
    Winsor McCay a publié Little Nemo in Slumberland, de manière hebdomadaire, de 1905 à 1914, et quelques résurgences dans les années 20 et 30. La première particularité de ces aventures est qu'elles se terminent toujours de la même manière : le réveil brutal de Nemo, suite à un cauchemar, ses parents sont là ou hors champ, lui reprochant sa gloutonnerie, ou bien, le petit garçon, qui doit avoir sept ans environs, tombe de son lit. La deuxième caractéristique étant que chaque aventure tient sur une seule page, peut être lu indépendamment des autres, du fait de la publication hebdomadaire dans la presse, en noir et blanc, ou en couleur pour les pages dominicales. Mais le génie de McCay est de construire un ensemble cohérent, l'univers onirique de Slumberland se dévoilant peu à peu au fil des histoires, il est aussi potentiellement interminable, les pitoyables tentatives d'adaptation étant d'emblée vouées à l'échec, car en essayant de circonvenir ces aventures, on fabrique une histoire fermée, close sur elle-même, avec un début et une fin, alors que le principe innervant de la série est justement de proposer toujours la même fin, l'aventure onirique ne pouvant se poursuivre qu'en se renouvelant sans cesse, dans une reconduction qui n'a pas de fin. Par ailleurs il est intéressant de faire un parallèle avec une publication presque contemporaine : L'interprétation des rêves de Freud, où le rêve est analysé comme étant l'accomplissement d'un désir, et donc un révélateur de notre être, de nos possibilités et de nos capacités à changer. La part sombre du rêveur, et parfois sa violence, s'exprime dans l'impalpable du sommeil, même si elle est bel et bien représentée par le trait précis et génial de McCay. On assiste aussi à
    une modification de la grammaire narrative, les commentaires en dessous des cases disparaissent, laissant les dialogues dans les bulles.
    Cela débute simplement : le Roi Morphée, qui règne sur le Pays du Sommeil (traduction littérale de Slumberland) va envoyer des émissaires afin de convier Little Nemo en son royaume où sa fille réclame sa présence. L'effet de répétition est assez cocasse, les émissaires se ressemblent tous, tout en étant différant à chaque fois. Chaque aventure est d'une inventivité surprenante, visuellement et graphiquement très novateurs, les décors sont
    somptueux, avant de révéler, souvent, leur dangerosité, l'angoisse étant le moteur du rêve, facteur de sa mobilité mais aussi d'une accélération intrinsèque qui provoque son propre effondrement, se terminant souvent par une chute, une mort violente, et qui donne lieu, en dernière case, à un réveil souvent ébouriffé ! Et puis de nouveaux personnages récurrents font leur apparition, notamment celui de Flip, tantôt ennemi, tantôt ami de Nemo, un « renard » détesté de tous, cigare au bec et la langue acerbe et bien pendue.
    Le talent de McCay est resté méconnu de son vivant, pionnier de l’animation, il aurait pu avoir le destin d’un Disney ou d’un Tezuka.

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    • Livres 5.00/5
    Par moertzombreur, aujourd'hui


