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L'amour, notre meilleur millésime
  21 mars 2019
L'amour, notre meilleur millésime de Elline Baudry
J’ai aimé cette lecture parce qu’elle m’a fait passé un agréable moment plein de tendresse.



L’histoire nous entraîne au cœur d’un vignoble du Médoc où l’on va suivre l’histoire d’amour naissante entre Suzanne et celui qui vient de l’embaucher comme assistante, Simon.



Le récit est lent sans trop de péripéties et, du coup, ça m’a fait plus l’effet d’une ballade au cœur du vignoble, de la Gironde et même de Munich qu’une romance classique. L’écriture de l’auteure est très agréable et les descriptions amplifient cette impression de ballade. Je trouve que beaucoup de tendresse transparaît à travers l’histoire et les mots de l’auteure. Cette lenteur, cette douceur en fait un vrai plus.



Suzanne m’apparaît peu sûre d’elle et timide face à Simon qui a un côté plus dominateur. Tous les deux semblent avoir souffert dans la vie, Simon encore plus. Quelques personnages secondaires gravitent autour d’eux dont Jeanne qui est un peu une figure maternelle pour Simon. Il y a également l’horrible œnologue qui a été un petit obstacle dans la relation entre Simon et Suzanne.



L’auteure aborde à travers son récit la viticulture et surtout la beauté de la région où se situe le récit (je n’y ai jamais été… enfin si, juste à côté), mais ça donne envie de la visiter.
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Made in Trenton
  21 mars 2019
Made in Trenton de Tadzio Koelb
Tadzio Koelb, est un auteur, journaliste et traducteur américain né en 1971 à Washington. Ses articles sont publiés par The New York Times et The Times Literary Supplement, entre autres prestigieux journaux. Il a vécu avec sa femme, spécialiste de santé publique, en Belgique, en France, en Espagne, en Angleterre, au Rwanda, à Madagascar, en Tunisie et en Ouzbékistan. Consultant en communication freelance depuis 2010, il enseigne l'écriture à la School of Arts and Sciences de l’Université Rutgers depuis 2011 et vit à Brooklyn. Made in Trenton est son premier roman (2018).

Trenton, ville ouvrière du New Jersey, en 1946. Abe Kunstler bosse dans une aciérie. Petit, maigrichon, doté d’une voix aigue, il a fait la guerre en Europe, en revenant blessé, « J’ai été mutilé pendant la guerre » aime-t-il à répéter, sans qu’on sache très bien qu’elle est son infirmité, si ce n’est qu’il a le torse bandé en permanence. Tout comme ses collègues d’usine, il boit sec et danse avec les filles dans les bars mais il a néanmoins un comportement moins vulgaire qu’eux. Abe Kunstler pourrait être un homme comme les autres, « A working class heros » dirait John Lennon, s’il ne cachait un terrible secret…

Impossible pour moi de vous parler correctement de ce roman pour de multiples raisons. Tout d’abord parce que je ne peux évoquer le « secret » d’Abe Kunstler, ce serait vous gâcher la claque quand vous le lirez, sachez néanmoins que l’écrivain ne le livre pas en fin d’ouvrage comme dans un simple polar/thriller mais après cinquante pages seulement, c’est vous dire s’il croit en la puissance de son récit pour lâcher cette carte maîtresse quasiment d’emblée. Secundo, complexe de résumer ce livre car, n’hésitons pas à le dire, nous avons là un bouquin s’adressant à des lecteurs exigeants : un style d’écriture très particulier nécessitant une attention soutenue et permanente pour suivre l’histoire et comprendre l’intention de l’écrivain. D’ailleurs ai-je bien compris son propos ?

Le bouquin est en deux parties. La première court de 1946 à 1952, Abe Kunstler va se mettre en ménage avec « la fille Inez », une entraineuse connue dans un bar et par la suite ils auront un fils, Art. Là encore, dans des conditions extravagantes que je ne peux dévoiler. La seconde partie du livre se déroule en 1971, Abe est devenu alcoolique, a été amputé de plusieurs doigts à une main, sa femme fait vivre la famille sur sa paie tandis que le fils tente d’échapper à la guerre du Vietnam. La solitude intérieure d’Abe est à son comble. Le roman s’achève sur un quiproquo, le fils en conflit avec son père, menace de révéler à sa mère son secret adultère, il l’a vu avec une autre femme, tandis que le père croit qu’il va divulguer son « vrai » secret, bien plus dramatique encore, d’où un angoissant suspense final.

D’après moi, le thème du livre tourne autour du fait d’être un homme : qu’est-ce qu’être un homme quand même la guerre ne résout pas ce problème (« - Ils n’arrêtent pas de dire que l’armée et la guerre, ça fait de vous un homme, mais à aucun moment je n’ai été un homme là-bas, si par homme on veut dire humain. ») Abe Kunstler, persuadé de n’avoir pas été un homme digne de ce nom, tentera jusqu’à son ultime souffle de transmettre cet état, à son fils. Ces quelques réflexions ne prenant leur véritable poids – par un paradoxe extravagant - que lorsqu’on connait le fameux secret…

Oui c’est un très bon roman, mais il est complexe à lire donc réservé à un public expérimenté et qui saura – de plus - ne pas s’attacher à la crédibilité des faits.

