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Questionner l'héritage des pieds-noirs avec Jean-Marie Blas de Roblès

22 juin 2018

entretien

Avec son dernier livre 'Dans l'épaisseur de la chair' (Zulma), Jean-Marie Blas de Roblès explore le traumatisme des pieds-noirs rapatriés d'Algérie à travers l'histoire d'un père et son fils. Nous lui avons posé quelques questions, pour savoir notamment ce qu'il a mis de sa propre histoire familiale dans ce livre...

Xavier Péron : au coeur de la sagesse massaï

22 juin 2018

Vidéo

Depuis son plus jeune âge, Xavier Péron entretient une passion pour le peuple massaï et ses enseignements. Il était chez Babelio au mois de juin pour rencontrer les lecteurs de son dernier livre, 'Tu ne peux pas presser la déesse en lui donnant un coup de coude', et nous en dire plus en vidéo sur ce que cette tradition lui a apporté.

Prix Milady 2018 : les lectrices à l'honneur

19 juin 2018

Compte rendu

Le mardi 12 juin, nous étions à la remise du prix des Lectrices 2018 dans les locaux des éditions Milady. Découvrez ici le nom de la lauréate, ainsi que les détails de cette soirée sous le signe de la littérature et de la féminité.

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Andrea De Carlo : une jeunesse italienne

18 juin 2018

Vidéo

Dans 'Deux sur deux', son roman le plus célèbre en Italie et enfin traduit en français, Andrea De Carlo raconte une amitié exceptionnelle entre deux garçons très différents, des années 1960 aux années 80. Il a choisi 5 mots pour présenter son livre en vidéo : découvrez-la juste ici !

Détour par les États-Unis avec Valentin Musso

18 juin 2018

Compte rendu

Après avoir habitué ses lecteurs à des romans situés en France, Valentin Musso a choisi pour cadre de ses deux derniers livres les Etats-Unis, et plus particulièrement la Californie et le Wisconsin. L'auteur rencontrait ses lecteurs début juin chez Babelio, voici le compte-rendu de cette soirée.

Myriam Levain : pour en finir avec la pression de l'horloge biologique

15 juin 2018

entretien

Dans 'Et toi, tu t'y mets quand ?' (Flammarion), la journaliste et écrivain Myriam Levain aborde un sujet de société encore peu médiatise : l'autoconservation des ovocytes. Nous l'avons interviewée pour comprendre sa démarche et en savoir plus sur le sujet.

