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    • Livres 4.00/5
    Par gruz, aujourd'hui


    Les Hommes meurent, les femmes vieillissent de Isabelle Desesquelles

    Dix portraits de femmes, quatre générations, une famille.

    A l’énoncé de ce rapide résumé, beaucoup voudraient cantonner ce roman à un lectorat purement féminin. Quelle erreur se serait !

    Je voulais affirmer, en tant qu’homme, que ce récit devrait au contraire être mis entre les mains de l’ensemble de la gente masculine.

    Parce qu’Isabelle Desesquelles, à travers ces quelques portraits, parle de toutes les femmes. Par la grâce de sa plume expressive et qui se marie au caractère de chacune, elle nous offre des moments rares, des moments de partage de l’intime. Un écriture belle et qui sait être directe.

    Oui l’intime. Chaque femme y parle avec sa propre voix, sa propre sensibilité, son propre vécu. Matriarche ou jeunette, toutes avec leurs propres personnalités. De quoi en apprendre beaucoup sur le système de pensée des femmes, à mes chers congénères masculins.

    Ces femmes sont belles, parce que vraies. Tour à tour émouvantes, étonnantes, agaçantes, mais toutes différentes. C’est bien pour ça que ce livre est si touchant. Nous y touchons l’intime, l’auteure parlant d’amour, de sexe, de mort, de vieillissement… bref de la vie.

    Ce roman choral est aussi l’histoire d’une famille, contée à travers le vécu et les pensées de plusieurs de ses femmes. Une famille avec toutes ses individualités et son secret. Secret pesant, difficile, douloureux.

    Et puis il y a cette belle idée d’envelopper le tout dans le cadre de cet institut de beauté. S’occuper de son corps n’est que le prétexte pour s’abandonner et livrer son âme. Rien de futile donc dans ce concept et sa manière de le traiter, loin de tout cliché. L’institut n’est que le véhicule qui permet de transporter l’émotion.

    Et de l’émotion, le roman en est rempli jusqu’à ras bord. Toutes les émotions, même les négatives. Ce qui fait que cette histoire est une belle leçon de vie, justement parce qu’elle ne nous fait pas la leçon.

    Les hommes meurent les femmes vieillissent, mais entre les deux ils vivent et ils ressentent.


    Lien : http://gruznamur.wordpress.com/2014/10/25/les-hommes-meurent-les-femmes-vieil...

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    • Livres 4.00/5
    Par Sando, aujourd'hui


    Pour Isabel (un Mandala) de Tabucchi Antoni

    Qui était Isabel ? Que lui est-il vraiment arrivé ?


    Certains ont fait courir la rumeur de sa mort, de son suicide pour être exact… Mais, pour ses proches, Isabel n’était pas femme à renoncer d’elle-même à la vie. Dans un Portugal en pleine crise politique et identitaire, où il ne fait pas bon de ne pas adhérer au parti unique, les idées révolutionnaires d’Isabel ont pu lui attirer de gros ennuis… Trente ans après l’annonce de sa mort dans le journal, un homme va mener l’enquête, accumulant les témoignages de ceux qui ont connu, de près ou de loin, la jeune femme, afin de se rapprocher au maximum de la vérité… Ses pas le mèneront de Lisbonne à Macao, puis à Naples. Mais qui est-il ? Quelles sont ses véritables intentions et que s’apprête-t-il à découvrir ?


    Tadeus est un narrateur pour le moins mystérieux, dont on ne sait rien, si ce n’est qu’il est écrivain. On ignore tout des motivations qui le poussent à mener cette enquête sur une histoire vieille de plusieurs décennies. Néanmoins, difficile de ne pas être pris d’intérêt face à cette étrange affaire. Les témoignages découlent les uns des autres, chacun permettant d’approcher le prochain témoin et ainsi d’enrichir l’histoire de nouveaux indices. Le portrait d’Isabel se fait de plus en plus net, au fur et à mesure des révélations, sans pour autant apporter des réponses satisfaisantes aux questions du narrateur (et aux nôtres !).


    L’enquête se construit à la façon d’un mandala, fait de cercles concentriques indépendants mais qui se rejoignent en un point précis pour former un cercle plus petit, chaque information permettant de se rapprocher un peu plus de la vérité. « Pour Isabel » est un texte étrange et fascinant, à la limite de l’onirisme, qui abaisse les frontières du temps et de l’espace pour nous conduire dans son propre univers. La langue de l’auteur y est particulièrement riche et belle. Elle nous imprègne et nous pénètre et rend ce court roman difficile à lâcher !


