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    • Livres 0.00/5
    Par Elphe07, aujourd'hui


    Ile de Ré de Mickaël Augeron

    Ce petit livre sur l'île de Ré est particulièrement bien fait. Tout d'abord son format carré que j’apprécie particulièrement : compacte il tient facilement sur les genoux, sans être trop lourd et se glisse sans difficulté dans un sac pour les vacances.
    Les photographies sont très belles et l'impression de très bonne qualité ce qui rajoute à la qualité du livre.
    Les chapitres sont courts et se lisent très facilement et le tout permet de connaitre l'essentiel de l'île de Ré : l'histoire de son peuplement et de son économie basée très longtemps sur le sel et le vin, les caractéristiques de ses 10 jolis villages, son patrimoine naturel et architectural. Bref un petit livre idéal pour préparer son séjour ou juste pour le plaisir de rêver d'y aller.

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    • Livres 4.00/5
    Par fnitter, aujourd'hui


    La Grande Route du Nord - tome 1 de Peter F. Hamilton

    Divertissant.

    Un petit roman (1000 pages seulement) du nouveau pape du space opera moderne sous-section littérature anglaise. Il est à noter qu'il vient de remporter le grand prix de l'imaginaire 2015 catégorie roman étranger.
    Comme toujours, la séparation en deux tomes due à l'éditeur français.

    Nous sommes en 2143, dans un univers proche de celui de Pandore, un membre de la famille de clone la plus influente et riche de l'univers, les North, est assassiné. Chose étonnante, 20 ans plus tôt, un autre membre de cette même famille était tué de la même façon. Angela Tramelo avait été jugée coupable, mais cette dernière accusait un étrange extraterrestre. En prison elle n'a pu commettre ce nouveau meurtre. L'inspecteur 3ième classe Sidney Hurst est chargé de l'enquête, pendant que d'autres se chargent du volet extraterrestre sur Sainte Libra, la planète des North.

    En début de roman, l'auteur pose son univers en quelques dizaines de date sur 150 ans, plus efficace que tout un chapitre, voire tout un roman, comme il aurait très bien pu le faire.
    Il faut vraiment aimer le style d'Hamilton, toujours très long, très détaillé, souvent nébuleux. Il nous plonge directement dans son univers et ses personnages que nous apprenons à connaître tout au long du roman à l'aide de nombreux flash back.
    On retrouve beaucoup de ses précédentes œuvres dans celle-ci. L'habitat de Jupiter, les portails de transport interstellaires, l'inspecteur de génie, les ET susceptibles d'anéantir l'humanité, les améliorations génétiques et technologiques de l'homme, le début de l'immortalité... Si on connaît l’œuvre de l'auteur on n'est pas vraiment dépaysé, mais en contrepartie on s'immerge assez facilement dans l'histoire.

    Pas de bonne surprise, mais pas de mauvaise non plus. Un Hamilton pur jus, pur sucre. Un univers extrêmement riche et fouillé, une enquête policière addictive, des personnages intéressants, un peu d'action, un peu de réflexion, tout est réuni pour passer un bon moment.

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    • Livres 4.00/5
    Par mlseditions, aujourd'hui


    La collection de Paul Cleave

    Le roman démarre sur un enlèvement d'emma green, ce à quoi on s'attend pour ce type de roman.Puis, rapidement les personnages s'installent avec Cooper, professeur en criminologie qui va être également enlevé, Adrian, fasciné par les tueurs en série; Tate, ex-flic qui sort de prison qui va être engagé par le père d'Emma.
    Peu à peu l'enquête se déroule avec d'un côté la partie investigation et de l'autre la relation entre Cooper et Adrian. Beaucoup de personnages secondaires vont s'entrecroiser dans le récit et les personnages principaux évoluent au rythme de ce qu'ils font, de ce qu'ils pensent et surtout des liens du passé qui conditionnent leurs actes. L'auteur réussit à tenir en haleine son lecteur. Rebondissements, suspens, ambiance psychologique sont incontestablement au rendez-vous. On croit tenir une piste mais aussitôt, l'auteur retourne la situation par sa seule volonté sans que l'on perde le fil de l'histoire. On est réellement plongé au coeur de l'horreur avec des détails qui font parfois froids dans le dos.
    Ce roman est une réussite car l'auteur nous conduit au plus profond de l'horreur humaine avec une trame narrative sans erreur et un imaginaire débordant.

