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Le Seigneur de Charny
21 septembre 2017
Le Seigneur de Charny de Laurent Decaux
Plutôt centré sur les ouvrages factuels que romancés, je me suis malgré tout intéressé à ce livre du fils du regretté Alain Decaux, en partant du principe que bon sang ne saurait mentir.

Quelques appréhensions dans les premières pages, car si le plaisir d'écrire et la volonté de faire rêver le lecteur se ressentent immédiatement, le caractère néophyte tout fou tout joyeux de l'auteur également.

On est tout de suite happé dans l'univers médiéval, comme le personnage d'un film qui s'endort sur son livre et se retrouve plongé dedans. Mais pour nous immerger, Laurent Decaux tend parfois à la caricature, façon "Les Visiteurs", ce qui peut se révéler lassant.

De même, dans le souci de ne pas laisser son lecteur s'ennuyer, Laurent Decaux s'appuie d'entrée sur un rythme effréné, qui donne finalement un tourbillon au sein duquel on a peine à respirer.

Une fois passés ces errements de jeunesse, l'auteur semble trouver son style et sa maturité, et l'on se retrouve avec l'un de ces livres fabuleux qu'on ne peut plus reposer.

Car à ce moment-là, on se retrouve réellement plongé dans le XIVème siècle, plus un décor de cinéma en carton-pâte mais le vrai, avec ses héros chevaleresques et ses serfs crasseux.

Le récit reste haletant et plein de rebondissements, mais en acquérant une sorte de sérénité qui permet au lecteur de se laisser glisser dessus au lieu de se débattre.

Alors le lecteur peut oublier qu'il est en 2017, monter en croupe derrière Jacques de Charny, et suivre avec bonheur les aventures imaginées par Laurent Decaux. On se prend à soupirer avec ses héros devant une belle femme, s'enhardir avec eux devant le danger, et frémir face aux noirs desseins des "méchants".

Je mets ce dernier terme entre guillemets car les personnages, en apparence simplistes, montrent finalement que rien n'est tout blanc ou tout noir, et on à vient même à avoir de l'empathie pour ceux qu'on avait détestés.

Au final, un livre qu'on regrette de voir s'arrêter. Laurent Decaux, dans un registre différent, se révèle être un conteur aussi magique que son père, sans délaisser la qualité de la recherche historique.

Je recommande sans hésiter.
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Mister Perfect
21 septembre 2017
Mister Perfect de Linda Howard
Une vraie bombe ce bouquin ! Alors qu’avec un titre pareil et une couverture qui joue sur les codes de l’érotique, je m’attendais à tout, sauf à ça. J’ai adoré !



J’ai vu passer un extrait des premiers chapitres sur je ne sais plus quelle page hyper connue de la littérature et j’ai eu envie immédiatement de le lire. La rencontre entre Jaine et son affreux voisin Sam, était juste perfect ! C’est drôle, péchu et tellement addictif. Leurs premiers échanges sont explosifs, Sam est de prime abord imbuvable… en faite, Jaine le prend pour un ivrogne mais suite à une altercation de trop, elle apprend qu’il est surtout flic. On va prendre plaisir à leurs punchlines de malades, les deux sont de très bons challengers.



Jaine est une grande gueule, elle essaye d’arrêter de dire des gros mots. Sam quant à lui est ultra hot, nan mais franchement, une assurance se dégage de son personnage qu’il est difficile de ne pas craquer. Enfin, si vous aimez les personnages masculins machos, viril et très arrogant. Il sait ce qu’il dégage et ce qu’il veut alors Jaine peut bien aboyer tout ce qu’elle veut, il compte bien la mettre dans son lit.



Si vous êtes génération Sex & The City, vous aurez du mal à vous détacher du looks et mimiques des quatre copines, impossible pour ma part de ne pas y coller leurs traits. Il y avait une sorte de Samantha, une Charlotte et l’autre dont j’oublie toujours le nom… quand à Carrie, était-ce Jaine ? Peut-être en moins BCBG. Alors, un jour où Sam venait une nouvelle fois la rendre dingue, elles commencent à en parler et on ne sait comment, par écrire même une liste sur le Mister Perfect. Comment aurait-elles pu se douter que tout cela pouvait mal tourner ?



Linda Howard pourrait, très bien, juste nous raconter leur rencontre électrique qu’on serait au top avec une romance contemporaine dynamique et moderne mais, elle ajoute avec les codes du thriller du suspens. Pour celles et ceux qui ne sont pas spécialement intéressés par ce genre, c’est un moyen d’en voir les mécaniques sans pour autant être noyés dedans. Elle alterne parfois dans sa romance, avec les passages du tueur psychopathe comme ce que l’on a dans un thriller, mais là, elle ne détaille pas trop, on reste en surface. Les indices sont bien pensés, on est capable de proposer plusieurs noms de coupable jusqu’à l’impensable ! Alors ? Avez-vous trouver de qui il s’agissait ?



