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Un petit carnet rouge
  19 août 2018
Un petit carnet rouge de Sofia Lundberg
Doris est une vieille dame vivant seule à Stockholm. Elle ne voit que des assistantes de vie qui s'occupent d'elle et sa petite nièce, Jenny, via Skype une fois par semaine. Elle adore Jenny mais malheureusement, celle-ci vit à San Francisco.

Dans son petit carnet d'adresse rouge, elle se remémore toutes les personnes qui ont traversé sa vie. Doris parle beaucoup avec sa petite nièce, et elle aimerait lui raconter les moments forts de sa vie, ainsi que toutes les choses que Jenny ne connait pas. Elle pense n'avoir que peu de temps devant elle et elle décide d'écrire des lettres sur chaque personne pour sa nièce .

Ainsi, elle lui raconte toute sa vie. Son premier poste comme domestique chez une riche suédoise, son travail avec les plus grands couturiers de l'époque, son départ pour New York, l'amour de sa vie…

Il y a beaucoup de tendresse dans ce roman. C'est un beau témoignage. On sent que la grand tante et la petite nièce sont très attachées l'une à l'autre. L'écriture est fluide, douce et c'est un roman qui se découvre sans peine, tout en délicatesse.

La lecture est assez lente, tournée vers le passé, mais avec beaucoup d'émotions.

Et surtout, avec une très belle fin.



Merci à Calmann Levy pour la découverte de ce roman.



Si je le conseille ? Oui. Un livre facile à lire, accessible et axé sur la fin de vie, avec beaucoup d'émotions et de tendresse. On suit à la fois les derniers moments de Doris, son accompagnement avec tendresse par sa petite nièce ; et on revit avec elle toute sa vie, avec ses joies et ses peines.

Un roman émouvant.
Lien : https://sanshistoire.wixsite..
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Cher pays de notre enfance: Enquête sur les a..
  19 août 2018
Cher pays de notre enfance: Enquête sur les années de plomb de la Ve République de Etienne Davodeau
🎶J'ai fouillé comme un salaud

dans son sac

J'ai mis un sacré boxon

J'ai tout chamboulé dans ton

bric-à-brac.

C'est pas des plus élégants

Ça ressemble à un mauvais plan

Une arnaque

Je voulais connaître tes secrets

Au risque de me manger

Quelques claques... 🎶

Dans ton sac- Renaud-1991



Confusions

Ne pas confondre le sac à main, avec le SAC , repaire d'homme de mains.

Ne pas confondre Renaud avec le juge François Renaud

Investigations

30/06/1971 Braquage Hôtel des postes Strasbourg c'est par là que ça a commencé

Corruption, le SAC arrose et le parti se sucre.

Financement du parti politique UDR avec notre Argent Public

Interpellation

03/07/1975 le SAC incriminé, par le Gang des Lyonnais le fait assassiner...



En fouillant ton sac,on trouve des tic-tac, des Stimorol

En France on a des idées mais toujours pas de pétrole



1977 Reconstitution Adaptation Patrick Dewaere devient Juge Fayard

Film d'Yves Boisset, dénonciation SAC, censure, version trop Hard



Octobre 1979 l'affaire Boulin tombe dans un Lac

L'étang d'Hollande, du temps de Chirac

Se termine en eau de boudin, la main dans le SAC

Contre enquête 2007 lividités cadavériques

'' Un homme à abattre'' Benoît Collombat, combat pour le véridique

Le SAC et Les dessous des partis pathétiques



Juillet 1981,la goutte qui renversera le SAC, goutte au goût de vitriol

Mic-mac, badaboum, patraque, un coup de matraque

Massié, retourne sa veste, chef de section SAC, femme et enfant.... Tuerie d'Auriol......

1982....dissolution.... le SAC vidangé vît DANGER !!

C'est pas moi qui ai tué....

Le SAC crie lese... MAJESTÉ



Faire le sac des dames c'est moche

Mettre à SAC, coup de pelle, manche de pioche

Rien de plus fastoche...

'' Il y a deux Histoires: L Histoire officielle, menteuse, qu'on enseigne, puis L Histoire secrète où sont les véritables causes des événements, une histoire honteuse'' H. de Balzac



Le SAC "écume de la démocratie", le côté obscur de l' histoire de France

"l'intendance suivra", le gaullisme.... Je suis ton pair....

Le SAC à germé dans le climat de violence 'légitime de la Résistance. Pour certains de ses membres il a ensuite pu être perçu comme un moyen de prolonger cette "Fraternité d' Armes" avant de complètement dériver...

La fondation Charles de Gaulle occupe les anciens bureaux du siège du SAC.... (son président est d'ailleurs l'ancien trésorier du SAC !!! Coïncidence !!!?)

Le SAC, écume de la démocratie !

2018 affaire Benalla

Toujours des vagues

Ou peut être le RESSAC

Le doute SAC cent tue

Mais je ne voulais pas me mettre le SAC à dos

Simplement remercier encore et encore Étienne Davodeau.

































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Malefico
  19 août 2018
Malefico de Donato Carrisi
Malefico et Diabolo sont dans un bois où deux amoureux se bécotent sur les sièges de le voiture avant de passer à la vitesse supérieure.



Diabolo s’en va, qui reste-t-il ? Melefico ! Et dites adieu au gentil couple d’amoureux qui voulait s’envoyer en l’air dans un petit coin tranquille. Z’avaient qu’a aller dans un hôtel, na !



Un polar avec des relents ésotériques, cela faisait longtemps…



Avant d’aller plus loin, on va mettre de côté le Da Vinci Code et son auteur car ici, nous allons voler (prier ?) bien plus haut que ça, avoir plus de profondeur et de réalisme dans les personnages et éviter de coller une filiation à Pierre, Paul, Jacques, Jésus… Ésotérique certes, mais du haut de gamme.