    Le démon des glaces de Jacques Tardi

    Avec cet BD, Tardi rend un bel hommage à l'univers de Jules Verne et d'Edgar Allan Poe. On pense pour ce dernier aux Aventures d'Arthur Gordon Pym, elles-mêmes vampirisées par le premier dans son Sphynx des glaces. L'histoire est dans la veine des romans d'aventures du XIXeme, et le traitement graphique s'inspire des gravures de cette époque. Même si le trait est plus fin, le style de Tardi s'exprime pleinement dans la représentation des personnages principaux, des trognes incroyables mais, pour certaines, taillées à la serpe ; de plus les aventures se teintent d'une loufoquerie que l'on retrouvera dans les Aventures d'Adèle Blanc-Sec, où d'ailleurs les protagonistes referont une apparition fracassante et létale.
    L'action se situe vers le cercle polaire, regroupant de nombreux thèmes évoqués dans les romans de Jules Verne. Un mystère plane autour d'un navire pris dans un iceberg, notre jeune héros enquête sur la disparition de son oncle. La représentation graphique imite à merveille celle des romans illustrés de l'époque, la mise en page s'organise afin de renforcer cette impression, les cases sont d'un grand format, l'utilisation des arrondies donnent un
    petit côté rétro, les textes sont parfois disposés au-dessus de tryptiques placés sur une seule page. La représentation de machineries gigantesques, ainsi que les nombreux engins un peu futuristes mais très XIXeme dans leur représentation, préfigurent le courant steampunk, un genre à part dans la SF. Mais l'écriture de Tardi, son mordant critique, son ironie et sa noirceur, s'exprime complètement dans les dialogues ou les commentaires, le chapitrage donne aussi un rythme particulier à la narration. Ici les savants sont une menace et leur savoir est entièrement au service de
    projets mégalomanes. On peut sentir à la fois l'amour de Tardi pour les récits d'aventures de Jules Verne, mais le bonhomme ne peut s'empêcher de grossir le trait et de s'en amuser aussi en utilisant la caricature que ce soit dans les ficelles scénaristiques ou dans son dessin.
    Voici un autre titre découvert, il y a fort longtemps, dans la collection Histoires fantastiques de Dargaud.

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    • Livres 4.00/5
    Par moertzombreur, aujourd'hui


    Mystérieuse, matin, midi et soir de Jean-Claude Forest

    L'Île Pourquoi
    Avec ce titre énigmatique, est-ce d'une femme dont parle Jean-Claude Forest ? presque, en fait il s'agit d'une île - en hommage à l'Île Mystérieuse de Jule Verne - où nous allons suivre les aventures fantastiques d'un groupe d'aventuriers, ces derniers la nomme l'Île Pourquoi, parce qu'elle a l'exacte forme d'un point d'interrogation. Les récits de science-fiction de Forest ont un charme particulier, son trait est immédiatement reconnaissable, la finesse de son humour, son bestiaire et sa poésie nous transportent complétement dans un "ailleurs" qui nous semble pourtant familier. L'invention de l'Arbre Minuit, est tout simplement génial, cet arbre, labyrinthe gigantesque, devient un micro-monde à lui tout-seul, l'incarnation d'un fantasme de gosse. Forest s'amuse à parodier le roman de Verne, tout en respectant sa trame classique, les pirates y sont aussi présents ainsi qu'un personnage qui remplace celui de Nemo de manière surprenante, cet ange protecteur de nos aventuriers tisse un lien avec autre ouvrage (cultissime) de Forest, et certains d'entre eux se retrouveront d'ailleurs dans une autre série, dont la dinguerie m'enchante : Hypocrite. D'abord découvert dans l'excellente collection Histoires Fantastiques chez Dargaud, mais dans une version colorisée ignoble - sauf si on est un inconditionnel du vintage seventies - on a maintenant la chance de pouvoir relire ce titre dans la collection Éperluette de L'Association, retour au noir et blanc, ouf, et dans la version définitive de l'auteur et dans un format différent.

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    • Livres 5.00/5
    Par moertzombreur, aujourd'hui