J’ai trouvé la fin, pour le couple, un peu rapide, ce qui m’a un peu fait rouler des yeux mais j’ai tellement aimé l’ambiance et les joutes verbales que je pardonne ce manque de crédibilité. J’ai adoré suivre leur histoire d’A avec des échanges que l’on connait en couple, cette « crudité », ces phrases sans filtre, ces phrases vraies qui montrent un profond lien et de la confiance sans enlever l’alchimie, les scènes hyper sexy. Je ne comprends pas pourquoi on ne m’en a pas parlé avant, c’est un gros coup de coeur !
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Naissance des coeurs de pierre
21 septembre 2017
Naissance des coeurs de pierre de Antoine Dole
« L’espoir qui le portait l’a lâché. C’est le sentiment le plus fragile, face à la cruauté des hommes. Celui qui, dans un monde où rien ne peut changer, où rien ne s’ouvre à la lumière, devient le plus douloureux. L’espoir est d’une violence terrible, quand il est retourné contre soi. »



Dans le monde de Jeb, appelé simplement « Nouveau Monde », les émotions sont prohibées afin de protéger la population des conséquences néfastes qu’elles peuvent avoir eu sur la société de l' »Ancien Monde ». La communauté isolée et encerclée d’un mur infranchissable oblige ses enfants dès l’âge de douze ans à subir un entretien avec un « préparateur » qui juge s’ils sont prêts ou non à prendre le traitement. Jeb est profondément ancré dans ses émotions et ne réussi pas l’examen, il est alors envoyé dans un centre censé le recadrer et taire la plus infime de ses émotions. Tiraillement, souffrance, fatigue, harcèlement, malgré tout cela Jeb ne peut lutter contre ses sentiments.



Peu avant l’ère du « Nouveau Monde », Aude est une jeune fille de seize qui entre dans un nouveau lycée. Dès le premier jour, elle est prise en grippe par un groupe qui ne cessera dès lors de se moquer d’elle. A force de les fuir, elle trouve refuge dans un bâtiment en cours de travaux et y rencontre Mathieu, un surveillant. A force de rencontres, Aude et Mathieu se rapprochent et démarrent une relation amoureuse. L’adolescente va vivre passionnément ce premier amour qui va complètement transformer sa vie.



Deux histoires parallèles, deux histoires distinctes, l’une évoluant dans le »Nouveau Monde », l’autre dans l' »Ancien Monde », et pourtant étroitement liées avec un point commun la perte de l’innocence et de l’enfance, fortement empreinte de « destruction ». Un basculement de l’enfance vers un univers plus sombre et dévastateur.



On suit donc deux personnages, Jeb, d’un côté, un jeune garçon de douze ans amené par sa mère, Niline, vers l’extinction de son enfance et de ses émotions. Dans la société du Nouveau Monde, univers dystopique où tout est éteint pour ne plus sombrer dans les dérives émotionnelles, la colère, la haine qui ont mené aux guerres et à la destruction. Jeb est attachant et fort, on le sent lutter contre ces vagues de sentiments brutes qu’on lui a toujours appris à taire, une façade froide cachant un cœur chamboulé. Ce personnage, c’est aussi une relation filiale avec une mère dont il cherche le regard, les réactions, les onces ou prémices d’émotions, qu’elle tait à coup de cachets qu’elle surconsomme de plus en plus. On sent une certaine fragilité de la mère, qui malgré tout suit les lois de la société quitte à y sacrifier son enfant, cela suscite beaucoup de choses chez le lecteur, quelque part, on sent le personnage démuni et faible, de l’autre on ne peut comprendre ses réactions qui manquent profondément d’amour maternel, après tout la mère est censée protéger son enfant et non lui nuire. Niline, par manque de gestes et beaucoup d’actions, va orienter la perte de son fils.



« Les enfants ne savent pas s’ils doivent répondre ou se taire. Les mots ne sortiraient pas, de toute façon. Tous sont occupés à retenir leurs armes. La transformation ou la fin. Mais comment taire en soi toutes ces déflagrations de pensées et de sensations ? Comment est-ce qu’on s’y prend pour faire mourir autant de soi à l’intérieur quand on se sent si vivant ? »



De l’autre, on suit Aude, à travers ce personnage adolescent, on voit la pression parentale face à la réussite de son enfant, Aude est envoyée dans un lycée où elle ne connaît personne, séparée de ses amis afin de se concentrer sur ses études. Par ce geste égoïste, les parents vont surtout entraîner la déchéance de leur fille. Aude est une adolescente solitaire, qui sera exclue des autres et va donc perdre les relations amicales qui auraient pu l’ancrer dans une certaine réalité, à contrario, elle va dériver, et vivre sa relation avec Mathieu, un jeune homme, passionnément, allant à l’encontre de ses parents, leur mentir, s’opposer à eux, jusqu’à ce qu’un acte de trop conduise à des conséquences irréversibles et amène à un conflit inévitable. Cette histoire est assez dure car à y réfléchir, elle est très réaliste, en tant que parent, c’est même carrément flippant.



Le tout est franchement bien écrit, c’est même très addictif. L’alternance des deux points de vue rendent le récit d’autant plus dynamique et plus introspectif aussi. Le public visé, adolescent, devrait aisément se retrouver dans l’un ou l’autre des personnages, de manière modérée du moins, car les thèmes exploitées à travers ce récit sont très actuels mais aussi très durs, l’image de soi, le harcèlement scolaire, la pression parentale, la passion des premiers amours, le viol déguisé, les conséquences à travers l’histoire d’Aude, mais aussi l’ébullition des émotions et des sentiments qui ne demandent qu’à s’exprimer, que l’on tait ou que l’on ne sait comment gérer, le rapport filiale, l’oppression d’une société, la violence faite aux enfants à travers l’histoire de Jeb. Quant à la fin, elle est bien trouvée, certainement surprenante, elle n’est pas forcément facile mais elle est en tous cas satisfaisante.



En bref, un roman jeunesse qui porte en lui son lot de thématiques fortes, dures et sensibles, des sujets qui parleront forcément à vos adolescents, tout en les divertissant de deux histoires fragiles et difficiles, deux univers, deux personnages, pour une seule ligne directrice, les conséquences de nos actes sur l’innocence de l’enfance.



