AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Découvrez votre prochain
livre sur Babelio !
& Partagez vos lectures avec la communauté
inscrivez-vous
Les Dernières Actualités Voir plus

Masse Critique révèle le super-héros en vous !

21 mai 2019

Masse Critique

Ce mercredi 22 mai dès 7h, Babelio fait renaître votre âme d'enfant avec une nouvelle opération consacrée à la littérature Jeunesse et Jeune adulte. Au menu, près de 300 livres, de la BD au roman young adult, en passant par des albums jeunesse - une véritable fontaine de jouvence. Et l'occasion comme toujours de recevoir un livre en échange d'une critique. Bonne chance à tous !

Prix Babelio 2019 : les votes sont ouverts !

20 mai 2019

Communauté

Haut les cœurs ! Le prix Babelio 2019 est officiellement lancé : découvrez la sélection de 100 ouvrages, et votez pour vos livres préférés. Vous avez jusqu'au 4 juin pour élire les 10 lauréats, et tenter de remporter des invitations pour la soirée de remise des prix le 19 juin à Paris, et les 10 livres primés.

Danse macabre avec Philippe Tessier

20 mai 2019

Vidéo

Grand fan de films de zombies et de littératures de l'imaginaire, Philippe Tessier imagine dans 'Morts' le retour à la vie d'un jeune trépassé, Joseph, qui "ressuscite" et va croiser les squelettes de personnages illustres (Sigmund F., Charles de G., Winston C., ou encore Karl M.). L'auteur nous en dit plus en vidéo, à travers 5 mots qu'il a sélectionnés.

Les plus Populaires Voir plus
Le reste de l'actualité Voir plus

Paul Martin et les refuges de l'enfance

17 mai 2019

entretien

"Je suis persuadé que la richesse de l'imaginaire est un puissant moyen d'affronter les difficultés de l'existence." Paul Martin signe avec Jean-Baptiste Bourgois 'Violette Hurlevent et le Jardin Sauvage', roman jeunesse richement illustré qui explore un univers féerique et périlleux, dans lequel le personnage principal trouve refuge quand sa situation familiale se détériore. Un livre à découvrir via notre interview de ses deux auteurs.

Rencontrez Ariane Bois

17 mai 2019

Concours

Avec 'L'Ile aux enfants', Ariane Bois nous invite à (re)découvrir un épisode peu glorieux de l'histoire de France, celui des exilés de la Creuse, un transfert massif d'enfants venus de l'île de la Réunion pour repeupler des départements isolés de la métropole en 1963, contre leur gré et celui de leurs familles. Un roman qui rencontre un beau succès critique sur Babelio. Inscrivez-vous dès maintenant pour tenter de recevoir le livre et rencontrer l'auteur le 7 juin à Paris.

L'utopie selon Vincent Villeminot

16 mai 2019

Vidéo

Dans son dernier roman young adult 'Nous sommes l'étincelle', Vincent Villeminot raconte l'histoire d'un groupe de jeunes gens partis vivre en forêt. A travers différentes époques, il suit le destin de cette révolution pacifique pour questionner le rôle et les possibilités de l'utopie dans nos sociétés contemporaines. Pour en savoir plus, voici notre vidéo où l'auteur parle en détail de son livre, à travers 5 mots.

La presse en parle Voir plus
Le calendrier des sorties Voir plus
Les critiques à l'affiche Voir plus
Sous le volcan (L'autre bibliothèque)
  19 mai 2019
Sous le volcan (L'autre bibliothèque) de Malcolm Lowry
C'etait dans l'extreme sud marocain. Une chaleur accablante descendait du ciel et remontait de la route. Elle nous penetrait, mes amis et moi, nous ecrasait, nous extenuait. A un tournant, soudain, de l'eau! Mirage? Non, un vrai petit cours d'eau, etroit, minuscule, mais il coulait! Arretant la voiture illico, nous nous precipitames dedans. L'extase! L'orgasme! Que nous avons paye cher parce qu'une fois ressortis nous etions badigeonnes d'une epaisse couche de boue, durcie en deux secondes, dont nous ne pumes nous debarrasser completement qu'une bonne heure apres, arrives a Tata. Tata, derniere etape avant l'immensite desertique, notre derniere etape avant de rebrousser chemin.