    Entres révélations surprenantes, conversations métaphysiques et raisonnements intimes, Antonio Tabucchi nous entraîne dans une enquête passionnante et énigmatique, sur fond d’histoire du Portugal. Un roman posthume qui donne envie de découvrir l’ensemble de l’œuvre de l’auteur !

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    • Livres 1.00/5
    Par Bruno_Cm, aujourd'hui


    Les attaques de la boulangerie de Haruki Murakami

    Si vous n'avez pas la collectionnite de Murakami vous allez être déçu sur tous les plans. Ces nouvelles ne sont pas mauvaises, mais ne représentent qu'un bien faible intérêt réflexif, littéraire ou que-sais-je-encore.
    Non, ne vous trompez pas, l'emballage est sympa, les dessins (puisqu'il s'agit d'un livre illustré) ont une certaine esthétique qui se tient, mais c'est un coup marketing. Vu le prix, seule deux perles l'auraient rentabilisé et ce n'est absolument pas le cas.
    Je répète donc que hormis les collectionneurs, dépensez la sueur de votre front autrement.

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    • Livres 0.00/5
    Par Pirouette0001, aujourd'hui


    Poésie et photographie de Yves Bonnefoy

    Quel très beau livre, au papier filigrané couleur ivoire. N'étant pas une adepte de la liseuse et autres nouveautés électroniques, j'ai apprécié véritablement de tenir un si bel objet en mains. C'est un véritable plaisir des sens pour moi.

    Au-delà de cela, l'auteur, qui est poète, a voulu mettre en parallèle principalement Daguerre mais aussi Atget et Nadar à Mallarmé, Maupassant, surtout à son oeuvre La nuit, Poe et Baudelaire.

    C'est donc très ciblé et sans quatrième de couverture, j'avais cru, il faut le dire, que le propos serait plus large. Ce qui était chimérique vu l'épaisseur de l'ouvrage.

    A réserver, me semble-t-il, aux amateurs ou de la photographie du 19e siècle ou aux auteurs susnommés.

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    • Livres 3.00/5
    Par Natacha851, aujourd'hui


    La fille qui se noie de Caitlin R Kiernan

    Imp est schizophrène comme sa mère et sa grand-mère avant elle.
    Elle ne peut donc pas faire confiance à sa perception du monde.
    Alors quand elle écrit : "Je vais écrire une histoire de fantômes. Une histoire de fantômes avec une sirène et un loup." nous sommes tenté de croire que tout ceci se passe dans sa tête. Pourtant...

    Imp décide d'écrire une sorte d'autobiographie qui tire vers le journal intime.
    Le journal intime d'une schizophrène, cela pouvait se révéler vraiment intéressant.
    D'autant plus qu'Imp est un personnage attachant et que son écriture passe très bien.
    Alors une histoire de fantôme en plus...que demande le peuple !?

    Un peu d'action !!!!

    L'incohérence d'Imp fait partie de sa maladie et donne à l'histoire une crédibilité mais je dois admettre que cela devient presque lassant lorsque je me rend compte qu'il ne se passe pas grand chose pour nourrir ce récit hormis les redondances, les toc et les pensées du personnage.

    J'ai été déçue de cette lecture car je m'attendais à plus.
    La forme est excellente, l'idée originale mais j'ai trouvé le fond trop restreint.

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    • Livres 4.00/5
    Par Pirouette0001, aujourd'hui


    L'Amour aux temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez

    Une véritable histoire d'amour, pour moi qui n'en suis guère friande, mais comment résister au charme de l'écriture de Garcia Marquez. Bien sûr l'exotisme des lieux de la narration, pour moi qui vit sur le vieux continent, ajoute à l'attrait de l'histoire. Mais c'est fort plaisant et se laisse lire.

    On est toutefois à cent lieues du tout tout grand 'Cent ans de solitude', qui, à ce jour, reste, à mes yeux, le chef d'oeuvre de l'auteur.

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    • Livres 4.00/5
    Par Pirouette0001, aujourd'hui


    Petit cours d'autodéfense intellectuelle de Normand Baillargeon

    Comment ne pas se faire manipuler par les discours fallacieux des publicistes ou des politiques, par leurs statistiques qui soi-disant prouvent tout, par les médias qui vivent trop souvent à l'aune du financement de leurs sponsors au lieu de vivre pour leurs lecteurs ou spectateurs.

