AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Découvrez votre prochain
livre sur Babelio !
& Partagez vos lectures avec la communauté
inscrivez-vous
Les Dernières Actualités Voir plus

Entre la France et l'Algérie avec Brigitte Giraud

19 septembre 2017

Compte rendu

Pour son dernier livre, Un loup pour l'homme, Brigitte Giraud nous convie à un voyage aux portes de l'Histoire franco-algérienne. Des lecteurs Babelio ont eu la chance de rencontrer l'auteure.

BD de non-fiction : participez à notre sondage

19 septembre 2017

Etudes

Babelio lance un grand sondage sur la non-fiction en BD. Prenez quelques minutes pour répondre à nos questions et nous dire quelles sont vos habitudes de lecture. A l’issue du sondage, un participant sera tiré au sort, et remportera des chèques Lire d’une valeur de 60 euros.

Les Hommes d'après Richard Morgiève

15 septembre 2017

entretien

Babelio a rencontré Richard Morgiève à l'occasion de la sortie de son roman "Les Hommes" sorti aux éditions Joëlle Losfled. Découvrez notre entretien.

Les plus Populaires Voir plus
Le reste de l'actualité Voir plus

Partez à la chasse au trésor avec Miguel Bonnefoy

15 septembre 2017

Compte rendu

Avez-vous déjà rêvé de partir sur les traces d'Henry Morgan, à la recherche d'un trésor enfoui depuis des siècles ? C'est fascinés par cette chasse au trésor que trente lecteurs Babelio ont rencontré Miguel Bonnefoy pour la sortie de son roman Sucre noir.

Babelio défie la rentrée

14 septembre 2017

Communauté

Il n'y a même pas un mois que le défi de la rentrée a été lancé, mais plus de 50% des titres ont déjà été chroniqués ! Avez-vous déjà choisi le titre que vous allez critiquer pour, vous aussi, participer à ce grand défi collectif ?

Patrick Eudeline vous présente ses Panthères grises

12 septembre 2017

entretien

"Comme le rock, la politique a ses nostalgies…" : Découvrez notre entretien avec l'écrivain et critique rock Patrick Eudeline.

