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Impressions numériques de
Jean Sarzana
D'ordinaire, en regardant bien le circuit du livre, on peut apercevoir le bibliothécaire au fond du corridor. Il est presque toujours cité le de dernier, on sait qu'il est incontournable, mais comme il ne participe pas du marché - c'est un agent public, il conserve et il prête, il achète si peu - il n'est jamais au coeur des discussions d'actualité sur la marche du monde. Pourtant, il occupe une place à part dans la sage du livre - il est né avec lui, bien avant le codex, bien avant l'édition - et il a puisamment marqué son histoire. S'il ne vit pas au ryhtme incertain du marché, il accompagne la vie du livre sur la longue durée et sait prendre la mesure du fonds et de sa densité. A côté de sa mission patrimoniale de conservation, sa fonction le requiert d'assurer l'observation permanente et suivie des ouvrages. Le bibliothécaire est un peu le forestier du livre, il vit et raisonne à long terme et dans les deux sens, il se voit comme le dernier rempart. On a le sentiment qu'une muraille de Chine sépare éditeurs et bibliothécaires. Ils gagneraient à la changer pour un paravent japonais. (P. 26/157)
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Par lanard, le 02/01/2012
Impressions numériques de
Jean Sarzana
L'éditeur, qui a directement contribué à la réalisation de l'oeuvre - hors littérature, la grande majorité des ouvrages publiés sont des livres de commande - se voit cantonné dans sa dimension patrimoniale. Curieusement, la loi [sur le droit d'auteur] parie sur l'héritier et fait primer le lien du sang dans le destin des oeuvres de l'esprit. C'est dire que la mise en oeuvre du droit d'auteur au quotidien traduit certains décalages de plus en plus manifestes avec la réalité de l'édition"
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Par brigetoun, le 06/11/2010
Impressions numériques de
Jean Sarzana
Jusqu’à présent, le lecteur, ce papillon insaisissable, s’est échappé souvent du filet des chasseurs, il a su garder son mystère. Dans l’univers numérique, le voilà devenu un référent absolu, invasif et incontournable, qu’il s’agisse de son recours croissant aux tablettes de lecture pour les œuvres numérisées, ou de sa contribution escomptée aux œuvres numériques ouvertes.
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Par lanard, le 02/01/2012
Jean Sarzana
L'éditeur, qui a directement contribué à la réalisation de l'oeuvre - hors littérature, la grande majorité des ouvrages publiés sont des livres de commande - se voit cantonné dans sa dimension patrimoniale. Curieusement, la loi [sur le droit d'auteur] parie sur l'héritier et fait primer le lien du sang dans le destin des oeuvres de l'esprit. C'est dire que la mise en oeuvre du droit d'auteur au quotidien traduit certains décalages de plus en plus manifestes avec la réalité de l'édition"