    C'est à tout cela que nous initie l'auteur. Dans un style simple, accessible, croquis et caricatures à l'appui. C'est bien fait, donne l'envie de ne jamais plus se faire avoir et d'approfondir ses connaissances en la matière.

    Un bon petit livre.

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    • Livres 3.00/5
    Par nath45, aujourd'hui


    Kitchen de Banana Yoshimoto

    Ce livre est composé de deux nouvelles dont l’un des thèmes principaux est le deuil. Mais là je rassure les lecteurs rien de larmoyant, pas de pathos, l’auteur nous décrit le quotidien après la perte d’un être cher.
    Dans la première nouvelle « Kitchen », Mikage se retrouve orpheline après la mort de sa grand-mère, elle va être hébergée par Tanabe qui lui aussi va être frappé par le deuil. Mikage va prendre des cours de cuisine et reprendre goût à la vie et faire savourer ses plats à Tanabe. Dans la seconde nouvelle
    « Moonlight Shadow », le deuil frappe deux adolescents. Satsuki se met à faire du jogging suite à la mort de son petit ami et tente de continuer à vivre avec l'aide du frère de celui-ci, qui lui aussi a perdu sa copine dans le même accident. C‘est lors d’un jogging, qu’elle rencontre une jeune fille mystérieuse, Urara, qui lui promet un instant particulier qui ne vient qu'une fois par siècle.
    L’auteur met en avant surtout les souvenirs heureux et nous transporte dans un lieu unique et magique, la cuisine, à la découverte des saveurs, des plats et cela fonctionne très bien. J’ai apprécié cet ouvrage et la plume de l’auteur qui décrit bien la douleur de l'absence dans un langage poétique voir onirique pour la seconde nouvelle.

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    • Livres 5.00/5
    Par Cookies72, aujourd'hui


    Nos jours heureux de Gong Ji-Young

    Lorsque j'ai sélectionné ce livre lors de la Masse Critique de chez Babelio, j'ai croisé les doigts très fort pour avoir la chance de le lire. Je savais qu'une pépite était cachée à l'intérieur. J'aime énormément les livres des auteurs asiatiques. Et, avec "Nos jours heureux", même des jours après avoir refermé ce livre, j'en suis encore bouleversée.

    Il existe des livres que vous garderez en mémoire tout au long de votre vie. Ce fut le cas pour "L'élu" de Chaïm Potok que j'ai lu une première fois lorsque j'étais adolescente et que j'ai relu de nombreuses fois encore. Ce sera le cas pour "Nos jours heureux" également. Ce livre est un diamant d'une pureté incroyable. Un coup de coeur foudroyant!

    Corée du Sud, 1997: Yujeong est une jeune femme dévastée qui ne trouve pas sa place dans cette famille si "parfaite", cette famille dont les fils réussissent et ont une profession exemplaire. Dans cette famille où la mère est cinglante et froide envers Yujeong. Dans cette famille où l'on impose, décide pour elle. Yujeong est à fleur de peau, elle a subi une tragédie à 15 ans dont elle seule sait l'existence. Son souhait est tout simplement de mourir...

    Yunsu lui est condamné à mort, il attend son exécution. Il est accusé d'avoir tué 3 personnes en compagnie d'un autre homme. Et pourtant Yunsu n'est pas l'être horrible, abjecte que l'on pourrait croire. Lorsqu'on entre dans son passé, tout n'est que douleur, peine, rejet, malheur. Yunsu aurait pu évoluer d'une façon différente si "une bonne fée" s'était penchée sur son berceau!

    La prison en Corée du Sud à ce moment-là n'est pas ce que nous connaissons. C'est devoir avoir les mains attachées 24 heures sur 24 à la taille (ne plus savoir tendre les bras) que ce soit pour manger, dormir, ... C'est devoir avoir de l'argent (et donc une famille derrière soi) pour acheter des vêtements. C'est avoir droit à une douche par semaine. Et c'est ne pas connaître la date de son exécution!

    Lorsque Yujeong tente de se suicider pour la troisième fois, sa tante Monica qui est une "soeur catholique" intervient et lui propose un marché: soit de l'accompagner une fois par semaine en prison pour rendre visite à un condamné - soit de passer un mois dans l'hôpital psychiatrique de son oncle. Le choix pour Yujeong est vite fait.