Je remercie les éditions Actes Sud Junior et plus particulièrement Nathalie pour ce partenariat plein de surprises.
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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Vie secrète
21 septembre 2017
Vie secrète de Pascal Quignard
Après en avoir lu un bon tiers … ce livre se montre d'une incroyable intelligence, je ne sais pas si je vais être capable de le finir tellement c'est dense . J'y titille les limites de mon entendement.
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Attends Miyuki
21 septembre 2017
Attends Miyuki de Roxane Marie Galliez
Ce petit résumé de l'histoire montre bien à quel point le texte de Roxane Marie-Galliez est beau et poétique. C'est une auteure dont je ne vous ai jamais parlé sur ce blog, mais dont j'aime beaucoup le style d'écriture. Ces histoires sont très agréables à lire, et toujours pleine d'imagination.



J'ai aussi beaucoup, beaucoup aimé dans cette histoire les illustrations de Seng Soun Ratanavanh, que je ne connaissais pas du tout. Les pages avec les fleurs sont superbes, et les 32 pages de cet album sont un vrai plaisir à regarder. D'autant plus parce que l'album est assez grand : 25 x 34 cm, ce qui permet de faire de beaux effets sur les grandes double-pages, et de jouer sur l'impression de hauteur de certains dessins. Au fil de l'histoire, j'étais conquise par cette illustratrice.



Cet album est conseillé pour les enfants entre 6 et 9 ans. Je pense effectivement qu'il ne faut pas le faire découvrir aux trop petits, qui apprécieront sans doute les belles illustrations, mais passeront peut-être à côté du sens de l'histoire.

Miyuki est une petite fille bien trop pressée, qui veut les choses tout de suite et maintenant. Mais certaines choses demandent du temps, et c'est ce que son grand-père essaie de faire comprendre à Miyuki. L'arrivée du printemps va permettre à la petite fille de mieux comprendre et apprendre l'art de la patience. Et maîtriser cet art pourra lui être fort utile plus tard !
Lien : http://lepetitmondedulivreje..
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Le Magasin des suicides
21 septembre 2017
Le Magasin des suicides de Jean Teulé
Roman très court. A lire si vous aimez l'humour noir et décalé! J'ai passé un bon moment mais je sais que beaucoup trouveront que c'est trop glauque comme sujet pour en rire à ce 4ème (au moins) degré.... Jusqu'à la fin!

bref, moi j'ai trouvé ça juste assez loufoque pour moi et j'ai trouvé que bizarrement ça mettait de bonne humeur!
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Léonie - Tome 1 - Première en  tout!
21 septembre 2017
Léonie - Tome 1 - Première en tout! de Zidrou
Léonie : Première en (presque) tout est un spin-off de la bande dessinée L'élève Ducobu. Comme son titre l'indique, c'est Léonie Gratin, alias Miss 10/10, qui en est le personnage principal.



Même s'il lui est déjà arrivé d'être au cœur de certaines planches de la BD initiale, il est agréable de découvrir Léonie sous un autre jour et de voir l'envers du décor, c'est-à-dire le prix de son excellence.



Si l'humour est toujours présent, il l'est tout de même moins que dans les aventures de Ducobu, et la mélancolie occupe une place prépondérante. Tout du long, Léonie évoque sa solitude, son incapacité à se faire des amis, car elle a plus de facilité à s'entendre avec ses livres de classe qu'avec ses condisciples.



C'est une œuvre touchante qui nous montre que tout n'est pas parfait, même lorsque l'on est prétendument au sommet, et que le succès a un prix. Les illustrations m'ont semblé moins vives que celles de Ducobu, ce qui colle parfaitement avec l'image plus sage et plus pondéré de Léonie, en contraste avec le tempérament exubérant du cancre.



J'ai cependant déploré que ce dernier ne soit pas un peu plus présent. Certes, il a sa propre série et sa présence aurait peut-être risqué d'éclipser Léonie, mais il s'agit d'un personnage important pour elle. Qui plus est, elle a toujours paru le considérer comme un ami (et même plus), or là qu'elle en recherche, ce fait est totalement occulté.



C'est donc un premier tome intéressant que nous offre ce spin-off, davantage porté sur les émotions que le rire, qui satisfera tous les fans de l'univers de Sainte-Potache. J'espère tout de même que la relation Ducobu/Léonie sera plus développée dans les ouvrages suivants, que je dévorerai à n'en pas douter avec le même plaisir.
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Le cri de la terre
21 septembre 2017
Le cri de la terre de Sarah Lark
C'est avec Le cri de la terre que se conclut la trilogie du Nuage blanc. Après Gwyneira et Hélène, après Elaine et Kura, nous suivons la toute dernière génération de cette grande famille à travers les personnages de Gloria, Lilian et Jack.



Si les deux premiers tomes avaient des défauts évidents, ils sont encore plus marqués dans ce troisième opus. Un style toujours aussi horripilant en matière de répétition, des personnages secondaires toujours aussi négligés, et surtout un manque d'originalité encore plus flagrant.



Si Le pays du nuage blanc et Le chant des esprits partageaient des intrigues similaires, Le cri de la terre, quoique plus sombre, répète à l'identique le schéma de ses prédécesseurs. Deux héroïnes sont mises en scène, et sur les deux, l'une va s'en sortir relativement bien tout du long (Gwyneira/Kura/Lilian), tandis que l'autre affrontera malheur et douleur avant de connaître une fin plus heureuse (Hélène/Elaine/Gloria).



Jusqu'à présent, la densité de l'œuvre et ses nombreux personnages ne posaient pas de gros problèmes, mais cette fois, tout est plus brouillon. La chronologie est confuse, avec des allers et retours en arrière, et il n'est parfois pas aisé de se repérer dans le temps.



