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23 novembre 2017

Concours

C'est déjà Noël chez Babelio ! Ce 11 décembre, nous offrons à 150 lecteurs, 3 livres chacun à venir retirer dans nos bureaux parisiens, parmi une sélection de plus de 500 titres. Inscrivez-vous dès maintenant.

Les 5 mots de Samantha Bailly

23 novembre 2017

Vidéo

Pour parler de son dernier livre 'Nos âmes plurielles' (éditions Rageot), Samantha Bailly a choisi les mots Amitié, Réel, Génération, Famille et Ville. Découvrez en vidéo quel sens elle donne à ceux-ci.

La conquête espagnole vue par Alexis Jenni

22 novembre 2017

entretien

Dans 'La Conquête des îles de la terre ferme', Alexis Jenni revient sur l'histoire de l'extermination des Mexicas par les colons espagnols, en mettant en scène un compatriote d'Hernan Cortez. Nous avons rencontré l'auteur pour en savoir plus.

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Les actus de Babelio

20 novembre 2017

Vidéo

Migration du forum, festivals, rencontres, prix littéraires : découvrez toutes les actus de Babelio pour le mois de novembre dans cette nouvelle vidéo.

BD de non-fiction : notre étude

14 novembre 2017

Etudes

Pour ceux qui en douteraient encore : non, la bande dessinée n'est pas un genre réservé aux enfants. La preuve avec la BD de non-fiction, qui aborde des thèmes tout à fait sérieux, de manière exigeante et ludique. Voici notre étude sur ce genre, qui vous donnera on l'espère, l'envie d'en lire plus.

Dessine-moi un... + une...

13 novembre 2017

Vidéo

Babelio met les dessinateurs au défi ! Dans cette nouvelle série vidéo, nous proposons à des auteurs de BD d'associer deux mots piochés au hasard dans un dessin réalisé en direct. Pour ce premier épisode, découvrez Fabien Bedouel au travail.