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Une évidence
  21 mars 2019
Une évidence de Agnès Martin-Lugand
Chaque nouveau roman d’Agnès Martin-Lugand est un évènement : preuve en est, la longue file d’attente le week end dernier à Livre Paris pour la sortie en avant-première de son dernier roman et pour sa séance de dédicaces. J’étais parmi les nombreux fans pour me procurer ce dernier opus avant sa sortie officielle. Un dernier opus que j’ai dévoré et qui figure parmi mes préférés de l’auteure.

(...)

Encore une fois, beaucoup d’émotions se sont bousculées en moi à la lecture de ce roman. Outre le sourire béat qui ne m’a presque pas quitté de la première à la dernière page, j’ai aussi ressenti d’autres émotions plus intenses tel que la colère, la tristesse ou encore la joie. La délicatesse et la justesse de la plume nous font vivre et nous transportent au cœur de l’histoire de Reine. Seules quelques pages suffisent à nous conquérir et à nous faire aimer cette femme forte, indépendante et fragilisée par ses mensonges.

Reine est une femme authentique qui, à une époque de sa vie, a dû faire des choix. Des choix difficiles dont elle affronte désormais les conséquences...

La suite sur mon blog :
Lien : https://misscroqbook.wixsite..
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Les assassins
  21 mars 2019
Les assassins de R.J. Ellory
Un très bon polar où le psychologique est étroitement mêlé à l'enquête sur les meurtres commis par un tueur en série. Le lecteur s'installe lentement mais sûrement au sein des personnalités des protagonistes, trois majeurs parmi eux, l'inspecteur Irving, la journaliste Karen Langley et, probablement le plus intéressant, John Costello, lui-même victime ayant survécu à l'attaque d'un tueur en série bien des années auparavant et dont l'esprit est impacté à vie par ce drame personnel.

Les choses se mettent donc en place très progressivement avec un soin particulier de l'auteur pour créer le climat d'une enquête complexe et douloureuse, restituer l'ambiance de grands journaux, les préoccupations des supérieurs qu'il s'agisse de chefs de la police, patrons de journaux, perspectives électorales. Cette lenteur n'est pas ressenti comme pesante à mon avis, c'est la volonté de l'auteur d'introduire vraiment ses lecteurs dans tous les mécanismes de l'intrigue qu'elle soit policière, psychologique, voire sentimentale. Donc, beaucoup de détails sur la vie des trois acteurs clés, qui ont pu lasser certains, mais qui me semblent donner à l'oeuvre toute sa dimension et son intérêt.

Seul bémol, la fin du livre qui tombe un peu à plat et que l'on voit venir avant les dernières pages avec un peu trop d'évidence. Evidemment, quand les difficultés des enquêteurs sont telles qu'aucune piste n'apparaît vraiment, ce dénouement trop rapide, même s'il est conclu par une belle scène d'action, peut frustrer quelque peu lorsque l'on a été installé par par l'auteur dans une posture d'attente d'un choc final époustouflant.

Ce livre reste un très bon polar, superbement documenté, structuré à souhait, pouvant plaire à tous les amateurs du genre.
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Par temps d'amour et de guerre
  21 mars 2019
Par temps d'amour et de guerre de Santa Montefiore
Début des années 70, Trixie est folle amoureuse de Jasper, leader d’un groupe de rock à deux doigts de percer. Elle est bien décidée à le suivre au gré de ses concerts, partout autour du monde. Même si cela va à l’encontre de la bienséance : tant pis pour les qu’en-dira-t-on ! Elle ne compte pas se plier à des règles d’une autre ère… Surtout si c’est pour finir comme sa mère, Grace, pleine de regrets et de tristesse.



Un jugement un peu hâtif qu’elle porte sur sa mère car elle ne connaît pas sa véritable histoire. Le bonheur est capricieux, il suit rarement le chemin qu’on a tracé pour lui… et le prix à payer pour y accéder est parfois bien trop élevé. Comme sa maman, elle va en faire l’amère expérience.



La suite sur le blog :)
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Barracoon : l'histoire du dernier esclave a..
  21 mars 2019
Barracoon : l'histoire du dernier esclave américain de Zora Neale Hurston
Vous avez peut-être entendu parler de Zora Neal Hurston, écrivaine et anthropologue afro-américaine, née en 1891. Un de ses romans, écrit en 1937, titré Mais leurs yeux dardaient sur Dieu, est paru récemment chez Zulma, dans une nouvelle traduction.

Dans le présent livre, elle recueille un témoignage, celui de Cudjo Lewis, qui fut capturé en 1859 au Dahomey et conduit en Amérique par ce qui s'avérera être le dernier bateau négrier. Lorsque Zora Neale Hurston l'interroge en 1927, il a 86 ans, et est le dernier à vivre encore parmi tous ceux qui ont effectué cette traversée. Ils deviennent amis, Zora lui rend de nombreuses visites, partage des pèches et des pastèques avec lui et note scrupuleusement ce qu'il raconte, les jours où il a envie de parler.

