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Citations de Georges Castera (13)


Certitude

Ce n’est pas avec de l’encre
que je t’écris
c’est avec ma voix de tambour
assiégé par des chutes de pierres

Je n’appartiens pas au temps des grammairiens
mais à celui de l’éloquence
étouffée
Aime-moi comme une maison qui brûle.
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REFAIS TA FORÊT…

Refais ta forêt
apprends-lui à pleuvoir
à pouvoir
à voir aussi loin que la queue
d’un arc-en-ciel
aussi loin que le soleil
qui pousse joyeux
dans ta main

la poésie reçoit sur rendez-vous
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SOLAIRE

Brusquement l’épaule d’une image
intrépide dérision du poète
devant l’herbe endormie au piège
des doigts
nos rêves ont pris l’habitude
de regarder par la fenêtre
les fleurs qui délugent
la foudre qui s’appuie contre ta joue
le sauve-qui-peut des arbres
et des robes
( tu sais
les robes s’ennuient dans les armoires
sans tes frissons de nuits cachées )
l’enfant que tu redeviens tremble
comme une feuille de papier
pourtant lourde de la ponte
des mots
je suis là comme une ville abandonnée
à la pointe du feuillage
je suis là comme une ville offerte
à ton sourire
le soleil est heureux d’habiter
tes yeux
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LA FEMME QUI PARFUME MON SILENCE

Elle
c’est sous la pluie duveteuse
de son intimité
une femme couleur de cruche de rêve
couleur de la distance
entre deux poteaux indicateurs
de fausses pistes
une femme aussi belle que l’éternité
une femme aux rires impénétrables
et chantants
comme la chute d’un empire
une femme que j’aime
par marées successives et
longuement lapée par mes désirs
l’embrasser n’est pas une fiction
de plus
sur les étagères vides du souffle
je n’ai pas cherché l’alignement
des chemins du réel qui perpétuent
l’imagerie abrupte de l’absence
elle
c’est la femme qui parfume mon
silence
point
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ÉTHIQUE

À chaque question que tu poses à la vie
notre amour est la bonne réponse
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J’AI OUVERT AUX MOTS…

J’ai ouvert aux mots
l’espace de ton désir
pour tout prendre
pour tout voir
prendre la terre par ses racines
le soleil par ses branches
carnivores qui enjambent
la nuit
voir au travers du vertige
et boire au goulot
des syllabes bavardes de ta bouche

notre amour a la témérité
de franchir le vide à pied
en jetant au loin
la clef de l’épouvante
la belle clef qui piège
la raison
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PETIT RÉCIT D’AFFIRMATION

J’avais une corde dans la main
et ne trouvais pas l’arbre
fort robuste
ni la branche assez haute
pour laisser flotter mes pieds
je suis parti vers la mer
elle n’avait plus assez d’eau
je me suis assis pour attendre
que l’arbre ait des branches
et que la mer se remplisse
d’eau

à force d’attendre
j’ai longtemps habité les mots
en solitaire

tu passais par là par hasard
intarissable de beauté
et de bonté curieusement
j’ai raté ma mort
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Dédicace de la page du milieu

femme démesurément femme
dans la cassure du présent
les jours de solitude inhabitable
s’il t’arrive de t’interroger
sur les choses informulées
souviens-toi
dans la plus pure errance de la parole
que je suis entré dans ton sourire
pour habiter ton doute.
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le peu de temps qui nous reste
à lécher les songes
penche
dans la nuit des mots
avec rafales d’yeux entre les branches

la mer insuffle la peur
de parler aux rames

parfois
tes yeux sont introuvables
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Accent circonflexe sur le A

je sortais quelquefois de la blessure
ouverte de la mer
telle la dernière minute de ton regard
vers les paroles invisibles
qu’on ne peut toucher du doigt
matière tambourinante des rêves
dont les notes sont de grandes cages
d’oiseaux
où toutes nos mémoires
sont sur la plus haute tige

dans le silence mal ponctué
la première porte qui s’ouvre
c’est ton corps
embué dans sa déclivité interminable.
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De toutes les voix qui broutent
mon poème
la tienne est la seule qui s’émerveille
d’une tache d’encre à l’horizon
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Lali
8 juillet 2013
Demeure 7
Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59 Modifier

À suivre

fatiguée dans ses vieux papiers
résineux
la mer brûle une dernière lampe
dans nos enclos de nudité

ô mer recouvrant les draps
des grands départs
la tonte des étoiles a commencé

les poètes ne dorment plus

dans mon pays
les chemins se suicident
dans la mer
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Accent

je sors de ton sommeil
plus près des nuages aveugles
plus près de l’espace

un oiseau passe
sa syntaxe m’est encore inconnue.
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