La presse en parle Voir plus
Le calendrier des sorties Voir plus
Les critiques à l'affiche Voir plus
Fragments Inédits
15 septembre 2017
Fragments Inédits de Diogene
Marcher à l'ombre n'est pas forcément marcher à l'ombre de soi-même. C'est peut-être même tout le contraire. La saine occasion de peser le pour et le contre. La propriété est-ce du vol ? le vrai voyageur est-il celui qui ne revient jamais ? Ne tenir à rien... est-ce n'être tenu par rien ? Ce que vous possédez vous possède-t-il ? Voilà un stock de questions bien pratiques à se poser en rasant les murs. Leur circonférence confèrent au refus de l'appropriation un statut de la liberté discutable. Comme on dit chez les couche-tard : « - Quand vous n'avez pas de godasses, ne vous en faites pas pour vos lacets ! ». Personnellement j'ai des godasses et dans la poche toujours de la ficelle. On a les alliés que l'on peut.
Diogène a compris très tôt que l'ennemi naturel de l'homme n'est pas la gravité fécale ou le changement climatique, c'est l'homme. Son plus grand prédateur. La branche du même arbre. Il veut s'en débarrasser. « - Ôtes-toi de mon soleil », dit le disciple d'Antisthène, lui-même disciple de Socrate, en poussant du coude les gens qui encombraient la route le menant nulle part. « Marche à l'ombre » insistait le clochard en dérobant au passage sa nourriture du jour. le philosophe Diogène supposait que le soleil existe où l'on a envie de le voir exister, que la nuit est moins sombre lorsque l'on vit ainsi au jour le jour. Diogène le cynique, né à Sinope 413 ans avant JC, décédé en 324 avant J.-C. à Corinthe. Rejetant la société, les velléités des désillusions, se moquant du troupeau des moutons rebelles bêlant après les us et les habitudes. Voilà ce dialecticien grec qui déménage sans la moindre rouspétance, non pas dans une villa d'Athènes mais dans un tonneau vide.
Pas de déco dans sa jarre, même pas une photo de sa génitrice, il vit comme un ascète, sans se laver, sans aucun objet personnel excepté une écuelle. Pas un bouquin. Son seul outil de lecture du vivant c'est le soleil. La technologie il la conchie. Il se passe de Facebook, de Twitter, de Babelio, d'Instagram, de Snapchat. Pas un antibiotique dans sa cambuse. En refusant le superflu il veut reprendre les commandes de lui-même. Insensible à son manque d'hygiène corporelle, à son odeur pestilentielle, à son eczéma, à ses guenilles qui viennent de chez Emmaüs. Ce qui porte les hommes est hors de portée, s'est-il convaincu. Mélange de graillons, de rat mal lavé, de pourriture humide, de molaires cariées, de goulot de chiottes. D'effroi, les ficus perdent leurs feuilles sur son passage. Muni d'une lanterne, au milieu de ses contemporains, Diogène ne prend aucune note, il erre plus qu'il ne se promène, en apostrophant ceux qui le dévisagent : « - Je cherche un homme, je n'en vois aucun ici ! »
Quand d'autres se masturbent le culbutant avec des questions tarabiscotées, Diogène s'épargne tout labeur. Dois-je noter mes rêves ? Dois-je relire tous les classiques ? Dois-je m'asseoir sur un rocher au milieu des vagues ? Dois-je me nourrir d'insectes ? Dois-je faire des inhalations au souffre ? Dois-je partir en Afrique Noire pour éviter l'angoisse de la page blanche ? Un jour, lors de l'une de ses déambulations, il croise un enfant en train de boire l'eau d'une fontaine dans ses mains et gueule : « - Je suis battu, cet enfant vit plus simplement que moi ! »
Facile d'imaginer la suite du monologue.
- Cette boutanche vide c'est toute ma chienne de vie. Elle est comme moi, remplie de vide... de la tête aux pieds. Elle n'attend rien ni personne. Son seul passeport c'est son passé et son passé il est... dépassé ! Hé les ploucassiettes, vous avez peur de ce que vous voyez de vous... à travers moi ? Vous préférez zieuter mes godasses ? Ils sont chouettes mes escarpins hein ? Number one au top des pompes funèbres ! Je crèverai avec ! Tu peux faire des kilomètres, les cons d'à-côté sont toujours les mêmes que les cons d'ici. Dans la vie, il y a ceux qui ont des pompes trop petites, ceux qui ont des pompes trop grandes, ceux qui ont des pompes à leur taille et puis ceux qui n'ont pas de pompes ! de toute façon, ils marchent tous à côté de leurs pompes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          310
Les joies du monde moderne
16 septembre 2017
Les joies du monde moderne de Voutch
Voutch, de son vrai nom Olivier Vouktchevitch, en bon spécialiste du boomerang fait tout pour nous embrouiller, il se fait parfois appeler Olivier Chapougnot et s'invente des biographies aussi tordues que ses personnages !

- 1966. Offre un Carambar à Delphine Boutboul, grande section de maternelle.
- 1973. Raccompagne Véronique Nesteven (3e verte) chez ses parents sur sa toute nouvelle Malaguti Cavalcone Cross 49cc. Malheureusement, elle se brûle le mollet au 2e degré sur le pot d'échappement, ce qui carbonise définitivement cette idylle potentielle.
- 1978. Invité à une boum à Bar-Le-Duc (Meuse).
- 1979. Vit intensément cette période de libération sexuelle
totale, mais seul.
- 1979. Liaison torride avec Claudia Cardinale (dans sa tête).
- 1980. Achète un pull Saint-James bleu marine.
- 1986. Ecrit plusieurs lettres d'amour très belles.
- 1987. Résiste héroïquement aux avances de Charlotte Rampling
(dans sa tête, toujours).
- 1988. Elu “Homme le moins sexy du 18ème arrondissement, catégorie moins de 30 ans en pull Saint-James bleu marine moulant “ (ce genre de pull a tendance à rétrécir au lavage). Prix: un séjour pour une personne aux Baléares.
- 1988. Casse la cheville d'une dénommée Isabelle en dansant un
slow endiablé. Ce qui brise net ce début de flirt.
- 1989. Fait l'acquisition d' une R5 GTL série spéciale “Sex n'Sun n'Rock n'Roll”. Dans la foulée, se sépare de son pull Saint-James bleu marine devenu trop petit, de toute façon.
- 1989. Nettes améliorations. Mais toujours pas de relation stable
(record : 3 heures 24 minutes)
- 1989. Croise dans la rue Delphine Boutboul, mariée, 5 enfants,
120 kilos (estimation).
- 1990. Endommage sa toute nouvelle R5 à l'occasion d'un coït nocturne en plein air dans un chemin creux en légère pente. Il doit abandonner à regret ses activités sexuelles pour courir après sa voiture dont il a complètement oublié de serrer le frein à main. Découvre, à cette occasion l'importance cruciale des montants de franchise dans les contrats d'assurance tous risques.
- 1991. Ne sait toujours pas danser.
- 1991. Cherche une fille qui, comme lui, n'aime pas tellement
danser.
- 1992-96. Ne trouve pas.
- 1997. Se lance à corps perdu dans le dessin d'humour professionnel.