Le plongeon dans la relecture de Sous le volcan me fait aujourd'hui un effet semblable. J'en ressors emboue, me grattant de partout. Une boue qui charbonne l'ame, mais devient en fait boue protectrice. Elle se colle, s'installe, et pollue. Mais au lieu de souiller elle depure, elle purifie.

Et puis non, ce livre n'est pas un ruisselet, c'est un volcan, comme son titre l'indique. Il n'enduit pas de boue, mais de lave brulante, parce qu'il est toujours actif. Et la lave, c'est bien connu, brule, rase tout sur son chemin en un premier temps, mais fertilise au long terme. Elle fait mine de tout detruire, quand en fait elle donne vie. Et de ce livre explose une lave a effarer beacoup de braves, mais recompensera les plus constants.

Ce livre est considere comme un monstre sacre, et c'est pourquoi je m'y suis plonge apres l'Ulysse de Joyce. Il est moins long. Un pave mais pas enorme. Comme dans Ulysse, c'est le recit d'une journee, et plus exactement de 12 heures, chacune d'elles ayant droit a un chapitre. Comme dans Ulysse il y a beaucoup d'introspection, et il est fait grand usage de monologues interieurs, de “courants de conscience”, entrecoupes ici aussi (et donc compliques) de dialogues, de relations d'actions reelles et de descriptions des cadres ou les personnages se meuvent, villes et nature environnante.

C'est la derniere journee de Geoffrey Firmin, consul dechu de Grande Bretagne a Cuarnavaca, Mexique (le nom de la ville est deguise en Quauhnahuac, qui me semble etre son ancienne denomination indienne, mais la Cuernavaca reelle et son entourage sont decrits fidelement). La derniere journee de sa descente aux enfers, son aboutissement. Ou l'on peut voir peut-etre aussi son ultime triomphe, envers et contre tous, la defaite des demons qui l'assaillaient depuis longtemps, sa salvation, la finale salvation de son ame, le repos de son ame inquiete, la quietude, enfin.

Longtemps avant son arrivee a Cuernavaca le consul a commis une faute. Ce n'est meme pas sur qu'il l'ait commise. Mais il n'a pas reussi a empecher d'autres de la commettre. Il a ete juge et acquitte. Mais lui ne peut s'absoudre. Il se sent responsable. C'est “SA” faute. Alors il essaye de la noyer dans l'alcool. De l'effacer dans l'alcool. A Cuernavaca c'est dans le mescal, ce liquide apre a gout de javel. Pas dans la biere ou le “pulque” populaire, de faible teneur, pas dans la tequila, faite pour les touristes, dans le mescal. Noyer le passe dans le mescal. Tuer l'avenir dans le mescal. Le probleme c'est qu'il le supporte bien. Apres chaque nuit de beuverie il continue de se tenir droit. Enfin, presque toujours. Il reste concient. Enfin, presque toujours. Il sait que derriere son dos on l'appele “Mescalito”. Il entend, etouffes par la brume, les quolibets: “borracho, borraaacho, borrachooo (soulard)”. Mais c'est peut-etre lui qui profere ces mots, dans sa tete?

Nombre de gens essaient de l'arreter sur cette pente. Sa femme, son frere, qui l'aiment. D'autres, qui l'estiment. Il a perdu sa femme. Perdu? En ce jour des morts de 1938 ou la ville est en liesse sa femme est revenue, apres un an de separation. Elle lui avait ecrit de nombreuses lettres, qu'il n'a jamais ouvertes, jamais lues. Des son depart elle lui avait envoye une carte, qui apres avoir fait un long parcours a travers villes, pays et continents, n'arrive qu'avec elle, en ce jour des morts. Qu'avait-elle ecrit? “Mon cheri, pourquoi suis-je partie? Pourquoi m'as-tu laisse partir?” Elle l'a toujours aime. Elle l'aime. Elle reve de le sauver, de recommencer une nouvelle vie avec lui, ailleurs, dans des contrees plus foides, moins grisantes...

