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    • Livres 5.00/5
    Par Malaura, aujourd'hui


    Claustria de Régis Jauffret

    Il y a certains livres qu’on prend autant de plaisir à lire qu’à refermer la dernière page lue, que l’on clôt avec un soupir d’aise parce qu’ils sont géniaux et un soupir de soulagement parce qu’ils nous submergent. Certains livres que l’on voudrait entourer de hauts murs comme une demeure où d’abominables crimes auraient été commis, que l’on voudrait calfeutrer par une montagne de belles pensées.
    Parce qu’ils ne sont pas uniquement des romans, parce qu’ils s’inspirent de la réalité, de la « vraie » vie, de celle qu’on ne voit plus en rose, de celle qui se joue à guichet fermé dans le secret des familles, dans la confidentialité d’un intérieur coquet, avec des acteurs tout ce qu’il y a de plus ordinaires mais qui se révèlent de véritables monstres. Parce qu’ils nous chamboulent, nous retournent, nous révoltent, nous laissent un profond sentiment d’impuissance et une piètre opinion du genre humain.

    Après l’affaire Natacha Kampusch, l’Autriche a vu un autre cas sordide entacher sa réputation de belle patrie où hélas le beau Danube bleu n’est pas seul à couler !
    L’histoire est récente ; tout le monde a entendu parler de Josef Fritzl, le père qui a séquestré sa fille pendant 24 ans dans la cave de la maison familiale, abusant d’elle, la brutalisant et au final lui faisant sept enfants ; l’un, bébé quasi mort-né fut brûlé dans la chaudière, trois furent remontés à la surface et trois grandirent avec leur mère dans les entrailles de la terre jusqu’à leur libération en Avril 2008. Josef Fritzl, petit ingénieur-électricien terne et sans histoire mais tyran domestique, cruel, pervers, incestueux, abominable, a été condamné à la prison à vie mais laisse derrière lui les traces ineffaçables de 24 années de claustration et d’esclavage.

    Régis Jauffret s’est emparé du fait-divers pour écrire ce « Claustria » qui percute et qui malmène, qui bouleverse et qui secoue, qui captive autant qu’il révulse. Avec un art consommé de la narration, de l’image et de l’empathie, l’auteur de « Microfictions » ou de « Sévère », nous ouvre les portes de l’enfer, soulève les trappes d’un pandémonium de 50 mètres carré pour nous projeter au cœur de l’inqualifiable. « J’arrive à m’imaginer assassiné, mutilé, torturé ; Je n’arrive pas à m’imaginer 24 années dans un trou. Essayez, vous n’y arriverez pas non plus. Vous parviendrez à une semaine, peut-être quatre. La nuit suivante vous aurez peur de vous endormir. »
    Après plusieurs mois d’investigation l’auteur a tenté d’imaginer comment les protagonistes de cette triste histoire ont réussi à survivre à l’enfermement d’une cave transformé en studette de l’horreur, avec pour seul horizon le mur d’en face, pour seul ciel le plafond à lattes, pour seul amant leur propre père, pour seule perspective d’avenir la menace de mourir gazés s’ils la ramenaient un peu trop.

    Miracle des métaphores et du génie littéraire d’arriver, comme le fait Jauffret, à faire jaillir au cœur du sordide des fulgurances de bonheur, ces petits éclats de joies que l’esprit humain conçoit même en enfer, même dans l’abîme, même au fond du gouffre, puisant dans d’infimes satisfactions de quoi tenir bon, encore et encore ! Minuscules lueurs d’espérance dans le noir absolu permettant à un quart de siècle de viols, de brutalités et de vie souterraine, de s’écouler aux gouttes à gouttes comme en perfusion, mais de s’écouler malgré tout.
    Mais il y a aussi les jours où la raison, striée des étoiles filantes de la démence, s’emballe et déraille quand la machine à douleur se fait insupportable, que l’oxygène manque dans le bocal à poisson sans aération, que les périodes de famine affaiblissent les corps et que les attentes du Dieu nourricier Fritzl se font trop longues.
    Une humanité récréée avec d’autres normes, d’autres règles, selon les lois amorales et perverses d’un démiurge démoniaque, revendiquant une famille sans aucune goutte de sang mêlé !