Même l'espace diffère beaucoup. L'histoire, jusqu'ici centrée en Nouvelle-Zélande, s'éparpille aux quatre coins du monde. Si cela permet de mettre en avant une sombre réalité historique (la Première Guerre Mondiale, et plus précisément Gallipoli), le lecteur habitué aux vastes pâturages des Canterbury Plains se sent dépaysé.



Quant aux personnages, ils souffrent toujours d'un manque de profondeur qui fait que l'on peine à s'attacher à eux. Charlotte, par exemple, m'a donné l'impression de n'être là que pour occuper l'intrigue de Jack jusqu'au retour de Gloria, même si ce sentiment a dû être quelque peu renforcer par la quatrième de couverture qui laissait présager une histoire entre ces deux personnages.



En parlant de cette jeune héroïne, d'ailleurs, ses choix ne semblent pas toujours très cohérents. Elle déteste la vie que ses parents lui imposent depuis qu'elle a quitté Kiward Station, mais pour y échapper, elle n'hésite pas à faire le choix de la prostitution, même si c'est d'abord avec un soupçon de naïveté. Ce qui m'a le plus déroutée, c'est que malgré la richesse de sa famille, elle n'a pas, à un seul moment, évoqué la possibilité de leur voler de l'argent ou n'importe quoi d'autre pour négocier une traversée.



Enfin, l'histoire entre Lilian et Ben est mièvre à souhait, digne d'un roman à l'eau de rose. Il n'y avait d'ailleurs aucun suspens de ce côté-là, puisque Sarah Lark a pour fâcheuse habitude de réunir ses personnages par miracle. Jusque-là, ils se retrouvaient par le plus grand des hasards à l'autre bout du pays, mais cette fois, c'est à l'autre bout du globe que réapparaît le soupirant de Lilian, rencontré en Angleterre.



C'est sans regret que s'achève cette trilogie du Nuage Blanc, car si les deux premiers tomes, sans être exempts de défauts, étaient plutôt agréables dans leur ensemble, la trame de celui-ci est attendue, dépourvue d'originalité, avec de plus grosses facilités scénaristiques que les précédents. Il était plus que temps que tout cela se termine !
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Soumission
21 septembre 2017
Soumission de Michel Houellebecq
Soumission c'est la racine étymologique du mot Islam, c'est aussi le titre du dernier roman de Houellebecq. Et donc Soumission est un roman d'anticipation, de politique fiction c'est aussi le récit d'une conversion opportuniste à l'Islam. Assujettissement d'une personne, assujettissement d'un peuple. Personnellement, je le vois également comme un roman sur la solitude existentielle et sur la lâcheté. Car le personnage principal est une vraie chiffe molle, universitaire un peu alcoolique, porté sur le sexe, dépressif. L'intellectuel finit par embrasser la religion islamique par facilité...l'assurance d'un bon poste bien payé et la possibilité de se marier avec deux ou trois donzelles bien soumises... on imagine la fin du roman à la place de Houellebecq. L'adorateur de Huysmans épousera une petite bombe de 20 ans qui pourra lui prodiguer de bonnes petites pipes, et "une femme pot-au feu" de 40 pour lui confectionner de bons petits plats. Avec ça, si l'espoir n'est pas permis. Voilà, le cynisme de Houellebecq est partout, c'est parfois drôle et souvent désespérant. Quelques uns en prennent pour leur grade. Nietzsche est "une vieille pétasse". Bayrou est appréhendé comme un imbécile qui se prend pour Henri IV. Un idiot utile au président élu... En 2022, le bougre imagine que Jean Luc Mélenchon est toujours à la tête du Front de Gauche... (ahahaha, l'auteur de Soumission n'a pas imaginé le mouvement de la France Insoumise.... ).

J'ai pu lire dans la presse que le roman avait été comparé à l'immonde Camps des Saints de Raspail. Soumission est beaucoup moins ordurier que le torchon de Raspail, beaucoup plus littéraire, plus habile, et donc sans doute plus insidieux et... plus nocif.

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Ma cousine Rachel
21 septembre 2017
Ma cousine Rachel de Daphné Du Maurier ()
Ma cousine Rachel est une romance glauque et ténébreuse, récemment adaptée au cinéma. Philip, un jeune homme naïf élevé à l'écart des convenances par son cousin Ambroise, sombre dans la colère et la rancœur à la mort de celui-ci. Convaincue que sa veuve Rachel est responsable de ce décès soudain, il décide de se venger, jusqu'au jour où il fait la connaissance de cette troublante et non moins charmante femme.



La plume de Daphné du Maurier est particulière, et d'aucuns auront peut-être besoin de quelques dizaine de pages avant de commencer à s'y habituer, comme ce fut mon cas. Une fois cette étape passée, l'histoire semble glisser avec plus de fluidité et n'en devient que plus agréable, en dépit de quelques longueurs.



S'il ne fallait qu'un mot pour définir ce roman, ce serait assurément « ambiguïté ». Le personnage de Rachel fait la force de cet ouvrage : tantôt bienveillante, tantôt venimeuse ; tantôt irrémédiablement coupable, tantôt sûrement innocente...



Tout du long, on ne cesse de reconsidérer notre jugement à son égard, jusqu'au point final qui laisse planer le doute. À certains moments, la preuve de sa culpabilité paraît inéluctable, et quelques pages plus loin, les certitudes s'effondrent, encore et encore. Cela instaure une tension brillamment maîtrisée qui ne retombera jamais, pas même après la fin.



Philip, au contraire de son envoûtante cousine Rachel, est un personnage simple à cerner, d'une telle naïveté qu'il en devient vite agaçant. Fermement convaincu de l'implication de Rachel dans la mort d'Ambroise, il reconsidère bien vite sa position et la haine que cette femme lui inspire cède le pas à la fascination.