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    • Livres 4.00/5
    Par claraetlesmots, aujourd'hui


    Béton armé de Philippe Rahmy

    Dans la préface, Jean-Claude Rufin écrit ceci : " Peu de textes, en nous transportant aussi loin nous ramènent aussi profondément en nous-mêmes". Car si ce livre est un récit de voyage, il renferme beaucoup plus.
    En 2011, Philippe Rahmy est invité en résidence d'écriture à Shanghai. Et c'est la première fois qu'il voyage, lui qui est atteint de la maladie des os de verre. Il nous livre ses impressions, des notes sur ce qu'il voit, la ville et les individus.
    Shanghai la sirène lui dévoile ses multiples facettes. Philippe Rahmy se mélange à la foule pour être au plus près de la population et s'immerger dans cette ville. Et ce sont autant de situations, de scènes étonnantes, paradoxales dans différents lieux que son regard nous transmet. Mais ce livre va plus loin que de simples descriptions. De façon complètement naturelle, il revient aussi sur ce qu'il a vécu comme son enfance où sa mère lui faisait la lecture, son rapport à la littérature : "ces textes ne m'ont pas seulement ouvert l'esprit. Ils sont aussi devenus mon corps. Comment la littérature, toutes de nuances et de faux-fuyants qui ne nous aide pas à comprendre la vie, mais à en faire notre demeure, qui nous désoriente avec bonheur, multipliant les chemins des écoliers et les occasions de faire l'école buissonnière sur la ligne droite qui mène du berceau à la tombe, aurait-elle le pouvoir de commander la matière ? Je l'ignore. J'en ai fait l'expérience. Je m'en émerveille chaque jour".

    L'homme au corps fragile décrit sans tabou la ville. La beauté côtoie la fragilité, la modernité d'une ville grouillante presque insaisissable avec ses contradictions, sa violence, sa politique. Avec une écriture singulière, très belle, il met à nu la ville. Il nous transmet le pouls de cette ville, par ses réflexions, ses ressentis mais aussi également son autoportrait sans fard avec intelligence et sincérité.
    Un texte d'une puissance rare, un livre qui interpelle profondément et durablement !


    Lien : http://claraetlesmots.blogspot.fr/2015/06/philippe-rahmy-beton-arme.html

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    • Livres 2.00/5
    Par philteys, aujourd'hui


    Une ténébreuse affaire de Honore de Balzac

    Mon cher Honoré, vous voudrez bien me pardonner si, à la lecture de « une ténébreuse affaire », j’ai beaucoup souffert. J’avais su apprécier naguère vos chefs d’œuvre les plus connus, conseillés par nos professeurs enthousiastes, j’ai ainsi voulu retrouver votre prose. Combien fastidieux fut le voyage : la description interminable d’un grand nombre de personnages que j’ai eu du mal à resituer une fois qu’ils étaient en action, le style qui m’a paru à plusieurs reprises confus, l’intrigue qui a eu du mal à s’installer… m’ont laissé à la porte de votre récit, les bottes crottées d’avoir eu tant de mal à arriver au seuil. Un complot, combien d’écrivaillons ont usé ce thème jusqu’à la corde et vous ne m’avez pas, vous, fait éprouver le moindre frisson. Mais je vous rassure, mon cher Honoré, je ne renonce pas, je reviendrai l’esprit ouvert replonger entre vos lignes. Malgré tout, vous avez encouragé chez moi l’envie de retourner vers cette époque où l’on dit la littérature classique et je vous en sais gré.
    Bien à vous avec tout le respect d’un honnête lecteur que vous trouverez sans doute bien pauvre.

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    • Livres 5.00/5
    Par Nastasia-B, aujourd'hui


    Lucky Luke, tome 18 : A l'ombre des derricks de Morris

    Avec cet album, Morris, mais surtout Goscinny commencent à tendre vers leur meilleur niveau qui sera atteint quelques albums plus tard entre La Ville Fantôme et Le Pied-Tendre. Ici, chose plutôt rare dans la série, René Goscinny nous emmène dans l'est des États-Unis (est-ce un Eastern ?) à l'époque de la première ruée vers le pétrole.

    Un méchant, Barry Blunt, s'approprie malhonnêtement tous les puits de ses concurrents mais le colonel Drake s'oppose à lui. Évidemment, Lucky Luke sur son fidèle destrier va mener la vie dure à Blunt et s'allier à Drake. Comme toujours, les gags récurrents vont émailler l'aventure pour la rendre hilarante. (C'est une marque typique de Lucky Luke par rapport aux autres séries scénarisées par Goscinny car Morris détestant les calembours dont son comparse était si friand, ce dernier devait s'adapter à son dessinateur.)

    Les auteurs se sont également bien documentés, car le personnage d'Edwin Drake, qui a réellement existé, est assez fidèlement rendu tant dans son caractère que dans sa caricature, de même que les dispositifs d'extraction pétrolière de l'époque.

    Goscinny nous livre, au surplus, une réflexion bien amère sur le genre humain, avide au gain et égoïste, ainsi que sur la pollution, sujet très peu à la mode au moment où Morris dessine cette histoire (en 1962, je vous le rappelle).

    Le scénariste nous glisse aussi, subrepticement, une critique sur le déterminisme social et la détection précoce des criminels, (critique à peine masquée de l'eugénisme) notamment par l'entremise du gros et maladroit Bingle : « Je suis un criminel endurci !!... J'ai de mauvais penchants !... Je battais mes petits frères !... »

    Bref, j'aime beaucoup cet album, et même si mon cœur bat plus fort encore pour le tome suivant, Les Rivaux De Painful Gulch, celui-ci reste d'après moi (et aux dires également de l'inspecteur Derrick qui était un fin limier qui préférait rester dans l'ombre) un très bon cru. Mais ce n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.

