AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Dernières critiques /RSS

Carte blanche
  03 décembre 2021
Carte blanche de June Caravel
Quel plaisir ça était de retrouver Julia dans ce tome 3 même si c’est tout à fait possible de lire chaque tome indépendamment vu que tout ai bien résumé. Mais je conseille de lire les tomes précédents que j’avais adorés.



Carte Blanche est un pacte qu’elle a fait étant adolescente, je ne vais pas trop en dire pour éviter de spoiler, mais ce pacte elle le fera avec son mari étant adulte. Vont-ils chacun résister à la tentation lorsque la star de leur fantasme sera à portée de main ?



Je me doutais bien, comment les choses allaient tourner, mais je ne pensais que ça irai si loin. Par contre le secret de Léna, la colocataire de Julia m’a scotché, ça était une véritable surprise, je ne m’en serais jamais douté, mais bon cette révélation arrive au bon moment dans la vie de Julia.



Le seul bémol qui m’a un peu déranger pendant la lecture, c’est quand l’univers musical est présent surtout lors des chansons, il manque pour ma part la traduction, je ne lis pas du tout à anglais donc ça aurait un plus, je pense pour comprendre certaines choses plus en profondeur.



L’auteur encore une fois m’a transporté, son écriture est fluide et le thème abordé est vraiment bien mené sans partir dans le cliché, j’ai encore passé un super moment avec Julia. Encore un tome super original avec un thème vraiment intéressant, car qui n’a jamais été fan de quelqu’un ?!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
La romance presque parfaite d'une accro à Noël
  03 décembre 2021
La romance presque parfaite d'une accro à Noël de Laura S. Wild
Quand Hugo a annoncer la sortie de ce livre je l’ai mis dans ma wishlist et quelques jours avant la sortie j’ai décidée de le précommander, ce roman me tentait trop, on retrouve beaucoup l’esprit de noël sur la couverture et le résumé faisait envie.



Donc j’ai craquer et quand j’ai vu que Lucie le proposer en lecture commune je n’ai pas hésiter une seconde surtout qu’il est tout petit.



Pour moi ça a été un grand coup de cœur ! Ce n’est pas étonnant étant donner l’accro a noël que je suis je ne pouvais qu’aimer.

Bien évidement je me suis beaucoup retrouvée dans ce roman ou guirlande de noël et amour sortait de ce livre.

Si vous n’aimez pas noël je vous le déconseille mais vous pouvez passer de l’autre côté comme Ethan l’as fait c’est contagieux d’aimer noël 🙃

Mais si vous adorez noël je pense que ce roman a été fait pour vous il n’y a que ça c’est full christmas.

J’ai adorée la famille de zoey que j’ai trouver adorable tout comme zoey, j’ai adorée l’ambiance des décorations de noël, des musiques, évènements, des recettes qui donne l’eau à la bouche et de l’amour qui se répand.



Je vous avoue que si j’ai eu un coup de cœur pour ce livre ce n’est pas vraiment pour la romance c’est surtout pour l’univers du livres et tout ce qui s’en suis.

Mais j’ai quand même aimer Ethan il était chou et parfois me faisait de la peine.

Leurs romance est mignonne mais j’aurais aimée qu’elle soit beaucoup plus développée après je pense que c’est normal c’est une romance de noël et le livre est assez court mais j’espère vraiment qu’il y aura une suite.



Je suis tomber amoureuse de la relay ok entre zoey et sa sœur elle sont si complice que j’en suis jalouse j’aimerais avoir cette complicité avec ma soeur.

Je vous avoue que j’ai déjà refais la recette des cookies au kinder c’était trop tentant et mon père n’as pas arrêter d’en manger 😂



C’est une histoire courte mais toute mignonne qui est très addictif on ne voit pas les pages défiles et on passe un très bon moment cocooning j’étais dans ma bulle perso.



Je vous le recommande vraiment et ça peut être une idée géniale pour un cadeau à mettre sous le sapin 🙂
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Les dix mille portes de January
  03 décembre 2021
Les dix mille portes de January de Alix E. Harrow
Entre January, l'héroïne de cette histoire, et moi, ça a plutôt mal commencé... Dès le début, à sa façon de parler et sa façon de voir les choses, je me suis imaginé une jeune fille forte et un peu rebelle. Mais elle m'a vite détrompée, elle prend la fuite à la moindre complication et regrette ensuite... Et j'ai du mal avec ce type d'héroïnes, j'ai souvent envie de les secouer... Heureusement, tout n'est pas perdu puisqu'elle va apprendre de ses erreurs.

J'ai préféré suivre l'histoire d'Adélaïde, une autre héroïne qui est introduite par la découverte des "dix mille portes". Cette dernière est tout ce que January aimerait être, et j'avoue qu'elle a en effet la classe. J'avais hâte de lire les chapitres qui lui sont consacrés. C'est d'ailleurs à partir de l'introduction de ce personnage que j'ai réussi à me plonger dans le roman.



L'intrigue de ce livre est originale, mais je dois dire que j'avais beaucoup d'attentes, entre les critiques élogieuses et la mention "le best-seller enfin traduit" (je me méfie de ces bandeaux)... Attentes qui n'ont pas été entièrement satisfaites du coup, en grande partie dû au personnage de January. J'ai aussi trouvé l'intrigue assez prévisible (j'ai deviné de suite qui avait écrit les "Dix mille portes" et les relations entre les protagonistes) mais il y a tout de même quelques événements qui m'ont surprises (notamment un personnage que j'ai trouvé assez flippant).



Un bon petit one-shot, je me suis beaucoup attachée à Adélaïde et Yule. Le personnage de Locke est intéressant lui aussi. J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur.



Merci à Babelio et aux éditions Hachette pour cette opération masse critique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Le prince aux deux visages
  03 décembre 2021
Le prince aux deux visages de Gilbert Sinoué
Gilbert Sinoué a raccroché son roman à la période de sortie du film Lawrence d'Arabie de David Lean, avec Peter O'Toole dans le rôle-titre (1962) pour mieux rebondir sur la légende de celui que l'on surnomma bien improprement le "roi sans couronne d'Arabie" afin de mieux la contrer et mieux faire ressortir un débat qui avait encore cours à cette époque, depuis la parution en 1955 du livre de Richard Aldington intitulé : Lawrence of Arabia, A Biographical Enquiry et traduit en français chez un éditeur aujourd'hui disparu : Amiot Dumont, sous le titre assez violent de Lawrence l'imposteur et sur un vieux fond de rivalité franco-britannique qui permettait de s'en prendre aux Anglais à travers Lawrence et de ne pas battre notre propre coulpe, alors que nous avions exercé un mandat sur le Liban et sur la Syrie et que nous n'avions pas moins que Londres de responsabilité dans ce qu'est devenu le Moyen-Orient après le Premier Conflit mondial.



