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10 livres de poche pour la rentrée

24 septembre 2018

Vidéo

C'est nouveau, ça vient de sortir : découvrez notre sélection de romans parus récemment au format poche, déjà lus et approuvés par la communauté Babelio. De Sorj Chalandon à Thomas Vinau, en passant par Patrick deWitt : il y en a pour tous les goûts !

Prix littéraires : faites vos jeux

21 septembre 2018

Concours

Vous ne jouez pas au casino, mais vous lisez beaucoup beaucoup beaucoup ? On vous propose de pronostiquer les lauréats de quatre prix littéraires de l'automne, et de tenter de gagner une Babelio box de rentrée pleine de livres et goodies ! Jouez dès maintenant juste ici.

L'Amérique de Tadzio Koelb

12 septembre 2018

entretien

"Le roman reflète ce que je vois comme l’essence de la condition américaine aujourd’hui : une longue et douloureuse gueule de bois culturelle." Dans 'Made in Trenton', l'auteur met en scène une femme qui se fait passer pour un homme dans les années 1950-70 aux Etats-Unis. L'occasion de revenir sur le mythe du rêve américain et le féminisme comme lutte sociale, alors que débute le Festival America.

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Un Nobel de l'imaginaire ?

19 septembre 2018

Concours

Trop souvent boudés par les prix littéraires les plus prestigieux, les auteurs de l'imaginaire sont encore et toujours relégués au second plan de la littérature. Et si ça changeait enfin ? Si on décidait d'attribuer un Nobel à l'un de ces écrivains ? Voilà ce qu'on vous propose dans ce concours, avec à la clé une Babelio box imaginaire à gagner !

La vraie vie d'Adeline Dieudonné

17 septembre 2018

entretien

Son premier roman 'La Vraie Vie' est dans de nombreuses sélections de prix littéraires, et elle vient tout juste de remporter le prix du Roman Fnac : Adeline Dieudonné plonge dans le grand bain des Lettres en cette rentrée 2018, et fait quelques remous. Découvrez notre interview de l'auteur ici.

Les 5 mots de Jérémy Fel

17 septembre 2018

Vidéo

Le 6 septembre dernier, Babelio organisait une rencontre entre 30 lecteurs et Jérémy Fel pour son très remarqué 'Helena'. L'occasion de faire le point avec lui sur ses obsessions, sa manière d'aborder l'écriture, mais aussi de tourner une vidéo où il présente son roman en 5 mots et en vidéo.

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Ciel d'acier
  21 septembre 2018
Ciel d'acier de Michel Moutot
Ciel d'Acier, roman polyphonique palpitant et instructif, vous convie à un festin de roi.
Celui de la tribu des indiens Mohawk sur plusieurs générations.

De tout temps, ils ont été perçus comme des bâtisseurs de grand talent.
Prétendument insensibles au vertige qu'ils éradiquaient à grandes lampées d'alcool, ces travailleurs hors norme constituèrent une main d'oeuvre de premier choix dans l'élaboration de monuments vertigineux.

Premier roman pour Michel Moutot, le résultat force le respect.
Mêlant habilement histoire contemporaine avec celle de la tribu des Mohawks, il revisite un siècle de gigantisme industriel tout en évoquant les tragédies et les hauts faits d'arme qui auront forgé le destin de ce peuple d'édificateurs.
De l'effondrement du pont de Québec de 1907 à celui du World Trade Center en passant par l'élaboration de l'Empire State Building et de la Liberty Tower, l'auteur s'appuie sur des personnages fictifs ayant traversé des situations ancrées dans le réel.

Passionnant de par la personnalité affichée de ses protagonistes, Ciel d'Acier l'est tout autant lorsqu'il fait montre d'une pédagogie historique captivante.
Notamment en évoquant l'après 11 septembre et ses particularismes aussi peinants que surprenants.
C'est avec stupeur que j'ai ainsi découvert qu'un corps pouvait, sous l'effet d'une pression gigantesque subie, tout bonnement s'évaporer.
Bon nombre de sauveteurs, au contact d'air vicié, développeront, par la suite, un cancer alors qu'aux dires de Juliani, ancien maire de NY, la qualité de l'oxygène était de première bourre.
Les anecdotes pullulent, égrenées au rythme des travaux gargantuesques de ces ironworker qui auront, ainsi, largement contribué à la construction d'une Amérique alors en pleine mutation.
Le saviez-vous, les jours suivant le 11 septembre, les chiens secouristes déprimaient à force de ne trouver que des cadavres c'est pourquoi les sauveteurs usaient de subterfuges en leur faisant découvrir de faux accidentés afin qu'ils recouvrent le moral !