    Oeuvres complètes de Henri Michaux

    C'est l'expérience d'un « buveur d'eau »
    H.M. ne cherche pas à échapper à l'angoisse, il se consacre à l'exploration de l'univers que lui a révélé l'usage des drogues. Sa quête porte sur les conditions de la pensée, les moyens propres à l'exprimer, quitte à plonger dans les ressacs inexplorés de l'esprit.
    Les livres sont des descriptions des effets de la drogue, myriades d'images intenses qui disloquent le corps et le monde. La mescaline est une expérience de la folie, un « mécanisme d'infinité » absolument bon ou terriblement mauvais, une exploration des possibilités de la pensée et une tentative de retranscription. Les mots tentent de suivre systématiquement les effets de la drogue sur la conscience, d'en éprouver l'étendue, les ressources et les limites. Cette introspection se fait en une notation au fur et à mesure des prises de mescaline, sur le papier, des avatars et de nombreuses tribulations s'inscrivent de manière heurtée, disloquée, les mots s'écroulent parfois en d'incompréhensibles gribouillis. Les dessins sont d'« innombrables lignes fines, parallèles, serrées les unes contre les autres avec un axe de symétrie principal et des répétitions sans fin ».
    Accélération de la vitesse mentale, surabondance qui gonfle les phénomènes (images, pensées, impulsions), caractérisent la modification essentielle de la mescaline ; mécanisme qui «exclut la conscience du sentiment, pour l'exprimer» en une longue descente dans des gouffres aux luminosités blanches et aveuglantes, sensations de faim violentes aussitôt disparues, invasions de couleurs, poussées d'architectures chaotiques, grimaces, ruines, montagnes, minarets, sensation de n'être plus qu'une ligne, une amplification des bruits – le moindre froissement assomme les
    tympans : « c'est une vibration énorme, multiple, fine, polymorphe et effroyable qui semble ne devoir plus jamais finir ». La conscience est décapée avec violence, la surabondance des stimulis et la dislocation de l'esprit sont comparables à celles dont souffrent les schizophrènes.
    Une erreur de dosage ouvre le cauchemar, désagrément multiplié par le caractère d'infinité de la mescaline. Une « petite mort » vécue des centaines et des centaines de fois, imagination annulée, diminuée dans des explosions de feu, entre sérénité et turbulence. Sans aucun prodige, l'expérience de la mescaline peut conduire à un long glissement dans un gouffre broyeur, un grand froid qui « désensualise l'image ». La vulnérabilité de l'humain, sa porosité au contact de l'infini, est comme une nostalgie de fœtus, un souvenir d'une provenance visqueuse et transformeuse ; au bord de l'insoupçonné et d'une démesure inattendue, reste, parfois, une tension vers l'extase. L'existence est absurde, désespérément on y cherche quelque chose, sans trop savoir ce que c'est exactement, quand on le trouve enfin, tout s'éclaircit : on est dans un abîme où l'on ne finit plus de tomber ; avec le vertige rien à quoi se raccrocher, impossible de se ramasser, on tombe sans même pouvoir arrêter de respirer.

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    • Livres 5.00/5
    Par moertzombreur, aujourd'hui


