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Anges de fer, paradis d'acier
29 avril 2017
Anges de fer, paradis d'acier de Serge Brussolo
Ce roman est un récit qu'on pourrait qualifier de mythologique : il raconte en effet la genèse d'un monde nouveau, un monde qui aurait dû être un paradis, mais qui est devenu un enfer...

Dans ce monde cohabitent des dieux ( et quels dieux ! ), des anges et d'étranges créatures ; Brussolo est le Jérôme Bosch ou le Pierre Bruegel de la science-fiction car, en lisant ce roman, je n'ai pas pu m'empêcher de penser au tableau de Bruegel l'Ancien, "Margot la folle", dans lequel des villageois affrontent d'hallucinantes créatures...

Ce roman fait suite à "Frontière barbare. Le héros, David Sarella, est enfermé dans la forteresse de Nothanos III, le néo-pape de l' Eglise du Pardon Universel Intergalactique. Cette forteresse est constamment attaquée par des avions-suicides, si bien que sa chute est inéluctable.

Le néo-pape décide alors d'envoyer David vers une planète nommée Almoha, où lui et ses fidèles pourront s'établir. Mais ce monde est inhabitable et David devra obtenir le concours de trois dieux pour le transformer. Auparavant, il lui faudra rassembler les membres épars des trois dieux en question !

Ceux-ci, une fois restaurée leur unité primitive, sont débarqués sur Almoha, ils commencent à la métamorphoser mais bientôt ils n'en font plus qu'à leur tête...

Puis la situation se détériore encore plus gravement, car une I.A. à l'intérieur de la planète se réveille et commence à créer de singulières créatures. Les humains doivent offrir de plus de sang à ce dieu menaçant pour qu'il puisse continuer ces essais de création : des centaines de victimes sont sacrifiées.

Comme l' I.A. devient de plus en plus exigeante et que la situation devient insoutenable, David et ses compagnons décident de descendre au coeur d'Almoha pour détruire ce dieu monstrueux ; ils y découvriront un "paradis d'acier" habité par des "anges de fer"...

Ce roman, qui se lit d'une traite, abonde en trouvailles hallucinantes qui constituent une mythologie science-fictionnelle et barbare particulièrement impressionnante.

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Tempêtes solaires
29 avril 2017
Tempêtes solaires de Ludovic Spinosa
Que ferions nous sans électricité, sans eau courante et sans nourriture à portée de main ? L'être humain est tellement habitué à son petit confort qu'il en publie presque l'essentiel, à savoir la vie qui nous est offerte et qui ne devons à aucun prix, pas gâcher car si les richesse se renouvellent, la vie, elle, ne nous offrira pas une seconde chance. C'est le thème de cet ouvrage qui se passe dans un futur qui nous est peut-être réservé et qui pourrait ne pas être si éloigné que nous le pensons. L'auteur, lui, a décidé de le situer en 2026. Alors que tout fonctionne à l'électricité et que l'être humain a appris à ne puis s'en passer, une violente tempête solaire, annoncée par les scientifiques, frappe la Terre et celle que nous connaissons est réduite à néant ou presque. Dans plusieurs pays du monde, chacun va vivre cette expérience sans vraiment comprendre ce qui lui arrive et les instincts les plus grégaires mais aussi animaux se réveillent. Faire n'importe quoi du moment qu'il s'agit de sauver sa peau : c'est le cas de Jack et Steve aux États-Unis, Jiao en Chine, Rémy et sa famille en France, Riley en Australie ou encore Laura en Espagne pour ne citer qu'eux. En effet, ils votre être des millions à se retrouver comme au temps de la Préhistoire où le plus à craindre ne sont pas les bêtes sauvages mais l'homme lui-même. Alors que tout n'est plus que chaos, que la terre est en train de s'auto-détruire (belle et douce vengeance douce amère de Dame Nature sur l'espèce humaine, certains vont s'allier pour pouvoir se procurer des vivres et des munitions afin de pouvoir se défendre. Cependant, comment fonctionnerait le cerveau humain s'il se retrouvait confronté à pareille situation, à savoir se retrouver sans rien pour pouvoir, non pas vivre mais simplement survivre ? Nul ne le sait pour l'instant et n'ose même pas l'imaginer même dans ses pires cauchemars.

Ludovic Spinosa, pour son premier ouvrage de fiction, lui, a osé l'imaginer et coucher ses pensées sur papier. C'est donc un premier roman qui s'avère, bien qu'on ne peut plus pessimiste et avec des conditions extrêmes, être extrêmement bien imaginé et conçu malgré le foisonnement de personnages dans lequel le lecteur a parfois du mal à trouver ses repères.



Une lecture que je ne peux néanmoins que vous recommander mais avec un bon conseil à la clé : ne lisez pas cet ouvrage lorsque vous êtes déprimé !
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Citrus,  tome 1
29 avril 2017
Citrus, tome 1 de Saburouta
Retour en fanfare de la collection Yuri avec une très bonne oeuvre.



Citrus marque le retour du yuri dans l’hexagone ; on ne va pas se mentir, peu d’œuvres traitant d’amours lesbiens sont disponibles dans nos contrées, et encore, c’est un euphémisme (un simple tour sur des plateformes telles que nautiljon démontrent que seulement 15 yuri sont édités en France … Mon cœur saigne). C’est donc avec beaucoup de bonheur que j’accueille Citrus dans ma modeste collection....

Amateurs/Amatrices d'érotisme, passez votre chemin! Citrus n'est pas là pour vous présenter diverses scènes de sexe, loin de là... Et heureusement!



On nous offre plutôt ici un développement de relation entre nos deux protagonistes, Yuzu et Mei. La première est très énergique, franche (ce qui lui vaudra bon nombre de problèmes), mais aussi et surtout, très expressive et vivante; l'autre est plutôt froide, réservée et introvertie. Une parfaite antithèse qui, bien que peu originale, parvient tout de même à faire son effet... Et l'important résidera dans ce que Saburouta parviendra à faire de ce duo !



L’intrigue est mise en place rapidement et les événements se succèdent à la même cadence : En clair, on n’a pas réellement le temps de s’ennuyer et la lecture est fluide. Le rythme est très bien géré pour ce premier tome, présentant les bases de l’intrigue et ses divers acteurs : Au fur et à mesure des pages, Yuzu s’intéressera à sa nouvelle sœur… Et elle apprendra à ses dépens que les contraires peuvent bels et biens faire paire, même si tout semble vouloir les séparer ! S’ajoute à cela un problème de taille : Ne viennent-elles pas tout juste de devenir sœur ?