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Livre
  21 juin 2018
Livre de Bernard Thierry
Dans sa nouvelle "La bibliothèque de Babel", Jorge Luis Borges imaginait une bibliothèque gigantesque contenant tous les livres possibles, écrits ou à venir, mais pour la plupart illisibles car formés par la combinaison au hasard des lettres de l'alphabet. Cette nouvelle fameuse ne fait cependant que quelques pages et le lecteur en apprend finalement assez peu sur la bibliothèque et ses habitants. Aussi n'ai-je pas hésité lorsque j'ai découvert l'existence de cet ouvrage de Bernard Thierry, énigmatiquement intitulé Livre, qui entreprend d'élargir le thème de la bibliothèque univers à la dimension d'un roman. Ou plutôt si, j'ai hésité, le tableau allait-il être à la hauteur de l'esquisse ? Peut-on dépasser l'imagination de Borges, n'avait-t-il pas lui-même affirmé qu'une nouvelle suffit à développer une idée alors qu'un roman est toujours trop long ?
Entrer dans Livre, c'est éprouver un choc. le texte ne contient pas de majuscules, il est composé de paragraphes numérotés, d'inégale longueur, de quelques lignes à quelques pages. Les seuls vingt-six caractères utilisés nous font comprendre que ce livre sort tout droit de la bibliothèque qu'il dépeint. le lecteur est d'abord désorienté par le manque de liens apparents entre paragraphes, mais à mesure qu'avance la lecture une petite musique s'élève et devient reconnaissable : elle est polyphonique, ce sont plusieurs voix qui s'expriment, celles des différents groupes de gens qui écrivent sur les murs avec leur sang, celle de la bibliothèque elle-même, "froide, changeante, parfois inquiète, souvent prétentieuse", et aussi la voix du personnage central qui forme une arche narrative qui guide le lecteur à travers la bibliothèque. L'écriture ne cherche pas à imiter le style de Borges mais on y retrouve le même mélange de poésie et d'ironie qui en fait le charme.
Par petites touches, d'un paragraphe à l'autre, nous découvrons la logique et les folies des êtres qui résident dans ce monde de lettres, sédentaires, nomades, solitaires, confréries et mystiques de tout bord, avec le zéro qu'interdisent les hommes qui ne dorment jamais ou la légende du vieux peuple qui n'a plus voulu vivre. le narrateur lui-même est un "questeur". Il appartient à une école qui s'est donné pour mission de séparer la vérité de l'erreur, du mensonge et de tout le non-sens qui flotte dans la bibliothèque ; elle s'oppose en cela à d'autres communautés, celles des "copistes", dont le but est de rassembler tous les savoirs sans distinction. Je ne crois pas me tromper en disant que nous avons là une métaphore des deux cultures : la science et les humanités. La quête du narrateur va l'amener à quitter son école pour s'enfoncer très loin dans la bibliothèque à la recherche de réponses, un voyage initiatique qui entraîne le lecteur dans un labyrinthe de paradoxes que je ne peux comparer à rien d'équivalent. Sous des dehors abstraits, ce dont l'auteur nous parle c'est de notre angoisse moderne dans un environnement à l'information proliférante où se multiplient fake news et théories complotistes qui "cachent le faux dans le vrai et enfouissent le vrai dans le faux". Comment arriver à des certitudes raisonnables alors que "nous vivons dans un enfer de l'information où pour notre malheur la déformation de l'information est encore de l'information" ? Kafka à l'heure des technologies médiatiques et d'internet….
Pas d'amour, de sexe ou de haine dans ce texte, mais partout se ressent l'inquiétude de la condition humaine. Il ne s'agit pas d'un roman que l'on dévore, mais plutôt d'un conte philosophique ou d'un livre de réflexions sur le déchiffrement du monde qui emprunterait la forme du récit. Comme "Le livre de l'intranquillité" de Fernando Pessoa ou "Le prophète" de Khalil Gibran, il est à lire posément, quelques pages à la fois, cela a été déjà remarqué. Il fait partie de ces ouvrages qui modifient notre regard sur la réalité, "quand tu saisis l'un d'eux tu es toi-même, quand tu le reposes tu es un autre". Oeuvre habitée, inclassable et sans concession, d'un auteur français encore inconnu, on aura compris que Livre m'a subjugué. Je le recommande à tous ceux qui ne craindront pas de plonger la tête la première dans les couloirs du labyrinthe afin de tout savoir de ce que Borges ne nous a jamais dit sur l'infinie bibliothèque.
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Le Puits des mémoires, Tome 2 : Le Fils de la..
  20 juin 2018
Le Puits des mémoires, Tome 2 : Le Fils de la lune de Gabriel Katz
«Le savoir est de beaucoup la portion la plus considérable du bonheur.» (Sophocle)

C'est un peu difficile en ce moment d'écrire une chronique, mais je vais la faire avec toute ma spontanéité, telle qu'on l'a connait. Je dédie également ma critique pour mon ami Éric76, car on souligne cette année, nos deux ans, de notre belle amitié. Je suis très heureuse de la faire, sur un de mes livres préférés, car c'est des beaux partages, que l'on fait.

Délectable, Effroi, Trouble

Je suis très enchantée de retrouver mes trois comparses, qui se prénomment Karib, Olen et Nils. On les découvre sous un autre jour et on prend toujours un plaisir à les suivre. Il m'arrive de sourire en pleine lecture et parfois à être très inquiète, pour nos trois compagnons. On retrouve aussi leurs humours noirs, leurs moqueries taquines mais surtout leurs amitiés très unis, plus que jamais. Grâce à eux, je ne vois plus les moutons, les arènes et la magie de la même façon. Ils sont toujours recherchés et ils doivent fuir ou se battre, coûte que coûte.

- La première clé de la grandeur est d'être en réalité ce que nous semblons être. (Senèque)

On constate qu'après avoir fait l'armée, il y a des nouvelles possibilités qui s'ouvrent à eux car enfin on les reconnait dans leurs identités. On voit avec bonheur les réactions de Karib, Olen, et avec Nils, cela viendra, un peu plus tard. Ils doivent composer avec cette nouvelle facette là et en plus ils sont toujours sur le qui-vive. On revoit aussi l'albinos qui court, jour et nuit, après eux. On distingue en plus, que la sorcellerie est cachée à l'ombre, mais encore plus présente et très malveillante. On se demande toujours, pourquoi ils ont tué le roi. On se questionne aussi sur leurs passés, sur les conséquences et qui est vraiment le Fils de la lune. On assiste à beaucoup de complots malsains, de la politique malmenée, avec des secrets dévoilés, qui vont suivre, au fil des événements.

«Vous devez être des sacrés durs, fit-il. – Tu penses bien bougonna Karib. Plus durs que nous, c'est impossible à trouver.»