Kossoula, de son nom africain, a des souvenirs encore très vifs de sa capture, de son voyage dans les cales du Clotilda, de sa liberté retrouvée. La vie qu'il mène ensuite est tout aussi passionnante, tristement passionnante toutefois, et m'a rappelé Les moissons funèbres de Jesmyn Ward. À un siècle d'intervalle, les temps sont restés tout aussi meurtriers pour les jeunes noirs du Sud, parmi lesquels les enfants de Cudjo Lewis.

J'ai été touchée par la manière de raconter de cet homme qui a vécu des expériences terribles, et n'a jamais pu retourner en Afrique. Ses paroles, retranscrites sans déformation ou interprétation ne peuvent qu'émouvoir. Le travail de la jeune anthropologue consiste à noter, sans presque parler d'elle-même. La langue très chantante de Cudjo a été magnifiquement traduite. (Il est aussi intéressant de trouver des extraits en anglais pour pouvoir apprécier l'aspect linguistique.)

Il faut toutefois savoir que, entre l'avant-propos, les différentes introductions et notes, le récit lui-même va de la page 57 à la page 145. Ce sera mon seul bémol, car même si les annexes ne manquent pas d'intérêt, cela reste assez court.

À noter pour la sincérité et l'aspect unique du témoignage !
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Stranger Things : Suspicious Minds
  21 mars 2019
Stranger Things : Suspicious Minds de Gwenda Bond
Pure bonheur que de découvrir les prémices de stranger things à travers l auteure Gwenda bond qui elle même est une fan pur et dur de la série.

Avec des anti héros attachant rt surtout Martin Brenner que les fans connaissent déjà et une petite nouvelle Kali" numéro 8" .

Un roman que je conseil tant par l ambiance que part son histoire ,un pur mpment de lecture addictive.
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Raisons Obscures
  21 mars 2019
Raisons Obscures de Amélie Antoine
Second livre de l’auteure que je découvre et c’est une nouvelle fois un coup de coeur. Une lecture à la fois dure et parfaite.



Deux familles... d’un côté le quotidien des parents avec leurs problèmes et de l’autre, deux jeunes filles... Des sujets importants et lourds abordés et traités avec une extrême justesse.



La plume est autant entraînante que captivante. Un prologue qui annonce la couleur et déjà nous embarque. Une première partie qui se termine de manière totalement frustrante. La seconde moitié est quant à elle dure, horrible. Deux jeunes filles qui m’ont touchées alors même que j’en voulais profondément à l’une d’elles.



Une issue finale qu’on redoute mais qui devient inévitable au fil des pages. Pourtant, j’ai été choquée et horrifiée par cette fin qui, bien qu’horrible, est finalement parfaite! D’une intensité redoutable, elle m’a laissée sans voix.



Une lecture qui vaut le détour, des personnages qui resteront longtemps dans mes pensées. Un coup de cœur.
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Les chemins de poussière, tome 1 : Saba, Ange..
  21 mars 2019
Les chemins de poussière, tome 1 : Saba, Ange de la Mort de Moira Young
J’ai lu avec intérêt ce roman post apocalyptique destiné aux adolescents. Une lecture hors des sentiers battus pour moi qui ne suis pas fan de fantasy, et réalisée dans le cadre de mon métier d’enseignante.

J’ai apprécié la force de caractère de Saba, personnage principal de cette dystopie. Elevée dans un trou de verdure perdu au milieu de nulle part, la voilà partie à l’aventure sur une terre dévastée par les Destructeurs, qui sont, en fait, notre génération d’humains irrespectueuse de la nature, à la recherche de son frère, enlevé par les Tontons, gardes du roi shootés au shal. Sa quête la mènera à traverser des lieux hostiles : désert au sable mouvant, villes désertiques, creux de rivière remplis de vers terrifiants, etc.

Accompagnée de sa petite sœur de neuf ans, il lui faudra veiller sur elles deux au fur et à mesure de rencontres tour à tour heureuses et malveillantes, pour espérer retrouver leur frère Lugh.



Un roman qui se lit sans ennui puisque les actions s’enchainent rapidement, et avec facilité du fait de la simplicité du langage utilisé. C’est d’ailleurs là que je mettrais un bémol : quelle pauvreté de vocabulaire et de syntaxe ! Sans parler de la typographie des dialogues, inexistante au point que l’on se demande par moment qui s’exprime. J’ai du mal avec les auteurs qui pensent attirer les jeunes lecteurs en écrivant comme ils parlent…

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Les petites distances
  21 mars 2019
Les petites distances de Véro Cazot
Une Bd feel good.



Très agréables à lire.



Max est un gars très très effacer, complètement invisible auprès du monde entier . Personne le calcule. Mais jour il le devient réellement.