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    • Livres 5.00/5
    Par Presence, aujourd'hui


    The Beast of Chicago: The Murderous Career of H. H. Holmes de Rick Geary

    Il s'agit d'une histoire complète en 1 tome, et indépendante de toute autre. Elle est parue pour la première fois en 2003. Elle est en noir & blanc, écrite et dessinée par Rick Geary. Elle s'intercale entre The mystery of Mary Rogers (2001) et The murder of Abraham Lincoln (2005). Dans le bref paragraphe d'introduction, Rick Geary explique qu'Herman Mudgett (1986-1896, surnommé en autres H.H. Holmes) est considéré comme le premier tueur en série américain, ou du moins le premier à avoir été arrêté et condamné par les autorités.

    Comme les autres tomes de la série, celui-ci commence par quelques cartes sommaires : la ville de Chicago avec le quartier d'Englewood et la zone de l'exposition colombienne mondiale, l'itinéraire des incessants voyages d'Holmes avant son arrestation, le plan du deuxième étage du Château Holmes. Prologue : "This is Chicago" - Quelques pages pour un aperçu touristique de Chicago en 1893, menant aux chambres à louer dans l'hôtel tenu par Holmes. Chapitre I : "Dr. Holmes comes to town" - En juillet 1886, H.H. Holmes s'établit à Englewood, un quartier de Chicago où il trouve un emploi de pharmacien. Il est né en 1861, sous l'état civil d'Herman Webster Mudgett, dans une petite ville du New Hampshire. En 1878, il s'est marié avec Clara Lovering, avant de poursuivre ses études de médecin. Très vite, il a fait montre de capacités impressionnantes à mener à bien des arnaques (par exemple à base de polices d'assurance). En 1887, il épouse une deuxième femme prénommée Myrta.

    Chapitre II : "The Castle" - Grâce à des méthodes de financement douteuses, Holmes fait construire face à la pharmacie où il travaille un bâtiment imposant dont il a lui-même dessiné les plans, et sur lequel se succèdent plusieurs équipes d'ouvriers ce qui fait qu'au final Holmes est le seul à connaître la disposition des pièces et leurs aménagements spécifiques. Les habitants du quartier sont un peu surpris en voyant passer les équipements qui sont installés dans l'édifice. Avec la tenue de l'exposition universelle, les affaires liées à la location de chambre sont florissantes, et Holmes développe et gère plusieurs autres entreprises de commerce en même temps.

    Chapitre III : "The desperate journey" - En octobre 1893, Holmes quitte Chicago et entreprend un voyage aux multiples étapes, avec plusieurs groupes de personnes, sans que jamais ceux-ci ne se rencontrent. Chapitre IV : "The castle revealed" - H.H. Holmes a fini par être arrêté et malgré ses changements d'identité répétés, la police a fini par faire le lien avec le propriétaire du Château à Englewood qui fait l'objet d'une perquisition aux résultats dépassant l'entendement. Chapitre V : "The prisoner" - Les 3 femmes légales de Holmes apprennent la vérité, et le coupable effectue plusieurs aveux (contradictoires).

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    Trop gros pour être vrai ! À la lecture des exploits macabres de l'individu se faisant appeler H.H. Holmes, il est difficile d'y croire. Pourtant une vérification dans une encyclopédie (ou sur wikipedia) permet de constater l'authenticité des faits. La lecture de la page wikipedia consacrée à H.H. Holmes rend bien compte des crimes hors norme commis par cet individu, et permet également d'apprécier tout ce qui fait le sel et la spécificité de cette adaptation en bandes dessinées de Rick Geary.

    En lieu et place d'un texte factuel et concis, le lecteur découvre une époque et des lieux particuliers, rendus vivants. L'apparente simplicité inoffensive des dessins de Geary recouvre un art consommé de représentation des différents environnements : la vision des monuments de Chicago (et la magnifique ballade en gondole), l'intérieur de la pharmacie à l'ancienne avec son carrelage en damier noir et blanc et les superbes comptoirs, les étranges agencements des pièces du Château et les décrochements bizarres de ses couloirs, la belle façade de la demeure achetée pour l'une de ses femmes et enfants, etc. Grâce aux dessins, le lecteur s'immerge dans l'époque et dans des endroits uniques, chose qu'un simple texte encyclopédique ne permet pas.

    La présentation très factuelle de Geary peut de prime abord rebuter : des vignettes accolés les unes aux autres, sans réelle action, sans description ou décomposition de mouvement, dans des décors à l'apparence naïve, surchargés en traits parallèles pour figurer les textures. Oui, mais page après page, ces décors, ces objets apportent une consistance et une familiarité inégalables au récit. Regardez ce banal escalier de bois aux chambres du premier étage du Château, cette trappe dans le plancher, la chaudière démesurée, cette pelle innocente, ce tuyau de gaz fixé à une malle de voyage fermée. Il s'agit d'autant détails banals et familiers que le texte rend déplacés, bizarres et inquiétants dans leur contexte.

