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Critiques de António Mota (1)
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O rapaz de Louredo
  18 mars 2017
O rapaz de Louredo de António Mota
Aéroport du Rêve et de la Culture ; Fête des Pères au Portugal





Ding-dang-dong…



Attention ! Les passagers à destination du Pays de l’Enfance : embarquement immédiat…



…….



Début du voyage :



Bonjour, mesdames et messieurs. Soyez les bienvenus à bord du vol Babelio-0302-2017.



Je suis l’heureuse pilote de ce vol qui pourra n’intéresser personne, mais qui, pour moi, a été une bouffée de fraicheur fleurant bon l’enfance. Je vous prie de bien vouloir détacher vos ceintures de sécurités, maintenant que nous avons décollé, et de vous laisser flotter dans ce petit, tout petit livre, destiné à un public entre 9 et 11 ans (au plus) que ce soit de corps, de cœur ou d’esprit (vielles Alouettes s’abstenir….puisqu’on est dans un avion).



Pour ma petite Princesse aux yeux bleus (je sais, je sais, pour une portugaise, c’est raté…), ces 129 (petites) pages, tranchées en 26 (petits) chapitres, ont été son premier roman de lecture obligatoire dans le cadre de l’étude de texte du deuxième trimestre de sa 4ème (et dernière) année d’école primaire. Elle l’a dévoré en un week-end, la joie au cœur, le rose aux joues, heureuse et fière de l’avoir autant aimé et de l’avoir fini si vite. Vous imaginez aisément ma petite bonne femme, lundi matin, disant à son professeur. « M’sieur, M’sieur ! je l’ai lu et maman l’a acheté hier chez le bouquiniste ! Je vous rends votre exemplaire pour que vous le prêtiez á mes autres petits copains. Quant à moi, j’ai adoré…Papa m’a dit que son enfance était un peu comme ça ! Je vais le garder toute ma vie !»



En tant que « pilote de la maison », j’ai, de suite, profité du manque de temps qui m’assole (et m’affole) en m’empêchant d’entreprendre une lecture plus « ardue », pour lire, moi aussi, cette petite perle de fraicheur, de joie simple et de tendresse.



Ça ressemble à tous les « romans » que j’ai lu enfant, les « Heïdi », les « Martine », les « Laura Ingalls » et toutes les autres, dont je ne me souviens plus du nom, mais à la sauce portugaise (un bail que je ne lisais pas en portugais, tiens). En plus, ça sent le vrai, le vécu, l’enfance d’un écrivain, enfant du milieu rural d’avant le 25 avril (1974) d’un petit pays tout doux…Tellement doux que, quand il a fait sa « révolution », ce petit pays l’a appelée « révolution des œillets » (mais bon, elle a tout de même changée les choses et fait du bruit, cette révolution que je n’ai pas vécu mais qui m’a fait grandir en France…mon papa l’ayant fui). Moustaki en a même fait une chanson (en se trompant de date, mais je lui pardonne).



C’est joli comme un poème, c’est tendre comme de la marmelade de coing, ça sent bon la campagne et, effectivement, ça rappelle l’enfance de mon mari qui a grandi en apprenant á lire en même temps qu’il a appris à conduire le petit tracteur dont mon beau-papa se servait pour travailler les champs du grand patron de la propriété qu’il exploitait, afin d’élever ses huit enfants (mes beaux-frères et belles-sœurs, tous plus rigolos les uns que les autres).



3 x4 = 12 ; 6 x 5 = 30 et, hop…c’est l’heure de traire la « Jaune ».



« je suis », tu es, il est »… temps de faucher le blé….



Cette petite histoire, c’est doux comme un soleil de printemps mais ça se termine avec une larme parce que l’enfance s’enfuit toujours trop tôt. Avant qu’on ne s’en rende compte, la marelle, les tartines de Nutella, les dessins-animés ou les séries jeunesses télévisées, toutes époques confondues, perdent leur saveur, leur sens, leur odeur. On grandit le cœur en bandoulière et on s’aperçoit trop tard que les meilleurs instants de nos vies sont passés trop vite.



En plus, la fameuse révolution a industrialisé le pays. Ça a du bon…mais la campagne disparait lentement…La « Jaune » n’a plus de lait…les blés sont fauchés….Mon mari est devenu chauffeur de transports publics, le tracteur est rouillé…



Notre seul espoir : transmettre…Vole, ma petite Princesse…,Vis et lis beaucoup, petite bonne femme de mon cœur….et, surtout, surtout, rêves….Et ne te fais pas de soucis: ton papi, mon papa, il va le vaincre ce foutu "crabe" dans le poumon...Et rien ne viendra ternir ton enfance merveilleuse....C'est un petit homme vaillant, ton papi...Mon papa



Merci d’avoir survolé avec moi (et jusqu’au bout…sans vous jeter par le hublot, quoi…) mon ressenti. Vous pouvez, maintenant, très chers passagers, rattacher vos ceintures, pour atterrir de nouveau dans v(n)otre monde d’adulte. Ne tombez pas des nues, s’il vous plait, mais j’ai une mauvaise nouvelle : ce livre sans importance n’est pas traduit en français. Aaaah…si je pouvais la faire, cette traduction…Faudrait que je contacte l’éditeur, que je demande l’autorisation de l’auteur….



Driiiiiiiiiiiing…….Driiiiiiiiiiing….



AllÔôô, Senhor António Mota ? Como está….?







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