ça commence dans la rue, les gens le bouscule sans dire pardon... à un passage pour piéton les voitures lui fonce littéralement dessus... a son appartement où il vit en colocation avec un autre gars, enfin vivait !! Parce qu'il a un nouveau colocataire et ses affaire ont complètement disparut. Il se réfugie chez sa voisine Léonie, une belle rouquine extrêmement peureuse, elle voit des monstres tout le temps, ce qui la rends insomniaque et paranoïaque. Mais depuis l'arrivé de Max les monstres ne viennent plus la taquinée et Léonie se sent mieux. Max aussi même si il est complètement transparent au yeux de cette belle jeune femme.



Les dessins sont Magnifique. Très bon moment de détente avec cette BD.
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Farmhand Volume 1: Reap What Was Sown
  21 mars 2019
Farmhand Volume 1: Reap What Was Sown de Rob Guillory
Ce tome est le premier d'une série indépendante de toute autre. Il comprend les épisodes 1 à 5, initialement parus en 2018, écrits, dessinés, et encrés par Rob Guillory, avec une mise en couleurs réalisée par Taylor Wells, et un lettrage effectué par Cody Chamberlain. Il se termine avec 6 pages d'études graphiques réalisées par Guillory.



Un soir dans une ferme en Louisiane, Zeke (diminutif d'Ezekiel) Jenkins est sorti dans l'enclos des poules, le fusil à la main après avoir entendu du bruit. Il y a est rejoint par sa sœur Andrea. Ils trouvent plusieurs cadavres de poules et sont jetés à terre par un mouvement du sol. Un œil est apparu sous la terre. Zeke reconnait son père. Il se saisit d'une pelle pour le déterrer au plus vite. Alors qu'il agrippe la main de son père, des racines surgissent de sa main et du sol et s'empare de Zeke., puis de sa sœur et un énorme monstre en forme de tronc géant annonce un grand malheur. Zeke se réveille en sueur dans son lit, après ce cauchemar. Il indique à sa femme qu'il va préparer le café. Il réveille ses 2 enfants Abigail (la grande fille) et Riley (le garçon de 6 ans). Une fois la famille prête, ils montent dans la voiture et se rendent à la ferme de Jedidiah Elias Jenkins (le père de Zeke) pour lui rendre visite, pour la première fois depuis des années.



La famille Jenkins arrive à la ferme Jenkins Family Farm. Ils se font connaître du garde à la barrière d'accès, qui les autorise à pénétrer sur le site. Ils descendent de voiture pour prendre le tracteur avec remorque aménagée avec des sièges, qui les emmène jusqu'au site de production. Chemin faisant, ils ont droit à une présentation projetée sur les murs, expliquant comment Jedidiah Elias Jenkins a créé cette ferme d'organes, après avoir la vision d'un nouveau type de cellules souches s'inscrivant dans un dessein intelligent, et avoir pu construire la ferme grâce au financement de Randall Lafayette. La famille arrive devant des plants d'organes, et ils sont accueillis par Jedidiah Jenkins lui-même et Andrea Jenkins (la sœur de Zeke). Le père et la sœur sont très contents d'enfin revoir le reste de la famille qui vient tout juste de se réinstaller dans la région. Andrea Jenkins emmène Mae, Abigail et Riley faire un tour des installations, pendant que Zeke et son père vont discuter de leur côté. Pendant ce temps-là, Mikhail, un jeune garçon, s'est introduit dans une serre où poussent des doigts sur des plantes. Il en cueille un et l'installe dans son bras droit factice. Mais la sécurité survient et le neutralise.



En voyant une nouvelle série réalisée par Rob Guillory, le lecteur a tout de suite l'eau à la bouche, au souvenir de la précédente : Chew avec John Layman. Il n'est pas certain que Guillory saura imaginer un scénario aussi riche et émouvant que celui de Chew, mais il est sûr de retrouver ses dessins vivants, avec une fibre comique irrésistible. Effectivement, dès la première page, il retrouve les caractéristiques graphiques des dessins de cet artiste. Celui-ci détoure les formes avec un trait fin, ce qui donne parfois une impression de décors en carton-pâte, pas très consistants. D'autant que pour les représenter, il en simplifie les formes afin de ne pas surcharger les dessins. Une fois adapté à cette caractéristique de représentation, le lecteur peut constater que Rob Guillory construit quand même des décors fournis : les bâtiments de la ferme du cauchemar, la maison des Jenkins, les biodômes de la Ferme Jenkins Family, l'intérieur d'un biodôme dont la découverte se fait dans un dessin double page, l'extérieur et l'aménagement intérieur de la maison de Monica Thorne, les différents secteur de l'école de Riley (salle de classe, toilettes des écoliers, espaces verts de la cour de récréation), la chambre d'hôpital d'Andrea. Éventuellement, le lecteur peut parfois rester déstabilisé le temps d'une case par un décor un peu gauchi, ou un peu exagéré comme s'il s'agissait d'un dessin pour enfant.