Tout en respectant les codes du thriller afin de rendre ses lecteurs addict, l’auteur arrive tout de même à proposer autre chose que l’habituelle soupe, nous servant des personnages marquants, une intrigue qui tient la route, qui sent le souffre tout en restant dans notre monde à nous et en nous balançant quelques changements de plats qui ont ravi mes papilles littéraires.



Attention, c’est sombre ! Violent, aussi… Et on se pose des tas de questions sur la finalité de ces meurtres, sur leur mobile, sur l’assassin, sur son modus operandi (il est horrible), sur les complicités, et ce ne sera que petit à petit que l’auteur dévoilera son jeu, tout en se réservant quelques gros atouts dans sa manche.



Le final m’a fait poser le livre sur la table afin de mieux le digérer, afin de pouvoir y réfléchir, pour l’assimiler, l’avaler…. Parce que oui, c’est fort de café tout en restant dans une réalité banale mais horrible.



Comme quoi, on peut encore écrire des thriller sur le Mal, le Bien, le Vatican, l’Église et les tueurs en série tout en se renouvelant, tout en proposant une intrigue convaincante, basée sur certains faits réels, des lieux existants dans la Ville Éternelle, avec des meurtres un peu gore mais sans voyeurisme, avec des complicité mais sans complot international et proposer un récit addictif sans pour autant sortir les effets spéciaux et la pyrotechnie.



Allumer le feu (oui), pour faire danser les diables et les dieux (en effet), mais en restant dans le réel et sans entrer dans la science-fiction de bas étage comme il aurait été facile de faire.



Mais Carrisi n’a pas fait dans la facilité et, une fois de plus, il me subjugue, me conquiert, me séduit et prend place dans mon panthéon des auteurs que j’apprécie.



Quoique, vu ses écrits, il devrait entrer dans mon pandémonium !


Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Bob Morane, tome 127 : Les Murailles d'Ananké
  19 août 2018
Bob Morane, tome 127 : Les Murailles d'Ananké de Henri Vernes
Les faits sont têtus : les aventures de Bob Morane sont avec les enquêtes du Commissaire Maigret les romans belges les plus lus et les plus connus dans le monde donc à bons entendeurs salut (et notez que les deux plus grands écrivains belges ont mis en scène des héros français ^^)... Henri Vernes fait du pulp européen (pour ne pas dire un Doc Savage européen ^^), une culture populaire plus ou moins comic autrefois florissante avant d'être mise à mal par les totalitarismes et d'être euthanasiée par la concurrence déloyale des yankees et les coups de poignard dans le dos des petits cercles intello prout prout bien de chez nous (qui avec leur élitisme abscons et obtus sont condamnés à être les dinosaures de l'ère des masses)... Si aujourd'hui Serge Lehman et quelques autres s'échinent à faire connaître la belle époque du pulp européen aux nouvelles générations, force est de constater qu'Henri Vernes fut longtemps bien seul à continuer à la faire exister contre vents et marées (d'où un immense succès populaire qui ne s'est jamais démenti, avant que la révolution culturelle et les médias de masse ne démocratisent définitivement la culture et ouvre la voie à de nouveaux héros).

Bob Morane est un pilote français de la WWII, éternellement âgé de 33 ans et né en bon Gary Stu à la même date que son créateur (bien que présumé breton alors que ce dernier est un bon vieux wallon ^^). Il est ingénieur, officier, expert en armes à feu, expert en arts martiaux, amateurs d'armes anciennes et comme on aime souvent à le souligner naturellement nyctalope. Pour ne rien gâcher le bonhomme a des relations dans le monde entier, dans les forces de police comme dans les services de renseignement (et dans la Patrouille du Temps également ^^). 50% barbouze 50% justicier, on reconnaît assez rapidement l'archétype du baroudeur au grand cœur qui se mue rapidement en chevalier blanc, et au fur à mesure de ses aventures on apprend à connaître ses nombreux amis (à commencer par son side-kick écossais Bill Balantine) et ses nombreux ennemis (à commencer par sa Némésis Monsieur Ming alias l'Ombre Jaune). Aux récits d'aventure, d'exploration et d'espionnage en vogue à son époque l'auteur s'essaye de plus en plus aux genres de l'imaginaire, Henri Vernes étant proche de différentes manières de ses compatriotes Jean Ray spécialiste de la littérature fantastique et de Bernard Heuvelmans le père de la cryptozoologie. L'auteur belge est un fanboy de pulp, du coup je ne résiste pas à la comparaison avec Philip José Farmer lui aussi fanboy de pulp et né la même année que lui (d'autant plus que j'ai découvert les deux auteurs par leurs cycles Portal Fantasy ^^) : les deux auteurs mettent en scène des personnages, des univers et des aventures dignes du Flash Gordon d'Alex Raymond, mais alors que l'auteur américain fan d'Edgar Rice Burroughs ne résiste pas à mélanger aventure viriles et Science-Fiction à l'image du créateur de Tarzan et et John Carter, l'auteur belge donne lui l'impression d'écrire des scénarios pour les films du maître du fantastique Mario Bava ^^

Évidemment nous ne sommes ni dans la haute littérature ni dans la grande littérature mais dans littérature populaire souvent qualifiée « de gare », ce qui dans mon esprit n'est absolument pas péjoratif : on ne peut pas reprocher un manque de qualité à un auteur faisant dans la quantité, de la même manière qu'on ne peut pas reprocher un manque de qualité artisanale à une entreprise faisant dans la production en série, d'autant plus qu'à l'ère des masses la production artisanale ne suffit pas quand elle n'est pas quelque fois totalement dépassée (il y a quantité de choses à dire sur le sujet des points de vue social et écologique : les débats sont ouverts !)... En 60 ans l'auteur a publié pas moins de 232 romans et 19 nouvelles consacrsé à son héros immortalisé autant par des dessinateurs, des animateurs et les membres du groupe Indochine (sans parler des créations des nouveaux auteurs qui lui ont succédé), et ses grandes qualités restent la fluidité et la simplicité donc l'efficacité : j'ai été surpris de la manière dont ses romans se lisent vite et bien !