    Alors que l'œil contemple une série d'images figées, la lecture du texte en fait autant d'éléments singuliers dans le contexte de la narration. Regardez ces personnages un peu falots comme surpris par le photographe dans une pose banale, avec leur tenue d'époque. Ils sont certes remarquables en tant que témoin d'une époque, mais il n'y a pas de mouvement, ou de jeu d'acteurs dans une mise en scène sophistiquée. On peut juste remarquer que les postures varient de position un peu empruntée, à un langage corporel évocateur... sauf que là encore la rédaction matoise de Geary leur confère une personnalité abrasive. Alors qu'une case représente Holmes de dos en ombre chinoise se découvrant au passage d'une dame, la case de texte indique qu'il portait une attention exagérée au sexe féminin, transformant ainsi la signification du dessin. Dans le contexte du récit, cet euphémisme prend une saveur macabre et railleuse dans la mesure où le lecteur sait déjà que la plupart des victimes d'Holmes sont des femmes. Regardez ce bras tendu devant un couloir sombre en haut de quelques marches : quelconque, sans rien à voir, et pourtant le texte permet de comprendre qu'il s'agit de l'escalier menant aux chambres à louer... "avec des équipements spéciaux pour ces dames" (bel exemple d'euphémisme second degré).

    Rick Geary adopte un ton sec et pince-sans-rire pour évoquer ou faire une allusion oblique aux atrocités perpétrées par Holmes qui mérite pleinement son surnom de "Boucher". En soi la vie de ce monsieur est déjà une histoire ahurissante (sans même parler de ses meurtres). Mais Geary est un roublard qui a construit son récit de manière à ne révéler la nature exacte des meurtres que petit à petit, après avoir bien exposé le contexte historique et social, et l'environnement. Le ton un peu goguenard qu'il adopte, légèrement moqueur évite au récit de sombrer dans le gore ou l'horreur pour le plaisir de choquer, mais il ne dissimule en rien l'abjection des crimes. Geary est un conteur exceptionnel qui au travers de la vie incroyable de ce tueur en série dépeint la société dans laquelle il évolue, son époque. Avec cette évocation, il fait apparaître à quel point l'entourage de cet ignoble individu n'avait aucune notion de ce que pouvait être sa véritable vie. Après avoir lu ce récit, le lecteur est pris de vertige à l'idée de ces 3 mariages relevant de la polygamie, de sa capacité à faire voyager 2 familles différentes dans le même train sans se compromettre.

    Derrière ces tours de passe-passe, le lecteur est renvoyé à la question de que fait l'autre pendant que j'ai le dos tourné. Quelle est la vie réelle de mon voisin ? Finalement que font réellement mes proches quand je ne suis pas avec eux ? À quel point l'idée que je me fais de leur vie est éloignée de ce qui se passe réellement ? Comment la société peut-elle détecter ces individus dont le comportement est à ce point aberrant (= éloigné des normes sociales établies) ?

    Rick Geary adapte la vie ahurissante de H.H. Holmes (qui a inspiré plusieurs auteurs dont Robert Bloch, avec Le boucher de Chicago), avec son style narratif (tant visuel qu'écrit) inimitable qui fait des merveilles. Ce récit se lit d'une traite, aussi bien pour le suspense qui s'en dégage, que la montée en puissance des découvertes macabres, que pour l'évocation historique, que le démontage minutieux des arnaques d'Holmes, que le vertige existentiel provoqué par la possibilité de l'existence d'un tel individu. Indispensable.

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    • Livres 5.00/5
    Par Presence, aujourd'hui


    The Mystery of Mary Rogers de Rick Geary

    Ce tome est le cinquième de la série, après The fatal bullet (The true account of the assassination, lingering pain, death, and burial of James A. Garfield, twentieth president of the United States). Le tome suivant est The Beast of Chicago (An account of the life and crimes of Herman W. Mudgett, known to the world as H.H. Holmes). Le présent tome est noir & blanc, écrit et dessiné par Rick Geary, initialement paru en 2001. Il contient une histoire complète et indépendante de toute autre.

    Au début se trouve 3 cartes schématiques du New Jersey, de New York, et de la rive d'Hoboken. Partie I : a body in the river - Le mercredi 28 juillet 1841, 2 jeunes hommes à bord d'une barque sur l'Hudson River aperçoivent un cadavre flottant. Peu après 5 promeneurs découvrent ledit cadavre. Il est identifié comme étant celui de Mary Rodgers, une jeune femme logeant avec sa mère qui gère une pension de famille à New York, rue Nassau. Partie II : the history of Mary Cecilia Rogers, and the days that led to her murder - Tout est dans le titre : qui était cette jeune femme et qu'a-t-elle fait les jours précédant le meurtre ? Partie III : the investigation - L'enquête va s'étaler du 11 août 1841 au 07 octobre de la même année, avec des hypothèses plus ou moins vérifiables, et la découverte de nouveaux éléments. Partie IV : Edgar A. Poe - L'écrivain s'est inspiré de ce meurtre pour sa nouvelle Le mystère de Marie Roget, déplaçant les faits à Paris, mais proposant une hypothèse qui apporte un nouvel éclairage sur les circonstances et les raisons du meurtre de Mary Rogers. Partie V : the mystery of Mary Rogers - Ce meurtre n'a jamais été élucidé et bien des questions demeurent sans réponse.

