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Rencontre avec les éditions Outrefleuve et Pocket imaginaire

19 octobre 2017

entretien

A l'occasion du Mois de l'Imaginaire, nous avons rencontré Stéphane Desa, directeur des collections Outrefleuve et Pocket imaginaire. Il a évoqué pour nous son parcours d'éditeur en littératures de l'imaginaire, et ses coups de cœur bientôt en librairie.

Survivre à la guerre avec Philippe Pollet-Villard

19 octobre 2017

Compte rendu

L'auteur de 'L'Enfant-mouche' était chez Babelio le 2 octobre pour rencontrer ses lecteurs, et répondre à leurs questions sur ce livre évoquant le parcours d'une jeune orpheline durant la Seconde Guerre mondiale. Voici le compte-rendu de cette soirée.

Babelio, partenaire du festival Quai des Bulles

16 octobre 2017

Information

Rendez-vous à Saint-Malo du 27 au 29 octobre pour trois jours d'immersion en BD avec le festival Quai des Bulles, où vous aurez l'occasion d'assister à de nombreuses animations, expositions, conférences et rencontrer plus de 600 auteurs.

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François Szabowski ou l'élégance du bon sens

13 octobre 2017

entretien

Derrière son titre poil à gratter, 'L'amour est une maladie ordinaire' (éditions Le Tripode) explore le quotidien d'un presque quadra parisien obsédé par l'idée d'un amour éternel et absolu. Nous avons posé quelques questions à son auteur.

Rencontrez Jenny Colgan

17 octobre 2017

Concours

Si, pour vous, deux mois d'avance ce n'est pas trop tôt pour retrouver l'esprit de Noël, les éditions Prisma et Babelio lancent un concours pour sélectionner 30 lecteurs qui recevront Noël à la petite boulangerie et seront invités à venir rencontrer Jenny Colgan le jeudi 23 novembre prochain à 18h30 à Paris.

Babelio rencontre Alice Zeniter

16 octobre 2017

Vidéo

Pour parler de son dernier roman publié aux éditions Flammarion, L'Art de perdre, Alice Zeniter a choisi les mots Algérie, communauté, dialogues, mythes et culture dans l'interview vidéo qu'elle a accordé à Babelio.

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Le silence de la cité
  17 octobre 2017
Le silence de la cité de Élisabeth Vonarburg
Riche, riche. Trop riche ? Non, jamais. Mais que de thèmes brassés. Sans jamais rien perdre en sensibilité ni humanité.
Le silence de la cité, une extinction de privilégiés, obsédés par la longévité, vivant une fin d'utopie pourrissante et honteuse, a pour parallèle les souffrances d'un continent retourné à la barbarie, où un sexe exploite l'autre, plus que jamais. Doit-on lutter, pour assurer un futur à l'humanité ? Pratiquer l'eugénisme ? Se faire passer pour des dieux ? Résoudre le problème des sexes, d'une manière radicale ? Manipuler ? Comme on a été manipulé. Ou faire confiance ?
Et derrière une profusion de réflexions, qui me paraissent, pour certaines, en avance sur l'époque du livre, et dont certains m'évoquent, de manière inattendue, Greg Egan, par exemple, il y a l'histoire d'une femme de chair et de sang, de ses sentiments et de ses idéaux, qui ressent, qui souffre, et qui aime.
Et une narration à ellipses, dont la première partie peut dérouter, un peu puzzle à reconstruire. Un roman dense, à suivre attentivement, mais je crois que ça en vaut la peine.

Note :
Fait plutôt méconnu, les Chroniques du Pays des Mères, chef d'oeuvre d'Elisabeth Vonarburg, se déroulent dans un lointain futur du Silence de la Cité. Elles lui font directement référence, à la fois sur le plan de la réflexion, puisque les questions, posées ici, y sont explorées, plus en profondeur, et subtilité. Et sur le plan du récit, puisque les événements proches du Silence, devenus mythes, sont au coeur de la vie de Lisbeï, l'héroïne des Chroniques, et de la société du Pays des Mères.
Mais, comme beaucoup, j'ai lu (et ai été ébloui par) les Chroniques, sans rien savoir du Silence, et sans en éprouver la moindre gêne. En fait j'en veux presque à cette « préquelle » (dans l'ordre de ma lecture) d'avoir levé une partie des interrogations, qui contribuaient au charme des Chroniques, lesquelles font partie de mes romans les plus plus préférés, de mes préférés, de ces dernières années.

