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Quand Miriam Toews nous fait entendre « ce qu’elles disent »

23 août 2019

Vidéo

Dans 'Ce qu'elles disent', Miriam Toews nous raconte de l'intérieur la condition des femmes dans une communauté mennonite en Bolivie. Ou quand la religion, instrumentalisée par les hommes pour soumettre les femmes, devient un vecteur d'émancipation. Découvrez ce livre dans notre interview de l'auteure, à travers ses mots.

Sondage : L'auteur et ses lecteurs

21 août 2019

Information

Babelio lance un nouveau sondage sur la relation entre auteur et lecteurs. Quelle relation entretenez-vous avec les auteurs ? Appréciez-vous les rencontrer ? Qu’attendez-vous d’une dédicace ? Suivez-vous vos auteurs préférés sur les réseaux sociaux ? Prenez quelques minutes pour répondre à notre grand sondage et tentez de remporter un bon d’achat de 60€ en chèques Lire.

Rencontrez Jim Fergus

21 août 2019

Concours

A l’occasion de la sortie de son nouveau roman, ‘Les Amazones’, conclusion de la trilogie best-seller ‘Milles femmes blanches’, le cherche midi éditeur et Babelio vous proposent de rencontrer Jim Fergus à Paris le 19 septembre. Inscrivez-vous dès maintenant pour avoir une chance de participer à cette rencontre exceptionnelle et recevoir le livre chez vous en avant-première.

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Découvrez la rentrée littéraire jeunesse des éditions Auzou

19 août 2019

Concours

Le 9 septembre prochain, les éditions Auzou et Babelio vous invitent à assister à la présentation de rentrée littéraire de leur collection Romans. L’occasion de découvrir les quatre nouvelles publications de l’éditeur en compagnie des auteurs Eric Sanvoisin, Yann Rambaud, Yaël Hassan et Erik L’Homme. Inscrivez-vous dès maintenant pour avoir une chance d’y participer !

Richard Mèmeteau et l’amour à l’ère numérique

09 août 2019

entretien

"Je n’interdis personne d’être amoureux… de mon point de vue, il s’agit plutôt du nom qu’on donne à une phase de questionnements et d’interrogations. L’amour est le nom d’une crise." Dans son nouveau livre 'Sex Friends', Richard Mèmeteau s’intéresse à l’éthique sexuelle et propose une réflexion très originale sur les relations amoureuses contemporaines. Voici notre interview de l’auteur.

Le 17 septembre, rejoignez la Confrérie des Dragonniers !

07 août 2019

Concours

Eragon va faire son grand retour en librairie en septembre, avec 'La Fourchette, la Sorcière et le Dragon' de Christopher Paolini. A cette occasion, Babelio organise une soirée de lancement uniquement accessible aux dragonniers les plus valeureux. Au programme : des animations autour de l'univers de la célèbre Confrérie, une présentation du livre et de ses enjeux, ainsi qu'un buffet convivial. Inscrivez-vous dès maintenant pour avoir une chance d'être sélectionné(e) ! #EragonLaLégende

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Soif
  22 août 2019
Soif de Amélie Nothomb
Vite écrit, vite lu et très vite oublié !
Pourtant, la problématique était intéressante, le challenge digne d'être relevé : quelles furent les dernières pensées de Jésus ?
Le sujet est traité de manière assez désinvolte, pourquoi pas après tout; mais la réflexion de l'auteur reste superficielle et trop légère à mon goût.
Après la lecture du cru 2019 d'Amélie Nothomb, je reste de bois, de marbre, mais je reste surtout sur ma soif !
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Audiard par Audiard
  21 août 2019
Audiard par Audiard de Michel Audiard
Le serveur me demande un autographe. Il sourit à décrocher la lune. Je m'en fous de ses fesses, j'ai commandé un bojolpif ça urge. J'ai le gosier aussi sec qu'un camp scout quand la cheftaine passe la revue. Il me dit qu'il adore San Antonio. J'ai envie de lui jouer un air de mandale pour lui apprendre à ne plus me confondre avec Frédéric Dard. Il dit qu'il m'a tout lu. La belle jambe. C'est la cinquième fois aujourd'hui. Bientôt il va me parler de mon adjoint cradingue et demander à Madame Irma si Bérurier doit rappliquer ou s'il peut apporter mon verre de rouge. On me confond avec Dard que l'on confond avec San-A. Les gens sont cons, ils ne méritent pas de nous lire. A ces cuistres, je rêve de leur faire avaler le bouillon de onze heures. Dard et moi on ne boxe pas dans la même catégorie. Je lui rends dix kilos. Puis on n'a tout de même pas la même tronche.

Autant confondre Eddy Merckx et Raymond Poulidor. Faut être cintré pour ne pas voir que l'un des deux pousse l'autre dans les montées. Quant au serveur qui me zieute façon homard en frétillant de la queue, il m'a tout l'air de la jaquette flottante. Il me voit déjà dans son plumard. Je n'ai rien contre les fiottes, faut de tout pour défaire le monde, mais si cette lope (pas d'embrouille, j'ai rien contre les mignons) me regarde encore comme si j'étais un bulot ou un mannequin de chez Dior, je vais lui en coller une sévère. Marcher à reculons ça n'a jamais été mon hobby. Je laisse ça aux amateurs de gigot à la menthe et aux coiffeurs pour dames.