Héros des temps modernes, certes, mais peuple qui aura payé un lourd tribut en son temps.
L'effondrement du pont de Québec, en 1907, est encore dans toutes les mémoires, en tout cas les leurs.
Une structure qui s'affaisse, un ingénieur, Théodore Cooper, quelque peu incompétent et ce sont 76 victimes dont 33 Mohawks qui le payeront de leur vie, décimant alors cette tribu généreusement pourvoyeuse d'ouvriers hors norme. Par la suite, il sera décrété que les Mohawks devront alors travailler sur des chantiers distincts afin d'éviter toute nouvelle hécatombe.

Si le travail d'Historien fascine, celui évoquant ce dur labeur magnétise itou.
Libres, tel est leur leitmotiv atavique, toujours d'actualité.
Se jouant de la gravitation tel l'homme-oiseau, l'ironworker répond à une tradition ancestrale continuellement perpétuée.

Us et coutumes (souder ses outils dans l'ossature metallique de la construction) parsèment généreusement cet ouvrage, apportant une réelle valeur ajoutée.

Il y aurait tant à dire sur ce roman magistral.
Le mieux est encore de s'y plonger corps et âme au rythme lancinant de ces intrépides et infatigables conquérants.
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Un thé en Amazonie
  23 septembre 2018
Un thé en Amazonie de Daniel Chavarria
C'est Pecosa qui avait attire mon attention sur ce livre, mais comme a l'epoque je ne le trouvais pas je m'etais rabattu sur un autre titre de l'auteur, Adios muchachos. Et j'avais ete ravi, allant de sourire en sourire.

J'ai lance une armee de prospecteurs, j'ai menace des libraires, j'ai soudoye des bouquinistes, j'ai mon The!

C'est tres different d'Adios muchachos. D'abord par la taille. C'est trois fois plus gros. Un petit pave. Et finie la legere ironie bienveillante. Dans le The c'est du sarcasme, un deguisement de l'indignation. Parce que Chavarria est indigne (accent aigu svp). Bien avant qu'un petit vieux sympathique lance son slogan. Il s'indigne face a la devastation de milieux naturels pour une poignee de dollars. Face au massacre de populations indiennes naives pour quelques liasses de plus. Face aux moyens effroyables que peuvent deployer des oligarchies pour garder leur pouvoir. Face a la barbarie deguisee en modernite.

Quoi? C'est un pamphlet? Non non non. C'est un thriller. Un polar. Il a recu en 1992 le prix Dashiell Hammett au meilleur roman policier en langue espagnole. Et bien que vers la fin je commencais a subodorer l'issue, le suspense persiste tout le long de la lecture. Parce qu'il y a plusieurs trames qui ne se marient qu'au dernier tiers.

Et d'une: La decouverte fortuite d'un arbre aux proprietes pharmaceutiques epoustouflantes; le traitement de ses feuilles permettrait de laver des cerveaux, de changer les convictions des gens, de les pousser d'un camp vers son antagoniste. le moyen reve pour dominer le monde entier! Alors de grandes compagnies pharma s'agitent. Et la CIA entre tres vite en lice. Et c'est l'elimination de ceux qui en savent trop. Et la destruction de grands pans de la foret amazonienne pour permettre un facile acces a un tout petit bosquet des arbres en question. Et l'extermination -jusqu'au dernier- d'une tribu indienne qui par malheur habitait les parages. Et les experiences sur des cobayes humains qui ne soupconnent rien.

Et de deux: L'histoire d'une famille d'hobereaux guerroyeurs espagnols. Qui meprisent la plebe. Qui ont soutenu la dictature de Primo de Rivera dans les annees 20. Pour qui Franco etait le grand espoir de l'Espagne. Qui se sont engages dans la legion Condor pour combattre aux cotes des nazis. Des rapaces sans scrupules.