Rien n'y pourra faire. le mescal n'est pas la cause de sa maladie, au contraire, son espoir de guerison. Ou en ses propres mots, dans ses propres pensees: “Mais sa soif etait plus que jamais inextinguible. Parce que sans doute n'etait-ce pas de l'eau qu'il buvait mais de la legerete, une promesse de legerete – comment se pouvait-il qu'il but une promesse de legerete? Parce que sans doute n'etait-ce pas de l'eau qu'il buvait mais une certitude de clarte – comment se pouvait-il qu'il but de la certitude de clarte? Certitude de clarte, promesse de legerete, de lumiere, encore et toujours plus de lumiere, de lumiere, de lumiere, de lumiere!”

Il n'est des fois, il n'est souvent de juge plus inflexible, plus impitoyable, que soi-meme. C'est ce jugement qui dicte des fois la sentence la plus lourde: le suicide. Et cette sentence personnelle devient une delivrance. Dans ce debat d'assises aucun autre juge, aucun jure n'y pourra rien. Dans ce livre la femme aimante du consul n'y pourra rien. Elle assistera a sa descente aux enfers sans pouvoir l'assister. Impuissante. Comme face a eux, la fiancée aimante du Popocatepetl, l'eteinte Ixtaccihuatl, le regarde, impuissante et triste, deverser sa rage, sa fumee et sa lave. Comme tous les personnages de ce roman qui assistent de loin, impotents et consternes, a la bataille de l'Ebre qui est en train de mettre fin a la republique espagnole. L'ivresse du consul est l'ivresse de toute l'humanite. La crise de valeurs est noyee dans des relents ethyliques, en des endroits qui deviennent partout miserables “cantinas” sinon bordels.

La femme du consul ne pourra s'en remettre. Elle mourra avant lui, a la onzieme heure de cette journee, une heure avant le consul, en un bizarre accident agence par les dieux, tolteques ou azteques, qui l'avaient depuis longtemps decide. Moi je n'ai compris cette mort qu'avec cette relecture. Je ne m'en rappelais pas. Je ne l'avais pas vue venir. La mort du consul avait tout efface.

Je ressors de ce livre touche. Encore une fois. Je l'ai avale a longues gorgees, comme du mescal. Et pourtant, il y a tellement de passages, tellement de pages, qui meritent d'etre degustees lentement... Comme s'il m'avait fait entrer de force en une tarantelle endiablee. Je sue de l'alcool, mais, moi, je m'en remettrai. Sans pour autant oublier. Oui, c'est un livre inoubliable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          187
L'autre pays
  19 mai 2019
L'autre pays de Sébastien Berlendis
instantané d'un voyage livresque