Ce qui me permet de rebondir sur l’essence même de l’œuvre… Du côté de la romance, qu'est ce que ça peut bien donner? C'est par le regard de Yuzu que le lecteur vivra l’intrigue, et par conséquent, son histoire d’amour. Sa première histoire d’amour. Les réactions de la jeune fille se verront être réalistes, crédibles et cohérentes : Elle se découvre elle-même, tout en restant attachée à ses valeurs. Peut-on lui reprocher ses interrogations, elle qui pensait jusque là vivre une histoire d’amour avec un homme ? Comment réagir lorsqu'elle verra sa curiosité se transformer peu à peu en attirance?

Yuzu, par ses doutes et ses réactions, se verra être attachante, d’autant plus que son amour tient la route et ne met pas quelques centaines de chapitres à s’affirmer.



Mais si la romance peut tenir la route, ce n’est cependant pas le cas de l’aspect ‘’familial’’ de la chose, sensé poser un problème dans cette relation : Comment expliquer que les protagonistes ne se soient jamais rencontrées, alors que leurs parents se sont remariés ? N’étaient-elles pas présentes à ce mariage ? Pourquoi Yuzu prend-t-elle sa situation de ‘’grande sœur’’ tant à cœur alors qu’elles ne se connaissent que depuis… 2 jours ?

Tout un tas de petits détails rendant le final peu crédible malheureusement, donnant l’impression que cet inceste (qui n’en est pas un) relève plutôt du fantasme, sensé ajouter de l’interdit à la romance…



Le trait de Saburouta est envoûtant, chaque planche est un pur régal pour les yeux, les dessins sont fins, gracieux, élégants (stoppons les adjectifs mélioratifs), ils apportent réellement un plus à la lecture. De plus, on notera la présence d'illustrations de début de chapitre, pour notre plus grand bonheur.

La mise en page est dynamique, et j'admets adorer les jeux de regards qu'il peut y avoir entre Yuzu et Mei. La mise en scène des personnages est d’ailleurs particulièrement à souligner : Ces héroïnes diamétralement opposées donneront lieu à des dialogues dynamiques et affirmant leurs personnalités.



Concernant l'édition, elle est de très bonne facture; la prise en main est facile, on nous offre même quelques pages en couleurs... Absolument rien à reprocher, on est très proche de l'édition japonaise.



En définitive, malgré un léger bémol concernant les supposés liens familiaux, Citrus s’annonce être une très bonne œuvre avec un bon démarrage. Ce titre s’avère prometteur et j’ai grandement hâte de pouvoir chroniquer la suite en article sur ce blog.

En espérant que cela permettra à d’autres œuvres du même genre de se développer en France et aux éditeurs de s’ouvrir sur cette catégorie ne demandant qu'à être plus exploitée (à quand un yuri engagé?).
Lien : http://seventh.eklablog.com/..
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Les fous de Bassan
29 avril 2017
Les fous de Bassan de Anne Hébert
Lecture quelque peu déroutante et étrange, surtout la première moitié, mais envoûtante... les pages se tournent toutes seules, rythmées par plusieurs voix. Hébert nous amène dans les non-dits, la folie et les secrets d'un village du Québec riverain où deux cousines sont mystérieusement disparues. Des policiers venus de Québec débarquent au village pour élucider le mystère qui plane autour de cette disparition. Ils se rendent compte, de même que le lecteur, combien une atmosphère mystérieuse plane dans les familles concernées. Hébert signe avec sa plume magnifique une grande oeuvre. On sent le vent du large, on entend les vagues qui déferlent, ça embaume l'air salin. Des images très fortes sont provoquées par la plume fluide et majestueuse d'Hébert. A lire, pour peu qu'on s'intéresse à la littérature québécoise.
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Chronoctis Express, tome 1
29 avril 2017
Chronoctis Express, tome 1 de Aerinn
Un premier tome qui réussit sur tous les niveaux et qui se montre ambitieux.

''Le monde de Chronoctis Express est un monde sans discrimination, que ce soit sur les origines ou le genre. Hommes et femmes sont égaux.'' mais, ne serait-ce pas une utopie que nous décrit là Aerinn? Le lecteur se retrouve plongé dans une société dont il ne connaît rien, les règles sont différentes, la manière de vie est différente, c'est un monde futuriste (et peut être même ce qui nous attend dans un futur plus ou moins proche qui sait?) et empli de fonctionnements inconnus. On nous offre un univers complexe



, et c'est très bien géré par l'auteur: Loin de lancer, ça et là, toutes les informations à savoir dans un bloc ferme et immense d'un coup, les informations sont données au fil des pages, sans aucune précipitation, le lecteur a le temps d'assimiler ce qu'il lit et de s'interroger ensuite dessus (pour l'anecdote, Aerinn consacre même certaines de ses pages bonus à parler de l'univers de Chronoctis Express). Cependant, bien que des renseignements nous soient donnés dès le départ, les interrogations persistent, on garde une part de mystère: Quelle est donc l'origine du Chronoctis Express et des Nexros, ces agents de la mort? Pourquoi ont-ils été crées? Il doit bien y avoir un but derrière. Patience patience, peut-être aura-t-on notre réponse dans les prochains tomes. Le fait est qu'on ne nous en dit ni trop, ni pas assez, on comprend l'univers simplement sans crouler sous les informations.



Parlons maintenant des personnages. Tout comme l'univers, ils sont très bien mis en place; en particulier le protagoniste, Alex. Présenté dès le départ comme un adolescent craintif, essayant autant qu'il peut d'éviter les problèmes, ce qui peut paraître assez simple à première vue, on découvrira bien assez vite que (heureusement) ce garçon ne se résume pas qu'à ça et qu'il y a des tas de schémas complexes derrière lui; ce garçon respire le mystère (et pas seulement parce qu'il ouvre le tome en disant que ''[Sa] vie n'est qu'un ramassis de problèmes'' et qu' "[Il n'est] pas heureux, [il fait] juste semblant de l'être", ce qui ressemble assez au discours d'un adolescent déprimé en soi, mais passons.) et on se doute qu'il cache quelque chose de plus étonnant qu'un simple mal dans sa peau, qu'il y a une origine obscure à son mal-être. Il n'empêche que nous avons un protagoniste un minimum réaliste, tout comme le reste des personnages, et qui peut beaucoup titiller l'intérêt du lecteur, de par son passé qui a l'air à première vue très intéressant, mais aussi de par son évolution; il s'est engagé sur une voie sinueuse, va t'il réussir à en réchapper grâce à la force de sa volonté et de son amour? Suite à la mort de son amoureuse, Alex va remettre en question ce système, pourtant présenté comme sans défaut; c'est un détail assez notable car à première vue, ce monde semble être une utopie, c'est d'ailleurs avec cette accroche que j'ai débuté l'article, mais non; le système se trouve être assez injuste lorsqu'on y réfléchit bien, et cette société vantée comme étant parfaite (et qui n'accepte surtout pas d'être remise en question soit dit en passant) ne l'est absolument pas. Enfin je vous laisse en juger.



