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Critique de TheOtter


TheOtter
  16 mars 2018
Les Chroniques de MacKayla Lane et de Dani Mega O'Malley sont définitivement mortes, piétinées par les mots mêmes de l'autrice qui les a mises en place.

Oui, ce sont ses personnages, sa mythologie, elle en fait ce qu'elle veut. Mais si dans les tomes 6 à 9 il manquait la magie, c'est ici le noyau de sa série qui a été renié par Karen Marie Moning. Comme si elle avait oublié ce qu'elle avait déjà écrit. Dani, qui avait une sacré étincelle en elle, devient une adulte "banale" avec un passé douloureux et des super-pouvoirs, dont un qui lui tombe littéralement du ciel. Ryodan, qui avait déjà le problème d'être une copie-carbone de Barrons, devient un mâle alpha mielleux, culture du viol toujours présente, voire même magnifiée, mais en plus maintenant il écoute Miley Cyrus (je n'ai rien contre les gens qui écoutent Miley Cyrus, sauf que quand on construit pendant des centaines de pages le cliché de l'homme fort, mystérieux et ténébreux, on ne lui fait pas écouter de la pop commerciale et déclamer son amour toutes les 50 pages). Et Dancer. Dancer prend tellement cher. La lettre que trouve Dani écrite par sa main m'a déchirée le coeur, non pas d'émotions pour la situation, mais parce qu'elle n'est là que pour donner à la jeune femme une excuse pour passer à autre chose sans aucune culpabilité (et de manière bien maladroite, "J'ai toujours su que tu nous aimais tous les deux. Je suis fatigué, alors je vais arrêter cette lettre." ; je n'exagère même pas).
Mais ce n'est pas tout. Alors que les personnages passent définitivement du statut de compagnons d'aventures pour le lecteur à feuilles de papier sur lesquelles on colle toutes les caractéristiques des personnages, en insistant bien sur leurs physiques de dieux grecs qui te donnent un orgasme rien qu'en les regardant, le scénario aussi pâtit. Enfin. Si tant est qu'on puisse dire qu'il y a un scénario. Il ne se passe strictement rien pendant 150 pages, et puis finalement, on nous colle un ennemi lambda, qui est défait en 3 pages. Ouah. Ça fait mal. Pendant ce temps, on se concentre sur la romance la plus bateau et clichée du monde, bien loin des quelques 2000 pages de pur bonheur avec MacKayla et Barrons. Et on nous sert même le coup de la destinée : des milliers d'années qu'il l'a attendu, rendez-vous compte ! (C'est fou d'ailleurs comme dans les romances ce sont toujours les hommes qui attendent les femmes...que ceux qui pensent encore que les romances sont des histoires simplement innocentes et que leur surconsommation ne créé pas d'attentes irréalistes me fassent signe, j'ai des choses à dire).

Donc voilà. En 5 livres, on est passé de monument de l'urban fantasy à une mauvaise romance paranormale. Je pourrais encore développer, mais le principal a été dit. Je suis triste. Et malgré tout, je n'arrive même pas à me dire que cette fois-ci, c'est bel et bien fini. Quand bien même j'ai parfois souri, quand bien même Dublin post-apo me parait toujours aussi bon, c'est fini.
Si Karen Marie Moning vous fait encore de l'effet, profitez-en bien. Moi je m'en vais faire mon deuil.

Lien : https://lessenslivresques.we..
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