    Lettre morte de Linda Lê

    "l'Autre est déjà mort et pèse sur moi comme l'obsession de la mort"
    (Maurice Blanchot)
    C'est un long monologue ininterrompu adressé à un ami, c'est un long sanglot gorgé de remords, c'est une lettre poignante d'une fille à son père, à ce vieillard « qui attend la visite de sa fille devant un thé triste », et qui ne vit plus désormais pour elle qu'à travers ses lettres précieuses qu'il lui avait adressé. Et toujours elle les relit, et toujours elle retourne dans cette maison près de ce cours d'eau, sous cette pluie chaude, ces choses simples que son père aimait par-dessus tout. Mais ce deuil terrible inverse l'équilibre de la vie : elle est morte et il vit, en elle, comme un vampire. Cette identification est épuisante et passe à travers tous les sens. Pourtant c'est notre sensibilité de vivant qui fait de nous des êtres ayant besoin de sentir les contrastes de la sensation, en nous faisant toujours redouter le pire. Et ce regret de n'avoir aucune image de la mort de son père « pour nourrir ma mémoire ». « Sais-tu (…) que les morts laissent leur image sur notre rétine et qu'à travers ce voile nous ne voyons plus le monde de la même manière ? ».
    La mort est comme extérieure à nous, bien que, paradoxalement, elle soit
    intrinsèquement liée à l'économie du vivant, et donc une chose dont, justement, personne ne peut faire l'économie. Ce « triste embrassement » dont Linda Lê nous parle, c'est ce qu'il y a de plus traumatisant dans la mort : la tragédie que représente la disparition d'un proche, un scandale bien plus poignant que la projection de notre propre mort, un événement inadmissible qui provoque chez elle un remords, un désespoir absolu : « J'ai laissé mon père mourir seul ». « Sa solitude m'accuse », ce thème de la trahison, de la désertion, est un leitmotiv que l'on retrouve tout au long du texte. Et ici, d'autant plus, que cette disparition est redoublée par vingt années de séparation. Elle aurait beau imaginer « L'heure dernière, l'instant dernier » - expressions qu'elle déteste – cela aurait un air de musée, ou de papillon épinglé.
    La mort, c'est en nous-mêmes que nous la portons, comme une nécessité physiologique, que nous y pensons, et que, souvent, nous essayons d'oublier par le divertissement, en détournant le cours de cette pensée. Cette dernière est enfouie au plus profond de nous et stigmatise notre fragilité, c'est pourquoi
    nous la maquillons sous des expressions toutes faites, celle-là même que nous « utilisons pour masquer la terreur, le frisson d'épouvante qui nous saisit, nous les survivants, à la pensée que le temps continue à s'écouler quand, pour l'homme qui gît là, le temps n'a plus aucun sens ». Et le père devient un fantôme qu'elle doit porter sur son dos, et ces mots sur le papier, seules choses matérielles qui lui restent de son père, sont aussi le tombeau du père. Mais elle a aussi l'impression que durant le temps de la séparation, pendant vingt ans, il était déjà mort, et que sa mort véritable devient une résurrection.

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    • Livres 4.00/5
    Par moertzombreur, aujourd'hui


    Le Monstre : L'intégrale de Enki Bilal

    Tétralogie du Monstre
    Ce qui frappe avant tout, c'est la qualité picturale de chaque planche. Du blanc au noir, en passant par tout les dégradés de gris, la palette de Bilal se complète de couleurs plus vives, essentiellement de bleu, de jaune et de rouge. Le travail sur le flou, les brumes et les fumées est magnifique ; et aussi ces étranges filaments qui se détachent de la pâte des personnages ou des objet en mouvement, un peu comme des volutes d'encre dans de l'eau. La composition des vignettes s'inspire du cinéma, mais la liberté est ici plus grande. La sensualité du trait est visible dans chaque dessin, ce qui donne une chaleur que les albums précédents n'avaient pas : un côté brut qui, avec une couleur plus léchée, resterait invisible.
    Le scénario, qui se libère des thèmes classiques de la SF, est très complexe et offre plusieurs degrés de lecture, on suit trois itinéraires parallèles, ces histoires mystérieuses se construisent selon un rythme assez lent, comme dans un rêve. L'utilisation de la mémoire est très originale et offre une seconde lecture en ponctuant le récit d'une sorte de compte à rebours ; une plongée dans les souvenirs, et qui accompagne, semble
    t'il, les souvenirs de Bilal, même si il ne lève pas vraiment le voile sur sa propre histoire. Le thème du totalitarisme est souvent abordé dans les œuvres de Bilal, ici par le biais d'une religion étrange, mutante et folle. Le père de Leyla, dans l'histoire, applique jusqu'au bout sa propre maxime : être « libre jusqu'au choix de ma propre mort ». En montant vers les étoiles – en s'y perdant ? - le père de Leyla réalise un rêve trop humain. Pendant ce temps, sur terre, la guerre monte en réveillant le Monstre.
    L'intégrale comprend les quatre volumes :
    Le sommeil du monstre, 32 décembre, Retour à Paris et Quatre ?