Enfin, Alex, Alex, Alex, je n'ai que son nom à la bouche. Je pourrai parler aussi d'Anaël, la jeune fille qu'aime le garçon: Bien qu'elle ne soit pas apparue énormément de temps dans ce premier tome, elle se montre également très intéressante et humaine, le lecteur a d'ailleurs l'occasion de la connaître un peu plus lorsqu'elle parle seule à seule avec le protagoniste après sa mort, une opportunité pour se rapprocher d'elle. Et enfin, je pourrai parler du Nexros (un agent de la mort, c'est la personne qui distribue un billet pour le Chronoctis Express une fois que vous avez perdu la vie) qui approche Alex, Dentelle. Ce dernier semble avoir un étrange lien avec le protagoniste, lequel? Mystère.



Le fait est que les personnages, aussi bien le principal que les secondaires, sont merveilleusement bien gérés et très intéressants à suivre (en plus du fait qu'ils ne soient pas vraiment clichés, bonheur).



"Moi je sais ce dont tu es capable. Il est temps de réagir, ''garçon-lierre''"

L'étrange phrase prononcée par Dentelle, en s'adressant à Alex. Ne dites pas que cela n'attise pas votre curiosité...



Le style graphique de l'auteure est assez sympathique, beaucoup de détails sans que cela fasse chargé pour autant; je peux citer par exemple la réalisation du ''Chronoctis Express'', inspiré d'un train existant (et puis c'est très joli, ça donne un petit côté ancien, ma foi, fort agréable). Si on chipote, on pourra reprocher certains problèmes de proportions au niveau des visages, mais on nuancera en avançant le fait que les premières planches remontent à plus de 2 ans, la patte de l'auteur a évolué depuis (et accessoirement, ça n'enlève en rien la qualité du scénario).



Sans même ouvrir l'ouvrage, on peut constater des efforts mis en oeuvre; ce premier tome est un bel objet, un bel et épais objet de 250 pages. Le manga est souple, avec un papier de bonne qualité (que des pages en noir&blanc), la jaquette le recouvrant possède quelques effets (avec plusieurs zones précises mises en relief, comme le titre par exemple), et il y a également une ''autre'' couverture sous la jaquette, une autre illustration du personnage principal. Je tenais à saluer l'effort, car j'ai déjà eu en main des livres sortis de maisons d'édition dites ''pro'' mais qui n'atteignaient pas cette qualité pour autant.



Chronoctis Express se voit être une excellente surprise pour ma part, l'histoire commence rapidement (à la fin du chapitre 1, les rouages se mettent en marche) et j'admet que le fait de remarquer que le scénario une adaptation libre du mythe d'Orphée est assez attirant; disons que voir le protagoniste se dépasser pour celle qu'il aime, franchir la frontière entre la vie et la mort, sans savoir s'il en ressortira vivant à la fin, me touche assez, et je suis curieuse de voir jusqu'où Aerinn s'est inspirée de ce mythe.

Je serai, sans aucun doute, au rendez-vous pour le tome 2 (d'autant plus qu'il y a un cliff-hanger à la fin et que je me retiens de ne pas lire la suite en ligne arg), et je le conseille. D'autant plus qu'il vient de chez nous, un peu de French touch ne fait pas de mal; et si il peut permettre de changer la mentalité des gens sur le manga français, ce n'est pas plus mal.
Lien : http://seventh.eklablog.com/..
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Louisiana Breakdown
29 avril 2017
Louisiana Breakdown de Lucius Shepard
Il y a quelques mois, mon abonnement à Bifrost arrivait à son terme quand j’ai reçu une offre de réabonnement du Bélial’ me proposant de recevoir en cadeau un roman à choisir dans une liste. Il fallait classer une dizaine de bouquins par ordre de préférence, mais comme j’en connaissais aucun j’ai fait ça au feeling, c’était un peu le loto ! Et voilà donc que je reçois Louisiana Breakdown de Lucius Shepard (merci).



Il a trainé un moment dans ma bibliothèque, et je suis retombé dessus il y a quelques jours… Hésitation, reniflage de couverture, bon, ça a l’air pas mal, on plonge. Louisiana Breakdown, comme son nom l’indique, se passe en Breakdown, euh, non, pardon, en Louisiane. On y suit Jack Mustaine, un musicien qui faisait route vers la Floride quand il tombe en panne devant la ville de Graal. Il va être forcé de passer un jour ou deux dans le patelin le temps que sa caisse soit réparée, et c’est là que tout va partir en sucette, il va tomber amoureux, il va picoler, il va croiser des mediums et des forces obscures et maléfiques. Le roman est très court et il serait dommage de vous en dire plus sur l’histoire.



La principale réussite de Louisiana Breakdown est son ambiance. L’auteur arrive à retranscrire l’atmosphère moite et envoutante des bayous sud-américains, il travaille chaque détail pour immerger le lecteur dans son univers pour mieux distiller ses éléments fantastiques et bizarres au compte-goutte. On visite le bistrot du coin avec les vieux en salopettes qui sirotent leur bière, on va dans les marécages pour découvrir des secrets cachés. On va bien sûr voir apparaitre une forme de sorcellerie et des croyances étranges, et un secret qui se cache derrière les habitants de Graal qui frisent souvent le grand-guignol, tous plus tarés les uns que les autres. Les personnages sont très attachants, on suit Jack et Vida avec grand plaisir, leur rencontre et leur combat nous happent et on dévore le livre en une fois (il fait 170 pages, ça aide). Tout roule tout seul.



Mais arrivé à la fin, il reste une petite déception en travers de la gorge et il faut un petit temps de digestion pour mettre le doigt dessus, et finalement ça m’a frappé. Derrière cette formidable ambiance de Louisiane se cache un scénario fantastique tellement classique et déjà-vu que j’en garde un souvenir en demi-teinte, le livre m’a embarqué mais ne m’a jamais surpris par les évènements qu’il conte : Le type qui tombe en panne dans une ville bizarre qui cache un secret (au secours), la nana dont il tombe amoureux et qui court un grand danger (re-au secours), les personnages mystérieux/mediums qui sentent un graaaand pouvoir autour du héros, le grand méchant mystérieux…



Cette avalanche de clichés, c’est le coup du chevalier qui vient sauver la demoiselle en détresse et l’emmener loin du méchant dragon, ou alors c’est un niveau de Super Mario Bros, mais c’est foutrement peu ambitieux dans la trame. La fin a tout de même un twist rigolo mais aussi un peu catapulté (et décevant), c’est à ce moment que j’ai lâché notre protagoniste pour rester dubitatif en refermant le roman. Mais au final on se demande, est-ce que c’était pas le but de l’écrivain de faire un exercice de style en reprenant des gros clichés pareils pour en faire une petite variation amusante ? Si c’est le cas, j’ai pas tout à fait accroché à la démarche, peut-être que d’autres s’en amuseront mais il faut savoir où on met les pieds.