Ça crachouille. La terrasse du troquet est vide. Aussi vide qu'une arrivée du Tour de France quand tu ne suis que les français. Si je dézingue le larbin de mes fesses cela ne fera pas un pli. Deux trois taloches en pourboire pour en finir avec son bourre-mou et je serais aux anges. On n'y verra que du feu. J'ai la torgnole violente et soudaine. Ce sera juste un regrettable accident. La mort de Louis XVI aussi, me direz-vous. Je pourrais demander à Lino de m'épauler, il a toujours un flingue sous son imperméable. Avec lui les bastos c'est plus facile à donner qu'à recevoir. Cet hiver les flocons sont en retard mais les macchabées seront en avance ! Il lui faudra cinq minutes pour plier l'affaire. Lino aime bien quand les caves disent oui ou non selon qu'il attend qu'ils disent oui ou non. Les bouffeurs de nems ne font pas exception.

Je vais aux gogues, bravo l'arsouille si t'as deviné l'embrouille ! L'intrus qui en veut à mon trou me suit à la trace. C'est quoi cette farce ? Je renifle du vilain, ça embaume l'entourloupe ! L'individu me colle au fion. Je hais les suceurs de roues. Il ne veut tout de même pas que je fume le calumet de la paix sous son teepee ? Le zigue me montre une photo du commissaire et voudrait que je la barbouille. La face enfarinée façon geisha dans un film de Mizoguchi, il ressasse que son préféré c'est «San Antonio chez les nudistes" . Il doit me confondre avec Paul Préboist. Il devient de plus en plus louche le loufiat. Il me pousse en cuisine pour que je lui signe son livre d'or. C'est sa gueule que je vais lui dédicacer si ce Belphégor des corridors insiste !

Tu parles d'une cambuse ! C'est quoi cette turne infecte ? Ça renifle le demi pas frais, la tambouille coréenne, ça pullule de malfaisants, ça sent le troll des montagnes, le néfaste, le parasitaire, le niquedouille ! Ils doivent préparer un chihuahua au court-bouillon ! Je n'aurais pas mon flegme légendaire je tirerais le canon, je ferais mijoter ces suce-larbins dans la marmite aux mites ! Suffit ! Arrête ta mandoline Joséphine ! On n'a pas gardé les écrevisses ensemble ! On va faire péter les bouchons ! Y a le choléra qui est de retour. Et ça ne sent pas la crevette ! La peste s'abat sur le pauvre monde. Confucius a viré sa cuti. Je vais descendre la malle du grenier, celle qui a connu Verdun, je vais défourailler le dézingueur vengeur, le famas des familles, la grenade vérolée, celle qui a renvoyé les boches derrière leur mur de Berlin pour collectionner des statues aztèques et des bottes en caoutchouc.

C'est quoi ce pastis ? Il a une vocation de kamikaze mon niakoué ? Moi les nippons je ne peux pas les encadrer même en peinture depuis qu'ils nous ont chouravé l'Indochine et la médaille d'or à Tokyo en 64 ! Si ce malappris m'approche, je vais le découper au laser, je vais lui apprendre le savoir-vivre et tout de suite après le savoir mourir ! Sa gueule va devenir une enseigne ! Un écriteau pour beignes en tous genres ! On le vendra en poster le soir au-dessus des jonques. le comptoir des ramponneaux ! Pétard de vérole ! Purée de sacristie ! Sa cambuse pue presque autant que les taudis des petits vieux ratatinés où des boîtes de conserve éventrées voisinent avec des pots de yaourts vides, des sacs de croquettes pour chats et des compotes périmées depuis l'avant-guerre. Ça sent le moisi comme dans le ventre d'un cachalot. Il ne manque que les napperons verdâtres, les collections d'arlequins et les bibelots datant des momies qui cohabitent avec des félins méphitiques qui pissent où le vent les mène sur ce territoire de mort.

