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L'Ile de Peter
26 mai 2017
L'Ile de Peter de Nikolavitch Alex
Le roman commence par l’apparition d’un personnage un peu étrange habillé comme un marin à New York à notre époque. Qui est-il? D’où vient il exactement? Pourquoi a t’il autant de mal à se repérer dans cette ville qu’il semble connaître? Autant de questions que se pose le lecteur puis Wednesday, policière à New York qui va être amenée par hasard à croiser sa route puis à se rendre sur une île bien étrange. Voilà le début de ce court roman qui dans les pas d’une policière ancrée dans la vie bien réelle nous amène dans un univers de conte. En cela, le roman peut être rapproché de Sombres cités souterraines de Lisa Goldstein paru en début d’année chez les Moutons électriques également. En effet, on y retrouvait également le mélange entre les contes et histoires de notre enfance et la vie quotidienne. Le roman a aussi quelques facettes de Lost, la série avec une île perdue dont on ne peut partir et où le temps ne s’écoule pas de la même manière.



Cependant, l’auteur s’éloigne de ces références pour créer son propre univers en prenant le contre pied de l’histoire connue de Peter Pan qui ne ressemble plus vraiment à celui que l’on connait dans le conte pour enfant. Les personnages connus ont chacun une histoire, un passé qui les a amené sur l’île et ils sont bien différents de ce à quoi on pouvait s’attendre. La narration est d’ailleurs entrecoupée par le récit du passé de 3 personnages importants de l’histoire, ce qui permet de mieux comprendre le fonctionnement de l’île et de voir qu’ils ne sont pas juste des archétypes de conte.



Les autres personnages sont également intéressants. Ils ne sont pas connus dans l’histoire habituelle de Peter Pan: Joab un gangster vaudou et Wednesday, policière qui cherche à faire ses preuves dans un monde d’hommes. Le personnage de Mouche, fidèle second du capitaine, est aussi bien développé. Même si le roman est assez court, ces personnages sont bien développés et apportent tous quelque chose à l’histoire.



La mythologie a aussi une place importante dans le roman, avec l’importance des noms et leurs origines. Les mythes et l’univers du conte s’imbriquent parfaitement pour créer un univers à part, très plaisant. Le rythme du roman est assez rapide et le livre se lit très bien. L’humour est également présent avec du second degré jouant sur le décalage entre les époques et les paradoxes engendrés par les passages entre les différentes périodes temporelles.



Ce court roman d’Alex Nikolavitch est bien écrit, et travaillé. Il se lit très bien et est parfait entre deux gros romans plus consistants. Le mélange de mythologie, de conte avec notre monde est assez détonnant, tout comme le plaisir que prend l’auteur à jouer avec les codes du conte. À noter aussi, la belle couverture de Melchior Ascaride qui donne un beau livre petit format.
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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Noir animal ou la menace
26 mai 2017
Noir animal ou la menace de Yann Queffélec
Charlie est un enfant de dix ans adopté par un couple de retraités. Il est d’origine zaïroise.

Il subit avec stoïcisme les brimades, voire plus du fils de la famille, Erik, un skinhead pur et dur.

C’est à se demander s’il n’a pas été adopté pour servir d’exutoire à Erik.

63 pages ! Et c’est bien assez tant c’est sombre, déprimant, angoissant.

Il est quand même souvent noir et pessimiste, Yann Queffélec.

La vie est suffisamment dramatique pour certains sans qu’il soit nécessaire de faire des livres aussi glauques. Sans vouloir se voiler la face sur certaines réalités, la lecture doit avant tout demeurer un plaisir, et ce n’est pas le cas ici.

De plus tout est plaqué, serré, condensé, et si le texte avait été plus long, je pense que je l’aurais abandonné avant la fin.

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Une enquête philosophique
26 mai 2017
Une enquête philosophique de Philip Kerr
Audacieux pari que de mêler philosophie et enquête policière car je ne suis pas certain que ces genres attirent la même clientèle. Toujours est-il que la fusion est bien pensée mais cela demande toutefois une certaine adaptation de la part du lecteur car le rythme de l'enquête d'une part et les considérations philosophiques du tueur d'autre part sont vraiment différents, de même que le degré de concentration qu'ils requièrent.



Ceci dit le personnage de Jake, l'inspectrice principale, est intéressant, l'intrigue assez originale et la structure narrative bien montée. Certaines réflexions sur le meurtre et son opprobe sociale sont questionnantes et le duel verbal entre le tueur et le professeur de philo assez captivant. Reste que je n'ai pas trouvé ce roman facile à lire bien qu'il m'ait tenu en haleine. Et il m'a demandé de relire certains passages plus ardus et fait appel aux quelques notions de philo qui me retstent. Mias le tout valait amplement la peine.
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Mortel Sabbat
26 mai 2017
Mortel Sabbat de Douglas Preston
C'est toujours avec plaisir que je retombe sous le charme du mystérieux Aloysius Pendergast. Son petit côté suranné me plait beaucoup. J'avais d'ailleurs adoré ses dernières aventures dans "Tempête blanche".