    Rick Geary est au meilleur de sa forme : par le biais de ce récit, il plonge le lecteur dans une évocation historique, à taille humaine, du New York de 1841. Ses dessins en apparence un peu frustes donnent en fait à voir beaucoup. Le lecteur peut commencer par apprécier les tenues de ces messieurs (en particulier les chapeaux), et les toilettes des dames (ces robes, ces gants, sans oublier les ombrelles). Je suppose qu'un habitant de New York sera également sensible à la promenade aménagée le long de l'Hudson River, coté New Jersey, version 1841. L'immersion continue avec le débarcadère du ferry, la promenade en barque, l'évocation des plaisirs procurés dans le quartier du Bowery, la crise économique de 1837, l'opulente décoration d'un bureau de tabac (plaisir de luxe), la rotative d'époque pour imprimer les journaux, etc. Toutes ces images viennent en complément des textes pour donner à voir cette époque d'une manière simple et très vivante. Le chapitre consacré aux supputations d'Edgar Allan Poe prend la peine d'exposer sa position sociale de l'époque, son absence de reconnaissance, et la raison personnelle pour laquelle il s'est vraisemblablement intéressé à cette affaire.

    Geary ne se contente pas de faire revivre ce milieu par les images, il évoque également quelques spécificités de la société à cette époque. Le lecteur découvre ou se rappelle des conditions d'avortement assez hasardeuses. Geary glisse en passant que la société de cette époque était déjà écartelée entre le respect des bonnes mœurs inhérent à l'apparence sociale, mais aussi une forme de permissivité sous-jacente découlant de la jeunesse de cette nation où beaucoup de choses devenaient possibles. Le déroulement de l'enquête fournit également l'occasion de glisser un mot sur l'organisation des forces police à New York, composées d'agents non salariés, rémunérés par les cours de justice à l'acte, ou par des récompenses. Il met en parallèle ces moyens dérisoires, avec l'activité brutale de gangs de voyous agissant impunément et terrorisant le bourgeois à leur guise. Geary sait aussi montrer comment les journaux représentent déjà un quatrième pouvoir au sein de la ville. Dès lors qu'ils s'emparent de l'assassinat de Mary Rogers (un parmi de nombreux autres, à en croire les remarques de Geary), les pouvoirs publics doivent faire preuve de plus de diligence, et y consacrer plus de moyens. C'est un thème que Geary reprendra dans d'autres affaires par la suite. Mine de rien, au travers de ces cas de meurtre, Geary met à nu certains modes de fonctionnement de la société américaine qui ont toujours cours à ce jour.

    En ce qui concerne le meurtre de Mary Rogers, Geary s'en tient aux faits comme à son habitude. Il a choisi un plan qui lui permet de passer en revue tous les aspects de l'affaire dans un ordre logique. Au travers de l'énoncé des faits, il arrive à dresser un portrait attachant de la jeune femme, et peu flatteur de celui qui aurait pu devenir son mari. Toujours au travers des faits, il fait ressortir tous les degrés d'interprétation possibles de chaque événement, à commencer par les agissements de Mary elle-même. Quelle était sa vie privée réelle ? Impossible à savoir. Il est tentant de dire qu'elle était un pur produit de son époque et que son assassinat était inéluctable, quoi qu'il se soit réellement passé. Si Geary conclut son tome en estimant que la vérité ne sera jamais connue, il choisit de dédicacer son livre à ce qui n'est pas connu et ce qui ne peut pas être connu. Effectivement, cette histoire expose tous les faits et toutes les hypothèses, en explicitant les éléments de contexte qui expliquent le comportement des uns et des autres, et le comment des situations. En faisant cela, l'auteur met en évidence le caractère insondable des passions, le mystère de chaque vie, l'impossibilité de savoir qui est vraiment l'autre. À partir de ce qui ressemble à un simple exercice de style (raconter une affaire de meurtre non élucidée), Rick Geary se livre à un exercice hautement plus ambitieux, entre reconstitution historique, analyse sociétale, drame passionnel, besoin de comprendre. Ce tome est l'égal d'un bon roman noir.