Je reconnais bien là toujours le talent intact, que nous offre l'auteur Gabriel Katz. C'est un monde magique, et dès que tu y plonges, tu ne veux plus en ressortir car tu t'attaches profondément à tes trois personnages. Ils nous amènent dans un univers captivant et il y mêle avec délice, toujours aussi bien, le dramatique, le suspense et l'humour, de notre auteur qu'on affectionne. C'est vraiment à lire, à découvrir et à partager à deux, ou à plusieurs. J'avoue qu'il y a des passages difficiles, mais c'est un livre qui réchauffe le coeur. Mon seul regret, c'est d'avoir eu une perte de concentration et d'avoir eu les yeux fatigués. Je remercie Éric pour sa compréhension mais ça ne m'empêche pas d'avoir savouré le livre, du début jusqu'à la fin.

Je termine cet article en disant, que je recommande cette magnifique trilogie. N'ayez aucun doute. C'est une belle découverte à faire, surtout pour la fantaisie. J'attends avec impatience de lire la suite, et de retrouver mes trois alliés. C'est à mettre, entre toutes les mains. Je suis tout à fait séduite et complètement sous le charme. J'avoue que Nils est toujours mon préféré, je ne sais pas pourquoi, ça ne s'explique pas.

Je remercie également Éric76, qui est mon compagnon de lecture. C'est toujours du bonheur de lire en ta compagnie. J'invite donc à aller voir sa belle critique et j'ai hâte vivement de lire la suite avec toi !

Siabelle
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Les Couleurs de l'infamie
  20 juin 2018
Les Couleurs de l'infamie de Albert Cossery
Encore une pepite de Cossery! Parce que c'est relativement court. Si le livre avait été plus gros j'aurais crie: de l'or en barre! (Ce n'est pas le premier billet ou je parle d'or. C'est inquietant, docteur?)

Albert Cossery, le plus francais des egyptiens, le citoyen de St Germain des pres, le dandy qui n'a jamais voulu posseder quoi que ce soit, nous offre un texte burlesque, desopilant, se servant de l'humour pour faire passer sa critique de la societe.

Ca se passe au Caire, ville ou la chaleur n'a de concurrent que la poussiere. Cossery peint le paysage: "La vetuste de ces habitations evoquait l'image de futurs tombeaux et donnait l'impression, dans ce pays hautement touristique, que toutes ces ruines en suspens avaient acquis par tradition valeur d'antiquites et demeuraient par consequent intouchables". Il evoque la population qui y deambule: " Ouvriers en chômage, artisans sans clientèle, intellectuels désabusés sur la gloire, fonctionnaires administratifs chassés de leurs bureaux par manque de chaises, diplômés d’université ployant sous le poids de leur science stérile, enfin les éternels ricaneurs, philosophes amoureux de l’ombre et de leur quiétude".

C'est une histoire de resistance. Resistance et debrouillardise du petit peuple, ici incarne par un voleur a la tire, face au "système". Cossery nous le presente: "Ossama était un voleur; non pas un voleur legaliste tel que ministre, banquier, affairiste, speculateur ou promoteur immobilier; c'était un modeste voleur aux revenus aleatoires, mais dont les activites – sans doute parce que d'un rendement limite – etaient considerees de tous temps et sous toutes les latitudes comme une offense a la regle morale des nantis".

Ossama est un hedoniste. Son pays peut tourner au desastre, mais lui, bien habille pour ne pas se faire arreter a chaque coin de rue sur sa mise, est convaincu que "rien sur terre ne peut etre tragique pour un homme intelligent". Il rode dans les beaux quartiers, humant ses proies. Par un heureux hasard, il s'empare du portefeuille d'un gros bonnet. Qui ne contient pas que de l'argent, mais comme son nom l'indique, une feuille aussi, une lettre qui compromet le gros bonnet (un promoteur vereux) et des membres du gouvernement.

Comment Ossama va tirer parti de la lettre comprommettante? Pour le savoir il faut lire le livre. J'ai promis aux manes de Cossery de ne rien devoiler. Un indice quand meme: c'est hilarant. Bon, ce n'est pas vraiment un indice, vu que tout le livre est hilarant.
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Quiz à l'affiche Voir plus

T'as le bonjour d'ALFRED

16 questions
48 participants

Princes et princesses

10 questions
127 participants

Chocolat ...

13 questions
141 participants

trois mille chevaux vapeur

20 questions
5 participants

quiz croisades (qui l'a fait ??)

20 questions
50 participants

ILS SE SONT FAIT APPELER JULES .

27 questions
89 participants

Citations à l'affiche Voir plus

Ile Eniger
Sirenna   21 juin 2018
Ile Eniger
Je pense au silence de neige, à tous les silences emplis de voix aimantes et justes, les voix des origines.
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palamede   20 juin 2018
Laëtitia de Ivan Jablonka
... l’emprise est en soi une violence.
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Jolap   19 juin 2018
Désorientale de Negar Djavadi
On a la vie de ses risques. Si on ne prend pas de risques, on subit. Et si on subit, on meurt, ne serait-ce que d'ennui.
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