Pour occuper un creux dans son emploi du temps d'ordinaire très chargé, et surtout parce qu'il est amateur de bon vin, Pendergast accepte d'aller enquêter sur le vol de très grands et rares millésimes dans la cave de Percival Lake qui vit près de Salem dans le nord du Massachussets. Assistée de sa pupille Constance Greene, l'inspecteur découvre que plus que les grands crus, c'est la présence d'un squelette dans une cache jusqu'alors ignorée, qui intéressait les voleurs. Un bout de phalange perdue lors du transport va permettre l'identification du prisonnier et entraîner notre duo sur la piste du naufrage d'un navire en 1884. Échoué probablement sur les côtes voisines, ni l'épave, ni les corps des passagers n'avaient été retrouvés. Mais voilà qu'un historien qui s'intéressait lui aussi à ce fait ancien est découvert assassiné dans les marécages aux alentours, le corps recouvert d'inscriptions sataniques. Peu de temps après, le notaire du coin subit le même sort. Les sorcières qui faisaient les beaux jours de Salem au XVIIième siècle seraient-elles de retour ?



Je considérais l'inspecteur Pendergast avec son sens du détail, sa rigueur et son absence de sentimentalisme, comme le digne héritier de Sherlock Holmes. Dans cet opus, j'ai trouvé que son flair de fin limier était en perte de vitesse : il fait même appel à des procédés occultes pour trouver réponses à ses questions. J'ai malgré tout apprécié les 2/3 du livre, je me suis laissée embarquer par l'enquête sur le naufrage... Mais après, je n'ai rien compris à cette "rencontre du troisième type". La tournure fantastique prise par le roman avec l'arrivée de cet alien et la fin brutale qui laisse présager d'une suite m'ont déçue. Je n'ai même pas envie d'en savoir plus...

Je ne cesse de répéter à qui veut bien l'entendre qu'une série doit être commencée par le début et lue dans l'ordre (et rapidement en cas de mémoire défaillante), pour apprécier l'histoire à sa juste valeur. Moi, je n'ai pas lu toute celle consacrée à Pendergast, des éléments concernant le passé des protagonistes et auxquels l'auteur fait référence m'ont donc échappé et notamment l'identité du fantôme qui refait surface à la fin. Pour résumer, vive les romans "one-shot".



Ce roman n'est pas à mes yeux le meilleur du duo d'écrivains. Le style n'apporte rien de plus, j'ai eu du mal à trouver quelques morceaux de texte dignes de figurer dans les citations. Bien que ces retrouvailles auxquelles j'accorde un 12/20 ne se soient pas déroulées sous les meilleurs augures, je remercie Babelio et les éditions "J'ai Lu" pour l'envoi de ce titre.
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Les Maîtres inquisiteurs, tome 3 : Nicolaï
26 mai 2017
Les Maîtres inquisiteurs, tome 3 : Nicolaï de Jean-Luc Istin
Autant prévenir tout de suite les amateurs d'action, ce troisième tome de la série "Les Maîtres Inquisiteurs" est beaucoup moins bourrin et surtout plus lent que les précédents. La raison est que Nikolaï l'inquisiteur est âgé et aveugle. Avec son elfe (qui ressemble plus à un amérindien du nord avec son arc et ses plumes dans les cheveux), il suit un pélerinage qui doit magiquement remettre en eau le fleuve Ygdryl (l'équivalent du Nil dans le monde d'Oscitan). Il s'intéresse à ce pélerinage car un meurtre y a été commis au départ, puis bien vite, d'autres à la première étape...

Cette lenteur dans l'action permet aux auteurs d'apporter des renseignements sur le monde d'Oscitan, la réalisation d'un complot mondial qui sera sûrement résolu dans le sixième tome, le fonctionnement de la magie et le dilemme des maîtres inquisiteurs (ils oeuvrent pour la paix mais en temps de paix la magie disparaît).



Côté graphique, j'avais regretté un deuxième tome aux tons plutôt sombres, ici pas du tout. La majeure partie de l'album se déroule en extérieur, au milieu de paysages de montagnes enneigées puis désertiques.

Mon bémol serait la confusion possible entre Nikolaï et le grand juge Adrael d'Oscentis : mêmes crâne chauve, chevelure et moustaches tombantes blanches.



Euh... je me demande si l'album que j'ai a la dernière planche : je n'ai pas le mot fin sur la dernière case, ni d'introduction au tome suivant comme pour les deux albums précédents, et la dernière double page est blanche !
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Kushiel, tome 3 : L'avatar
26 mai 2017
Kushiel, tome 3 : L'avatar de Jacqueline Carey
J’étais à la fois excitée et effrayée à l’idée de lire ce troisième et dernier tome. Il me tardait de retrouver mes bien-aimés personnages mais j’avais aussi très peur qu’un d’eux perde la vie dans ce grand final. Malgré tout, je brûlais de me replonger dans cet incroyable univers et, sans surprise, j’ai eu un coup de cœur pour le dernier opus de Kushiel. (Ne lisez pas cette chronique si vous n’avez pas lu les deux premiers tomes de la saga.)



