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La voix de Lolita : rencontrez Christophe Tison

20 septembre 2019

Concours

Vous gardez un bon souvenir de votre lecture du 'Lolita' de Vladimir Nabokov ? Dans 'Journal de L.', Christophe Tison donne une voix à la jeune fille, et livre enfin son point de vue. Les Editions Goutte d'Or et Babelio organisent un concours pour inviter 30 lecteurs à participer à la soirée de lancement de l'ouvrage à La Scala à Paris, le lundi 7 octobre prochain. Inscrivez-vous dès maintenant ici.

Rentrée littéraire jeunesse : quand Auzou ose

19 septembre 2019

Vidéo

Il y a quelques jours, l'équipe d'Auzou Romans venait présenter chez Babelio sa rentrée littéraire très diversifiée, en présence des auteurs Eric Sanvoisin, Yaël Hassan, Erik L'Homme et Yann Rambaud. Découvrez dans notre vidéo les nouveaux livres de ces auteurs, ainsi que les réactions des libraires et lecteurs présents.

Salon Fnac Livres 2019

19 septembre 2019

Compte rendu

Les 20, 21 et 22 septembre, Paris se met à la page avec le Salon Fnac Livres. Un événement devenu incontournable pour bien commencer la rentrée (littéraire), et qui invitera cette année encore des auteurs de renom (Bret Easton Ellis, Siri Hustvedt, Fabrice Luchini...). Découvrez ici les trois jours d'une programmation riche en débats, signatures et conférences.

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La BD jeunesse et vous

18 septembre 2019

Etudes

Dans ce nouveau sondage, on vous propose d'explorer votre rapport à la bande dessinée jeunesse à travers quelques questions. Quels sont vos héros préférés ? Y a-t-il un éditeur que vous suivez particulièrement ? Quels sujets sont adaptés pour quel âge ? Autant de questions auxquelles vous pouvez répondre ici, pour tenter de remporter 60 € de chèques Lire.

Nos interviews de la rentrée littéraire 2019

17 septembre 2019

entretien

Avec plus de 500 titres parus et à paraître entre août et octobre, même les lecteurs les plus intrépides ont de quoi se perdre dans cette jungle de papier ! Babelio vous aide à faire le tri, avec une sélection de livres dont nous avons pu interviewer les auteurs à l'écrit ou en vidéo. Un article qui sera mis à jour régulièrement, où vous pouvez retrouver une sélection subjective mais variée des livres qui font la rentrée.

La France bleu blanc brahms de Youssef Abbas

13 septembre 2019

entretien

Comme beaucoup, vous vous rappelez sans doute où et avec qui vous étiez ce 12 juillet 1998, soir de la Coupe du monde de football. Cette soirée très spéciale dans la mémoire des Français, Youssef Abbas l'utilise en toile de fond de son premier roman pour raconter trois destins de banlieusards dont l'histoire va basculer ce jour-là. Découvrez ici notre interview avec l'auteur pour son livre 'bleu blanc brahms'.

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Babbitt
  17 septembre 2019
Babbitt de Sinclair Lewis
Une satire mordante d'un certain mode de vie, et surtout d'un certain etat d'esprit, d'une certaine position envers la societe et la vie. Babbitt, son heros ou anti-heros, est devenu, depuis la parution du livre en 1922, archetypique, pour designer les petits bourgeois des moyennes villes americaines, conformistes jusqu'a l'oubli de soi, pensant avec et par une certaine classe qui denigre tout ce qui ne lui ressemble pas.

Babbitt, agent immobilier dans la petite ville de Zenith, est un condense schematique des manieres, des habits, des croyances, des opinions et des sentiments du petit homme d'affaires americain moyen, entre la grande demonstration de force de la premiere guerre mondiale et la grande depression des annees trente. Et Sinclair Lewis denonce l'etroitesse de vues, en fait l'etroitesse de vie, en s'en moquant. Babbitt n'est pas passif, mais tous ses actes sont encarcanes. Ils ne decoulent pas d'une volonte propre mais suivent les formalites, les "rites", les conventions d'une certaine classe, arriviste, arrogante, sure de soi. Ses opinions? Il les lit dans le journal finance par ceux qui ont reussi avant et mieux que lui, et les assene autour de lui d'un air docte. En tout il suit aveuglement un schema preetabli par d'autres. Il ne se regarde que par le regard des autres. Il a quand meme un episode d'echappee, d'aventure, de felure du carcan, mais court et sans effet ni influence sur la vie vers laquelle il s'empresse de revenir. Il revient vite parce qu'il s'apercoit (ou pense) que sans son entourage, sans le regard et l'acceptation des autres il n'est rien. Ou pire: il est ce que sa classe, ses pairs, denigrent.