Même lorsqu'il a les accusations d'Ambroise entre les mains (au travers des lettres qu'il lui a écrites), il n'en tient pas compte, lui qui considérait pourtant son cousin comme son modèle, son dieu vivant. À la place, il préfère céder à Rachel tout ce que son défunt mari lui a refusé, par méfiance.



On ne peut que comprendre celle-ci lorsqu'elle traite Philip comme un enfant, car malgré ses vingt-cinq ans, c'est ce qu'il est. Crédule, impatient, capricieux et surtout jaloux, car c'est finalement sa jalousie envers Rainaldi qui l'incitera à agir, plus que ses intimes convictions.



Le revirement de Philip est peut-être un peu brutal, à la vue de tous les indices qui auraient pu l'encourager à changer son fusil d'épaule avant, mais cette fin tragique est nécessaire pour maintenir le doute. La principale chose que retiendra le lecteur, même une fois le roman clos, sera une question. Rachel était-elle coupable ou non ?
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Cesare, tome 1
21 septembre 2017
Cesare, tome 1 de Fuyumi Soryo
Cesare est un manga qui retrace la vie trépidante et controversée de la grande figure italienne qu'était Cesare Borgia, fils du pape Alexandre VI, mais à travers les yeux d'un personnage étranger à l'Histoire, le jeune Angelo Da Canossa.



Cette œuvre est une pure merveille. Commençons par les dessins, qui sont d'une beauté à couper le souffle. Ils fourmillent de petits détails et sont d'une précision et d'une justesse incroyable. Ils sont d'autant plus importants qu'ils accaparent parfois une, voire deux pages entières, sans qu'une ligne de dialogue les accompagne. Ce n'est d'ailleurs pas utile, puisqu'ils parlent d'eux-mêmes.



En ce qui concerne la partie historique, et bien que je ne puisse attester complètement de sa véracité, un travail de recherches pointu à l'air d'avoir été entrepris par l'auteur, afin de calquer au mieux la réalité. Ce manga nous offre bon nombre d'informations digne d'un cours d'histoire.



C'était d'ailleurs ce que j'appréhendais un peu, au début. Je craignais de trouver une sorte de documentaire froid et peut-être même un peu ennuyeux, dans la lignée des Borgia de Dumas, alors que c'est tout le contraire. Tout du long, l'Histoire s'entremêle à la perfection avec l'histoire des personnages. Si l'on apprend des choses, on rit aussi beaucoup et on s'attache aux personnages.



Angelo, ce doux naïf, fait ses débuts à l'université de la Sapienza grâce à Lorenzo de Medicis, et rencontre d'ailleurs l'illustre fils de celui-ci, Giovanni. Assez ambigu, car il semble alterner entre la fierté et la bienveillance, il est le moins intriguant des protagonistes. Il faut admettre que l'ombre que projette Cesare autour de lui est grande.



Beau, ténébreux et mystérieux, il est difficile de ne pas succomber à son charme dès l'instant où il apparaît, monté sur son cheval et tout de noir vêtu. Il fascine aussitôt grâce à sa majesté que les dessins ont su parfaitement faire ressortir. Miguel, son bras droit, est plus nuancé. À la fois digne acolyte de Cesare, il n'en demeure pas moins un individu simple et hilarant par moments.



Vous l'aurez compris, ce manga est assurément un énorme coup de cœur, à la fois dense et léger, drôle et profond... Il n'y a pas un défaut à lui reprocher qui puisse contrebalancer quelque peu toutes ses qualités. Amateurs d'Histoire ou non, n'hésitez pas à vous jeter dessus si vous le croisez en librairie.
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Le chant des esprits
21 septembre 2017
Le chant des esprits de Sarah Lark
Après avoir suivi les aventures de Gwyneira et d'Hélène dans Le pays du nuage blanc, ce sont à présent celles leurs petites-filles que nous découvrons dans Le chant des esprits, Lainie et Kura.



On ne retrouve pas seulement dans ce second tome la densité du premier, mais également ses qualités et ses défauts. Si les descriptions sont toujours aussi sublimes, les répétitions de l'auteur n'en sont pas moins pesantes. La richesse de l'histoire est encore au rendez-vous, mais conserve les mêmes faiblesses.



Tout comme dans le premier volume (si ce n'est davantage), les personnages secondaires sont négligés : les frères de Lainie sont à peine mentionnés, Jack n'apparaît qu'à de très rares occasions... Il est tout de même agréable de retrouver, même brièvement, les héros du Pays du nuage blanc, sauf peut-être Gwyneira.



Si tous semblent être restés fidèles à eux-mêmes, ce n'est pas son cas. J'ai eu du mal à la cerner tout du long. Comment elle, qui n'a jamais pu aimer Paul en raison de ses origines et qui a toujours paru posséder une certaine fierté, peut-elle s'incliner de la sorte face à la capricieuse Kura ? Comment peut-elle surtout lui porter une telle affection alors que la jeune fille est aussi exécrable que son père ?



L'histoire, bien qu'aussi riche et intéressante que la précédente, manque un peu d'originalité. Certains passages sont très plaisants (notamment la vie de Lainie dans l'établissement de Mme Clarisse, les efforts de Tim pour l'apprivoiser ou encore la réconciliation progressive des deux cousines) et d'autres trop peu développés. Je pense notamment aux retrouvailles entre Zoé et Lainie, desquelles j'attendais beaucoup quand j'ai vu ressurgir la première nommée, mais qui s'achèvent finalement aussi vite qu'elles sont survenues.



Pour rebondir là-dessus, les heureux hasards déjà présents dans le tome 1 le sont également dans celui-ci. Les personnages finissent toujours tôt ou tard par se retrouver au même endroit, au même moment, si bien qu'on voit venir ces éléments de l'intrigue longtemps à l'avance.