Note sur les éditions. J'ai échantillonné un peu les deux éditions, Denoël et Alire, et pas trouvé de différence, en dehors d'un renumérotage des chapitres.
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Chaves
  18 octobre 2017
Chaves de Eduardo Mallea
« Parfois il y a un avertissement. Un rêve, un présage. Parfois il n’y a rien, rien d’autre que le coup lui-même quand il frappe. » Chaves ne le sait que trop. Ironiquement, celui dont le nom signifie « clefs » en portugais s’est muré dans le silence, contenant ainsi ses souvenirs et ses peines. Est-il devenu étranger à la vie à force d’essuyer les tempêtes que le destin a placées sur sa route ? Est-il de ceux marqués du sceau de la différence dès le premier jour de leur naissance ? Funambule maladroit sur le chemin de l’existence, Chaves est un être « à part », un solitaire. Et c’est dans le regard et les silences apaisants de Pure, alter ego, compagne, amie et épouse, qu’il a pu se construire et tenter d’entrer dans la norme en fondant une famille, sa famille. Mais la destinée de Chaves était autre…Loin de la routine réconfortante, de la chaleur du corps d’une femme ou des éclats de rire d’un enfant. Implacablement, ce Meursault en puissance a subi les coups du sort en jugulant ses douleurs et sa rage. De l’ado original qu’il était ne restent que des cendres refroidies par le deuil et les épreuves ; un homme hanté par ses fantômes. Il est devenu un incompris, que l’on juge, que l’on déteste et que le comportement condamne. Employé dans une scierie au Nord de la Patagonie, nulle terre n’est assez rude pour s’associer à sa peine, nul labeur assez pénible pour lui faire oublier le poids de son fardeau. On le croit méprisable, hautain, dédaigneux quand il est écorché, ravagé de l’intérieur, rendu.
Roman de l’intolérance, Chaves est de ces œuvres marquées au fer rouge par la fatalité. Le personnage éponyme, à l’instar du Meursault de Camus, s’enferme dans un mutisme qui ne cesse de croître au fil des pages. Dérangé et dérangeant pour ses contemporains, il déchaîne les passions. Discrétion incarnée, c’est dans son absence de communication qu’il existe…Peut-être pour mieux conserver les images d’un passé révolu, peut-être pour cacher à la face du monde son déchirement intérieur, peut-être pour rester debout, encore et malgré tout…Et ces pages, sombres et puissantes, où l’encre et les mots tombent tels des couperets, servent de linceul à la lente agonie de Chaves. Un homme meurtri auquel il ne reste que le silence pour échapper au monde et aux bruits déchirants de la scierie.
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Sirena Selena
  18 octobre 2017
Sirena Selena de Mayra Santos-Febres
Très beau roman sur les queers de la Caraïbe à travers le destin de Sirena Selena, garçon des quartiers pauvres de Puerto Rico en passe de devenir chanteuse de boléros dans les cabarets haut de gamme de Saint-Domingue.
Le titre original « Sirena Selena vestida de pena » retranscrit parfaitement la douloureuse métamorphose d'un orphelin livré à lui-même dans les rues portoricaines en une sublime diva à la voix envoûtante. Mayra Santos-Febres nous livre un portrait à la fois tragique et flamboyant de la vie des travestis qui tapinent sur les trottoirs, des drag-queens déjantées, droguées, assassinées, reines de la nuit, des Diana Ross plus vraies que nature, des Bette Midler, des Carmen Miranda, un tableau des folles soirées dans les clubs, des spectacles, de la répression policière, des maltraitance, de la douleur d'être femme dans un corps d'homme. « Se faire opérer n'est pas la même chose que s'habiller et ça, pour le comprendre, il faut le vivre dans sa chair. Pour pouvoir enfin se voir toute nue, le bas en harmonie avec le haut, une foufoune et des doudounes. La totale. Pour pouvoir enfin vivre en paix dans un corps, et pas deux. »
Sirena Selena est une oeuvre riche d'images et de métaphores. Sous la plume de Santos-Febres, le corps, le travestissement ont des accents mythologiques. Sirena est mi-femme, mi-poisson, affublée d'une queue de sirène qui fait d'elle un être fantastique. Sa voix d'ange séduit les hommes comme les femmes, fait perdre la raison, voler en éclat les apparences. Son Pygmalion, Miss Martha Divine veut faire d'elle une star. Son poulain qui va faire fortune dans les palaces, elle en est certaine, lui permettra enfin de devenir une femme toute entière grâce à la chirurgie. La queer mature, expérimentée, passée maître dans l'art de la métamorphose, s'est choisie un pseudo de déesse.
Sirène, Selene, la Lune versatile, Divine… Mayra Santas-Febres en appelle aux mythes et à la cosmogonie pour donner toute sa force au thème de l'apparence et de la métamorphose: « L'apparition de Sirena sous la lune dans une demeure de rêve. L'apparition de celle qui aujourd'hui est la Selena des Caraïbes. L'apparition de cette chanteuse à la voix si mélodieuse , la provocation incarnée. » Sirena Selena est un premier roman, cruel et drôle d'une grande maîtrise que je ne suis pas prête d'oublier.
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Quiz à l'affiche Voir plus

Miss Marple ou Hercule Poirot ? (2)

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Je flingue à tout va

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Valdimir   18 octobre 2017
Six personnages en quête d'auteur de Luigi Pirandello
La nature se sert comme outil de l'imagination humaine pour continuer, sur un plan plus élevé, son œuvre de création.
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palamede   17 octobre 2017
Une jeunesse de Marcel Proust de Evelyne Bloch-Dano
Votre idée du malheur : Être séparé de maman, ainsi le jeune Proust répondait-il dans le questionnaire qui a fini par porter son nom.
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palamede   19 octobre 2017
Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon
... ce qui compte c’est ce qu’on fait, ce qu’on fabrique, même minuscule. Chercher à. Tenter de. Oh, ça n’est pas une incitation à l’engagement, d’ailleurs ce mot, vous ne l’aimez guère, qui s’applique aux choix des militaires et des bonnes sœurs. Mais qu’elle le sache, Violaine, la résignation coûte cher en amertumes tardives et en regrets. 
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