L'ironie de Lewis est delicieuse. Son humour doux, jamais mechant. C'est peut-etre ce qui a fait le succes de cette satire: une certaine Amerique a pu se regarder en face sans pour autant ni vraiment changer ni jeter le livre au feu. Mais Lewis est quand meme, avec Dos Passos, ou Scott Fitzgerald aussi d'une certaine facon, un des premiers a signaler la transformation de l'esprit pionnier en esprit de profit, de l'American dream en American way of life, et a denoncer la superficialite, la vacuite de mots, de discours ou l'inculture se traduit en poncifs acceptes et repetes sans aucun examen; ou ces poncifs soutiennent un materialisme egocentrique de mauvais aloi. C'est surement ce qui lui a valu le Nobel, les suedois jouissant de pouvoir taper un peu sur l'Amerique, par un de ses ecrivains superpose.

Babbitt n'a pas vieilli. Il se lit avec plaisir. Toujours avec le sourire, un sourire qui n'empeche pas - bien au contraire - la reflexion. Pres de cent ans apres la parution du livre, ne sommes-nous pas entoures de babbitts? En Amerique et partout? Ne sommes-nous pas, nous-meme, des babbitts?


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Orléans
  18 septembre 2019
Orléans de Yann Moix
Vous voyez cette personne psychologiquement riche, pleine d’expérience, complexe, intelligente, talentueuse, aimable, drôle, inspirée, aimante, profondément bonne, passionnée, sensible, empathique, perdue parfois, mais qui retrouve toujours son chemin, attachante, douce, sereine, bienveillante, calme, jamais un mot plus haut que l'autre, vous la voyez ? Eh bien ce n'est pas moi. Moi je suis le contraire. Caractériel, insignifiant, arrogant, malveillant, misogyne, vaniteux, égocentrique, grandiloquent, prétentieux et finalement très bête. J'aimerais être Gide alors que je ne suis que Moix. Michel Onfray a dit de moi que j'étais un excellent romancier mais que je ne devrais pas m'essayer à la pensée, n'étant pas faite pour moi. Je prends note.

Tout est inscrit dans ma chair. Mes parents m'ont brisé au point qu'il n'y a plus rien aujourd'hui à sauver en moi. L'enfant torturé que je fus je le plains. Le jeune homme que j’étais, je lui cracherais dessus volontiers. L'homme d'aujourd'hui fait ce qu'il peut. Il le fait mal. Il commet des erreurs, il a ses contradictions. Quand j'arrive quelque part je pense être le plus laid, le plus stupide et le plus inintéressant. J’ai un dégoût de moi-même à un degré rarement atteint. Mes bourreaux ont bien œuvré. Bravo ! Ils m'ont façonné à coup de trique et d'insultes pour faire de moi ce raté, cet être méprisé et méprisable. Je me vomis. Je me conchie. Ils ne m'ont pas loupé. Je fus le seul enfant au monde que l'on enfermait dehors. A dix ans ils me faisaient manger de la merde, j'ai toujours le goût dans la bouche. 

Ils ont essayé à maintes et maintes reprises mais mes parents ne sont pas parvenus à me tuer définitivement. Ils étaient pourtant très doués. De mon côté, je n’avais pas les épaules assez larges pour me suicider physiquement alors plus tard je me suis suicidé moralement en faisant parfois n'importe quoi dès que j'ai quitté le toit familial. Je me suis tourné vers les causes les plus injustes et les plus ignares. Le rouge est encore sur mon front. Je fus un lâche. J’ai été une belle ordure. Les excuses n'en seront jamais. Contrairement à mes parents je ne suis pas dans le déni. Du fond de mon corps, du fond de mon âme, je demande pardon pour le jeune homme que j'étais il y a trente ans. Il n'est pas pardonnable mais l'homme que je suis aujourd'hui vous le demande tout de même.

Malgré les coups reçus j'aime le soleil. J'aime la pluie. J’aime chaque nuage. J’aime les arbres et les fleurs.  J'aime les livres, j'aime écrire, j'aime les passions, j'aime aimer, j'aime comprendre. Mes « parents » m’eussent tué sur le coup s’ils l’avaient appris mais j'aime aussi la vie. Malgré ce qu'elle m'a fait endurer. Eux je les ai reniés, ils n'existent plus depuis longtemps. Je ne les déteste pas, je les ignore. Ils n'existent pas davantage que n'existent les personnages de bande dessinée. Celles qui sont interdites à la vente. Dès le berceau quand ils ont vu ma sale tronche, ils m'ont fait croire que recevoir des coups était normal, que tous les parents massacraient leurs enfants avec ou sans raison. Ma mère a défailli, elle est devenue folle, mon père a épousé sa vocation de Ténardier et m'en a fait bavé parce que lui-même petit avait trinqué plus qu'à son tour. C'est débile de répéter les perversités.