Pourtant j'ai découvert les univers de Bob Morane par la BD, et j'avais trouvé des personnages sympathiques et de bonnes idées bien que pas toujours bien exploitées et/ou exécutées, et finalement quelques trucs m'avaient fait tiqué :

- le sexisme bien pensant : dans les livres comme dans les BD on retrouve les hommes acteurs et les femmes spectatrices, les archétypes du chevalier et de la demoiselle à délivrer... celles qui auraient du être des strong independant women sont donc qualifiés de petites filles donc de choses fragiles, mais avec les différences de format les remarques qu'on retrouve 2 ou 3 fois dans les romans reviennent une demi-dizaine voire une demi-douzaine de fois dans les 48 pages d'une BD et cela doit fortement jouer !

- le racisme bien pensant : les remarques qui m'avaient bien gonflées dans la BD n'existent pas dans les romans que j'ai lu jusqu'à présent donc affaire à suivre...

- les intrigues précipitées au rythme mal géré : ça tirait vers le pas mal d'histoires en BD, mais si les romans pèchent ce n'est pas vraiment de cette manière... l'auteur fait du pulp donc on retrouve la ligne droite avec ses qualités et ses défauts : tout repose donc sur les personnages et ce qui les relient et/les opposent pour éviter les rebondissements incessants donc artificiels !

- les mises en place capillotractées : dans les BD pas mal de récits commençaient de manière maladroite voire carrément nanaresques, or cela ne semble absolument pas le cas ici... (mieux les tomes 1, 4 et 5 du Cycle d'Anankè sont bien voire très bien amenés !)





Dans le Cycle Anankè par lequel je découvre les romans d'Henri Vernes, Bob Morane et Bill Ballantine volent à la rescousse de leur amie Florence Rovensky, qui était partie à la cherche de son père à la fois truand et milliardaire, lui-même victime du petit-bourgeois criminel Simon Lusse qui désespère de devenir un grand rentier et qui pour monter en grade parmi le richistan exploite sans scrupule et sans vergogne la porte entre les mondes situés entre sa maison et son jardin (car comme vous le savez, là où l'argent règne il ne faut pas s'étonner des conséquences qu'il entraîne). Les uns et les autres se retrouvent prisonniers comme tant d'autres d'Anankè, univers de poche emboîtés les uns dans les autres, séparés les uns des autres par des murailles infranchissables et accessibles uniquement par des portails interdimensionnels à sens unique et peu ou prou piégés qui les relient entre eux. Nous sommes donc dans un escape game géant dans lequel on risque rien de moins que sa propre vie, ce qui peut ou du moins aurait pu et aurait dû rapidement nous amener vers les thématiques survivalistes : la comparaison avec les mondes de Tiers créés par l’américain Philip José Farmer est d'autant plus frappante qu'ils ont été crées par les deux auteurs à la même époque.... Anankè signifie en grec ancien « Fatalité » : entre catabase et odyssée la Team Morane essaye donc de rejoindre le centre de ces univers concentriques, seule manière d'échapper à ce « monde pourri d'entre les mondes pourris », et force est de constater que les clins d’œil ne manquent pas aux œuvres d'Homère et de Dante (et c'est presque dommage que l'auteur n'ait pas été plus loin dans cette voie ^^).



Dans Les Murailles d'Ananké tome 1 du Cycle d'Anankè, la mise en place du récit fait la part belle au petit-bourgeois criminel Simon Lusse qui s'avère assez élégante même si on passe sous silence les liens qui unissent la Team Morane à la Famille Rovensky. Nous passons du récit policier au récit fantastique, de Georges Simenon à Jean Ray, pour aborder de plein pied tous les thèmes propres à la Portal Fantasy : comment y entrer ? comment en sortir ? comment y survivre ? Quel que soit le point d'origine des victimes disséminés dans toute l'Europe voire dans le monde entier, il n'y a que deux points d'arrivée sur Anankè et les hommes-oiseaux qui règnent sur le premier monde de l'univers concentrique d'Anankè se font toujours fait un devoir de capturer les uns et les autres pour les opposer les uns aux autres et ainsi ne pas se retrouver démographiquement dépassés par une « immigration subie » (dans la mesure où ils ont toujours opté pour le choc des civilisations au lieur d'opter pour la cohabitation des peuples : le thème est toujours d'actualité, pour ne pas dire d'une brûlante actualité !). Henri Vernes semble piocher dans la SF des années 1970 largement dystopique avant l'émergence du phénomène/contre-phénomène Star Wars, du coup j'ai eu l'impression d'être quelque part entre La Planète des singes et Hunger Games, ou plus simplement dans une version post-apocalyptique de l'histoire de Spartacus pleine de zooms humanistes tous plus émouvants et passionnants les uns que les autres, le tout dans un suspens hitchcockien qui allait bien... Bob Morane finit par rallier toutes les bonnes volontés pour mettre fin à un esclavage mortifère, et ce malgré la résistance des capos et des collabos (car il ne faut jamais sous-estimer la bassesse humaine des homines crevarices, cette sous-espèce à la langue marron à force de lécher le cul des plus puissants qu'eux et dont l'humanité aurait mieux fait de se passer !). Et malgré sa victoire le héros ne compte pas resté bloqué au premier niveau du jeu, et affronte le Jardin des Morts pour parvenir à la muraille / porte / monde suivant et ceux qui le suivent doivent affronter un enfer blanc avant de déjouer le piège diabolique permettant d'y échapper...