S'il a lu Chew, le lecteur retrouve avec grand plaisir la manière de dessiner les personnages de Rob Guillory, du fait de leur vitalité, leurs sourires, leurs émotions s'affichant sur leur visage, les expressions de visages parfois caricaturales pour mieux faire ressortir l'état d'esprit du personnage concerné, leur langage corporel également très expressif, certaines postures irrésistibles, mais aussi leur capacité à exprimer leur effroi, leur angoisse, leur contrariété, etc. Ezekiel Jenkins est tout de suite sympathique en homme élancé d'une trentaine d'années, s'habillant simplement en jean et teeshirt, souvent pris de court par la réactivité de ses enfants, ou par les réponses de son père. Ses gestes et son visage permettent de de se faire une idée de son caractère entier, de sa volonté d'être conciliant et attentionné, mais aussi de son refus de se laisser marcher sur les pieds. Les émotions de ses enfants sont plus franches, conformément à leur âge. Le lecteur tombe sous le charme de la gentillesse de Monica Thorne, ex-collaboratrice de Jedidiah Jenkins, maintenant à la retraite, cultivant son jardin, et préparant des tisanes. Il sourit en voyant comment elle révèle son jeu avec Andrea lorsqu'elle la reçoit chez elle, et comment son registre d'expression change du tout au tout lorsqu'elle tombe le masque et que sa vraie personnalité ressort.



Outre ces qualités, le lecteur retrouve également la propension de Guillory à intégrer des petits détails dans ses dessins, que ce soit des libellés sur des panneaux, ou des images de sitcoms sur les écrans télés, ou encore un ou deux références pointues, comme le visage de Mason Savoy sur une affiche pour des couvre-chefs. Étant le créateur intégral de sa série, l'auteur sait aussi concevoir des séquences visuelles variées, pouvant passer de cases de la largeur de la page, à une page avec 16 cases de la même taille disposées en 4 rangées de 4. Dans l'épisode 4, il conçoit 2 pages sur la base de cases de la largeur de la page, alternant une case consacrée à Zeke, une autre à Andrea pour montrer les similitudes de leurs situations. Il joue admirablement bien de la dimension horrifique générée par des organes humains poussant sur des plantes. Il joue aussi sur la dimension humoristique quand les enfants se retrouvent à récolter des doigts, à raser des crânes, ou encore à nettoyer des dentitions à la ferme. Il sait aussi jouer sur les sous-entendus sans dessiner de manière explicite quand plusieurs employés se rendent subrepticement dans la serre qui abrite les plants d'organes sexuels. Il se montre tout aussi habile à suggérer que certains organises vivants ont été infectés par les organes cultivés sur les plantes au dessein intelligent.



Le lecteur se rend compte qu'il oublie toute inquiétude relative au scénario dès la troisième séquence, et qu'il s'implique tout naturellement dans cette histoire. Son attention se met tout de suite en alerte quand le diaporama de présentation des installations de Jedidiah Jenkins fait mention de la lumière vive à la suite de laquelle tout le concept des cellules souches se retrouve dans l'esprit de Jedidiah. Mais l'intrigue prend une autre direction avec les différentes tentatives d'espionnage industriel plus ou moins intrusif, avec la rencontre de personnages improbables comme le pasteur Tree Moore, ou Tiberius Lafayette, le responsable de la sécurité incompétent, pistonné parce que c'est le fils de Randall Lafayette, le financier de la ferme Jenkins, avec l'histoire personnelle d'Andrea Jenkins, avec les élections municipales, etc. Au fil des séquences, le scénariste intègre avec aisance de nombreuses informations nourrissant son récit et l'environnement dans lequel il se déroule, de manière organique, sans être indigeste. À la fin du premier épisode, le lecteur est conquis. Il a retrouvé quelques sensations similaires à celles de la lecture de la série Chew, sans qu'il ne s'agisse d'une redite ou d'une variation décalquée dessus.



En plus de dessins toujours aussi vivants et pleins d'entrain, et d'une intrigue roborative avec des mystères intrigants, le lecteur côtoie des personnages très attachants, avec une histoire personnelle spécifique, et une réelle dimension humaine. Avec sa série, Rob Guillory évoque bien sûr les dérives éthiques de la génétique et son utilisation dictée par le profit, mais il n'en sacrifie pas pour autant les personnages. Il met en scène la manière dont Zeke a dû se construire avec un père de substitution, les inquiétudes enfantines de Riley qui a l'impression d'être suivi par un ver de terre géant qu'il est le seul à remarquer, le surinvestissement madame Tillerson dans son chien Fuzznuts (un épagneul King Charles), les relations professionnelles tournant à l'aigre entre 2 collaborateurs, les stratégies d'évitement et les excuses pathétiques d'un employé fainéant, la manière dont Andrea Jenkins remet à leur place des rednecks misogynes, etc. Après avoir tourné la dernière page, le lecteur se demande comment Rob Guillory a pu inclure autant de dimensions à son récit, et qu'il reste aussi digeste, divertissant et amusant, sans rien perdre de son impact.