Sur ces trames principales Chavarria brode de plus menues. Nous saurons tout sur les conditions de vie des chercheurs d'or du Tapajos, les "garimpeiros". Nous apprendrons les us et coutumes d'une tribu autochtone d'Amazonie. Nous plongerons dans les intrigues internes des services secrets. Nous revivrons le climat etouffant du franquisme. Et meme le siege de Dien Bien Phu.

C'est donc un roman foisonnant, comme l'Amazonie. Qui te prend aux tripes, malgre quelques longueurs. Tu coupes une liane, tu tournes une page, et c'est un nouveau paysage, un nouvel environnement. Et quand tu en sors, quand tu as tourne la derniere page, il te reste un mauvais gout dans la bouche. Tu sais tres bien que tu as lu de la fiction, mais tu sens que cela aurait pu se passer, que quelque chose dans ce genre peut se passer, loin de toi. Ou pres de toi?

Chavarria , cet uruguayen qui a fini enseignant les classiques a Cuba, etait un indigne (aigu, l'accent!). Un the en Amazonie se lit avec interet mais ce n'est pas un roman leger. Il rend son lecteur indigne, indigne aigu.
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La dernière enquête de l'inspecteur Rodriguez P..
  23 septembre 2018
La dernière enquête de l'inspecteur Rodriguez Pachon de José Luis Muñoz
L'Espagnol José Luis Muñoz nous offre un roman « a lo cubano » dédié à trois romanciers de l'île, Lorenzo Lunar, Amir Valle et Juste E.Vasco, émaillé de clins d'oeil à Taïbo II et au hard-boiled américain. La dernière enquête de l'inspecteur Rodríguez Pachón est un bel hommage polardeux à l'exubérante ville de la Habana, plus sale, sensuelle, et vivante que jamais. Les habitants tirent le diable par la queue pour vivre malgré le blocus, les touristes s'offrent de beaux paysages et de la fesse et le camarade inspecteur toujours fidèle à l'esprit de la Révolution, fait son boulot aidé de son très sérieux collègue Vladimir.
Rodríguez Pachón déteste Gringolandia et les exilés cubains de Miami. Il aime tout de son île, sa musique, son rhum et surtout ses femmes: « Tu connais rien aux femmes, mon pauvre garçon! Il n'y a pas de femmes grosses ou moches, elles sont toutes jolies. Celles qui ont quelque chose en moins quelque part, ont forcément quelque chose de plus ailleurs. » Et pour jouir des plus belles, il se rend régulièrement dans le bordel de Madame Lupe auprès de la belle Minerva qui lui cite du Neruda après l'amour.
La découverte fortuite du corps mutilé d'une femme va perturber la routine heureuse de l'inspecteur cubain. L'homme engoncé dans ses habitudes va "se lézarder" sous les yeux du lecteur, et apparaître aussi mal en point que les bâtiments anciens qui bordent le Malecón. José Luis Muñoz donne vie à un inspecteur singulier, érudit, féru de littérature et de cinéma, cultivé, jouisseur, qui au fil du temps semble ne faire plus qu'un avec la ville. Car au delà du charme incomparable de l'ensemble, l'auteur nous montre la fragilité de l'édifice, via un beau pied-de-nez final. Cette dernière enquête n'en est pas une, puisque l'on retrouvera l'inspecteur Rodríguez Pachón aux prises avec la CIA dans Llueve sobre la Habana.
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L'incipit #2

10 questions
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un seul vers... un poète !

13 questions
29 participants

Un homme et sa fleur

11 questions
27 participants

Clap de fin

15 questions
46 participants

Le CRI du Peuple ...animal

20 questions
47 participants

Citations à l'affiche Voir plus

Jiddu Krishnamurti
domisylzen   22 septembre 2018
Jiddu Krishnamurti
La vérité est un pays sans chemin. Aucune organisation, aucune foi ; ni dogme, ni prêtre, ni rituel ; nulle connaissance philosophique ou technique de psychologie ne peuvent y conduire l'homme. Il lui faut la trouver dans le miroir de la relation, par la compréhension du contenu de son propre esprit, par l'observation et non par l'analyse intellectuelle ou la dissection introspective.
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Clément d'Alexandrie
palamede   24 septembre 2018
Clément d'Alexandrie
Étonne-toi de ce qui existe.
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Clément d'Alexandrie
palamede   23 septembre 2018
Clément d'Alexandrie
Les écrits sont la descendance de l'âme comme les enfants sont celle du corps.
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