Louisiana Breakdown est un beau voyage au cœur de la Louisiane, avec une galerie de personnages sympathiques (ou flippants, c’est selon) et hauts en couleur, mais il manque une histoire intéressante pour passer du gros cliché fantastique à quelque chose de vraiment plus enthousiasmant.
Lien : http://ours-inculte.fr/louis..
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Le journal d'une grosse nouille, tome 2 : U..
29 avril 2017
Le journal d'une grosse nouille, tome 2 : Une fête bien râpée de Rachel Renée Russell
Quelle surprise ! Alors que j'avais moyennement apprécié le premier tome, je me suis beaucoup amusée avec celui-ci !



Au collège Westchester Country Day, les jours suivent leur cours, et en ce mois d'octobre se présente l'occasion d'organiser une fête d'Halloween ! Mais alors que Mackenzie est élue présidente de la soirée et devient donc l'organisatrice en chef de l'évènement... elle fait encore des siennes en décidant de "démissionner" de ses fonctions, emportant tous les autres élèves dans son sillage. Ne restent alors que Nikki, ses deux amies Zoé et Chloé, ainsi que deux autres compagnons, avec une lourde charge sur les bras. Malheureusement, ce groupe forme celui des personnes les moins aimées de l'école, et ils sont persuadés qu'ils vont devoir tout bonnement annuler la fête et devenir la risée de tous. Alors que Nikki est contactée pour animer et créer des costumes pour la fête d'Halloween de l'école de danse de sa petite soeur, lui vient une idée géniale: devenir multi-fonction et prendre en charge les deux fêtes... en devant donc être à deux endroits différents en même temps... Et les choses se compliquent encore plus lorsque Brandon l'invite à être sa cavalière pour la soirée, quand Zoé et Chloë ont bien l'intention de la passer entièrement avec elle !



"Une Fête bien Râpée" m'a fait passer un bon moment. Même si nous n'avons pas les "4 fêtes, le même soir" de la quatrième de couverture, Nikki se laisse rapidement déborder par ses différentes obligations et changements de costumes. En taisant certains faits à ses copines, c'est leur forte amitié qu'elle met en jeu et cela la plonge dans un état de stress conséquent: anxiété des préparatifs, de ne pas réussir à tout gérer à temps et comme il le faut, peur de décevoir les élèves qui attendent beaucoup de la soirée à venir... elle va avoir de nombreuses choses à prendre en considération. Et il est distrayant de la voir se démener. J'ai trouvé l'héroïne moins immature que précédemment et c'est sans doute grâce à cela que ce second tome m'a plu.

Si l'amitié est à l'honneur, nous suivons toujours les frasques de la perfide Hollister Mackenzie et celles de la petite Brianna toujours à croquer dans son genre, et, bien sûr, les battements de coeur et papillons habitants le ventre de Nikki lorsqu'elle se trouve près de Brandon...



L'humour et les réflexions que partage la jeune fille dans son journal sont très agréables, tout comme les illustrations jalonnant les pages, et en font un petit roman sympathique comme tout !
Lien : http://letoucherdespages.blo..
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Unbreak me, tome 2 : Si seulement...
29 avril 2017
Unbreak me, tome 2 : Si seulement... de Lexi Ryan
Je me suis lancée dans la lecture de ce deuxième tome avec curiosité. Si je n'avais pas accroché à l'histoire de Cally et Will dans le tome 3, j'étais quand même impatiente de les retrouver sept ans plus tard.



L'histoire débute alors que Cally revient à New Hope après la mort de sa mère. Elle veut laisser ses deux petites soeurs chez son père et aimerait plus que tout éviter Will qu'elle a quitté le jour du bal de promo. Et forcément, elle tombe sur lui. Il est toujours amoureux et veut reprendre une relation, ce qu'elle fuit parce qu'elle doit repartir vivre à Vegas. Donc forcément tout est compliqué entre eux.



J'ai beaucoup aimé Cally, encore plus que dans le tome 3. Elle a eu une vie vraiment affreuse, entre une mère toxico et un père absent, elle a du prendre en charge la vie de sa famille et trouver un moyen de payer les factures. Alors même si elle aime Will, elle ne veut pas lui imposer la vie terrible qu'elle a vécu à partir de ses seize ans et essaie de le tenir à l'écart. Mais en même temps elle a besoin de lui, notamment pour l'aider avec son père fauché qui doit accueillir ses deux soeurs. Autant dire que je me suis beaucoup attachée à elle, ayant parfois peur des choix qu'elle allait faire. J'étais vraiment heureuse à la fin de l'histoire.



Will, que je détestais dans le premier tome et qui m'avait laissé indifférente dans le troisième m'a enfin paru un peu mieux. Il est prêt à tout pour la femme qu'il aime, et franchement, je trouve cela admirable. Il doit pourtant composer avec une grand mère qui essaie de le caser avec la petite fille d'une de ses amies qui est loin d'être un ange. Donc forcément, le voir en vrai prince charmant m'a plu.



L'histoire est rythmée, il ne se passe pas un chapitre sans un événement. Et franchement j'ai passé un bon moment. Pas la lecture de l'année, mais une romance qui m'a permis de m'évader.

La fin est évidente et pourtant, je la trouve vraiment trop mignonne. Et j'ai été contente de les voir ainsi, heureux et libres.



L'écriture de l'auteur est fluide, les pages défilent rapidement, sans que je m'en soit rendu compte et j'ai beaucoup aimé.



En bref, une romance sympa, qui permet de passer un bon moment.
Lien : http://meliegrey.blogspot.fr..
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Les Lumières d'Atlanta
29 avril 2017
Les Lumières d'Atlanta de Anne Rivers Siddons
Je n'ai pas trouvé dans ce roman, ce qui m'avait séduite lors de ma découverte d'Anne Rivers Siddons dans "La Géorgienne". Même son écriture m'a paru beaucoup plus classique, sans réel charme.



1966, Maureen O'Donnell, dite Smoky,16 ans, quitte sa province natale pour Atlanta. Grâce à un ami qui y travaille, elle est embauchée comme journaliste à la revue "Downtown". Sa famille modeste, d'origine irlandaise, ne voit dans cette cité en ébullition qu'un lieu de débauche mais la jeune fille a su vaincre les réticences de son catholique de père. Cette année-là va être l'année de sa transformation. Elle va s'imposer dans son métier, malgré les caprices de Matt Comfort, le directeur de publication, et participer au succès du magazine. Elle côtoiera aussi bien la jeunesse dorée du Sud que ceux qui luttent pour le Mouvement pour les Droits Civiques de Martin Luther King. Elle vivra la libération des mœurs et plus particulièrement celle des femmes, en passant outre son éducation très rigide.