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    • Livres 5.00/5
    Par Eric76, aujourd'hui


    Le Cycle d'Ender, tome 1 : La Stratégie Ender de Scott Card Orson

    Les parents Wiggin peuvent être fiers de leur progéniture.
    Trois enfants, trois petits génies qui, dès la prime enfance, délaissent poupées et petits soldats pour se mettre à penser et agir comme de brillants adultes. Trois enfants prodiges (ou monstres ?) qui vont influencer l’avenir des Terriens.
    Rien de moins !
    Et ce n’est pas le moindre des paradoxes que de croire dès les premières pages, grâce à l’extraordinaire talent de conteur de Orson Scott Card, à cette histoire de fou.
    Dans ce lointain futur, les terriens sont à la croisée des chemins. A peine découvrent-ils qu’ils ne sont pas seuls dans l’univers qu’ils échappent de peu à l’anéantissement par de puissants et surdéveloppés extraterrestres, surnommés doryphores, au mode de pensée radicalement différent du leur. De cette sanglante confrontation, les terriens récupèrent une nouvelle technologie, l’ansible, qui leur permet de communiquer en instantanée à travers l’immensité de l’univers.
    Grâce à l’ansible, ils ont les moyens d’attaquer les doryphores dans leur propre monde. Mais pour mener à bien cette nouvelle guerre où il s’agit d’exterminer l’ennemi, l’état-major militaire a besoin d’un grand chef de guerre. Une perle rare qui bousculerait tous les prérequis, qui inventerait de nouvelles stratégies ; un génial stratège adulé de ses hommes et capable de gagner une bataille en combattant à un contre dix… Une sorte de Napoléon qui n’aurait pas fini par être vaincu, en quelque sorte, ou d’Alexandre le Grand qui n’aurait pas brulé sa vie par les deux bouts de la chandelle.
    L’état-major jette son dévolu sur le troisième enfant de la famille Wiggin : Andrew surnommé Ender par sa grande sœur Valentine. Depuis sa naissance, ses faits et gestes sont surveillés, disséqués, analysés, grâce à un moniteur placé dans son cerveau. Les militaires devinent en lui toutes les qualités du grand chef : visionnaire, jusqu’au-boutiste, perfectionniste… Ender est enlevé à sa famille dès l’âge de six ans et envoyé à l’académie militaire pour être formé à son futur rôle. Un apprentissage d’une dureté et d’une violence inouïe. Les adultes font tout pour isoler Ender des autres enfants de l’académie. Ils jettent ce gosse plus jeune, plus faible que les autres en pâture à la haine et la méchanceté des petits chefs qui ne supportent pas cette étrange aura qui émane de sa personne. Dans ce monde hostile, Ender n’a pas d’autre choix que d’être broyé ou de devenir le meilleur, le premier. Et c’est ce qu’il deviendra.
    On ne peut qu’être troublé par ce gosse. Au fil des pages, on le voit tenir les propos et adopter le comportement d’un adulte brillant, rusé et calculateur, avant de redevenir cet enfant de moins de dix qui souffre atrocement de l’absence de sa mère et d’une solitude abyssale. On se demande à plusieurs reprises s’il parviendra au terme de sa formation avec toute sa raison.
    Que dire des adultes qui ne cessent de jouer aux apprentis sorciers en manipulant sans aucun scrupule Ender pour parvenir à leurs fins ? On est totalement écœuré et en même temps on comprend leur motivation, car de la réussite d’Ender dépend la survie de l’espèce humaine.
    Ender ! Un drôle de gamin, quand même ! Si grand, si jeune… Capable d’avoir de l’empathie pour son ennemi avant de le détruire… Maître de ses actes, et totalement manipulé…
    Je ne sais pas si j’aurais aimé le rencontrer.
    Comme je ne veux pas me faire maudire par celles et ceux qui souhaitent lire le livre, je ne parlerai pas des cinquante dernières pages. Sachez simplement qu’elles sont éblouissantes, inattendues, surprenantes, intenses.
    Un grand livre de science-fiction, certains parlent de chefs d’œuvre, traitant de la manipulation, de la solitude et du cynisme des hommes de pouvoir. Par analogie, et sans vouloir jouer au conspirationniste, ce livre nous fait aussi toucher du doigt la manière dont notre système de pensée peut être conditionné et formaté.
    Bref ! Un cycle ou une saga de plus commencé et que je dois absolument finir….

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    • Livres 0.00/5
    Par alexa_orange, aujourd'hui


    La Sélection, tome 3 : L'Elue de Kiera Cass

    Très bon livre

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    • Livres 3.00/5
    Par Sophie13, aujourd'hui


    Les Apparences de Gillian Flynn

    Je m'attendais a BEAUCOUP plus.....vu tout les éloges donné ici..... Çe livre ne mérite pas du tout un 5 étoiles!!! Mais vraiment pas! Jai passé de bon moments mais sans plus..... "La fille du train" est a mon avis beaucoup mieux!! ;-)

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    • Livres 4.00/5
    Par LeGrandLecteur, aujourd'hui


    Sept jours pour une éternité... de Marc Lévy ()

    Une histoire cucu la praline, que j'ai lu sur les conseils de ma copine. Pas le roman du siècle, mais pas non plus l'ouvrage hérétique décrit par certain. c'est du levy on sais à quoi s'attendre. Je le conseil pour ceux qui ne veulent pas se creuser la tête sur une énigme policière et préfère lire un roman "de transition"

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    • Livres 5.00/5
    Par LeGrandLecteur, aujourd'hui


    Autre-Monde, Tome 3 : Le coeur de la terre de Maxime Chattam

    Après un étrange orage, Matt et son ami Tobias luttent ensemble pour survivre dans un monde où la nature reprend rapidement ses droits.