    Au-delà de la répugnance que nous inspire ce père immonde, certains comportements collectifs ou individuels nous laissent un goût amer : la mère, dont la peur de son mari et la haine ressentie envers sa fille ont muré dans une complicité abjecte ; les voisins et locataires, dont on ne peut que s’interroger face à la surdité et à la complaisance à l’ignorance; les mentalités arriérées de cette Basse-Autriche (tant égratignée par Thomas Bernhard) pour qui l’inceste est une peccadille et la famille un fief où le père vit en seigneur tout puissant ; et que dire de cette volonté pathétique et écœurante de l’Etat à toujours vouloir arrondir les angles pour ne pas abîmer davantage une image d’Epinal déjà bien écornée…
    En évitant l’écueil du voyeurisme et dans un style puissant et percutant, Régis Jauffret réussit, dans ce texte brillant d’analyse et de sensibilité, à nous faire partager un peu de l’existence du « petit peuple de la cave ». Bienvenue en enfer...

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    • Livres 0.00/5
    Par CorinneGatelChol, hier


    Les Etrangers du Temps Tome 1 Destins Obscurs de Corinne Gatel-Chol

    5.0 étoiles sur 5 une vraie découverte, 7 février 2012
    Par queen - Voir tous mes commentaires
    Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Etrangers du Temps Tome 1 Destins Obscurs (Poche)
    Deux vies..deux destins parallèles narrés avec brio au coeur de la Haute Loire actuelle et du 19ème siècle..une histoire d'amour impossible entre deux personnes qui ne peuvent se croiser...un tueur en série qui sème la terreur dans les campagnes...des similitudes entre les deux époques et pourtant un siècle les sépare.
    une histoire trépidante qui se dévore avec des personnages attachants!
    ce premier livre est une parfaite réussite et mérite d'être connu et lu... si vous êtes fan de thriller bien écrits alors n'hésitez pas et achetez le sans hésitation ! je l'ai dévoré et maintenant j'attend la suite.


    Lien : http://www.amazon.fr/Etrangers-Temps-Destins-Obscurs/dp/2954089504/ref=sr_1_1...

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    • Livres 0.00/5
    Par MIOP, hier


    Cahin-caha de Anne Lenner

    Ce premier roman de fort belle facture donne au lecteur un regard juste sur les personnes handicapées. Il permet de désamorcer un certain nombre de réticences vis à vis d'elles. C'est un texte émouvant, plein de drôleries sans jamais tomber pour autant dans le mélodrame larmoyant. au final, un sujet difficile traité sans complaisance.

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    • Livres 0.00/5
    Par MIOP, hier


    A présent de Brigitte Giraud

    A présent décrit avec un grand dépouillement une période difficile qu'a dû affronter l'héroïne du roman. D'entrée de jeu, le titre porte en lui une rupture, suggérant un avant et annonçant un présent que l'on devine douloureux. Effectivement, l'événement qui a fait tout basculer est la mort aussi brutale qu'inattendue du compagnon aimé.
    L'inconcevable est arrivé, et bien qu'en état de sidération, la narratrice doit faire face sans préparation, elle doit continuer à avancer, poussée malgré elle par «l'instinct de survie».
    Elle est celle des deux qui reste et qui doit affronter les regrets, celle qui constate qu'ils ont mal profité de tous ces petits rien que leur offrait la vie.
    Cette leçon de vie, Brigitte Giraud nous la livre dans ce court roman écrit à la première personne avec une sobriété, une justesse incisive des mots, sans s'appesantir sur la douleur, en évitant le moindre pathos, ce qui donne beaucoup de force et d'intensité au récit.

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    • Livres 0.00/5
    Par MIOP, hier


    Un balcon à croquer, Le guide des filles qui veulent un potager sans trop se fatiguer et sans se salir les mains de Alex Mitchell

    Manucure et jardinage ne font pas forcément mauvais ménage. On peut être une femme active, n'avoir qu'un balcon ou une fenêtre et manger sainement.
    Avec beaucoup d'humour, l'auteur, élevée aux haricots en boites, dispense conseils pratiques et astuces pour réaliser son potager de ville.

