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Critique de Mikasabouquine


Mikasabouquine
  13 juin 2017
Un roman court, plutôt efficace, mais je suis un peu déçue.
J'ai apprécié cette lecture rapide presque en huit clos. Je dis « presque » car finalement les événements les plus marquants (hormis ceux de la pauvre Mathilde) se passent en dehors de ce « train de l'enfer ». Je m'attendais vraiment, au vu du titre, à une histoire éprouvante, oppressante et suffocante se passant uniquement dans ce fameux train avec une tension qui monte crescendo. Malheureusement, le suspense était à mon goût pas assez soutenu et haletant.


J'ai eu un peu peur au début de ma lecture car lorsque je suis arrivée à la page 50 l'action n'avait toujours pas commencé. le livre fait 164 pages et je craignais que l'action tarde trop et soit condensée sur la fin. Finalement ce fût 50/50, la moitié du livre est consacrée à la présentation des nombreux personnages, leur état d'esprit, pourquoi ils sont là…etc et l'autre moitié se consacre au désamorçage de la situation et donc à l'action.
L'auteur nous offre le point de vue de tous les passagers du wagon. Dans mes lectures j'apprécie toujours avoir plusieurs points de vue, cela apporte du dynamisme. De plus, le lecteur est informé de l'heure qui tourne au fur et à mesure ce qui donne un faux air de compte à rebours et participe au suspense. Les protagonistes ne sont pas que « piégés » dans ce wagon, ils le sont psychologiquement aussi. Ils sont piégés par les choix et les actes qu'ils accomplissent dans leurs vies et leurs quotidiens. Ce wagon est leur point commun, ce qui les lie tous. C'est leur présence à chacun qui crée l'engrenage de la situation. Chaque personnage à son importance et l'avenir de chacun découle de la décision des autres.



Pendant environ 80 pages on nous présente donc Teddy, adolescent, mulet passeur de drogue (on suppose). Mathilde, Maîtresse (pas d'école) brisée par son amant Damien qui vient de la quitter. Grégoire et Ousmane deux malfrats. Solène, contrôleuse de train. Dimitri, adolescent délinquant cleptomane. Et Pauline qui aurait mieux fait de ne pas aller faire pipi…lol. Tous font parti du même wagon et tous vont être piégés de bien des façons différentes. Je ne m'attendais pas à ce genre de déroulement. D'un côté je suis déçue car je pensais vivre un huit clos à la tension insoutenable et au rythme effréné (sensations fortes que je n'ai malheureusement pas ressenti autant que je l'aurai souhaité) et d'un autre finalement ce n'est pas plus mal puisque du coup l'auteur m'a surpris. Le titre et la couverture promettent au lecteur une tension palpable que je n'ai pas trouvé suffisamment imposante dans le livre. En revanche, à partir du moment où tout commence à s'imbriquer plus concrètement pour le dénouement final, le rythme est plus soutenu.
Concernant les personnages, je les ai trouvé vraiment crédibles dans leurs rôles, peut-être un chouia stéréotypés mais crédibles. Le langage est parfois vulgaire et grossier et c'est une chose qui me gêne habituellement, mais ici comme son utilisation est cohérente avec les personnalités des protagonistes et la situation, cela ne m'a pas gêné. D'autant que les vulgarités ne sont employées que dans les dialogues ou pensées des personnages, elles ne viennent pas s'incruster dans une description par exemple.
En parlant de "s'incruster", il y a une coquille sur le numéro du casier. 187 au début, 184 à la fin. Dommage.


En conclusion, un roman court, one shot, plutôt pour public garçon (sans vouloir sectoriser) adolescent à partir de 13/14 ans. Écriture fluide, scénario plausible et un bon rythme dans la seconde parti du livre. Un concept intéressant et original : « 3h pour t'en sortir » et 3h pour le lire. Pas exempt de défauts, mais pas mal du tout.
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