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Critique de musaraneus


musaraneus
  17 mai 2022

Dans la petite bourgade rurale de Perdido, en Alabama, les pluies de printemps ont fait des ravages. Les rivières ont débordé, noyant les maisons, tuant les animaux de fermes, détruisant les trois scieries des riches familles Caskey, Turk et DeBordenave, principaux employeurs du coin.
Quand parmi les décombres flottants d'un hôtel, Oscar Caskey trouve une survivante, cachée là depuis quatre jours, sans eau potable ni vivres, les habitants se posent des questions. Qui est cette énigmatique jeune femme ? d'où vient-elle ? Et surtout, quel est la nature du lien étrange qu'elle semble entretenir avec la rivière ?
Pour madame Caskey, la matriarche, cette étrangère n'a pas sa place dans la communauté. Mais le jeune Oscar est déjà sous le charme…

Après une entrée en matière plutôt intrigante avec ce décor de fin du monde boueux et cette petite communauté coincée dans ses traditions et ses clivages sociaux qui laisse augurer une intrigue pleine de suspens, j'avoue avoir trouvé le temps un petit peu long. Les personnages m'ont parut peu attachants, les ficelles très visibles.
Pourtant, quelque chose dans l'écriture m'a happé et j'ai plongé dans les eaux troubles de la Blackwater avec une certaine fascination.
En fait j'ai eu l'impression d'écouter une de ces légendes locales qui font peur aux enfants, racontées sciemment pour qu'ils n'approchent pas les berges dangereuses des rivières.
C'est vers la fin que j'ai compris pourquoi je ne m'étais attaché à aucun personnages. C'est que l'auteur a un humour plutôt noir : il les malmène comme s'il s'agissait de marionnettes dans le théâtre de la vie en communauté, poupées de chiffon coincée entre l'hypocrisie et les coups bas de familles étouffantes; c'est de cette ambiance un peu fraîche entre les femmes du clan que vient le malaise, doucement mais sûrement, à l'image de l'eau d'une crue qui s'infiltre, non pas en une grande et violente inondation mais lentement, par capillarité, rongeant les bas de murs, montant, s'insinuant, à bas bruits…

A côté de l'histoire elle même, j'ai eu un vrai coup de coeur pour ce format d'édition, saga en épisodes rapprochés (une sortie tous les quinze jours) mais dont les très jolies couvertures dépoussièrent un peu le genre feuilleton, jugé bas de gamme à une certaine époque. Ce temps est révolue, en témoigne le beau travail d'édition de la maison Monsieur Toussaint Louverture qui, décidément, aime à surprendre ses lecteurs.
Ce qui me plaît beaucoup !
Je lirai le tome 2 oui, il est déjà dans ma pal.
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