L'ensemble est vraiment séduisant mais les promesses qui sont faites ne seront pas tenues par la suite... Bob Morane réunit toute une équipe pour affronter les mystères d'Anankè : lui-même, son fidèle side-kick, une strong independant woman, Doc la tête, Gara les jambes, Simon Lusse le traître, en amont de quelques jours Rovensky en quête de liberté, en aval de quelques heures Gustav Fauconnier en quête de vengeance, mais par facilité ou par fatalité l'auteur va éliminer plus ou moins rapidement tous les personnages jusqu'à aboutir à sa configuration de prédilection : le chevalier, son écuyer et la demoiselle à sauver... Je soupire d'autant plus qu'il semble ici être passé à côté de quelque chose de très grand !
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Frappe-toi le coeur
  19 août 2018
Frappe-toi le coeur de Amélie Nothomb
= La jalousie, le nerf de la guerre ! =



Marie est une jeune femme, belle, appréciée et idolâtrée des hommes. Elle est une déesse, tout du moins c’est ce qu’elle pense d’elle.

Olivier, lui comme les autres hommes sous son charme tombe éperdument amoureux d’elle. Contrairement aux autres, lui va risquer et tenter sa chance en l’embrassant.



Elle avait 19 ans, sa beauté et toute l’admiration des autres hommes et femmes inclus. Mais par-dessus tout ce qu’elle idolâtrait c’est ce sentiment, cette idée que toutes ces femmes soient jalouses d’elle et c’est ce qui la faisait jubiler.



Puis Marie mit au monde Diane, un magnifique bout de choux. Tout son entourage était en admiration devant ce petit bébé, sauf sa mère.

Elle n’était plus le centre d’intérêt du monde !

Pour Diane, sa mère au fur et à mesure qu’elle grandissait était juste une mère particulière qui ne savait pas donner d’amour à sa fille.

Bien que son cœur soit triste, elle admet la situation comme si c’était normal.

Mais lorsque sa mère eu un autre enfant, elle remarqua que son comportement envers celui-ci n’était pas le même. Elle le cajolait, l’embrassait tout le temps, chose dont Diane n’avait jamais bénéficié.



Diane, le cœur meurtri compris alors que sa mère la jalousait depuis toujours et ne l’aimait pas !

Et sa vie bascula…….



Toujours sous forme d’une histoire telle un comte, l’auteure met en scène des personnages qui décrivent toute la complexité de ce sentiment qui la jalousie.

Il y a l’euphorie de se sentir jalouser par les autres et de se sentir toute puissante, comme un état pathologique.

Puis il y a ce sentiment de jalousie qui ravage le cœur d’une mère jusqu’à dénigrer sa fille. Ne pas lui donner de l’amour et lui faire sentir qu’elle n’est pas aimée. Quoi de mieux pour un enfant que de se sentir seul et délaissé.

Un sujet sensible raconté par l’auteure avec une grande subtilité tant dans l’intrigue que dans son style d’écriture.



Un magnifique roman sur un sentiment complexe dont j’aurais aimé que l’auteur approfondisse un peu plus le sujet, mais ceci reste mon avis.



Malgré ce petit bémol, ce livre reste pour moi le meilleur que j’ai lu de cette auteure.






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Enfin toi
  19 août 2018
Enfin toi de Molly McAdams
Un grand merci aux Editions Harlequin pour l'envoi de ce livre.



En fait, j'avais déjà eu l'occasion de lire ce livre dès que je l'avais reçu mais je n'avais pas eu le temps de le chroniquer immédiatement... La session rose du Challenge Bookineurs en Couleurs a donc été l'occasion de me replonger dedans ! Heureusement, c'est un bouquin que j'avais bien aimé et j'avais eu un peu le temps d'oublier l'histoire entre-temps ;)



L'histoire de Enfin toi est assez classique : un ami qui veille mais qui aimerait être bien plus depuis son enfance, une amie qui est totalement aveugle, un malheur et un nouveau départ. C'est l'histoire classique de la belle amitié que l'on ne veut pas casser au risque que l'histoire d'amour ne marche pas et de perdre l'autre à tout jamais... Et pourtant, ils vont sauter le pas !

Les sentiments sont là, ils sont forts mais moins présents que dans d'autres romans. En tant que lecteur, on ne les subit pas : c'est Jagger qui le fait pour nous. Du coup, on pourrait avoir l'impression que l'auteure ne les a pas assez exploités... mais je ne pense pas que ce soit réellement le cas : je crois que c'est vraiment Jagger qui fait office de buvard dans ce livre. Et j'aime autant ça : c'est plutôt reposant !

J'ai également aimé que ce livre ne soit pas seulement une histoire d'amitié-amoureuse. Il y a d'autres intrigues dans celle-ci et tant mieux ! Ces deux intrigues supplémentaires sont plutôt sympathiques (mais je ne vous les détaillerai pas) et permettent de partir à la rencontre de personnages secondaires. On sort alors un peu de l'histoire d'amour et de deuil pour découvrir d'autres facettes de la personnalité de Grey et Jagger.

Bizarrement, c'est à la fin que je n'ai pas spécialement adhérée. Je l'ai trouvé too much. Oui, c'est sûr que c'est cool quand tout fini bien, mais là, ça m'a semblé un peu trop parfait pour être réel.



