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Jacopo   22 octobre 2018
Récits d'un pèlerin russe à son père spirituel. Traduits et présentés par Jean Gauvain. 1943. Broché. 150 pages. de GAUVAIN Jean
Mis en éveil par une courte note de Nicolas Berdiaev, je découvris un jour ce petit livre à la Bibliothèque des Langues orientales à Paris. Malgré la hâte d’une période d’examens, je ne l’avais pas quitté à la fin de l’après-midi. Mieux que beaucoup de romans, d’études et d’essais, il révèle, en effet, le mystère du peuple russe dans ce qu’il a de plus secret, ses croyances et sa foi.
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Nathacha Appanah
Butterflies   22 octobre 2018
Nathacha Appanah
J'aurai pu apprendre à trouver des repères auprès d'un homme, j'aurais pu trouver une place contre ce corps si différent, qui souvent s'imbriquerait au mien et ainsi m'apaiserait. j'aurais dû savoir retenir un homme, faire de lui une histoire possible, éveiller le désir de rester avec moi, ne pas le braquer avec mon visage fermé, mes mots absents et parfois mes mots durs. J'aurais dû prendre ces risques-là si ordinaires finalement pour tant de gens mais si terribles pour moi.
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SPIERREA   22 octobre 2018
Les Confessions de Saint Augustin
mais ces récits, ces fictions m’effleuraient vivement la chair, et, comme l’ongle envenimé, elles soulevaient bientôt une brûlante tumeur, distillant le pus et la sanie. (chap. 2 ; Livre 3).
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rabanne   22 octobre 2018
La révolte de Clara Dupont-Monod
De ma mère, je tiens le goût des auberges, des braillards et des corsages défaits. On me dit qu'il faut me marier. Mais je préfère les filles molles et douces des tavernes, touchées mille fois, qui tendent leurs verres en souriant.
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Alix Lerman ENRIQUEZ
sabine59   22 octobre 2018
Alix Lerman ENRIQUEZ
Marcher sur les mots

sur leur solitude nue

les plier les replier

pour qu'ils forment

des morceaux de phrases

des vers parcheminés de lettres

suspendus à leur sens multiple,

à l'écritoire infini

de leur secrète incantation
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BazaR   22 octobre 2018
Vies des douze Césars de Suétone
Certains pensent qu'il fut grisé par l'habitude du commandement et, qu'après avoir soigneusement pesé ses forces et celles de ses ennemis, il profita d'une occasion pour s'emparer du pouvoir souverain qu'il avait convoité dès sa prime jeunesse. Cette opinion semblait avoir été partagée par Cicéron, car, dans le troisième livre du traité "Des devoirs", il dit que César avait continuellement sur les lèvres deux vers d'Euripide, qu'il traduit lui-même de la manière suivante:

"S'il faut, en effet, violer le droit, que ce soit pour régner;

Dans les autres cas, respectez la justice"

(César - XXX)
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MahaDee   22 octobre 2018
Un acrobate au bord de l'oeil de Marie Jousse
La vie est trop courte pour renoncer à ses rêves et se soumettre sans broncher à toute obligation.
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denis76   22 octobre 2018
La fête de l'insignifiance de Milan Kundera
Après ses longues journées fatigantes, Staline aimait rester encore quelque temps avec ses collaborateurs et se reposer en leur racontant des petites histoires de sa vie. Par exemple celle-ci :

