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Critique de brigetoun


brigetoun
  14 mars 2013

J'ai attendu plusieurs jours pour mettre ce livre dans ma bibliothèque Babellio, parce que voulais en parler, dire qu'il faut le lire – ou que je le conseille, ne soyons pas plus autoritaire que le sommes – et que, par ma foi, ne savais, ne sais toujours pas comment le faire.
Adressé, à une fille je pense, mais n'en suis pas certaine, ce qui est en fait un monologue intérieur.. qui est plus que cela : la pulsion de vie, la pensée, les sensations, les délires contrôlés, dont on se demande un moment si cette violence qui se déclenche en lui brutalement est réelle, ou du moins si les actes qu'il vit, sont réels ou ne sont que vécus par lui, comme une expulsion sans action sur la réalité des «victimes», l'intérieur donc d'un garçon en rupture de famille, en dérive, clochardisé, d'un garçon et de sa main droite qui sent l'intérieur de la poche où elle n'est plus.
Les rencontres, le presque maître à penser, celui qui erre mais avec des règles comme la rotation des bancs devenant lieu de vie, chacun affecté à un jour, celui ceux qui interviennent passagèrement, celui pour lequel il distribue des tracts, et chaque fois cela = «il tend sa main droite, je tends ma main gauche» - et puis cet homme aux cheveux bleus qui hantaient ses nuits d'enfant et qu'il retrouve peut-être.
Et la canicule omniprésente, collante, tueuse, celle de cet été où disparaissent des vieux.
Je ne comprenais pas tout, je pouvais seulement le suivre dans son monde, le notre mais un peu à côté, généralement hostile, solide et irréel en même temps, sentir avec lui l'odeur de la piscine, l'attente du départ, les contacts, la saleté grandissante, la faim... suivre la violence qui se déclenche régulièrement, et cette langue souple, violente elle aussi, mais qui ne tombe jamais dans les artifices qui ne règnent que trop dans la littérature à cela consacrée.
Entrer dans un monde autre, où prenons conscience, une foi de plus, mais radicalement, de notre solitude, de nos rapports aux autres qui nous sont tous étrangers, par nature (déjà somme nous certains de nous ?), où les actes peuvent être impulsifs, où les résultats de notre action sur le monde restent incertains.
Bien, définitivement sais pas dire, lisez.
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