Dans celui-ci, Phèdre et Joscelin entament un très grand voyage pour retrouver Imriel, le fils de Melisande, afin de pouvoir ensuite repartir en quête du nom de Dieu et sauver Hyacinthe. Ils traverseront la carte et rencontreront bien des peuples aux Dieux variés. L’auteure exploite donc davantage encore cette mythologie qu’elle a créée, pour mon plus grand plaisir.

C’est pour moi le principal point fort de la saga, tout l’univers inventé par Jacqueline Carey. Elle a vraiment bien travaillé ce point et a veillé à y inclure des éléments qui nous rappellent forcément la réalité, que ce soit le BDSM avec la marque de Kushiel, le voile des musulmanes au Khebbel-im-Akkad, les voyages des gitans en la personne des Tziganos… Tous ces éléments apportent une crédibilité au récit et les détails sont si bons que le lecteur n’a pas l’impression de lire une fiction mais plutôt un texte ancien relatant des événements passés.



En plus de cet important travail des détails, je dois mentionner que l’histoire est passionnante et vraiment bien rythmée. Ce dernier opus est prenant, bien qu’un peu difficile. Il y a des scènes très dures mais tellement vivantes qu’on ne peut qu’apprécier. Et bien sûr, je dois parler des personnages dont je suis totalement amoureuse. J’aime énormément Phèdre, qui est une héroïne exquise et si atypique, c’est un régal de suivre ses aventures. Je me suis également beaucoup attachée à Imriel et à sa relation avec Phèdre et Joscelin. J’ai une forte affection pour Hyacinthe et je regrette qu’on ne l’ait pas plus vu, mais il y a aussi la famille royale qui m’est assez plaisante, surtout Drustan. Mais plus que tout, j’aime Joscelin. C’est un de mes personnages livresques préférés et j’ai adoré voir son évolution au fil des trois tomes. Sa relation avec Phèdre est plus marquée ici, j’ai l’impression, plus sensuelle, plus sûre, et j’en ai été ravie.



Pour finir, je l’ai déjà dit mais je vais le redire, la traduction française est excellente. Ce genre de récit peut vite être très lourd selon la traduction, et ici, Frédérique Le Berre a fait du très bon travail. Je suis la première à me plaindre des mauvaises traductions alors je veux aussi féliciter les bonnes car c’est grâce à elles que je passe de merveilleux moments de lecture.



Je pense qu’il est inutile d’en dire plus, pour une fois j’ai réussi à condenser et à exprimer combien j’aime cette histoire. Kushiel fait partie de mes trois sagas préférés (les deux autres étant Harry Potter et La Passe-Miroir), j’ai rarement été aussi prise dans un univers que dans celui-ci et quand j’ai refermé le livre, je n’ai pas réussi à m’en détacher. Alors j’ai prolongé le plaisir en entamant la saga suivante, Imriel, qui, comme son nom l’indique, se consacre au garçon.



Je ne peux que vous recommander cette série, de tout mon cœur. C’est un réel chef-d’oeuvre et même quand j’aurais lu chaque tome lié à cet univers, une part de moi restera avec ces personnages que j’aime tant.
Lien : http://plumebleuee.com/2017/..
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12 ans, tome 1
26 mai 2017
12 ans, tome 1 de Nao Maita
J'ai trouvé ce manga très ennuyeux. Il raconte la vie de deux amies de douze ans, leurs histoires d'amour, leurs problèmes... Mais en caricaturant l'ambiance spéciale du collège. Tout est exagéré. Tout au long de ce premier tome (qui paraît bien plus long qu'il ne l'est réellement) il ne se passe rien de spécial.

Comme vous aurez pu le deviner je n'ai vraiment pas aimé ce livre. J'ai tout de même réussi à le lire jusqu'au bout ! Je sais qu'il y a une suite mais je ne tiens pas à la lire...

Je vous déconseille vraiment de le lire, mais si vous l'avez emprunté ou si vous l'avez acheté (et que vous partagez mon opinion négative) vous pouvez toujours observer ou même reproduire les dessins que je trouve très jolis.
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Confess
26 mai 2017
Confess de Colleen Hoover
Depuis un certain temps maintenant, tout le monde fait la publicité des livres de Colleen Hoover. C'est donc avec une grande impatience que j'ai découvert mon premier livre de CoHo avec Confess. L'auteur nous écrit l'histoire d'Auburn, une jeune femme qui vient de déménager au Texas et la vie n'est pas facile pour elle là-bas puisqu'elle doit faire face à son horrible belle-famille. La vie d'Auburn change lorsqu'elle rencontre Owen, un jeune artiste.



J'ai vraiment été touchée par l'histoire d'Auburn et Owen par la façon dont ils se sont trouvé. J'ai bien aimé Auburn qui essaye d'être la plus forte possible face à sa situation compliquée mais parfois, j'ai eu un peu de mal à comprendre ses réactions et je n'aurais pas forcément agi comme elle. En revanche, j'ai adoré Owen, c'est l'un de mes nouveaux Book Boyfriend. Il est gentil, attentionné, doux et passionné. Je dois dire que je suis limite jalouse d'Auburn parce que j'aimerais bien que mon copain lui ressemble et qu'un jour, un homme me regarde comme Owen regarde Auburn. Toutefois, j'ai trouvé que l'attirance qui opère entre nos deux personnages était un peu trop rapide. En effet, ils ne se connaissent même pas qu'ils sont déjà amoureux... Leur histoire nous montre la force de l'amour et du destin. Parfois, nous sommes destinés à nous rencontrer et le destin fait bien les choses. Quant aux personnages de Trey et Lydia, comment dire..? Je les aie détestés ! Ils sont exaspérants, énervants, ce sont les pires personnes et les plus mauvaises que nous pourrions connaitre.