Un jour, il décide d'aller à la chasse. Il endosse une vieille parka, chausse des skis, prend un long fusil, et parcourt treize kilomètres. Alors, devant lui, sur un arbre, il voit des perdrix perchées. Il s'arrête et les compte. Il y en a vingt-quatre. Mais quelle poisse ! Il n'a pris avec lui que douze cartouches ! Il tire, en tue douze, puis il se détourne, refait les treize kilomètres jusque chez lui, et prend encore une douzaine de cartouches. De nouveau, il parcourt les treize kilomètres pour se retrouver devant les perdrix toujours perchées sur le même arbre. Et il les tue enfin toutes ...
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Butterflies   22 octobre 2018
La noce d'Anna de Nathacha Appanah
Sous mes pieds la terre est comme mouvante, un peu à cause des feuilles mortes qui pourrissent. ici, elles ne peuvent sécher, le soleil pénètre si peu, alors elles vieillissent dans la pénombre, elles ramollissent un peu comme nous, perdent leur eau, leur sève et finissent par se décomposer en soupirant une odeur douceâtre. Ici, dans ce monde humide où les morts nourrissent les vivants, je regrette de ne pas avoir pris plus de risques.
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SPIERREA   22 octobre 2018
Les Confessions de Saint Augustin
Je n’aimais pas encore, et j’aimais à aimer ; (…) Je cherchais un objet à mon amour, aimant à aimer ; et je haïssais ma sécurité, ma voie exempte de pièges. (Chap. 1 ; Livre 3)
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Wendat69   22 octobre 2018
Le Sergent dans la neige de Mario Rigoni Stern
Et tant, tant d'autres, qui dorment dans les champs de blé parsemés de pavot, ou entre les herbes fleuries de la steppe, avec les vieux des légendes de Gorki et de Gogol. Et les quelques survivants, où sont-ils aujourd'hui?
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ChtiteEmilie   22 octobre 2018
Il était une fois la Fée Chabada de Lucie Brasseur
Cette histoire ne sera donc pas, à proprement parler, un conte de fées. N’y évolueront ni chevalier valeureux, ni sorcière au nez crochu; pas à même de gros dégueulasse s’effacant sous les traits d’un crapaud coassant au clair des néons blafards d’un hôtel bon marché. Et pourtant...
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Envolume   22 octobre 2018
La nuit des écluses de Bernard-Marie Garreau
- mon pauvre Jeannot ! T’as toujours pas l’air dans ton assiette ! … Il est l’heure d’aller tortorer : je t’invite chez Rolande avec Bastille. Elle n’a pas le temps de se mettre en cuisine le mercredi, car elle a son TD de philo à Nanterre…

- Tu ne vas plus aux cours ?

- Non, j’ai abandonné. Pour moi, c’est de la sodomie de coléoptères ! Je vais te paraître basique, mais la plupart des questions que je me posais sont restées sans réponses. Celle qui me tarabuste le plus en particulier.

- Laquelle ?

- Pourquoi est-ce que la mort existe ? Tu le sais, toi ? Et une autre aussi : pourquoi il y a tant de salauds ?

Je serais bien en mal de venir à son secours, même si ces deux interrogations me semblent en effet fondamentales.

- Je n’ai aucune des deux réponses.

- Eux non plus ! Tiens, dis donc, si on faisait tout de suite un crochet par la rue de Tilsitt, pour en avoir le coeur net ? Je mets le cap sur l’Arc de Triomphe. Rolande sert jusqu’à 11 h, et Bastille revient vers 9 h. Un étudiant sympa qui lui fait profiter de sa caisse…

Je laisse mon ex-futur philosophe me driver à sa guise. Il a compris que mon moral est soumis à une météo fragile, et que son soutien fraternel est plus que jamais le bienvenu. Rien ne me retient ni ne m’attend, car Sophie sait que je suis sur le sentier de la guerre. Je peux donc m’y laisser traîner par mon gros chef indien sans me soucier des horaires puisque je n’ai plus cours avant la rentrée de janvier et qu’aucune furie déguisée en prof ne m’a délégué ses copies…

Le flot des voitures s’est un peu écrémé, et nous ne mettons qu’un petit quart d’heure pour atteindre l’étoile.