    J'avais quelques a-priori sur cette fresque fantastique. Chattam est davantage spécialisé dans les crimes et les serial killer, et le fait de lire son nom sur ces livres relevant plus du domaine fantaisiste ne me laissait pas convaincu. Au final, ce fut une excellente surprise. Les textes sont rythmés, l'action très présente et le réalisme saisissant. Le monde crée par l'auteur évolue dans chaque tome avec son lot de surprise qui reste cependant, que ce soit au niveau des civilisations nouvelles et de leur lois ou des évolutions animales et florales, très cohérentes, bien imaginée et encore une fois totalement crédible. Chaque mystère trouve sa résolution, dans le tome actuel ou dans le suivant.

    Avec un monde à la fois beau et terrifiant aussi bien construit que celui-ci, je ne peut que vous conseiller cette fresque épique, fantaisiste mais haletante, qui a marqué, pour moi, une superbe évasion, loin des thrillers sanglants.

    (critique générale de la saga)

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    • Livres 5.00/5
    Par LeGrandLecteur, aujourd'hui


    Autre-Monde, Tome 2 : Malronce de Maxime Chattam

    Après un étrange orage, Matt et son ami Tobias luttent ensemble pour survivre dans un monde où la nature reprend rapidement ses droits.

    J'avais quelques a-priori sur cette fresque fantastique. Chattam est davantage spécialisé dans les crimes et les serial killer, et le fait de lire son nom sur ces livres relevant plus du domaine fantaisiste ne me laissait pas convaincu. Au final, ce fut une excellente surprise. Les textes sont rythmés, l'action très présente et le réalisme saisissant. Le monde crée par l'auteur évolue dans chaque tome avec son lot de surprise qui reste cependant, que ce soit au niveau des civilisations nouvelles et de leur lois ou des évolutions animales et florales, très cohérentes, bien imaginée et encore une fois totalement crédible. Chaque mystère trouve sa résolution, dans le tome actuel ou dans le suivant.

    Avec un monde à la fois beau et terrifiant aussi bien construit que celui-ci, je ne peut que vous conseiller cette fresque épique, fantaisiste mais haletante, qui a marqué, pour moi, une superbe évasion, loin des thrillers sanglants.

    (critique générale de la saga)

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    • Livres 5.00/5
    Par LeGrandLecteur, aujourd'hui


    Autre-Monde, Tome 1 : L'Alliance des Trois de Maxime Chattam

    Après un étrange orage, Matt et son ami Tobias luttent ensemble pour survivre dans un monde où la nature reprend rapidement ses droits.

    J'avais quelques a-priori sur cette fresque fantastique. Chattam est davantage spécialisé dans les crimes et les serial killer, et le fait de lire son nom sur ces livres relevant plus du domaine fantaisiste ne me laissait pas convaincu. Au final, ce fut une excellente surprise. Les textes sont rythmés, l'action très présente et le réalisme saisissant. Le monde crée par l'auteur évolue dans chaque tome avec son lot de surprise qui reste cependant, que ce soit au niveau des civilisations nouvelles et de leur lois ou des évolutions animales et florales, très cohérentes, bien imaginée et encore une fois totalement crédible. Chaque mystère trouve sa résolution, dans le tome actuel ou dans le suivant.

    Avec un monde à la fois beau et terrifiant aussi bien construit que celui-ci, je ne peut que vous conseiller cette fresque épique, fantaisiste mais haletante, qui a marqué, pour moi, une superbe évasion, loin des thrillers sanglants.

    (critique générale de la saga)

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    • Livres 4.00/5
    Par Mathie, aujourd'hui


    Même les stars aiment les sardines à l'huile de Maïa Brami


    En conclusion, cette lecture n'a pas fait longs feux entre mes mains et je ne peux que vous la conseiller. L'écriture de l'auteur est toujours aussi bien, ses personnages et ses messages toujours aussi forts. Quand je la lis, je me retrouve dans ses histoires, et elle me touche autant qu'elle ne me fait m'évader, rêver. Je souris, je ris autant que ça m'émeut. Une lecture parfaite pour la plage, pour le soleil et pour se rappeler que les rêves sont importants et que même les stars doutent, même les stars aiment les sardines à l'huile.


    Lien : http://mille-et-deux-livres.skyrock.com/3254112612-Meme-les-stars-aiment-les-...

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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, aujourd'hui


    Le Rapport de Brodeck de Manu Larcenet

    Une lune si blanche qu'elle semble se refléter sur les montagnes. Brodeck parcourt dans la nuit noire la distance qui le sépare de l'auberge. Venu chercher du beurre, c'est tout un troupeau d'hommes qui lui réserve un accueil glacial et le dévisage longuement. Seul l'Anderer, l'étranger, n'est pas là. Brodeck comprend aussitôt le sort que lui a réservé les hommes. L'un d'eux s'approche de lui et le somme de raconter l'histoire, d'en être le scribe. Lui dont le métier est de rapporter aux administrations de brèves notices sur l'état de la forêt et des rivières. Il n'a pas d'autre choix que d'accepter et innocenter par là-même les coupables et détourner la vérité. Bien sûr, il va l'écrire ce rapport que les autres attendent mais aussi une toute autre vérité qu'il gardera secrète...