Que dire sur ce livre à part "woooow" ? Cette histoire se lit très vite tellement elle est touchante et poignante. On ne peut que devenir accro face à cette histoire et cela grâce à la très belle plume de Colleen Hoover. J'ai vraiment beaucoup apprécié le style de l'auteure et j'ai vraiment hâte de la retrouver dans un autre de ses ouvrages.



J'ai également beaucoup aimé les peintures qui illustrent le livre. Elles sont très belles et poétiques, il s'en dégage beaucoup d'émotions. J'ai adoré les confessions que nous pouvons retrouver tout le long du roman. Elles sont toutes vraies et certaines sont vraiment poignantes alors les lire est encore plus touchant et donne beaucoup plus de poids et de profondeur au récit.



Pour conclure, je peux vous dire que je ne regrette pas d'avoir découvert Confess et Colleen Hoover. Si ce n'est pas encore fait, je ne peux que vous encourager à découvrir cette histoire poignante et touchante qui ne vous laissera pas indifférent face au destin d'Auburn et Owen. Confess vient d'être adapté en série et j'ai bien envie de voir si les émotions qu'à réussi à m'apporter Colleen Hoover à travers son livre seront bien retranscrites.
Lien : http://twogirlsandbooks.blog..
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Les retrouvailles
26 mai 2017
Les retrouvailles de Olivier Maulin
Merci à Babelio et aux Éditions du Rocher pour la réception de ce roman dans le cadre de la Masse critique.



Laurent Campanelli aurait dû y réfléchir à deux fois avant de se créer un compte Facebook.



A quarante-cinq ans, il retrouve sur le réseau social d'anciens amis, dont Michel d'Aubert, son plus proche copain d'Université qui a toujours vécu dans l'opulence alors que Laurent n'était qu'un étudiant plus ou moins défavorisé.



Michel regrette qu'ils se soient perdus de vue et invite Laurent et sa famille à les rejoindre pour un week-end à la montagne en Maurienne, dans la demeure d'Yvon, son jeune frère.

Laurent accepte et la famille Campanelli arrive dans une grande bâtisse sinistre, ancienne colonie de vacances située à 2000 mètres d'altitude, après une montée en télésiège suivie d'une longue marche épuisante en raquettes dans le froid.



Laurent, accompagné de sa femme Perrine et de leurs deux enfants va retrouver Michel, l'ami de fac et faire la connaissance de sa femme, Claude, et de Maud, la compagne d'Yvon.

Flore, la soeur de Michel est présente aussi avec son mari Charles.



Les bouteilles sont débouchées, l'alcool ne manque pas. Les tensions montent, les esprits s'échauffent au cours de la soirée. Des insultes fusent entre certains membres de la famille d’Aubert à cause de conflits non réglés autour d'un héritage.



Les Campanelli se retrouvent au milieu de ces réglements de comptes.

Ce qui aurait pu être une soirée conviviale entre amis dégénère rapidement.

Les conversations sur le marché de l'art auxquelles ils ne peuvent participer, ou parlant de sexe et de partouzes les mettent très mal à l'aise.

Yvon en rajoute de son côté en racontant les histoires effrayantes de sorcellerie associées au passé du centre nommé " Bûcher des sorcières " afin d'instaurer un climat de peur.



Malgré qu'il ait un bon boulot dans une grosse société qui édite des logiciels et qui lui rapporte beaucoup d'argent, Laurent se sent au-dessous de tout. Ses échecs passés le minent. Il se dévalorise, se traite intérieurement de raté.



A présent il ne brille plus dans les conversations intellectuelles et Michel le sait pertinemment alors il en joue et le nargue du haut de son assurance et de sa suffisance de bourgeois. Sa conversation ne vise qu'à rabaisser sournoisement ses hôtes.



Laurent était amoureux autrefois de Flore, la soeur de Michel, avec qui il passait des nuits à parler de littérature. Elle est à présent mariée avec Charles qui est riche à millions mais avec qui elle ne paraît pas heureuse.

Vingt-cinq ans plus tard la jeune femme est très belle et Laurent est troublé.



Flore est-elle sincère quand elle se confie à lui ?

Laurent est-il atteint de burn-out comme semblent le penser les d'Aubert ?



Toujours est-il qu'un jeu de massacre pervers va commencer.



" Les retrouvailles " est un huis clos honorable mais un peu décevant. Je déplore que l'auteur n'ait pas joué plus avec nos peurs. Il est un peu exagéré de comparer ce roman à " Shining ". A aucun moment je n'ai trouvé l'ambiance oppressante ou effrayante. Sûrement à cause du suspense cassé par la prévisibilité des événements.