Bien que ce ne soit pas une saga familiale comme "La Géorgienne", Anne Rivers Siddons y reprend les mêmes thèmes chers à son cœur, comme la lutte contre la ségrégation raciale et l'histoire de la ville d'Atlanta. Mais j'ai trouvé ce roman beaucoup plus ennuyeux. Exceptée Smoky, dont on suit l'évolution, les autres personnages ne sont pas particulièrement intéressants. Les membres de cette équipe de journalistes mènent quand même une petite vie plutôt agréable, mise à part l'ombre de la guerre du Vietnam qui plane. Suivre les déboires du magazine qui fluctuent en fonction des humeurs de son directeur m'a rapidement lassée.

Pour un roman qui parle de la société d'Atlanta, on reste trop du même côté de la barrière et le lecteur n'est que peu confronté à la misère réellement vécue par une grande partie de la population noire. Un 10/20 pour cette lecture qui aurait été une réelle déception sans la fin...

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Driven, tome 2 : Fueled
29 avril 2017
Driven, tome 2 : Fueled de K Bromberg
Je pense que c'est à partir de ce tome où nous entrons réellement dans l'histoire. On voit une sacrée évolution dans la relation entre Rylee et Colton, avec des larmes, de la colère, de la trahison. Alors, comment ne pas vouloir savoir la suite ?



De plus, nous avons le point de vue de Colton et j'apprécie cela, nous pouvons savoir son ressentis, ses émotions, ce qui se passe dans la tête d'un homme et pas que ceux de Rylee. Je m'attache beaucoup à ces personnages, à leurs passés communs, mais aussi l'évolution de leur couple. On ne peut qu'aimer Colton malgré son caractère. Par exemple, on voit que Rylee est une femme forte avec des principes et des valeurs quels ne laissera jamais de côté.



Pour Coton, on voit un homme qui n'est pas toujours le numéro un en tout, on le voit échouer, ressayer encore et encore, mais surtout de comprendre de ses erreurs.



Leurs amis ne les laisseront jamais tombé et je trouve cela très émouvant, en plus il rajoute une dose d'humour à ce roman salé.



Et cette fin, mon dieu ce n'est pas possible je veux savoir ce qui va se passer exactement.
Lien : http://labook-o-shere.blogsp..
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Le goût de vivre et cent autres propos
29 avril 2017
Le goût de vivre et cent autres propos de André Comte-Sponville
J'ai rencontré la prose d'André Comte-Sponville pour la première fois dans Le Monde des Religions. Le philosophe tient dans ce magazine la rubrique "Regard philosophique" qui conclue le dossier spécial de chaque numéro. J'ai d'emblée été conquise par le contenu de ses chroniques et la clarté de son style.



Le recueil Le Goût de vivre et 100 autres propos regroupe,  comme indiqué dans le titre, cent une chroniques. Celles-ci émanent de diverses publications telles que L'Express, L'Événement du jeudi, Impact Médecin Hebdo, Psychologie Magazine, ... Et bien évidemment Le Monde des Religions. S'y ajoutent quelques textes inédits.

L'ensemble court sur deux décennies environ, depuis la fin des années 1980 à 2010.



Dans sa préface, André Comte-Sponville explique que le titre fait référence aux Propos d'Alain.

Le format de l'ouvrage permet de picorer au petit bonheur, chaque texte comptant en moyenne 4-5 pages. Pratique notamment pour une lecture dans les transports en commun. Un article, un temps de réflexion pour assimiler son propos.



Les thèmes abordés dans ces chroniques sont très variés. Elles collent parfois à l'actualité du moment auquel elles ont été écrites.

Les textes défilant selon un ordre chronologique, on peut ainsi passer de la philosophie de Montaigne à l'occasion de l'anniversaire de sa mort à une réflexion sur l'amour ou les fêtes de fin d'année, en passant par le terrorisme et la paternité.

Les propos d'André Comte-Sponville sont d'une grande clarté. Pas besoin d'un doctorat en philosophie pour s'immerger dans ses textes.

J'aime la qualité de son style littéraire et j'aime le sentiment positif qui se dégage de ses écrits. Il donne à réfléchir et met en garde contre les marchands de désespoir facile. Loin de lui de nier la réalité, il ne se place pas dans une candeur naïve, mais plutôt dans un juste rééquilibrage des points de vue. Il invite à une prise de recul. Bien nécessaire face à l'afflux massif d'informations et de désinformations qui nous tombe dessus à chaque instant, face à la surconsommation où l'auxiliaire avoir se voit voué un culte - ou presque - au détriment de l'être.



En cela est certainement le grand intérêt de la philosophie : nous apprendre à réfléchir non pour être béatement heureux mais simplement pour être.
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Demain les chats
29 avril 2017
Demain les chats de Bernard Werber
J’aime bien les chats, mais je suis malheureusement allergique aux protéines qu’ils dégagent…



J’aime bien l’Histoire, mais je souffre d’une intolérance au ton « pédagogique magistral » qu’on utilise dans ce roman pour présenter l’Histoire des chats et des humains.



J’aime bien les fables, mais les sermons trop appuyés me donnent parfois de l’urticaire.



J’aime bien la science-fiction, mais les relents d’horreur qui évoquent un « Willard » du vingt-et-unième siècle ne m’ont pas convaincue.



J’aime bien Bernard Weber, mais j’aurais dû me tenir loin de ses chats, car malgré leurs qualités félines, ils m’ont davantage irritée que ravie.



Peut-être aurais-je besoin d’un peu de ronronthérapie?…
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Mort sur le Nil (BD)
29 avril 2017
Mort sur le Nil (BD) de François Rivière
L'adaptation de Mort sur le Nil par François Rivière est plus convaincante que Le Secret de Chimneys même si elle est loin de valoir le roman.



Une fois encore, beaucoup de coupes dans le scénario original, ce qui ne permet pas à l'intrigue de s'installer. C'est tout le charme des romans d'Agatha Christie que d'avoir un décor planté avec soin, des personnages bien dessinés et le drame qui se noue petit à petit. Ici, tout va beaucoup trop vite et c'est bien dommage.



Les dessins de Solinor sont plus soignés que ceux de Laurence Suhner mais je ne suis tout de même pas totalement convaincue. Hercule Poirot est aussi grand que les autres personnages, il n'est pas bien rond, la forme de sa tête n'est pas celle d'un œuf... En bref, il ne ressemble pas vraiment au Hercule Poirot que j'imagine quand je lis les romans d'Agatha Christie.