Je me dépêche de me répandre dans les commodités prévues à cet effet bien que l'envie de me dégourdir le braquemart soit contrariée par une odeur de fennec et de hyène qui auraient bouffé un mulot pas frais. L'absence de fenêtre ne manque pas d'ironie. Quand je remonte le sinistre individu m'attend en haut de l'escalier, son surin en pogne. Son rire jaune me fout le tracsir. Ce rouleau de printemps peut se brosser pour la séance de cirage de pompes et je garde mes yeux braqués sur lui tels deux frelons prêts à piquer. Quand on voit la gueule du livreur on devrait interdire aux quiches de faire des lardons ! Sa tronche de pizza aux fruits de mer sauce aigre-douce ne me revient pas. Il fait partie des mectons que je ne peux pas blairer. Si on leur donnait une pièce à chaque énormité qui sort de leur garage à miel ils pourraient partir en vacances aux Seychelles ! Moi les gueules justes bonnes à bousiller le printemps je les parfume à l'exil !
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La leçon d'écriture
  21 août 2019
La leçon d'écriture de Raymond Jean
Une écriture simple mais pas simplette, pas un mot plus haut que l'autre mais le récit vous prend ne vous lâche pas. Cela n'a rien d'un thriller mais ces cinq nouvelles qui flirtent avec le monde de l'édition que connaît bien l'auteur ne nous lâchent pas d'une semelle. On veut savoir la fin, que ce soit pour se mettre d'accord sur un nom de rue ou pour dévoiler ou non le pot aux roses. L'auteur de "La Lectrice" et de "Un fantasme de Bella B", premier Goncourt de la nouvelle en 1983, est habile il sait aussi nous mener sur de fausses pistes, nous faire croire à une histoire d'amour qui n'en sera jamais une. C'est un malin qui joue très bien avec le lecteur. Un  style de narration classique qui ne vieillit pas, des histoires qui pourraient se passer aujourd'hui, un érotisme discret, un humour grinçant parfois féroce, qui se moque de l'ego, du besoin de reconnaissance qui est un trait caractéristique de ses personnages.

On sent que lui-même a souffert d'un manque de couverture médiatique pour ses livres et qu'il transfert une légère amertume (et légitime) sur le caractère de ses personnages. La notoriété est un animal instable qui ne récompense pas toujours ceux qui doivent l'être et c'est un leitmotiv de ce recueil assez court (140 pages).

La première nouvelle qui traite de l'imposture involontaire est rondement menée et permet à chacun de s'identifier. Une très bonne idée. Je n'en dis pas plus. Chaque roman de Raymond Jean se lit facilement, son écriture limpide, ses thèmes peu tarabiscotés ne posent aucun souci. Fort d'une quarantaine de livres son oeuvre aurait mérité plus de lecteurs, j'espère donc concourir à réparer cette injustice. On dit souvent qu'en amour il ne faut pas chercher que l'amour vient à vous. Souvent les amis ou des sites (!) vous proposent des livres plébiscités qui ne vous plaisent pas à la lecture. Or c'est le livre trouvé par hasard qui fera mouche. Ma main a glissé sur "La leçon d'écriture" de façon purement fortuite et je ne le regrette pas un instant à l'heure où des lectures mièvres envahissent les rayons.

Je vais même essayer de lire d'autres livres de Raymond Jean que je connaissais déjà, tel un lointain parent. Je vous le recommande, il est parfait également pour ceux qui tâtent de la plume car c'est un professeur très compétent, un modèle de concision dans l'écriture. Chaque chose est à sa place, pas de baratin, pas de descriptions ou de messages philosophiques tartinés à n'en plus finir. Sobre et efficace. Talentueux. Une récréation méridionale avant de se plonger dans un gros pavé ?
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Ladybirdy   23 août 2019
La folle allure de Christian Bobin
Ma mère est folle, je crois. Je souhaite à tous les enfants du monde d’avoir des mères folles, ce sont les meilleures mères, les mieux accordées aux cœurs fauves des enfants.
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Serge Gainsbourg
Eric76   23 août 2019
Serge Gainsbourg
Laissez parler
Les p'tits papiers
A l'occasion
Papier chiffon
Puissent-ils un soir
Papier buvard
Vous consoler

Laisser brûler
Les p'tits papiers
Papier de riz
Ou d'Arménie
Qu'un soir ils puissent
Papier maïs
Vous réchauffer
Un peu d'amour
Papier velours
Et d'esthétique
Papier musique
C'est du chagrin
Papier dessin
Avant longtemps

Laissez glisser
Papier glacé
Les sentiments
Papier collant
Ça impressionne
Papier carbone
Mais c'est du vent

Machin Machine
Papier machine
Faut pas s'leurrer
Papier doré
Celui qu'y touche
Papier tue-mouches
Est moitié fou

C'est pas brillant
Papier d'argent
C'est pas donné
Papier-monnaie
Ou l'on en meurt
Papier à fleurs
Ou l'on s'en fout
Laissez parler
Les p'tits papiers
A l'occasion
Papier chiffon
Puissent-ils un soir
Papier buvard
Vous consoler

Laisser brûler
Les p'tits papiers
Papier de riz
Ou d'Arménie
Qu'un soir ils puissent
Papier maïs
Vous réchauffer
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Ladybirdy   21 août 2019
Grâce de Delphine Bertholon
J’avais oublié la sérénité. Certains sentiments, lorsqu’ils s’en vont, deviennent des mythes. On n’en garde pas trace, ni souvenir palpable ni sensation physique ; et l’on finit par croire qu’ils ne sont que des mots, créations de langue inutiles, sans substance, signifiants sans signifiés. Certains sentiments n’existent qu’au présent. Mais, dès lors qu’ils réapparaissent, tout réapparaît avec eux.
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