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Rencontrez Joann Sfar

23 mai 2018

Concours

Mercredi 6 juin, Joann Sfar sera de passage dans les locaux de Babelio pour parler de son nouvel album Aspirine ! Inscrivez-vous pour recevoir la BD et rencontrer l'auteur. 30 places sont à gagner.

Rencontrez Carole-Anne Eschenazi

23 mai 2018

Concours

Et si tu redistribuais les cartes de ta vie ? Voilà une question posée par Carole-Anne Eschenazi qui ressemble à s'y méprendre à une invitation. Cela tombe bien on vous invite à rencontrer l'auteur le vendredi 22 juin.

Les pique-niques Babelio sont de retour !

15 mai 2018

Communauté

Vous les attendiez avec impatience ? Ils sont de retour ! Les pique-niques Babelio bien sûr, qui cette fois s'exportent encore plus loin de Paris. En 2018, nous vous proposerons cet événement dans 15 villes, dont certaines hors de France ! Découvrez les détails ici.

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Vaincre ses peurs avec Sandrine Catalan-Massé

16 mai 2018

Vidéo

L'agoraphobie n'est pas une fatalité. C'est ce que nous montre cette auteur dans son livre 'Dépêche-toi, ta vie n'attend plus que toi !'. Elle était chez Babelio en avril pour rencontrer ses lecteurs, et tourner une vidéo pour évoquer son livre en 5 mots. La voici.

A la rencontre des membres de Babelio

15 mai 2018

entretien

Comme chaque mois, nous vous faisons rencontrer un Babelionaute à travers une interview. Cette fois, c'est le voyage qui est à l'honneur, à travers la bibliothèque de le_Bison, qui évoque pour nous ses lectures et auteurs fétiches.

En route pour l'Italie avec Mélanie Taquet

15 mai 2018

Compte rendu

L'auteur de 'Reste aussi longtemps que tu voudras' était chez Babelio le 19 avril dernier pour rencontrer ses lecteurs et répondre à leurs questions. Voici le compte-rendu de cette soirée sous le signe du secret, de l'amitié, et de la ville de Florence.

