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Critique de Lune


Lune
22 février 2009
Blancheur, pâleur, lune, blondeur, eaux, couleurs, musiques, ville gothique, paradis, mélancolie, symboles, suggestions, rêves, Temps parallèle...

Tous les ingrédients de l'imaginaire accompagnent la lecture de ces contes parus entre 1889 et 1906. Nous sommes en pleine période symboliste. Charles van Lerberghe, dont le nom reste à jamais associé aux merveilleux poèmes de "La Chanson d'Eve" est également l'auteur de ces contes quelque peu oubliés et que les Editions Labor, en les publiant en 1992, ont remis à l'honneur.

La lecture qu'on en fera dépendra de notre propension à nous "laisser aller". Replonger dans un univers onirique est parfois plus difficile à l'âge adulte. La lecture peut aussi s'effectuer comme une découverte de l'histoire de la littérature et d'une époque faisant suite au romantisme auquel Charles van Lerberghe n'échappe pas.

Des rêves de pureté, des sentiments épurés de vilenie, "d'aspiration" vers une élévation divine d'essence païenne sont le fil conducteur de ces contes à portée philosophique. Nous sommes bien "hors du Temps" dans un Temps parallèle où il ne reste plus de vivant que les personnages de légendes, les rêves des poètes, la Beauté de l'âme, même pas le mot "Dieu"...

Certains touchent, d'autres moins. Tout dépend de notre vibration intérieure, de ce qui nous parle, de ce que nous attendons, de ce que nous avons envie d' entendre.

Pendant toute la lecture, la musique de Debussy m'a accompagnée. Je revoyais aussi ces peintures de Fernand Khnoff qui m'avaient tellement fascinées lors de la rétrospective qui eut lieu à Bruxelles en 2004.

J'imaginais Colette jouant le rôle de Paniska dans "Pan" car ce poète fut aussi un auteur dramatique.

Bref je faisais un bond de cent ans en arrière... Et bien que ce style littéraire ne provoque pas chez moi un engouement énorme, j'y ai pris plaisir. On ne résiste pas à d'aussi beaux vers :

"Il ne faut donc jamais pleurer,

Il ne faut pas désespérer.

La mort n'est rien. Les belles choses

Ont de belles métamorphoses




Tout dans la nature

Est sujet à de sages lois.

Une belle créature

Est immortelle en soi."

"La Belle et la Bête". (dans les "Contes Hors du Temps).

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