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    • Livres 0.00/5
    Par MIOP, hier


    Petite Allume un Feu de Smaus M

    On découvre ici la vie d'un jeune tzigane, Andrejko Dunka, voleur hors pair, depuis sa naissance jusqu'au moment où, après des années d'errance à travers la Tchécoslovaquie et la perte tragique de sa compagne (et cousine), il est contraint, faute de moyens, d'abandonner son enfant et décide de repartir sur la route.

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    • Livres 0.00/5
    Par RemiLeTroll, hier


    Des fleurs pour algernon de Daniel Keyes

    J’ai bien aimé les personnages surtout Charlie Gordon, le personnage principal. Il était retardé mentalement mais maintenant il est presqu’un génie car il c’est fait faire une opération. Ce que j’aime chez Charlie c’est quand il se rend compte que les personnes dans ses alentour rient de lui. Je trouve ce personnage très accrocheur car il évolue au fil de l’histoire. Au point de vue de la langue, ce récit est un peu difficile à comprendre à cause de ces mots de scientifique. Le début du livre est dur a lire a cause que Charlie est retardé mental et il ne sait pas encore écrire. De plus en plus que l’histoire avance, de plus en plus Charlie devient intelligent et l’histoire devient intéressante. Je n’aime pas la fin du livre car le fait que Charlie retombe où il était avant l’opération et retourne à l’asile n’est pas intéressant. Il est facile de se faire des images car l’auteur décrit bien les lieux comme quand il décrit l’appartement de Fay :« La pièce etait dans un désordre indescriptible. Avec des douzaines de petites tables pliantes,toutes couvertes de tubes de peinture tordus, dont lapluspart ressemblaient à des serpents racornis…» Je trouve que la page couverture du livre devrait avoir plus de couleurs et j’aurais aimé voir d’autres personnages qu’Algernon et la tête de charlie.

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    • Livres 5.00/5
    Par finitysend, hier


    EXPLORER de Carolyn J. Cherryh

    Explorer de CAROLYN JANICE CHERRYH Daw Books; Édition : Reprint (novembre 2003)

    UN CYCLE QUI FAIT VIBRER ...

    Une critique en anglais ! Ce n’est pas de la prétention ! c’est seulement pour rendre hommage à l’auteur américaine c. j. Cherryh qui m’a contraint à lire de la SF en vo car je ne pouvais endurer l’absence de nouvelles traductions françaises

    Explorer is the sixth book of the second arc in the Foreigner's novels universe and it is the concluding volume in the second trilogy of this fascinating universe ..

    Bren is now " lord of the Province of Heaven " ...
    It is a beautiful way to tell about his job but clearly : Bren's work will not be a fairy tell !
    Then he is now in a way responsible for the staff aboard the ( human-alien for a while ) ship which is known for the various factions which are still not fully reconciled yet ( is that even possible ? ) ...

    The Bren's tasks is at first to establish a working relationship with the human first captain and he is also intending to work with :
    Jase ... with the ajii mother ( Ilisidi ) and with the mospheiran scientist ( Ginny ) and his ( Bren's ) atevi staff as well ..
    As you guess ! complexity is quietly going to increase and it is INTENSE .. i mean in a quiet way ...

    Specially because of those aliens ... those new alien invaders that everybody's will mainly have to care about whatever the faction they are in ... and this for quite a while ...
    Reunion station has been attacked that will be a main subject to work about ..
    Those new coming aliens are clearly a main intrest of this " episode "

    Cherry is very god for characterization ( as usual ) and you will have ( as for the protagonist of the novel have to )to get inside the minds of people and you will also have to do the same in going deeply in the main lines of the plot of this good novel ..

    C.j Cherry is very able to build performing and interesting aliens with their cultures and worlds ...
    If you are interested to find out what it would be like to interact with sentients species ....
    Those foreigners novels and most of this author novels then .. will greatly satisfy you ..

    She is not very well known in France ( now days ) but you should explore the foreigner universe and the union-alliance universe ...

    They are all made of great novels and most of them are among the best works in world building examples in all the sf field ..
    She is my favorite SF novelist ..

