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L'Amérique de Tadzio Koelb

12 septembre 2018

entretien

"Le roman reflète ce que je vois comme l’essence de la condition américaine aujourd’hui : une longue et douloureuse gueule de bois culturelle." Dans 'Made in Trenton', l'auteur met en scène une femme qui se fait passer pour un homme dans les années 1950-70 aux Etats-Unis. L'occasion de revenir sur le mythe du rêve américain et le féminisme comme lutte sociale, alors que débute le Festival America.

Les 5 mots de Jérémy Fel

17 septembre 2018

Vidéo

Le 6 septembre dernier, Babelio organisait une rencontre entre 30 lecteurs et Jérémy Fel pour son très remarqué 'Helena'. L'occasion de faire le point avec lui sur ses obsessions, sa manière d'aborder l'écriture, mais aussi de tourner une vidéo où il présente son roman en 5 mots et en vidéo.

Festival America : l'Amérique en grand

10 septembre 2018

Information

Pour sa 9e édition, America met les littératures du Canada à l'honneur, du 20 au 23 septembre. Au total, 70 auteurs américains qui disent le monde à travers la fiction. Rencontres, débats, petits-déjeuners, ateliers d'écritures, joutes de traduction, projections, événements jeunesse... Un programme riche et enthousiasmant.

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Un Nobel de l'imaginaire ?

19 septembre 2018

Concours

Trop souvent boudés par les prix littéraires les plus prestigieux, les auteurs de l'imaginaire sont encore et toujours relégués au second plan de la littérature. Et si ça changeait enfin ? Si on décidait d'attribuer un Nobel à l'un de ces écrivains ? Voilà ce qu'on vous propose dans ce concours, avec à la clé une Babelio box imaginaire à gagner !

La vraie vie d'Adeline Dieudonné

17 septembre 2018

entretien

Son premier roman 'La Vraie Vie' est dans de nombreuses sélections de prix littéraires, et elle vient tout juste de remporter le prix du Roman Fnac : Adeline Dieudonné plonge dans le grand bain des Lettres en cette rentrée 2018, et fait quelques remous. Découvrez notre interview de l'auteur ici.

Babelio défie la rentrée littéraire

20 août 2018

Information

Cette année encore, Babelio vous propose de mettre la main à la pâte pour participer à notre grand défi collectif : critiquer, tous ensemble, l'intégralité de la rentrée littéraire. Que vous en lisiez un, deux ou trente, chaque titre compte. Ensemble, nous parviendrons peut-être à atteindre notre objectif !

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Chien-Loup
  17 septembre 2018
Chien-Loup de Serge Joncour
Je suis encore sous le charme (et sous le choc) de ce fabuleux roman. Une histoire en deux époques pour un même lieu. Un roman de retour à la nature, en quelque sorte. Mais la nature, si d'aucuns l'imaginent douce et paisible, ce n'est pas le cas de notre auteur qui nous entraîne dans une histoire de sauvagerie animale et, pire, humaine.
Orcières 1914-1917 : Les hommes ont déserté le village, envoyés à la boucherie des tranchées. Restent les femmes et les enfants, les invalides, et un dompteur allemand installé sur les hauteurs avec ses fauves. Cris dans la nuit, disparitions de brebis, les pires rumeurs se propagent.
Même lieu, un siècle plus tard : un couple travaillant dans le cinéma, en baisse de régime, passe ses vacances dans un mas isolé, coupé de tout réseau. Elle en rêvait, il subit… Jusqu'à l'apparition d'un mystérieux chien-loup.
De cette histoire aux relents de légende, Serge Joncour fait un véritable suspense qui tient en haleine jusqu'au bout, et qui tient toutes ses promesses. J'ai adoré !