J'ai eu de la sympathie pour Grey. Elle me fait penser à un petit oisillon tombé de son nid... Elle est toute douce, toute fragile... totalement enfermée dans ses souvenirs et dans les dates clefs de son histoire d'amour tragique. Du coup, c'est agréable de la voir se relever et poser les pavés d'un nouveau départ bien que tout le monde ne semble pas forcément d'accord avec elle. Grey passe par des moments difficiles mais, finalement, elle s'en sort toujours bien et haut la main.

Jagger est l'ami qu'on aimerait tous avoir. Ça doit être terriblement réconfortant d'avoir toujours quelqu'un en train de veiller sur nous sans jugement. Quelqu'un qui est juste là, dans les moments difficiles, sans rien dire, juste à accepter le silence de la tristesse. Bon du coup, Jagger a ce côté un peu trop parfait pour être réel, mais bon... C'est le genre de détail auquel on s’accommode facilement dans un bouquin !



Je ne pense pas avoir déjà lu un autre livre de Molly McADAMS mais je le ferai avec plaisir. J'ai beaucoup aimé la façon dont elle a rendu cette histoire classique et déjà-vue en quelque chose de différent. J'ai également apprécié la façon dont elle se sert d'un personnage pour faire tampon avec les sentiments forts et destructeurs et ainsi protéger le lecteur.

Curieuse de découvrir davantage l'univers de l'auteure !
Lien : http://lunazione.over-blog.c..
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Fierté, tome 2 : Coming out
  19 août 2018
Fierté, tome 2 : Coming out de Sarina Bowen
Un second tome que je voulais découvrir sans savoir à quoi m'attendre vu que pour moi le premier tome se suffisait à lui-même. Et franchement, j'ai été réellement surprise...



L'histoire reprend alors que Wes et Jamie commencent leur nouvelle vie à Toronto, toujours fous amoureux. Mais le milieu du hockey étant très macho, Wes ne révèle pas son homosexualité dans sa nouvelle équipe... Cela va de plus en plus faire souffrir son partenaire, Jamie, qui n'arrive pas à s'habituer à cette nouvelle vie, alors que pourtant leur couple pourrait voler le parfait amour...



Je dois dire que j'ai été surprise en voyant qu'il existait un second tome. En effet, pour moi, le premier se suffisait à lui même. Et pourtant, l'intrigue de ce second tome m'a vraiment passionnée tant qu'elle était originale et intéressante. J'ai trouvé que de tourner ce second tome sur le coming out de Wes était très intéressant, car il est vrai que je n'ai jamais eu ce genre de situation, tourné ainsi dans des romans avec des relations hétéros. Donc, j'ai énormément aimé l'originalité de la situation. Mais surtout, je pense que ce qui a fait que j'ai aimé cette histoire est que je me suis énormément attachée aux personnages et notamment celui de Jamie.



La fin est prévisible, elle l'était même après le premier tome. Mais je trouve cela tout mignon pour Wes et Jamie et je suis un peu triste de ne pas avoir plus de romans les concernant.



Wes est hockeyeur, qui commence sa première saison dans un grand championnat au Canada dans l'équipe de Toronto. Mais il n'est pas prêt à assumer son homosexualité pour le moment pour de nombreuses raisons. Tout d'abord, il veut que les journalistes se concentrent sur sa carrière de hockey et pas sur sa vie privée. Ensuite, il a du mal à assumer devant ces coéquipiers, un peu macho dans ce milieu. Mais le fait de ne pas reconnaître Jamie comme son copain va mettre à mal son couple. Et Wes en souffre, car Jamie est sa seule famille à l'heure actuelle. Je dois dire que Wes est très attachant en essayant de cacher son secret, mais aussi de rendre heureux Jamie. Je me suis attachée à ce personnage, comme dans le premier tome, mais il faut dire que je regret que l'on n'est pas plus de scènes ou d'informations avec ses parents, sa famille à lui. Mais sinon, j'ai adoré ce personnage.



Jamie est maintenant entraîneur après avoir laissé tombé sa carrière de gardien. Du côté de son boulot, son équipe a du mal à remporter des victoires. Et du côté privé, Jamie a de plus en plus de mal avec le nouveau boulot de Wes et doit prendre sur lui pour supporter l'éloignement, les soirées... Mais seul par moment en Toronto, il voudrait que tout cela soit différent, même s'il sait que Wes l'aime plus que jamais et que leur amour est réciproque. Comme dans le premier tome, Jamie est mon personnage préféré. J'ai comme l'impression de bien le connaitre, le comprendre, comme si j'arrivais plus facilement à m'identifier à lui. Bref, Jamie reste mon petit chouchou dans cette duologie.



Le style d'écriture est toujours aussi descriptive, notamment dans les sentiments des personnages, ce qui fait que l'on s'attache énormément aux personnages. Je pense relire des romans de ce duo d'auteures, mais je veux aussi continuer à lire leurs écrits en solo.



En général, un second tome surprenant, mais tellement addictif et intéressant, qu'il nous rend accro à Jamie et Wes de la première à la dernière page.
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Le loup des mers
  19 août 2018
Le loup des mers de Riff Reb's
Le loup des mers est une libre adaptation du roman de Jack London. Les personnages prennent vie sous le crayon de Riff Reb's et le loup apparait comme démoniaque, sans aucune compassion. C'est un prédateur. Chaque chapitre a un code couleur différent, mettant de la lumière dans les parties ombragées. On a l'impression de fluo dans le choix des couleurs, l'ombre et la lumière sautent aux yeux. De très belles planches et une belle histoire.
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Mort d'un commis voyageur
  19 août 2018
Mort d'un commis voyageur de Arthur Miller
On sent bien tout au long de la pièce en 2 actes la tension psychologique qui mène au drame. Willy Loman le commis voyageur est au bout du rouleau, poussé vers la sortie, rentabilité oblige.