Le roman est noir, teinté d'ironie et de faux-semblants. Les personnages sont hautains et froids, à vrai dire détestables. Forcément, aucun d'entre eux n'est attachant. Excepté Perrine pour qui j'ai ressenti une certaine empathie, mais sans plus.



Par contre Olivier Maulin a juste bien décrit le sentiment de paranoïa de l'un de ses protagonistes, ses bouffées de délire, l'ambiance glaciale et, somme toute, assez glauque des lieux.



Tout s'accélère dans les derniers chapitres dans une atmosphère cauchemardesque quand le piège se referme et que le drame survient.

Un enchaînement et une fin malheureusement prévisibles suite à une machination machiavélique qui se devine très rapidement.



Malgré son manque de suspense ce roman reste cependant un bon moment de lecture. Et l'envie de découvrir d'autres écrits de l'auteur.







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Autoportrait de l'auteur en coureur de fond
26 mai 2017
Autoportrait de l'auteur en coureur de fond de Haruki Murakami
Lorsque j'ai résolu, il y a quelques années déjà, d'arrêter de fumer, j'ai su qu'il me faudrait compenser, combler le vide que j'allais créer. Alors, j'ai acheté des chaussures pour courir, et acheté une super tenue qui en jette. J'ai déchanté très vite, mais j'ai persisté quand même. Et je cours toujours...

Il m'est difficile d'expliquer le plaisir que je trouve à cette forme d'effort, tout en contraintes mais aussi bénéfices... Alors je me suis plongée dans ce livre, car avant tout, j'aime lire Haruki Murakami, mais surtout parce que j'attendais que lui ait les mots.

J'ai dévoré ce livre en quelques jours. Avec justesse et simplicité, avec patience et exactitude, il nous explique pourquoi et comment il est devenu coureur de fond. Au-delà, il nous expose tout ce que la course à pied lui a apporté, en tant qu'homme et en tant qu'écrivain. Un témoignage intime qui m'a touchée.

Ce livre m'a parlé, je m'y suis retrouvée parfois. Je me suis mieux comprise aussi. Plus encore, il m'a décomplexé... sur mes chronos médiocres, mon allure poussive, tous ces coureurs (euses) qui me dépassent encore et encore. Lui aussi a connu des déboires, mais avec philosophie et sagesse, il a toujours essayé de se dépasser, de se transcender. Je n'aurai certainement jamais ni le temps ni l'énergie pour m'astreindre à la discipline toute en régularité à laquelle il se soumet. Mais de le lire m'a donné envie de continuer, plus dans l'écoute de mon corps et de mes pensées, plus confiante dans mes possibilités. de le lire plus encore bien sûr.

Et de boire une bonne bière fraîche enfin, évidemment ;)
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After, tome 1
26 mai 2017
After, tome 1 de Anna Todd
Que dire sans être trop négative...... Je lis beaucoup et de tout. J'ai entendu parlé de cette série et donc sans avoir lu les critiques ( ce que je fais souvent avant de lire un livre pour ne pas être influencée), je me suis plongée dans cette histoire. Il y a 5 tomes..... J'ai fini le premier en espérant que la suite remonterai le niveau mais pour tout vous avouer, j'ai presque finit le deuxième tome et c'est bien l'une des rares fois où je saute des pages car même en faisant cela, la compréhension de l'histoire n'en est pas altérée et je veux terminer assez vite avec cette histoire mièvre et sirupeuse au possible. Que l'héroïne est soulante et le personnage masculin agaçant!!! L'histoire commence par la rentrée de Tessa à l'université et son évolution au sein de cet univers.

Elle fait la connaissance du bad boy de service Hardin qui contre toute attente s'intéresse (??) à elle!!!

Elle baisse sa garde et mal lui en prend car cette attention n'est pas sans cacher un horrible pari!! C'est un peu je t'aime moi non plus. Un coup c'est oui un coup c'est non. Je te pardonne ou je te quitte.......... Stop je n'en peut plus.

D'autres histoires sont bien mieux menées et autant de pages pour cette histoire (5 tomes!!!!!!) c'est du papier gâché.

Mais je suis un peu maso car j'ai acheté les cinq tomes et rien que pour avoir un retour sur mon investissement (???) je vais me forcer à les lires (peut-être en diagonale). Mais je ne pense pas prendre de mon temps pour écrire une autre critique sur cette série.

Passez votre chemin.

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Fourbi étourdi
26 mai 2017
Fourbi étourdi de Nick Gardel
L'histoire débute par l’assassinat, pas 2 malfrats (un portugais et un italien), du Père Vehlmann, prête pas très "catholique" corrompu si j'oserai dire.

Par un (heureux) hasard la voiture, une DS, du dit prêtre, avec celui-ci mort et installé chaudement dans le coffre avec 200 000 €, est dérobée par Jean-Edouard dit JED.

Commence alors une folle poursuite entre les malfrats et JED pour récupérer ce butin.



Tout au long de l'histoire on découvre un monde pourri ou politique est mêlée à religion, ou rien n'est blanc ni noir.