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Chasseur de Noirs
  22 mai 2018
Chasseur de Noirs de Daniel Vaxelaire
Aux XVIII et XIXè siècles, jusqu'à l'abolition de l'esclavage, les planteurs de café et de canne employaient des esclaves venus principalement de Mozambique pour couper la canne et s'occuper des plants de café, à La Réunion. Quand les maîtres étaient trop sévères, certains esclaves s'enfuyaient dans les hauteurs sauvages de l'île. On les nommait, comme dans les Antilles, les "marrons". Les propriétaires voulaient les récupérer pour montrer le châtiment à ceux qui restaient. Ils utilisaient des "chasseurs de Noirs".
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J'ai passé la moitié de ma vie sur cette île. Daniel Vaxelaire est un zoreil comme moi-même, mais raconte très bien l'histoire de La Réunion. Ces marrons avaient une vie sociale primitive. Ils se réunissaient en clans, élevaient des cabris, et faisaient régulièrement des descentes dans les plantations pour chaparder.
L'un des grands chefs s'appelait Cimendef. En son hommage, un beau pic du cirque de Mafate porte son nom.
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Peu de créoles connaissent bien l'histoire de leur île chérie, la perle de l'Océan Indien. C'est un beau melting-pot, car sur cette terre déserte au début du XVIè siècle, arrivent des "colons" blancs qui ont amené des femmes malgaches pour faire souche. Ils ont planté,et doivent importer des esclaves "cafres". Quand la loi interdisant l'esclavage est arrivée le 20 décembre 1848, les Noirs ont été remplacés par des Chinois, Pakistanais et Indiens sous contrat. Mais ceux-ci se sont vite libérés des tâches de coupeurs de cannes pour faire du commerce de textile, bâtiment, transport, ou épicerie.
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J'ai déjà bien débordé de la critique du livre, mais je vais continuer un peu, une fois n'est pas coutume, car j'aime "mon" île.
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Sudel Fuma, lui aussi, raconte bien l'île, tout comme Catherine Lavaux, qui explique que lors du partage des Terres, au XVIIè siècle, ce fut fait par famille, et en portions verticales, "Du battant des lames au sommet des montagnes", le fils aîné étant le "gros blanc" propriétaire principal près de la mer, et les cadets, "petits blancs", ou "Yab chouchou", se partageaient tant bien que mal ce qu'il y avait au dessus.
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La culture "Kaf" a apporté la musique réunionnaise, dont le maloya avec un impressionnant "Roulèr", et le séga dont la danse consiste surtout à "rouler des hanches". Tous les 20 décembre sont l'occasion de la fête Kaf, où les musiciens s'en donnent à coeur joie.
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L'histoire des "Hoareau" est aussi intéressante... Mais là, je partirais vraiment trop loin !
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L'homme et la force
  21 mai 2018
L'homme et la force de Gilbert Andrieu
Gilbert Andrieu compare " l'homme physique", l'athlète du XIXè siècle à celui de la fin du XXè siècle, cent ans plus tard.
Justement, on "voit" bien l'homme de l'exploit sportif et l'homme de cirque qui sont des hommes forts, musclés, râblés, costauds, sur les affiches de la IIIè République. La Force est un élément noble de la "Culture Physique", à l'époque.
Les sportifs des années 1980 / 90 sont au contraire plus longilignes, souples, endurants, avec de l'amplitude dans leurs gestes. La Force est déprisée au profit d'autres qualités.
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C'est une bonne trouvaille. Il argumente bien, il écrit très bien, mais il n'y a pas photo.
La silhouette a changé, moins râblée, plus allongée. Question de mode ? Sûrement, mais pas que ( mépakeu ). Pour ma part, je trouve que ce n'est pas plus mal. La valeur "Force pure" a décliné. D'autres valeurs de l'homme, et maintenant de la femme sportifs ont pris le relais. C'est moins bestial, plus stratégique. Cela me fait penser que, sur un autre plan physique, en 1930, il fallait bien manger, et qu'un gros ventre de gros bourgeois était pratiquement un signe de bonne santé !
Les modes sont aussi influencées par les découvertes scientifiques, et peu de sportifs, actuellement, sont valorisés par la force pure, à part les lanceurs de poids et les haltérophiles...
... Qui ont un physique à se faire péter la sous-ventrière, pardonnez-moi l'expression.
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La nuit sous le pont de pierre
  23 mai 2018
La nuit sous le pont de pierre de Leo Perutz
Comme beaucoup, j'ai l'habitude de me montrer injuste envers les nouvelles. Pour celles qui m'ont intéressé, je regrette qu'elles n'aient pas été mieux développées ; quant aux autres, c'est sûr, elles auraient gagné à se voir écourtées... Mais avec ce recueil de Leo Perutz, un miracle inattendu se produit : quatorze nouvelles dont les intrigues oscillent entre les contes de Canterbury ou le Décaméron et les récits fantastiques d'époque romantique, et aucune qui ne paraisse trop brève ou trop longue. Parmi les multiples secrets qu'elles renferment, il en est un qui explique cela. D'une nouvelle à l'autre, nous retrouvons les mêmes personnages dont les destins s'entrelacent dans cette Prague de la Renaissance que l'auteur fait revivre devant nous, avec ses misères et ses fulgurances. Ils nous sont racontés par fragments d'un chapitre à l'autre, dans un ordre savant. C'est finalement un véritable roman composé de récits emboîtés les uns dans les autres qui se révèle, éclairé par le mystère de l'amour rêvé entre Rodolphe II et la belle Esther.
Leo Perutz est un écrivain qui a vécu la fin de l'Autriche-Hongrie, il puise son inspiration dans l'histoire de la Bohème et les légendes juives pour dépeindre les rapports compliqués des habitants du ghetto avec les gens de la ville et du château, artisans, marchands, nobliaux, courtisans, serviteurs zélés ou intrigants et, au-dessus de tous, Rodolphe II, roi de Bohème, souverain du Saint-Empire romain germanique, prince fantasque, tourmenté, amoureux des arts, toujours endetté et qui n'assume pas sa tâche, laissant le royaume aux mains de sa suite. On croise tour à tour Kepler dans un rôle d'astrologue qui le désespère, Wallenstein à l'aube de sa carrière militaire, des musiciens de rue, des voleurs, des chiens qui parlent, un bouffon expert en fourberies, un peintre qui ne dessine ni les saints ni les personnes respectables, un grand rabbin qui emploie son art magique contre son gré, un alchimiste désolé de ne pouvoir transformer le plomb en or. Mais il est pourtant un véritable alchimiste dans le quartier juif et il se nomme Mordechai Meisl. Banquier, prêteur sur gages, c'est lui le personnage central du livre, capable par les affaires de créer l'or ou l'argent à partir de rien. C'est chez lui que le roi vient clandestinement renflouer ses finances, ce roi dont il ne sait pas qu'il est son rival amoureux et dont il finira par se venger.
Tout au long du livre, on découvre avec fascination les pratiques magiques de la communauté juive. Même si la religion judaïque proscrit la sorcellerie au même titre que sa soeur chrétienne, ce ne sont pas seulement des diableries à exorciser que l'on y rencontre, mais tout un cortège de fantômes, esprits, anges, démons, qui forment un monde surnaturel, le grand rabbin connaît les sortilèges et formules à prononcer afin de les appeler ou les renvoyer, la kabbale n'est jamais loin. Ces croyances mystiques sur fond d'amour et de mort forment la substance du livre. En raison d'un sort jeté par le grand rabbin sous le pont de pierre, Rodolphe et Esther s'aiment dans leurs songes alors qu'ils ne se sont aperçus qu'une seule fois. Cela suffit à provoquer la colère du dieu terrible d'Israël qui envoie la peste aux âmes de la cité juive pour les punir de cet adultère, car oui, "Nuit après nuit, l'empereur rêvait qu'il tenait dans ses bras sa bien-aimée, la belle juive, et nuit après nuit, Esther, la femme de Mordechai Meisl, rêvait qu'elle était dans les bras de l'empereur."
Verbe subtil, atmosphère fantasmatique, tendresse et humour d'Europe centrale… une fois refermé, ce livre sans prétention mais au charme envoutant nous laisse parcourir encore longtemps les places et ruelles tortueuses de Prague à travers le dédale des pensées baroques de ses habitants d'autrefois.
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Camus - L'étranger (niveau IMPOSSIBLE)

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Un jour, un titre

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Le bon prénom

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Ciel, mon mari !

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rabanne   21 mai 2018
Ainsi mentent les hommes de Kressmann Taylor
Elle sentait une parenté avec la nuit. Elle était chez elle dans ce silence.
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Valdimir   23 mai 2018
La nuit sous le pont de pierre de Leo Perutz
Le chambellan de l'empereur, un certain baron Palffy, entretenait un serviteur chargé de jurer à sa place de la façon la plus abominable dès que le baron avait des ennuis, car il était trop pieux pour le faire lui-même.
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Haruki Murakami
palamede   21 mai 2018
Haruki Murakami
Ce dont les hommes ont besoin, c'est de quelque chose de beau, d'agréable, qui leur fait croire, au moins partiellement, que leur existence a un sens.
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