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Rendez-vous à Saint Malo

29 mai 2016

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Babelio est partenaire du festival Etonnants Voyageurs, qui se déroule du 3 au 6 juin à Saint-Malo. Découvrez notre programme.

Le saviez-vous ? Lou Andreas-Salomé

22 mai 2017

A l’occasion de la sortie du film Lou Andreas-Salomé, réalisé par Cordula Kablitz-Post, Babelio et Bodega Films vous proposent de découvrir cette femme de lettres au destin extraordinaire.

Le pique-nique Babelio s'invite dans 6 villes de France

02 mai 2017

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L'heure du pique-nique estival de Babelio a sonné ! Cette édition sera d'ailleurs particulièrement festive puisque nous fêterons également les 10 ans de Babelio ! Vous êtes donc invités, le dimanche 25 juin prochain, à participer au fameux pique-nique de Babelio, et ce dans 6 villes de France : Lille, Lyon, Paris, Marseille, Montpellier et Nantes.

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Babelio rencontre le fondateur d’Étonnants Voyageurs

23 mai 2017

A l'occasion du lancement d'Etonnants Voyageurs 2017 ainsi qu'à celui du partenariat entre le festival et Babelio, nous avons rencontré Michel Le Bris, fondateur du festival, qui s'est confié sur les origines du projet.

Jupe et ordinateur avec Hervé Jourdain

16 mai 2017

Polar, rive droite, réalisme, ordinateur et jupe sont les mots choisis par Hervé Jourdain pour évoquer son oeuvre à l'occasion de la sortie de son dernier roman, Femme sur écoute, publié chez Fleuve Noir​. Retour en vidéo sur notre rencontre avec l'écrivain.

A la rencontre des membres de Babelio

15 mai 2017

entretien

Avec 450 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est à l’honneur, nous avons décidé de vous donner la parole. Rencontre avec Mladoria, inscrite depuis le 18/09/2013.

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Ti-Harnog
29 mai 2017
Ti-Harnog de Christian Léourier
Un homme fait irruption dans une culture étrangère. Peut-il observer sans introduire de perturbation ? C'est le paradoxe de l'ethnologue. Ou le principe d'indétermination. En déterminant la position, on perd à tout jamais la vitesse. C'est pour moi l'axe de ce roman. L'observateur observé. Le manipulateur manipulé ? Le thème de l'amnésique - toujours bien pratique pour le romancier –ici truqué, est détourné, retourné.
Lanmeur fait penser à l'Ekumène de le Guin. Avec des objectifs moins nobles peut-être. (Et des noms qui sonnent breton). Les habitants ont sans doute une parenté avec les androgynes de Géthen. La structure sociale de Ti-Harnog ressemble au cauchemar d'un libéral. Des castes, des castes. Avec des interdits et des obligations très fortes. Mais mêlée d'une vie à deux étapes, le carcan semble moins arbitraire. Du coup l'auteur expose les avantages d'un système éthique fort et partagé. La guerre, la justice, la poésie. Tant de concepts étrangers. Sans doute l'aspect le plus surprenant du livre est cette société. Qui réagit pourtant d'une manière fort élégante à l'arrivée de la particule étrangère.
Mais ce système rejette ce qui ne peut s'y adapter. Et c'est le rôle de la deuxième partie du livre - moins passionnante pour moi - et du contacteur, de montrer que ce monde est cohérent en mode binaire. Et que les mythes sont toujours en train de s'écrire. Un roman court, rapide et riche, premier d'un cycle de Lanmeur commencé il y a trente ans. Et qui me donne envie de poursuivre.
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Le coeur du pélican
26 mai 2017
Le coeur du pélican de Cécile Coulon
Voilà un roman intrigant et saisissant, d'une jeune auteure que je ne connaissais pas.
Anthime, 15 ans, est un adolescent prometteur qui devient très vite la coqueluche locale, comme jeune espoir régional du 800 mètres. Grisé par la gloire et l'envie de gagner, il sacrifie tout pour atteindre son objectif. Mais un drame va transformer le rêve en terrible désillusion...
La plume est percutante et ciselée (affutée, comme dirait justement une amie babeliote). Cela donne un rythme assez soutenu à la narration, une densité au verbe. Ce roman raconte une jeunesse et un amour sacrifiés sur l'autel de la célébrité puis comment, arrivé à l'âge adulte, la frustration, l'orgueil et la colère mènent à l'impasse, voire l'irréparable... Au gâchis d'une vie !
Un portrait qui m'a touchée, mais pas bouleversée.
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Le Cycle de Hain, tome 3 : La Cité des illusi..
26 mai 2017
Le Cycle de Hain, tome 3 : La Cité des illusions de Ursula Le Guin
Je poursuis ma découverte des oeuvres d’Ursula Le Guin avec ce troisième tome du cycle de Hain (ou de l’Ekumen), «La cité des illusions». Il peut être lu indépendamment des autres tomes, sans entraver la compréhension du récit, mais noter tout de même qu’on retrouve des éléments qui se rattachent au «Monde de Rocannon» et à «Planète d’Exil», pour mon plus grand bonheur :)

