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La Nuit de la lecture 2018

18 janvier 2018

Information

Ce samedi 20 janvier, même les lecteurs les plus solitaires ont rendez-vous, partout en France, pour partager leur passion commune. Avec plus de 3500 événements, la nuit s'annonce longue et intense !

A la rencontre des membres de Babelio

19 janvier 2018

entretien

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir la bibliothèque de Presence, et sa grande passion pour la BD, tous genres mélangés. Un vrai spécialiste, qui nous livre ses coups de cœur et ses conseils de lecture.

Les 10 BD les plus populaires de 2017

17 janvier 2018

liste

Quelles ont été les BD les plus plébiscitées en 2017 sur Babelio ? Retrouvez ici une liste de 10 bandes dessinées que nos lecteurs ont jugées incontournables.

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Olivier Norek, flic et écrivain

16 janvier 2018

entretien

'Entre deux mondes', titre de son dernier livre, semble autant faire référence aux personnages de celui-ci, réfugiés vivant dans la Jungle de Calais, qu'à l'auteur lui-même, flic et écrivain. Nous lui avons posé quelques questions pour en savoir plus.

Bientôt sur Babelio : des clubs de lecture locaux

15 janvier 2018

Communauté

Pour que vous puissiez partager toujours plus de recommandations entre lecteurs, mais aussi vous rencontrer, nous avons pensé à vous proposer des clubs de lecture locaux. Répondez à quelques questions si cette aventure vous tente.

Jerry Wilson et l'Amérique d'en bas

11 janvier 2018

entretien

Avec 'Prière pour ceux qui ne sont rien', Jerry Wilson montre un autre visage de l'Amérique en racontant sans fard le quotidien de sans-abris dans un parc. Nous avons posé quelques questions à l'auteur pour en savoir plus.

La presse en parle Voir plus
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Trois chevaux
  18 janvier 2018
Trois chevaux de Erri De Luca
L’amour ne se dit pas, il se vit, se sent, se caresse, se respire. Il est vent, sentiment, odeur, violent, rugueux, cru. Il sait tout cela lui qui est au crépuscule de sa vie. Il a déjà aimé quelque part en Argentine, une histoire jamais réellement terminée, un amour brisé dans les geôles dictatoriales. Parce qu’il faut bien vivre, il est revenu comme tant d’autre en Italie, cultivant la terre comme on se souvient d’un corps. Son silence, son isolement sont son repos, son apparente quiétude. La vie, la terre, ils les retournent sans cesse dans sa tête, dans son cœur. Son mutisme va chavirer face à la démarche chaloupée de Layla. Lui il offre sa terre, elle, elle offre son corps, devient la source qui alimente son cœur aride, son désert. Deux aimants qui s’attirent, deux corps qui s’unissent, se sculptent. Ils vont confluer vers un bonheur simple, quotidien, se rassasier du goût de ces petites choses qui font le bonheur, la vie. Peut-on aimer quand on a déjà connu la vie de deux chevaux ? Peut-on être heureux quand on a déjà connu la vie de deux chevaux ?

Erri de Luca est un tailleur de mots, un autodidacte forgé à la sueur de l’usine. Ses mots il les puise dans la fatigue de ses soirées passées à apprendre encore et encore, inlassablement, chaque nuit au retour du travail. Il connaît la force de la simplicité, du minimum, le geste, le mot juste.