Malgré mes réserves, j'ai bien l'intention de continuer ma découverte de cette série. Les autres tomes sont peut-être excellents, on ne sait jamais !
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Popcorn Melody
29 avril 2017
Popcorn Melody de Émilie de Turckheim
La première impression que l’on a de Popcorn melody, c’est l’attractivité de sa couverture. Chatoyante et déconcertante, elle nous plonge dès le départ dans l’ambivalence américaine : entre attachement extrême à sa terre natale et folie consumériste. Visuellement, j’ai eu l’impression d’entrer dans un monde parallèle, une sorte de Tex Avery shooté à l’alcool de maïs. Et cette première approche m’a complètement séduite.



Puis, j’ai rencontré Tom, un être plein de fantaisie. Enfant-star, héro des paquets de céréales, Tom est un jeune rêveur qui n’a que peu d’ambitions. Mais c’est sans compter sur son père, barbier renommé qui rythme sa vie au gré des millimètres de poils sectionnés. Pour lui qui a toujours vécu au plus profond du Midwest, Tom vaut mieux qu’un destin tout tracé en direction de l’usine de popcorn. Non touré de zate ! Son fils fera des études ! Qu’importe que son esprit divague aussi vite qu’arrive la tempête. Et voilà notre Tom, diplômé par miracle qui loin des aspirations de son désormais feu paternel décide de réaliser son rêve : ouvrir une supérette. Bien sûr, loin de lui l’idée de faire des affaires, ce qu’il souhaite : créer une petite bulle de « Bonheur » pour recueillir les états d’âme des habitants de Shellawick. Une source intarissable pour a poésie d’annuaires téléphonique.



La vie est belle : on se lève, on boit, on tue les mouches. Mais un jour la résignation du quotidien se voit troublée par un ennemi de taille. Un supermarché installé juste en face de chez Tom. Comment survivre à ce monstre de prix cassés et d’air climatisé ? De la folie douce, Tom sombre dans une névrose alimentée par poussière du Pierrier et les étranges habitudes d’Emily Dickinson.



Emilie de Turckheim nous propose une fable tendrement sarcastique sur vie du Midwest. Son style est délirant, nourri par une prose décomplexée entre dialogues ruraux et poésie de comptoir. Les personnages sont ouvertement loufoques mais j’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à saisir leurs motivations. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Où sont-ils ? Des bases de la littérature que je n’ai pas su identifier et qui m’ont complètement perdue. Pourtant, derrière une légèreté au ton peu commun, on voit clairement que l’auteure tisse l’étendard de deux critiques : l'anéantissement de la culture amérindienne et la destruction programmée qu’engendre la sur-consommation.



Pour résumer…



On ne peut retirer à Emilie de Turckheim son esprit volatile et brin révolutionnaire. Avec cette galerie de personnages burlesques, l’auteure marque les esprits. Malheureusement, son inventivité excessive ne sert pas le fond du roman : rappeler la réalité sociale des terres américaines reculées. J’ai eu du mal à entrer dans l’intrigue et j’en ressors un peu déçue. Dommage !



Ma note…



13/20
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Écorchures
29 avril 2017
Écorchures de Gerritsen Tess
Le taxidermiste et amateur de chasse Leon Gott est retrouvé sauvagement assassiné, son cadavre pendu par les pieds parmi les trophées d’animaux sauvages ornant sa maison de Boston.



Quelques jours plus tard, les restes d’une deuxième victime portant des griffures similaires sont découverts. L’inspecteur Jane Rizzoli et le Dr Maura Isles, médecin légiste, comprennent que les meurtres sont liés.



Pour débusquer le prédateur qui hante la ville, Jane et Maura devront reprendre une partie de chasse commencée six ans plus tôt : au Botswana, des touristes participant à un safari avaient tragiquement disparu les uns après les autres. Parmi eux, le fils de Leon Gott…



Et si la traque avait repris à Boston ?



MON AVIS



J’ai choisi ce livre « Écorchures » de Tess Gerritsen grâce à son résumé et la couverture montrant un léopard m’a séduit. Merci aux éditions Presse de la Cité de m’avoir permis de lire ce polar.



Je me suis plongé dans cette histoire de safari au Botswana sans savoir que je lisais une enquête des fameuses héroïnes que sont le Dr Maura Isles et son amie l’inspecteur Jane Rizzoli qui ont inspirées la série TV « Rizzoli & Isles ».



Dans ce livre, il y a deux intrigues parallèles se déroulant dans deux lieux différents, d’abord au Botswana, pays proche de l’Afrique du Sud, puis à Boston, États-Unis.



Botswana. J’ai souri de voir ces touristes déambuler dans la savane africaine, simples citadins à la recherche d’adrénaline, désireux de côtoyer au plus près des fauves dans leur milieu naturel. Heureusement que ceux-ci ont un guide expérimenté, connaissant les limites à ne pas franchir, les attitudes à adopter en cas rencontre fortuite avec un fauve.



Boston. Suite à la découverte d’un cadavre suspendu par les pieds, un taxidermiste et amateur de chasse Leon Gott, l’inspecteur Jane Rizzoli et le Dr Maura Isles interviennent sur la scène de crime. Les certitudes de Jane et les intuitions de Maura se confrontent. J’ai eu droit à des dialogues savoureux entre les deux amies et le frère de Jane qui est policier.



La mère de Jane Rizzoli traverse aussi cette enquête, son cœur basculant toujours entre son ex-mari et son compagnon actuel. Ceux qui apprécient la série TV ne seront pas dépaysés.



L’auteure, Tess Gerritsen, nous offre un polar classique mais extrêmement bien construit. Les différents coupables qui se succèdent durant cette enquête sont tous crédibles et seuls de nouveaux indices permettent d’explorer d’autres pistes.



A aucun moment je n’ai douté de la culpabilité d’un tiers jusqu’à l’arrivée d’un nouvel élément relançant l’enquête. La partie scientifique comme la partie investigation apportent leur touche de réalisme.



L’auteure n’a pas son pareil pour nous embrouiller. En effet, on pense avoir à faire à une enquête simple qui se révèle complexe par la suite. Et je vous promets qu’il est impossible d’avoir de certitudes sur l’assassin avant le final de ce roman.



En conclusion, un polar bien structuré, que je ne peux que conseiller aux amateurs de la série mais aussi à ceux qui veulent découvrir l’univers de Tess Gerritsen.
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Perfect World, tome 2
29 avril 2017
Perfect World, tome 2 de Rie Aruga
Ce second tome voit apparaître les premières difficultés du couple, les premiers doutes, les premiers obstacles, et cela très rapidement : On pourra observer une gradation au fil des pages avec, au départ, certaines difficultés évoquées dans le 1er tome (comme la dépendance de la personne handicapée pour certaines activités du quotidien).