Le livre est bâti sur l'idée d'enquêter sur Thomas Edward Lawrence en se rapprochant de quelques-uns des derniers témoins de sa vie, mais l'angle choisi et les témoins retenus ne sont pas ceux qui permettraient de considérer le personnage le plus à son avantage. Malgré tout, on se laisse guider dans cette quête de savoir et cette soif de compréhension qui animent les héros du livre- imaginaires quant à ceux qui cherchent à creuser le sujet, mais bien réels pour ceux qui les aident dans ce patient jeu de piste- et on se surprend à être entraînés à leur suite dans l'entreprise qui est celle-là-même des personnages du roman de Sinoué, à savoir de se mettre à la recherche du manuscrit perdu en gare de Reading (entre Londres et Oxford) de son grand ouvrage, ses mémoires de guerre : les Sept Piliers de la Sagesse, que certains affirmeraient pouvoir être retrouvé, mais qui ne le fut finalement pas.

Mais là n'est pas l'essentiel du propos de ce roman, qui permet à son auteur de synthétiser tout ce que l'on sait sur Lawrence, quand sa biographie nous appelle à nous saisir d'une loupe pour regarder par grossissement tout ce qui demande des éclaircissements.

Et, c'est là que, moi qui suis un biographe de T. E. Lawrence, je trouve à la fois des mises au point bien conduites et assez convaincantes et des aperçus qui sont au contraire des redites paresseuses de choses qui me paraissent beaucoup plus contestables.

Sur le site Grégoire de Tours (Critiques de livres historiques), j'ai pu en effet rappeler quelques étapes de la vie de Lawrence : Né le 16 août 1888 à Trémadoc dans le Carnarvonshire (Pays de Galles), il est le fils illégitime d'un gentilhomme anglo-irlandais, Thomas Robert Tighe Chapman, qui a planté là son épouse et leurs filles, demeurées à South Hill en Irlande, pour s'installer dans une longue vie d'adultère et d'errance avant son installation définitive à Oxford avec Sarah Junner ou Maden, la gouvernante de ses premiers enfants et avoir avec cette dernière cinq fils à qui l'on essaiera pendant un certain temps de cacher leurs origines et que l'on tentera de faire passer pour la progéniture d'une famille tout à fait respectable alors que leurs parents osaient vivre dans le péché comme le définissait étroitement la très puritaine société victorienne et post-victorienne tout en se faisant passer pour des gens mariés. Pris parce qu'il lui ressemblait trop pour cible par sa mère, imprégnée d'une morale austère, malgré son concubinage, Ned (petit nom affectueux qui fut donné à Thomas Edward dans son enfance) dut être le seul des cinq frères à être battu par sa mère, par le martinet ou le fouet, et il en éprouva de la haine et de la rancoeur pour l'hypocrisie de ses parents, qui avaient l'intention de réparer leurs propres erreurs et leurs fautes en destinant leurs fils à un missionnariat chrétien et qui ne pouvaient rien changer à leur situation, dans la mesure où l'épouse réelle de Chapman, Édith Hamilton Boyd, refusait catégoriquement le divorce. Ned, qui découvrit involontairement le dessous des cartes, ressentit pour toujours le besoin de rester célibataire et maudit à jamais le commerce charnel en vue de la procréation, allant jusqu'à refuser tout contact physique avec qui que ce fût (homme ou femme, ce qui ne peut finalement avoir fait de lui qu'un homosexuel refoulé non actif). Tout cela est bien vu par Gilbert Sinoué, qui cependant maintient, c'est bien dommage, deux légendes à mes yeux dépassées :



1/ L'affirmation que Thomas Edward, engagé depuis la fin de 1916 aux côtés des Arabes entrés en révolte ouverte contre l'occupant turc, aurait été arrêté par l'ennemi à Deraa (localité située dans le sud de l'actuelle Syrie) et reconnu plus ou moins comme un Occidental à cause de sa peau bien blanche, alors qu'il tentait tant bien que mal de se faire passer pour un Circassien, qu'il aurait subi des sévices corporels de plusieurs genres : entre autres, la fouettée et, le laissant simplement deviner, ce qui pourrait être un abus sexuel, alors qu'en réalité il a selon moi tout inventé pour paraître indemne aux yeux des Arabes, grâce aux souffrances prétendument subies pour euxcd'une certaine complicité partagée avec le gouvernement anglais d'une part des fausses promesses qui leur auraient été données d'accorder l'indépendance à certaines des provinces arabes de l'Empire ottoman, hormis dans la péninsule arabique, et d'autre part de la duplicité des Britanniques en pourparlers secrets avec les Français pour le dépeçage dans le dos des Arabes des dépouilles des secteurs arabophones de cet Empire turc (accords Sykes-Picot) . Cette trahison occidentale, connue assez tôt par Lawrence, contrairement à ce que disent certains, le mit en porte-à-faux vis-à-vis des Arabes (du moins de ses amis les Hachémites, et surtout de Fayçal, fils du chérif Hussein de la Mecque qui avait, avec le soutien des Britanniques, brandi contre les Turcs l'étendard de la Révolte arabe le 10 juin 1916). C'est en spectateur impuissant du sort que les Anglais et les Français réservaient à leurs alliés d'un moment que le lieutenant-colonel Lawrence assista à la Conférence de la Paix à Paris et à Versailles en 1919, au refus des Américains et de leur président Woodrow Wilson de se mêler de trop près des affaires arabes (échec final de la commission King-Crane), au partage réel enfin entre les puissances néo-coloniales française et britannique des restes de l'Empire ottoman lors de la conférence de San Rémi en avril 1920 et de l'expédition subséquente des troupes françaises commandées par les généraux Gouraud et Goybet qui furent victorieuses des forces de Fayçal à Meyssaloun en juillet 1920. Soyons honnêtes en disant que si Lawrence ne se fit pas le défenseur des intérêts des Arabes mais plutôt celui de l'Angleterre en Palestine (plus tard État d'Israël) et en Mésopotamie (qui devait être rebaptisée Irak), il se montra généreux avec eux en essayant- bien en vain- de réserver la Syrie pour Fayçal mais que la France mit fin à ces espoirs.