Trois chevaux, c’est l’amour brut, l’initiation à la vie, à la lutte. Trois chevaux c’est l’espoir du bonheur, d'un monde sans contrainte et sans heurts. Un de ces moments intimes entre le lecteur et des héros touchants, une lecture qui réveille les saveurs, les sens oubliés...
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Tout Desproges
  19 janvier 2018
Tout Desproges de Pierre Desproges
Voilà mon roi. Je garde Desproges pour les moments de quiétude où mon esprit est libre d'errer avec lui. C'est le dieu français de l'humour, mon modèle, ma moelle subséquente, mes tulipes ! Dès que le calme brise la tempête j'ouvre cette bible. le moment est sublime dès que je relis toute son oeuvre. Evidemment tant le rire est puissant, la férocité délectable et le jet idoine.... je l'absorbe en me pissant dessus.
Le trône, mon royaume.
J'aime bien aussi la lecture des faits divers. Je prends racine sur la cuvette oblongue, dévorant le dernier Paris-Match ou Détective. Cela favorise le transit ces lectures bêtes à manger des cailloux. Depuis ma naissance, j'ai calculé, j'ai passé cent quatre-vingt-six jours aux toilettes. S'entassent aussi les magazines à potins du genre Gala ou Voici. Savoir si Sophie Marceau est passée sous le bistouri ou non me passionne. Quelle aventure de découvrir si les seins de Meg Ryan ou d'Isabelle Adjani sont vrais. Prédire si tel académicien passera l'hiver. En voiture, je suis du genre à ralentir pour bien voir l'accident et compter les morts. Si on entend des clameurs dans mon immeuble je mets aussitôt le nez à la fenêtre pour participer à cet épisode inédit de Plus belle la vie. Une vraie concierge ! Sans doute que le malheur des autres me rassure en même temps qu'il me touche. Cela évite de se concentrer sur soi.
Une loi devrait obliger les logements à posséder une vue sur le ciel. Même dans les chiottes. Surtout dans les chiottes. Cela éviterait de lire des conneries. Autrefois j'habitais un appartement qui donnait sur le balcon d'en face, je devais me tordre le cou pour voir la cime d'un arbre ou monter sur une chaise au risque de me péter une jambe. Les étoiles n'arrivaient pas à se frayer un chemin. Tulipes ! Les gens qui s'ennuient dans leurs deux cent mètres carrés, qui roupillent sec entourés de jardins verdoyants, d'arbres exotiques, de cieux étoilés, de filaments de firmament... ignorent leur bonheur. Voilà mon horizon : au loin des écoles, des cheminées d'usine, des murs, des tours de quarante étages, le cimetière par temps clair.
Dans la chambre via un vasistas je disposais d'un aperçu inégalable sur l'escalier de l'immeuble, sur les chaussures des locataires qui montent et descendent. Toilettes dans la salle de bains sans ventilation, quand on entre la douche à gauche, le lavabo à droite. Pratique : on peut faire pipi tout en se lavant les dents dans l'évier et les pieds dans la douche. La cuisine la plus petite au monde : un mètre carré. L'annonce de l'agence le stipulait : location idéale pour les personnes à mobilité réduite. Je fus séduit par son prix, six cent euros pour trente mètres carrés à Paris c'est donné. Même sans les charges. Même sans minuterie. Même au neuvième étage sans ascenseur. L'important est de se sentir bien chez soi.
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Le recenseur
  21 janvier 2018
Le recenseur de Michèle Dassas
Soyons francs, je n'ai pas encore lu ce livre mais le sujet m'intéresse, étant employé à l'Insee dans le service du recensement via la municipalité. Compter la population ne date pas d'hier. Ce sont des outils de prévision économique fondamentaux pour gérer les équipements collectifs, les subventions de l'État et dès l'Antiquité on en faisait régulièrement l'usage. En France, cela avait lieu tous les cinq ans à partir de 1801 mais dès 1328 on comptabilisait la population ! Après être passés à un recensement tous les neuf ans pour éviter les coûts élevés, depuis l'an 2000 on a instauré un nouveau système basé sur internet et la possibilité de répondre en ligne. Un recensement partiel a lieu chaque année, de façon que toutes les communes soient couvertes dans un cycle de cinq ans.
La période sur le terrain hexagonal c'est mi-janvier à février et peut-être certains d'entre vous ont vu de près la carte tricolore de l'agent assermenté. Cela dure cinq six minutes, dix suivant sa situation, une heure si la recensée est jolie. Je plaisante, on voit tellement de gens que l'on ne voit plus rien ! On doit faire vite car derrière un logement deux-cents nous attendent. L'origine du mot recenser signifie passer en revue. Tulipes, si vous saviez tout ce que l'on passe en revue ! Parfois on tente d'oublier aussitôt.
On sonne parfois chez des sonnés.
Comme chaque année les agents vont donc récupérer des feuilles de logement avec des traces de café, de ketchup, de gras, de pneus (véridique), sans parler des bulletins individuels oublié pour le petit dernier mais rempli pour le chien. Je vous jure ! Autant compter les tulipes ! Nous ne sommes pas tous égaux sur Terre face à l'adversité et face aux gens qui s'adressent à nous. À ce propos j'en ai de bien vertes et de biens mûres sur les attitudes des gens qui se font recenser.