Un livre qui se lit rapidement (97 pages), sans grande prétention mais une lecture agréable et fluide, même si ce livre ne deviendra pas un best-seller, il a le mérite d'être crédible, même si je déplore un peu trop de longueur...

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Romanée-Conti-1935
26 mai 2017
Romanée-Conti-1935 de Takeshi Kaïkô
Ce livre est constitué de deux nouvelles, "Romanée-Conti 1935", qui lui donne son titre, et "Le Monstre et les cure-dents". Deux nouvelles totalement différentes, et le choc est grand quand on passe de la première à la seconde !

"Romanée-Conti" célèbre le vin bien sûr et plus il est vieux, plus il est propice à la remontée douce-amère des souvenirs. Les deux amis qui le dégustent ensemble en 1972 remontent le temps avec lui. Et de l'écriture brillante, précise, naît une atmosphère mélancolique, envoûtante, rêveuse...

Aussi, il convient de laisser passer un peu de temps avant d'aborder le "Monstre". D'un gratte-ciel somptueux de Tokyo, que l'on imagine climatisé, le lecteur est transporté brutalement dans la moiteur étouffante de Saïgon, où règne le Monstre, nommé tout simplement le Béria de Saïgon. Précisons que l'action se passe au moment de la guerre du Vietnam, et que l'atmosphère n'est pas tendre !

Personnellement, j'ai apprécié cette nouvelle, déroutante, déstabilisante, d'une absurdité quasi kafkaïenne. Car le mot de la fin, dérisoire, est tout bonnement traumatisant.
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Nick and Sara, tome 1 : Enfer
26 mai 2017
Nick and Sara, tome 1 : Enfer de Pauline Libersart
Sara-Jane est fille de sénateur. A cause du statut de son père, elle est sous étroite surveillance, là où elle va, des gardes du corps sont là pour la protéger. Elle va bientôt avoir dix-neuf ans et de ce fait, elle aimerait en profiter pleinement sans contraintes ni témoins... Pour se faire, elle embarque avec sa cousine Nell en direction de Cancún où elles ont l'intention de semer les gardes du corps de Sara !





Sara est une jeune étudiante en histoire de l'art. Elle a une vie de princesse, tout est rose, tout va bien dans le meilleur des mondes mais elle ne se sent pas accomplie, elle sent qui lui manque un petit quelque chose dans sa vie pour qu'elle se sente mieux...





Un soir, sa vie basculer de tout au tout... Elle part faire la fête en boîte de nuit avec Nell et son boy friend du moment ainsi que de son garde du corps. En une fraction de seconde, elle les perdra de vues et puis ce sera le black out complet...





Lorsqu'elle se réveillera, on suivra la pauvre Sara dans sa captivité. Elle sera sauvée par un homme qui se trouve sur place et tous les deux vont essayer de s'enfuir ! Vont-ils y arriver ?





Cet inconnu deviendra son nouvel ange-gardien. Il arbore un côté énigmatique, très dur, très viril dans ses propos mais il peut se montrer attentionné à la fois, il ne vous laissera pas de marbre ce barbare des temps modernes ! Et oui, cet homme n'en reste pas moins terrifiant que les autres et pourtant, il a décidé de la sauver pour la ramener chez elle, auprès de son père, en sécurité, aux États-Unis. Mais qui peut-il être ? Pourquoi l'aider ? Que veut-il ?





Le début du livre est assez dérangeant ! Il faut être honnête et je dois vous dire, j'ai eu du mal à adhérer à l'histoire au début et pourtant, il faut vraiment y aller pour me choquer mais il y a des choses qui font que j'ai parfois un peu de mal... L'auteur envoie du lourd d'entrée de jeu et ne prend pas de gant avec nous ! Du coup, le syndrome de Stockholm est partie prenante dans ce premier tome. Je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir le pourquoi du comment.





L'histoire nous est conté à la troisième personne du singulier ; ce petit détail m'a dérangé au début, j'ai eu du mal à intégrer complètement l'histoire ; j'ai eu l'impression d'être spectatrice...





Ce premier tome est divisé en deux parties bien distinctes. La première partie concerne l'enlèvement et la cavale de la pauvre Sara. Dans la seconde partie, nous retrouvons Sara deux ans plus tard... Et je ne vous cache pas que c'est ma partie préférée !





La plume de Pauline est pointue, dure puis devient captivante en cours de lecture pour devenir addictive. Pauline nous offre une dark romance mélangée à du romantic suspens ; ce qui n'est franchement pas pour me déplaire ! Les amoureux des genres, vous ne pourrez qu'apprécier cette lecture !





En conclusion, après un début des plus étonnant et inattendu, j'ai finis par être prise dans les filets de "Nick & Sara". Je file à la lecture du tome 2 maintenant 😁 !
Lien : http://leslecturesdeladiablo..
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Thorgal, tome 1 : La Magicienne trahie
26 mai 2017
Thorgal, tome 1 : La Magicienne trahie de Jean Van Hamme
Thorgal, tome 1 : mythique ! Le début de la légende, les premiers frémissements d'une saga qui tient encore aujourd'hui ses lecteurs en haleine.