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    • Livres 3.00/5
    Par moertzombreur, aujourd'hui


    L'arbre du père de Kjudy Pascoe

    Our Father Who Art in a Tree
    C'est une histoire hantée et pleine de poésie. Un père laisse une famille en deuil, mais sa fille âgée de 10 ans croit l'entendre, il vit maintenant au travers du grand arbre majestueux au fond du jardin, il lui parle et étend sur elle, et sa famille, ses branches protectrices. Et si ce roman parvient si bien à décrire le travail du deuil, à travers la souffrance tempétueuse des membres de la famille, et la menace grandissante, et métaphorique, que constitue la progression des racines de l'arbre, il nous expose surtout, avec une grande tendresse, l'espoir, la possibilité de s'en sortir.

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    • Livres 5.00/5
    Par moertzombreur, aujourd'hui


    La mort du Roi Tsongor de Laurent Gaudé

    C'est un plongeon dans une Afrique mythologique, réinventée, un conte philosophique, un récit qui a quelque chose des grandes tragédies. Le vieux roi Tsongor veut marier sa fille, un ancien prétendant refait surface pour la réclamer, une guerre sans pitié éclate. Le roi Tsongor trépasse, mais ne parvient pas à trouver le repos, une deuxième trame narrative s'ouvre alors, son plus jeune fils doit accomplir sa volonté, il parcourt le continent afin d'ériger sept tombeaux à l'image de son père. L'écriture de Gaudé est pleine de feu, envoûtante.

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    • Livres 5.00/5
    Par moertzombreur, aujourd'hui


    Lonesome Dove : le dernier western. 2 de Larry McMurtry

    Lonesome Dove 2/2
    La lenteur de cette odyssée de l'ouest sauvage n'est qu'apparente, tant on devient rapidement accro,les scènes d'actions sont haletantes, on rit souvent, les dialogues sont bien ficelés. Nous sommes complètement transporter dans ses paysages arides, les explosions de violences nous poussent à tourner les pages de plus en plus vite. Et les moments de tendresse, les drames nous transportent au bord des larmes. C'est un roman d'un force incroyable, brutale et tendre à la fois. Un terrain fertile pour la romance aussi, cet univers masculin est traversé par des personnages féminins charismatiques, le roman peut donc être apprécier aussi bien par les lecteurs que par les lectrices. La longueur du roman participe grandement à une immersion totale, on se perd volontiers dans cet univers somptueux.

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    • Livres 2.00/5
    Par Jangelis, aujourd'hui


    Emily et Alligator de Mario Ramos

    Déçue !
    Je précise que je suis fan absolue de Mario Ramos, aussi bien en tant qu'auteur illustrateur, que "à l'oral" lorsqu'il présentait lui-même ses livres, avec une drôlerie incroyable.
    Il me manque terriblement.
    Aussi quand j'ai vu à la bibliothèque un album de lui que je ne connaissais pas, je n'ai pas hésité.

    Pendant une bonne partie de l’histoire, j'ai trouvé ça mignon, mais sans plus.
    On voit Emily faire diverses choses, toujours avec son alligator. C'est amusant, mais c'est tout. Je pensais qu'il allait enfin se passer quelque chose qui donne envie de se plonger dans cet album.
    Et quand il se passe quelque chose, déception !
    J'aime pas !
    Et la chute, sinistre !

    Quelle que soit l'interprétation qu'on peut donner à l’histoire, je pense qu'un album doit parler par lui-même, et je n'ai pas envie de le proposer aux enfants.

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    • Livres 5.00/5
    Par garrytopper9, aujourd'hui


    One Piece, Tome 51 : Les onze supenovae de Eiichiro Oda ()

    Après avoir secouru la sirène Camie, nos amis arrivent sur les îles Sabaody. Ils doivent y faire appliquer un revêtement spécial à leur navire, dans le but de pouvoir traverser le Red Line. Étape inévitable, l’archipel regorge de pirates aux primes importantes.

    Les dragons célestes font leur apparition, et de fait, les choses vont vite devenir compliqué pour notre équipage favori. Des combats, de l’aventure, du rire et une fin où tout dégénère : très bonne recette pour ce volume.

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