2/Je m'inscris une nouvelle fois en faux contre l'affirmation qui fait du très adoré compagnon de fouilles de Lawrence sur le chantier de fouilles de Karkemish, le fameux Dahoum, appelé aussi Salim ou Selim Ahmed d'après certains, l'unique dédicataire du très beau poème liminaire inscrit en ouverture des Sept Piliers de la Sagesse, le "mystérieux" S. A., connu seulement pour finir sous cette étrange abréviation. Dahoum serait mort de typhoïde pendant la guerre et Lawrence l'aurait douloureusement pleuré aux dires du mitrailleur Tom Beaumont qui aurait entendu Thomas Edward dire qu'il l'aimait ("Je t'aimais" sont en effet les premiers mots du poème). Tout semblerait indiquer que S. A. serait bien Dahoum, mais ce serait trop simple. Et en réalité, ce serait bien trop simple, pour la bonne raison que Lawrence, s'adressant un jour à son "biographe" Robert Graves écrivit : "Vous avez pris mes paroles trop à la lettre, S. A. existe toujours, mais loin de moi car j'ai changé". Pour ma part, je pense à Lawrence lui-même, à un Lawrence que les Arabes appelaient El Aurens, bref à un hypothétique Sherif Aurens, titre aussi improbable que celui de" prince de la Mecque" ou de "roi sans couronne d'Arabie" dont on l'a aussi affublé. Rédigeant le poème des Seven Pillars of Wisdom, Thomas Edward préparait l'abandon du nom de Lawrence que ses parents avaient choisi d'adopter pour cacher leur identité et le fait qu'ils vivaient "à la colle" alors que son père s'appelait en réalité Chapman et que sa mère Sarah était officiellement désignée sous le nom de Junner- ou de Maden- bien que son père à elle, parti sans laisser trace de lui, se nommât effectivement Lawrence (John Lawrence). Thomas Edward avait la volonté manifeste de tirer un trait sur la vie et l'action du colonel Lawrence qu'il avait été, de ce Lawrence d'Arabie à la légende plus ou moins fabriquée, mieux de Lawrence tout court. Il allait bientôt adopter le nom de John Hume Ross, puis celui de Thomas Edward Shaw et endosser l'uniforme de simple soldat de la Royal Air Force puis du Tank Corps et enfin à nouveau de la R. A. F. en se départissant aussi de son grade de lieutenant-colonel.

Voilà ce que j'oppose à tous les écrivains- historiens ou romanciers- qui entretiennent le mythe romantique d'un "S. A." qui

aurait nom Salim ou Selim Ahmed (Dahoum). le poème dédié à S. A. est un adieu à Lawrence (El Aurens) et aussi peut-être à une mère tenue de plus en plus à distance : Sarah Lawrence (Aurens). L'énigme est, je le pense, résolue par cette explication que j'ai donnée dans mon livre sur Thomas Edward Lawrence, cet inconnu (ouvrage biographique).



Maintenant, ayant dit tout cela, je reconnais d'énormes qualités au roman de Gilbert Sinoué, et d'abord d'offrir un divertissement au lecteur, mais aussi une profonde réflexion sur cet homme, débarrassé en partie de sa légende, et qui n'en fut pas moins, n'en déplaise à certains, un héros incontestable et assurément pas le vulgaire imposteur que voulut en faire Richard Aldington.

On peut dire bien des choses à propos de Lawrence, mais assurément pas tout le mal que certains peuvent en dire.



J'ai passé quelques très bonnes heures de détente en lisant ce roman de Sinoué qui, pour n'être pas son meilleur ouvrage, n'en est pas moins fort intéressant.



François Sarindar, auteur de Lawrence d'Arabie : Thomas Edward, cet inconnu, Paris, L'Harmattan, collection Comprendre le Moyen-Orient (2010)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
De ex-zoon
  03 décembre 2021
De ex-zoon de Sacha Filipenko
++++++++ LE FILS D’AVANT ++++++++



Littéralement traduit du Russe le titre (Бывший сын) donne "ex-fils", mais a été officiellement traduit en Français par "Le Fils d’avant". Comme je n’ai pas réussi à trouver un exemplaire en Français, je me suis rabattu sur une récente version dans ma langue maternelle, en Néerlandais, et sortie le 2 novembre dernier avec une introduction de début 2021 par l’auteur lui-même.



Cet ouvrage de 2014, qui a été finaliste pour la plus haute distinction littéraire en Russie, le Prix Bolchaïa Kniga (Prix Grand Livre) la même année, est important dans la mesure qu’il s’agit d’un des rares témoignages littéraires de la réalité politique biélorusse. Ce livre n’est officiellement pas interdit à Minsk, mais n’y est pas présenté en vitrine des librairies de la capitale non plus ! Avec l’honorable dictateur Loukachenko il vaut mieux faire attention, n’est-ce pas ?



Entretemps, Sacha Filipenko, qui n’a toujours que 37 ans, en est à son 5ème ouvrage, dont 2 disponibles en Français : "Croix rouges" en 2018 et "La traque" en 2020.



Frantsisk "Tsisk" Loukitch, 16 ans, est inscrit au conservatoire de musique de Minsk. Nous sommes en l’an 2000 et la Biélorussie vient d’acquérir son indépendance après la chute de l’Union soviétique.



Un jour, un vétéran de la dernière guerre mondiale vient expliquer aux jeunes du conservatoire que les histoires sur l’héroïsme patriotique des citoyens biélorusses en 1940-1945, qui auraient combattu vaillamment fascistes allemands et communistes russes, relèvent de la pure fantaisie et qu’au contraire il y a eu une collaboration massive avec les 2 camps.



Cette information, dans un pays où les nouvelles sont systématiquement filtrées et manipulées, forment pour les jeunes évidemment un grand sujet de débat.