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L'art de voler
  21 novembre 2017
L'art de voler de Antonio Altarriba
Il a vu sa terre meurtrie par la guerre civile et a vécu les prémices de ce conflit éhonté. Il a baissé les yeux devant l’estocade franquiste après des années de lutte aux côtés des vaincus : les indignés, les rojos et les anarchistes. Il a traversé les quatre-vingt-dix années de sa longue vie sous le joug du destin. Il aura eu le temps de rêver, d’aimer, de perdre des amis, de crever de souffrance et de s’abîmer dans le désespoir. Il deviendra père, transmettra son sang, sa culture, son goût immodéré de la liberté à l’enfant unique qui portera son nom. II connaîtra l’amour, la trahison et l’humiliation de l’exil. Il sera de ceux qui furent parqués comme des bêtes de somme en France dans les camps… Plus prisonniers que réfugiés, plus morts que vivants. De son adolescence à ces derniers instants, il aura été aussi un homme marqué par les différents chapitres de son existence ; des blessures que les rides de son visage sauront toujours lui rappeler. Antonio Altarriba a connu les heures les plus noires de l’Espagne. S’il n’a pu rester maître de sa destinée, il choisira sa mort pour mettre un terme à un quotidien devenu insupportable.
Son histoire est celle de milliers d’autres mais c’est aussi celle d’un père auquel un fils unique rend un hommage poignant en guise de réhabilitation. Être père c’est entrer dans l’exception aux yeux d’un fils. C’est donner la vie, transmettre son histoire et ses valeurs. C’est être un modèle, porter des racines, faire face aux tourmentes. Plutôt que de se laisser ébranler par la tempête, Antonio Altarriba, vieillard affaibli par la maladie, la brave une dernière fois en se jetant d’une fenêtre. Son fils aurait pu laisser l’histoire de sa famille se disperser aux quatre vents avec les cendres de son père. Il lui fait, au contraire, une bouleversante déclaration d’amour dans ce roman graphique et lui permet de revenir à la vie.
Magnifié par la simplicité du noir et blanc et du dessin de Kim, L’Art de voler alterne moments de vie chargés d’humilité et envolées oniriques puissantes. Plus que l’histoire d’un homme, c’est celle d’une génération d’apatrides amers qui hantent ces deux cents pages. Une œuvre nécessaire.
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Chems Palace
  23 novembre 2017
Chems Palace de Ali Bécheur
Je suis comme l’épervier en refermant Chems palace. Je vole au-dessus d’un monde qui tout d’un coup m’apparaît différent, bien loin de cette oasis verdoyante. Comme l’épervier, je suis libre dans le ciel, un ciel sans temps, sans frontière, où le vent nous emporte comme la plume d’Ali Bécheur. Pénitent, il nous faut ramper, accepter de se faire humble pour pénétrer dans ce lieu préservé. Il ne faut pas avoir peur de se laisser immerger, de se noyer dans ces phrases sans fin, rejaillir dans un ailleurs, bien loin des écritures stéréotypées que l’on nous déverse à coup de matraquage publicitaire. Dans cette oasis, l’homme doit prendre son temps, savoir patienter, conquérir mais comme Nadir, si la communion est trop brutale, il se fait rejeter. Il ne faut jamais oublier « que le plaisir n’est jamais acquis, qu’on le créé comme une œuvre d’art, avec de l’imagination et de la persévérance ». Ali Bécheur prévient, parle d’un livre exigeant, de lecture difficile, mais l’odeur, les couleurs des mots, nous entraînent très vite dans ce monde charnel, sensoriel, éveillent nos sens de lecteur, sorte de récompense de notre effort. « L’oasis n’est pas un lieu, c’est un Te Deum », et le lecteur en pénétrant connaît une véritable fête, une procession, une véritable doxologie.Chems Palace, c’est la trace du pas de l’homme dans le sable, marque profonde qui trahit sa présence, mais qui au premier grain de vent s’estompe, s’efface comme un mandala éphémère, avalé par ce désert impitoyable, par ce modernisme balafrant. C’est l’histoire de Nadir, cet adolescent parti en voyou et revenu en potentat, ce migrant qui en fuyant son bonheur a trouvé son El dorado, son heure de gloire mais qui face au moâllem, son maître redevient homme. Nadir, ce fil conducteur entre passé et présent, entre tradition et modernisme, sorte de Tara qui nous mène d’une rive à l’autre, cette clepsydre qui distille aléatoirement le temps, celui dont le narrateur retranscrira la destinée sous l’œil lointain de l’épervier « J’ai vu le destin du Sultan du Chems Palace se dérouler sous mes serres. Un grain de sable qu’emportera le chergui » . En ouvrant les yeux sur cette scène matinale, on oublie la prédominance du temps, on accepte de se libérer de son carcan pour pénétrer lentement dans un univers où le maître de céans a « rendu visible, l’invisible », de se glisser dans «une chambre secrète dont on a égaré la clé, où se répercutent de plus en plus lointains, presque inaudibles, déformés, méconnaissables, les échos d’une vie antérieure, dont on finit par se demander si on l’a vraiment vécue ».