    En adaptant l'oeuvre de Philippe Claudel, Manu Larcenet change de registre et étonne tout autant qu'il épate avec ce noir et blanc. Et l'on est conquis dès les premières pages muettes. Brodeck, encore traumatisé par la guerre, les camps et ses deux années de captivité, veut à tout prix faire éclater la vérité, quitte à se mettre à dos cette communauté isolée. Manu Larcenet nous offre un récit d'une grande noirceur, implacable et terriblement efficace. L'on sent cette tension malsaine qui s'infiltre au fil des pages. Avec ce dessin d'une rare puissance et d'une grande justesse, l'auteur rend parfaitement compte de cette ambiance hostile et menaçante. Il nous offre de superbes planches de montagne et de nature sauvage et croque superbement tous ces visages ridés, silencieux et marqués par de lourds secrets. Le noir et blanc d'une grande profondeur sert à merveille ce récit captivant.
    Magistral...

    Feuilletez Le rapport de Brodeck...

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    • Livres 0.00/5
    Par ForeverBouquinneuse, aujourd'hui


    Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh

    Une histoire superbe. J'ai adoré chacune des soeurs, mais pas seulement elles, tout les autres personnages sont attachants, je riais toute seule à "Branle-baaaaaaas" et aux petites piques lancées, surtout entre Hortense et Bettina. Je n'ai pas encore lu la partie de Geneviève mais je devrais bientôt y arriver. Je trouve Enid particulièrement adorable, avoir ses amis animaux et son ami Gulliver. Hortense à été clairement ma favorite, elle est comme moi, la même passion pour la lecture et l'écriture. Bettina, je la détestait au début mais ensuite, j'ai commencer à l'apprécier. Geneviève est superbe, j'ai toujours l'impression qu'elle est là pour soutenir Charlie quand elle en a besoin. J'ai aussi adoré le côté plus... Réaliste où on parle de problème d'argent ect... Les animaux me font tous rire, les deux chats, le rat, la chauve-souris et l'écureuil. Ce livre m'a vraiment beaucoup plu, j'ai beaucoup ri et on retrouve toujours l'une de nos qualités ou l'un de nos défaut dans chacune des soeurs.

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    • Livres 3.00/5
    Par PLUMAGILE, aujourd'hui


    N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures de Paola Pigani

    Paola Pigani a grandi en Charente où elle a rencontré une femme manouche qui a vécu dans le camp des Alliers. Cela lui a inspiré l'histoire de ce premier roman qu'elle a présenté à Niort l'hiver dernier, parce qu'elle était nominée pour le prix de la Voix des Lecteurs.

    La période historique et le thème m'intéressaient, la quatrième de couverture m'intéressait, MAIS, parce qu'il y a un mais, je n'adhère définitivement pas au style de l'auteur : c'est lent, avec des énumérations, souvent sur un rythme ternaire, et ça je ne supporte pas... ("la course, le rire, la faim se partagent leur ventre", "les adultes complotent, chuchotent, ont des regards qu'ils n'avaient pas avant", "pourquoi moins de cris, moins de chants, moins de pagaille"... et bien d'autres encore page 52). Je me suis un moment demandé si ça n'était pas pour faire une opposition rythmé entre avant : leur vie joyeuse de nomades, et l'instant décrit : leur vie dans le camp. Mais non, puisqu'on retrouve la même chose dans cette dernière. C'est dommage parce qu'il y a, par ailleurs, des images très poétiques ("secourus par les vents, ils volent d'une misère à la joie, d'une ivresse à l'effroi" "(le cheval) entre tout entier dans son coeur avec sa peau de bête, son souffle puissant, son odeur de terre" pages 54-55).

    Alors j'ai posé le livre et tenté d'y revenir plus tard, ce qui m'a permis d'aller au bout de ma lecture...

    Je vous laisse vous faire votre opinion !!



    Lien : http://la-clef-des-mots.e-monsite.com

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    • Livres 0.00/5
    Par JoyeuxDrille, hier


    Nous sommes cruels de Camille de Peretti

    Il ne s'agit pas véritablement d'une relecture des "Liaisons Dangereuses" mais d'une satire au vitriol d'une société d'adolescents de la haute qui s'ennuient jusqu'à la méchanceté. En prenant comme modèle le duo Merteuil/Valmont, Camille et Julien savent qu'ils ne se lancent pas dans un jeu innocent. Mais sont-ils partenaires ou adversaires ? Un roman épistolaire plein de cynisme et de références littéraires...


    Lien : http://appuyezsurlatouchelecture.blogspot.fr/2015/06/notre-collaboration-fond...

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