Tulipes ! le recensement n'est pas une sinécure. J'ai souvent chopé un mal de dos parce que les gens me laissaient sur le trottoir ou sur le pallier, plié en deux pour récupérer ou remplir mes documents. J'ai souvent questionné les gens avec la télé qui braillait ou les gens qui consultaient leur portable. C'est mieux que de donner la tétée à son bébé ? Je ne sais pas. J'ai vu de tout. Certains avaient peur du désordre chez eux ou étaient en train de faire le ménage donc le recenseur peut très bien s'asseoir sur le paillasson dans le noir. Oui parce que les minuteries sont souvent défaillantes ou absentes. Il vous faut donc écrire à la lumière de la torche.
Un type en train de peindre m'a reçu en slip et a continué de peindre je ne sais quoi d'ailleurs pendant que je lui posais les questions d'usage sur son logement et sur lui-même (pas sur son slip). Mais je préfère cela à l'odeur de la crasse d'un logement qui ressemblait à une décharge (ou à l'appartement type du geek) et son locataire à un jeune clochard qui à plus de trente ans n'avait jamais travaillé de sa vie. Cet assisté professionnel ou bien ce rebelle de la société (tulipes, vous le définirez comme vous voulez) ne possédait pour seul handicap que de passer ses journée assis sur un fauteuil éventré, devant son écran et des jeux vidéos. Non inscrit à Pole Emploi il cherchait vaguement du travail après avoir poussé sa scolarité jusqu'au certificat d'études primaires.
Ailleurs, une jeune femme réveilla son fils de cinq ans qui dormait pour lui faire signer son bulletin de façon symbolique. L'enfant signa sans rien comprendre et partit se recoucher. J'imagine qu'elle lui fera un cours d'économie au réveil et qu'il se mettra à compter les céréales dans son bol. Je n'en dirai pas plus. À ce propos (j'en imagine qui verdissent ou qui bleuissent), tout reste confidentiel et on enquête sur des chiffres pas des noms. Ils ne servent qu'à ne pas confondre les logements entre eux (halte aux doublons!) ensuite ils se transforment en statistiques.
Plus dramatique fut l'entrevue avec une vieille personne qui me reçut les larmes aux yeux parce qu'elle regardait à la télé une émission qui se passait dans sa ville natale où elle avait rencontré son mari aujourd'hui décédé. Pendant que je remplissais les documents, elle m'a parlé de son passé, m'a sorti des photos de son fils militaire, alors que je ne peux que rester cinq minutes chez les gens sans me mêler de leur vie sans basculer dans le côté assistante sociale… sinon ce serait foutu pour la suite de la collecte. La vieille dame ne cessait de me répéter qu'elle était pressée d'en finir.
- La vie c'est comme si j'étais morte mais en pire.
Si vous ajoutez les personnes qui ne vous ouvrent pas la porte, qui vous laissent sonner sans répondre, qui vous laissent remplir leur bulletin sur le pallier, qui vous engueulent parce que vous passez trop tard, qui écrivent à côté des cases, qui piquent votre stylo, qui ne vous offrent pas à boire, qui vous parlent à travers la porte sans que l'on comprenne un mot, vous accepterez facilement chers concitoyens recensés (cela ne veut pas dire être deux fois plus sensés) pourquoi je n'ai pas toujours l'esprit serein en marchant dans les rues avec mon petit cartable. Il faut aimer les gens pour faire ce travail, avoir un bon sens du contact et jamais se rebeller même si on vous prend pour de la merde comme le fit un avocat qui me demanda trois fois ma carte avant de m'envoyer me faire voir chez les papous. Il faut garder la foi recenseuse et espérer que notre prochain nous aimera !
- Je n'ai pas le temps ! Cela ne m'intéresse pas !
Le nombre de personnes qui refusent d'être censées est faible. On ne peut pourtant pas profiter des avantages du système et refuser les contraintes du système. Le recensement est un acte obligatoire, c'est un devoir de citoyen. En cas de refus ou d'oubli, l'Insee peut vous mettre à l'amende. Est-ce utile d'ajouter que malgré tout des bulletins finissent dans les chiottes ?
Voilà, aujourd'hui c'est dimanche : seul jour de repos mais je crois que je vais aller voir sur la pointe des pieds si les avis de passage ont été enlevés ou non. Cela permet de voir si quelqu'un vient de temps en temps. On ne peut pas installer une caméra. Certaines personnes ne sont jamais là bien que déclarés en résidence principale. Les bureaux, les commerces, les associations et les lieux sans logement ne sont pas comptabilisés par l'INSEE. Les ruines, les logements vacants, occasionnels ou en travaux, les résidences secondaires et les catégories indéterminées sont recensés directement par l'agent s'ils parvient à trouver l'information. C'est souvent une véritable enquête policière de trouver trace d'un occupant !
La campagne dure cinq semaines mais le temps est notre bataille.
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Valdimir   18 janvier 2018
Les trois soeurs de Anton Tchekhov
Les gens, qui portent en eux le malheur depuis si longtemps et y sont habitués, ne font que siffloter et se perdent souvent dans leurs pensées.
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Erri De Luca
palamede   18 janvier 2018
Erri De Luca
Celui qui ne rit pas ne peut imaginer le monde.
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gill   18 janvier 2018
Jules Romains. Morceaux choisis. Poésie. Prose. Théâtre. 7e édition de Jules Romains
Je suis né de petites gens
Gagnant peu pour beaucoup de peine.
Mes aïeux ont tiré de terre
plus de blé qu'ils n'ont eu de pain ...
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