L'originalité n'est pas transcendante non plus, puisqu'il est facile de faire de gros parallèles avec Le pays du nuage blanc. L'une des héroïnes contracte un mariage malheureux avec un mari brutal (Hélène/Elaine... Tiens, tiens !), l'un(e) des protagonistes s'enfuit après avoir commis un meurtre (Paul/Elaine), la happy end où tout le monde se retrouve après quelques centaines de pages de pérégrinations...



C'est donc une histoire qui, comme la précédente, se laisse lire plutôt agréablement, mais qui souffre d'un style toujours aussi pesant et de rebondissements attendus. Contrairement au dépaysement, le suspens n'est pas au rendez-vous.
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Your Name, tome 1
21 septembre 2017
Your Name, tome 1 de Ranmaru-K+Shinkai-M
Dans Your name, nous suivons Mitsuha et Taki, deux adolescents qui ne se connaissent pas, et qui se réveillent pourtant fréquemment dans le corps de l'autre. Au début déstabilisés par cet échange brutal et inattendu, ils s'habituent peu à peu à cette « double vie ».



C'est un manga léger, drôle et intrigant, qui se lit très vite et avec beaucoup de plaisir. Les dessins sont agréables, les protagonistes sympathiques et leur histoire originale. S'il fallait lui trouver un défaut, ce serait qu'elle est un peu confuse, en particulier au début.



Je n'ai pas vu l'œuvre cinématographique éponyme, néanmoins j'ai eu l'occasion de lire un résumé assez complet sur Internet, ce qui m'a permis de m'y retrouver. Sans cela, je pense que j'aurais été perdue dès les premières pages.



Ce premier tome semble se conclure sur une note dramatique, qui contraste avec le ton employé dans le reste du manga et qui invite à vouloir connaître la suite, ainsi que le fin mot de l'histoire. Je poursuivrai l'aventure avec plaisir.
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Les amants maudits
21 septembre 2017
Les amants maudits de Michel Peyramaure
Un roman historique sur les amours de George Sand, avec deux gros focus sur Musset et Chopin.

C'est agréable d'en apprendre plus sur la vie des deux écrivains et du compositeur, ainsi que sur l'ambiance politique et populaire de l'époque en France principalement, mais aussi en Italie et en Espagne.

Malgré tout cela reste assez superficiel et je n'ai pas aimé le style d'écriture, qui comporte pas mal de langueurs, tout en éludant parfois les passages qu'on aurait au contraire voulu plus détaillés.
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Indiana Teller, Tome 2 : Lune d'été
21 septembre 2017
Indiana Teller, Tome 2 : Lune d'été de Sophie Audouin-Mamikonian
Après avoir achevé le premier tome d'Indiana Teller avec un avis mitigé, mon sentiment n'a pas évolué à la lecture de ce second volume, car ses qualités sont contrebalancées par de nombreux défauts.



Un point positif, tout d'abord, c'est que l'univers se renouvelle en quelque sorte. Si les loups-garous étaient l'espèce centrale de Lune de printemps, ce sont cette fois-ci les Vampires qui sont au cœur de l'intrigue, ce qui offre un peu de fraîcheur et nous permet de découvrir plus profondément une autre facette de l'univers de l'auteur.



Qui dit autre espèce dit aussi autres personnages, avec Annabelle la SangVol (mi-Vampire, mi-humaine) et Chasseuse, ainsi que ses acolytes. Elle se fait remarquer dès son arrivée grâce à sa grande puissance, qui ne laisse pas Axel le semi indifférent. Bien vite, il s'éprend de la jolie créature.



Son histoire d'amour s'ajoute à celle qu'entretiennent Indiana et Katerina. Elles raviront peut-être les amateurs de romance, mais pour ceux qui préfèrent l'action, cela vous fera froncer les sourcils à plus d'une reprise. Les péripéties sont occultées pas la sentimentalité et de nombreux passages manquent de sombrer dans la mièvrerie pure et dure.



Tout s'enchaîne beaucoup trop vite, parfois même un peu trop. Les déductions d'Indiana surviennent généralement comme un cheveu sur la soupe, et il parvient à émettre des théories aussi alambiquées qu'exactes, alors que de telles hypothèses n'ont effleuré personne jusque-là. C'est à croire que les soudaines illuminations du personnage sont le seul moyen qu'a trouvé l'auteur pour amener la suite de l'histoire, couplé au don de rebrousse-temps qui se manifeste toujours au bon moment, pour dévoiler des éléments essentiels (ou qui le deviendront).



À cause de cela, Indiana n'en est que plus agaçant, puisqu'il apparaît comme celui dont tout le monde dépend, et sans qui rien n'avance. Katerina est toujours aussi insupportable et versatile, et les personnages qui se défendaient dans le premier tome ont perdu de leur superbe. Axel s'enfonce lui aussi dans une intrigue à l'eau de rose et Tyler passe d'un adolescent ambigu à un pur psychopathe.



Le récit, pour sa part, souffre de répétitions (en particulier concernant les facultés des loups) et d'incohérences, notamment avec la louve Alpha, tantôt immunisée contre l'hypnose, tantôt capable de se laisser influencer. Les explications sont mal dosées, parfois redondantes, parfois confuses, parfois même les deux.



Pour conclure, je dirais que ce second tome ne vaut ni plus ni moins que le premier. Il est riche en rebondissements, mais le romantisme affecté gâche la plupart du temps le plaisir des scènes d'action. Si l'occasion se présente, je lirai probablement les ouvrages suivants, mais cette saga n'a pour le moment pas éveillé suffisamment d'intérêt en moi pour me donner la volonté de la poursuivre à tout prix.
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Ulysse Moore, Tome 2 : La Boutique des cart..
21 septembre 2017
Ulysse Moore, Tome 2 : La Boutique des cartes perdues de Pierdomenico Baccalario
Comme le laissait suspecter la fin du premier tome, ce second ouvrage d'Ulysse Moore nous offre un dépaysement complet en nous entraînant à travers ses pages en Égypte antique, plus précisément dans le Pays de Pount.