Pour un lecteur ayant lu la série Tony Chu, impossible de résister à la curiosité et au plaisir de retrouver Rob Guillory, même s'il ne travaille pas en tandem avec John Layman. Pour les autres lecteurs, il est vraisemblable qu'il faille un petit temps d'adaptation à la narration visuelle, drôle, avec une impression de manque de sérieux. À la fin du premier épisode, tous les types de lecteur se retrouvent totalement immergés dans une intrigue riche et mystérieuse, attachés aux personnages très humains avec leurs qualités et leurs défauts. La narration se déroule dans la bonne humeur grâce à des gags bien trouvés et des personnages avec des réactions parfois un peu exagérées pour un effet comique. À la fin du dernier épisode, le lecteur est impatient de pouvoir lire le suivant.
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Naruto, tome 10 : Un ninja formidable
  21 mars 2019
Naruto, tome 10 : Un ninja formidable de Masashi Kishimoto
Même si je ne suis pas fan de ce genre de tomes, comme je l'ai déjà dit, j'avoue que j'attendais depuis un petit moment de voir Gaara combattre. Il a beau être un brin psychopathe, je ne sais pas mais j'ai un petit faible pour lui... certainement parce que je pense qu'il y a bien plus à découvrir chez lui que son côté sanguinaire. A contrario Lee... Alors oui le personnage est un hommage à Bruce Lee, mais alors je trouve ce personnage d'un chiant et d'un grotesque... Déjà physiquement, Masashi Kishimoto n'y a pas été de mains mortes (je ne parle même pas de son maître qui a un aspect pervers et ridicule). Ensuite, le gamin en fait beaucoup mais alors beaucoup trop. Du coup, même s'il semble être quelqu'un de gentil et de volontaire, j'ai beaucoup de mal avec lui et je n'arrive pas à m'attacher.



Du coup, certes, le combat est intéressant mais l'aspect mélodramatique lié à Lee ne m'a fait ni chaud, ni froid. Limite j'étais même en colère, effet Kakashi probablement. Ce dernier nous explique bien que les techniques apprises par Lee sont interdites car extrêmement dangereuses. Mais Gai explique calmement qu'il a simplement donné à son disciple de quoi atteindre son rêve... Oui, mais non... Il faudra m'expliquer en quoi mourir, c'est atteindre son rêve... Déjà, de base, je n'aimais pas du tout ce personnage, mais là clairement, c'est fini. Et il y a beau avoir une scène "émotion" à un moment donné, je ne suis pas d'accord du tout. Ok, ils entraînent des soldats, mais le manque de limites est quand même effrayant à bien des égards.



Donc, on en prend plein la vue, autant avec Gaara qu'avec Lee, mais le combat est cruellement faussée par une conclusion qui est visible dès le départ. Pour moi, voir Gaara combattre est la partie qui a le plus d'intérêt, avec l'attitude de Kakashi. Il aime ses disciples, cela ne fait aucun doute, et il a une attitude peut-être désinvolte à certains moments, mais il est aussi très paternel sans étouffer pour autant le trio. Il anticipe l'action de Naruto ou Sakura, et il arrive toujours à trouver les mots qu'il faut pour les remettre sur le droit chemin. Il est aussi le seul qui semble vraiment comprendre le danger qui plane sur Konoha. En clair, un personnage qui arrive à allier de très nombreuses qualités.



Le dernier combat était un peu une rigolade, mais c'était sans surprise. Reste maintenant à savoir ce que la suite va donner. Après ces éliminatoires, le vrai tournoi va commencer mais avec une période de calme pour une meilleure préparation. C'est une bonne idée du point de vue scénaristique, car trop de combats, tue le combat, mais est-ce que cela ne va pas non plus casser le rythme. A voir.

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Vindicta
  21 mars 2019
Vindicta de Cedric Sire cedric
Léger changement de patronyme, prénom – nom. Sire Cédric devient Cédric Sire. Ça peut paraître anodin pour le lecteur mais le glissement ne s’arrête pas là.



Vindicta ancre définitivement l’écrivain dans le réel ; l’encre toujours aussi noire, mais définitivement éloignée de la fantasmagorie. Glissement vers le réel, sans aucun faux dérapage, les deux pieds fermement arrimés au sol. Seul reste le lecteur qui va faire un énorme vol plané, façon encaissement d’uppercut.



Vindicta est un pavé (575 pages) tellement nerveux qu’on y reste accroché, à vibrer au rythme de l’action et d’une narration entêtante. Construit solidement et fiévreusement. Émotionnellement aussi. Black revenge.



Cédric Sire suit son évolution naturelle, comme un poisson dans l’eau maintenant dans ce milieu du thriller « matérialiste ». Parce que de la matière, il y en a dans ce roman (et je ne parle pas seulement de matières organiques). C’est du thriller 2.0, qui est fidèle aux codes du genre, tout en lorgnant vers le polar, et en étant ancré dans notre siècle. Modernité de l’intrigue comme de la narration, en restant attaché aux racines du style.



Ça pulse, ça change de trajectoires comme une balle qui ricoche sur un mur, ça saigne, ça surprend, ça régale. Oui, une régalade pour les fans de thrillers survitaminés.



Moi qui le suis à la trace depuis un moment, je trouve que c’est le roman le plus réussi de l’auteur. De manière très affirmative. Celui qui va lui faire passer un nouveau palier. Même s’il y a quelques passages un brin trop gore pour moi (mais rien d’insurmontable), j’ai palpité au diapason de son intrigue et de ses personnages. Happé par ce labyrinthe qui se termine en carnage.