Les thèmes du déshonneur, de la récession sociale, de la fierté perdue sont ici abordés.



Aux yeux de ses fils et de sa femme, impuissants et qui attendent de lui un avenir, il perd tout espoir, toute dignité. Ses propres fils se battent avec leurs idéaux, en proie à une pression sociale et contre leur propre volonté.



Cette pièce est remarquablement moderne, intemporelle.

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Dualité
  19 août 2018
Dualité de Sébastien Jullian
Deux ou trois indices : Julien Servian, des mains ensanglantées, 6H20...Et débrouillez-vous avec ça. L'auteur nous embarque dans un thriller psychologique avec quelques touches musicales qui viennent marteler les propos écrits et ou le pourquoi-comment se dévoilera à vous 274 pages plus loin...ou pas. Une fin ouverte qui ne conclut pas l'histoire et qui laisse le soin au lecteur d'imaginer la suite ou qui laisse à penser à Dualité (tome II). A LIRE ABSOLUMENT
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Bateaux de Normandie, de Granville à Honfleur
  19 août 2018
Bateaux de Normandie, de Granville à Honfleur de Renault François
Soudain, sans que l'on sache pourquoi, cet ouvrage magnifique a vu son prix baisser sur le marché du livre d'occasion.

Et ma bibliothèque vient donc de s'enrichir d'un de ces livres qu'elle espère depuis toujours.

La tentation était forte d'en refaire une critique.

Mais je n'ai finalement pas réussi à changer un mot de celle que j'avais postée il y a quelques années :



"Malgré que son tirage soit depuis longtemps épuisé et qu'il se révèle, sur le marché de l'occasion, bien trop cher pour ma pauvre bourse, j'ai eu le bonheur de tenir dans mes mains et de pouvoir parcourir à loisir ce magnifique ouvrage.

Paru, en souscription, le 15 novembre 1984, C'est un très beau volume de 380 pages comprenant près de 250 illustrations et une centaine de plans originaux.

C'est un passionnant ouvrage de référence, impressionnant de précision et d'érudition.

Il est un véritable cadeau pour tous les amoureux de la Normandie, du Cotentin et pour quiconque s'intéresse à l'ethnologie maritime.

Des dizaines de gréements oubliés* sont reconstitués minutieusement et une étude complète ressuscite les anciennes techniques de construction qui passionnent les modélistes et tous ceux qui rêvent de bateaux traditionnels.

Mais cet ouvrage n'est pas fait que pour les techniciens.

C'est aussi un panorama complet de la vie maritime normande.

Le premier gros chapitre est consacré aux bateaux à fond plat qui sont les plus archaïques.

Le second retrace l'histoire des bateaux des côtes rocheuses du Cotentin, un littoral riche en traditions : culs-ronds de Barfleur, petites bisquines, et surtout bautiers : ces magnifiques sloups armés à la pêche aux cordes.

Dans une troisième partie, c'est la pêche côtière à bord des canots, chaloupes et vaquelottes qui est évoquée dans les minuscules ports du Cotention et les hâvres du Calvados : Goury, les Gougins, Arromanches et tant d'autres.

Enfin deux chapitres très importants sont consacrés aux grandes barques chalutières de Grandcamp, Port-en-Bessin, Trouville et aux bisquines haranguières de Courseulles et Luc pratiquant la drague et le cabotage.

François Renault, l'auteur, a signé dans les premiers numéros de la revue "Chasse-Marée" de nombreux articles passionnants dont quelques uns sont mes préférés : "cordiers du Cotentin : les bautiers de Barfleur", "Un baleinier dans l'église de Barfleur : le Faune", "Cordiers du Cotentin" et "Les plattes de Villerville : des flambarts armés au chalut".

Et de fait, "Bateaux de Normandie" fait la part belle à deux ports du Val de Saire : Barfleur et Saint-Vaast la Hougue dont une très belle description est faite au début du vingtième siècle, quelques années avant que mon arrière grand-père Eugène LeBacheley n'en soit Capitaine du port.

Rigoureux grâce à sa qualité de travail d'archives, cet ouvrage est passionnant à lire. Certains récits de mer, qui sont rapportés en style direct, les anecdotes sur la vie en mer et les légendes précises commentant les illustrations rendent accessibles à tous la lecture de cet ouvrage pourtant d'un haut niveau.

Il est illustré par de nombreux plans et dessins par de superbes photos anciennes dont plusieurs sont consacrées à Barfleur et à Saint-Vaast la Hougue.

Et le talent de conteur de son auteur achève d'en faire un objet très précieux de mémoire maritime" ...



* Picoteux, plattes, écaudes, goguets, gondoles, cajots, gabares, culs-ronds, bisquines, flambarts, bautiers, chaloupes, vaquelottes, barques et demi-barques



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Sang réservé suivi de Désordre
  19 août 2018
Sang réservé suivi de Désordre de Thomas Mann
Deux nouvelles. Que dire ? Thomas Mann est un styliste, ses descriptions sont d'une finesse et d'une justesse rares. Mais le fond de ses deux textes ne m'a pas passionné. Déjà vu. Surtout la première. La seconde, Désordre, est plus intéressante, selon mon goût, il y a des moments d'humour, et une façon de voir qui me semble étrangement très contemporaine. Ou alors intemporelle. Mais c'est du lourd-léger, plutôt agréable. Alors, oui, pour ce Désordre.

Ceci dit, ce livre-ci n'est pas un indispensable de l'auteur. Sauf si vous êtes un grand Manniaque.
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Femmes de l'Autremonde, tome 1 : Morsure
  19 août 2018
Femmes de l'Autremonde, tome 1 : Morsure de Kelley Armstrong
Salut les Babelionautes

J'ai lu ce roman de Kelley Armstrong pour la première fois en mai 2008.