Lors d’un terrifiant orage fin mai 1999, des gens en panique se sont précipités dans le tunnel de la station de métro Niamiga de Minsk causant un effondrement et la mort de 54 personnes.

Notre Tsisk est une des victimes et se retrouve à l’hôpital dans un profond coma. Les médecins concluent qu’il n’en sortira jamais, mais sa grand-mère bien-aimée Elvira Alexandrovna est convaincue qu’il guérira et s’installe à côté de son lit. Elle est aussi la seule. Même sa propre mère n’y croyant plus a refait sa vie.



Suit alors tout un passage où nous apprenons ce qui se passe à l’extérieur de la chambre d’hôpital à travers les monologues d’Elvira.

Pas qu’il s’y passe beaucoup, car tout comme Tsisk la Biélorussie est immergée dans un profond sommeil.



Lorsque finalement Tsisk se réveille, des années plus tard, pratiquement rien n’a changé dans cette Biélorussie où Alexandre Loukachenko détient le pouvoir depuis juillet 1994, soit 27 ans et 5 mois.



Fort de l’appui du sinistre maître du Kremlin, ce potentat peu éclairé se permet carrément n’importe quoi, comme récemment le cruel et scandaleux chantage des réfugiés spécialement importés du Moyen-Orient et transférés manu militari à la frontière de la Pologne et donc de l’Union européenne.

Et le 23 mai dernier, du piratage aérien en détournant un vol régulier de la Ryanair vers son aéroport national pour arrêter un jeune opposant à son régime pourri.



Je vais terminer ce billet par une phrase révélatrice de ce sage humaniste de Minsk, que j’ai trouvé dans L’Express du 5 mars 2012 : "Il vaut mieux être dictateur que pédé." Il est vrai qu’Alexandre aime les femmes, la sienne avec qui il a 2 fils dont un est à la tête du comité olympique national, sa maitresse Irina Abelskaïa et mère du futur autocrate Mikolaï Loukachenko (surnommé Kolia et né en 2004). Sans oublier sa sexy attachée de presse Natalya Eisman Selyun.



Il est grand temps que Svetlana Tikhanovskaïa, qui vit actuellement avec ses enfants en exil en Lituanie et dont le mari est en prison, prenne la relève à Minsk ou quelqu'un avec un esprit ouvert comme Sacha Filipenko.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Shangri-la
  03 décembre 2021
Shangri-la de Mathieu Bablet
c’est une belle et longue histoire avec des décors de SF très réussis. Même si je n’aime pas trop le dessin des visages, je dois reconnaître que c’est original et très bien mis en scène.

c’est une histoire d’oppression par une multinationale qui a pris l’humanité en otage, exilée sur un satellite, tandis que ses dirigeants, seuls à savoir que la terre est redevenue vivable, coulent la belle vie dans la verdure.

Pour moi, ça reste un peu trop caricatural, mais il y a des fulgurances, de belles intuitions dans cette histoire finalement assez noire.
Commenter  J’apprécie          00
Off-Campus, tome 1 : The Deal
  03 décembre 2021
Off-Campus, tome 1 : The Deal de Kennedy Elle
Ce roman a été un gros coup de cœur pour moi mais vraiment ! Je m’y attendais pas!

J’ai vraiment tout aimer déjà l’université j’en avais jamais lu ensuite l’univers du hockey que j’ai beaucoup trop aimer.



Je me suis beaucoup attachée aux personnages Garrett et Hannah et aussi aux personnages secondaire notamment la bande à Garrett que j’ai hâte d’en apprendre beaucoup plus sur eux notamment sur Logan.



Hannah est une fille courageuse avec son passé malgré qu’elle est vécu le pire elle reste toujours positive, elle est intelligente et j’adore son caractère mais c’est une personne qui a un grand cœur.



Garrett est aussi courageux qu’Hannah faut dire qu’il n’as pas eu une enfance facile mais malgré sa carapace c’est une homme gentil, attentionné et à l’écoute.



J’ai trouver Hannah et garrett trop mignon comme il est protecteur avec elle m’as ému.

Je trouve qu’il vont tellement bien ensemble et que leurs relations a énormément évoluer entre eux.

C’est une très belle histoire dans l’univers du hockey et l’université.

Beaucoup de choses les opposes mais en même temps tout les lient.

C’est un roman addictif je n’ai pas vu les pages tourner.

Pour une fois j’ai vraiment été très triste de quitter les personnages et de ne pas avoir la suite sous la main ça m’est jamais arriver.



J’ai hâte de découvrir la suite avec Logan et les autres je remercie victoire de m’avoir fait découvrir cette pépite !!

;
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Poids plume, poids d'or
  03 décembre 2021
Poids plume, poids d'or de Guy Armel Bayegnak
Le commentaire de Martine :

Ce récit nous dépeint le portrait des immigrants, francophones qui s'installent au Canada, on apprend les difficultés multiples que rencontrent les francophones au sein de son pays accueillant. On va suivre Sekouba qui va nous relater la complexité que se vit au sein des cultures plurielles. Sekouba se permet de nous présenter les intérêts, les difficultés, les impasses, les déboires de la collectivité.

C'est un roman intéressant, fascinant et captivant qui m'a fait passer un agréable moment, de découverte d'une plume que je ne connaissais pas, mais Guy Armel Bayegnak écrit avec poésie et d'une belle sensibilité avec les couleurs et le talent d'un grand écrivain.

C'est un roman que je vais relire avec plaisir, puisque la portée des mots est comme une musique que nous voulons que réentendre jusqu'à s'assouvir pour en comprendre l'ampleur de sa candeur et de saisir chaque son, mot, couleur.

Je vous le recommande, pour ma part, j'ai découvert un auteur que je vais continuer à découvrir.
Lien : https://lesmilleetunlivreslm..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Les innocents coupables, tome 3 : La liberté
  02 décembre 2021
Les innocents coupables, tome 3 : La liberté de Laurent Galandon
Superbe dernier tome qui clôture une aventure à la fois touchante et instructive. Je ne savais pas que des colonies pénitentiaires pour mineurs avaient existé en France avant de découvrir ces Bds. C'est l'un de mes gros coup de coeur que je relis assez souvent.
Commenter  J’apprécie          00
Gods of men, tome 2
  02 décembre 2021
Gods of men, tome 2 de Barbara Kloss
C'est un énorme coup de coeur pour ce tome 2, comme ça l'a été pour le tome 1.