Ce roman est fun, il est prenant au possible. Vindicta est une belle réussite et Cédric Sire y fait preuve d’une nouvelle maturité tout en restant lui-même. La théorie de l’évolution adaptée au roman noir.



Sous ce « nouveau » pseudo, l’avenir s’annonce radieusement noir pour Cédric Sire, j’en mets ma main à couper (on n’est plus à une près).
Lien : https://gruznamur.com/2019/0..
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City Hunter (Nicky Larson), tome 13 : Le Re..
  21 mars 2019
City Hunter (Nicky Larson), tome 13 : Le Retour de l'éléphant de Hojo Tsukasa
Après la suite et la fin du sympathique récit intitulé "Accroche-toi, Kaori !", le mangaka change enfin sa formule : ce n’est pas une nouvelle cliente qui est au centre du récit "Une femme qui s’installe" mais une rivale puisqu’une nouvelle détective privée a emménagé juste à côté de l’immeuble de City Hunter… Nous découvrons Reika Nogami la sœur de Saeko Nogami qui a démissionné de la police pour redorer le blason de son défunt coéquipier traîné dans la boue, et qui racket les yakusas pour venir en aide à sa famille. La jeune et dynamique détective dérange, et Ryo et Saeba doivent rapidement la protéger d’un boss à tiroir : de : le commissaire Fukamachi, médaille d'or aux Jeux olympiques, et le commissaire principal Kurokawa, de la brigade des stupéfiants… Ce dernier pense piéger le City Hunter, mais tel est pris qui croyait prendre ! Impressionné Reika demande Ryo en mariage pour devenir Lady Hunter !!! Un bon récit qui pioche joliment dans les séries policières des années 1980, et force est de constater que le travail du mangaka gagne nettement en qualité quand il délaisse les mokkori du « gag manga » pour développer un vrai bon scénario de « story manga »...

Dans "L’enfer du harem", tout la Japon et Reika en particulier est à la recherche de la princesse Alma de la principauté de Serjina qui a disparu… Et pour cause, la petite princesse Alma et sa sculpturale servante Salina ont fugué avant d’engager le City Hunter comme garde du corps. Bien évidemment elles emménage chez Ryo et Kaori (refrain déjà trop bien connu alors qu’on est même pas à la moitié de la série), mais cette dernière n’a pas trop à jouer de la massue car le mokkori-man est soumis au chantage : Alma lui a promis un harem, à la seule condition qu’il ne touche pas à un cheveu de Salina… Sauf que les apparences sont trompeuses ^^
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Lettres pour le monde sauvage
  21 mars 2019
Lettres pour le monde sauvage de Stegner Wallace
J'ai eu quelques difficultés à entrer dans cet ouvrage tant il surprend par sa forme, ni roman, ni essai, cela ressemble à des nouvelles mais pas vraiment, c'est du nature writing mais pas complètement non plus, deux lettres, l'une adressée à sa mère (premier chapitre), l'autre adressée à un responsable de la protection de la nature au sein de l'université de Berkeley en Californie (dernier chapitre), bref, pour moi, le texte au premier abord , tout au moins par la forme, manquait de cohérence interne. Pourtant, au fil de la lecture, cette cohérence apparait : l'homme est façonné par le territoire, par la nature et les grands espaces de l'Ouest américain et du Canada où Wallace Stegner a grandi et vécu produisent des personnalités particulières au point que l'auteur nous dit : "l'ouest figure dans mon système, la plus grosse partie de mon logiciel". L'auteur au gré des déménagements familiaux, a navigué entre le Saskatchewan au Canada, le Montana, l'Utah, la Californie, les déserts du Nevada, le Wyoming. Il nous raconte à travers ses souvenir d'enfance, ses réflexions au seuil de sa vie la nécessité de préserver la nature qui nous a construits.
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Le jeune amour
  21 mars 2019
Le jeune amour de Michel Jeury
Abandonné, style trop ampoulé et alambiqué,je n'ai pas aimé.
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Oxygène
  21 mars 2019
Oxygène de Arlidge M. J.
Nouvelle enquête d'Helen Grace.



On assiste au meurtre d'un homme. Pieds et poings liés à une chaise, il est recouvert de bandelettes humides des pieds à la tête et sa bouche scotchée. Privé d'oxygène. Mort asphyxié, prisonnier...

Quand la police arrive sur les lieux, une boîte BDSM, Helen reconnaît immédiatement Jake, son ancien dominateur.



Alors que l'enquête piétine, un nouveau meurtre sordide a lieu.

Helen est-elle au centre de cette affaire ? Doit-elle révéler à ses collègues ses plus sombres secrets au risque de tout perdre ?



Un nouvel opus rondement mené par M.J. Arlidge. On ne s'ennuie pas, on ne voit rien venir.

Fausses pistes, rebondissements, révélations, le lecteur n'est pas épargné.