Je viens de le relire pour pouvoir continuer la série avec les 9 tomes suivant,

j'ai trouvé ce roman très bon du point de vue des loups garou qui essaye de s'intégrer dans notre société sans faire parler d'eux, comme d'en le roman "Twiligth" de Stephenie Meyer.

Son héroïne veut a tout prix vivre une vie normale en niant le fait qu'elle est un Loup-Garou mais ses instincts de chasseuse et de tueuse l'oblige a partir chasser. Mais quand un danger menace la Meute, la loyauté du sang l'oblige à défendre le Clan.

Très bien traduit par Mélanie Fazi qui sait occupée des cinq premier avant de passer le relais à Isabelle Pernot.

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Une fille bien
  19 août 2018
Une fille bien de Holly Godard-Jones
Des nouvelles américaines, d’une jeune auteure originaire du Kentucky qui excelle à camper des personnages, et à passer leurs sentiments à la moulinette. C’est sombre, parfois violent, mais toujours très juste. Une mention spéciale pour l’histoire de Felicia, racontée en deux textes différents et de deux points radicalement opposés. C’est bluffant !
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Snjór
  19 août 2018
Snjór de Ragnar Jónasson
Je suis ravie d’avoir commencé une nouvelle série de polars islandais, car même si ce roman ne révolutionne pas le genre, il a du charme, qui tient sans doute aux personnages, dont le sympathique Ari Thor, et au paysage. Je suis allée voir des vues de Siglufjördur, ce que les Islandais nomment une ville, et que j’appellerais un bourg, coincé entre les montagnes et la mer, et l’immersion était complète et rafraîchissante.
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Manquent à l'appel
  19 août 2018
Manquent à l'appel de Giorgio Scianna
A la rentrée de septembre, dans une classe de Terminale, quatre tables restent libres au fond. Quatre amis partis pour un séjour en Grèce ne sont pas revenus, n’ont donné aucune nouvelle à leurs parents. Ce roman sobre et touchant donne les visages de quatre jeunes « ordinaires » à un phénomène très contemporain. J’ai dévoré ce roman très bien construit en un rien de temps.
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Miss Charity
  19 août 2018
Miss Charity de Murail Marie-Aude
Charity Tiddler est une petite fille solitaire qui s’intéresse surtout à tous les animaux éclopés qu’elle recueille. Mais sa curiosité pour les choses de la nature en fait en grandissant une jeune fille un peu à part, qui ne rêve ni de belles robes, ni de mariage. Un formidable roman jeunesse qui imagine la vie de l’auteur de livres pour enfants Beatrix Potter. Même si l’on n’est pas fan de romans victoriens, c’est passionnant !
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Les frères Sisters
  19 août 2018
Les frères Sisters de Patrick deWitt
Alléchée par le visionnage de la bande-annonce du prochain film de Jacques Audiard ( sortie le 19 septembre – casting 5 étoiles Joaquin Phoenix – Jake Gyllenhal – John C.Reilly – Riz Ahmed ), me voilà en train de lire Les Frères Sisters.



Jacques Audiard ? Et suivant les tribulations de ces deux tueurs à gage traquant un scientifique chercheur d'or dans la Californie des années 1850, j'ai plutôt songé ( un peu comme tout le monde ) à Tarantino et surtout aux frères Coen ( période True grit ) : les balles sifflent pour un rien, les vautours ont du taf, tous les codes du western sont là ( ruée vers l'or, saloon, whisky à gogo, casiques locaux, girls, trappeurs, Indiens … ) , les personnages sont loufoques, les dialogues truculents frôlant l'absurde et la digression avec une touche de folie douce. Tiens, on pourrait même être dans un Sergio Leone pour le côté quasi parodique et l'humour.



En fait c'est un hommage subtil et complètement décalé au western. Si l'un des frères, Charlie, est une brute épaisse qui avance sans regarder ni en arrière ni vers demain, celui qui porte la narration, Eli, est complètement différent. C'est un pistolero très fleur bleue qui cherche une "bonne amie", un vrai cœur d'artichaut qui s'amourache à chaque rencontre féminine et n'hésite pas à draguer ( malgré lui ) à l'aide de son dentifrice mentholée ( une révélation pour lui, une curiosité à cette époque-là dans ce milieu là, pages hilarantes ). La traque se transforme en parcours initiatique et philosophique, chaque rencontre amenant à gravir une marche dans l'introspection. Eli aspire à une autre vie et ses pensées sont empreintes de mélancolie et mal être.



Un grand plaisir de lecture grâce au talent narratif de Patrick DeWitt ! On rit, on s'émeut, on s'évade, on réfléchit dans ce western atypique. Très belle fin, atypique, elle aussi.



La bande-annonce du film de Jacques Audiard

https://www.youtube.com/watch?v=N7U4RN6Sjc0
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Outlander, tome 4 : Les Tambours de l'automne
  19 août 2018
Outlander, tome 4 : Les Tambours de l'automne de Diana Gabaldon
J’attendais de lire ce quatrième tome avec impatience et je ne suis absolument pas déçue. Bien au contraire, je l’ai dévoré. On y retrouve Claire et Jamie aux États-Unis ou ils vont reconstruire leur vie. Les grands espaces, les indiens d’Amérique, les premières colonies, l’esclavage et l’approche de la guerre de sécession : c’est une période de l’histoire que j’ai toujours beaucoup aimé et j’ai pris plaisir à redécouvrir tous ça au sein de l’intrigue.