Bien sûr, ces deux premières histoires n'atteignent pas le niveau des meilleurs albums de la série. On est un peu en-dessous. Normal, il faut que tout se mette en place.



Néanmoins, on s'attache très vite à ce héros involontaire, cruellement condamné à une mort atroce (même si on ne sait pas au juste s'il mourra d'hypothermie ou par noyade) et dont le seul tort est d'être aimé en retour par la fille qu'il ne faut pas (on imagine très bien que si Papa Capulet avait mis la main sur Roméo, lui aussi aurait fini enchaîné à un rocher). Thorgal possède cependant toutes les qualités humaines nécessaires pour scotcher le lecteur à ses aventures.



Niveau dessin, par contre, qu'est-ce que les couleurs piquent les yeux ! Le viking habillé en rose et mauve, il fallait oser. Pareil pour les chevelures jaune vif ou orange flamboyant. Mais bon, les années 70 n'étaient pas loin lorsqu'est paru cet album et leur influence se fait lourdement sentir. Heureusement, tout s'améliore par la suite, pour notre plus grand bonheur.
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Celui qui va vers elle ne revient pas
26 mai 2017
Celui qui va vers elle ne revient pas de Shulem Deen
À treize ans, Shulem Deen, élevé dans une famille juive ultra-orthodoxe aux États-Unis, décide de s’inscrire dans une école talmudique de la communauté hassidique Skver, ayant entendu dire que l’enseignement n’y était pas trop exigeant. Il ne sait pas alors qu’en pénétrant dans cette communauté, il allait s’extraire du monde.



Vêtements et chapeau épais et lourd, chemise blanche au col fermé, longues papillotes tombantes de part et d’autre du visage, sous l’égide du Rebbe – le guide de la communauté – Shulem passe son adolescence à étudier le Talmud avec des garçons de son âge. Profanes, les Sciences, les lettres, l’histoire, la géographie, les langues… ces matières ne sont pas enseignées. Il ne quitte jamais son uniforme, n’écoute pas de musique, ne lit que la bible, le Talmud et les livres sacrés, ne croise jamais de filles, ne sort pas hors de la communauté…



À dix-huit ans, Shulem Deen doit se marier. On lui choisit – impose – une femme, qu’il verra quelques minutes, en présence des deux familles, peu de temps avant la célébration. Jour où il dansera avec elle pour la première et dernière fois de sa vie – les époux ne devront plus se toucher en public. Il se fera expliquer le « service de lit » par le Rebbe…



Malgré les doutes et les craintes, Shulem Deen suivra les règles et autres rituels. Il aura cinq enfants, n’aimera jamais sa femme mais apprendra à l’apprécier, il consentira à vivre ainsi retranché du reste du monde, il acceptera d’avoir des emplois mal rémunérés (rappelons qu’il n’a aucune qualification et que son travail doit avoir un lien avec la communauté hassidique)… jusqu’au jour où, trentenaire, il ose appuyer sur le bouton « radio » du lecteur de cassettes qui trône depuis des années sur le meuble de la cuisine.



Et là, sa vie va basculer, inéluctablement. Un changement de regard et de perception. La découverte d’autres horizons, d’autres figures. Un mur qui tombe, le jaillissement d’une lumière, un monde de tous les possibles. Ce simple petit bouton pressé sera le déclencheur puis le catalyseur des émotions et des désirs enfouis de Shulem. Rattrapé par sa curiosité naturelle, la vivacité de son esprit, sa soif de connaissance, il s’affranchira des codes, s’achètera une voiture, passera des heures et des heures dans une médiathèque à lire et relire les encyclopédies qui s’offrent à lui, emplissant sa mémoire des images des sons des odeurs de la ville – New York – et des paysages environnants, se payera un ordinateur, une télévision…



Durant des mois, il dissimulera son ouverture au monde – évidemment sa femme ne le comprend pas -. Lentement, il cheminera vers la liberté, en s’éloignant de la religion, de son extrémisme… jusqu’au jour où, sa communauté, l’apprenant, le chasse pour hérésie.



Avec intelligence et sans jugement, Shulem Deen écrit là un récit sensible et passionnant en levant le voile sur son parcours de vie, et parle de sa reconstruction difficile mais admirable. Beaucoup plus qu’un témoignage sur le fondamentalisme religieux, ce livre se lit comme une fiction et révèle une plume humaniste brillante.
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Les Indiscrétions d'Hercule Poirot
26 mai 2017
Les Indiscrétions d'Hercule Poirot de Agatha Christie
Cela faisait un petit moment que j'avais envie de lire Les Indiscrétions d'Hercule Poirot car j'aime beaucoup l'adaptation avec David Suchet. La présence de Michael Fassbender au générique de cet épisode n'étant pas étrangère à mon intérêt...



Même si j'ai bien aimé le roman, je préfère son adaptation qui est beaucoup plus dynamique et dans laquelle il y a Hercule Poirot. Parce que dans le roman, le détective brille par son absence pendant la première moitié de l'histoire.