    Une rencontre improbable qui n'aurait pas eu lieu en temps normal car rien ne prédisposait Yujeong de rencontré Yunsu. Deux écorchés de la vie, deux êtres torturés qui n'attendent que la mort. Une histoire de pardon, d'humilité, de culpabilité, de sagesse, d'émotion. Un splendide coup de coeur!


    Lien : http://chezcookies.blogspot.be/

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    • Livres 0.00/5
    Par melangebooks, aujourd'hui


    Half Bad, tome 1 de Sally Green

    Un livre juste "magique" dans tous les sens du terme.
    Il est captivant, envoutant, rempli de violence, de tendresse, d'actions, de passions.

    Nathan, sorcier ni blanc, ni noir, cherche sa place dans ce monde. Mais il n'est pas vraiment aidé, entre l'abandon de son père, le suicide de sa mère et la traque du conseil. Heureusement qui'il a Arran, son demi-frère et Déborah, sa demi-soeur, sa grand-mère et surtout Annalise.

    Que va-t'il devenir? Pourquoi son père ne se montre t'il pas?

    Une très belle histoire, bien montée, avec beaucoup de personnages, mais tout est très bien décrit donc les personnages et les prénoms défilent sans aucuns soucis pour les situer. J'ai pris grand plaisir à lire ce livre, Toujours envie d'en savoir plus, d'avancer encore mais bon, il y a une "fin", reste plus qu'à attendre la suite pour avoir les réponses à mes questions qui reste en suspends.

    J'ai tout de même un tout petit couac dans ce roman (d'où ma note de 4), certains passages de poursuite sont un peu long à mon goût, traîne un peu en longueur et du coup, on perds un peu la mise en haleine. Mais ce n'est que mon avis personnel!

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    • Livres 4.00/5
    Par nath45, aujourd'hui


    Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 2 de Roger Riggs

    Second tome toujours aussi passionnant, nous faisons plus ample connaissance de ce groupe de particuliers et nous les suivons à travers leur périple qui doit les mener à Londres pendant la seconde guerre mondiale afin d’aider Miss Peregrine, leur Ombrune, à retrouver sa forme humaine. Bien des obstacles et de Creux à affronter sur cette route mais ces enfants particuliers vont redoubler d’ingéniosité, mais là chute je vous laisse découvrir l’histoire !!!!
    J’ai retrouvé le même plaisir de lecture que dans le premier tome, c’est un roman passionnant, les personnages sont attachants, et le livre en lui-même toujours aussi beau avec ses photos, sa qualité du papier, la découpe des chapitres...maintenant comme beaucoup de lecteurs j'attends la suite.

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    • Livres 4.00/5
    Par denisarnoud, aujourd'hui


    A+2 de Schulze Sophie

    Dans ce récit inclassable, Sophie Schulze nous parle d'elle, de son identité. Elle nous raconte sous trois angles différents mais qui se rejoignent, ce qui fait l'identité, le poids des origines sur une vie. Dans ce texte oscillant entre philosophie, histoire et poésie, l'auteure nous raconte tout ce qui l'a forgée, ce qui a fait d'elle la personne qu'elle est, une personne qui a dû démêler le vrai du faux dans une histoire familiale trouble.


    La première partie du récit intitulée Personnalité juridique, porte sur notre identité légale, notre état civil, incarnée par nos papiers d'identité. Ces papiers si importants, qui si on les perd peuvent nous causer bien des tracas, surtout quand on voyage. L'auteure, ne parvenant pas à se fixer dans un métier précis ni dans une zone géographique, perd un jour ces papiers. Elle en vient à être retenue à l'aéroport n'ayant aucune preuve de qui elle est , de sa nationalité.


    Dans la deuxième partie : Personne morale, la narratrice nous raconte ses études de philosophie, s'interrogeant en particulier sur la philosophie du totalitarisme. Puis elle décide de tout arrêter pour devenir juriste, une juriste qui s'occupera des sans-papiers, on revient à la notion d'identité.


    Dans la troisième partie, la plus forte et la plus émouvante on retrouve notre auteure en visite à Auschwitz et à Birkenau. Dans cette partie traitée avec émotion et poésie, la poésie pour décrire l'horreur, l'auteure nous révèle qu'elle n'est pas descendante de déporté comme on aurait pu le penser mais qu'elle est la petite fille d'un tortionnaire nazi. Dans cette partie elle se libère de ce poids qu'elle traînait depuis si longtemps.


