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Critique de Elamia


Elamia
  06 février 2015
Un second tome aussi addictif que le précédent.

Lu en deux jours à peine, plus vite que le premier, je place toutefois cette suite un cran en dessous. L'univers de ce second tome ne m'a pas vraiment emballée. J'avais un mauvais pressentiment tout au long du récit, dont je n'ai réussi à me débarrasser qu'à la toute fin. Pourtant, il faut avouer que si le premier tome était plutôt axé sur une certaine violence, ici, les conditions de vie de la population sont plus favorables et un brin adoucies.

Après son évasion de l'Enclave, nous rejoignons Gaia qui a réussi à atteindre la fameuse Forêt Morte. Changement radical de décor, après le climat désertique de l'Enclave, la jeune fille se retrouve dans une contrée verdoyante, où l'eau abonde et où les températures sont tropicales. Elle atterri dans une communauté matriarcale, où les hommes bien qu'en majorité en nombre, n'ont aucun pouvoir. On est donc loin du contexte de l'Enclave, mais dans ce lieu qui de la forêt, n'a finalement que le nom, Gaïa va bien vite s'apercevoir que la société est encore une fois soumise aux caprices exigeants de la génétique. de plus, si la vie semble dans un premier temps plus prospère, la ville, ou plutôt, le village de Zile, sait aussi faire respecter l'ordre et la loi de manière plutôt rude. La matriarche, Olivia, est intransigeante, et le tempérament rebelle de Gaia ne l'aide pas à s'en faire une amie.

L'auteure ne s'éloigne donc pas du sujet principal de son intrigue, à savoir la génétique et la maîtrise des naissances. Sur des bases similaires, elles construit une intrigue tout à fait différente, avec des personnages aux ambitions nouvelles. le personnage d'Olivia est vraiment charismatique, c'est une femme qui en impose, inflexible, mais qui sait aussi se montrer bienveillante. C'est donc une figure difficile à cerner et j'ai été plus d'une fois déstabilisée par la relation ou plutôt la non relation entre Gaia et elle.

Dans l'ensemble, j'ai beaucoup apprécié ce procédé, de reprendre le thème principal tout en bouleversant les coutumes. A Zile, les femmes ont les pleins pouvoirs et les hommes sont sévèrement punis pour le moindre petit écart de conduite. Si les conditions de vie ont l'air plus favorables que dans l'Enclave, car les gens disposent de toutes les ressources nécessaires à leur survie, le système n'en est pas moins cruel. Organisée en castes, la population n'hésite pas à mettre de côté les individus qui n'ont pas d'utilité particulière ou qui ne peuvent pas concevoir d'enfants. Les stéréotypes ont la vie dure, même à Zile. La priorité de cette communauté est de maintenir un nombre de naissances élevé, afin d'augmenter les chances de voir naître des filles. Car le paradoxe est que même si ce sont les femmes qui dirigent, elles sont en infériorité numérique et ce problème empire d'année en année. Ce phénomène inexpliqué signera à terme le dépérissement de la population. L'un des objectifs de Gaia est de comprendre le problème et de mettre ses compétences médicinales au service de cette communauté.

Les instances supérieures, qui sont encore une fois représentées par une seule personne, ici la matriarche, n'hésite pas à sacrifier le bonheur de toute une partie de la population et de juger impartialement les individus qu'elle ne considère pas comme utiles. Encore une fois, la situation est injuste et c'est à Gaia qu'il incombe de renverser les coutumes.

Dans ce tome, la romance esquissée entre Léon et Gaia continue, mais sous un angle radicalement différent.
Disons le clairement, je ne suis pas fan des triangles amoureux, mais quand il s'agit d'un carré alors là.. c'est pire ! Oui, vous avez bien compris, cette jeune fille n'a pas deux, mais trois hommes à ses petits soins. Après avoir pensé jalousement qu'elle avait bien de la chance, je me suis dis que finalement, je n'aimerais pas être à sa place. Surtout qu'elle gère très mal la situation et qu'elle se retrouve toujours en délicate posture. Si la personnalité de Léon m'avait beaucoup plue dans le premier tome, j'ai trouvé son évolution assez banale, et sans grand intérêt. Si Peter m'avait l'air sympathique au début -je l'avoue, c'était mon préféré au départ- il n'est au final, qu'un gamin boudeur et je pense qu'il aurait mieux fait de garder ses distances et de continuer ses patrouilles. Quant à Will, et bien j'attends le tome 3 avec impatience, car c'est sans conteste le plus mature des trois et celui qui risque de plus nous surprendre. Enfin c'est en tout cas ce que j'espère !

Dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié ce second tome, parfaitement dans la continuité du précédent. J'étais surprise, car je ne me doutais pas une seule seconde que la fameuse Forêt Morte serait représentée ainsi. J'imaginais un endroit plus idyllique, d'où mon désappointement au départ. Mais je n'ai rien à dire sur les choix vraiment pertinents de l'auteure. En reprenant le même schéma, elle nous offre une intrigue nouvelle et amorce le troisième et dernier tome. On imagine qu'à la fin, les problèmes vont s'entrecroiser, et que des solutions communes seront apportées.

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