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Critique de Pois0n


Pois0n
  30 décembre 2020
... Je sais, on est le 30 Décembre, soit un poil tard pour parler de romance de Noël. Bon, ceci dit, l'intégralité de l'histoire se déroule avant la fête concernée et non pendant ; même si l'on en parle suffisamment pour que l'ambiance soit là, on retient davantage l'hiver écossais et son froid mordant mentionné partout, tout le temps. Malgré ça, se dégage une atmosphère très chaleureuse du récit entre château qui fait rêver, cottages cosy, marché de Noël et boutiques et sentent bon le bois, sans oublier le thé, la bouffe et les vêtements en laine bien chauds.

Quand j'ai acheté Highland Doc's Christmas Rescue, c'était pour le combo Noël + doggo + Écosse. Néanmoins, je craignais que le thème, à savoir la perte du compagnon canin de Cass, ne soit trop lourd pour moi. Verdict : oui et non. le deuil est indéniablement le pivot du récit, bien plus que le rétablissement physique de Cass ou même la romance. Et la souffrance de la jeune femme est perceptible ; quiconque a déjà perdu son animal la trouvera crédible et bien retranscrite. Et pourtant... non, ça n'est pas trop pesant. Peut-être parce que Cass est bien entourée. Ou parce que nous, lecteurs, n'avons pas connu Rufus, ce qui instaure une distance émotionnelle suffisante. Ou parce qu'il y a tout le reste : la convalescence de Cass n'est en effet pas forcément de tout repos, entre les imprévus qui la poussent à sortir peu à peu de sa carapace et l'attraction qui se développe lentement entre elle et Lyle. Pas de précipitation, pas de coup de foudre au premier regard, leur histoire se tisse de façon progressive et naturelle. Si leur attirance ne tombe pas dans la surenchère, leur complicité et leurs échanges les rendent très attachants. Une romance toute douce, réaliste, à laquelle on a envie de croire. Même la « complication », bien que maladroite et un peu précipitée dans sa mise en scène, se veut cohérente par rapport aux propos et au caractère de Cass tout au long du livre.

Et le reste alors ? le récit se déroule en quasi huis-clos sur le domaine d'Heatherglen, même si le côté « petite communauté » est là encore palpable par petites touches. Ça n'est pas franchement gênant, le corps de Cass n'étant pas au meilleur de ses capacités pendant la majeure partie de l'histoire, il apparaît somme toute logique qu'elle ne gambade pas partout. Et Susan Carlisle est tout de même parvenue à insérer des petits bouts de décor ici et là !
Quant aux chiens, eux aussi se font plutôt discrets, plus que ce que laissait entendre le résumé, mais le passé de Cass justifie amplement que celle-ci préfère garder ses distances. En outre, l'impact de certains passages s'en trouve d'autant plus renforcé ! Ceci dit, mieux vaut savoir à quoi s'attendre, le livre n'étant pas rattaché à la catégorie « Animal Fiction » sur le site éditeur.

Bien qu'il n'en soit pas un, ce bouquin m'a presque fait l'effet d'un livre feel-good, avec de la neige, un cadre enchanteur (mais qui ne réchauffe pas), des personnages humains, un rythme calme mais sans temps morts qui ne laisse aucune place à l'ennui, ponctué par quelques rebondissements placés judicieusement. C'est à peine si l'on remarque ses quelques faiblesses, et encore, il est facile de fermer les yeux dessus tant tout le reste est bon.

Concernant le niveau d'anglais, le livre s'avère très facile à lire. Certains chapitres sont plus longs que d'autres mais le vocabulaire ne présente pas de difficulté particulière. L'impression en gros caractères aide également pas mal.
Néanmoins, que les francophones purs et durs se rassurent, le roman, à peine un an après la sortie d'origine, est paru au début du mois dans la langue de Molière, groupé à un autre roman au format papier ou disponible individuellement en ebook sous le titre « Un Noël écossais ».
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