C’est là où l’on voit la dimension beaucoup plus large qu’a la relation entre Tsugumi et Ayukawa, outre leurs simples rapports, une relation bien plus développée que dans de nombreux shôjo : On prend en compte le fait que cette dernière touche à plusieurs secteurs, outre l’intimité des deux adultes ; l’implication de la famille, du travail, du monde extérieur, de l’Autre, du ‘’moi’’.



Ce qui me permet de rebondir sur ce qui fait à mon sens, l’essence même de ce volume : La notion davantage mise en avant est bel et bien le rapport à l’ ‘’Autre’’, cela en plusieurs étapes :



Premièrement, on évolue avec l’Autre ; loin de rester seuls dans leur coin, Ayukawa et Tsugumi se mêlent aux autres, que ce soit grâce au sport d’Ayukawa avec d’autres handicapés moteurs, la rencontre de Tsugumi avec Ishibashi, la femme du coach, qui lui apportera du soutien et de bons conseils, les multiples rencontres avec le jeune Haruto et sa petite amie… L’Autre leur permettra de grandir en tant que couple, mais également en tant que personne. Une influence aussi bien sur leur individualité que sur leur relation.



Ensuite, on se préoccupe de l’Autre ; Ayukawa s’intéressera à Tsugumi, aussi bien que Tsugumi s’intéressera à Ayukawa. Leur implication est loin d’être inégale et reste dénuée de toute niaiserie, amplifiant cette impression de maturité pouvant se dégager de part les problématiques soulevées. Chacun s’inquiétera du bonheur de l’autre, de manière différente ; Tsugumi aura tendance à s’impliquer physiquement, en s’occupant d’Ayukawa, tandis qu’Akuyawa sera davantage dans l’implication spirituelle. C’est ainsi que l’on verra se former une sorte de pression, imposée par nos deux protagonistes, pression parfaitement ressentie par le lecteur ; Ayukawa éprouvera toujours la douleur de ne pas pouvoir se servir de ses jambes, avançant avec Tsugumi via des ‘’et si…’’, on comprend que l’handicap n’a toujours pas été complètement intégré, malgré le temps passé.

La jeune fille, quant à elle, mettra sa santé en péril en voulant s’occuper sans arrêt de son petit ami, un acharnement à vouloir utiliser son énergie qu’elle paiera tôt ou tard… L’auteure nous montre que la force de l’amour ne fait pas tout, la réalité n’est pas enjolivée : La situation exposée n’est pas une illusion fantasmée montrant un amour simple et facile, au contraire.



Enfin, on interagit avec l’Autre ; la ‘’rencontre’’ entre Ayukawa et les parents de Tsugumi mettra en avant une difficulté de l’acceptation de l’handicap, une inquiétude pour la suite de leur couple d’un point de vue extérieur. Puis, on notera la formation d’un carré amoureux ; il permettra aux personnages de prendre un certain recul sur leur situation, et sur eux-mêmes. Les différents échanges qui auront lieu entre les différents actants enclencheront une remise en question des deux côtés du couple, ce qui, ensuite, amplifiera la pression que s’imposait déjà Ayukawa & Tsugumi.

Malgré le caractère prévisible de la chose (le carré amoureux n’étant pas chose rare dans un shôjo), attendons de voir ce qu’il en adviendra par la suite et la manière dont il sera exploité ; le cliché fait, tout du moins dans ce second tome, un très bon départ.



Tout cela permettra le développement des personnages, que ce soit les protagonistes (on en apprend plus sur la rééducation d’Ayukawa par exemple), ou les personnages secondaires, en particulier les fameux actants du carré amoureux.

C’est en cela que ce tome a une dimension bien plus sociale que le 1er, entrant dans le vif et la partie la plus importante à mon sens du sujet. J’attend une suite mettant davantage l'accent sur cette marginalisation des personnes handicapées, un phénomène de société déjà entamé dans les 2 tomes parus.



A propos des graphismes et de l’édition, même remarques que pour le premier tome : On ressent quelques faiblesses sur certaines cases, partageant des dessins très (trop) simplistes ; pas un réel défaut en soit, c’est en forgeant qu’on devient forgeron après tout. L’ensemble reste néanmoins soigné et facile à suivre. Les illustrations de début de chapitres restent toujours aussi agréables à regarder.

Rien à dire à propos de l’édition : De très bonne facture, le livre est souple et facile à prendre en main.



Un second tome confirmant les bonnes impressions éprouvées à la lecture du premier. On soulignera le développement de cette relation au destin mitigé, de manière mature. Les personnages dialoguent et évoluent au fil des pages, mettant en avant la nécessité de discuter afin de comprendre l'Autre. Une seule envie après l'avoir terminé: Se saisir du volume suivant et le dévorer!
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La fille du faiseur de rois
29 avril 2017
La fille du faiseur de rois de Philippa Gregory
Il est interessant de changer de point de vue. Par ce roman philippa Gregory nous fait decouvrir le point de vu adverse a celui exprimé dans le precedent roman the white queen. Ca n'a pas été mon roman preferé cependant il vallait le coup d'etre lu afin de voir que tout n'est pas tout blanc ou tout noir et de connaitre les details que nous n'avions pas dans le roman precedent.

La fille du faiseur de roi depeint le statut des femmes a cette époque.

Des pions passant d une strategie a l'autre. D'un joueur a l'autre. D'un père a un roi ou un mari...
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La promesse des sources
29 avril 2017
La promesse des sources de Christian Signol
Très bon roman, un roman à la manière de Christian Signol. Constance native d'un petit village de l’Aveyron a quitté, plus jeune sa région pour du travail et un mari à Paris. Divorcée, son père décédé, elle revient, vingt ans après, sur les traces de son passé et reprend l'activité familiale, car là réside aussi le secret de sa vie. Elle y retrouvera l'amour et cette nature sauvage et austère qu'elle aimait tant. Les personnages sont attachants et l’intrigue assez captivante. Le style est simple, tout comme les charmes délicieux de la région décrite. Le message est clair et plein de bon sens : ne passez pas à côté de vos racines.

Un agréable moment de lecture.
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Doukyuusei
29 avril 2017
Doukyuusei de Asumiko Nakamura
L’amour est comme un soda au citron. Asumiko Nakamura nous propose ici un récit d’une fraîcheur et d’un naturel déconcertant. Loin des trop nombreux Yaoi incohérents avec une romance malsaine basée sur des viols et abus, nous sommes plongés dans une romance lycéenne, un premier amour, on ne peut plus banal. Et c’est sans doute la force de la série, le fait qu’Asumiko Nakamura parvienne à construire une histoire aussi innocente, une relation avec quelques maladresses, une relation réaliste, parvenant à marquer les esprits sans en faire trop.



