Michel Guérin, professeur de philosophie - Michel GUERIN, invité pour parler de son métier de professeur de philosophie : l'enseignement et le contact avec les élèves. Pourquoi il s'est mis à l'écart du groupe des nouveaux philosophes. Son attitude ambigüe à l'égard du marxisme. Il se décrit comme un écrivain intéressé par les phénomènes d'écriture qui dressent un gué entre la littérature et la philosophie. Son...
Je pose cette hypothèse : la terreur (phobos) et la pitié (eleos), par-delà le rôle spécial que leur assigne Aristote dans sa Poétique, doivent être regardées comme les passions premières de l’affectivité humaine en général. Je constitue le théâtre en paradigme de la mise en Figures de l’affectivité, en tant qu’elle remue une vérité qui, pour m’être d’abord confisquée, est pourtant mienne. Le comédien nous fait comprendre que le mode d’être de l’affectivité est I’en-tiers-de-soi. Il y a du théâtre dans l’affectivité, parce que le tiers y est inexpugnable. La catharsis signifie une inclusion du tiers – celle-ci structurant l’affectivité humaine dans sa geste discontinue, brisée, de morceaux de symbole et de pans d’émotion.