Je n'arrêtais pas de me demander quand il allait débarquer. Je me suis sentie flouée ! Que voulez-vous, je l'adore ce petit Belge. Et puis, les autres personnages ne lui arrivent pas à la cheville. Je les ai trouvé plutôt fades, hormis Timothy qui est une vraie teigne. Les autres ne sont que des silhouettes qui n’interagissent presque pas entre elles.



Ce que j'ai le plus aimé, c'est l'ambiance du récit. On se retrouve avec une vielle famille d'aristos sur le déclin dont les membres sont tous plus fauchés les uns que les autres. Il n'empêche que leur grande maison respire encore le thé et les scones. Il y a un mélange de modernité et de conservatisme intéressant dans ce roman.



Au final, ce fut une lecture agréable et dépaysante ce qui n'est déjà pas si mal.
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Voyager
26 mai 2017
Voyager de Russell Banks
Les voyages forment la jeunesse et freinent la vieillesse. Russell Banks est un écrivain, non pas voyageur, mais qui a beaucoup bougé tout au long de sa riche existence. La nature de ses romans ne laisse pas présager ce mouvement permanent, la plupart de ses écrits se déroulant en Nouvelle-Angleterre. La multiplication de ses périples, de ses mariages, la coincidence des deux et les multiples passerelles, la synergie de ses expérimentations diverses nous laisse voir un homme attachant, "brut de fonderie", en perpétuelle quête de lui-même et surtout d'une grande honnêteté, d'une grande sincérité. Il ne se fait pas de cadeau, conscient que l'atavisme familial ne l'a pas aidé. Le temps passant, il se bonifie, sans illusion toutefois, le dépassement de soi devient une règle avec l'âge.

Nous voyageons avec lui, non comme touriste, mais comme voyageur curieux et respectueux des lieux et cultures qu'il traverse, s'enrichissant à chaque étape, montagnard défiant les années qui passent, solide nature à la limite quelquefois de la rupture, risque-tout pessimiste sur l'avenir du monde mais doué d'un optimisme certain quant à sa bonne étoile.
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Oraisons funèbres
26 mai 2017
Oraisons funèbres de Bossuet
Longtemps, je me suis demandé : pourquoi tant aimer ces oraisons ? Etant athéiste de mon état, je ne pouvais y trouver, à priori, que bien peu d’intérêt. En bonne logique j'aurais même du les exécrer. Mais non, et la raison en est simple : en dehors de leur côté religieux, ces oraisons sont avant tout des textes universels. Elles le sont, tout d'abord par leur grande beauté, et ensuite parce que leur auteur dresse un tableau de la vie. Dans une prose magnifique, il nous donne à contempler les figures des grands, mais aussi leurs exploits ou leurs malheurs. Ainsi de la guerre civile anglaise ( Oraison d'Henriette ), ou encore de la bataille de Rocroi ( Oraison de Condé ). Il nous peint également le portrait de la vie, et qui vaut non seulement pour les grands mais pour tous : le rapport au temps, comment supporter la mort, la vanité d'une grande partie de nos occupations, l'orgueil que nous mettons dans notre propre contemplation. A recommander, peu importe votre foi; ou, comme moi, votre absence totale de foi.
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Les enfants de la Résistance, tome 2 :  Premi..
26 mai 2017
Les enfants de la Résistance, tome 2 : Premières répressions de Benoît Ers
Dans ce deuxième épisode, l'arrivée d'un nouveau personnage relance les actions contre l'envahisseur : il s'agit d'un soldat évadé d'un camp de prisonniers allemand pris en charge par la mère d'Eusèbe. Celle-ci, à la différence de son mari beaucoup plus réfractaire (et on peut le comprendre) à cause des risques encourus, partage sans le savoir l'opinion des trois enfants : "Impossible d'accepter que les nazis imposent leurs lois racistes et leur régime de terreur". L'appel de de Gaulle, dont l'aura s'oppose au sein du village à la figure de Pétain (affichée obligatoirement dans les lieux publics), encourage cette résistance voire la prise de contact avec Londres. Cependant un paradoxe se révèle rapidement : comment s'organiser quand il faut agir en secret ? Car en réalité plusieurs groupes œuvrent sans le savoir ! Et ce qui avait au départ pour François des allures de jeu ("organiser une communication sans contact direct demandait beaucoup d'imagination et d'audace") va se transformer en "vérité crue de la guerre", notamment avec certaines scènes d'exécutions arbitraires qui n'épargnent pas le jeune lecteur...

Ce que j'apprécie aussi dans cette série, c'est qu'on y voit l'impact de la guerre sur le quotidien : l'arrêt du ramassage scolaire car les véhicules sont réquisitionnés, la fabrication artisanale de jouets (comme le ballon de foot) faute de ravitaillement, et surtout l'influence des opinions parentales dans les propos de cours de récré ("Mon père dit que de Gaulle est un bandit qui a déserté en Angleterre !"). L'album apporte également des informations sur le déroulé du conflit : le rôle de l'aviation anglaise, la réaction inattendue sur le front sénégalais, la façon dont sont traités les tirailleurs... Un dossier en fin d'album apporte des précisions sur les thématiques évoquées dans l'histoire.
Lien : https://www.takalirsa.fr/les..
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