La rue de Tilsitt et la rue de Presbourg forment un cercle parfait qui tourne autour de l’Arc. Nous nous engageons sur le terrain de manoeuvre de Clémence. Mais comment trouver cette charmante enfant ? On a oublié de demander à Gilles la marque du véhicule dans lequel elle roule pour draguer ses clients. Au troisième tour de manège, une idée me vient : je dis à Marcel de m’arrêter à hauteur d’un type qui semble faire le poireau et n’a pas bougé depuis que l’on

passe et repasse dans l’artère.

Je descends de la DS qui feule doucement dans l’air glacé, et m’approche du gus, stupéfait de voir un curé à l’ancienne l’aborder, alors qu’il vient en ces lieux soulager autre chose que sa boîte à péchés.
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caraco   22 octobre 2018
Le Loup des steppes de Hermann Hesse
[...] si je te plais, si je suis importante à tes yeux, c'est parce que je représente une sorte de miroir pour toi ; c'est parce que au fond de moi, il y a quelque chose qui te répond et te comprend. En vérité, tous les hommes devraient être des miroirs les uns pour les autres, se répondre et se correspondre ainsi. Mais les originaux comme toi se comportent précisément de façon trop étrange ; ils se laissent facilement ensorceler et s'égarent, si bien qu'ils deviennent incapables de distinguer et de lire quoi que ce soit dans le regard des autres et deviennent totalement indifférents. Cependant, lorsqu'un original de la sorte finit tout de même par rencontrer un visage qui le regarde vraiment, où il distingue une forme de réponse, de parenté, alors, naturellement, il éprouve de la joie.
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EmelineVV   22 octobre 2018
L'inconnue d'Halloween de Marie Harte
Ils restèrent enlacés un moment, puis Gear eut ce geste qui fit rendre les armes à Sadie pour de bon, qui lui fit comprendre que ses sentiments pour ce grand imbécile n’étaient autres que de l’amour, et qu’il fallait bien admettre que la flèche de Cupidon lui avait déjà transpercé le cœur : il déposa un baiser sur le haut de sa tête en prononçant son nom dans un soupir.
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Alfaric   22 octobre 2018
Alexandre le Grand de Luca Blengino
- Quelle est cette folie ?! Les rapports, les comptes... tout est faux !

- Une... mauvaise administration, mon roi ! Les satrapes et dignitaires persans que tu avais généreusement maintenus n'ont pas oublié pour autant leur ancien vie perpétré gaiement du temps de Darius... la corruption ! Après tout ; avec ton absence prolongée, il est normal que les anciens vaincus aient oublié si vite qui était le vainqueur.

- Comme si tu étais étranger à cette sale habitude, Harpale ! Et l'incompétence n'est pas réservée aux Perses !!
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Alfaric   22 octobre 2018
Alexandre le Grand de Luca Blengino
- La Grèce, la Perse, l'Afrique du Nord... Ce n'est pas encore assez ! Si nous sommes arrivés à la limite naturelle de l'empire à l'Est, il y a encore beaucoup à conquérir en Afrique... Et poursuivre à l'Ouest jusqu'à l'Océan.
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Alfaric   22 octobre 2018
Alexandre le Grand de Luca Blengino
- Quand je suis arrivé à Babylone, c'était une grande et belle cité. Mais pour être la nouvelle capitale de mon empire, cela ne suffisait pas. Les grands travaux qui ont commencé feront de cette ville le centre d'une empire fait pour s'étendre, toujours en mouvement, à l'image de son empereur.
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acchamp2001   22 octobre 2018
Seul le silence de R. J. Ellory
Peut-être, songeai-je, y avait-il des anges qui donnaient et des anges qui prenaient.
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newZoe   22 octobre 2018
Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin
Aucune lecture ne peut l'attrister. Chaque mot est une gorgée de chaleur qui l'enivre joyeusement. [..]

Avant la lecture, sa vie se résumait à des gestes quotidiens, habituels, qui la plongeaient dans un profond sommeil à la fin de la journée, comme un cheval de trait abruti de fatigue. Maintenant, ses nuits sont peuplées de rêves, de personnages, de musique, de paysages, de sensations.
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