    Sophie Schulze nous livre ici un récit parfois déroutant par sa chronologie parfois aléatoire et par sa construction thématique dans les deux premières parties. On est intrigué par cette voix qui la fustige, qui la malmène en permanence, cette voix intérieure qui ne lui parle qu'en allemand. Un récit déroutant donc mais très émouvant car cette construction qui peut paraître touffue, fait ressortir le poids que l'auteure a sur les épaules, elle porte en elle la culpabilité de son grand-père. Un récit dans lequel il faut entrer mais qui se révèle au final passionnant et émouvant. Dans cet acte de contrition pour des actes qu'elle n'a pas commis, elle se libère du poids de son passé pour prendre en main sa vie.

    "Seigneur
    Je te promets
    De l'avouer
    De dire la vérité
    De mes origines
    Quel que soit ton prix"

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    • Livres 4.00/5
    Par denisarnoud, aujourd'hui


    Rouen 1203 de Jean Aillon (d')

    Le roman se déroule entre 1201 et 1203 et nous fait voyager en Terre Sainte lors des croisades, puis en France pour se terminer à Rouen. Aliénor d'Aquitaine tour à tour reine consort de France puis d'Angleterre, vit retirée à Fontevrault. Entendant parler d'une relique exceptionnelle disponible à l'achat en Terre Sainte, elle décide d'envoyer une expédition pour l'acquérir. Le Maçon, jeune clerc érudit et à l'ambition démesurée prend part à cette expédition et profite d'une épidémie de peste sur le bateau pour prendre la tête de l'expédition. Il n'aura de cesse de prendre possession de la relique et de l'apporter lui-même à sa reine!


    Cette expédition a lieu sur fond de guerre acharnée entre Philippe Auguste roi de France et Jean sans Terre, roi d'Angleterre, son vassal rebelle, fils d'Aliénor. La lutte va faire rage pour cette précieuse relique entre ceux qui la veulent pour des raisons religieuses et ceux qui, comme Jean Sans Terre souhaitent l'acquérir pour faire fortune ou asseoir leur pouvoir.


    De retour d'une précédente aventure Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour, héros récurrent des romans de Jean d'Aillon, se trouve à Marseille quand un bateau accoste, un bateau venant de terre sainte. Persuadé d'y trouver des hommes d'armes pouvant l'aider à regagner sereinement son fief, Guilhem guette le débarquement. Il engage plusieurs hommes dont l'un est porteur de la relique. La petite troupe est suivie par Le Maçon toujours déterminé à mettre la main dessus. Il attendra l'arrivée au fief de Guilhem pour attaquer le détenteur de la relique qui n'est autre que le linceul du Christ. Guilhem d'Usuel poursuivra l'assassin jusqu'à Rouen pour venger ses hommes.


    Ce roman nous plonge dans une période troublée dans laquelle, comme souvent la religion, les symboles religieux, la superstition qui en découle, jouent un très grand rôle. Jean d'Aillon nous fait voyager d'escarmouches en batailles, à travers ce début de siècle, entre Terre Sainte et France. Le lecteur est plongé dans cette période, il assiste à toutes ces aventures comme si il y était. Un roman passionnant au rythme haletant, une atmosphère politique et sociale superbement rendue, une attention permanente au détail voilà les marques de fabrique des romans de Jean d'Aillon qui encore une fois nous régale. Ce roman fait partie d'une série, mais nul besoin d'avoir lu les précédents pour apprécier l'histoire. Je découvrirai les autres aventures de ce chevalier troubadour avec un grand plaisir.

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    • Livres 0.00/5
    Par ClaudeCClaude, aujourd'hui


    Traces de Philippe Delerm

    Sur les petites choses que l' on voit sans y prêter attention et qui réveillent en nous quand on les voit, des petites réflexions, la mémoire ou la nostalgie. Du reste d' une affiche électorale à la buée sur une vitre sur laquelle on écrit du bout du doigt. Du nom de rue qui nous interroge à ce billet de spectacle qui réapparait alors qu' on l'avait oublié.... Mais tous les textes qui nous touchent n' appelent ils pas a notre mémoire? Avec la voix si particulière de Delerm.