    Many of her novels have been translated in French ..
    just have a look on those translations in case you are not very eager to read in English ...
    Most of them are very good translations ...
    I just love ( a lot ) her sf works and I'm quite sure you will love and enjoy most of her works ...

    just like me ... :
    For sure ! believe me !!

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    • Livres 0.00/5
    Par MIOP, hier


    Le Brodeur de Hué de Kien Nguyen

    Roman passionnant, difficile de lâcher prise une fois que les premières pages viennent d'être lues. Il s'appuie sur la vie du grand-père de l'auteur. On y croise des personnages fascinants, toute une civilisation aux coutumes parfois curieuses, des manipulations, de la vengeance, une carte au trésor, et le dévouement d'une femme prête à tout pour protéger son enfant de mari.
    Ce fait de société nous fait découvrir le quotidien d'une population persécutée par l'ambition de certains hommes prêts à tout pour accéder au pouvoir et y rester.

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    • Livres 0.00/5
    Par MIOP, hier


    Marée d'amour dans la nuit de Dishan Xu

    Cette histoire tendre et poétique, pour la première fois traduite en français, fait découvrir aux enfants la culture chinoise et le bouddhisme, basés sur le respect des aînés et des êtres disparus. Il est d'ailleurs proposé à la fin du livre une mini leçon de chinois. L'enfant est confronté à la fragilité d'un adulte, son père, et il va apprendre à devenir solide en affrontant les épreuves de la vie. On ressent l'amour qu'il porte à son père et sa volonté de l'aider à surmonter ce deuil. L'auteur parle avec beaucoup de délicatesse de la disparition d'un être cher, de la faiblesse des adultes face à cela, de l'amour et de la famille. Le décor magique d'ombres et de lumières imaginé par l'illustratrice renforce la puissance de l'histoire, sa poésie. Ses dessins créent un monde mystérieux, où s'expriment les plaisirs et les angoisses d'un enfant en train de grandir.

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    • Livres 0.00/5
    Par MIOP, hier


    Ourse rouge et Ours vert de Satoshi Iriyama

    Une jolie petit histoire sur le thème de la différence. La rencontre des deux ours se fait avec douceur, délicatesse, à l' image des illustrations de Satoshi Iriyama. Il a choisi des couleurs pastel, délicates et tendres. Il se dégage une véritable harmonie entre l' histoire et les illustrations.
    Un album simple et plein de charme, mais également efficace et intelligent sur l' amour, l' acceptation de l' autre.

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    • Livres 0.00/5
    Par DGKallday, hier


    L'héritage des Cathares de Hervé Gagnon

    Concernant la lisibilité et complexité j’ai trouvé que se livre était super facile a lire mais très long.je lisait a peu près 10 pages par 15 minutes tandis que d’habitude gens lis a peu près 20. Il y avait quelques mots un peu difficile a lire mais rien de plus.
    Concernant l’intrigue et le suspence : L’intrigue est très bonne et l’écrivain a très bien fait son travail. Le suspense est très bon on est toujours après se demander ce qui va se passer s’il va encore mourir ou proche s’il va revoir Onfroi s’il va revoir ces amis d’avant guerre.
    Concernant le genre et les thèmes : ce genre de livre n’est pas pour un genre de lecteur qui préfère le genre policier. Moi par contre je suis un amateur de ce genre d’écriture j’ai lu mon premier livre de ce genre en deux jours il contenait environ trois cent pages , il s’agissait d’amos daragon le porteur de masques. J’ai trouvé que ce genre de lecture ce raprochait beaucoup a amos daragon. Ce genre de lecture est vraiment bonne j’ai adorer ce style des temps des croisé et tous les autres. Je recommande ce genre de livres a tous les bons amateur de lecture ce livre est stupéfiant un vrai steak frites.

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    • Livres 5.00/5
    Par bookaure, hier


    Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro

    Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham dans les années 90, une école au fond de la campagne anglaise, où ils sont coupés de la société et préparés psychologiquement et physiquement à devenir des donneurs d'organes.
    C'est aussi l'histoire d'un touchant triangle amoureux. On ne peut qu'être touché par les personnages de Ruth et Tommy vivant une histoire d'amour impossible, mais malgré ses côtés sombres Kath donnera elle aussi à ses amis une magnifique preuve d'amour et d'humanité.
    C'est toujours avec un immense plaisir que je retrouve les décors de la campagne anglaise, qui me rappelle l'atmosphère des romans de Jane Austen ou des sœurs Brontë. Cela me fait toujours rêver.