Je suis contente que l'on reprenne l'histoire là où l'on s'est arrêté et non des années plus tard. Et en plus au début il y a un petit récapitulatif des évènements du tome 1, je trouve ça juste génial !



Les choses deviennent plus sérieuses pour Sable, qui est en fait Imari, la fille bâtarde du zar d'Istraa.



Des évènements catastrophiques se profilent à l'horizon pour elle et sa famille, mais aussi pour Jeric et sa meute.



L'action est toujours omniprésente, on ne s'ennuie jamais, et les pages défilent toutes seules.



Elle apprend à gérer son pouvoir, enfin.. elle apprend surtout sur le tas, dans le feu de l'action la plus part du temps.



La romance dans cette saga est juste géniale, douce, pas toxique du tout, Jeric est un homme incroyable (oui je l'aime).



Et dans ce tome 2 c'est révélations après révélations, on avance énormément dans l'histoire, on en apprend beaucoup sur le passé des Sol Véloriens et sur le Créateur (dieu des Liagés).



Et pourtant, tout ça n'est que le début, et j'ai hâte de pouvoir lire le Tome 3 parce qu'il promet d'être oufissime ! 😍



L'une de mes meilleures lectures 2021.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
La Recomposition des mondes
  02 décembre 2021
La Recomposition des mondes de Alessandro Pignocchi
Nous avons là un bon petit traité de vulgarisation de ce qu'est la ZAD. Je n'y connaissais rien et j'y ai sans doute appris le B.A.-BA. J'ai bien aimé l'humour, tantôt en décalage, tantôt en autodérision, le cynisme, les quelques notions de sociologie écologiste (notamment sur la définition occidentale de la nature dont j'ignorais tout, mise en résonance avec une vision amazonienne que l'auteur maîtrise à bloc). C'est savant sans être pédant, c'est précis sans être chiant, c'est documenté tout en étant engagé (Damasio dit "gonzo" dans sa postface mais c'est aller un peu loin), ce n'est clairement pas scientifique même si Alessandro Pignocchi en est un. Et l'écueil moralisateur est évité par la première personne puisqu'on "apprend" en même temps que l'auteur, qui se présente en "je" (et si on concède un tout petit peu de condescendance dans la bouche de certains zadistes). Par contre, ça pèche un peu côté dessin, rapide, journalistique et un chouïa imprécis. Mais comme toujours en BD, c'est davantage une question de goût.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Dévotion
  02 décembre 2021
Dévotion de Dean Koontz
Voici un livre qui me laisse relativement perplexe après avoir tourné la dernière page… C’était un emprunt bibliothèque, j’avais été attirée par la très belle couverture (j’adore le rouge), et la mention « thriller », qui reste l’un de mes genres préférés. Cependant, je n’avais jamais rien lu de cet auteur et n’en avais même jamais entendu parler ; je partais donc sans a priori particulier.

J’ai trouvé un thriller aux confins de la science-fiction et de la folie, plein de suspense et de tension, au rythme de page-turner malgré un certain nombre de longueurs où je me suis ennuyée, pas mal de rebondissements mais assez peu d’inattendus finalement. Et par-dessus tout cela, on a droit tout à la fois à un hommage aux chiens et à leur proximité aux humains depuis la nuit des temps, une réflexion (tellement pleine d’action qu’elle est parfois noyée dans le sang) sur les manipulations génétiques – présentées comme presque géniales quand elles sont basées sur l’amour (un peu simpliste, non ?), mais dramatiquement dangereuses quand leur seule motivation est le profit - , et une critique acerbe, à peine masquée, à l’encontre d’un système politique extrêmement corrompu, à l’ère d’un président dont on ne dira pas le nom (oh ! parlerait-on de Voldemort ? ah bah non, on a trouvé pire…) et de son Amérique en perte de vitesse…



On l’a compris : c’est un thriller efficace, au rythme et à l’écriture cinématographiques, et vraiment on tourne les pages avec une certaine avidité car on a envie, la plupart du temps, de savoir ce qui va se passer. Ce rythme est entretenu par les fins de chapitre souvent en forme de cliffhanger, et l’alternance, d’un chapitre à l’autre (130 au total, quand même), entre les différents personnages qui, on le devine, vont se rencontrer tôt ou tard, fût-ce virtuellement. Entre le point de vue du jeune autiste Woody, extrêmement intelligent mais enfermé dans ses TOC et sa souffrance due (en grande partie, du moins c’est ce que l’auteur semble vouloir entendre) à l’absence de son père, décédé dans des circonstances pas tout à fait nettes ; le point de vue de Kipp, ce chien exceptionnellement intelligent ; Megan, la mère de Woody ;et les méchants (qui sont de vrais méchants) à tour de rôle, dont ce fameux Lee Shacket qui joue un rôle de plus en plus horrifique mais peu crédible finalement, bref, le passage d’un personnage à l’autre, dans un ordre qui m’apparaît aléatoire (mais je n’ai pas vérifié), entretient indéniablement le suspense, et une certaine plongée dans le merveilleux science-fictionnel d’une part, mais l’horreur de plus en plus absolue de l’autre côté. Quoi qu’il en soit, forcément, ça tient le lecteur en haleine !



Cependant, certains passages sont vraiment interminables, par moments j’ai été sur point d’abandonner !

Par ailleurs, certaines actions sont tellement « préparées » qu’elles deviennent ultra-prévisibles : ce ne sont pas des indices discrets que l’auteur pose çà et là, mais un boulevard qu’il construit sous nos yeux, si bien que, au lieu de trembler en se demandant comment ça va se dérouler, on finit par se dire : « ah enfin, on y arrive ! »



Les personnages eux aussi me laissent perplexe, décidément ! Les méchants, quel que soit leur degré de vice ou leur « spécialité », sont tous plus abjects les uns que les autres – et le fameux Lee Shacket, aussi peu crédible qu’il soit (il faut vraiment accepter d’être dans le paranormal, alors que ce livre est vendu en premier lieu comme thriller), est extrêmement bien travaillé jusqu’au bout, on peut le reconnaître ! Il est flippant dès le départ, et ce sentiment ne cesse de s’amplifier, du moins quand on joue le jeu d’y croire, comme proposé par l’auteur. On a aussi tout un tas de personnages secondaires à travers lesquels l’auteur dénonce la corruption généralisée du système… et qui sont, surtout, très stéréotypés, de vrais clichés ambulants ! Que ce soit les mafieux, hommes de main, shérif corrompu ou même le milliardaire qui serait à l’origine de « tout cela », ils font presque sourire tant ils suintent le cliché.