J'aime les étoiles, j'aime les femmes. Surtout les jeunes. Un corps de femme de 25 ans, c'est extraordinaire. Le corps d'une femme de 50 ans n'est pas extraordinaire du tout. Jamais je ne pourrai répandre du liquide séminal dans une cinquantenaire. Je ne les vois même pas, elles sont invisibles. Je suis incapable d'en aimer une.  Je trouve ça trop vieux. Quand j'aurai soixante ans, j'en serai capable. Cinquante ans me paraîtra alors jeune. On n'est pas responsable ni de ses goûts ni de ses inclinations, j'aime qui je veux et je n'ai pas à répondre au tribunal des goûts et des dégoûts. La serveuse qui vient de m'apporté un café allongé m'inspire le néant. Elle a atteint la date de péremption. Elle peut plaire à d'autres, je n'ai vu qu'une silhouette sans formes.

Je me méfie des femmes. Elles savent vous faire souffrir. Elles vous quittent sans un mot. Une rupture sentimentale est pire que la mort. Mon obsession quand je suis en couple est de ne pas le rester. Quand l'autre part pour toujours vous êtes mort pour lui. Tous les autres vivent, ils peuvent le voir et le toucher. Vous non. L'autre vous a rejeté, chassé, exclu, renié. Il vous a tué de votre vivant. Il ne laisse que des vestiges. Un beau discours peut cacher des ruines. Derrière la culture et l'intelligence, derrière le brio de l'écriture ou de la parole se cache parfois un enfant battu dont le discours peut servir de paravent au mensonge. Derrière le rideau de perles, ce n'est plus qu'un champ de bataille dévasté, un sol lunaire crevassé, détruit, creusé de trous d'obus, un terrain vague illisible envahi des ruines d'une pensée misérable qui n'exprime que la solitude et la souffrance.

Pire que les guerres ou les crimes, l'acte le plus odieux est de s'en prendre à un enfant, quelque que soit le degré de la violence. Il n'y a rien de plus abominable. Je n'ai pas été formé pour la vie, j'ai été déformé. J'ai collectionné les ruptures, j'ai passé ma vie à les comptabiliser, à en faire mon chemin de croix rédempteur. Trop pompeux pour être pompé. Après avoir bien hurlé et bien pleuré, j'ai  essayé de comprendre la fuite de mes petites amies. Pourquoi ces femmes partaient-elles ? Sans doute la faute de mes parents. Ils m'ont rendu psychotique et indigne d'être aimé. Cela doit se voir dans l'intimité. Ce qui fait du mal, dans une rupture, ce n’est pas l’absence d’une présence mais la présence d’une absence. Tout est susceptible d’humilier un enfant. Je crois que l'enfant martyrisé par ses parents sadiques est toujours là en moi, à l’affût, et que c'est lui qui est quitté à chaque fois. Je pourrai porter plainte pour non assistance de personne en danger.

On me décrète provocateur dès que j'ouvre la bouche pour critiquer un livre que tout le monde encense. Je donne l'impression de ne jamais être satisfait ni jamais content. Les honneurs et les prix glissent sur moi. Jamais ils ne laveront l'absence d'estime que je me porte. Dans la solitude je brûle. Dans le couple j'explose. J'étouffe au milieu des gens. On prend cette attitude pour de la froideur et de la morgue. C'est juste de la honte. Je ne peux pas me sentir. Je pue intérieurement. Je sens la mort qui attend son heure. C'est à devenir fou. Ils sont nombreux les médias impatients qui aimeraient me voir balancer au bout d'une corde. Ils me considèrent sulfureux, provocateur, bouffi d'une importance que je n'ai pas. La réalité c'est ce qui vous cogne, qui fait de vous une crevure. Ont-ils des raisons de voir en moi un parasite social, un paria, un outil médiatique, un imposteur ? Je ne me juge meilleur que personne.