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    • Livres 3.00/5
    Par florencemullot, hier


    Les Menteuses, Tome 1 : Confidences de Sara Shepard

    J'avoue que je suis fan de la série télévisuelle adaptée des romans de Sara Shepard, Pretty Little Liars. C'est la raison pour laquelle, j'ai choisi de commencer les romans. Du peu que j'avais pu en lire sur les blogs littéraires ou les sites consacrés à la série américaine, les deux œuvres avaient des différence notoires. Je sais que certaines personnes n'aiment pas trop les différences trop flagrantes entre romans/films ou romans/séries. Moi la première, j'avoue avoir du mal (j'ai l'exemple flagrant de Vampire Diaries qui me vient en tête avec LA grande différence entre la Elena niaise des romans et la Elena forte de la série, ma préférence allant forcément à la seconde). Et au départ de ma lecture, ça a été le cas. Notamment pour les différences physiques et la famille d'une héroïne : Emilie : la jeune fille se retrouve dans le romans avec des parents conservateurs et une flopée de frères et sœurs... Je trouve que ça change beaucoup le personnage en lui-même, et étant donné qu'Emilie est l'un de mes personnages préférés de la série, j'ai eu du mal à m'adapter à ces détails. Sinon, dans l'ensemble, il y a une grande ressemblance entre les deux œuvres, donc je ne suis pas trop dépaysée.

    Passons ensuite à deux autres petits points négatifs. Premièrement, je trouve que le rapport à l'alcool avec les jeunes héros du roman est dérangeant. D'une part les européens passent pour des grands ivrognes qui autorisent leurs mineurs à se saouler sans aucune réglementation (si mes souvenirs sont bons, c'est loin d'être le cas...), et deuxièmement, le fait de boire aux USA (pour les mineurs toujours) semble être totalement autorisé par les parents. Le message, pour un roman jeunesse, n'est pas très positif. Après je ne suis pas non plus hors du coup, hein, je sais bien que quand on est jeune, lors de soirée, on abuse de l'alcool. C'est réaliste. Mais après, que des parents autorisent à leurs enfants mineurs de boire... Ce qui me conduit à mon deuxième point négatif : les parents des héroïnes. J'espère pour ma part, que toutes les familles américaines ne sont pas aussi disfonctionnelles. Certes, cela permet aux héroïnes d'avoir le caractère que nous leur connaissons. Mais quand même : la mère d'Hanna ne réprimande pas sa fille pour ses vols et sa conduite en état d'ivresse, les parents d'Aria qui se montrent très laxistes (le père demandant même à sa famille de mentir pour lui...), les parents de Spencer qui alimente la rivalité entre leurs filles et renie Spencer dès un petit faux pas alors que Melissa mériterait un recadrage, et les parents d'Emilie : racistes, étouffants, étroits d'esprit, sans aucune communication avec leurs enfants, contrôlant ce qu'ils pensent et font... Waouh !

    Heureusement, ces deux choses-là ne sont pas au cœur même de l'histoire. Car bien sûr le cœur des romans de Sara Shepard est Alison. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire le parallèle avec la série Veronica Mars. Les deux premières saisons tournent autour de la meilleurs amie de l'héroïne, Veronica. Cette amie a été assassinée, et même si son personnage est mort, il reste omniprésent tout le long des épisodes. Je trouve cela assez fascinant. Comment une personne qui n'est plus parmi nous peut autant influencer tout un univers. Car nos quatre héroïnes ne vivent qu'à travers Alison ou ce mystérieux "A". Tout semble tourner autour de A/Alison et des secrets qui entourent les vies des cinq filles. De ce point de vue là, j'adore vraiment la série. Le suspens qui commence à s'installer et toutes ces petites intrigues sont très appréciables. Et contrairement à la série, en lisant le livre, j'ai commencé à noter certains petits détails insignifiants mais qui pourraient avoir leur importance. En fait, Sara Shepard vous pousse un peu à devenir un détective qui comme ses héroïnes doivent découvrir qui est A, ce qui est arrivé à Alison et sûrement pleins d'autres mystères.