Mais surtout le moment que j’attendais vraiment est enfin arrivé : la rencontre entre Jamie et sa fille Brianna. Roger est de la partie également et je dois dire que leurs trois caractères écossais font des scènes plutôt cocasses. Claire, quand à elle, est toujours fidèle a elle-même : une femme forte, indépendante et comme toujours elle m’impressionne par sa capacité d’adaptation.

"- J’ai dit que tu vivrais ici en tant que son mari. Mais si tu la touches contre son gré, je t’arrache le cœur et le donne aux cochons. Tu m’as bien compris ?

Roger baissa les yeux vers la lame, et scruta Jamie dans le blanc des yeux.

- Vous croyez que je prendrais une femme contre son gré ?

C’était une question étrange, dans la mesure où Jamie l’avait déjà tabassé en se fondant précisément sur cette opinion erronée. Roger posa la main sur celle de Jamie et la poussa violemment, planta la pointe de la lame dans le bois de la table.

Jamie rengaina son arme et courut derrière lui.

Brianna me lança un regard désemparé.

- Qu’est-ce qu’il va fai…

Elle fut interrompue par un bruit sourd contre le mur extérieur, suivi d’un grognement de douleur et de la voix mâle de Jamie, éructant en gaélique :

- Si tu la maltraites, je te couperai les couilles et te les ferai bouffer !

Je lançai un regarde vers Brianna. Manifestement, elle avait appris suffisamment de gaélique pour apprécier le style de son père. Elle ouvrit la bouche mais aucun son n’en sortit.

Il y eut un bref bruit de lutte à l’extérieur, suivi d’un second coup, que j’interprétai comme celui d’une crane heurtant une pile de bois.

Roger n’avait pas la rage froide de Jamie, mais sa voix vibrait de sincérité :

- Si tu lèves la mais encore une fois sur moi, espèce de vieux con, je te tranche ta tête d’enfoiré et je te la fourre dans le cul, d’où elle n’aurait jamais dû sortir !

Un silence perplexe s’installa, puis un bruit de pas s’éloigna.

Quelques instants plus tard, Jamie émit un grognement tout écossais et partit de son côté.

Brianna leva des yeux médusés vers moi.

- Ce n’est rien, lui assurai-je. Juste une surcharge de testostérone.

- Tu as un remède contre ça ?

La commissure de ses lèvres tremblait, mais je n’aurai su dire si elle réprimait une envie de rire ou une crise de nerfs.

- L’excès de testostérone a deux effets, dis-je enfin. L’un d’entre eux est ce qui les incite à s’entre-tuer.

- Je vois. Et l’autre ?

Nous échangeâmes un regard entendu.

- Je m’occupe de ton père, répondis-je. Quand à Roger, ça dépend de toi."



Une nouvelle intrigue vient s’ajoutait, la découverte d’un crane avec un plombage dans une dent et d’une nouvelle porte pour passer dans le passé / futur. Je suis curieuse d’en connaitre davantage et je pense qu’on en saura plus dans les tomes à venir qu’il me tarde de découvrir.
Lien : https://missmolko1.blogspot...
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Une sulfureuse rencontre
  19 août 2018
Une sulfureuse rencontre de Marie Ferrarella
En toute honnêteté, je ne suis pas franchement convaincue par cette histoire. Elle est assez clichée et pas vraiment originale : bien sûr, les détails changent mais la trame est semblable à plusieurs autres livres lus chez l'éditeur. Cependant, il faut reconnaître que le livre est passé tout seul, comme ces téléfilms qui passent l'après-midi à la télé et qui ont des scénarios similaires.

En fait, dès que Wendy et Marco se rencontrent, l'on sent tout de suite comment ça va se finir (bon, faut dire aussi qu'il n'y a pas de suspense puisque même le résumé le dit !). Et, justement, la rencontre se fait dans le tout premier paragraphe du livre. La question qui reste donc en suspense est "Comment ?". Et, pour découvrir ça il va nous falloir le reste du livre ou presque.

Cependant, il est vrai aussi que, de temps en temps, une lecture comme celle-ci fait du bien : pas de réflexion, pas d'identification, ça repose... et ça évite de prendre les choses trop à cœur. Prendre de la distance, c'est aussi apprécier différemment et, ça, c'est plutôt chouette.

Bon, au fond, Une rencontre sulfureuse est un jeu de chat et de souris qui n'est pas vraiment reposant et qui m'a fait quand même prendre un chouilla les choses à cœur : j'ai râlé pendant un bon moment sur Wendy et Marco qui avait un peu trop tendance à se comporter comme des enfants à mon goût.



En soit, j'ai plutôt bien aimé les deux personnages. Wendy est du genre riche héritière désillusionnée, qui a l'impression de ne pas compter pour sa famille et de les décevoir constamment. J'ai trouvé intéressant qu'elle se trouve un talent dans la patisserie et que cela touche sa famille : pour le coup, ce n'est pas vraiment cliché. Malheureusement, je connais peu de personnes aisées qui seraient ravies d'apprendre que leur gamin se tourne vers une voie manuelle (faut dire que ça le fait moins pour crâner en société... pfff !).

Marco lui, est davantage dans le jugement : il connait la valeur du travail, de son travail... et s'imagine que Wendy ignore tout de cela. Cette réaction ne l'a pas vraiment rendu sympathique à mes yeux dans un premier temps mais, il a su bien se rattraper par la suite !



Jusqu'à présent, je n'avais pas encore eu l'occasion de lire un roman de Marie FERRARELLA. Ce n'est clairement pas ma lecture de l'année mais j'ai tout de même apprécié cette lecture et passé un bon moment. Alors oui, c'est déjà-vu et cliché mais ça fait du bien aussi !
Lien : http://lunazione.over-blog.c..
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