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Juste après la vague
  20 septembre 2018
Juste après la vague de Sandrine Collette
La vague est passée. Elle a tout emporté, tout balayé. Les humains comme les animaux, les constructions tout est parti, liquidé.
Une famille de onze personnes un peu plus haut perché que les autres a résisté. Mais la situation n'est guère brillante. A perte de vue ce n'est qu'une gigantesque étendue d'eau.
L'eau qui irrémédiablement continue de monter. Lentement … inexorablement.
Le père doit prendre une décision. Une terrible décision. La barque n'est pas assez grande pour emporter dans un lieu sûr toute la famille. Les grands viendront et participeront à l'avancée du rafiot, les petits ne sont pas autonome. Ce sont les trois du milieu qui se réveillent un jour et qui trouve le mot sur la table ...
Alors à chaque chapitre on s'interroge : est-ce-que ça peut être pire ? Oui. Sans cesse comme une vague qui vient et qui revient la situation glisse, dérape vers plus d'horreur.
C'est armé de mots simples que l'auteure distille tout doucement cette intrigue. Des mots simples pour décrire des émotions et des comportements humains plus vrais que nature.
Sandrine Collette a un talent indéniable pour nous conter un huis-clos glacial, terrifiant avec des descriptions à couper le souffle.
Ce n'est pas le premier que je lis d'elle … sûrement pas le dernier.
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Ásta
  20 septembre 2018
Ásta de Jón Kalman Stefánsson
Àsta, enlevez le a final et vous obtenez amour en islandais, mais vous tenez surtout un des refrains du roman. C'est en effet d'amour dont il est souvent question dans ces tranches de vies familiales et amoureuses, entremêlées et souvent tumultueuses, donnant au final l'image d'une saga quelque peu dynamitée. Car si le début nous amène sur la conception d'Àsta par ses parents Helga et Sigvaldi, le parcours narratif ne sera pas linéaire loin de là, nous informe vite l'auteur : «Si tant est que ça l'ait été un jour, il n'est désormais plus possible de raconter l'histoire d'une personne de manière linéaire, ou comme on dit du berceau à la tombe. Dès que notre premier souvenir s'ancre dans notre conscience, nous cessons de percevoir le monde et de penser linéairement, nous vivons tout autant dans les évènements passés que dans le présent.»
Une narration rythmée par les souvenirs du père d'Àsta tombé d'un immeuble dont il repeignait la façade. Désormais étendu sur le trottoir il s'adresse (ou croit s'adresser) à cette norvégienne réconfortante, lui transmettant les épisodes de sa vie qui défilent dans sa mémoire au gré du vent. Une narration rythmée aussi par les lettres d'Àsta à un amour perdu, ou encore par les nouvelles que nous donne l'auteur du récit depuis sa retraite au fin fond des fjords de l'Ouest, avec pour seul voisin un entrepreneur de tourisme local pour le moins envahissant. Autant dire que l'on navigue entre les époques et les personnes, sans se perdre pour autant, on construit le puzzle au diapason d'une prose toujours aussi poétique et lyrique, profonde, sous tension permanente de questionnement sur le sens de la vie.
Et c'est magique, comme toujours avec Jon Kalman Stefansson. La lecture est envoûtante sous les décors contrastés d'Islande. Les lumières d'été et les nuits d'hiver y sont comme des pendants de la vie et la mort, les personnages si humains prennent corps sous les étoiles qu'allume l'auteur.
Encore une bien belle réussite à mes yeux, pour un auteur (souvent associé au travail de son traducteur Eric Boury) dont je suis résolument fan.

« Je le mesure depuis maintenant six mois et un jour. Les résultats sont disponibles : il s'avère que mon manque de toi dépasse les limites du monde des vivants. En réalité, il les dépasse tellement qu'il engendre une certaine agitation jusque chez les défunts. »
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Le CRI du Peuple ...animal

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palamede   19 septembre 2018
Don Quichotte de Miguel de Cervantes
... qui s’attache à un mauvais arbre reçoit mauvais ombre, et qui se met à l'abri sous la feuille se mouille deux fois, et qui se couche avec des chiens se lève avec des puces. Quelque petit que je sois, je tiens mon rang dans le monde ; chaque fourmi a sa colère ; chaque cheveu fait son ombre sur la terre, et chaque coq chante sur son fumier.


(Sancho Panza ; ch : Le petit-fils de Sancho Panza)
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palamede   18 septembre 2018
Jours de crimes de Pascale Robert-Diard
L’éloquence ne consiste pas à dire ce que l’on croit mais à croire ce que l’on dit.

(Jacques Charpentier, Remarques sur la parole)
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palamede   20 septembre 2018
Jours de crimes de Pascale Robert-Diard
Certains le disaient mort avant son procès. Peu importe : il est des âmes si noires qu’elles ne méritent pas que la justice les laisse en paix.
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