    Donc un petit trois étoiles pour les deux points négatifs que j'ai soulevé, mais je continuerais avec plaisir la série des romans. C'est une lecture plaisante, fluide, très juste aussi. J'aime beaucoup l'originalité des titres des chapitres ainsi que les thèmes annexes qui sont abordés, notamment le fait que Aria, Spencer, Emilie et Hannah grandissent et qu'elles apprennent à se connaître vraiment.

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    • Livres 0.00/5
    Par moune, hier


    La confusion des peines de Laurence Tardieu

    Dès les premières phrases j'ai été happée par cette narration, ce message à un père encore trop commun. De ces hommes qui ne montre rien, n'exprime rien mais sont tout. Une éducation tirée à quatre épingles, une seule règle à ne pas enfreindre : ne pas trahir les apparences, ne pas trahir son appartenance à un certain milieu.
    Et puis tout s'écroule : c'est la mise en examen, puis la condamnation, de ce père, de cette icône, de cet homme comme les autres finalement.


    Lien : http://lecandidelitteraire.blogspot.com/2012/02/la-confusion-des-peines.html

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par mila0707, hier


    Nous étions des êtres vivants de Kuperman Nathalie

    Une entreprise doit être rachetée. Après une année d'incertitude, un acheteur se présente. Dans un premier temps, soulagés de ne pas se retrouver au chômage, les employés se demandent quel va être leur avenir : tout le monde va-t-il être repris, et à quel poste ? Agathe, Ariane, Patrick et Muriel : nous entrons dans leur quotidien, dans leurs questionnements et leurs angoisses sur leur devenir. Les personnalités se révèlent, les sentiments, bons ou mauvais, apparaissent au grand jour.
    Mon avis : Écrit un peu comme un recueil de nouvelles, ce roman montre une grande sensibilité, et le parcours, hélas de plus en plus fréquent, de bien des employés d'entreprises qui ferment ou délocalisent. Les personnes sont vraiment humaines, avec leur quotidien, leurs espoirs et leurs déceptions. Je dois dire malgré tout que la peinture qui nous en est faite frôle parfois la caricature
    Nathalie Kuperman écrivait uniquement pour la jeunesse. En 1999, elle s'adresse pour la première fois à un public adulte et depuis, elle a su s'imposer, reçoit de bonnes critiques et des prix. Elle n'en oublie pas pour autant son jeune public et continue écrire pour lui.
    Public : roman pour les adultes.

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    • Livres 5.00/5
    Par dystopie--fantastique, hier


    Le ciel est partout de Nelson

    Alors, Alors, je viens juste de finir ce livre et ... Je l'ai littéralement dévoré !
    Comment dire ? J'ai absolument accrochée à cette magnifique histoire , A Lennie , à Bailey .
    Lennie, 17 ans, que l'on va apprendre à connaitre, à aimer, (mais aussi a détester à certains moments je l'avoue x) ) viens de perdre ce qu'elle a de plus chère dans ce monde, Bailey, sa soeur , sa meilleure amie, âgé seulement de 19 ans .
    Tout au long de se livre, on va vivre le deuil de Lennie avec elle.
    Tout au long de l'histoire, on va apprendre à connaitre Bailey , on va apprendre à l'aimer .
    Pour Lenni, le monde n'a plus de sens, elle se réfugie dans les mots, l'écriture .

    Elle rencontre joe , en pensant à joe , je ne peux m’empêchée de sourire, à son sourire communicatif , ce personnage m'a touché, il va toucher Lennie petit à petit, elle se sent tellement bien avec lui, elle revit peu à peu ,mais elle se sent coupable, comment peut- elle tomber amoureuse alors qu'elle devrait pleurer la mort de sa sœur ?

    Et il y a Toby, le petit ami de bailey . Au dépit de la volonté de Lenni ,L'intensité de leur chagrin commun les pousses à se rapprocher ...

    Pendant la lecture de ce livre, je n'ai pu m'empêcher de sourire, de rigoler ( parce que , il faut le dire, la famille de Lenni est assez ... comment dire ... déjanter ? x) )
    J'ai vraiment tout adoré dans ce petit bout de livre, l'écriture de l'auteur, découvrir au fil des pages des morceaux de poème écrit par Lennie, l'évolution de celle-ci , car oui , elle va grandir .