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    • Livres 0.00/5
    Par ClaudeCClaude, aujourd'hui


    La lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson

    Hymne à la nature, à la vie, à l'amour, à la nostalgie et au regret

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    • Livres 0.00/5
    Par ClaudeCClaude, aujourd'hui


    La maison atlantique de Philippe Besson

    Ce livre est un vrai bijou. Je remarque l'appréciation des livres que je lis à l' importance des annotations que j' y porte et aux passages que je note. Celui ci en est plus qu' abondamment fourni. Une vraie mine. Et avec des phrases d'une grande beauté et simplicité alors que le sujet est tragique. Mais aussi une originalité très intéressante sur les titres des chapitres que m'avait signalé une lectrice, et qui peut échapper au lecteur non attentif ( un comble). En fait plus qu' un titre c'est la première phrase du chapitre lui même, un peu détachée par l' interligne mais qui le plus souvent continue dans le chapitre et qui surtout est un condensé de ce que va nous révéler le chapitre. C'est très habile, original et très accrocheur. En voici quelques exemples:
    - Il y a des hommes qui ont tout pour eux. Mon père était de ceux là
    - Il faudrait toujours rester sur ses gardes
    - Ce jour là, lorsque je suis rentré déjeuner, j'ai à peine desserré les lèvres, le but, assez évident, était de montrer à mon père que je lui en voulais
    - J' ai souvent repensé à la mise en place du piège qui allait se refermer sur nous
    Et , ma préférée, s' il en est une :
    - Au cours des 48 heures qui ont suivi, le temps a viré à l' orage. quelquefois la météo se cale sur nos humeurs.
    Un seul chapitre n'a pas de titre, c'est aussi le plus long. c'est une explication entre le père et le fils.
    Une citation, de la page 62 : J' ai soulevé le couvercle du vieux coffre installé dans ma chambre. Le désordre des souvenirs entassés m'a décontenancé. Je ne veux pas savoir pourquoi j' ai fait cela. Je l' ai fait, voilà tout. Je croyais que le passé était mieux rangé que cela. Et ces photos vieillies, cet espoir têtu d'arrêter le temps. Ce réflexe. Cette façon de dire le bonheur a existé, puisqu' il est là, sur les photos. Je n' ai pas réussi à me relever. Parfois, j' ai l' impression de n' avoir jamais été rien d' autre que cela. Un gosse agenouillé devant un coffre ouvert, et qui ne réussit pas a se relever.

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    • Livres 0.00/5
    Par ClaudeCClaude, aujourd'hui


    Sauf les Fleurs de Nicolas Clément (II)

    Emballé. Subjugué. Conquis. Fasciné. Epoustouflé.
    La voix de Marthe, musicale et crue accompagnera le lecteur pour longtemps
    ( 4eme de couv) Et c'est vrai

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    • Livres 0.00/5
    Par ClaudeCClaude, aujourd'hui


    Complications de Nina Allan

    Tricia Sullivan sur la 4eme de couv de l' édition que j'ai lu suggere l' idée de chef d' oeuvre. Je ne dirai pas cela. Pourtant le sujet me paraissait des plus plaisants mais je n'ai pas pu m' emballer (pas pris le temps?) pour ces nouvelles ( dont je suis pourtant friand) . Au temps pour moi.

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    • Livres 0.00/5
    Par ClaudeCClaude, aujourd'hui


    Celle qui dort de Bernard Foglino

    Un écrivain est depuis20 ans dans la quiétude des succès programmés, mais peut on impunément jouer des émotions et des sentiments, manipuler des personnages, puis tirer sa révérence sur le mot FIN et passer à autre chose ( sic: 4eme de couv)
    La première moitié du roman qui est purement dans le " fantastique" avec ces personnages tel le nain inquiétant et sa femme qu' il appelle BELLE et qui est tombée en catatonie m' a enthousiasmé, La suite malheureusement beaucoup moins .Il s'est emberlificoté dans des explications en voulant m' a t' il semblé le ramener à la réalité et au récit ordinaire.

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    • Livres 0.00/5
    Par ClaudeCClaude, aujourd'hui


    Comment devenir écrivain quand on vient de la grande plouquerie internationale de Caryl Férey

    Etonnant. Pour une fois autant que le titre peut le laisser présager. Entre les descriptions de son frère dominateur moral et de lui même, chétif gringalet efféminé, il raconte sa jeunesse et son parcours d' écrivain de ses 8 premiers romans. Avec toutes les péripéties obligatoires pour parvenir à être publié, ses aventures sexuelles, féminines ou pas, les passions de jeune garçon ( musique, sport; lecture) des années 80. L' écriture simple et facile correspond bien à ce genre de récit, j'ai beaucoup aimé.

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