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Nationalité : France
Né(e) à : Nancy , 1868
Mort(e) à : Paris , 1966
Biographie :

Poète de la réalité quotidienne et de l'espoir, chantre du peuple juif, promoteur d'innovations prosodiques fondées sur l'accentuation des mètres.
Né dans une famille juive aisée. Le boulangisme, le scandale de Panama, les attentats anarchistes, la création du journal LA FRANCE JUIVE lui font prendre conscience de sa judéité.
Premier recueil de vers en 1902, LA CITE PRESENTE. Rencontre de Péguy, qui publie dans ses "Cahiers de la quinzaine" son 2d ouvrage, en vers libres, ET VOUS RIEZ.
En 1908 ce sont LES POEMES JUIFS: pour la première fois en France un poète juif s'adressait directement à la fois aux Juifs et aux autres citoyens.
Les recueils qui suivent sont parallèles à une action menée en faveur du sionisme.
Son inspiration s'élargit avec les POEMES DE LA LOIRE, 1929.
Après avoir publié son essai PLAISIR POETIQUE ET PLAISIR MUSCULAIRE, 1949, il chantera l'amour universel dans POEMES D'HIER ET D'AUJOURD'HUI, 1953.
En 1959 paraît l'édition définitive de son anthologie poétique: POESIES.
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Source : Dict.litt.française contemporaine
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Citations et extraits (6) Ajouter une citation
André Spire
Mer, parle-moi des galets que tu roules...
N'es-tu jamais lasse?
Des rochers dont tu fais du sable
De tes rides, de tes bulles, de tes écumes, de ton odeur;
Des pins que ta rosée fait surgir de tes îles
Et que tes vents tourmentent ;
De tes aubes de lait;
Des poissons, des coquilles, des algues, des méduses
Qui naissent, se fécondent, se balancent en toi
Et de tous ceux qui meurent
N'es-tu jamais lasse?
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André Spire
******* J'AI ETE *******

J'ai été professeur

Il y a les savants qui enseignent
Il y a les bons professeurs
Et des tas d'autres : des outres pleines
Avec un tout petit trop-plein qu'ils déversent
Un peu au-dessus
Pas trop
De leurs élèves

J'ai rempli l'outre
j'en ai mangé des manuels
Des dictionnaires
Des textes
J'ai fait des résumés
Epucé des bibliographies

J'ai même essayé de comprendre
D'aimer
De faire aimer
Et , quand les élèves baillaient
De faire rire
Pédagogie : démagogie !
J'ai mis à l'outre des grelots

Outre d'Eole , pleine de bagarres
J'en ai tant fourré dans sa panse
Des poètes qui s'entrenient
D'acrobates qui se mystifient
Des techniques qui s'entredétruisent
De mosaïques , de ciselures
Et de surréelles visions

Que les volées illuminées
Tombées des baisers des nuages
Des cils et des signes de nuit
Ont rebroussé leur chemin
Et que le ruisseau de poèmes
Qui coulait de mon innocence
S'est desséché , a tari
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André Spire
Matin

J'ai vu des graines blondes naviguer dans l'air tiède
Et par-dessus les érables sucrés, pleins d'abeilles,
Le tronc rouge d'un pin surgir.
O ma journée, tu es belle, tout entière !
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Ils m'ont dit,
Ébrouant leurs petites narines fougueuses :
« Chantons la vie ».
— Chantons la vie, si vous voulez ;
Je m'embarque avec vous sur le fleuve de joie.

Des villages, avons passé,
Et des chênaies et des aunaies,
Et des pâturages et des haies,
Et des villages et des villes.

Le Peuple vient, le peuple va,
Achète, vend, et puis s'en va.

Le peuple grouille dans les rues
Le soir, son travail fini.

Les garçons agacent les filles,
Les vieux se soûlent dans les bars.

Versez, gloires de lumières,
Versez la pluie de vos rayons,
Sur ces héros dépenaillés.

Sculptez leurs faces amaigries,
Leurs mains posées sur leurs genoux.

[…]
Qu'allez-vous faire, qu'allez-vous faire ?...

Le peuple vient, le peuple va,
Boit des amers et puis s'en va.

Le peuple grouille dans la rue,
Et n'est pas là pour s'indigner.

Les garçons agacent les filles.
Les phonographes nasillent,

Et vous riez !... et vous riez !...
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L'Ancienne Loi

Elle m'est apparue cette nuit, la vaincue, les yeux bandés, le col penché, la tête défaite;
Elle m'est apparue cette nuit, telle que je l'ai vue sur le pilier de la cathédrale, appuyant sa main de grès rose sur la hampe rompue de son étendard, la maudite, avec son livre renversé, ses jeunes hanches, les plis droits de sa tunique chaste;

Elle m'est apparue cette nuit, la désolée.
-Tu auras beau faire, me dit-elle, jamais tu n'aimeras vraiment leurs théâtres, leurs musées, leurs palais, leurs amusettes. Ton front se pencha trop jeune vers la tristesse, vers la douleur. La beauté te paraîtra un luxe, le luxe une abomination, tes distractions un vol.
-Tes voisins, tes amis, tu croiras les aimer. Mais mets-toi en face de toi-même. Qu'est ce qui fait battre ton cœur ? C'est, quand tu entends des voix un peu rauques; quand tu vois des mains un peu fiévreuses, des yeux un peu serrés: quand la bouche qui demande ton aide te crie: Tu me la dois. Car celui-là seul est ton frère qui a ton âme, qui se déclare ton égal.
Tu voudras chanter la force, l'audace. Tu tenteras d'écouter les chants joyeux des paysans, les marches brutales des soldats, les rondes gracieuses des fillettes. Tu n'auras l'oreille habile que pour entendre les lamentations qui montent des quatre coins de l'Univers.
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