    Enfin bref, Je ne veux rien dire de plus pour laisser le plaisir .
    Merci aux éditions Gallimard de m'avoir fait découvrir, encore une fois, un super livre .
    Merci à l'auteur de l'avoir écrit car grâce à elle j'ai compris, que l'amour ne meurt jamais .






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    • Livres 0.00/5
    Par MIOP, hier


    Bled : D'après Le Petit Poucet de Charles Perrault de Daniel Danis

    Cadet d'une famille de sept garçons, Bled est envoyé par ses parents à la recherche d'une maison. Malin, il chaparde le téléphone portable de son frère qui lui permettra de filmer son trajet et facilitera son retour.
    Pendant ce parcours initiatique, semé d'embûches, il rêve le monde, partage ses peurs et ses joies, fait d'improbables rencontres et montre sa détermination. Une version contemporaine, poétique et théâtrale du Petit Poucet qui s'inscrit cependant dans la veine des contes traditionnels.

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    • Livres 2.00/5
    Par Jacq, hier


    Côté face de Anne Denier

    Après avoir lu des commentaires "dithyrambiques" sur ce roman, je me suis lancée dans sa lecture ....... et ce fut une déception !
    Le sentiment qui a dominé est l'ennui ......je n'ai ressenti aucune empathie envers l'héroïne, j'ai trouvé que ce roman comportait des passages lassants et inutiles.
    Quand je lis que certaines personnes notent : "aucune faute d'orthographe ni de syntaxe"...... là, je m'interroge .......avons-nous lu le même livre ? Et ceci, sans parler de "l'oubli" - vraiment exaspérant - des virgules ....
    Les seuls passages qui m'ont "plu" -un peu de positif quand même dans ma critique - sont ceux décrivant "le passé" ...hélas, ils sont les moins nombreux !
    Bref, le "charme" de ce roman n'a pas agi sur moi : je n'ai aimé ni le style ni l'histoire !

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    • Livres 5.00/5
    Par finitysend, hier


    Radieux de Greg Egan

    Un collier de perles fines ....

    Un collier de perles fines ....

    Deuxième volume de l'intégrale des nouvelles de Greg Egan ..

    Sur la forme c'est une réussite : des personnages délicieux de présence et des histoires bien construites ...
    Neuf nouvelles aux thématiques variées ..
    Il y a cependant un dénominateur commun : toutes les technologies envisagées modifient
    tellement la nature humaine que le libre arbitre et la volonté sont excessivement relativisés et même
    interrogés dans ce texte pointu ...
    Faire fonctionner des personnages solides et subtilement fonctionnels dans ce contexte riche ... digeste et
    foisonnant n'est pas ici à moindre des réussites de l'auteur ..

    Paille au vent :

    Un thriller High Tech de bio-ingénierie qui nous ballade dans un paysage époustouflant. ..
    Un monde totalement métamorphosé par la chimie et la génétique . .
    Qui sommes-nous ? que seront nous ? si de plus en plus de choses sont maîtrisées ..
    La chimie pour se connaitre .. s'aider .. se connaitre et être plus soit et plus performent dans son naturel ..

    Eve mitochondriale

    Dans cette nouvelle l'auteur explore la paléo-génétique et propose une révolution et une réflexion autour des
    origines génétiques et de l'histoire des populations humaines ..
    Il dégage aussi des problématiques politiques autour de cette thématique ..
    C'est une nouvelle passionnante et très vivante ....

    Les autres nouvelles traitent de mathématiques ... d'astrophysique ...
    de virus redoutables .. de communication .. des rapports entre progrès scientifiques et conséquences sociales ..

    Des sociétés et des individus malmenés ...
    Des textes superbement accessibles sauf la dernière où le fond scientifique est très ardu mais où la donne affective est très lisible et touchante ..
    Dans cette dernière nouvelle le lecteur plonge dans un trou noir ...

    Ce recueil passionnant pose également et explore l'équation pressions sociales et opportunités technologiques ....
    Vraiment : un collier de perles fines ..

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


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