Les gentils quant à eux… je me rends compte que je ne me suis réellement attachée à aucun d’entre eux. Megan, femme forte et pleine de ressources malgré son veuvage qu’elle n’a pas encore tout à fait digéré, mère exemplaire auprès de son fils différent, et en plus particulièrement jolie, l’auteur en a fait un peu « trop ». On la regarde avec un mélange de sympathie mais de distance, elle est trop parfaite pour qu’on ait vraiment envie de devenir amie avec elle…

Woody est intéressant aussi, mais à mon sens mal travaillé. L’auteur semble avoir cerné certaines des manifestations de son trouble, et décrit avec un réalisme très réussi : ses TOC notamment autour du brossage des dents, son mutisme depuis toujours, sa façon de se réfugier en lui-même dans un monde imaginaire très descriptif quand ça ne va pas, son intelligence supérieure (qui, cela dit, n’est exploitée qu’à travers ses capacités pas tout à fait convaincantes de hacker), … Cependant, j’ai été gênée par le fait que l’auteur cherche toujours à « expliquer » l’autisme de Woody, comme s’il y avait forcément une cause connue et que tout allait se débloquer quand on aurait mis le doigt dessus ! Certes, je ne suis pas spécialiste des troubles du spectre de l’autisme, mais il m’a semblé que, au fil des pages, c’était traité avec une espèce de désinvolture qui sonnait de moins en moins juste, et qui réduirait l’autisme à un simple trouble du comportement qui peut se résoudre presque trop facilement… Tout cela rend Woody finalement peu attachant, comme un petit robot qui aurait juste mal activé certains circuits.



Le plus intéressant, cependant, est effectivement Kipp. Je noterai d’abord une approche incohérente, mais difficile de dire si c’est une erreur de traduction, ou une approche un peu ratée de l’auteur à la base : ce brave chien ne cesse de changer de race ! Il est tour à tour golden retriever ou labrador, l’une ou l’autre dénomination sont utilisées sans distinction quand on parle de lui, comme s’il s’agissait de la même race !? Or, il suffit d’une très brève recherche sur Internet (car j’avais un doute) pour voir que les deux races ont effectivement plusieurs caractéristiques communes, mais sont bel et bien différentes ! En soi, ce ne serait pas gênant… mais c’est tout à fait malencontreux dans un livre qui met autant en avant la relation hommes – chiens : il fait presque un éloge à nos compagnons à quatre pattes de toujours, mais n’est pas capable de distinguer deux races un peu trop proches ? C’est juste ahurissant…

À part ça, on peut quand même apprécier le fait que les chiens soient ainsi mis à l’honneur ! Il me semble que c’est assez rare, du moins à ce point : certes, on rencontre quelquefois, et même assez souvent, des personnages avec l’un ou l’autre animal de compagnie. Mais alors, il me semble qu’il s’agit bien plus souvent de chats – allez savoir pourquoi les auteurs semblent préférer les félins ! et surtout, le développement autour de ces chiens est vraiment particulier, ici ils ne sont pas présentés comme de simples compagnons plus ou moins intelligents, mais comme de véritables égaux à qui il ne manquerait que la parole articulée et la finesse de dix doigts. Je n’avais jamais lu aucun livre qui aille aussi loin en ce sens, en insistant encore et toujours sur le lien qui unit les deux espèces (canine et humaine) depuis la nuit des temps.



Cela étant dit, je ne suis pas assez amoureuse des chiens pour être complètement touchée… En effet, plus encore que pour ce qui concerne le personnage précité de Lee Shacket, il faut vraiment accepter l’ambiance supranaturelle dans laquelle cette histoire baigne – d’autant plus que, quand il s’agit de Kipp et des autres chiens de l’histoire, il n’est pas seulement question de personnages extraordinaires, mais carrément de personnages qui vont changer le monde, rien de moins ! Et là, j’accroche beaucoup moins : c’est bien beau tout ça, mais on quitte le monde d’un thriller même mêlé de science-fiction, pour entrer dans un presque n’importe quoi, qui serait carrément burlesque si seulement il y avait de l’humour, mais même pas, l’auteur a l’air de croire fermement à ce qu’il écrit, ou en tout cas il s’attache à en convaincre le lecteur. Mais il ne m’a pas convaincue…



Je reste donc sur ma perplexité relevée plus haut : c’est un thriller intéressant et qui se laisse lire facilement, il mérite même le titre de page-turner, mais il n’évite pas les longueurs et par moments même un certain ennui, tandis que son ancrage dans le paranormal m’a semblé trop farfelu pour que j’accroche réellement.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Bienvenue chez les Loud 13 - Ras le bol !
  02 décembre 2021
Bienvenue chez les Loud 13 - Ras le bol ! de Nickelodeon
Lincoln et ses sœurs se lassent de toujours manger la même chose et s'unissent afin de cafouiller les habitudes de leur père. Ils ne se doutent pas que ce n'est pas évident d'organiser les repas pour une famille nombreuse. Ils l'apprendront pourtant à leur dépens.



Morale de l'histoire : c'est bien de pimenter le quotidien de temps en temps mais il ne faut pas oublier que le principal est finalement de passer un bon moment ensemble.