J’ai eu le plaisir de partager cette lecture avec Siabelle et Crasynath. Je les remercie chaleureusement toutes deux pour tous ces échanges riches et sympathiques, et qui ont contribué à apprécier cette lecture, même si elle ne fut pas un coup de coeur. Car, oui, je n’ai pas autant apprécié ce tome que les deux précédents cités plus haut. Il ne fera pas partie de mes préférés de l’auteure, bien que cette lecture m’ait bien plu.

Dans cet opus, nous suivons Falk, qui se réveille amnésique en plein coeur de la forêt. Au fil des pages, on découvre que l’histoire se déroule sur Terre, des centaines d’années après la défaite de la Ligue face à l’Ennemi. On apprend avec le héros que la Terre est dirigée par les Shing qui, par une main de fer apparemment invisible, semblent empêcher les hommes d’évoluer à leur guise. Ne sachant ni qui il est, ni ce qu’il est, Falk va entreprendre, seul, un voyage afin de rejoindre Es Toch, la cité des Shing, et d’y trouver des réponses.

J’ai bien aimé suivre le personnage de Falk et le voir évoluer au cours de son périple. Il en apprend plus sur lui-même et sur son caractère, ses défauts et qualités. Je me suis rapidement attachée à lui. Il va croiser de petites communautés humaines très différentes, et sa naïveté et sa confiance naturelle - comme celles des enfants - vont parfois le placer dans des situations très délicates.

J’apprécie toujours autant l’écriture riche et soignée de Madame Le Guin dans ses descriptions des paysages. Je pense aux différents territoires sauvages décrits lors du périple de Falk, elle sait toujours aussi bien les mettre en valeur et nous donner la sensation d’y être. Mais je pense également à la troublante cité d’Es Toch, où l’on ne distingue jamais vraiment ce qui est réel de ce qui ne l’est pas, d’où le titre si bien trouvé.
J’ai également apprécié l’ambiance mystérieuse dans laquelle on est maintenu tout au long du récit. L’auteure sait attiser la curiosité du lecteur et nous tenir en haleine, on est toujours dans l’attente de la suite.

La confiance est l’un des thèmes qu’aborde l’auteure à travers cet ouvrage. On voit les conséquences sur les rapports entre les individus et leur perception du monde suivant s’ils l’accordent ou pas à leur entourage. La place du mensonge, de l’ignorance, mais aussi de l’espoir est centrale dans cette histoire.
Elle dénonce aussi - à sa manière avec les Shing et les humains - la domination soi-disant bien pensante des sociétés «développées» (d’hier et d’aujourd’hui), sur les populations «indigènes», sans tenir compte des cultures et fonctionnements de ces communautés.