Les personnages principaux n’y seront pas pour rien, deux personnalités opposées et humaines ; Hikaru étant un garçon expansif, apprécié, à l’aise avec lui même tandis que Rihito est l’adolescent intelligent mais néanmoins discret : un topos donc, qui a son petit effet, leurs différences ne feront que plus les rapprocher. Ces deux jeunes hommes sont très attachants, ils possèdent leurs défauts et leurs qualités, leur personnalité est affinée, nuancée au fil des pages et leur développement est plus que juste.



Cette justesse se retrouvera également au niveau de leur relation, thème principal de l’œuvre : Loin des ‘’Je t’aime. – Moi non plus.’’, on va droit au but directement sans prendre le temps de tergiverser (diantre merci), la personnalité d’Hikaru devant aider, celui-ci ne fonctionnant pas avec des non-dits. C’est donc un développement de leurs rapports que nous auront dans chaque chapitre, rien n’est superflu, on prend notre temps, le tout avec poésie et humour. Il est intéressant de voir et de suivre l’alchimie se trouvant entre Hikaru et Rihito, l’un aidant l’autre et inversement : Une mise en avant de leur complémentarité.

Malgré tout, ils ne seront pas à l’abris de petits problèmes (dans tes dents ‘’FORCE DE L’AMOUR’’ !), et c’est pur bonheur que de les voir se réunir enfin pour les régler ensemble.

La lecture est très agréable, l’ambiance est très douce et calme, c’est bon enfant, frais, un brin innocent, dû aux personnages maladroits, reflets d’un premier amour. En se concentrant uniquement sur la relation entre protagonistes, le tout reste léger ; on n’incorpore aucun réel personnage secondaire, mis à part le professeur Hara-sen (qui aura, soit dit en passant, un chapitre centré sur sa rencontre avec Rihito), la thématique de l’homosexualité n’est pas soulevée, juste citée via différentes remarques telles que ‘’Mais je suis un garçon.’’, ‘’Il n’est pas du même genre que nous’’, pas de réel dilemme concernant le sexe de la personne aimée donc ; une histoire sans prise de tête contant les premiers émois adolescents.



Au premier coup d’œil, on reconnaîtra le trait d’Asumiko Nakamura, une patte particulière et originale ; Les dessins sont fins, aériens, un style graphique pouvant surprendre au premier abord, mais totalement maîtrisé.

Très peu de décors au final, l’intrigue ayant lieu dans un milieu scolaire. Les planches resteront néanmoins très agréables à regarder, la mise en page étant fluide, l’utilisation des trames modérée, le tout est un régal.

Rien à redire à propos de l’édition, le tome est épais, dispose des 2 premières pages en couleur et la prise en main est facile. J’apprécie le travail fait sur l’édition, le rendu final étant plus appréciable que celui de la collection IDP.



Arrivé second aux Yaoi Pulse BL Awards 2017 (grâce aux votes du public donc), son succès est amplement mérité : C’est un très bon titre, léger, poétique, réaliste, une romance lycéenne ni toute rose ni toute noire, dégageant une immense douceur. Les premiers émois amoureux sont parlants, ils nous touchent, ils nous transportent, et Asumiko Nakamura parvient à assurer tout cela avec brio.



Il est accessible aux habitués du genre comme aux newbies : Doukyuusei est tout public; aucune scène de sexe au bataillon, une relation où l’on s’attarde sur les sentiments, au lieu de baser le tout sur des rapprochements corporels, ce qui est très plaisant à lire.



Enfin, c’est une jolie réussite de l’auteure, donnant envie de s’intéresser à ses autres titres, à commencer par la suite Sotsugyousei.
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La fille qui navigua autour de Féérie dans un..
29 avril 2017
La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau construit de ses propres mains de Catherynne M. Valente
Une magnifique couverture qui attire le regard, un titre qui fait sourire tant il est long et un résumé qui nous promet un voyage qui n'a rien à envier aux contes classiques : je veux en être !



Et l'aventure n'attend pas : dès les premières pages, Septembre et le lecteur partent pour Féérie où les différentes rencontres et événements vont l’amener à sauver ce monde qui, depuis que la Marquise a pris le pouvoir, est bouleversé.



Et quelles rencontres, quels événements ! Les créatures fantastiques ne manquent pas et les situations loufoques et absurdes s'enchaînent. Notre héroïne va trouver un ami en A-à-L, un Vouivre qui pense que son père est une bibliothèque et qui, comme son nom l'indique, connaît la définition de tous les mots de a à l. Elle va aussi rencontrer des sorcières et un Lou-Garou, sans p, car contrairement aux Loup-Garous il se transforme en humain à la pleine lune et est un loup le reste du temps (et il vaut mieux se méfier de lui quand il est humain !)



Je me suis beaucoup attachée à Septembre qui est un petite fille très sage et intelligente sans pour autant être niaise comme les petites filles des contes classiques. De manière générale, l'auteure a vraiment réussi à rester originale en reprenant pourtant beaucoup d'éléments de contes connus.



J'ai vraiment adoré l'univers de l'auteur, son imagination qui m'a fait penser à tous mes livres préférés comme L'Histoire Sans Fin, Alice au Pays des Merveilles ou Les Chroniques de Narnia Il y a d'ailleurs plein de références à ces contes classiques : Septembre fait son entrée en Féérie en tombant dans la mer, une eau salée qui pourrait très bien être faite des larmes d'Alice ; alors qu'une autre enfant passe par une armoire pour rejoindre ce monde fantastique. Ce livre m'a beaucoup fait sourire, m'a rendu nostalgique. Certaines situations complètement loufoques permettent cependant de parler de choses de la vraie vie, et je trouve que c'est vraiment la meilleure façon de le faire.



J'ai aussi vraiment adoré le narrateur qui est très présent. Il fait très souvent des pauses dans le récit pour parler au lecteur, nous livrer certaines choses que Septembre ne sait pas et que l'on ne devrait pas savoir non plus à ce stade du récit. C'est vraiment un personnage à part entière et il m'a beaucoup fait penser au narrateur de L'Histoire Sans Fin, qui aime lui aussi briser le quatrième mur.



Cependant, j'ai trouvé que le récit s'essoufflait un peu vers la fin, et je n'ai pas compris ce besoin de mettre tant de violences au sein du récit. Certains moments sont vraiment durs et cassent un peu l'aspect conte qui normalement n'a pas besoin de violence pour instaurer une ambiance pesante, forte émotionnellement. La fin m'a pourtant vraiment surprise !



Le roman de Catherynne M. Valente est vraiment un hommage à tous ces contes que l'on a tous lu en étant petit. J'ai vraiment adoré mon voyage, j'ai trouvé ce livre fort et l'imagination de l'auteure vraiment étonnant ! J'aurais pu suivre Septembre indéfiniment à la découverte de Féérie.
Lien : http://bookshowl.blogspot.fr..
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