L'immersion est totale, ce qui rend ce roman aussi addictif que son prédécesseur. Au fil des chapitres, j'ai eu l'impression de déambuler dans cette ancienne cité aux côtés de Jason et Rick, placés au cœur de l'intrigue, et de leur nouvelle amie Maruk.



Cette jeune égyptienne, partagée entre la curiosité que lui inspirent ces deux énergumènes surgis des décombres d'un mur et le respect des règles, les suit dans leur quête d'une carte de Kilmore Cove, qui est aussi une course contre la montre, puisque Olivia Newton convoite le même objet.



Si Les clés du temps la désignaient déjà comme l'antagoniste principale, on découvre dans La boutique des cartes perdues toute l'étendue de sa perfidie. Elle est prête à tout pour parvenir à ses fins, qui ne sont pas sans lien avec la Villa Argo et son précédent propriétaire, Ulysse Moore.



Son acolyte, Manfred, est tout aussi retors qu'elle, puisqu'il n'hésite pas à prendre d'assaut la demeure des Covenant, où Nestor et Julia tentent de s'opposer à lui. La jumelle de Jason est un peu moins présente que les deux garçons, dans ce tome-ci, mais elle démontre tout de même sa vaillance et sa loyauté en aidant le jardinier à affronter cet importun.



Les énigmes, quant à elles, sont toujours au rendez-vous, même si l'on peut une fois encore déplorer la facilité déconcertante avec laquelle de jeunes adolescents les résolvent alors que les adultes ont échoué jusque-là. Le Dictionnaire des langages oubliés, sur lequel ils s'appuient, apparaît d'ailleurs plus comme un Manuel des Castors Juniors qu'un recueil de langues antiques, ce qu'il est pourtant censé être.



Malgré ce défaut, c'est toujours avec un réel plaisir que l'on enchaîne les péripéties. Les mystères grandissent et se multiplient, si bien que l'on ne peut réfréner cette impatience de connaître la suite. Les réponses semblent devoir attendre, cependant, car si ce second tome soulève de nouvelles questions, il n'apporte aucune explication.



C'est avec une joie intense que je me plongerai prochainement dans le troisième volume de ce qui s'annonce déjà comme une palpitante saga, en espérant qu'elle continue sur cette lancée si prometteuse. On en redemande !
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Green Mechanic, tome 1
21 septembre 2017
Green Mechanic, tome 1 de Yami Shin
Séduite par la jolie couverture, j'ai en revanche été surprise par le résumé extrêmement long situé sur la quatrième de couverture. J'ai dû m'y reprendre à deux fois afin de bien saisir tous les éléments qui nous y sont livrés ! C'est la première fois que je tombe sur un résumé aussi exhaustif. Cela est un peu décourageant car on nous y livre énormément d'informations, au risque de trop nous dire et/ou de nous égarer avant même d'avoir débuté la lecture.



Malgré tout, je me suis lancée dans ce premier tome de Green Mechanic et je peux maintenant vous dire que j'ai adoré ! Après coup, je reconnais que le résumé détaillé était finalement bien utile car il a considérablement facilité mon immersion dans l'univers du manga. Je ne me suis pas posé des tas de questions sur l'univers SF qui nous est proposé, j'y étais en quelque sorte déjà préparée grâce au résumé. J'ai donc pu me concentrer sur les dessins ainsi que les personnages au coeur de l'histoire.



Pour ce qui est du graphisme, je le trouve très réussi, alliant élégance, énergie et dynamisme. Les personnages sont bien "croqués", leurs visages sont particulièrement expressifs. On sent qu'ils sont le coeur de l'intrigue, contrairement aux décors, plutôt discrets, effacés. J'aime le fait que l'auteure se concentre sur ses personnages, travaille leur caractère autant que leur physqique et s'attache à nous les rendre sympathiques.



Le mélange des genres qui s'opère dans ce premier tome est des plus seduisants: de l'action, de l'humour, du mystère, un peu d'horreur. Le tout est bien dosé et se laisse déguster avec grand plaisir. J'ai vraiment hâte de lire la suite !
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Divergente, tome 3 : Allégeance
21 septembre 2017
Divergente, tome 3 : Allégeance de Veronica Roth
Attention, cette chronique contient des spoilers.



Après un excellent premier tome et un second médiocre, Au-delà du mur conclut la saga Divergente par une amère déception. Lors de ma critique de L'insurrection, j'avais émis le souhait que cet ultime volet soit meilleur, mais hélas, ce n'est pas le cas.



Après avoir passé deux romans à suivre la narration de Tris, voici que l'auteur a choisi d'alterner avec Tobias. Si elle précise à chaque début de chapitre qui parle, on a tôt fait de l'oublier tant l'écriture est monocorde. Rien ne distingue les récits de l'un par rapport à ceux de l'autre. En plus de s'exprimer à la première personne, ce qui limite l'identification, l'expression est la même pour Tris et pour Tobias, si bien qu'on s'embrouille facilement.



C'est l'un des défauts majeurs de ce dernier tome, mais c'est loin d'être seul, le pire étant probablement Tris. Si, à force de mensonges et de manipulations, elle était déjà devenue passablement agaçante dans L'insurrection, cela ne fait qu'empirer. Elle sait tout, anticipe tout, réussit tout et a toujours raison. En plus d'être une super-divergente et, désormais, un gène pur, elle est immunisée contre tous les sérums, y compris le plus (littéralement) mortel d'entre eux.