Ce tome est bourré d'humour et j'ai trouvé que Lisa s'était surpassée dans cet épisode. C'est de nouveau une petite histoire fort sympathique. Je comprends que mon fils adore cette série. En plus d'être facile à lire, c'est toujours plein d'imprévus et de situations loufoques.
Commenter  J’apprécie          00
Mr. Natural
  02 décembre 2021
Mr. Natural de Robert Crumb
Du vieil humour de Crumb, l'homme qui aime les femmes fessues et musclées. Toujours indécent et provocateur, un brin raciste, mais son coup de crayon est inimitable et tout le monde en prend pour son grade. Personnellement, je trouve que ce style a mal vieilli.
Commenter  J’apprécie          00
Espace vital
  02 décembre 2021
Espace vital de Michel Deutsch Isaac Asimov
Les nouvelles présentés dans ce recueil son de qualité très différente les unes des autres. Malgré cela, aucune ne reste vraiment en tête à l’exception de « La dernière trompette » et « Les cendres du passé ». Certaines nouvelles ont des idées bonnes mais leur exécution est souvent douteuse, voire ennuyante.
Commenter  J’apprécie          10
L'ombre du funambule
  02 décembre 2021
L'ombre du funambule de Stéphane Schmucker
Un amour de jeunesse dont le suicide ne semble pas si évident pour l'enquêteur, une ex-épouse soupçonnée de meurtre… Affronter le passé sortira-t-il Joachim de la spirale de douleur et de remords qu'est devenue sa vie, dévastée par la disparition de sa fille ?



Les chapitres sont habilement introduits permettant de se situer dans le temps sans hésitation, les retours sur le passé ne "coupent" pas l'intrigue. Malgré quelques soupçons sur l'identité du funambule et sur les faits grâce aux allusions, la vérité reste surprenante.

Les émotions sont parfaitement retranscrites, tout sonne assez juste pour qu’on se demande parfois si c’est une histoire vécue.

Même si la violence est présente elle n'est pas étalée, des thèmes aussi difficiles que le deuil, les violences conjugales, le viol, la séquestration, la maladie sont abordés sans pathos ni voyeurisme.





Je ne regrette pas d’avoir découvert ce thriller policier bien mené, qui réserve des surprises.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
À la recherche du temps perdu : Intégrale
  02 décembre 2021
À la recherche du temps perdu : Intégrale de Marcel Proust
Celui qui s’engage dans la lecture d‘À la recherche du temps perdu sait qu’il devra y allouer, au minimum, quelques mois. Et il est possible que dès les premières pages, les premières phrases, le lecteur soit envoûté par ces réflexions énigmatiques, vaporeuses sur le sommeil, qui ébauchent, échafaudent d’immenses fondations pour quelque chose d’encore abstrait, motivées par une ferme promesse de grandeur et de transcendance. Les pensées disparates, teintées d’ensommeillement, du narrateur ; et puis, une riche mélancolie, née de la confusion que le sommeil, en disparaissant, crée entre les sens et la mémoire, celle d’un homme mûr qui a suffisamment vécu.



Le projet de Proust (du moins une partie) devient rapidement assez clair : traduire les abondantes impressions chaotiques et absconses qui ont composé tout son esprit et son imagination en mots intelligibles pour le lecteur. Et pour être exhaustif au maximum, il faut retourner au début, à Combray pour le narrateur, petit village dans lequel il passait ses étés d’enfance, et commencer ici à décrire ses tristesses, ses émerveillements, ses rêves, ses habitudes… Le projet ici est d’être fidèle, le style ne sera pas économe, ne laissera passer aucune nuance, sera en somme transparent : la langue sera poussée dans ses derniers retranchements : la grammaire et la syntaxe étirées jusqu’aux limites de ce qu’elles tolèrent, les champs lexicaux épuisés, tout, pourvu seulement que ses phrases résonnent chez le lecteur.



Les souvenirs, le passé que content le narrateur, prennent, à mesure de la lecture, une étrange mélancolie, qui ne semble pas totalement venir du livre. Le lecteur lit une fiction, il le sait. Et pourtant, bien que le passé conté ne soit qu’imaginaire, il est si transparent, si facilement transposable à ses souvenirs – À la recherche du temps perdu pousse le lecteur à une introspection réellement profonde, il réexplore, retrace son vécu avec une clarté nouvelle, en mettant des mots sur des tristesses, des joies, des craintes rarement descriptibles ou même définissables – que naît chez le lecteur une insidieuse confusion schizophrénique entre les souvenirs réels et imaginaires (un des grands axes de La Recherche, justement – le livre diagnostique les effets qu’il administre – en effet, ne font-ils pas maintenant partie du vécu du lecteur ?). Les visages et les souvenirs de La Recherche se sont mélangés avec ceux que le lecteur puise de son vécu, et maintenant, quand le narrateur repense avec nostalgie à son amour d’enfance, le lecteur, inconsciemment, repense au sien, duquel il a prêté les traits à celui du narrateur. Et ce passé composite, bâtard, en prenant racine dans la temporalité de la vie du lecteur et de celle de La Recherche – volontairement floue – gagne un caractère extratemporel : de quand ces souvenirs datent-ils ? Alors bientôt, il se retrouve nostalgique de ces souvenirs qui ne lui appartiennent pas, pas complètement, ou plus, peut-être qu’il les a oubliés, peut-être aussi qu’il les vivra : il semblerait qu’il vive la vie, les souvenirs, de quelqu’un d’autre, trop intangibles pour pouvoir complètement se fondre dans les siens, et qui restent quelque peu flottants dans sa mémoire, imparfaitement fusionnés à ses souvenirs, desquels ils forment une prodigieuse excroissance.



Perdu dans des immensités encore indistinctes, agité, torturé, par l’analyse chirurgicale de son être, le lecteur semble complètement démuni. Mais, errant dans ce brumeux désordre, il sait que sa première impression était vraie, il se rappelle les fondations qu’il a aperçues il y a quelques semaines, ou quelques mois (tous les lecteurs ne lisent pas au même rythme), et continue, euphorique, déterminé. Son instinct ne l’a pas trahi : les fondations s’édifient en piliers, le brouillard se dissipe et la cathédrale se dévoile. Proust a architecturé quelque chose de formidable. Deux piliers convergent, se rejoignent en une voûte inattendue et, passé la surprise de l’union de deux éléments pourtant assez hétérogènes, parfaite. Certes, le flou paraît toujours omniprésent, il reste encore des milliers de pages, mais tout retombera toujours parfaitement dans la totalité de La Recherche. Et c’est empli d’allégresse que le lecteur s’élance à continuer son exploration, sa découverte : un élégant contrefort, finalement essentiel à la stabilité de la structure, un nouvel accès menant à la nef centrale, une antichambre exotique dont il n’avait pas vraiment saisi la fonction lors de son premier passage ; extatique, blasé, amusé, tourmenté, épuisé, le lecteur ne s’arrête pas, ne peut pas s’arrêter, pas avant d’avoir vu la cathédrale aboutir, pas avant d’avoir retrouvé le Temps perdu.