Selon Descartes, la vérité est la correspondance entre l'idée et la chose. La vérité est en adéquation avec la réalité. Or la vérité est une pure construction de l'esprit. Elle est ce que l'on en fait. Que peut-on penser de la réalité ? Les gens autour de nous sont-ils réels ou virtuels ? Quelles sont les limites de notre esprit ? Une doctrine philosophique qui se tient serait d'imaginer que ce qui est vrai est ce que je pense, ce qui est vrai est ce qui existe dans mon esprit. Le mensonge serait le déni de cette réalité. Chacun sa réalité et les rêves seront bien gardés. Celle de mes détracteurs est faussée par leurs émotions négatives, par leurs préjugés. C'est une porte de sortie trop facile de dire que l'on a raison en sachant que l'on a tort. Mettre l'éclairage sur un point précis et non représentatif de l'oeuvre ou de la personne est une vision opportuniste de la vérité. La réalité serait-elle pour eux une abstraction qui ne pèse rien ? La réalité est ce que l'on assume.

Dans un monde où le sordide côtoie l’infâme, où les procureurs fricotent avec les juges, où les bourreaux deviennent des victimes, heureusement nous avons des abris anti-anatomiques. Des bunkers contre la violence et l'injustice humaine. Des nids d'oiseaux. Les livres. Les livres sont des églises. Des monuments. Des refuges pour handicapés de la vie. Des chasseurs de farce. Des pierres tombales sur lesquels viendront se recueillir ou non les générations futures. Où je serai dans dix ans ? Personne n'a la preuve que je ne suis pas déjà mort.


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La succession
  17 septembre 2019
La succession de Jean-Paul Dubois
Je découvre enfin Jean-Paul Dubois avec ce roman, alors que j'ai Une vie française qui végète dans ma bibliothèque depuis longtemps.
Paul a fui la France et ses drames familiaux pour s'etablir sous le soleil de Miami, et se consacrer entièrement à son unique passion : la pelote basque.
La trentaine insouciante et joyeuse, il va voir son destin basculer à la faveur (qui est loin d'en être une !) d'une "succession" maudite...
J'ai beaucoup apprécié ce récit sur l'héritage inconscient, moral et affectif, bien que ne l'ayant pas lu aussi rapidement que je le pensais (surmenage de rentrée oblige).
Les secrets de famille, les silences pesants, les non-dits révélateurs, une relation père-fils faussée dès le départ, la culpabilité, la reproduction fatale... Un héritage (atavisme) bien lourd à porter quand on doit, en plus, faire le deuil d'un amour impossible.
La présence complémentaire et réconfortante du chien Watson m'a vraiment touchée également.
La plume fluide de l'auteur, profondément humaine, m'a permis de dépasser le pessimisme probant du sujet, ainsi que cette fin presque "inévitable".
Une belle découverte !
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HAL 9000 et ses copains

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Citations à l'affiche Voir plus

Oscar Wilde
Fleur2pastel   19 septembre 2019
Oscar Wilde
J'adore parler de rien. C'est le seul domaine où j'ai de vagues connaissances.
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 Anonyme
DavidG75   19 septembre 2019
Anonyme

Les personnes sensibles ont toujours le coeur sans dessus dessous, l'âme à l'envers, les yeux grands ouverts

Une larme prête à couler, un sourire accroché aux lèvres, prêtes à exploser

Elles vivent en équilibre instable entre les joies et les douleurs de la vie

Elles ne sont pas parfaites, bien au contraire

Parfois elles sont même autodestructrices parce qu'elles respirent par leur poitrine, jamais par leurs poumons

Elles vivent à mille minutes de l'heure

Les personnes sensibles savent sourire pour peu et pleurer pour un rien

Elles savent s'arrêter et s'étonner devant un arc en ciel, sourire à un chat, regarder vers la mer en savourant en elle l'infini de paix et de tourment

Elles savent transformer le sable en poudre d'étoiles, allumer un rêve dans le noir

Les personnes sensibles sont là assises à l'écart en attendant le bon moment pour vous donner cette caresse que vous attendiez

Elles savent voir au-delà de l'apparence, plus qu'un sourire, plus qu'une larme

Au-delà de la colère, au delà de la douleur parce qu'elles vivent du cœur

(Auteur Inconnu)
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 Anonyme
Derfuchs   17 septembre 2019
Anonyme
Ce soir j'attends Madeleine
Mais il pleut sur mes lilas
Il pleut comme toutes les semaines
Et Madeleine n'arrive pas
Ce soir j'attends Madeleine
C'est trop tard pour le tram trente-trois
Trop tard pour les frites d'Eugène
Madeleine n'arrive pas
Madeleine c'est mon horizon
C'est mon Amérique à moi
Même qu'elle est trop bien pour moi
Comme dit son cousin Gaston
Mais ce soir j'attends Madeleine
Il me reste le cinéma
Je pourrai lui dire des "je t'aime"
Madeleine elle aime tant ça

J. Brel "Madeleine"
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