Maintenant, je dois avouer qu’à la fin de cette lecture, je reste quand même un peu sur ma «faim». Je me sens un peu frustrée, l’impression qu’il manque quelque chose pour bien clore cette histoire. J’ai trouvé la fin rapide et trop succincte à mon goût. J’aurais aimé en savoir plus sur les Shing pour mieux les comprendre, ils demeurent obscurs sur biens des points. Je ne pense pas avoir tout saisi et cela m’agace, me gêne.

Ceci étant dit, ce ressenti m’est tout à fait personnel, et ne doit pas dissuader un autre lecteur de se lancer dans cette lecture qui m’a plus par biens des aspects, dont celui de compléter le cycle de l’Ekumen. Je compte d’ailleurs poursuivre ce cycle par la lecture prochaine des «Dépossédés» de cette auteure géniale. :)

Lu dans le cadre du challenge «Une année avec... Ursula le Guin et Poul Anderson (2017)»
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palamede26 mai 2017
Oeuvres Poétiques de Octavio Paz
Vent, eau, pierre

L'eau perce la pierre,
le vent disperse l'eau,
la pierre arrête le vent.
Eau, vent, pierre.

le vent sculpte la pierre,
la pierre est coupe de l'eau,
l'eau s'échappe et elle est vent.
Pierre, vent, eau.

Le vent dans ses tours chante,
l'eau en marchant murmure,
la pierre immobile se tait.
Vent, eau , pierre.

On est autre et personne :
entre leurs noms vides
passent et s'évanouissent
eau, pierre, vent.

A Roger Caillois (p. 520)
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ClaireG27 mai 2017
Eldorado de Laurent Gaudé
Combien de fois as-tu vraiment demandé à quelqu’un ce que tu voulais ? Nous n’osons plus. Nous espérons. Nous rêvons que ceux qui nous entourent devinent nos désirs, que ce ne soit même pas la peine de les exprimer. Nous nous taisons. Par pudeur. Par crainte. Par habitude. Ou nous demandons mille choses que nous ne voulons pas mais qu’il nous faut de façon urgente et vaine, pour remplir je ne sais quel vide.

p. 61
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Eric7627 mai 2017
Tragédie à l'Everest de Jon Krakauer
Installé sur le toit du monde, un pied en Chine, un pied au Népal, j'essuyai la glace qui s'était formé sur mon masque à oxygène, me recroquevillai pour me protéger du vent et contemplai distraitement l'immense Tibet. Avec une conscience affaiblie et détachée, je comprenais que j'avais devant moi un paysage spectaculaire. Pendant de nombreux mois, j'avais imaginé ce moment et anticipé l'émotion qu'il provoquerait. Mais maintenant, alors que je me tenais vraiment au sommet de l'Everest, je n'avais même plus la force de m'en soucier.
C'était au début de l'après-midi du 10 mai 1996. Je n'avais pas dormi depuis cinquante-sept heures. La seule nourriture que j'avais réussi à avaler se réduisait à un bol de potage soluble et à une poignée de cacahuètes enrobées de chocolat. Une toux violente, qui durait depuis des semaines, transformait chacune de mes respirations en épreuve douloureuse. A 8848 mètres, dans la troposphère, l'oxygène était si raréfié que mes aptitudes mentales étaient ramenées à celles d'un enfant attardé. Dans ces conditions, je sentais que j'avais froid, que j'étais fatigué, et rien d'autre.
J'étais arrivé au sommet quelques minutes après Anatoli Boukreev, un guide russe qui travaillait pour une expédition américaine, et juste devant Andy Harris, guide de l'équipe néo-zélandaise à laquelle j'appartenais. Je connaissais à peine Boukreev, mais en revanche j'avais appris à apprécier Harris au cours des semaines précédentes. Je pris rapidement quelques photos des deux hommes puis je me retournai et commençai à redescendre. A ma montre, il était 13 h 17. J'avais passé moins de cinq minutes sur le toit du monde.
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