Pour y voir plus clair dans sa bibliographie :
Voutch a publié à ce jour neuf recueils de dessins d'humour dont il a été tiré quatre compilations thématiques : le monde merveilleux de l'entreprise, Les mystérieuses alchimies de l'amour, Les joies du monde moderne, Ouragan sur le couple.
Voutch est également auteur de quatre livres pour les enfants : La planète bizarre, pourquôôââ, La petite grenouille qui avait mal aux oreilles, le roi de la grande savane.
Les titres de ses recueils :
Tout s'arrange, même mal (1997)
Le grand tourbillon de la vie (1998)
Le pire n'est même pas certain (1999)
L'amour triomphe toujours (2000)
Personne n'est tout blanc (2002)
Chaque jour est une fête (2004)
Le futur ne recule jamais (2006)
Le doute est partout (2007)
Tout se mérite (2013)
Si vous désirez en savoir plus sur le bonhomme je vous conseille : "Petit traité de voutchologie fondamentale", éditions du Cherche-Midi, 2015, 208 pages. Une collaboration avec le farfelu JB Moussu.
Je vous conseille aussi son blog/LeMonde : " T'es sûr qu'on est mardi" actif de février à juin 2017.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          294
Beaux Rivages
16 septembre 2017
Beaux Rivages de Nina Bouraoui
"Absolument bouleversant", selon Souchon, en première de couverture de la version poche... Non, pas absolument. Bouleversant, trop réducteur. A chacun(e) sa lecture.
C'est la radiographie d'une séparation, du point de vue de la personne quittée, lésée, impuissante, en l'occurrence une femme de 46 ans, ici. Un récit réaliste et ciselé (pas "froid", pour moi, comme je l'ai lu dans certaines critiques), sur la douleur physique et psychologique, le traumatisme, l'abandon, l'humiliation, l'orgueil d'une femme profondément blessée. Le deuil d'un amour, en fait, suivant toutes les étapes du chagrin : sidération, incrédulité, espoir vain, masochisme, obsession, révolte, colère puis, bien plus tard, acceptation ou apaisement, vers un possible (?) chemin de liberté, de résilience.
Une plume que je découvre. Une lecture faite quasiment d'une traite. Une résonnance qui peut être autant personnelle qu'universelle, c'est ce que j'ai aimé. Ce texte m'a touchée, souvent émue, surtout les passages sur le désir / la dépendance / la résistance / la liberté des êtres...
L'amour ne dure pas, pourtant il est éternel, sur le rivage de nos sentiments, de nos vies imparfaites.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5710
Quiz à l'affiche Voir plus

Couples célèbres de la litterature

10 questions
61 participants

Les écrivains anglophones

14 questions
40 participants

Jules Verne sur petit et grand écran

10 questions
26 participants

Bourdes en tout genre

12 questions
39 participants

Voyages Extraordinaires

10 questions
37 participants

Citations à l'affiche Voir plus

Valdimir15 septembre 2017
Les dieux ont soif de Anatole France
La nature nous enseigne à nous entre-dévorer et elle nous donne l'exemple de tous les crimes et de tous les vices que l'état social corrige ou dissimule. On doit aimer la vertu ; mais il est bon de savoir que c'est un simple expédient imaginé par les hommes pour vivre commodément ensemble. Ce que nous appelons la morale est une entreprise désespérée de nos semblables contre l'ordre universel, qui est la lutte, le carnage et l'aveugle jeu de forces contraires. Elle se détruit elle-même et plus j'y pense, plus je me persuade que l'univers est enragé.
Commenter  J’apprécie          470
Khalil Gibran
domisylzen18 septembre 2017
Khalil Gibran
Je connus une seconde naissance quand mon âme et mon corps s'aimèrent et s'épousèrent.
Commenter  J’apprécie          330
mesrives18 septembre 2017
Vie auprès du courant de Tarjei Vesaas
QUARANTE DEGRES A CATANE

La mer chaude
étire une langue indolente
vers des cuisses dorées
sur un sable de braise.

La paralysie caniculaire sévit.
Derrière l'obscurité des lunettes
le cerveau a de hauts loupés
comme des avions blessés.

Le soleil est sauvage
et il ne faut pas en parler,
mais la terre est un fourneau,
et l'Etna sur le feu
fume du goulot.
Commenter  J’apprécie          330