Une plongée dans le monde de la nuit, du milieu BDSM pour y découvrir deux facettes de ses acteurs.



La course au pouvoir entre Sanderson et Charlie redistribue les cartes au sein de cette brigade à laquelle on était habitué.



Emilia Garanita est toujours là elle aussi, égale à elle-même. Dans cet opus on la déteste encore plus. La chute d'Helen, elle la veut !



Les personnages sont crédibles, ils ne sont ni bons ni mauvais, nous ne sommes pas dans un monde manichéen. Les préjugés volent en éclats.



Si certaines de nos questions trouvent enfin réponses avec ce tome, de nouvelles viennent se poser.



La fin ne peut que vous faire pousser un "Nooooon, vite la suite !"



L'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, tome des aventures d'Helen Grace !
Lien : https://demoisellesdechatill..
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Love Mission, tome 1
  21 mars 2019
Love Mission, tome 1 de Ema Toyama
Yukina écrit des romans à succès sur portable. Personne ne sait à quoi elle ressemble ce qui lui permet de pouvoir observer les personnes.

Ces lecteurs veulent autres choses comme de la romance, ce qu'elle est incapable d'écrire car elle ne l'a jamais vécu. Elle va donc s'approcher d'une personne dont elle a découvert son secret pour apprendre l'amour. Shigure tente alors de coincer Yukina pour qu'elle arrête.



Yukina dit aussi "la glaciale" est une jeune femme qui écrit des romans à succès sur Internet. Son surnom est dû à son regard sur les autres. Elle s'entend parfaitement avec son cousin Akira et seulement lui. Toutes les autres personnes ont peur de son regard et la fuit.

Shigure est le garçon le plus populaire de l'école et aimé de tous. Il cache bien son jeu jusqu'au jour où Yukina le découvre et lui fait du chantage. Ce qu'il n'apprécie guère et tente de lui mettre des bâtons dans les roues.



J'ai hésité à acheter ce manga mais j'ai quand même craqué. Je ne regrette pas car après Love hina, je n'avais pas encore trouvé de shôjo qui pourrait m'intéresser. Et, je dois dire que je ne suis pas déçu. J'ai apprécié cette mise en bouche et les personnages Yukina et Shigure vont sans doute être bien plus intéressant dans les prochains tomes.

L'histoire pour le moment tient la route et j'ai hâte de déjà découvrir la suite.



Love mission est une belle découverte. Les personnages sont attrayants chacun cachant un secret. L'évolution risque d'être attrayante.
Lien : http://lespassionsdemeline.b..
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Geneviève de Gaulle, les yeux ouverts
  21 mars 2019
Geneviève de Gaulle, les yeux ouverts de Bernadette Pécassou-Camebrac
La misère des femmes qui reviennent des camps est immense et leur dénuement total, Geneviève de Gaulle qui a souffert à Ravensbrück ce qu’elles ont souffert ne le sait que trop bien.



C’est pourquoi au sortir de la guerre, malgré sa grande faiblesse physique et des moments d’abattement, Geneviève engage toutes ses forces dans ce nouveau combat. Avec ses amies déportées et résistantes (Germaine Tillion, Irène Delmas, Anise Postel-Vinay) elle s’occupe de l’ADIR qui vient en aide aux déportées. Pour l’association, l’éloquence et la détermination de la nièce du général de Gaulle en ont fait un porte-parole crédible et efficace. La fraternité et la solidarité de ses membres ont fait le reste, leur travail fut considérable.



Ce combat pour celles qui ont tout perdu n’est pas le seul que mènera Geneviève de Gaulle, pour qui vie privée comme vie publique sont synonymes d’engagement et de courage. Bernadette Pécassou le rappelle avec talent qui, alliant la précision des témoignages et des documents au romanesque, fait le portrait d’une femme exemplaire dont l’existence est une leçon — peut-être plus encore aujourd’hui où règnent indifférence et individualisme.



« Toute sa vie, Geneviève a lutté pour que l’idéal de fraternité l’emporte en ce monde. La Résistance, les trahisons, les camps, la folie humaine, les morts, l’indifférence des hommes ... Des luttes interminables dénuées de toute contrepartie personnelle, et dont il ne faut pas oublier qu’elle les commença à l’âge de l’insouciance, à dix-huit ans, le jour où d’un geste spontané elle arracha un drapeau allemand qui flottait au vent de France. »
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Chroniques de mon crématorium
  21 mars 2019
Chroniques de mon crématorium de Caitlin Doughty
Quand on est au crématorium on est maître de cérémonie, on ne voit pas les cadavres puisque les pompes funèbres nous les amène en cercueil déjà, donc la tâche de les habiller ou fermer les yeux s'il n'y a pas de soins de conservation revient au conseiller de pompes funèbres et les porteurs peuvent l'aider pour la mise en bière.

Et ensuite ce n'est ni à un conseiller de PF, ni à un maître de cérémonie d'enlever un pacemaker, c'est soit un médecin ou plus souvent un thanatopracreur qui effectue le retrait.

Donc le coup de dire qu'elle se dépatouille avec ses cadavres c'est de la grosse connerie.
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