Et quand le lecteur ressort, referme la cathédrale, la repose sur sa table de chevet, il sait que c’est pour en profiter et se l’approprier différemment. L’œuvre a durablement impacté sa réalité. Elle possède une quantité énorme et dense de matière objective, mais pour le lecteur un petit peu investi, elle ouvre un infini. La spontanéité et la facilité apparentes avec lesquelles Proust extrait de la beauté de choses banales et communes est une invitation à la créativité. La Recherche expose tacitement au lecteur une méthodologie pour construire ses propres métaphores, hyperboles, personnifications à partir de n’importe quoi et exacerber au maximum chaque impression un peu originale. Une heure morne de la journée du lecteur se retrouve éclairée par les quelques petits mots qu’il ébauche mentalement pour embellir l’impression d’une rocade bruyamment encombrée ou dépasser la beauté d’une charmante inconnue. L’important n’est pas d’ailleurs que ces rêveries volatiles dépassent les heures dans lesquelles elles ont été assemblées, mais plutôt de leur donner une identité, une singularité. En s’accumulant, elles finiront par émailler la mémoire du lecteur d’images suffisamment éclectiques pour la mystifier et la colorer, pour consoler certains regrets par la poésie qu’elles rendent possible.



Ce lecteur, c’est n’importe qui de suffisamment intéressé par La Recherche pour y allouer le temps et les efforts particuliers qu’elle requiert. Les thèmes sont universels. Il n’y pas d’engagement : ne lire que le premier tome apporterait déjà infiniment. Se laisser porter par sa beauté et ses réflexions ou essayer de déchiffrer et cartographier ses énigmes semblent deux façons également légitimes de l’aborder, à condition de rester suffisamment investi pour ne pas se perdre.



Tout ce qu’il faut retenir finalement, c’est que chaque effort vous sera rendu au centuple.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Jeune Dragon recherche appartement ou donjo..
  02 décembre 2021
Jeune Dragon recherche appartement ou donjon, tome 5 de Kawo Tanuki
Malgré de nombreuses lectures en attente, c’est toujours agréable d'avoir un petit intermède grâce à des mangas. J'ai tellement de séries en cours que ce serait bien que j'en voie le bout de temps en temps, mais certaines sont toujours en cours d'édition, comme celui-ci.



Les situations sont toujours burlesques en compagnie de Letty. On continue à découvrir des personnages originaux, plus ou moins bien intentionnés. En tout cas, on ne s'ennuie jamais et on passe un bon moment avec ce manga. L'avantage de celui-ci est que ce n'est jamais compliqué de s'y retrouver, même si ça commence à être un peu répétitif. Dans celui-ci, on change d'agent immobilier et notre équipe de héros refait surface.



Comme vous l’aurez compris, ce tome a encore été une excellente lecture, c'est un bon passe-temps entre 2 romans casse-tête. Un tome 6 est déjà paru, il va rapidement rejoindre mes encours. Si vous êtes amateurs de lectures sans prise de tête, je vous conseille de découvrir ce manga original servi par de superbes graphismes.



Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Les strates
  02 décembre 2021
Les strates de Pénélope Bagieu
ayayayeuh.



Je m'en veux d'avance, j'aurais aimé pouvoir écrire autre chose ... (car j'apprécie vraiment ce que dégage cette autrice, ses combats, j'ai aimé d'autres de ses bouquins, j'aime sa façon de dessiner ,etc ) mais : j'ai été déçue :(



Parfois on lit des récits de vie qui sous des apparences d'anecdotes banales (car elles évoquent la vie de tous les jours, le quotidien , etc) nous emportent au delà ou résonnent d'une façon particulière car elles sont tournées d'une certaine façon ou qu'elles ont une dimension universelle... Mais là je n'ai pas été "transportée au delà"...



C'est un peu gênant car on sent bien que l'autrice s'est investie , livrée ... mais ... j'ai trouvé ça sans intérêt, j'avais l'impression de m'entendre raconter ma vie (même si nos vies sont très différentes hein, mais bref : je me comprends...) , sans que le partage de ce récit n'ait un quelconque intérêt car ... c'est vraiment si banal vu de l'extérieur (on a tous vécu ça , sans en faire un bouquin ... ).



Je ne sais pas si c'est le fait que cette BD soit si "bien présentée" (l'édition est vraiment super, avec la couverture façon carnet moleskine , c'est vraiment "un bel objet" comme on dit , ah!... ) qui fait que je m'attendais à quelque chose de génial , drôle , émouvant ... et qui a fait que j'avais trop d'attentes ?

Peut-être qu'une édition plus simple aurait mieux fait passer le côté "normal" de ces tranches de vie ?



J'en ressors avec la désagréable sensation d'être une vieille snob réac' qui balance : "tout le monde n'a pas matière à écrire une autobiographie, toutes les vies (même si chaque vie est exceptionnelle, on est d'accord) ne se prêtent pas à l'autobiographie". Ou alors il faut un petit truc en plus dans la façon de tourner les choses ou ... je ne sais pas ...rhaaaaa je me sens dure en écrivant ça... mais bon ...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Âme brisée
  02 décembre 2021
Âme brisée de Akira Mizubayashi
Une sonate en la mineur sur un air franco japonais.

Rei assiste , en 1938, à l’ arrestation de son père , au Japon. Recueilli par un couple français, il grandit à Paris et devint un luthier de renom.

À travers ces pages, résonne la musique de Schubert ou de Bach. «  Âme brisée «  est le roman du souvenir, de l’ enfance perdue où le chant du violon paternel accompagne le luthier , tout au long de sa vie.

L ‘ histoire est raffinée, l écriture limpide, les sentiments jamais mièvres, les émotions toujours contenues.

Un très joli roman, des personnages attachants.
Commenter  J’apprécie          00


Suivez toutes les critiques de la presse Voir plus

Actualitte

2861 critiques

LeFigaro

2784 critiques

LeMonde

3338 critiques

Lhumanite

511 critiques

Liberation

2289 critiques

Bibliobs

1829 critiques

LePoint

976 critiques

LesEchos

1075 critiques

Lexpress

4076 critiques

Telerama

2862 critiques

LaPresse

2309 critiques

LaLibreBelgique

1538 critiques