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Un joli coup de lune
  21 novembre 2017
Un joli coup de lune de Chester Himes
Un Chester Himes déconcertant, dont l'action ne se déroule pas aux Etats-Unis mais en Espagne, et dont le héros (comme les autres personnages), est blanc. Joseph Britton, alias Joe, est un étudiant américain de 32 ans qui parcourt l'Europe. Arrivé via Paris, dans les îles Baléares alors que le pays est encore une dictature, il passe ses journées à boire en compagnie d'autres citoyens américains, sa maîtresse Pam Grabs, Roger Shannon, et Douglas Mueller. Un matin, après une cuite d'anthologie, il est réveillé par un dénommé Sabater, des services secrets, qui lui réclame de l'argent pour sa protection et lui apprend que des choses graves se sont déroulées la nuit dernière. Sa maîtresse aurait disparu, et des Américains seraient morts.
Un joli coup de lune est le récit de la cavale de Joe qui tente de sortir de l'amnésie alcoolique dans laquelle il est plongé pour reconstituer le fil des évènements passés et prouver son innocence. Craignant pour sa vie, Joe n'a aucune confiance en la justice locale: « Il se souvenait de ce qu'on lui avait dit sur la façon dont les Espagnols traitaient les étrangers: ils les enfermaient dans des geôles introuvables, affirmaient ne rien savoir de leur existence, refusant de dire qu'ils les détenaient, et cela pouvait durer des jours, des semaines, des mois… » De plus, le consulat le plus proche est à Barcelone et il est coincé dans une île dont les pêcheurs vont sûrement l'assassiner pour une poignée de pesetas.
Un joli coup de lune est un polar au final grand-guignolesque qui m'a semblé bien inférieur aux autres romans de Chester Himes. L'auteur ne nous épargne aucun cliché. Les Américains, comme d'habitude, courent un grand danger quand ils s'éloignent de la civilisation: la Méditerranée est un coin hostile et sauvage! Dans ce polar, les Espagnols sont tous intéressés par les devises des touristes, les bonnes ne foutent rien, les bohémiennes racolent les étrangers, l'eau n'est pas potable et vous rend malade. Quant aux lits, ils grouillent de vermine. Bref, heureusement que le roman ne fait que 120 pages.
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DanD   20 novembre 2017
La crypte des Capucins de Joseph Roth
Je connaissais alors un certain nombre de Juifs, de Vienne evidemment. Je n'eprouvais aucune haine pour eux, et cela precisement parce qu'en ce temps-la l'antisemitisme positif de la noblesse et des milieux ou je frequentais etait devenu une mode chez les concierges, les petits bourgeois, les ramoneurs, les tapissiers. Changement absolument analogue a celui des modes, qui avait pour effet d'amener la fille du concierge d'hotel de ville a planter sur son chapeau des dimanches la meme pleureuse qu'une Trautmannsdorf ou une Szechenyi y arborait trois ans auparavant. Or, de meme qu'une Szechenyi ne pouvait plus porter aujourd'hui la pleureuse dont la fille garnissait son chapeau, de meme la bonne societe dont je faisais partie ne pouvait plus mepriser un juif, pour la simple raison que mon portier s'en chargeait.
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DanD   22 novembre 2017
La crypte des Capucins de Joseph Roth
Le comte Chojnicki… avait coutume de declarer: "L'Eglise catholique romaine est seule capable d'imposer encore son empreinte a ce monde pourri, de le maintenir en forme, de lui faire l'aumone d'une forme, pourrait-on dire.
… En decretant: ceci est peche, elle pardonne d'ores et deja le peche. Elle ne concoit pas l'homme sans peche, et c'est ce qu'il y a en elle d'eminemment humain. Elle eleve a la dignite de saints ses enfants sans reproche. Ainsi, elle permet implicitement a la creature de n'etre pas sans defauts. Elle va jusqu'a autoriser le peche, dans la mesure ou elle ne considere plus comme des etres simplement humains ceux qui ne pechent point. Elle en fait des bienheureux et des saints. Voila comment l'Eglise catholique romaine manifeste sa tendance genereuse au pardon, a la remission. Il n'est pas de tendance plus noble que celle du pardon."
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palamede   22 novembre 2017
L'Atelier d'écriture de Gabriel García Márquez de Gabriel Garcia Márquez
... le processus de création. Quel est ce mystérieux mécanisme qui transforme le simple désir de raconter une histoire en une véritable passion, en une pulsion assez forte pour qu’un être humain soit capable de mourir pour elle, de succomber à la faim, au froid ou à tout autre péril dans le seul but de réaliser quelque chose d’impalpable, d’immatériel, quelque chose qui, en vérité, n’a aucune « utilité » tangible ?
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