L'autre pays
celui rêvé
celui des clichés
De ce pépé
oublié
effacé
gommé
étiolé
par le passé
L'autre pays
sur la Méditerranée
L'Italie éthérée
Terre ancestrale
familiale
souvenir automnal
L'autre pays
corps abandonné
amour délaissé
drapé de flou
amour dissous
aux parfums d'absence
de souffrances
L'asphalte
efface
les traces
que les pensées
assemblent
Sur les chemins
les portraits
désertés
caressés
de nos mains
s'assoupissent
dans les mémoires
précipice
dérisoire
où pousse
une douce
mélancolie
d'une autre Italie
Commenter  J’apprécie          240
Pensées étranglées
  19 mai 2019
Pensées étranglées de Emil Cioran
Voilà un sacré philosophe, sombre, nihiliste, qui remet absolument tout en question, même l'intérêt de naître : )
Dans ce petit livre d'aphorismes, en quoi ses pensées sont-elles étranglées ? Par qui ? Par quoi ?
Je dirais par l'angoisse omniprésente, angoisse de la prise de conscience d'une civilisation de violence, d'échecs, de refoulements, de maux, de dieux malfaisants, de déceptions, de tristesse, de douleur, de folie, de MORT (en majuscules, car c'est un thème récurrent, obsédant chez lui ).
Autant se tirer une balle tout de suite : )
.
Emil Cioran a eu une enfance malheureuse, et a été déraciné de sa Roumanie natale. On sent le suicide omniprésent derrière chaque pensée !
Voila pour le large côté négatif.
.
Aparksa (à part ça en créole ), kossaoudi ? ( qu'en dis-tu ? )
.
Eh bien, j'ai mis quatre étoiles, parce qu'Emil m'interroge en posant tout à plat.
Je classe ses aphorismes en six catégories dans ma grille personnelle de lecture.
1 ) il y a quelques rares réflexions positives sur la Nature et la Pensée ;
2 ) des réflexions à creuser sur les tyrans, la souffrance, la tristesse, la réussite, la religion, la peur.
3 ) des réflexions avec lesquelles je suis vraiment d'accord, sur la cruauté, l'écriture, la conscience, la philosophie, la guerre ;
4 ) des aphorismes que je trouve absurdes ;
5 ) d'autres pour lesquels j'en cherche encore le sens ;
6 ) et enfin des réflexions avec lesquelles je ne suis pas d'accord, principalement parce que je suis croyant, et lui ne semble pas l'être, d'où une partie de son pessimisme, et sa "peur inepte de la mort", dit-il.
.
En tous cas, pour moi, tout va bien : )
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4512
Quiz à l'affiche Voir plus

Bas les Masques !

13 questions
23 participants

Le Quidditch

12 questions
20 participants

LNHI-42270

10 questions
36 participants

LNHI-41886

7 questions
43 participants

Toffee Darling de Joanne Richoux

10 questions
4 participants

Citations à l'affiche Voir plus

Robert Louis Stevenson
Wyoming   20 mai 2019
Robert Louis Stevenson
Un véritable ami est ce que l'on peut trouver de mieux dans nos voyages. Heureux celui qui en trouve plusieurs. Nous voyageons pour les trouver. Ils sont le sens et la récompense de la vie.
Commenter  J’apprécie          380
 Anonyme
TerrainsVagues   18 mai 2019
Anonyme
Elle vient d’une terre du sud

aguicheuse et revêche
retroussée par les vents
comme une putain

elle souffle

sur la souffrance des femmes
comme on souffle
sur une blessure d’enfant

elle souffle

sur les jours de crise
les entailles dans la peau
les heures suspendues
au vague à l’âme bleu
des paroles tues

elle souffle

sur la honte
la solitude et les silences coupables
sur les hanches pétries
les gorges serrées
et les nuques brisées

sur l’intime blessé des filles
sur le libre tué
au creux des ventres

elle souffle une tempête

elle a perdu le calme
ressenti la nausée
et l’urgence d’écrire
les mots justes de l’émoi
les mots noirs et justes de la révolte

le mal de mère
l’amer-d’être-femme
au sourd du monde
aux sources du mâle

Pat Ryckewaert
Commenter  J’apprécie          601
Victor Hugo
palamede   19 mai 2019
Victor Hugo
Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame

Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,
Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finit où le chemin commence,
Et l'air et le printemps et l'horizon immense,
L'horizon que ce monde attache humble et joyeux
Comme une lèvre au bas de la robe des cieux !
Viens ! et que le regard des pudiques étoiles
Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,
Que l'arbre pénétré de parfums et de chants,
Que le souffle embrasé de midi dans les champs,
Et l'ombre et le soleil et l'onde et la verdure,
Et le rayonnement de toute la nature
Fassent épanouir, comme une double fleur,
La beauté sur ton front et l'amour dans ton coeur !

(Lettre de Victor Hugo à Juliette. 21 mai 1835)
Commenter  J’apprécie          732
.. ..