En parlant de mort, la sienne semble beaucoup diviser les lecteurs. Pour ma part, je n'ai rien contre le fait que l'on tue un personnage principal. Au contraire, je préfère encore cela au héros qui s'en sort toujours indemne malgré le danger. Le problème, c'est que celle de Tris tombe presque comme un cheveu sur la soupe. Elle survit à tout, mais elle meurt trop « bêtement ». Moyen de la transformer en martyr ou de nous montrer qu'elle n'est pas invincible, après avoir sous-entendu le contraire pendant un millier de pages et demi ? Dans les deux cas, c'est un échec.



C'est également ce que l'on pourrait dire des révélations qui surviennent dans ce tome. Toute cette histoire autour de l'ADN est si abracadabrante qu'elle paraît difficilement crédible. Et puis, cette idée de pouvoir reprogrammer les mémoires à zéro pour effacer des esprits ce qui arrange le gouvernement est beaucoup trop simple à mon goût, tout cela pour persuader l'humanité que la cause des conflits sont les gènes déficients et leur faire oublier que les guerres existaient déjà bien avant ces manipulations génétiques. Quel intérêt, hormis celui de s'enfoncer un peu plus dans l'erreur ?



Tris est au cœur de cette nouvelle société qu'ils découvrent au Bureau puisqu'elle est divergente (au contraire de Tobias qui, finalement, n'en est pas un), mais personne ne semble se soucier d'Uriah, alors qu'il est pourtant censé être lui aussi un gène pur. Si de nouveaux personnages font leur apparition, les anciens sont presque relégués au second plan. Peter et Caleb, qui ne manquaient pourtant pas d'intérêts, sont complètement délaissés, pour ne pas dire catalogués avec une étiquette « pas gentil » collée dans le dos et remisés dans un placard jusqu'aux derniers chapitres.



Au fil de ma lecture, je n'ai eu qu'une hâte, en finir avec cette trilogie. Non pas que je me sois ennuyée, car ce tome se lit aussi vite et aussi facilement que les précédents, mais parce qu'il valait mieux arrêter le massacre dans les plus brefs délais. Autant le premier volume m'avait emballée, autant j'ai vite eu la confirmation, après le second tome dont j'étais ressortie plus mitigée, qu'une histoire si prometteuse à ses débuts achevait de partir en quenouille.



Cette saga n'a pas été à la hauteur des attentes que je plaçais en elle, ce qui est vraiment dommage. Le premier tome met l'eau à la bouche, mais c'est avec un goût amer que j'ai refermé le dernier, accompagné par un sentiment de gâchis. C'est regrettable, mais c'est ainsi.
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Le pays du nuage blanc
21 septembre 2017
Le pays du nuage blanc de Sarah Lark
Le pays du nuage blanc est une fresque intergénérationnelle, dont le récit commence avec Hélène et Gwyneira, deux jeunes femmes qui s’expatrient en Nouvelle-Zélande pour épouser un homme qu’elles n’ont jamais vu. C’est là-bas que débute véritablement leur histoire, qui s’étalera sur plusieurs décennies.



Il s’agit d’un roman très dense, mais qui n’en est pas moins simple à lire, malgré ses quelques huit cents pages qui pourront rebuter les lecteurs les moins courageux et d’inévitables longueurs.



Il est également très riche, car on y rencontre une pléthore de personnages, de très belles descriptions qui nous transportent dans les Canterbury Plains de ce beau pays du nuage blanc et de nombreux détails ayant trait à la culture maorie, sans parler des multiples thèmes abordés.



Hélas, en raison de cette grande diversité, certains éléments sont trop peu développés. En fonction des besoins du récit, l’auteur n’hésite pas à faire disparaître des personnages, qui réapparaîtront presque par miracle cent ou deux cents pages plus tard, sans qu’ils n’aient été évoqués ou presque entre-temps. Les retrouvailles surviennent souvent au détour d’heureux hasards, et sont par conséquent difficilement crédibles.



Qui plus est, on ne s’attache pas vraiment aux protagonistes, quelles que soient leurs joies ou leurs peines. Il y a une certaine froideur, voire fadeur, dans l’écriture qui, si elle n’est pas dérangeante lors des passages descriptifs ou narratifs, maintient un écart entre eux et le lecteur. C’est d’ailleurs loin d’être le seul défaut de la plume de l’auteur, qui est le point le plus négatif de ce roman.



De toutes mes lectures, je n’ai jamais croisé un style aussi lourd que celui du Pays du nuage blanc. J’ignore s’il faut blâmer Sarah Lark pour cela ou un médiocre travail de traduction, mais les répétitions sont légion. Si, comme moi, vous manquez de patience, vous vous agacerez vite des « à vrai dire » et compagnie qui reviennent toutes les deux à trois pages. C’est vraiment regrettable, car cela gâche une grande partie du plaisir que l’on prend à lire cette œuvre.



Vous l’aurez compris, c’est un avis mitigé que je donne sur ce livre. C’est un récit intéressant, captivant, même, mais qui aurait mérité d’être encore plus développé au lieu de laisser occasionnellement des personnages de côté, et qui souffre surtout une écriture rédhibitoire à force de répétitions.



Si vous aimez les histoires qui se déroulent à l’autre bout du globe ou encore les grandes sagas familiales, vous apprécierez sûrement Le pays du nuage blanc, mais il ne peut rivaliser avec d’autres classiques du genre, comme Les oiseaux se cachent pour mourir, que je recommanderais beaucoup plus chaudement.
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Sharko
21 septembre 2017
Sharko de Thilliez Franck
haletant !
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