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Critique de Denis_76


Ce livre, et beaucoup d'interventions d'Annick Davisse reposent sur ce constat :"Les différences de rapport spontané à la culture sportive se manifestent d'emblée si on laisse par exemple des élèves de 4e s'installer dans un gymnase où des ballons sont disponibles : la plupart des garçons s'en emparent et jouent, alors que beaucoup de filles attendent, assises, les consignes de l'enseignant-e."
J'aime ce livre militant et féministe, qui cherche des solutions à ce constat.
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Ancien prof d'EPS, j'ai lu ce livre il y a longtemps,
"Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître ",
donc je ne me rappelle que de l'esprit du livre et non des détails... Mais il m'a convaincu encore plus d'encourager les filles en EPS.
J'ai souvent constaté la remarque de l'auteure, surtout dans les classes d'élèves "défavorisés", ou à La Réunion dans les années 80 :
"Ah, Monsieur nous gagne (ne pouvons ) pas, nous l'est en jupes."
C'est un problème social et culturel, donc l'évolution des mentalités se fait lentement.
Heureusement, en quelques décennies, j'ai vu du changement.
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J'ai fait comprendre plusieurs choses aux filles : celles qui courent vite peuvent marquer des essais au rugby mixte ; celles qui sont dans un club de hand, ou s'entraînent peuvent marquer des tirs en suspension aux garçons ; un chassé frontal ( coup de talon dans le ventre ) peut envoyer l'adversaire, fille ou garçon, à 3 mètres. Evidemment, au collège, on ne pratique pas les coups appuyés. A l'heure du #balancetonporc , quand 200 Françaises sont harcelées par jour, quand 200 Françaises sont tuées par an pour cause de violences conjugales, toutes les filles doivent faire un sport de combat, voilà ce que je leur ai appris. Et surtout, à avoir confiance en elles :
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C'est faux de dire que les garçons sont forts, et les filles faibles.
Les championnes olympiques, dans toutes les catégories, sont à 90 ou 95% des performances de leurs homologues masculins, ce qui équivaut au 100è performer homme, ça veut dire qu'elles peuvent battre 3 milliards 499.999.900 hommes... : )
Donc, dans une classe, si elles ont réussi à intégrer le mental que je leur ai enseigné, et à même poids, elles peuvent battre pas mal de garçons en judo. Les bosseuses que j'avais l'ont fait. Elles en sont fières : )

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